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Accueil du site > Tribune Libre > A Mme Danielle Porte, au sujet d’Alésia

A Mme Danielle Porte, au sujet d’Alésia

Madame, en lisant le Midi libre.com du 9 mars, j’apprends qu’en tant que professeur de latin à la Sorbonne et auteur d’ouvrages sur Alésia, vous allez inaugurer le 20 mars, à Vigan, les 21èmes journées de l’Antiquité. J’en déduis que vous défendez toujours votre hypothèse d’une Alésia en Franche-Comté alors qu’à Alise-Sainte-Reine, les travaux du futur parc archéologique européen ont déjà commencé. Comme vous le savez, l’Etat, l’Europe et les autres collectivités locales participent au financement des 50 millions d’euros qui seront investis principalement par le Département. Compte tenu de l’importance de ce projet et des sommes engagées, vous conviendrez avec moi que le contribuable français mérite d’être informé avec le maximum de clarté. En l’absence regrettable du débat public, je vous invite à venir débattre sur le texte latin de César, et pour ne pas s’égarer dans des questions secondaires et parce que vous êtes latiniste, uniquement sur le texte latin.

Dans un ancien article intitulé "La tricherie séculaire", aujourd’hui retiré mais dont j’ai relevé les principaux passages, vos partisans d’Alésia à La-Chaux-des-Crotenay - et apparemment vous aussi - affirmaient catégoriquement que la description que donne César ne correspond pas au site d’Alise-Sainte-Reine. Je pense, bien au contraire, que cette description est d’une très grande précision et qu’elle ne peut s’appliquer qu’au site d’Alise et en aucun cas à celui de La Chaux-des-Crotenay.
 
Même sans être latiniste, on peut très bien comprendre ce que César dit ou ne dit pas.
Ipsum erat oppidum Alesia, l’oppidum d’Alésia quant à lui, in colle summo, était au sommet du versant (ou de la hauteur si l’on veut), admodum edito loco, à l’endroit qui ressort tout à fait, ut nisi obsidione expugnari non posse videretur, en sorte qu’il apparaissait qu’il n’était pas possible de s’en emparer sinon que par un siège ; cuius collis radices duo duabus ex partibus flumina subluebant, sur les deux côtés, deux cours d’eau en baignaient les pieds.
 
Où sont les vallées encaissées que vos partisans ont imaginées en lisant ce texte ? Où sont les collines qui auraient mises en "gorges" les deux rivières ?
 
Ante id oppidum planities circiter milia passuum tria in longitudinem patebat, en avant de cet oppidum, s’étendait une plaine d’une longueur d’environ trois mille pas, reliquis ex omnibus partibus colles mediocri interiecto spatio pari altitudinis fastigio oppidum cingebant, sur les autres côtés, des hauteurs assez rapprochées et de semblable altitude entouraient l’oppidum.
 
Où voyez-vous dans ce passage une plaine "encaissée" ? Comment, vous-même, pouvez-vous dire que cette plaine s’étalait en largeur alors qu’il est écrit "in longitudinem" ? Comment pouvez-vous inventer qu’elle était à perte de vue alors qu’il est écrit qu’elle s’étalait en longueur sur 3000 pas (évidemment jusqu’à la lisière de la forêt) ? Comment pouvez-vous inventer que c’était un long couloir alors que César dit seulement qu’elle s’étendait entre des versants ou hauteurs ; comme c’est le cas à Alise, intermissam collibus ?
 
Sub muro, quae pars collis ad orientem solem spectabat, sous la muraille, là où le versant regarde vers le soleil de l’est, hunc omnem locum copiae Gallorum compleverant, les troupes des Gaulois remplissaient tout le lieu, fossamque et maceriam sex in altitudinem pedum praeduxerant, et elles avaient creusé un fossé et élevé un mur grossier de six pieds de haut..
 
Pourquoi refusez-vous de voir le contour ovale de l’ancienne muraille oppidumique avec sa citadelle que les croquis de Garenne ont mis en évidence dès 1867 ? Pourquoi ne voulez-vous pas voir le fossé décrit par César dans le fossé mis au jour par les archéologues de Napoléon III, en avant et au pied de l’oppidum, d’une rivière à l’autre ?
 
