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Agoravox au revoir ou exodus ?

Admettre le pour et le contre. Nous sommes, plus ou prou 18 000 rédacteurs sur les cinq continents. De là découle le succès du média citoyen. Les cofondateurs de Cybion : Carlo Revelli, Joël de Rosnay. Il faut le reconnaître Agora Vox a vu le jour sous leurs impulsions. (Cybion : SA Indépendante). Les buts ignorés par la majorité d’entre nous, il faut bien le constater.

Le capital appartient sur papier majoritairement aux cofondateurs, la société n’est liée tant dans sa forme juridique que dans son capital à aucun groupe industriel ou financier.

Cybion demeure une identité. Agoravox en est une autre.

Ce qui lui vaut plus d’un million de visiteurs par mois, dixit ses fondateurs, jamais démontré. Il reste la prépondérance de par la qualité de ses rédacteurs, fondateurs, et surtout la masse des intervenants anonymes de tous ordres !

Il ne faut pas renier les origines des piliers qui sont mis en ligne par les fondateurs et non les rédacteurs :

• la difficulté à identifier les sources d’informations ;

• certains manques de pertinence de l’information ;

• la fiabilité de l’information ;

• la rapidité de renouvellement de l’information ;

• la rencontre du 5e pouvoir, c’est après cette journée que le voile éclata au jour de certains d’entre nous ;

• les solutions multidisciplinaires.

A quel moment commence le sens de la maturité de l’équilibre vital ?

Carlo Revelli innova avec Joël de Rosnay en 1995. L’outil de travail, de recherches, de réflexions que représente internet, permet d’utiliser la manipulation en certains sens, une super puissance. Le potentiel existe. Latent tel que L’Homme symbiotique édité au Seuil par Joël de Rosnay et qui décrit : un super organisme biologique, mécanique électronique, en construction, en incluant les hommes, les machines, les réseaux, les sociétés.

Sur internet et dans l’enceinte d’Agoravox, sommes-nous tous dévolus à devenir des pions de luxe, mais pions tout de même ?

La théorie de Florence Devouard présidente de Wikipedia doit être étrangère à Agoravox, personne d’entre nous ne se reconnaîtrait peut-être en prenant connaissance de sa conception. Dixit : « Il ne manque qu’une chose à Wikipedia : le papier que l’on caresse, les feuilles que l’on sent, les pages que l’on tourne. Mais cette virtualité est une force : être libre, c’est n’être prisonnier d’aucun support. »

La définition poétique, qui semble authentique, qui colle si bien à la peau de Wikipedia pour une « fratrie » encyclopédique ne l’est pas a priori pour les internautes, désireux surtout de ne pas êtres identiques, complémentaires : Oui. Le sens d’une connivence, le sourire de savoir que notre article est publié constitue pour nous « la saveur » de nos échanges.

Pas mal d’articles publiés pourtant comportent des liens, via « le frère, non jumeau » existe-t-il des accords entre les deux piliers d’internet ? Dans la mesure où cela soit le cas, sachons-le, dans la négative pourquoi ne pas envisager « des fiançailles » ?

Regardons-nous de plus proche. Le principe du Cybion consiste donc à faire interagir les hommes, les machines, les réseaux informatiques. En l’espace de 25 mois Agoravox a pu créer une multitude de disciplines, il faut le voir comme un avantage et non comme un inconvénient.

Ce qui manque actuellement selon certains c’est « le vrai visage caché d’Agoravox ». Il faudrait quoi ? En y pensant depuis quelques temps, ce qui se trouve ci-dessous implique votre concours, vos suggestions, compilons nos idées, nous sortirons vainqueurs, si personne ne se considère au-dessus, mais il faut des équipes soudées, des responsables conscients de leur tâche, non des paraître de lots.

