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Accueil du site > Tribune Libre > Affaire Jacques Risso : le fichage des enseignants de l’éducation (...)

Affaire Jacques Risso : le fichage des enseignants de l’éducation nationale mis à jour

On en apprend tous les jours sur les douceurs de notre démocratie de façade. C'est le site café pédagogique qui nous révèle les suites surprenantes (à voir ?) de l'affaire Jacques Risso.

Rappel des faits : notre bonhomme est un paisible directeur d'école d'une petite commune du Vaucluse, compétent et dévoué. Il est estimé de tout le monde (ou presque). Il a toutefois deux passe-temps. Le syndicalisme alternatif, en l'occurence au Snudi-FO (le syndicat le plus "mordant" de l'éducation nationale) et le dessin de presse ; toutefois il ne publie ses croquis (comme celui qui illustre cet article) que dans la presse professionnelle. 

Comme beaucoup d'enseignants et de parents d'élèves, il a milité contre la réforme des rythmes scolaires. C'était son droit, surtout en dehors de ses heures de service. Rappelons au passage qu'il n'existe pas de devoir de réserve dans l'éducation nationale, contrairement aux idées reçues. Si la retenue s'impose devant des élèves mineurs, la déclaration des droits de l'homme et le bon sens autorisent des prises de position vis-à-vis des adultes. C'est le principe de base de la république, si ce mot a encore un sens...

Seulement voilà, rien n'est simple au pays de la liberté surveillée. Le jour de la rentrée scolaire de septembre 2013, Jacques Risso a été suspendu ! Le motif farfelu : de prétendues plaintes de parents au sujet d'un manque de surveillance de sa cour de récréation (!). De quoi faire rire jaune enseignants et parents d'éléves. On ne sanctionne jamais un instit' de façon aussi radicale pour ce genre de chose. De plus, on ignorait que les enfants du Vaucluse avaient classe au mois d'Août... 

L'enseignant a donc perdu son poste, son droit de travailler et une part de sa dignité. C'était sans compter sur la combativité de notre hussard, qui ne s'est pas laissé faire et a engagé des recours devant les tribunaux. Il vient d'obtenir gain de cause (presque trois ans après les faits et de multiples appels), en révélant au passage un bien dérangeant détail, dont beaucoup se doûtait.

Il y avait bien volonté d'exclure Jacques Risso, qui dérangeait par son action syndicale. Un prétexte suffisait pour le mettre sur la touche. Car une enquête a révélé (ou confirmé ?) l'existence d'un fichier "gris" des enseignants au sein des directions académiques. En clair, chacun est fiché et tout est répertorié (casseroles, engagements politiques, fréquentations etc.) pour servir au cas où. Une tradition héritée de l'après-guerre et de la période la plus "marxisante" de l'éducation nationale, calquée sur le mode de fonctionnement de l'ex-RDA ? Sans doute. Il y a quarante ans, il n'y avait qu'un syndicat officiel pour encadrer les profs, une hiérarchie rigide et conformiste. L'avènement d'un début de pluralisme et le renouvellement du corps enseignant avec des jeunes plus ouverts d'esprit et plus "libéraux" que par le passé est manifestement mal digéré par les vieux mandarins du ministère.

Cependant, ce fait divers ne fait que rappeler le flicage non officiel dont chacun d'entre peut faire l'objet. On s'étonnera de ce zèle à ficher et à surveiller militants et mouvements sociaux de tous horizons (de la réforme des retraites à la manif pour tous) quand l'actualité de novembre dernier a révélé les carences de nos services de renseignements. Il y a semble-t-il des priorités, et la protection de nos princes semble passer avant celle des braves citoyens. En outre, l'importance de la surveillance de l'affaire des rythmes scolaires laisse songeur. Votre narrateur a personnellement assisté au gazage par les CRS des maitresses d'écoles venues manifester devant le ministère, rue de Grenelle à Paris. Des policiers en civil assistaient aux réunions publiques sur le sujet. Et un directeur d'école a été évincé dans le Vaucluse (sans parler, du coup, des autres affaires non ressorties). Révélateur de la mauvaise-foi de nos gouvernants, en tout cas.

Quand un pouvoir se préoccupe d'abord de protéger ses rentes et ses places, rendant possible ce qui s'est passé le 13 novembre dernier, on ne peut plus parler de démocratie. Si Jacques Risso devait être sanctionné pour défaut de surveillance, qu'en était-il pour le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve après les attentats ? Le principe d'égalité, cela vous dit quelque chose ?


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28 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 1er mars 17:30

    Si le fichage est mis à jour, on savait qu’il existait et on a actualisé les données.

