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Avis de tempête persistant sur les marchés

Pourquoi les marchés financiers perdent-ils le nord ? Trois changements structurels dans la finance moderne sont à l’origine des sérieuses turbulences qui s’abattent sur les marchés ces dernières semaines. Ces changements nous ont menés au bord d’une contraction mondiale du crédit, et peut-être d’une récession.

Le premier c’est la titrisation. Il s’agit de la formule magique qui permet de transformer du passif (un prêt hypothécaire) en actif (une obligation adossée à une créance hypothécaire). Un raz de marée de titrisation a balayé les marchés. La conversion à grande échelle d’actifs non-commercialisables a modifié la nature même des actifs financiers, ainsi que les caractéristiques du comportement financier. La nette augmentation des actifs cotés a influencé la culture des marchés financiers de manière importante, en stimulant l’appétit pour le risque, mais également en érodant les concepts traditionnels de liquidité, et en nourrissant l’attitude selon laquelle le crédit est généralement disponible à des prix raisonnables.

Le principal problème de la titrisation est que moins un actif titrisé est échangé, plus son cours est difficile à évaluer. Un nouveau marché est créé, générant des liquidités là où il n’en existait pas auparavant. Mais si vous ne pouvez pas le vendre, que vaut-il réellement ? La valeur, comme l’a montré l’économiste français Bastiat, ne se réalise que lors d’un échange entre deux parties.

Le second c’est la numérisation des échanges financiers. Les technologies de l’information ont soutenu les perspectives de crédits faciles désormais si répandues parmi les investisseurs. Les marchés étant reliés au niveau mondial par les réseaux électroniques, l’information financière circule quasi-instantanément ; les échanges informatisés et les transactions sont exécutés sans délai.

Ou, pour utiliser un terme plus simple, on peut comparer cela au concept des "Brochettes à volonté" proposé par des restaurants qui n’ont rien de spécial. Mais les "Brochettes à volonté", par contre, sont bien spécifiques ; elles signifient exactement ce que leur nom indique : l’offre de brochettes ne s’épuise jamais. Tant que vous continuez à manger, ils continuent à vous en servir.

L’équivalent économique des "Brochettes à volonté", c’est la loi de Say, qui affirmait, pour simplifier, que l’offre crée sa propre demande. La prolifération des actifs titrisés a créé une demande pour ces mêmes actifs. Les fonds de pension, pleins aux as, les fonds d’investissement, sans parler des hedge funds, tous cherchent des actifs à acheter. Le boom du trading numérique, les flux d’information en continu et la titrisation ont créé un boom au sein de la base mondiale d’actifs échangeables (ou au moins "achetables").

Mais le troisième est celui qui cause le plus de difficultés. La quantification. Il y a une tendance à penser que les marchés financiers peuvent être transformés en tableaux tout propres, avec des signaux d’achat et de vente bien nets, tenant pleinement compte de toutes les relations entre les marchés grâce à des douzaines de variables. Bien entendu, il est fou de penser qu’un modèle mathématique puisse prédire avec précision le comportement d’un système organique complexe. Mais parfois, cela semble fonctionner.

Les modèles quantitatifs sur lesquels sont basées les stratégies de certains hedge funds et une bonne partie du program trading de Wall Street semblent fonctionner lorsque la volatilité boursière est basse. C’est-à-dire qu’en l’absence de comportements irrationnels, lorsque la relation entre les classes d’actifs et d’autres variables reste constante, certains modèles marchent. Ils cessent de fonctionner lorsque le monde commence à changer. Et au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le changement est bien plus constant que la stabilité.

Nous pourrions conclure que la combinaison de ces trois "Ations" a mené à une perte de discipline sur les marchés. On trouve des prêteurs qui ne sont pas des banques, et qui prêtent de l’argent sans être pleinement conscients des risques de défaut de paiement. Le risque lui-même est perdu dans la bataille, du moins pendant un temps.