Erat a septentrionibus collis, il y avait une hauteur au nord, quem propter magnitudinem circuitus opere circumplecti non potuerant nostri, que les nôtres n’avaient pas pu entourer d’un ouvrage en raison de son étendue, necessario paene iniquo loco et leniter declivi castra fecerunt, ils ne purent de ce fait installer les camps qu’en position un peu défavorable et un peu en pente.
 
Pourquoi pensez-vous que la montagne de Bussy ne puisse pas correspondre pas à la description pourtant précise de César, description que confirme la redécouverte du camp romain étudié par Michel Reddé ? Votre argumentation est de dire qu’elle ne se trouve pas exactement au nord. César dit "du côté des sept étoiles de la petite Ourse" septentrionibus. Ce n’est pas dans ses habitudes d’indiquer des orientations intermédiaires.
 
Interiores desperatis campestribus locis propter magnitudinem munitionum loca praerupta ex ascensu temptant, abandonnant la plaine en raison de l’importance des retranchements, les assiégés tentèrent d’escalader les pentes abruptes.
 
Pourquoi ne voulez-vous pas comprendre que ces "loca praerupta" sont les pentes abruptes du mont Rhéa et non les falaises de La Chaux-des-Crotenay que César aurait bien évidemment mises en exergue dans son premier tour d’horizon si tel avait été le cas ?
 
Comment peut-on dire : Pas de crêtes alentour sur lesquelles disposer 23 postes fortifiés ? Ce qui montre à l’évidence comment en sortant du texte latin - car César ne dit pas qu’il a installé ses postes sur les crêtes - on peut dire n’importe quoi, car la bonne logique était justement de placer ces postes sur la pente pour renforcer et interdire l’obstacle naturel qu’étaient les cours d’eau.
 
Pourquoi voulez-vous ne pas reconnaitre dans les traces mises au jour par les archéologues l’emplacement de ces tours, des camps, des lignes d’obstacles, des obstacles eux-mêmes, dont César nous a parlé d’une façon extrêmement précise ?
 
Bref, en traduisant correctement le texte latin, je pense, pour ma part, pouvoir affirmer sans aucune hésitation qu’à Alise-Sainte-Reine, tout concorde mais qu’à la Chaux-des-Crotenay, rien ne concorde.
 
Est-ce à la suite de ma critique de votre article précité "La tricherie séculaire" que vous l’avez retiré ? Est-ce ce contre-temps qui vous amène maintenant à esquiver le débat sur le texte latin et à chercher une diversion sur les terrains de la philologie, de l’interprétation archéologique, militaire, stratégique et géographique ? http://alesia.jura.free.fr/Contro_alesia_122009.pdf.
 
Conclusion : il serait impardonnable que vous ne répondiez pas à ma proposition de débat sur le texte latin. Nous attendons vos commentaires (copie de cet article envoyée ce jour à alesia.jura@free.fr ).
 
 
 
 

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84 réactions à cet article    


  • Ann O’Nymous 11 mars 2010 15:13

    J’espère que votre offre de dialogue sera entendue. Je ne sais qui a raison, mais une analyse systématique des informations disponibles devrait permettre de différencier les deux sites proposés.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 mars 2010 18:08

      Remarque et afin d’éviter tout malentendu, je précise que, pour rester dans l’esprit du latin de César, je traduis presque toujours le mot « collis » par versant dans le sens de « mouvement de terrain ». Pour César, une colline, cela ne veut rien dire. Quand j’écris que les troupes gauloises remplissaient tout le lieu sous la muraille, à l’est, cela signifie 1. que la muraille/murus en question est celle de l’oppidum ovale de Garenne, 2. que c’est tout le plateau, à l’est de cette muraille, qui était couvert de troupes gauloises.


      • blurpy 13 mars 2010 19:50

        "Quand j’écris que les troupes gauloises remplissaient tout le lieu sous la muraille, à l’est, cela signifie 1. que la muraille/murus en question est celle de l’oppidum ovale de Garenne"
        Quel beau sophisme M Mourey !
        Les troupes gauloises remplissent le lieu sous la muraille, donc la muraille est celle de l’oppidum de Garenne !
        Appliquons le même raisonnement à votre cheval de bataille habituel : Mont St Vincent a une Eglise, donc Mont St Vincent est Bibracte n’est ce pas ? Juste au milieu de l’Atlantide...
        J’en tire un autre raisonnement qui lui est un syllogisme :
        Si M Mourey pense qu’Alesia est à Alise Ste Reine, Alesia peut être n’importe où mais pas à cet endroit !
        Je doute que M Carcopino eût été content d’avoir un allié pareil.


