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Allègre, l’intellectuel tout cuit

Dans une interview à « Libération », Claude Allègre revient sur ses visites récentes au QG de Nicolas Sarkozy, confirmant l’offre d’un ministère et une vision de la politique assez particulière (comme « vendre un projet à Jospin »). Avec Claude Allègre, venu lui aussi assez tôt au bassinet, Nicolas Sarkozy n’était pas vraiment aidé. Allègre possède cette capacité rare à prendre martel en tête sur des sujets les plus divers, à se convaincre lui-même de ses dires pour mieux tenter de les régurgiter après auprès du public. Parfois par intérêt, parfois par méconnaissance. Sa suffisance lui permettant de tenir les deux avec le même aplomb. C’est sa grande force, mais c’est aussi pour ça qu’il sait se montrer parfois ridicule. Et l’exposition actuelle de sa vindicte à l’égard de la direction du PS n’et pas faite pour aider ce PS auquel il estime encore devoir adhérer. Mais cela, M. Allègre s’en fiche. Il se prend pour celui qui a tout compris (seul !) depuis trop longtemps maintenant pour vouloir changer de personnage. Claude Allègre joue tout seul dans la catégorie dinosaure politique, en réalité. Sans s’apercevoir que le météore Sarkozy vient de tomber à côté de lui.

Le fait de lui demander un rapport sur l’état de l’université est la preuve que M. Sarkozy ignore l’existence de deux autres rapports déjà faits par notre trublion de service : un sur l’amiante et un sur le réchauffement climatique. Pour le premier, on en connaît déjà les ravages dans le détail, pour l’autre, on n’en pas la pleine conclusion, mais on s’en doute plus que fortement. Dans les deux cas, les rapports signés Allègre, eux, sont scientifiquement... faux.

Claude Allègre le scientifique chimiste et minéralogiste de formation (il est Prix Crafoord et médaille d’or du CNRS) a défendu en son temps l’industrie de l’amiante. Mais cela s’explique très facilement, l’Institut de la physique du globe dirigé par Allègre était alors en grande partie financé par Eternit, le nom commercial des produits amiantés dont le représentant le plus connu sont les plaques ondulés de "fibro-ciment." Allègre, en défendant l’inocuité de l’amiante ne faisait pas œuvre de scientifique, mais protégeait avant tout son principal bailleur de fond, avec un certain cynisme, tant on sait aujourd’hui les ravages du matériau sur le genre humain.

Il a occupé galement le poste prestigieux de président du conseil d’administration du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Lorsque le problème de l’amiante commençait à exploser dans les médias, le futur ministre socialiste avait fait paraître dans "Le Point" du 19 octobre 1996 au nom du BRGM un article extrêmement critique à l’égard d’un rapport de l’Inserm démontrant les dangers de l’amiante : "Quant au rapport demandé à l’Inserm, qu’il me soit permis de dire qu’il ne brille ni par la rigueur scientifique, ni par le courage, ni par l’esprit d’initiative scientifique". Pour ajouter en interview radio le lendemain : "C’est nul. Ce rapport n’est pas bon scientifiquement". Voilà qui était plutôt net, comme opinion tranchée, mais sans argumentaire. Tout le contraire, donc, d’un esprit et d’une démarche scientifique. Une autre forme de négationnisme, tout simplement.

Le professeur Goldberg, directeur de l’unité 88 de L’INSERM, spécialiste de santé publique et d’épidémiologie sociale et économique, et auteur avec Denis Hémon du rapport incriminé, avait repris point par point les études épidémiologiques citées par Claude Allègre et en avait démontré aisément les erreurs et les omissions, notamment lorsque celui-ci affirmait qu’on ne trouvait rien de significatif chez les femmes vivant près des mines d’amiante de Thedford ou d’Asbestos, au Canada, deux sites de contamination cités en exemple par Allègre. "En fait, leur risque de mésothéliome est multiplié par dix", constatait sans ambage Goldberg, qui affirmait dés lors qu’il s’agit d’une pandémie à venir, pas moins. Ce que pensent aussi aujourd’hui les victimes françaises, venues manifester récemment à Douai contre la baisse de leurs indemnités. Ils étaient là aussi pour se rappeler au bon souvenir d’Allègre, qui le même jour... se faisait pincer au sortir du QG de Nicolas Sarkozy, à l’arrière de l’entrée officielle. Et pas pour lui proposer d’équiper tous les toits de Neuilly en plaques de fibro-ciment, je suppose.