Mais le capitalisme ne peut pas fonctionner sans risque réel. Le risque contraint à la discipline non pas parce qu’il récompense l’effort et l’esprit d’initiative, mais parce qu’il punit impitoyablement l’échec. Si les marchés de capitaux ne condamnent pas le manque de discernement en permettant à une entreprise de faire faillite, les capitaux eux-mêmes sont gâchés, immobilisés dans des opérations qui ne produisent rien de valeur, ni pour la banque, ni pour l’entreprise, les actionnaires, la population ou le gouvernement (sous forme de recettes fiscales).

Le vrai capitalisme. Il va de crise en crise... passe du boom créateur à la destruction créatrice... de marchés liquides fonctionnant correctement à des marchés aussi solidement gelés que la calotte glaciaire avant le réchauffement planétaire. Du boom au krach... des profits aux pertes... de la richesse à la pauvreté.

Et voilà qu’interviennent les banques centrales. Les booms, ça va, disent-elles... mais on va mettre fin à ces vilains krachs. Comment ? En fournissant plus de crédits ! La Fed est intervenue en août, rachetant les valeurs que les acteurs du marché libre ne voulaient pas, y compris les créances adossées aux prêts subprime.

Ce qu’il nous faudrait, en ce moment, c’est un peu plus de faillites spectaculaires. Nous finirons par y arriver, bien entendu. Mais si la Fed, la BCE et d’autres banques centrales continuent de secourir les marchés, le jour du jugement sera un peu retardé.

La question centrale reste quelle valeur a l’argent qui n’est pas créé par un travail qui apporte de la valeur ajoutée dans le processus de transformation matérielle de la matière première ou qui ajoute de la valeur ajoutée (bien-être) par les services proposés aux consommateurs/épargnants ?

La tempête est forte car l’argent créé par le subprime c’est du vent, et elle est d’autant plus puissante qu’il y en a beaucoup trop.

par Luigi Chiavarini (son site) lundi 27 août 2007 - 22 réactions
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  • Par Reinette (xxx.xxx.xxx.26) 27 août 2007 14:25
    Reinette

    GUERRE, TERRORISME... c’est bon pour la BOURSE

    En 1941, le Journal des Finances et l’Agéfi se félicitaient de l’influence bénéfique de l’Occupation sur la Bourse de Paris.

    60 ans plus tard, on retrouvait les mêmes qui saluaient l’influence bénéfique du 11-septembre et de la guerre en Irak sur toutes les Bourses du globe.

    CONSTAT : nazisme, guerres ou terrorisme, tout est bon dans le cochon.

    Dans une passionnante étude, l’historien Francis Ronsin montre, citations à l’appui, l’allégresse avec laquelle le JOURNAL DES FINANCES (JDF) et l’Agence économique et financière (l’Agéfi) ont tous deux salué Pétain (« le plus glorieux des drapeaux », pour le Jdf) et l’occupation nazie (« L’unité monétaire européenne ne peut être que le Reichsmark », affirmait l’Agéfi).

    Sacré Ben Laden !

    SEPT 2001. Après un été cafardeux pour l’ensemble des Bourses mondiales, la rentrée s’annonce calamiteuse : « Après 3 mois de stabilité sur une tendance médiocre, les Bourses ont décroché cette semaine. Les actions traditionnelles ont été attaquées à Paris comme à Wall Street », s’alarme le Journal des Finances (01/09/2001).

    Les jours passent mais la morosité s’accroche...

    « L’indice CAC 40 a chuté de 33,3 % depuis son record du 4 septembre 2000. [...] Aux États-Unis, après le krach des valeurs technologiques, ce sont maintenant des grandes valeurs de l’indice Dow Jones qui flanchent à leur tour. Résultat : un indice CAC 40 au plus bas depuis deux ans. » (JdF, 08/09/2001).

    LA VEILLE du 11/09/2001...