Des compétences à différents stades qui puissent cadrer avec la déontologie de l’information plurielle, l’évolution souhaitée transparente pour la majorité. L’adjonction de professionnels de la communication de tous ordres, présents en fonction des besoins ou puisse se conjuguer :

• la qualité, la force du rédactionnel ;

• la rémunération d’articles porteurs en qualifiant non par les votes mais le nombre de commentaires, déterminer un seuil ;

• avoir le sentiment profond du respect de l’effort par certains sous différentes formes, échanges culturels via la France pour une Europe unifiée non dans une conception politique, mais multiculturelle, humaniste, avec tous les arts possibles et les capacités indéniables de chacun ;

• établir un cahier de charges financier pour situer la rentabilité et non constater des pertes effectives. Un forum coûte cher, le plaisir de se faire lire aussi. Disposer d’un espace des articles non acceptés pour mieux comprendre le rôle des modérateurs évitant ainsi peut-être la mise en ligne par « procuration » ;

• la transparence, pouvoir dans, et avec le temps devenir « des actionnaires potentiels » le nier, c’est refuser d’admettre que tout peut avoir un prix ;

• ce sont des jalons ambitieux peut-être Agoravox doit sortir du nid, en acceptant les divergences politiques, mais refusant toutes épousailles partisanes avec quiconque, défendant ce qui semble juste sera l’un des piliers phare de l’objectivité.

Ce qui fait sa diversité donc notre valeur, ce sont la venue de textes de tous ordres des cinq continents et indiscutablement la multi diversité des cultures qui en se mélangeant produisent le plus indéniable. On pourrait dire avec humour : « Carlo sur Agoravox perché, tenait en son bec quelques rédacteurs par l’odeur alléchée. Certains dont le Panda en fait partie, trouvèrent le plumage à la hauteur du ramage, en se ralliant à l’image développée (le temps et les mœurs évoluant ensemble). »

A l’ensemble de l’équipe des rédacteurs, puisque c’est du collectif, personne ne se reconnaîtra : cessez de tirer la couverture à soi, la déplier pour mieux accueillir sans pli. Chacun se doit de tenter à sa façon de donner une pierre à l’édifice, la question est de pleine actualité à qui appartient Agoravox ? « Un homme seul ne peut rien ».

Des coups de gueules, j’en ai eu plus qu’à mon tour. Ceux qui liront ces lignes n’auront qu’à aller dans la rubrique du media citoyen « Qui sommes-nous ».

Ceci afin que la transparence soit évidente, et démontrer ainsi que l’on ne tire pas sur les "ambulances financières" ne faudrait-il pas s’inquiéter plus :

• de la présentation d’un projet collectif,

• des fondateurs,

• des rédacteurs,

• du comité de rédaction,

• de l’historique,

• du « on parle de nous »,

• de la transparence du projet global,

• du suivi des remarques de ses rédacteurs et modérateurs,

• des nouveautés du site.

Ce billet ne se veut pas un jugement, tout au plus un constat à la forme d’un certain Salomon. Il y a beaucoup à dire, bien des choses à faire. La conviction qui draine les valeurs universelles doit savoir à qui elles s’adressent.

C’est de la transparence que vient la confiance, la crédibilité, le respect, l’honneur, voilà des choses bien égarées.

En attendant des améliorations, je demanderais de mettre mon compte en jachère au sujet des articles tout en restant à l’écoute des autres rédacteurs pour les commenter.

De nombreux nouveaux rédacteurs de qualité sont arrivés, d’anciens rédacteurs des piliers du départ ne publient plus. Le regret, qui pourrait exister, serait de refuser d’avancer à pas lents, ou bien chacun à son rythme. Dans la mesure ou Agoravox refuse d’entendre les critiques, ou oublie volontairement de donner le sens de son orientation. Le media citoyen qui a gagné ses lettres de noblesse pourrait bien perdre de sa superbe, cela ressemble fort à une affirmation de commentaires, comme des textes qui parfois ne veulent pas dire grand-chose. Même s’il faut accepter la médiation et accepter l’inacceptable ou alors, allez voir ailleurs, ce ne peut, ce ne doit pas être cela, la « démocratie agoravoxienne ».

Oui, certains rédacteurs sont dans une armoire et commencent à sortir doucement, il faut donner leur chance à ceux qui savent garder la civilité et correction de l’espace. Tout rédacteur, qui pour des raisons de « colère » ne respectant pas la règle de présence, devrait repartir du point zéro et, cela, quel que soit son grade. Ce n’est pas une « sanction », tout au plus une « école de savoir accepter et respecter l’autre ».

Ceux qui sont publiés le plus fréquemment, il suffit de se rendre sur le forum dit de bonne foi, pour constater que ce sont les mêmes qui reviennent. Ont-ils des actions dans la société Cybion ? J’ose espérer que non.