La deuxième prise de position tonitruante est encore plus grotesque : elle concerne le réchauffement climatique, auquel ne croit pas, tout simplement, notre spécialiste de l’Eternit. Tout démarre avec le Kilimandjaro, et ses neiges éternelles, fort "déplumées" comme le dit Allègre le 21 novembre 2006 dans l’Express..Une position sappée par les gouvernements eux-mêmes, y compris la France, qui sur son site scientifique gouvernemental, qui reprend les thèses de Gérard Mégie, chercheur récemment décédé et président du CNRS. Les conclusions fort hâtives de Claude Allègre en font un peu le Steevie Boulay de la climatologie. Un autre grand intellectuel, Gérard d’Or 2006. La haute pensée de Claude Allègre, elle, se situe donc au-dessus des gouvernements, ou au-dessus de celle d’un ancien vice président américiain, Al Gore, pourtant unanimement salué dans le monde pour son film "Une vérité qui dérange".

En réalité, Allègre court depuis des années après ce qu’il n’est pas réellement : un intellectuel. Et ce qu’il y a d’amusant, c’est qu’il l’a même écrit, en 2201 dans une chronique de "l’Express" : "Le crépuscule de l’intellectuel cru". "La revue "Le Débat", Régis Debray, tous s’y mettent pour annoncer, non pas la fin de l’Histoire, mais celle des intellectuels « gourous » de la politique". Annonce t-il en préambule. Pour tout de suite s’en exclure "Peu enclin à la signature de pétitions à répétition ou de déclarations fracassantes sur les horreurs commises à l’autre bout du monde, j’ai scrupule à entrer dans le débat." Or, on le sait, ça c’est plutôt sa façon d’être habituelle, celle des deux grands et lourds pieds dans le plat, il suffit de se rappeler l’épisode désolant du mammouth graisseux. Pour se reprendre et déclarer "Non, l’intellectuel inspirateur de la politique n’est ni mort ni agonisant. Il est en mutation, voire en métamorphose". Comme Allègre, qui n’arrête pas de muter : en 2001 il évoque déjà l’effet de serre, en 2006 il le minimalise. En 2001 il peut paraître précurseur, en 2006 il ne l’est plus. C’est toute la différence chez quelqu’un qui ne recherche qu’une notoriété, fusse-t-elle à coups de mensonges. Allègre fait dans le scoop, quand cela l’arrange.

"Les débats d’aujourd’hui concernent la bioéthique, l’effet de serre, les OGM, l’énergie nucléaire ou non, la cognitique ; comment en parler, comment les analyser quand on ignore tout des principes qui les fondent ?" S’inquiète Claude Allègre toujours dans le même texte. Lui sait, bien entendu, lui, le grand scientifique qui a déclaré que l’Eternit était sans danger, il sait, il connaît, c’est toute la science qui est en lui. Claude Allègre est Monsieur Je-sais-tout, avant tout imbu de lui-même. Enfin, c’est lui qui le dit. Et qui le clame très fort, avec le coffre et l’assurance qu’on lui connaît. C’est simple : lui seul détient la vérité sur la planète.
Un personnage, donc, pour résumer, qui souhaite déjà en 2001 servir un nouvel animal politique, lui, l’autodéclaré intellectuel de service "car l’homme politique n’a pas le temps de penser. Il agit, il réagit, il réfléchit. Il règle les affaires du monde dans les créneaux de la possibilité, il gère, il fait des « coups », il cède à la rue, il scrute les sondages d’opinion. Pris dans le tourbillon de la vie moderne et de son emploi du temps surchargé, il ne peut guère échafauder sereinement une doctrine. L’homme politique écrit l’Histoire au jour le jour, sans avoir le temps d’en évaluer la perspective et d’en mesurer le sens historique profond". Il n’est peut-être pas bon en climatologie, mai il est bon en descriptive d’homme politique : six ans avant son arrivée au pouvoir, Allègre décrivait point par point... Nicolas Sarkozy, l’homme pressé. Un homme tellement pressé doit obligatoirement s’appuyer sur de grands esprits scientifiques, c’est la rhétorique implacable d’Allègre. "Non, la période actuelle n’est pas celle de la mort des intellectuels, c’est l’agonie d’une conception illusoire d’un intellectuel intrinsèque qui croyait pouvoir guider le monde par la puissance du seul raisonnement, une sorte d’intellectuel propriétaire de la sagesse universelle. L’intellectuel authentique, sans apprêt ou spécialité, en somme, l’intellectuel cru". Ce que n’est pas non plus Claude Allègre, jargonneur et bonimenteur, voire bateleur scientifique moderne, vulgarisateur déguisé en "intellectuel authentique". Persuadé d’être le phare scientifique éclairant le peuple, le puits de science où un président va plonger son seau, obligatoirement. Lui nous paraît aujourd’hui plutôt... cuit. Complètement cuit.


