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Accueil du site > Tribune Libre > Au « Salon de la subvention »

Au « Salon de la subvention »

Les « paysans » (pardon, les « exploitants agricoles ») qui ont insulté la fonction présidentielle, donc la République, à travers François Hollande, méritent-ils l’indulgence dont ils bénéficient traditionnellement pour leurs exactions ?

 

Question : pourquoi l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark taillent-ils des croupières à l’agriculture française, jadis championne d’Europe voire du monde, alors qu’elle a reçu de l’Europe des centaines de milliards d’euros (environ 10 milliards chaque année) ?

Parce que ces pays ont profité des aides européennes pour moderniser leurs agricultures et leurs élevages dans l’esprit ultralibéral prôné par Bruxelles, afin de les rendre plus productifs, donc plus générateurs de profits. Il en est résulté une agriculture et surtout des élevages industrialisés, appartenant à des groupements financiers ou industriels, n’ayant pas d’états d’âmes à exploiter sans vergogne des mains d’œuvre venus de l’immigration (souvent clandestine) ou des travailleurs « détachées ». Ceci dans des exploitations que l’on ne peut plus appeler « fermes », enfermant plusieurs milliers de vaches monoraces (prime holstein) pissant des millions de litres de mauvais lait, sans jamais voir le soleil ni manger un brin d’herbe, nourris aux aliments industriels à base de soja OGM provenant d’Amérique (Nord et Sud), puis inondant le marché et faisant chuter les prix avec des tonnes de barbaque de réforme vendue par la grande distribution. Idem pour le porc et les volailles.

Question : Pourquoi la France n’a-t-elle pas suivi ce même processus ?

Parce que les gouvernements (où la droite reste largement dominante dans le temps) - en pleine connivence avec la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et avec la complicité intéressées du Crédit agricole et des Chambres d’agriculture – ont œuvrés non pas pour bâtir un avenir viable à l’agriculture française, mais avant tout pour maintenir un électorat traditionnellement acquis à la droite (voire actuellement à l’extrême-droite). Ils ont étalé dans le temps (et donc les scrutins !) la baisse régulière du nombre d’exploitations afin de maintenir quantitativement cet électorat. Les paysans français disparaissent inexorablement pour être remplacés par des « exploitants agricoles » sous contrat qui sont en réalité des ouvriers spécialisés « uber style », maillons faibles d’une agro-industrie préoccupée avant tout de profit financier. Et comme leur poid électoral s’est considérablement rétrécit, les « politiques » s’en foutent. Et TAFTA, s’il est signé, consacrera leur mise à mort.

L’ « exploitant agricole » a perdu son âme de paysan. Son âme et son savoir-faire. Il est devenu un chasseur de subventions, celles-ci représentant l’essentiel du revenu des « exploitants agricoles ». A noter que, sans assurer l’avenir de l’agriculture française, la Politique agricole commune a razzié l’essentiel des fonds européens au détriment d’autres politiques européennes. Les Français, principaux bénéficiaires des fonds européens, ont - sous la bannière de la FNSEA - toujours lutté contre les velléités bruxelloises de différentiation des subventions en fonction d’autres critères que la surface et la seule rentabilité des exploitations. Résultats : ces subventions ont été surtout – et sont toujours – pompés par les gros exploitants céréaliers (80 % du fric pour 20 % d’ « exploitants »-exploiteurs). Comme par hasard, c’est parmi ceux-ci que se recrutent l’essentiel des dirigeants de la FNSEA !

Les quotas laitiers, qui permettaient de produire à des prix rémunérateurs, ont été supprimés le 1er avril 2015. Suppression signée et ratifiée sous la droite de Sarko, rappelons-le à l’électorat de droite des « exploitants agricoles » qui sifflent et insultent le président actuel. Dès lors ces derniers somment l’Etat – avec nos sous - de prendre le relais de Bruxelles pour continuer de subventionner une agriculture responsable de biens des dégradations environnementales, stérilisant la terre par les engrais chimiques, empoisonnant l’eau et l’air par les pesticides, sans oublier la non qualité des aliments.