    Si le fichage a été mis au jour, c’est qu’il était confidentiel et que le secret a été éventé.
    C’est Rocla+ qui va être content !

    • Alren Alren 1er mars 19:06

      « Une tradition héritée de l’après-guerre et de la période la plus « marxisante » de l’éducation nationale, calquée sur le mode de fonctionnement de l’ex-RDA ? Sans doute. Il y a quarante ans, il n’y avait qu’un syndicat officiel pour encadrer les profs, une hiérarchie rigide et conformiste. »

      Cette affirmation me paraît malvenue. Si pendant l’Occupation, le régime de Vichy a traqué les enseignants et plus particulièrement les instituteurs, coupables en premier lieu de républicanisme et en second de participer activement à la Résistance. C’est pourquoi, Pétain qui voulait fusiller de préférence les caporaux instituteurs lors de mutineries de 1917, a cherché à combattre l’enseignement public en finançant, avec les impôts, de tous l’école privée catholique. Mesure abolie en 1945.

      À la Libération, les enseignants étaient plutôt en position de force, en particulier du fait de l’unicité syndicale que représentait la FEN. Et les ministres communistes du gouvernement provisoire de De Gaulle ne leur voulaient aucun mal.

      C’est avec le retour de la droite ’’bonapartiste’’ en 1958, se livrant à un chantage sur la guerre d’Algérie pour accéder au pouvoir qui reprenant le flambeau pétainiste du financement public de l’enseignement catholique sous l’égide deMichel Debré, premier ministre de De Gaulle, que les enseignants très majoritairement opposés à ce quasi coup d’état de mai 58, redevinrent des cibles pour le pouvoir.

      Ils ne cessèrent de l’être ensuite sous Pompidou et surtout sous Giscard, son ministre de l’Éducation (surtout pas nationale !), Haby, étant leur ennemi déclaré. Il rêvait avec d’autres que l’école privée qui scolarisait 20 % des élèves (surtout grâce à la Vendée et la Bretagne) assure 50 % (ou plus) de l’enseignement primaire.


      • tonimarus45 2 mars 10:14

        @Alren— l’anti- communisme de l’auteur lui fait dire des conneries et cela est fait sciemment en dehors de toute realite.En effet ne en 39 j’ai connu cette epoque et je peux dire que les instituteurs etaient bien mieux consideres que maintenant et de loin


      • Et hop ! Et hop ! 2 mars 12:12

        @tonimarus45 : Si on veut un précédent historique, c’est « l’affaire des fiches » dans l’armée sous la IIIe République, scandale qui est à l’origine du droit d’accès des fonctionnaires à leur dossier administratif personnel qui ne doit comporter aucune indication sur les opinions politiques ou religieuses. Il s’agissait d’un fichier tenu par un gouvernement de gauche (les radicaux anticléricaux de la IIIe République, en particulier du Grand Orient de France) pour épurer l’armée de ses officiers catholiques ou politiquement à droite. Le résultat est qu’il a fallu limoger 600 officiers d’état-major en 1914, bons républicains, mais militaires totalement incompétents.
        L’administration sous le régime de l’État français (Pétain ayant été porté au pouvoir par des assemblées massivement de gauche) était très majoritairement composée de fonctionnaire de gauche (comme Bousquet), et les vrais collaborateurs (c’est-à-dire ceux qui pris parti pour l’Allemagne hitlérienne comme le PC, puis Doriot, Déat) venaient de la gauche. C’est surtout avec le retour des communistes à la Libération que l’épuration s’est intensifié, estimée à 80 000 morts, quand même.


      • tonimarus45 2 mars 17:19

        @Et hop !— le pc ayant pris parti pour l’allemagne hitleriene ???vous reecrivez l’histoire a votre façon et c’est degeulasse


      • Rincevent Rincevent 1er mars 21:29

        Une parente à moi, prof, me confirme que depuis une dizaine d’années déjà il y a des murmures concernant l’existence de ce fichier…


        • njama njama 1er mars 22:55

          Comme beaucoup d’enseignants et de parents d’élèves, il a milité contre la réforme des rythmes scolaires. C’était son droit, surtout en dehors de ses heures de service.

          Parfaitement, puisque la réforme des rythmes scolaires ne concerne pour les enseignants, les écoles, les parents, qu’un changement de plage horaire d’ouverture des écoles, et en rien les programmes scolaires.