    « les principaux marchés du vieux continent ont affiché des reculs supérieurs à 3 % », se désole l’AGEFI (11/09/2001).

    Là-dessus, irruption des avions de... Ben Laden. Les tours jumelles s’embrasent et s’effondrent. Effondrée elle aussi, la presse financière rivalise avec les grands médias pour exprimer sa consternation, son horreur et, bien sûr, sa solidarité : « Le terrorisme aveugle vient d’apporter la démonstration que la folie humaine n’avait pas de limites. Ce n’est, hélas, pas rassurant. » (l’AGEFI, 12/09/2001).

    Pas rassurants, les attentats du 11 septembre ?

    Pour les boursicoteurs, qui n’aiment rien tant qu’être rassurés, cette platitude cache une terrible angoisse : la perspective d’une baisse de la consommation. Déjà que « le moral des consommateurs était au plus mal avant même les attentats suicide du mardi » (l’AGEFI, 14/09), alors avec Manhattan dans les gravats, leur désir de consommer ne va pas aller en s’améliorant.

    « Les scénarios des experts que nous avons interrogés vont tous dans le même sens : le ralentissement économique qui se développait aux États-Unis avant le 11 septembre va tourner à la récession au quatrième trimestre 2001 et dans les premiers mois de 2002. » (JdF, 22/09).

    Les spécialistes unanimes, voilà un signe qui ne trompe pas ! Et le même JdF d’enfoncer le clou : « Les stratégistes prévoient une récession aux États-Unis et la poursuite de la baisse des actions ». À peine l’encre servant à imprimer ces funestes prophéties était-elle sèche que de nouveaux chiffres venaient tout chambouler. Heureusement pour leurs clients, « experts » et « stratégistes » s’étaient fourrés le doigt dans l’œil. Le 15 septembre 2001, les marchés se sont déjà « ressaisis » (JdF). Le 29 septembre, ils ont « retrouvé une certaine sérénité » (JdF).

    10 jours plus tard, les cours continuent de grimper : « Hier, les marchés américains ont poursuivi leur rebond initié il y a deux semaines et demie » (l’AGEFI, 12/10).

    Le 20 octobre : « Cette semaine, le CAC 40 a repris 200 points et près de 5 % de sa valeur » et « l’indice Dow Jones a enregistré un gain de 3,27 % sur les cinq dernières séances » (JdF).

    Le 6 décembre, moins de 2 mois après les attentats, c’est l’apothéose : « Retour de l’enthousiasme sur les places américaines », lance l’AGEFI. Entretemps, la situation économique n’a en réalité fait qu’empirer.

    Le 5 novembre, alors que les Bourses chantaient leur « enthousiasme », l’AGEFI évoquait encore une « crainte de récession généralisée », une « nette progression du chômage américain à 5,4 % » et un « inquiétant marasme de l’activité industrielle dans l’Euroland » (05/11).

    Un paradoxe que nos conseillers boursiers, jamais avares d’explications, n’ont aucune peine à déchiffrer : « Il aura suffi de la prise de Kaboul par l’Alliance du Nord, d’une hausse des ventes de détail plus forte que prévu aux états-Unis et de la chute du prix du pétrole pour amener les investisseurs à écarter le spectre d’une récession prolongée aux Etats-Unis. » (l’AGEFI, 19/11)

    À L’ARGUMENT DES BIENFAITS DE LA GUERRE il convient d’en ajouter un autre, non moins prodigieux.

    Le 22 septembre, Philippe Sassier écrit en effet dans le JdF : « L’idéologie antimondialiste et la bataille contre les OGM occupaient le fauteuil de la contestation laissé vacquant par le communisme. Le terrorisme ajoute désormais du sang et de l’horreur à cette contestation. » Ben Laden/José Bové, même combat. Ainsi discréditée, la contestation anti-libérale n’inspirera plus les mêmes craintes que naguère.