Et que dire de la désertification rurales résultant du regroupement des exploitations ; que dire des milliers de cancers contractés par les agriculteurs suite aux divers traitement chimiques ; que dire des suicides (deux pas jours) d’ « exploitants agricoles » flingués par les dettes contractées auprès du Crédit agricole pour sacrifier à la course au plus gros tracteur…

 

Et que penser de ce drôle de « syndicat » agricole dont le président, Xavier Belin, préside aussi une multinationale…qui vend – très cher, et c’est une des raisons occultée des problèmes de prix actuels - aux éleveurs qu’il est censé défendre l’aliment industriel à base de tourteaux de soja OGM ? Xavier Belin, le paysan en Prada est un homme d'affaires aux multiples casquettes. Il est président du syndicat majoritaire mais aussi : PDG de la société Avril-Sofiprotéol, multinationale aux multiples activités, vice-président du Copa-Cogeca, structure qui rassemble des syndicats et organisations agricoles au niveau européen, particulièrement favorable à la signature du traité TAFTA, président du port de commerce de La Rochelle, deuxième port français pour l’exportation de céréales, propriétaire dans le Loiret d'une exploitation de 500 hectares de blé, orge, colza, tournesol, maïs et pois protéagineux, etc. Quel homme pour s'occuper de tant de choses !

Quant à Sofiprotéol, rebaptisé Avril – ça fait plus printanier ! - c'est un mastodonte de 7 milliards d’euros de chiffre d'affaires, qui regroupe plus de 150 sociétés, présent dans 22 pays, notamment au Maghreb. L'objectif de cette pieuvre : assurer un maximum de débouchés à la filière des huiles et des protéines végétales (tournesol, colza, etc.)

Sofiprotéol-Avril, ce sont les huiles Lesieur et Puget, les œufs Mâtines, c'est des porcs, de la volaille, du bétail avec Glon Sanders, n°1 de l'alimentation animale. On la retrouve aussi dans la santé et la génétique animale, dans l'oléochimie (cosmétiques, peintures, mousse polyuréthane), dans les carburants (Diester industrie, n°1 européen du bio-diesel). On la rencontre encore dans le financement de l'agriculture industrielle, dans l'huile de palme, dans les semences, dans les additifs alimentaires, dans... les OGM (par Biogemma), et même dans la presse agricole !

Et les « floués de la terre » confient la défense et l’élaboration de leur futur à ce cartel qui montre sa force au salon de l’agriculture – qu’il faudrait rebaptiser « SALON DE LA SUBVENTION » - en orchestrant les insultes, le démontage du stand gouvernemental, les jets de bouses afin d’intimider le gouvernement…

Les ex-paysans, devenus « exploités agricoles » n’ont que les représentants syndicaux qu’ils méritent et l’avenir que ceux-ci leur concoctent.

Que faudrait-il faire alors ? Qui lo sa ?

Il faudrait peut-être organiser, voire imposer, des négociations tripartites entre la grande distribution, les industriels de l’agroalimentaire et aussi les paysans (pardon, les exploitants agricoles). Mais qui pour les représenter face à des colosses structurés, avides et sans états d’âmes ? Certainement pas la FNSEA. Alors, des groupements de producteurs ? Existent-ils ?

Il faudrait certainement imposer l’étiquetage pour que le consommateur sache ce qu’il achète. Encore faudrait-il que nos représentants auprès de l’Europe ne se couchent pas, comme d’habitude.

Il faudrait évidemment sortir de la monoculture, avec des fermes à taille humaine pratiquant une pluriculture destinée à nourrir une clientèle de proximité et sortir du mirage de l’exportation de produits de qualité médiocre concurrencés par leurs équivalents venant des pays à bas prix de main d’œuvre (Brésil) ou exploitant sans vergogne les travailleurs « détachés » (Allemagne).

 

Et surtout remplacer ces productions qui ne peuvent pas, compte tenu des prix de main d’œuvre chez nous et de la structure familiale de nos exploitations, concurrencer les productions des usines à lait ou à barbaque de la mondialisation. En surfant sur l'image très positive de la France, terre d'excellence gastronomique, terre de luxe, terre de savoir-faire, terre de savoir-vivre pour se diriger vers des productions de qualité, de haut de gamme, lait et viandes bio, produits transformés AOC et AOP, etc., à des prix rémunérateurs.

 

Et nos paysans retrouveront le goût du bel et bon labeur et la joie de vivre plutôt que la tentation de la corde...