      • ObjectifObjectif 11 mars 2010 18:28

        Bonjour,

        Personnellement, Alésia, connais pas smiley Donc pas besoin d’en faire une affaire aussi émotionnelle et d’en arriver à l’invective.

        Il serait plus constructif de faire un tableau comparatif des différents points du texte appliqués aux 2 sites en discussion.

        Il serait tout de même intéressant qu’il soit enfin procédé à des fouilles sur le site de Chaux-des-Crotenay car les artefacts qui y sont trouvés existent, et il semble y en avoir beaucoup.

        Au moins, les différents moyens de datations disponibles pourront nous indiquer des dates claires. Et si ce n’est pas Alésia, ce sera tout de même intéressant de savoir ce qui s’y cache.

        Il serait intéressant aussi que les éléments identifiés en Bourgogne soient aussi datés avec des méthodes modernes.

        Donc pour résumer, plutôt que de vaines disputes sur des textes imprécis, si vous demandiez tous des fouilles en règle sur les lieux qui n’ont jamais été fouillés ?


        • blurpy 15 mars 2010 20:34

          - Depuis 1983, année où des sondages on été autorisés sur le site présumé du camp nord à « Syam-Chaux des Crotenay » et où des artefacts intéressants ont été trouvés, toutes les demandes de sondages ou de fouilles à Chaux des Crotenay sont systématiquement refusées.
          -Le tableau comparatif des différents points du texte appliqués aux 2 sites existe depuis des années sur le site internet de l’association ABB CEDAJ.
          -D’autres part la plupart des découvertes d’Alise (comme ces monnaies gauloises achetées à l’Hotel Drouot et retrouvées dans les fouilles d’Alise quelques jours plus tard !) sont soigneusement enfermées dans les stocks du musée des antiquités nationales à Saint Germain en Laye. Alors pour les datations, on repassera....
          -Pour finir il n’y a pas que Danielle Porte qui s’intéresse à Chaux des Crotenay. Une requète sur votre moteur de recherche préféré vous fournira de nombreux sites, forum, articles de journaux, films reportages qui vont dans le même sens.


        • Emile Mourey Emile Mourey 15 mars 2010 22:55

          @ Blurpy

          Il est entendu que nous ne débattons que sur la description du site.

          Voici ce que dit, à ce sujet, le site internet de l’association ABB CEDAJ :

          * Une colline, saillante, portant une très grande ville à son sommet.
          Non ! Le caractère « saillant » ne s’applique qu’à un endroit de la colline et c’est la pointe caractéristique du Mont-Auxois, là où se dressait l’oppidum dont Garenne a retrouvé la trace mais qu’il a malencontreusement appelé citadelle alors que la citadelle (une haute tour) correspond à la trace intérieure. César ne parle pas de grande ville mais d’une ville, celle dont les fondations ont été mis au jour mais que les archéologues datent de l’époque gallo-romaine, ce qui est une très grave erreur. C’est Florus qui parle d’une très grande ville, ou plutôt, d’une très grande cité, ce qui manifestement ne peut s’appliquer à la ville des Mandubiens qui n’était qu’une cité vassale des Lingons. Le texte de Florus est litigieux car il applique au siège de Gergovie les travaux du siège d’Alésia. Texte litigieux également quand il évoque des rives abruptes, ce qui peut avoir induit en erreur les premiers tenants de la thèse franc-comtoise ainsi que Mme Porte.

          Deux rivières « lavant son pied »(subluebant), des deux côtés. Leurs bords sont abrupts. Le texte de César ne permet pas de dire que les bords des deux cours d’eau sont abrupts. Les pentes abruptes citées par César sont celles du mont Rhéa. Là encore, c’est Florus qui vous induit en erreur, comme je viens de l’expliquer.