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29 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 28 mai 2007 12:53

    Allégre à entièrement raison et nous sommes nombreux à penser comme lui

    L’avenir du PS est sombre et il est dirigé aujourd’hui par des petits magouilleurs à la semaine qui ne voient que leur interet personnel.

    Quand à Ségolène ROYAL,elle à été mise sur orbite médiatique par les premiers supporters de SARKOZY,le groupe Hachette et TF1 ! Etrange ?

    Comme si,SARKOZY avait choisi son candidat à l’élection présidentiel.

    Les nouveaux militants à 10 euros,n’ayant ensuite qu’à valider les sondages sur Ségolène Royal que ces mêmes médias nous gaver !

    Voila comment des petits magouilleurs se sont faient rouler par Nicolas Sarkozy

    Le PS est tres mal parti


    • Zygomar 28 mai 2007 17:53

      Allegre a raison non seulement en ce qui concerne la situation du PS mais également en ce qui concerne ses prises de position surle réchauffement climatique qu’il ne nie pas contrairement à ce que ses détracteurs essaient de faire accroîre. Allegre est critique avec la manière sélective et tendencieuse avec laquelle les « experts officiels » du GIEC, tous gros consommateurs de fonds publics indispensables à la vie et à la survie de leurs laboratoires et par conséquent à leur proprevie et à leur propre survie ; il critique les modèles conçus et alimentés en données incomplètes, variables sans que soient connues leurs marges de variabilité, évaluées sans recul suffisant, insuffisamment analysées, etc...Bref, le consensus sur les travaux du GIEC est loin d’exister mais ils ont manoeuvré pour que les détracteurs, qui sont des scientifiques , des experts expérimentés au même titre que les « officels » (d’où tiennent-ils leur « légitimité » ??) ne puissent s’exprimer. Bien souvent leurs travaux ne sont pas acceptés pour publication, ils ne sont pas invités dans les conférences officielles, ils ne sont pas chouchoutés par les médias, les « officiels » s’arrangent pour que leur réputation soit ternie comme c’est le cas d’Allegre. Avez-vous lu dans les médias combien de scientifiques avaient démissionné du GIEC et des organisations périphériques depuis sa création en signe de protestation et de désaccord avec les manières et les positions du GIEC ? Etes vous au courant qu’il circule une pétition déjà signée par 17000 scientiques de toutes disciplines protestant contre le comportement du GIEC ? Avez vous lu récemment dans les médias les critiques du président indien du GIEC pour ses déclarations avant la rédaction du pré-rapport puis pourles manipulations du pré-rapport et du rapport final ? Non, hein ? Ca n’a pas fait la une de vos journaux préférés. Allegre a le mérite et l’avantage ici en Europe (mais il y a des Allegre aux Etats Unis aussi) de ne pas avoir peur de l’ouvrir haut et fort (je reconnais qu’il n’a pas trop la manière mais c’est devenu le seul moyen de se faire entendre contre la meute, c’est d’aboyer plus fort qu’elle). Encore une fois relisez honnêtement et objectivement les papiers et les déclarations d’Allegre et vous verrez, si vous le voulez bien evidemment, qu’il ne nie pas le réchauffement. Il conteste l’ampleur dramatique que l’on tend à donner au phénomène, il conteste la manière de dont sont utilisées les données disponibles et les modèles mis en oeuvre, il conteste les interpréations alarmistes qui sont faites, il conteste le fait que 100% de ce qui est observé et mesuré soient le résultat exclusif de l’activité humaine. Les critiques de ses déclarations sont faites par des gens qui essaient de régler son compte par ce qu’il gène manifestement.S’il ne génait pas les porte coton officiels, ceux-ci n’essaieraient surement pas de le descendre avec tant de constance, tant de vigeurur et de vociférations, ils le laisseraient à ses errements, ils le laisseraient d’efferrer et se ridiculiser tout seul.Alors, ils ne retiennent que des fractions de ce qu’il dit ou écrit, ils sortent des phrases de leur contexte, ils déforment ses dires, toutes les manip habituellement utilisées dans ces circonstances (çà rappelle un peu trop certains procès d’il y a quelques décennies pour être vraiement complètement honnête). Lorsque ses détracteurs seront titulaires du Prix Crawford et de la Médaille d’or du CNRS (qui ne sont attribués, c’est bien connu, qu’à des imbéciles incultes, incompétents et ignares par des imbéciles icultes, incompétents et ignares, surtout le Prix Crawford qui est décerné par un jury international qui s’est bien fait rouler en le donnant à un pauvre type comme Allegre, pas vrai ?) donc quand les détracteurs patentés en seront à ce niveau, ils pourront se permettre. En attendant, je fais plus confiance à Allegre qu’aux scientiques qui vont à la soupe, qu’aux journaleux en mal de copie qui ne comprennent rien et qui ne se renseignent pas mais qui en causent quand même, pas vrai coco, et qu’aux marchands d’obscurantisme de tout poil.