          Les activités périscolaires sont à la charge des communes, pas des écoles, tant au niveau de l’organisation que du financement, et les enseignants, directeurs compris n’en sont pas responsables ni tenus d’y participer, de les assumer (dans le texte), quand bien même elles se déroulent dans leurs écoles, dans leurs classes !
           Et si comme dit l’adage, charbonnier est maître chez lui, lui le directeur ne l’est de rien, n’étant pas chez lui, mais fonctionnaire de l’administration. Dans le public, le directeur n’est qu’une fonction, c’est la mairie, les services scolaires qui décident.

          Contrairement aux directeurs des écoles privées qui ont plus de responsabilités, lesquelles s’étendent à tout ce qui se passerait dans leurs écoles 365 jours /an. Évidemment dans ce contexte jurisprudentiel, il n’est nullement question dans le privé de laisser les clés de l’école à la commune pour l’auberge espagnole « d’activités péri-scolaires », chacun(e) le comprendra aisément.

          Partant de là, je ne vois pas comment un directeur d’une école publique pourrait décider de quoi que ce soit sur l’aménagement des horaires de vie scolaire, puisque ceux-ci dépendent des possibilités d’aménagement de temps péri-scolaires qui sont à charge des services scolaires des mairies. Et dans le cas de municipalités qui ont plusieurs écoles à gérer, les plages horaires d’activités périscolaires ne peuvent que varier d’une école à l’autre ... histoire d’optimiser les interventions des intervenants.
          Ni les enseignants, ni les directeurs d’école ne sont responsables de ces activités « péri-scolaires », CQFD


          • chantecler chantecler 2 mars 10:22

             smiley
            « Contrairement aux idées reçues il n’existe pas de devoir de réserve à l’E.N »
            Sans blague ?
            Et moi je vous dis que si !
            Et je pense être aussi bien placé que vous pour l’affirmer . smiley
            Comme pour la plupart , voire pour la majorité (ça j’ignore ? ) des fonctionnaires .
            L’enseignant doit fermer sa gueule .
            Seuls les représentants syndicaux peuvent l’ouvrir à l’occasion et être invités pour , et ils en profitent ces planqués , pour la majorité .


            • tonimarus45 2 mars 17:24

              @chantecler—«  »  Contrairement aux idées reçues il n’existe pas de devoir de réserve à l’E.N »
              Sans blague ?
              Et moi je vous dis que si !«  »" dites vous

              Pourriez vous me donner des preuves de ce que vous avancez car cela doit etre inscrit quelque part non ???


            • tonimarus45 2 mars 17:32

              @chantecler— bien place pour l’af’firmer alors que l’auteur est enseignant lui meme ???? de plus je ne vois pas ou l’enseignant puni a outrepasse son devoir de reserve si tant est qu’il y en a un
               ??????


            • ZenZoe ZenZoe 2 mars 10:47

              Un directeur syndicaliste ? On aura tout vu !
              Le bonhomme n’était pas qu’enseignant, il était d’abord le directeur de l’école. A ce titre, il me semble qu’il était là pour faire appliquer un ensemble de règles et de programmes de son ministère et gérer au mieux son établissement.
              Il y avait là une incompatibilité des rôles. Si sa fonction de directeur ne rencontrait pas ses convictions, il aurait du démissionner et redevenir simple enseignant syndiqué.
              Sinon, il peut aussi se recycler dans le dessin humoristique, il a du talent on dirait, et à Charlie Hebdo on cherche des talents justement.


              • Et hop ! Et hop ! 2 mars 12:24

                @ZenZoe : Si les fonctionnaires ont le droit d’être syndiqués, les chefs d’établissement aussi.

                Le problème c’est que les syndicats de l’Éducation nationale sont complètement sortis de leur rôle social. Normalement, les syndicats ont une fonction qui se limite strictement à la défense du statut de la fonction publique (ou des conventions collectives dans le privé), autrement dit aux conditions matérielles et aux droits sociaux des employés, et cela d’une façon générale. Ils n’ont ni à être politisés, c’est-à-dire à promouvoir un projet de société ou une idéologie, qu’elle soit religieuse ou athée, ni à s’immiscer dans les questions de pédagogie et de programmes, ni surtout à influencer la promotion de leurs adhérents au détriment des fonctionnaires non syndiqués, ce qui est devenu leur rôle essentiel.


              • frugeky 2 mars 16:28

                En tout cas ça a l’air plus facile pour le ministère de ficher des syndicalistes que des pédophiles avérés. Sans doute qu’au ministère on trouve certains plus dérangeants que d’autres ?