          *Une plaine qui s’allonge sur 3000 pas, soit 4, 5 km en avant de l’oppidum. Elle est encaissée entre des collines.
          Là encore, rien, dans le texte de César ne permet de dire que la plaine est encaissée.

          *De tous les autres côtés, des hauteurs d’une altitude égale à la sienne, et à peu de distance (mediocri interjecto spatio)...
          Mme Porte fait ici un faux-sens ou un contre-sens en laissant entendre que ces hauteurs sont à peu de distance de sa colline centrale. La phrase demande une traduction extrêmement précise : Sur tous les autres côtés, des hauteurs (colles) entouraient l’oppidum, (oppidum cingebant) hauteurs au sommet de semblable altitude (pari altitudinis fastigio) et aux faibles espaces entre elles, (mediocri interjecto spatio).
          Ces faibles espaces entre les hauteurs qui entourent le mont apparaissent très clairement à Alise mais pas dans le relief du site franc-comtois.

          *Une montagne, au nord, n’a pu être enclavée dans le périmètre d’encerclement. C’est là que s’installeront 2 légats de César.
          Voyez l’explication que je donne dans mon article.

          *protégés par des murs, une citadelle et des rochers escarpés, défendaient cette très grande ville.
          Voyez l’explication que je donne dans mon article.


        • blurpy 16 mars 2010 19:55

          M Mourey,

          J’avais bien compris que vous vouliez débattre du texte latin, et moi j’en suis bien incapable, mes 5 ans de latin au collège et au lycée sont trop loin !
          C’est pourquoi je répondais simplement à la remarque de « ObjectifObjectif » qui ne concernait pas non plus le texte latin.
          De toute façon les débats sur Alesia finissent toujours mal sur internet et c’est logique : d’un coté une thèse officielle imposée par Napoléon III en mal de reconnaissance et qui nous poursuit jusqu’au XXI siècle et de l’autre une interdiction de fouilles ailleurs qu’à Alise imposée par le même pouvoir.
          Remercions Madame Porte et d’autres qui essayent de faire changer les choses !
           A quand la perestroika archéologique française ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 11 mars 2010 19:46

          @ ObjectifObjectif

          Soyons objectifs ! Cela fait bien plus de trois ans que j’ai écrit au site internet de madame Porte pour engager le débat http://www.bibracte.com/mon_histoire_de_la_gaule/alesia_plaidoyer_pour_alis e-ste-reine.html. M’a-t-elle répondu ? Non ! Il est exact que ma présente lettre est un peu plus ferme. Mais où voyez-vous une invective de ma part ? Où voyez-vous une charge émotionnelle ?


          • Massaliote 12 mars 2010 10:48

            J’espère moi aussi que votre proposition de débat sera entendue par Madame PORTE. Une réponse l’honorera


          • Massaliote 12 mars 2010 10:50

            « l’honorerait »

            Si cette dame a des arguments solides pourquoi ne voudrait-elle pas en débattre ? Merci Monsieur MOUREY, vos articles sont toujours très intéressants.


          • Danielle Porte 19 mars 2010 10:17

            Je suis Danielle Porte. J’ai eu connaissance de cette proposition de débat par hasard, suite à une recherche sur Wikipedia concernant un tout autre sujet. Notre site n’a jamais reçu de message émanant du colonel Mourey (il n’existe avec son Forum que depuis 2 ans) ; s’il m’a contactée à titre personnel, le message est probablement passé aux SPAM, sans quoi je me serais fait un plaisir de lui répondre. Peu familière avec le fonctionnement des Forums informatiques, je serais heureuse de me voir préciser par M. Mourey la forme qu’il souhaite donner à un éventuel débat. Il serait d’ailleurs entendu que j’aurais le droit de poser moi aussi des questions et qu’il s’engagerait à y répondre. En tout état de cause, pas avant la semaine prochaine (conférence au Vigan + cours en Sorbonne jusqu’à mercredi prochain). 

            Bien cordialement,
            D.P.

          • charles de lorgeril 18 mars 2010 20:49

            Bonjour Monsieur Mourey !

            Votre article est très intéressant, mais j’ai du mal à croire que Madame Porte, compte tenu de sa formation, ses diplômes et son expérience, puisse faire un contresens en traduisant une phrase du De Bello !

