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Asnières : laboratoire du sarkozysme ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le maire sarkozyste d’Asnières, Manuel Aeschlimann, risque de perdre sa mairie. En effet, après son score moyen au premier tour des municipales, l’ensemble de l’opposition s’est fédérée au sein d’une liste d’union républicaine visant à redonner la parole aux citoyens d’Asnières. Il est intéressant d’apporter ici les faits récents, impensables il y a quelques jours encore sur la montée en puissance des citoyens pour la démocratie, la laïcité et le respect de principes essentiels de la République : Liberté - Egalité - Fraternité.

Dimanche 9 mars 2008, un séisme politique dans le laboratoire sarkozyste

Dimanche soir 9 mars 2008, la mairie d’Asnières a connu des choses qui auraient pu paraître incroyables voici encore très peu de temps.

Ce soir-là, une foule importante est venue écouter les résultats des élections municipales et du canton Sud de la ville. Les citoyens présents ont, au fur et à mesure que la terrible chute de popularité du maire sortant, Manuel Aeschlimann, se précisait, bureau après bureau de vote, commencé à huer le maire, lequel a abandonné la mairie avant l’annonce des résultats finaux du scrutin.

Les personnes présentes l’ont vu, blême, presque livide, recevoir comme autant de coups qui le sonnaient les résultats qui annonçaient son déclin en termes de voix exprimées. A peine 41 % des suffrages valides se sont portés sur son nom, contre près de 59 % aux trois listes adverses : celle des partis de gauche et des Verts animée par Sébastien Pietrasanta, celle menée par la candidate divers-droite investie par ANTICOR Josiane Fischer et celle du MoDem emportée par Christian Leblond.

L’impensable venait de se produire à Asnières : son édile, conseiller en stratégie électorale de Nicolas Sarkozy, était minoritaire face à ses adversaires et sa défaite était devenue envisageable.

Un tel résultat dans cette ville que beaucoup de médias et de livres ont présentée comme le « laboratoire du sarkozysme » pour la France est certainement hautement symbolique de ce qui se passe dans le pays.

Mais, ce dimanche soir, la possibilité de victoire contre Manuel Aeschlimann était encore soumise à une condition : parvenir à fédérer et rassembler les voix éparpillées sur les 3 listes d’opposition afin de se donner tous les moyens de battre le maire sarkozyste.

La nuit qui pourrait tout changer pour l’avenir d’Asnières

Dès que les résultats de ce premier tour furent donc intégralement publiés et connus, Josiane Fischer et Sébastien Pietrasanta lancent à leurs partisans, électeurs et sympathisants respectifs un solennel appel au rassemblement républicain pour en finir avec ce qui est maintenant appelé « le système Aeschlimann », depuis un célèbre dossier paru dans L’Express en septembre 2006.

Du coup, une dynamique unitaire de rassemblement se met en place. Pendant de longues heures, les trois têtes de listes qui rassemblent donc ensemble 59 % des suffrages exprimées discutent et négocient, avec en tête le mouvement extraordinaire qu’ils viennent de constater dans ce scrutin.

Au petit matin, un communiqué de presse commun des trois têtes de listes du premier tour annonce, à la stupéfaction générale, la création d’une seule liste d’union républicaine visant à redonner la parole aux citoyens d’Asnières afin de permettre de battre Manuel Aeschlimann. Cette liste est composée au prorata des voix obtenues par chacune des listes du premier tour.

C’est là l’aboutissement d’un long combat pour de nombreux citoyens, associatifs et blogueurs d’Asnières qui avaient depuis longtemps énoncé que seule l’unité d’action de toutes les forces démocratiques et citoyennes de la ville pouvait générer un processus de défaite de Manuel Aeschlimann et donc l’effondrement de son système.

Les jours les plus longs et les plus porteurs d’espoir pour les citoyens d’Asnières

Sitôt la nouvelle commençant à circuler, suscitant un enthousiasme croissant et une dynamique d’activité militante renforcée, la liste d’union républicaine met en place son plan de campagne, avec un langage de rassemblement autour des grandes valeurs de la République.

Nul doute que le dernier communiqué de la rédaction de « Capital.fr » répondant aux modifications de ses informations sur la gestion de la commune par le journal électoral du maire sera plus largement publié. Il en sera ainsi aussi des informations sur la réaction du Monde qui s’indignait que Manuel Aeschlimann ait fait croire sur un de ses documents de campagne que son "droit de réponse" au quotidien du soir était en fait un article de ce dernier  !!!

Ces pièces et articles de presse, comme le Rapport de la Chambre régionale des comptes, peuvent être lus en se connectant au site citoyen libre www.asnierois.org

Nul doute aussi que la dynamique de victoire ainsi créée, il sera nécessaire de maintenir la flamme de l’énergie citoyenne. Mais, tous les citoyens qui participent à cette aventure presque incroyable qui ne peut que marquer l’histoire mouvementée de la commune sont convaincus que le succès est dorénavant à portée de la main.

Mais, une chose est claire ce lundi 10 mars 2008 : à Asnières, l’union effectuée dont plusieurs médias (comme France-Inter) parlent déjà, montre la voie pour battre Manuel Aeschliman, surnommé le « Sarko-boy » d’Asnières.

Le vent de l’espoir souffle maintenant très fort pour la majorité des habitants d’Asnières. Le bilan désastreux de la gestion municipale de Manuel Aeschlimann doit maintenant être encore plus montré, démontré et mis en lumière.

Beaucoup vont s’y employer dans les jours prochains qui seront probablement les plus longs et les plus beaux de leur vie de citoyens libres.

Comme le fredonnaient les journaux de l’ADECA- Association de défense des contribuables asnièrois- appelés La Gazette du Contribuable (cf. le numéro 1 ainsi que le numéro 2), la possibilité est ouverte à Asnières pour appliquer son mot d’ordre : « changeons d’air, changeons de maire ».

Rendez-vous le 16 mars 2008 au soir pour le bilan de cette initiative unitaire en marche.

Si le "Sarko-boy" est battu à Asnières, cela sera un coup politique porté aussi à son père politique : Nicolas Sarkozy. Ce sera aussi un signal fort dans le département des Hauts-de-Seine, ce Sarkoland qui est maintenant très secoué, et de plusieurs côtés.

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 Asnières : laboratoire du sarkozysme ?
par Philippe Vassé mardi 11 mars 2008 - 65 réactions
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