                • chantecler chantecler 2 mars 17:04

                  @frugeky
                  Passque il n’y a pas de pédophiles sur AGX ?
                  C’est probablement ici qu’on en rencontre le plus et ça les travaille  !
                  Connard !
                   smiley


                • tonimarus45 2 mars 17:38

                  @chantecler-bonjour— pourquoi ces insultes et cela d’autant plus que « frugeky » ne s"adressait pas a vous ?????-voulez vous par ces posts nous dire que vous approuvez ces fichages ??????


                • chantecler chantecler 2 mars 17:55

                  @tonimarus45
                  Parce qu’associer enseignant et pédophile c’est insupportable et insultant .
                  Il y en a probablement 1 sur 300 000 et qui sont expressément virés .
                  Maintenant les fantasmes agités par certains me paraissent louches .
                  Désolé , mais aucune profession rien n’est plus contrôlée , scrutée , analysée et souvent mis en cause à tort ou à travers, sur ce point là que le corps enseignant à travers toute la hiérarchie ,les conseillers pédagos, bras droits des IEN, par des dirlos , etc, etc..... par des parents d’élèves et par les autorités républicaines : maires, députés etc etc ....
                  Et des enseignants qui se sont suicidés suite à des fausses affaires ,des signalements bidons, des rumeurs comme celle que je lis ici , mis en cause par quelques abrutis, c’est pas ça qui manque .


                • frugeky 2 mars 18:27

                  @chantecler

                  Je suis également issu d’une famille d’enseignants et, n’ayant pas été victime d’abus sexuel ni dans ma famille, ni dans les classes que j’ai fréquenté, je n’associe pas enseignant et pédophilie gratuitement.

                  Il me semble que dans les derniers temps il y a eu des cas de pédophilie dans l’enseignement, alors que les mis en cause étaient connus de la justice pour ces faits, qui ont été maintenus en poste.
                  Et puis, le « 1 sur 300 000 expressément viré » me fait doucement rigoler.

                  Mon idée n’était pas de jeter opprobre sur toute la profession, mais sur le gouvernement qui n’oubliera, en aucun cas, un syndicaliste qui bougerait un peu trop.

                  Et votre insulte, je la digère. Burp !


                • chantecler chantecler 3 mars 04:00

                  @frugeky
                  Ouais, Burp , pareil !
                  Le maintien de vos insinuations vous déshonorent vous avec « votre famille d’enseignants ».


                • frugeky 6 mars 00:48

                  @chantecler

                  Merde alors !

                  Y-at-il eu oui ou merde des enseignants condamnés pour pédophilie et maintenus à leur poste ?

                  Mon honneur a peu à voir là-dedans ! Et le vôtre ?


                • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 2 mars 17:38

                  Pourquoi ressortir aujourd’hui cette vieille affaire ?
                  Elle a trouvé sa conclusion heureuse il y a 2 ans

                  "Au terme de 5 mois de suspension, Jacques Risso, directeur de l’école de Rustrel (Vaucluse) et caricaturiste, est réintégré. Selon un communiqué commun des syndicats FO, Snuipp et Se-Unsa, un protocole d’accord a été conclu entre Jacques Risso et le nouveau Dasen du Vaucluse.

                  Selon cet accord la suspension de J Risso est annulée tout comme le conseil de discipline qui devait avoir lieu le 7 février. C’est la fin de la procédure disciplinaire contre J Risso. Celui-ci garde l’intégralité de son salaire y compris l’indemnité de directeur. Il achèvera cette année scolaire sur une mission proposée par le Dasen. Il accepte de retirer sa plainte en référé devant le tribunal administratif."

                  (le café pédagogique-3 fevrier 2014)


                  • @Jean J. MOUROT
                    Ce n’est pas le sens de l’article récent de café pédagogique... Mais admettons. Le plus grave est l’affaire des fichiers gris, indigne d’un état à prétention démocratique !


                  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 3 mars 10:50

                    @Le point de vue du chartrain
                    Pour informer les lecteurs de cet article, le dernier texte du Café pédago en date du 1er mars 2016 :

                    L’Etat condamné pour un fichier « gris » des enseignants 

                    "La justice rendue à un seul c’est un service rendu à tous". La formule est de Jacques Risso. Directeur d’école et dessinateur, Jacques Risso vient de remporter un 4ème procès contre l’administration. Un arrêt du tribunal administratif de Nîmes condamne l’Etat à faire connaitre le contenu d’un fichier nominatif des enseignants non déclaré à la CNIL.