Je puis déplorer, dire merci. Dans le 1er cas la raison qui me fait partir ou peut-être temporiser, la seconde celle d’avoir un groupe d’amis qui comme moi ont compris, que nous n’avons su voir par manque d’explications. Dommage en dernier lieu, ayant le sentiment de tuer un peu de très loin, une « pousse » que je tente d’entretenir. Avec mes défauts, mes qualités et la pierre que je souhaite apporter dans la mesure où la majorité en veuille. En cas contraire, quoi qu’il en soit merci, bon courage, avec vous, si vous le voulez, je continuerai le même axe, sans moi, n’oubliez pas : ouvrez-vous, financièrement et qualitativement. Ce sera non une conclusion mais un don pour chacun de pouvoir dire un jour : j’ai participé, j’y étais, il y a certaines de mes (nos) traces de vie.

Comme disent certains artistes : le public est notre juge. Ce que j’écris et le résultat de vos recherches éventuelles seront le verdict ou la sanction que vous appliquerez.

Le Panda.

Patrick Juan.

Mots-clés

Communication

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    Par Gasty (xxx.xxx.xxx.137) 23 juillet 2007 18:13
    Gasty

    Payer les contributeurs, c’est la fin d’Agoravox. La fin de cette liberté de ton, une tentative de modifier l’identité même d’Agoravox et faire rentrer dans le système ceux qui échappent encore aux notables bien assis dans les hits du classement et qui veulent être reconnu comme des ...... ? des quoi exactement ???

    Certes, beaucoup sont d’excellents contributeurs ( que j’apprécie ). Mais beaucoup de commentaires sont d’excellentes contributions à ce média citoyen pour alimenter cette liberté d’expression et éviter les dérapages de l’intox ou de la dissimulation.

    Comme slogan, je dirais que Agoravox, c’est si je veux et quand je veux.

    Reste évidement l’absence de transparence.

  • vote :
    Par Vilain petit canard (xxx.xxx.xxx.250) 24 juillet 2007 12:30
    Vilain petit canard

    Ah... les auteurs !

    Depuis la Journée du 5e Pouvoir, je me pose des questions sur Agoravox et son fonctionnement. Pas méchantes, les questions, hein, des trucs du genre "mais comment ils financent tout ça ?", enfin vous voyez. Et aussi, "qu’est-ce que ça va devenir dans un an ?". Et bien, vous savez, j’ai un peu de mal à me répondre.

    Voilà comment je vois les choses : un jour Cybion lance Agoravox, je les imagine un peu comme ça : chouette, belle vitrine pour Cybion, ça va nous faire connaître, et en plus, ça a une utilité sociale et médiatique indéniable. On verra bien comment ça tourne.

    Au bout de quelque temps, super, ça tourne bien, il y a même des pubs qui rentrent, il y a plein de rédacteurs, les affaires de Cybion tournent pas mal aussi. Bon alors qu’est-ce qu’on fait ?

    Et là il y a deux petits problèmes : d’abord, Agoravox est fait avec des auteurs, et on les fait travailler pour rien. Il y a bien des intervenants rétribués dans l’équipe, des membres de Cybion, mais je suis sûr qu’ils sont également employés à quelque chose de plus productif (financièrement) à côté, et qu’Agoravox n’est qu’un à-côté de Cybion (d’ailleurs, soyons honnêtes, les genres sont bien séparés, Agoravox n’apparaît même pas dans la présentation de Cybion)..

    Deuxièmement, les auteurs, c’est des difficiles : ils ont de l’ego, ils veulent être reconnus, ils veulent qu’on les fasse participer. Certains voient des complots partout, d’autres ont des lubies plus ou moins bizarres, d’autres encore se détestent entre eux, d’autres enfin donnent plus volontiers leur opinion que des informations "vraies"... faut gérer ce petit monde. Et puis en plus, c’est sur Internet, ils se font le coup de la communauté, on est une grande famille, le contre-pouvoir, les petits contre les grands...

    Et là, Agoravox nous offre le service minimum : un forum, quelques mails, et une équipe de modérateurs choisis parmi les auteurs (et les mystérieux experts en information Cybion). Que peut-on faire de plus sans gros moyens, d’ailleurs ?

    Et en prime, 2007, badaboum, voilà qu’arrivent les élections, du coup, comme Agoravox est connu, plein de missionnaires Ségomaniaques ou Sarkolâtres déboulent, tout le monde s’engueule dans les colonnes pendant trois mois, en plus des trolls professionnels se jettent sur l’animal.