            Moi, parmi les nombreuses choses qui me choquent à Alise, (et qui trouvent une explication naturelle à Chaux...) figurent notamment :
            - l’impossibilité de situer avec précision la fameuse « bataille des cavaliers » ayant eu lieu la veille de l’arrivée de César devant Alésia...
            - L’impossibilité de situer avec précision le fameux Camp Nord (celui des deux légats), pour l’emplacement duquel les alisiens se partagent entre Réa et Bussy...
            - l’impossibilité de reconstituer la bataille finale de Vercassivellaune... (le camp nord caché à la vue de l’armée de secours, que des gens du coin doivent leur faire découvrir, la longue marche nocturne de Vercassivellaune dont l’armée se repose, cachée, jusqu’à midi... Les « abrupts » que Vercingétorix envoie ses troupes escalader pour essayer de conforter l’attaque de son cousin... )

            Sans parler, bien sûr, de la situation même d’Alise (où César n’avait nullement à passer pour aller de Langres à Genève, sauf à vouloir vraiment retourner se « jeter dans la gueule du loup »...)...

            Et puis... cette exiguïté d’Alise ! ce manque d’eau !

            Alors que tout ça se comprend tellement bien à Chaux des Crotenay ! Vous n’avez qu’à aller voir sur mon site : http://alesia.les-forums.com/forum/1/le-mythe-alise-alesia/


            • charles de lorgeril 18 mars 2010 21:02

              Je cite, Monsieur Mourey, un passage de votre article ci-dessus :

              Comment, vous-même, pouvez-vous dire que cette plaine s’étalait en largeur alors qu’il est écrit « in longitudinem » ? Comment pouvez-vous inventer qu’elle était à perte de vue alors qu’il est écrit qu’elle s’étalait en longueur sur 3000 pas (évidemment jusqu’à la lisière de la forêt) ?

              Si vous relisez bien ce que disent les partisans de Chaux (et madame Porte en fait partie...), ils disent bien, au contraire, que c’est la plaine se Syam, au pied de l’oppidum, qui fait 3.000 pas de long ! Alors que la longueur de celle d’Alise, la plaine des Laumes, est beaucoup plus grande (à tel point qu’on en fixe mal l’extrémité...), tandis que c’est sa largeur qui fait 3.000 pas ! Or César parle bien de « longitudinem » !

              Vous qui êtes ancien militaire, vous pouvez le constater facilement sur une carte d’état-major de ces deux secteurs ! Il existe d’ailleurs des cartes en relief de ces ceux régions, Alise et Chaux, qui sont particulièrement parlantes !


              • charles de lorgeril 18 mars 2010 21:08

                Pour compléter votre vue concernant Alise, je vous prie de trouver ici, Monsieur Mourey, un autre plan, de Chaux cette fois, tiré du livre « Alesia » de Jacques BERGER... On voi
                t bien la plaine au nord de l’oppidum !

                [URL=http://img193.imageshack.us/i/page44planche06.jpg/][IMG]http://img193.imageshack.us/img193/3062/page44planche06.jpg[/IMG][/URL]

                • Emile Mourey Emile Mourey 19 mars 2010 10:47

                  @ charles de lorgeril

                  Bonjour.

                  Je commencerai par dire que je suis franc-comtois d’origine et que je n’ai aucune hostilité à l’égard de ceux qui demandent aux archéologues officiels de s’expliquer sur leurs contradictions. En revanche, je serai beaucoup plus critique à l’égard de ces derniers dont je me demande s’ils ne font pas en sorte d’embrouiller cette affaire d’Alésia pour cacher des erreurs beaucoup plus graves telles que les localisations de Bibracte et de Gergovie.

                  Il faut vous dire, en effet, que je n’ai jamais pu ouvrir un vrai débat avec les archéologues du mont Beuvray, ni avec ceux qui les soutiennent, y compris le ministre de la Culture, sur ces deux questions. C’est le débat médiatique sur Alésia qui perdure, ce qui arrange bien les archéologues officiels.

                  Il faut donc me résoudre à entrer dans la polémique d’Alésia si je veux me faire entendre, ce qui n’était pas mon but, au départ.

                  Madame Danielle Porte vient de m’adresser un mail. Je vais étudier sa proposition.