    Le 28 septembre, l’AGEFI creuse plus avant l’amalgame fructueux du barbu et du Roquefort : « La critique antimondialiste (qui a été en fait jusqu’à présent un anti-américanisme) a sans doute perdu une part de justification depuis les attentats. » Les investisseurs peuvent donc se rassurer, d’autant qu’ils ont été « favorablement orientés par la défaite en Afghanistan du régime des talibans et par la décision d’ouvrir un nouveau cycle de négociations [conférence de l’OMC à Doha] visant à libéraliser davantage le commerce mondial » (JdF, 15/12).

    TOUT COMPTE FAIT, les avions de Ben Laden n’ont donc pas fait que du mal :

    « En organisant les attentats du 11 septembre, Ben Laden ne pensait sûrement pas favoriser la solidarité internationale et le développement du commerce mondial », se réjouit froidement le JdF (10/11). Bref, si les cours s’envolent, c’est grâce à l’effondrement des tours jumelles.

  • Par Forest Ent (xxx.xxx.xxx.205) 27 août 2007 12:14
    Forest Ent

    Ces trois trucs ont pu jouer pour renforcer certains mécanismes, mais le problème à la base reste la surévaluation périodique d’actifs et le crédit excessif qui en découle.

    Cette crise était archi-prévue. On peut appeller cela ’escroquerie’, ’cavalerie’, ’pyramide’, ’schéma de Ponzi’, ’exubérance irrationnelle’, ’bulle’, etc ... C’est toujours pareil.

    L’idée de base, c’est que les journaux ne présentent que des nouvelles positives le temps que les établissements financiers aient réussi à sortir du risque en le diluant au maximum ailleurs. Et un jour, le roi est nu.

    J’ai lu un article il y a seulement 3 mois d’un économiste US disant en gros "les liquidités sont inépuisables". smiley

    Je le redis encore : la crise n’est pas finie. Nous commençons simplement à évaluer l’impact sur l’économie réelle. Watch the perfect storm.

  • Par Reinette (xxx.xxx.xxx.26) 27 août 2007 14:39
    Reinette

    GUERRE, TERRORISME... c’est bon pour la BOURSE

    SADDAM à la rescousse

    Début 2003, rien n’est plus attristant que la lecture de l’AGEFI : « Les investisseurs clôturent sans regret une année boursière désastreuse. L’indice phare de la Bourse de Paris a terminé 2002 sur la plus importante baisse annuelle de son histoire. » Ou : « Les marchés américains ont connu en 2002 leur troisième année de baisse consécutive. Ils sont désormais hantés par la perspective d’une guerre en Irak. » (02/01/2003)

    Ou encore : « Les espoirs de rebond de l’économie allemande en 2003 s’envolent. » (08/01) La guerre qui se profile suscite d’autres inquiétudes : « L’angoisse face au risque de guerre touche durement les marchés boursiers. Pour tenter de légitimer une intervention militaire en Irak, le président Bush promet d’apporter des preuves à charge contre Bagdad le 5 février.

    En attendant, l’économie reste en panne et, faute de repères, les Bourses broient du noir. » (l’AGEFI , 30/01)

    Un contre-sens répandu pourrait faire croire que si les marchés sont déprimés, c’est parce que la guerre approche. Alors qu’en fait, ce qui les afflige, c’est plutôt le risque que la guerre s’éloigne. Il ne faut donc pas s’étonner si « les manifestations pacifistes de la semaine dernière n’ont que modérément rassuré les marchés » (l’AGEFI, 18/02). La guerre, pas de problème : C’EST L’AVANT GUERRE QUI CREE INCERTIDUE, confusion et pertes d’argent. « L’histoire nous dit que lorsque l’Amérique se trouve sur le pied de guerre, les marchés chutent de 11 à 17 %.

    Mais une fois la guerre engagée, le marché se redresse », explique David Schwartz, historien des marchés financiers, cité dans le Monde (23/09/2002).