    Je crois que depuis un bout de temps, les "dirigeants" d’Agoravox se disaient chouette, on va pouvoir insister sur notre rôle (et sur la puissance d’Internet, dont nous vivons), on va faire les Journées Du Cinquième Pouvoir, avec plein de majuscules, vous allez voir ce que vous allez voir. Alors là, tiens, avec les élections, c’est clair, ça va bien le faire, et tiens en plus, on va faire un bouquin, tiens, sur ... euh... attendez... qu’est-ce qu’il y a d’important en ce moment ? Ah oui les élections, allez, ça y est c’est décidé, on imprime.

    Louable initiative en ce sens qu’elle attire l’attention et l’importance du travail des rédacteurs et du journal. Mais là encore, les auteurs s’y verront mis à la place de leurs production, si j’ose dire : ce sont les textes et les opinions qui auront la vedette, pas les hommes (et femmes). Le livre, pas la communauté des 18.000 rédacteurs supposés. Quelle communauté, d’ailleurs ? Que les auteurs aient envie de se rencontrer n’avait tout simplement pas été prévu : les auteurs pouvaient venir profiter de cette Journée, mais pas la peine de prévoir quelque chose de spécifique à leur intention. Pour mémoire, le programme : Agoravox est mentionné au début, et on pourrait dire que c’est le cadre de la Journée, mais l’objet de la Journée, c’est le mythique Cinquième Pouvoir, vu et commenté par des parisiens et limitrophes, pas la communauté des rédacteurs actuels. Je m’étais d’ailleurs ouvert à demi-mot de cette déception dans mon compte-rendu de la Journée.

    Et maintenant, des auteurs déchantent, il y a des départs, des abandons, des "mises en disponibilité". Il ne faut pas être dupes, amis rédacteurs, sur la masse disponible, il y aura toujours de quoi remplir les colonnes. Mais Le Panda et son article montrent qu’un certain désenchantement gagne les troupes, du moins parmi les plus "anciennes".

    C’est normal, et ses suggestions sont pour la plupart pertinentes. Je dirais, plus globalement, que si on prend un peu de recul, Agoravox a un choix à faire entre deux voies :

     soit continuer comme çà, sans traiter réellement ses auteurs, et se reposer sur le flux et le reflux des nouveaux entrants et des sortants. Le noyau dur des gros rédacteurs (les fameux Top 24 de Taverne) se renouvelleront peu à peu, Agoravox sera une espèce de blog collectif, pas mal foutu, sans plus. Si quelques vedettes extérieures viennent signer, ça entretiendra le moral (genre Aphatie ou Birenbaum), et voilà ! Mais laisser des auteurs sans soutien, c’est suicidaire à long terme, on fabrique des déçus, et passivement, on sélectionne des égomaniaques. Une rencontre annuelle serait le minimum.

     soit on vise la pérennité et même, osons le mot, l’excellence, et là, il faut professionaliser l’appareil, dans au moins trois domaines : un, la rétribution des auteurs, et donc, deux, un objectif de rentabilité, même modérée, et trois, une sélection des articles plus rigoureuse, ce qui suppose obligatoirement une politique de rédaction claire (voir le point deux : comment financer ? il est nécessaire d’avoir une vue claire sur les annonceurs et/ou les lecteurs avant de se décider).

    Voilà ma première analyse, elle vaut ce qu’elle vaut, je en suis pas dans le secret des dieux, mais j’ai de l’expérience en entreprise. Pour les dirigeants d’Agoravox, ce n’est pas un choix facile, et je comprendrais très bien que la première solution leur suffise. Moi, le plaisir de commenter, d’écrire et d’être lu me suffit... mais pour combien de temps ?

    Pratiquement, quand est-ce qu’on se réunit pour parler en vrai ?

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    Par Marsupilami (xxx.xxx.xxx.174) 23 juillet 2007 18:26
    Marsupilami

    @ Gasty

    Complètement d’accord avec toi, donc complètement en désaccord avec D.W. (tout ça est logique). Mais bon, je veux bien être rémunéré pour que tu puisses continuer à nous faire rire gratuitement, mais pas pour que les placebos de D.W continuent à polluer ce média. Ah non !

  • vote :
    Par haddock (xxx.xxx.xxx.78) 24 juillet 2007 07:34

    Ce système de rémunération est injuste pour ceux qui ont rien à dire .

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