 

Illustration X - Droits réservés

 


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39 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 29 février 14:02

    A quand des déclarations de conflits d’intérêts pour ce Xavier Belin ? 


    Réélu en 2014 car le seul candidat , belle démocratie syndicale.

    Quand j’ai lu cet article avec les imbrications mafieuses du président de la FNSEA , de l’industrie OGM , TAFTA etc ... j’en suis resté sidéré.

    Pas trop naïf mais quand même l’argent est partout et nous conduit dans le mur.

    Quand les terres en France seront toutes en jachère , elles se seront peut être vendues ou loués par d’autres pays pour nourrir les Français à bas cout sans respect de la nature et ensuite quand ces terres seront totalement infertiles ces grands groupes iront pollués ailleurs.

    Seul compte l’argent , le dividende , les actionnaires , la progression du chiffre d’affaires 

    Philippe

    • Alpo47 Alpo47 29 février 14:07

      Le début de l’article m’inquiétait quelque peu. Je croyais lire que vous défendiez le modèle d’hyper industrialisation des Pays Bas, de l’Allemagne, des USA ...etc... Votre conclusion me rassure un peu.

      Si les agriculteurs sont (de moins en moins) subventionnés, c’est d’abord pour compenser la disparition des « barrières douanières » qui pesaient sur les importations à bas coût. Rappelons que l’agriculteur, comme le salarié, français doit payer de lourdes charges sociales. Très supérieures aux Polonais, Russes, Bulgares ... etc ...Idem pour le cout de la main d’oeuvre jqu’il doit souvent employer. Il subit une concurrence totalement faussée .

      Les difficultés de nos agriculteurs, comme des salariés, sont d’abord la résultante de la mondialisation. Cette dernière ne s’est mise en place qu’au seul profit des négociants, multinationales, usines « à bouffe » en tout genre. Le profit immédiat est sa finalité.

      Mais pour les acteurs-initiateurs de la mondialisation, peu importe que les produits soient produit dans le Maine et loire ou en Bulgarie, seule importe les marges qu’ils peuvent se faire.

      Si les fermes-usines produisent effectivement des produits à moindre coût nécessaires pour les personnes ayant un petit budget, la « vraie agriculture » doit se tourner vers les labels, le bio, la qualité garantie. Il y a encore un avenir pour ceux là ...

      Comme toujours dans l’histoire de l’humanité : Evoluer pour ne pas disparaitre.


      • tonimarus45 29 février 16:51

        @Alpo47— moi auusi j’ai ete detasbilise par une bonne partie de cet article ai je me suis demande un bon moment si venant de « victor » c’etait du «  »lard ou du cohon«  »


      • Robert GIL Robert GIL 29 février 14:16

        La fnsea va-t-elle changer  ? ,,, certain en font la promesse !


        • @Robert GIL

          MUTTER MERKEL tant qu« elle a boudin et saucisse »deutsch_bio ) ca va sinon elle dit frankreich

          sauccccisss NICHT GUT  !!!!!!!!!

          HONTE A NOS HOMMES POLITIQUES SANS COUILLES qui ne l" honorent pas ( dégonflé le FOLL)
          POUR LES PAYSANS  QUE LES PREFETS DEFALQUENT DE LEURS SUBVENTIONS LES FRAIS DES TRAVAUX A FAIRE POUR REPARER LEURS CASSES

        • Le p'tit Charles Le p’tit Charles 29 février 15:01

          qui ont insulté la fonction présidentielle, donc la République (non..sa raie publique nuance..), à travers François Hollande chef « BONOBO » du PS..qui se montre en compagnie du mafieux de la fnsea..diner de cons dans un salon parisien en somme.. !