    • hervé06 28 mai 2007 19:17

      @ zygomar

      Allegre a pu s’exprimer en direct dans l’émission de Taddeï (Ce soir ou jamais) la semaine dernière... Il y avait aussi Joël de Rosnay, divers invités non scientifiques, et un climatologue, connu, mais dont je ne me rappelle plus le nom (plutôt partisan de la constatation d’un réchauffement climatique alarmant dans ses conséquences manifestées)... Il y a tenu le discours que vous lui prêtez : vous détaillez effectivement sa position avec une justesse qui fait le pendant à l’article du jour, et vous en avez bien entendu le droit, sinon le devoir... Mais j’ai vu le film d’Al Gore il y a déjà plusieurs mois, notamment les mesures (après analyses des données obtenues par carottage de la banquise) sur les derniers 650 000 ans relatives aux corrélations « taux de CO2 dans l’air et températures », et je dois avouer que, même non scientifique et à ce titre susceptible de parti pris émotionnel, non étayé par les faits, Claude Allègre ne m’a pas convaincu... J’ai également lu il y a quelques années son livre « La défaite de Platon » (Fayard, 1995), qui m’a alors beaucoup appris sur les évolutions de la science - laquelle n’avait jamais jusque là été un centre d’intérêt majeur pour moi - et je l’en remercie... Mais son livre finissait (dernier chapitre) sur la science appliquée au cerveau (neurones, synapses, etc...) : honnêtement, pour m’être plutôt intéressé aux enseignements et philosophies orientales ou autres qu’à la science, j’ai trouvé son chapitre baclé, et sans « moëlle »... Ceci expliquerait-il cela ?


    • arturh 28 mai 2007 13:26

      L’article signé par un prof, montre que l’Education Nationale n’a toujours pas digéré le coup du Mammouth...


      • Gasty Gasty 28 mai 2007 13:32

        @ Morice

        Bravo et merci de nous rappeler la personnalité Allègre.


        • JL JL 28 mai 2007 13:41

          Très bon article, mais qui sent un peu, un tout petit peu le dépit. On aurait aimé que cet imposteur soit dénoncé par son propre camp avant sa trahison.

          Que dire des 2 commentateurs précédents ? Affligeants, sur le fond comme sur la forme.


          • JL JL 28 mai 2007 13:42

            Les 2 sont Calmos et Lerma bien sûr.


          • Ac- 28 mai 2007 16:52

            Bien au contraire, Lerma a raison point par point. C’est toi qui dit n’importe quoi.