                  Cordialement


                  • blurpy 20 mars 2010 18:37

                    M Mourey, vous voulez donc débattre d’Alésia, que vous estimez se situer à Alise, pour faire entendre votre opposition à l’emplacement présumé de Bibracte et de Gergovie ?
                    J’ai du mal à comprendre votre tactique.
                     


                  • Emile Mourey Emile Mourey 20 mars 2010 18:56

                    @ blurpy

                    Ce n’est ni une tactique ni une stratégie mais seulement une intervention dans un débat nécessaire.


                  • Spartakus FreeMann 20 mars 2010 23:14

                    Pas une tactique, ni une stratégie ? Vraiment ? Je vous cite : "Il faut donc me résoudre à entrer dans la polémique d’Alésia si je veux me faire entendre, ce qui n’était pas mon but, au départ." Donc une entourloupe rhétorique ?


                  • Emile Mourey Emile Mourey 20 mars 2010 10:21

                    @ Ægidius REX

                    De tous les commentateurs que j’ai rencontrés sur le site d’Agoravox, vous êtes le seul latiniste de qualité en qui j’ai confiance. J’aimerais avoir votre avis, et éventuellement votre soutien en tant que latiniste, notamment pour ce présent article. Que pensez-vous de ma traduction ?

                    Comme vous le savez probablement, un grand parc archéologique est en cours de réalisation à Alise-Sainte-Reine. Pour ma part, je ne suis pas opposé à cette réalisation mais au message qu’on veut y mettre. L’enseignement que les responsables du projet tirent de cet évènement et qu’ils veulent transmettre aux enfants des écoles est un message absurde d’anti-nationalisme, de défaitisme et de renoncement identitaire.

                    Alors qu’il s’agit là d’une des plus grandes batailles de l’antiquité, se démarquer ainsi du sacrifice de ceux qui nous ont précédés sur le sol de la patrie ne sera interprété par les touristes étrangers que comme le signe évident de la décadence de notre nation.


                    • Spartakus FreeMann 20 mars 2010 16:33

                      "un message absurde d’anti-nationalisme, de défaitisme et de renoncement identitaire.« 

                      Vous avez raison M. Mourey, louons donc nationalisme et cet esprit identitaire !

                      Votre récupération des Gaulois dans cette quête maintenant avouée de nationalisme est exécrable ! Et, en outre, une erreur historique, car je doute qu’une patrie gauloise ait existé, et essayer de le faire croire aux lecteurs est une malhonnêteté intellectuelle.

                      Vos symboles nationaux et identitaires n’ont-ils pas été la cause de l’exploitation des amérindiens, des peuples de l’Afrique (ô vibrant esprit civilisateur, »nos ancêtres les gaulois" enseigné Ouadagoudou !), des horreurs de 14-18, de celles bien pires de 40-45, la liste serait longue...

                      Votre nation n’est pas celle des Gaulois !
                      Votre nation n’est pas celle de Vercingétorix !
                      Votre nation est constituée aujourd’hui de biens d’autres peuples que ces pauvres Eduens et Arvernes dont vous nous gavez. Votre France est la terre de Picards, de Lorrains, de Corses, de Catalans, mais aussi d’Italiens, d’Allemands, de Belges, d’Espagnols, bref d’Européens, et d’Africains (du nord et du sud), d’Asiatiques, ... Votre fantasme gaulois est un leurre nationaliste qui est tout aussi dangereux que les pires idéologies...


                    • Emile Mourey Emile Mourey 20 mars 2010 18:45

                      @ Spartakus Freemann

                      Vous êtes toujours à côté de la plaque. Où lisez-vous que je fasse l’éloge du nationalisme ? J’ai toujours dit qu’il fallait étudier la civilisation gauloise comme une civilisation disparue, de même que la civilisation grecque, égyptienne, romaine et autres. Arrêtez de fantasmer dans un sens ou dans l’autre ! Ma dernière phrase concerne la réaction prévisible des visiteurs étrangers en constatant l’esprit de dénigrement systématique typiquement français dont vous êtes un parfait exemple.