                     

                     Sanctionné de façon lourde et brutale en 2013, Jacques Risso a obtenu en 2014 en référé son maintien comme directeur d’école, jugement confirmé en janvier 2016. Fin janvier c’est sa suspension qui était annulée par la justice. Il vient de remporter une quatrième victoire judiciaire qui ressemble à un KO pour le recteur d’Aix Marseille qui n’a même pas jugé utile de produire une défense.

                    Jacques Risso a pu mettre en évidence l’existence au sein de la direction académique des services départementaux de l’éduction nationale de Vaucluse d’un fichier non déclaré à la CNIL le concernant. Le tribunal a constaté qu’il " n’est pas contesté par l’administration qui n’a pas produit de défense dans la présente instance, qu’un répertoire informatique, constituant un fichier de données à caractère personnel concernant M. Risso, existe au sein de la direction académique des services départementaux de l’éduction nationale de Vaucluse" et que J Risso " a dès lors droit, sur le fondement des dispositions de l’article 39 de la loi n°78-17 et dans la mesure où il n’est fait état d’aucun élément qui s’y opposerait, d’obtenir la communication de ces données ; que la décision implicite par laquelle il a été refusé de les lui communiquer doit par suite être annulée".

                    Le tribunal administratif a condamné le recteur à communiquer le contenu du fichier dans les deux mois et à verser à J Risso une indemnité de 1000 euros.

                    L’action en justice de J Risso a mis en évidence l’existence de fichiers clandestins des enseignants. Elle devrait maintenant permettre d’en connaitre le contenu, gardé secret jusqu’alors. Cette communication éclairera peut-être les vraies raisons des sanctions qui ont frappé J Risso. Au delà on peut en attendre un coup d’arrêt à une pratique administrative illégale."


                  • tf1Groupie 4 mars 13:13

                    @Jean J. MOUROT

                    Merci de ces informations qui clarifie un peu la situation que l’auteur souhaitait peut-être maintenir « grise ».

                    Par ailleurs contrairement à l’auteur je ne pense pas que ce soit un problème de démocratie, mais plutôt de liberté d’expression.
                    Ce genre de dérive n’est pas spécifique à l’état : ça arrive dans les entreprises, dans les syndicats et dans d’autres institutions, éventuellement même religieuses.


                  •  C BARRATIER C BARRATIER 2 mars 18:42

                    Des enseignants s’opposaient en fait sans oser le dire à travailler sur 4 jours et demi en mettant en avant le prétendu intérêt des éleves qui était en fait le leur, peu glorieux. Les activités mises en place par les mairies ne les regardent pas vraiment, sauf si elles posent des problemes pour les heures de classe (locaux abimes, tableaux préparés à refaire, affaires des eleves abimées...)
                    Dans le primaire les directeurs n’ont pas de devoir de réserve. Il en va autrement dans les colleges et lycees.
                    Dans le privé, le directeur est aux ordres politiques et religieux de son diocèse. Ils doivent faire du prosélytisme. Ils ont refusé majoritairement la classe sur 4 jours et demi. ils ne sont pas tenus d’obéir à des recommandations ministérielles. Et d’ailleurs l’Education nationale, ministre et directions ministérielles n’étaient pas fâchés,au contraire, de voir des familles ayant d’autres solutions, préférées, le mercredi matin, sortir leurs enfants de l’école publique pour les mettre à l’école privée.
                    Quant à la loi DEBRE, elle a redonné vigueur à l’école privée, avec de la triche massive pour recevoir plus d’argent public par eleve que ne reçoit chaque eleve de l’école publique. Dur pour le contribuable de résister, mais on y arrive.
                    Voir en table des news :

                    Guide du forfait communal

                    http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=140



                    • @C BARRATIER
                      Pour information, en Espagne les enfants finissent leurs cours à 15h30, et les écoles ferment à 17h après la garderie... Il est vrai que dans ce pays resté conservateur en matière d’éducation des enfants, on s’occupe encore de sa progéniture. Toute la différence avec le pays des droits de l’homme égoiste...


                    •  C BARRATIER C BARRATIER 2 mars 19:28

                      @Le point de vue du chartrain
                      c’était mieux au temps de FRANCO et de PETAIN, mais ça reviendra, patience !


                    • @C BARRATIER
                      Quel rapport SVP ? Allez dire cela à un espagnol, pou voir... Typique des socialistes cette instrumentalisation de l’histoire pour refuser de voir les choses en face.


                    • smilodon smilodon 4 mars 15:30

                      Que les enseignants apprennent à nos mômes ce qu’on leur dit d’apprendre !... Y’a des trucs immuables : La Géo et les maths !... Point. L’histoire, le Français, on peut tout refaire !.... On ne s’en prive pas d’ailleurs !.... Adishatz.

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