          • alain_àààé 29 février 15:26

            excellent article mai n oublions pas que les subventions qu ils soient de bruxelles ou des régions départements villles et que font les paysans ils s achetent des biens immobiliers j en avais 3 maisons dans ma rue sans comptés des immeubles un peu partout


            • JBL1960 JBL1960 29 février 15:45

              Oui, très juste, tout ça, et quand vous dîtes que le paysan est devenu un chasseur de subventions, ce n’est que la stricte vérité. Mais, il m’a semblée lire quelque part, que la FNSEA s’était excusée auprès de FH pour les sifflets qu’il a reçu !
              Alors là, on nage en plein délire, non ?
              Les chasseurs de subventions sont aussi, des chasseurs, tout court et c’est pas pour notre plus grand plaisir de promeneur, d’autant que vous avez encore raison qd vous dites que de la droite, le plus grand nombre est passé à l’extrême droite. Habitant dans une campagne paumée (et particulièrement Fhaine) c’est pas rassurant, rassurant tout ça. Tenez, j’ai récemment rappelé le sketch des chasseurs des Inconnus dans ce billet de blog ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/19/le-mauvais-chasseur/
              Plus sérieusement, on croit rêver qd on entend FH, ou Valls prétendent venir parce qu’ils entendent la détresse, toussa toussa... Nan, tous des pinocchios. Et en fait, on a compris que Pépère aussi Valls ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/26/pepere-aussi-valls/ Voici la liste des licenciements des 10 derniers jours dans le monde soit 300 000 personnes jetées à la rue au N.O.M. du Fric ! https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/29/tout-va-bien/&nbsp ; Mais chut... Tout va bien ! JBL


              • oncle archibald 29 février 16:23

                @JBL1960 : et l’un des plus gros bénéficiaires des subventions de la PAC est .... roulement de tambour ..... Son excellence le Prince de Monaco ! En compagnie des riziculteurs de Camargue et autres industriels marchands de sucre de betterave.

                http://www.lesenquetesducontribuable.fr/2015/05/27/aides-agricoles-priorite-aux-riches/49221

                Comme le disait ma mère en occitan, mais je ne sais pas écrire en langue d’Oc et donc je traduis : il ne pleut que là ou c’est déjà mouillé !


              • VICTOR VICTOR 29 février 16:44

                @oncle archibald
                « Ploù toujou ounte es bagna ! »
                 Il pleut toujours où c’est mouillé !


              • oncle archibald 29 février 17:12

                MERCI VICTOR. Je fais partie de cette génération qui comprend assez bien les quelques vieux qui pratiquent encore la langue d’Oc mais qui sont incapables de la parler et encore moins de l’écrire !


              • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 29 février 16:04

                « Et nos paysans retrouveront le goût du bel et bon labeur »


                A propos d’agriculture, savez-vous que le mot « labeur » est le même que le mot « labour », et donne au travail un sens positif, fructueux au lieu du sens aliénant contenu dans le mot « tâche »  ?
                D’ailleurs, c’est cette forme anciennes que la langue anglaise a conservé après le passage des rois normands francophones à la cour d’Angleterre. Et c’est ce mot que le parti trvailliste porte comme un emblème des valeurs qu’il « cultive ».

                Quant à nos « paysans » il semblerait qu’ils aient cédé la place aux techniciens agronomes, aux conducteurs de moissonneuses batteuses, aux pharmaciens vétérinaires et aux chimistes généticiens...

                • oncle archibald 29 février 16:16

                  @M de Sourcessure : « Quant à nos « paysans » il semblerait qu’ils aient cédé la place aux techniciens »

                  Et en Septembre je n’entends plus les cris et les rires des vendangeuses qui passaient devant chez moi pour rejoindre les vignes proches du village, en revanche si je dors fenêtres ouvertes, j’entends les machines à vendanger qui travaillent aux phares toute la nuit ! Faut bien amortir le matériel couteux.


                • VICTOR VICTOR 29 février 16:48

                  @M de Sourcessure
                  C’est à dessein que j’ai utilisé le beau mot « labeur » en opposition au mot « travail » dont chacun sait qu’il vient de « trepalium », le supplice du tri pal. (un, je sais où on le met, mais les deux autres ?


                • aimable 29 février 16:58

                  @VICTOR
                  une blague de chez moi
                  quand l’agriculteur a fini de remplir ses demandes de subventions , il ne lui reste plus assez de temps pour travailler !


                • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 29 février 18:00

                  @VICTOR

                  Un tripalium était un instrument formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir.

                  D’ailleurs, l’instrument de contention utilisé par les maréchaux ferrants pour ferrer es chevaux (ou les boeufs) s’appelle toujours un travail.


                • VICTOR VICTOR 29 février 18:30

                  @M de Sourcessure
                  Merci de cette précision.