          • Christoff_M Christoff_M 29 mai 2007 09:16

            A mister LEON vous avez tout à fait dans vos propos ce que je n’aime pas chez certains socialistes, du mépris , de l’arrogance et de la prétention dans vos réponses et dans vos insultes envers les autres intervenants...

            Vous etes un exemple vivant du mauvais perdant de gauche et après trois défaites vous n’avez toujours pas compris !! quand j’entends certains ici , j’ai l’impression de retrouver certains profs de fac dans leur coté arrogant et méprisants pour leurs élèves qui ne suivaient pas... Heureusement, ils n’étaient pas tous comme cela !


          • prgrokrouk 29 mai 2007 22:46

            Bravo les débatteurs ! Article bien fréquenté (jusqu’ici). Il est donc possible de montrer un peu d’esprit sans l’emprunter et en être dépourvu.

            C’est un petit peu ce qui fait le charme de Claude Allègre et Georges Frêche : l’anticonformisme, le penchant vulgarisateur ou populiste.

            L’avatar de l’auteur signale, comme le visage de Frêche ou d’Allègre, un autre siècle où les thèmes de science étaient malgré tout, encore destinés à un public, fût-ce librement et pour lancer le débat.


          • joelim joelim 6 avril 2010 14:27
            « Dire à des Harkis que ce sont des »sous-hommes«  ; c’est insultant mais pas raciste »
            Trop fort Léon.... !!!

             smiley J’y crois pas... Calmos qui fait dans le politiquement correct !... 

            Alors pour vous, Calmos, insulter un noir (ou un arabe, ou un indien, ou un blanc, etc.) c’est être forcément raciste ?

          • GoustiFruit 28 mai 2007 13:52

            Allègre ? Sans nulle doute la meilleure débauche de Sarko... pour le PS : bon débarras ! Quotient intellectuel d’une moule dans une tête de porcinet. Désolé « d’insulter » et de me moquer du physique, mais à mon avis c’est ce qui explique le mieux le comportement de ce type, il doit avoir envie de se venger du monde entier pour ce que la nature lui à fait. La comparaison avec Steevy est très juste, le Boulay on a envie de lui mettre des baffes en permanence, le cochonet on a envie de lui mettre la tête dans un sac d’amiante.


            • morice morice 28 mai 2007 14:06

              Dois-je repréciser que j’étais enseignant bien avant l’entrée en fonction d’Allègre comme ministre de l’éducation nationale. Pour l’amiantte, si on s’est attaqué à Jussieu, où Allègre était contre, il ne faudrait pas oublier la tour Montparnasse. Amiantée jusqu’au trognon, visitée tout les jours... mais sans danger ou presque pour notre ami Allègre (http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/allegre/dossier.asp?ida=432567). A comparer à ici (http://www.batiactu.com/data/14032005/14032005-144846.html). Heureusement qu’on a depuis un ministère qui va se résoudre à... l’abattre ? Faut demander à Juppé... ce qu’il en pense !


            • Calachdiscrim 28 mai 2007 14:26

              Le mépris des dommages causés par l’amiante n’est pas le seul domaine dans lequel Allègre a démontré sa suffisance ! Ministre de l’Education nationale en 1997 donc auteur, avec Ségolène Royal, de la circulaire d’août 1997 sur la suspension professionnelle des personnels de l’éducation au premier dire d’un élève en matière d’abus sexuels, peu importait aux 2 ministres vertueux le nombre d’innocents, victimes de leur circulaire populiste ! L’association « Collectif JAMAC », créée en 1998, faisait état d’un compte rendu d’une délégation du SNEP-FSU auprès du ministère de l’Education nationale, dressé par Marcel Berge dans la revue Contrepied de mars 1999 : « Reçus au cabinet de Ségolène Royal en février dernier, nous avons donné à son conseiller, le juge Hayat, des exemples de graves violations de la présomption d’innocence, et de comportements, que nous jugeons irresponsables, de certains chefs d’établissement. Il n’a pas contesté les faits ; mais nous nous sommes entendu répondre que les ministres estiment que si un enfant peut être préservé au prix de neuf enseignants accusés à tort, l’objectif est rempli ! [...] le conseiller précisait que ces propos n’étaient pas de lui mais devaient être attribués à »ses" ministres ! » Se reporter au blog des innocents injustement accusés.