    L’expert financier André Gosselin se montre encore plus cru : « Lors des préparatifs de guerre, comme c’est le cas actuellement, les indices sont en baisse, alors qu’on s’attend à ce qu’ils repartent à la hausse dès que les premières bombes tomberont sur l’ennemi. » (sur le site Lesaffaires.com, mars 2003)

    Ça y est, nous y sommes presque ! « Les spéculateurs ont déjà reproduit par avance le scénario boursier de 1991. Le dernier ultimatum lancé par la Maison blanche à Saddam Hussein soulage les Bourses. » (l’AGEFI, 18/03).

    Les bonnes nouvelles s’enchaînent en rafale : « Vendredi, l’envolée de l’indice parisien a même dépassé le précédent record remontant au 17 janvier 1991, jour du déclenchement de l’opération Tempête du désert. » (l’AGEFI,17/03) « L’abandon par les Anglo-Américains de l’attente du feu vert de l’ONU pour attaquer l’Irak [...] a levé l’incertitude - ce que la Bourse déteste par dessus tout - sur le déclenchement d’une guerre. Au total, en trois séances, l’indice CAC 40 a gagné 17,83 % » (JdF, 22/03).

    Cependant, les Bourses restent nerveuses. Après la fulgurante victoire américaine, les premières embûches trouvées sur le chemin des « libérateurs » donne des suées froides aux marchés, sensibles comme des chatons au moindre imprévu.

    Sombrement lucide, l’AGEFI brandit l’index : « Les marchés s’étaient emballés à l’idée d’une guerre propre presque virtuelle, et d’un effondrement rapide du régime de Saddam Hussein. Ils avaient simplement oublié que la guerre reste la guerre, faite de victimes militaires et civiles, de bavures, de pièges imprévus, de résistances inattendues. [...] Au lieu d’acheter au son du canon, les marchés auraient assurément mieux fait de contenir leur impatience. » (25/03/03).

    Mais les chenilles tournent et, quelques jours plus tard, les forces de Saddam sont enfin en déroute. Le résultat, on vous le donne en mille : « Les Bourses ont fortement rebondi hier, soutenues par l’avancée des forces de la coalition vers Bagdad », applaudit l’AGEFI (03/04), qui en oublie les consignes de prudence qu’elle prêchait une semaine plus tôt. Le 12 avril, Le Journal des Finances peut enfin saluer la victoire de Bush, avec une note de regret toutefois : « L’issue heureuse de la guerre en Irak constitue un immense soulagement et supprime une inconnue majeure sur l’existence d’un risque latent d’embrasement au Proche-Orient. La reddition, à la fois rapide et sans condition, des fidèles de Saddam Hussein n’a pourtant pas donné lieu à l’envolée boursière que la plupart des opérateurs attendaient. »

    Encore quelques semaines de patience, les amis : « La psychologie des investisseurs semble avoir changé. Le rebond du Dow Jones est de l’ordre de 20 % depuis le mois de mars et la guerre en Irak. [...] L’indice CAC 40 a rebondi de 31 % en trois mois par rapport au point bas de 2 403 points touché le 12 mars » (JdF, 07/06). C’est signe de bonne santé, effectivement, pour « la psychologie des investisseurs ».

    Dans l’euphorie de la victoire, la presse financière française, qui avait jusqu’alors plutôt partagé le scepticisme de son gouvernement, renoue avec son américanophilie habituelle : « Les Américains veulent moderniser l’islam et montrer qu’il est compatible avec la démocratie, tandis que les intégristes veulent islamiser le modernisme », pérore sentencieusement le JdF (26/04/03).

    Une poudrière, l’Irak occupé ? Allons, rien à craindre de ce côté-là : « Bagdad peut devenir, demain, un modèle dans une région du monde où la démocratie n’est qu’un mot lointain et vague. » (JdF, 18/04).

    Ah, la merveilleuse science divinatoire des journalistes financiers épris de démocratie !

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