                    • Spartakus FreeMann 20 mars 2010 22:36

                      M. Mourey, VOUS êtes à côté de la plaque car vous ne lisez même pas ce que vous écrivez  !!!

                      Allons, comment dire que vous ne glorifiez pas le nationalisme alors que votre commentaire est un regret face à ce que vous appelez, je vous cite : "un message absurde d’anti-nationalisme, de défaitisme et de renoncement identitaire.« 

                      Oui, les touristes étrangers qui interpréteront le message du site d’Alésia »comme le signe évident de la décadence de notre nation", je vous cite à nouveau.

                      Ayez, au moins, le courage de vos écrits.

                      Quant à la France, n’étant pas français, votre soufflet, je vous le retourne à la face !

                      En outre, à qui avez-vous envoyé cet appel dans votre commentaire ? Et doit-on rappeler ici que vous applaudissez à la récupération de vos textes sur des sites du FN ?

                      Je ne vous juge pas, je ne fais que relever VOS PAROLES, M. Mourey.


                    • charles de lorgeril 20 mars 2010 14:07

                      Bonjour Madame Porte,
                       Bonjour Monsieur Mourey !

                      Toutes mes félicitatations pour l’organisation de ce débat contradictoire ! Je pense que, compte tenu de la qualité des intervenants, il ne pourra être que... passionnant !

                      Et j’espère bien qu’il sera public ! Que toute personne intéressée, comme moi, puisse le suivre !

                      Encore bravo pour votre courage et votre sincérité à chacun...

                      Charly-le-Breton...


                      • Pie 3,14 20 mars 2010 22:46

                        Je souhaite bien du courage à cette pauvre Madame Porte. Un débat avec Monsieur Mourey...elle aura au moins l’occasion de comprendre ce qu’est un délire monomaniaque.


                        • Pie 3,14 21 mars 2010 13:02

                          En quoi l’expression « délire monomaniaque » peut-elle être considérée comme une injure qui mériterait le repliement de mon message ?

                          Je ne fais qu’exprimer une opinion sur vos écrits et n’enfreins aucunement la charte de ce site.

                          Vous abusez de votre droit de rédacteur ce qui confirme votre incapacité à entendre les autres et valide mon message.


                        • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 2010 10:24

                          @ M. Spartakus Freeman
                          copie @ Pie 3,14

                          Vous êtes à côté de la plaque. Ce n’est pas moi qui mélange le passé et le présent mais les inspirateurs du projet du parc archéologique d’Alésia, objet de ma critique.

                          Et puis, question d’honneur, arrêtez vos commentaires maladifs et agressifs contre l’homme que je peux être, ou alors, agissez à visage découvert. Pouvez-vous m’assurer que vous n’êtes pas M. Claude Jousseaume, auteur de nombreux ouvrages ésotériques à l’usage du monde des sectes qui écrirait tantôt sous son nom tantôt sous le pseudonyme précité en fonction de la catégorie du public naïf à laquelle il s’adresse ? http://www.myspace.com/spartakusfreemann


                          • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 11:11

                            @ M. Mourey, vous tombez dans le minable smiley
                            Non, je ne suis pas M. Jousseaume qui va apprécier l’accusation que vous portez contre lui. Je lui en fais part et je ne doute pas des suites smiley

                            Et je note à nouveau que vous m’accusez d’être un agissant au nom des sectes, d’où je vous repose la question : considérez-vous que la Franc-maçonnerie soit une secte ?


                          • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 2010 11:13

                            @ Spartakus Freemann
                            copie @ Pie 3, 14

                            Voici un exemple, extrait de votre littérature http://blog.morgane.org/?p=31 :

                            Aujourd’hui, pour notre revue l’Inexistant, nous avons l’honneur, la joie, le privilège, que dis-je la grâce d’avoir obtenu un interview exclusif de Monsieur Spartakus FreeMann, cette célébrité du monde des arts & des lettres &, accessoirement, de l’ésotérisme.

                            Comment introduire un tel personnage ? Disons simplement qu’il est l’animateur de plusieurs sectes (dont la dernière en date, l’Eglise Gnostique Chaote, a défrayé la chronique par les partouzes organisées en pleine cathédrale d’Ucronie), il a écrit des oeuvres que personne n’a jamais pu lire sans se pisser dessus de rire, il organise souvent des soirées happening alcoolo-trash sur Arlon, le Luxembourg, Bruxelles, Paris, bref, un bourreau de travail, une idole pour beaucoup, surtout pour lui-même, euh Lui-Même, pardon.