              • morice morice 28 mai 2007 14:39

                On a déjà eu sur Agoravox ce genre de remarques, avec un nombre incalculables de posts durant toute la campagne électorale, toujours le même, poste par « mako » : on ne va pas y revenir, svp. Ça me semble hors-sujet, une nouvelle fois. Restons-en au sujet, Allègre et ses rapports ou écrits dans l’Express.


              • Jean Lasson 28 mai 2007 20:58

                @Le furtif :

                Merci de citer l’affaire de la Soufrière, oubliée par l’auteur. Voici ce qui en est dit dans sa biographie sur Wikipédia :

                « En 1976, c’est en tant que directeur de l’IPGP, que lors du réveil du volcan La Soufrière en Guadeloupe, il est amené à préconiser l’évacuation d’urgence de la population par crainte d’une éruption avec nuées ardentes, s’opposant au volcanologue Haroun Tazieff qui diagnostique une simple éruption phréatique, ce qui s’avèrera exact. »

                Allègre s’est souvent - sinon toujours - trompé.


              • morice morice 28 mai 2007 21:14

                Merci de préciser la Soufrière en effet. A préciser avec un autre spécialiste actuel, Jacques-Maries Bardintzeff : http://www.linternaute.com/science/environnement/interviews/06/bardintzeff/ chat-bardintzeff.shtml sur Tazieff et Allègre : http://vbeaud.free.fr/Sciences/Terre/volcan.html


              • Emmanuel 28 mai 2007 16:15

                Merci à l’auteur de rappeler la relation entre le rapport bidonné d’Allègre et la société Eternit.

                Malheureusement, ce genre de collusion est courante en France : je fiens de terminer le bouquin de Nicolino et Veillerette sur les pesticides, c’est absolument affligeant, tout les « experts » sur le sujet navigants allègrement entre la sphère publique et privée, commission toxicologique, autorisation de mise sur le marché, académie de médecine, etc...

                La travail de découplage a effectuer semble énorme, et encore faudrait-il une volonté politique...


                • Zygomar 28 mai 2007 18:01

                  Encore un chef d’oeuvre de journalisme objectif, impartial, documenté,honnête, réfléchi, pondéré, éthique et déontologique.


                • toto1701 28 mai 2007 22:31

                  le professeur BROUSSE et son aviso escorteur ALLEGRE ont tout fait pour que monsieur le prefet AUROUSSEAU ordonne l’évacuation de BASSE TERRE en 1976 sous pretexte d’un éreruption cataclysmale de la vieille « dame » souffriere, depuis lors c’est toute une region qui a perdue de son dynamisme, la ou il est TAZIEZ doit bien se marrer de ces puits de sciences distillateurs de propos officiels vaseux !!!


                  • moebius 28 mai 2007 22:50

                    Le probléme du PS c’est qu’il ne fait pas suffisamment confiance à des experts de la trempe de monsieur Allégre. Tous des charlots, sauf Jospin. Pas assez scientifique tout ça ! Par ma sainte merdre ! La science est une bien trop belle chose pour eux ! et par mon sabre en bois et il n’y a que ça de vrai


                    • Bois-Guisbert 29 mai 2007 00:48

                      "Peu enclin à la signature de pétitions à répétition ou de déclarations fracassantes sur les horreurs commises à l’autre bout du monde...

                      Rien que cela devrait lui valoir les sympathies de tous ceux que les faux-cul de l’humanitarisme tropicalo-équatorien font gerber.


                      • morice morice 29 mai 2007 01:39

                        IP 1115, vous avez raison de mettre des guillemets à informaticien : c’est des Macs, dont je m’occupe, inutile d’avoir des connaissances pour faire marcher ces bidules. Faut que je pense à changer de notice, merci de me le rappeler. Nous, voyez-vous, on n’a a pas de « certification Microsoft » obligatoire : en fait ce sont 1500 trucs à apprendre par cœur, ce fameux diplôme Microsoft, rien d’autre. Souvent, un diplômé Microsoft cherche pendant 1/2 heure le bouton d’allumage d’un Mac. Ne rigolez pas, j’ai ça toutes les semaines comme expérience. Les diplômes n’empêchent donc pas d’être... con. Chez nous, dans le Nord, on a un chanteur ...belge, Julos Beaucarne, qui résume assez bien votre longue liste : « à force de péter plus haut, le cul prend la place du cerveau ». Ça résume assez bien la prétention fondamentale d’Allègre. Chez lui, le cerveau...