                • rocla+ rocla+ 29 février 18:40

                  hé bé , avec tous les spécialistes écrivant sur ces fils , s’ ils se reconvertissaient 

                  paysans on aurait la solution . 

                  • mmbbb 29 février 19:08

                    @rocla+ j’ai passe mon enfance a la campagne J’ai connu le gout des bons produits Nous buvions du lait que nous allions cherche a la fruitiere J’ai fait les foin dans une ferme familiale Je sais ce qu est une prise de force sur un tracteur Nous allions visiter les charolaise a l’embouche afin de regarder leur etat sanitaiire et qu ’elle ne deviennent pas trop sauvage puisqu elles paissaient dans un vaste enclos recule ect Souvenirs bucoliques ou ce metier comme tant d’autres avaient un sens : le bien faire et le respect de l’animal Et je ne suis pas obese J’habite pres de Lyon lorsque certains jeunes se bourrent de bouffe et ont deja des corps difformes la mal bouffe est passe par la Au USA cette mal bouffe a un cour de 200 milliards la boucle est bouclee Raisonnement par l’absurde c’est aussi simple. Societe de merde qui bouffe sa propre merde 


                  • rocla+ rocla+ 29 février 19:13

                    @mmbbb


                    Salut mmbbb,

                    je ne vise personne en particulier  , juste je voudrais faire entrevoir 
                    que la réalité est souvent loin de la fiction .




                  • mmbbb 29 février 20:47

                    @rocla+ Je ne le prends mal Je voulais souligne entre autre l’absurdite dans laquelle s’est fourvoyée l’agricluture Elle devrait nourrir correctement l’humain mais la malbouffe le rend malade Si les etats assumaient leurs fonction regalienne en faisant une comptabilite analytique entre le cout de la prise en charge ces momes obeses ( c’est un exemple frappant puisque nous suivons les USA ) et qui vont couter une fortune a la secu et la rentabilite supposée de cette agriculture en incluant le cout de la depollution des eaux comme en Bretagne, il est evident que cette production n’est pas rentable De temps en temps il y des catastrophe sanitaire comme la vache folle et les pesticides dont les etudes parcellaires et si peu nombreuses ne suffisent pas a lever le pied sur l’usage intensif Les pesticides ce sont les agriculteurs qui commencent a payer le cout puisqu ils n’utilisaient peu de protection lorsqu ils utilisaient ces produits qui par nature sont des neurotoxiques Salutation


                  • rocla+ rocla+ 29 février 21:06

                    @mmbbb


                    Oui . 

                    Ce que plus personne ne dit  , c’ est qu’ on a jamais manqué de rien depuis 
                    les années 1950 .

                    Tout le monde à part quelques rares exceptions a mangé à sa faim .

                    Le tracteur et les machines ont amené une modernisation et  du progrès 
                    dans le monde paysan .

                    Le moment que nous vivons est simplement une étape vers mieux , avec 
                    tous les dégâts qu’ on peut voir ici et là .

                    Tous les progrès  passent par l’ intermédiaire  de hauts et de bas . 

                    Si on compare à la médecine , par exemple , il n’ y a pas l’ ombre 
                    d’ un doute que la machine est ins le bon sens . 

                    L’ automobile  ? on a jamais eu des voitures aussi sûres , et c’ est loin d’ être 
                    fini . 

                    L’ industrie nucléaire ? , une étape vers des solutions moins imparfaites .

                    Etc....

                    La paysannerie souffre  aussi du fait que c’ est un des très vieux métiers , 
                    et , penser en termes  du futur  est sans doute difficile  pour le 
                    laboureur . 


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 2 mars 07:01

                    @rocla+


                    hé bé , avec tous les spécialistes écrivant sur ces fils , s’ ils se reconvertissaient 

                    paysans on aurait la solution .


                    bonjour , je m’astreint a ne pas intervenir sous vos posts ,pour ne pas faire perdurer une chicaya
                    née sous d’autres cieux.
                    Juste cette fois, nous sommes nombreux a ne pas vous contester vos propres expériences professionnelles quand vous vous en servez d’arguments.Vous serait il possible de temps en temps d’admettre que nous sommes nombreux qui bien que n ’étant pas de vos avis a avoir connu le monde du travail y compris celui des champs.
                    Je suis sur qu’il ne vous aura pas échappé que les trois quart de notre génération « plus de 60 ans » a connu et participé au monde rural 

                    Asinus 

                  • julius 1ER 6 mars 11:59
                    La paysannerie souffre aussi du fait que c’ est un des très vieux métiers , 
                    et , penser en termes du futur est sans doute difficile pour le 
                    laboureur . 