                            Mesan : Bonjour Monsieur Spartakus. Tout d’abord, merci pour cette interview qui fut si difficile à obtenir.

                            Spartakus : Ouais, d’abord tu Me dis « Votre Sainteté & Grand Hiérophante Spartakus », ensuite, n’oublie pas que tu Me dois encore 10 plaques pour ta putain d’interview. Pour finir, baisse le froc & mets-toi à genoux que Je t’initie...


                          • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 11:18

                            MDR smiley smiley smiley smiley smiley

                            M. Mourey, vous m’avez déjà, sur un autre article, accusé d’être un sectaire, maintenant vous répliquez des textes satiriques écrits pour une revue, vous mélangez mon travail d’étude ésotérique et une pseudo activité sectaire, et ceci afin de vous dédouaner d’applaudir d’être publié sur des sites du FN ?


                          • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 2010 11:20

                            @ Spartakus Freemann

                            Alors, qui êtes-vous ?


                          • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 11:26

                            Qui je suis n’a pas de sens dans ce qui nous occupe ici. Mon nom ne vous apporterait rien, car nous serions alors dans une optique ressortant de vos thèses et de mes centres d’intérêt.

                            Cela dit, je note donc que mes livres sur la Kabbale juive soient, pour vous, des écrits sectaires.


                          • Pie 3,14 21 mars 2010 13:05

                            A Monsieur Mourey,

                            Evitez de vous adresser à moi lorsque vous repliez mes messages.

                            Il y a comme une contradiction, n’est-ce pas ?


                          • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 17:11

                            Inutile de replier les commentaires ou d’essayer d’amoindrir tes paroles Mourey, cela circule maintenant, et ta volonté de discuter avec les autorités académiques, et bien seront à la hauteur de tes monomanies...


                          • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 17:56

                            Mon Frère C.J me dit que vous marchez sur de drôles de chardons là...


                          • Emile Mourey Emile Mourey 21 mars 2010 14:13

                            @ Modération

                            Il serait souhaitable que la modération d’Agoravox n’accepte pas sur ce site des individus connus, en France, pour leurs liens en rapport avec le monde des sectes et autres gourous. Ces gens-là qui sévissent sur le web y développent des sites et une propagande dont les naïfs sont les victimes.

                            Que les choses soient bien claires ! Je ne cherche à ouvrir des débats que sur des civilisations du passé. La civilisation gauloise en est une. Je laisse à d’autres les petites querelles politiques minables du monde présent. Je ne suis militant d’aucun parti. Ma municipalité socialiste que j’estime sait pour qui je vote puisqu’en cas d’absence, je délègue mon vote à un représentant UMP de l’opposition. Le représentant FN du département qui est venu me voir un jour le sait car je le lui ai dit.

                            En revanche, je ne suis ni sectaire ni impoli et refuse de céder au terrorisme verbal des fanatiques.


                            • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 16:56

                              @ Mourey, je comprends ce que tu veux dire par un « court passage en Afrique du nord », tu es un lâche n’est-ce pas, juste bon à te dissimuler derrière la hiérarchie militaire, mais en face d’un homme tu couines comme un cochon à l’abattage et en appelles à la modération tout en acceptant l’idée de traiter avec le FRONT NATIONAL. Herem herem herem !


                            • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 16:58

                              Et l’anarchiste, un sur cent comme dirait Ferré, te rigole à la face, lorsque tu accuses comme un une pastille du même nom en attente d’enfournement vélodrômesque ! Militaire et courage sont deux mots sans synonyme donc.


                            • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 17:00

                              @ Mourey,
                              Je répète ACCUSEZ-VOUS ICI LA FRANC-MACONNERIE D’ETRE UNE SECTE ?



                            • Spartakus FreeMann 21 mars 2010 17:08

                              Allez M. Mourey, usez de votre capacité à replier les commentaires qui vous dérangent. Il n’en reste pas moins, et j’y veille, que vos paroles soient répercutées là où elles le doivent. Un nom est parfois plus précieux que cela...

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