                        • prgrokrouk 29 mai 2007 22:50

                          « Julos Beaucarne »... c’est quel siècle ça, encore ?


                        • frédéric lyon 29 mai 2007 04:23

                          Les attaques personnelles sont un des nombreux signes de la faillite intellectuelle et morale d’une certaine gauche aujourd’hui.

                          Cette façon infantile de concevoir le débat politique est contre-productive, mais celà reste impossible à expliquer à tous ceux qui se servent de la politique pour exprimer leurs problèmes personnels !

                          L’heure de la clarification va bientôt sonner et la tentative de Ségolène Royal de mettre la main sur le PS, après avoir subit une des pires défaites qu’un candidat de la gauche ait subit au cours d’une élection présidentielle, sera la goutte qui fera déborder le vase.


                          • ExSam 29 mai 2007 09:54

                            Allègre est un profiteur qui pense d’abord à sa carrière, ensuite à son avantage, après à sa notoriété, enfin aux conneries qu’il va devoir inventer pour se justifier.

                            Mais QUI peut pactiser avec Sarkozy ? QUI ? Impossible un homme de gauche ne peut aller donner caution et surtout croire qu’un Sarko va faire la politique qu’il entend pour les classes populaires !

                            Salopard de traitre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! smiley

                            Les Allègre, les Kouchner, les Besson et autres qu’on n’a pas vu, les Lang qui a jeté Blois par-dessus bord pour un plat de lentilles, les Cambadelis, les Dray qui la joue rigoureux et qui filé six cent mille euros de subventions régionales à MTV-France, les voilà les profiteurs, la « racaille » fondamentalement de droite, qui n’a jamais un ouvrier de sa vie, qui est intégralement à l’ISF, comme Royal et DSK.

                            Foutez-moi tout ca de foro et vite. Et ouvrez les fenêtres, nom de Dieu !


                            • prgrokrouk 29 mai 2007 23:12

                              Il faudrait demander à ce « Claude Allègre » ce qu’il en a de plus à faire du lard. Sa femme lui avait dit de mettre des virgules dans les phrases de son dernier ouvrage... Bref, moins de remous, on pourrait suivre les phrases.

                              Au fond, ça m’étonne de la part d’une personne de son âge : un peu aigri ? Et pour ne pas y céder aussi, je ne me raccroche pas, comme @IP115, à des hiérarchies consacrées qui n’ont pas besoin de son soutien.

                              Chacun serait à sa place (et donc à sa place pour critiquer), on n’aurait pas besoin de rappels... car chacun amène ce qu’il peut...


                              • morice morice 30 mai 2007 00:25

                                PS : Julos Beaucarne : XXe siècle, il a 70 balais aujourd’hui et est nettement plus dynamique qu’un Delerm. Il bloggue aussi, à ses heures : http://julosland.skynetblogs.be/


                              • pgir_blog 2 décembre 2009 08:59

                                Bonjour,

                                Je ne reviens pas sur Allègre : il y a du pour (esprit critique sur les thèses de plus en plus contreversées du GIEC) et du contre (suffisance, esprit hautain, ...) mais sur Al GORE !

                                Il y a 2 ans, l’ex vice pdt était effectivement (quasi) unanimement salué ; avec le recul et l’esprit de curiosité qui n’a pas abandonné tout le monde, on sait maintenant qu’AG ne mérite pas cet excès de louanges :

                                 . Film (« une vérité qui dérange ») truffé d’erreurs, d’omissions et de mensonges
                                 >> http://www.objectifliberte.fr/2007/10/le-prix-nobel-e.html

                                 . conflit d’intérêt :
                                 >> http://www.objectifliberte.fr/2009/10/les-lobbys-du-rechauffement-climatique.html

                                Cet engagement « vertueux » d’un politique qui ne met pas ses actes en conformité avec ses paroles ne peut qu’inviter à être (un peu plus) sceptique devant les thèses défendues.

                                Cordialement

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