                    @rocla+

                    et toi ta connerie aurait bien besoin d’être labourée !!!

                  • lsga lsga 29 février 20:04

                    Ils méritent tous d’être fusillés.
                    Mais bien entendu, pas pour avoir insulté François Hollande.


                    • aimable 1er mars 06:55

                      @lsga
                      ils ne sont plus esclavagistes , au moins pas dans la forme précédente , mais il faut toujours que quelqu’un travail pour eux pour pouvoir leur donner des subventions !!!


                    • titi 29 février 20:11

                      @l’auteur

                      Votre article est hilarant.

                      Il y’ a quelques années un autre président c’était fait insulté.

                      il avait répondu un truc du genre... casse toi pauvre con

                      Et donc je constate que le paysan supérieurement intelligent d’il y a 5 ans devient le dernier des pauv’cons lorsqu’il s’en prend à un président socialiste.
                      Même si ce dernier va sortir avec un bilan encore plus désespérant que le précédent.

                      Mais revenons sur le fond... les subventions aux paysans... les investissements immobilier sponsorisés (Borloo, Robien, etc...)... les primes à la casse ou le bonus écologique pour les bagnoles .. primes à l’isolation de sa maison.. le PTZ à l’accession... etc...

                      Tout ceci traduit quoi ? Qu’il est impossible d’investir dans un cadre normal sans être abasourdi par la pression fiscale.

                      Pour compenser les centaines de taxes différentes, on crée des centaines de niches.

                      Y’a quand même un problème de logique dans le merveilleux système de répartition Français.


                      • Le421 Le421 29 février 20:23

                        @titi
                        Notez quand même que ce président « socialiste » prends des mesures de droite que son prédécesseur n’aurait jamais osé faire passer.
                        Hollande, président des imbéciles...


                      • titi 1er mars 14:39

                        @Le421
                        Hollande président de SES électeurs imbéciles.

                        Nuances


                      • fcpgismo fcpgismo 1er mars 09:17

                        Il serait difficile d’écrire un article plus juste ; seulement un oubli la « confédération paysanne » défend vraiment le modèle paysan alors que la FNSEA a détruit le monde paysan.

                        On aurait du améliorer les conditions de travail sans l’obsession de toujours produire plus.

                        • Fergus Fergus 1er mars 09:35

                          Bonjour, fcpgismo

                          C’est en effet l’un des rares oublis de cet excellent article. Depuis toujours, la Confédération paysanne se bat pour maintenir des emplois sur des exploitations privilégiant la qualité et le respect des sols et des animaux. Tout le contraire de la FNSEA dont l’action ne vise qu’à augmenter sans cesse les profits nés de la relation consanguine entre la grosse production et l’industrie.


                        • cyberfurax 1er mars 12:19

                          bonjour,
                          Hollande insulté ? il s’en fout comme il se fout de nous. nous ne sommes que quantité négligeable. La paysannerie n’existe plus depuis longtemps. ca va nous couter très cher, et pas pour les subventions stupides qu’on leurs donne. Leurs méthodes de travail assassinent la terre.
                          certes les machines ont rendu les travaux des champs moins pénibles, mais le désastre écologique qui en découle, combiné à nos pratiques agricoles d’après guerre, l’utilisation des nitrates dans nos champs, et l’intervention des agro-chimistes des multinationales... ce couple de biologistes dont je ne me souviens plus du nom, déclare tout net que les meilleures terres de France, j’ai nommé la Beauce, sont mortes. Les raisons qu’ils avancent pour expliquer ce désastre sont que les pratiques de labourage profond et l’extermination du vivant dans la terre, celui qui fabrique la terre, le ver de terre, ne fait plus partie de l’écosystème décrit ci-dessus. Les nitrates et autres engrais et pesticide ont eu sa peau. Seule une agriculture raisonnée pourra nous sortir de ce piège, mais il faudrait 10 à 20 ans à la terre pour se régénérer.
                          Bonne journée


                          • jeluth 1er mars 14:46

                            vous souvenez vous du gag : la panse de brebis ?
                            Au début, on croyait que c’était de la merde ? Après, on a regretté que ça n’en soit pas.
                            On pourrait dire la même chose des produits agroINDUSTRIELS.
                            A rappeler que la feta (grecque ?) vient du Danemark, de vaches qui n’ont jamais vu le soleil.


                            • TSS 1er mars 20:46

                              Jacob,Guyau,Belin tous des cérealiers qui en ont strictement rien à

                               foutre des petits eleveurs sauf à les envoyer en téte des manifs pour

                               obtenir des subventions dont ils toucheront la majeure partie.

                               Ne pas perdre de vue que les deux plus grands proprietaires terriens

                               sont le prince Charles et le prince de Monaco... !!


                              • TSS 2 mars 00:16

                                 Les céréaliers importaient ,il y a quelques années des wagons entiers

                                 de vers de terre de Pologne pour aerer leurs terres.

                                 ils labourent très profond mais toujours à la même profondeur ce qui

                                 finit par creer une couche imperméable ils ont donc inventé une machine

                                 la sous-soleuse pour casser cette croute ,de plus ils ratissent toutes les

                                 pierres pour en faire d’enormes tas le long des routes ce qui fait qu’à la

                                 première pluie les champs se transforment en lacs par manque de drainage... !!

                                 .

                                 


                                • captain beefheart 2 mars 00:24

                                  Et à la fin de l’histoire tous les terrains agricoles et sylvicoles seront propriété des banques et Bayer,Monsanto,BASF,etc.,les paysans simples serfs,et tout rentre dans l’ordre.Résistez !Achetez du terrain,ne serait-ce que 20 ares,ça vous permet aussi d’en vivre avec votre famille !


                                  • julius 1ER 6 mars 11:54

                                    Bravo Victor, c’est ton meilleur article depuis longtemps !!!


                                    Tu résumes bien la situation de l’agriculture française et surtout tu le fais sans parti pris au contraire d’un Assholinau qui profite de la crise pour faire feu de toute la démagogie dont il est capable !!

                                    je partage l’essentiel de ton analyse, j’ajouterai même que cette course effrénée menée par certains pays européens est totalement mortifère dans cette surenchère aux coûts tirés vers le bas ...

                                    l’agriculture y perd son âme et le consommateur la santé à terme, mais encore une fois le Capitalisme appliqué au vivant et à la nourriture est une catastrophe pour l’humanité .... et je pèse mes mots !!!

                                    encore une fois c’est dommage que la plupart des gens ne soient pas mobilisés contre cet aspect des choses et en tout premier lieu les agriculteurs qui au lieu de s’en prendre au gouvernement feraient bien mieux de s’en prendre à la FNSEA et la mettre au pied du mur une bonne fois pour toute !!!

                                    • Jeekes Jeekes 6 mars 16:44

                                      « qui ont insulté la fonction présidentielle »


                                      Oh-la-la, je vais écraser une ch’tite larme là.
                                      Que faire moi qui m’essuie le fion avec cette soi-disant fonction ?

                                      Par ailleurs, sont-ce vraiment des « paysans » qui ont insultés, ou les gros pourris de la FNSEA ? 

                                      Pour le reste, à la question : « méritent-ils l’indulgence dont ils bénéficient traditionnellement pour leurs exactions ? »

                                      Ben clairement NON. 
                                      Mais c’est justement parce qu’il s’agit des gros pourris de la FNSEA qu’ils bénéficient de tellement d’indulgence !

                                      Parce que le pékin de base, s’il insulte, lui c’est direct le tribunal... 

                                      • vesjem vesjem 6 mars 17:30

                                        @victor
                                        Ton premier paragraphe décrit bien le problème ;
                                        Sache quand même que les industriels de l’agriculture « étrangère » européenne ou mondiale sont également de super mafieux sans vergogne ;
                                        L’agriculture est l’une des activités de santé publique universelle majeure ; aussi , il conviendrait , pour le bien de l’humanité , du monde animal , et de la planète , de réguler la concurrence , d’assainir son fonctionnement , et de contrôler très sérieusement ses acteurs
                                        Hélas pour la planète et ses habitants , le « grand marché financier » à déjà pris le chemin contraire .

                                         

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