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Accueil du site > Tribune Libre > Bachar al-Assad : Khan Cheikhoun est une fabrication, nous n’avons (...)

Bachar al-Assad : Khan Cheikhoun est une fabrication, nous n’avons pas d’armes chimiques

 

Le 13 avril 2017

Interview de Bachar al-Assad, Président de la République Arabe Syrienne, par l'AFP

Source : http://sana.sy/en/?p=104255

Traduction : http://sana.sy/fr/?p=87849

Révision : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

 

Transcription :

 

Journaliste  : Monsieur le Président, je voudrais d’abord vous remercier de me recevoir pour cette interview. Monsieur le Président, avez-vous donné l’ordre d’attaquer Khan Cheikhoun avec des armes chimiques mardi dernier ?

Bachar al-Assad : En fait, personne n’a enquêté sur ce qui s’est passé ce jour-là à Khan Cheikhoun jusqu’à présent. Comme vous le savez, Khan Cheikhoun est sous le contrôle du Front al Nosra qui est une branche d’Al-Qaïda. Donc les seules informations dont a disposé le monde jusqu’à présent sont celles publiées par la branche d’Al-Qaïda. Personne n’a d’autres informations. Nous ne savons pas si toutes les photos ou les images vidéos que nous avons vues sont vraies ou truquées. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé qu’une enquête soit menée à Khan Cheikhoun. Voilà pour le premier point.

Deuxièmement, selon les sources d’Al-Qaïda, l’attaque a eu lieu entre 6h et 6h30 du matin, alors que l’attaque syrienne a sur cette même zone a eu lieu vers midi, entre 11h30 et 12h. Ils parlent donc de deux événements différents. Aucun ordre n’a donc été donné de déclencher une attaque. 

Et d’ailleurs nous ne possédons pas d’armes chimiques, nous avons renoncé à notre arsenal il y a quelques années. Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les utiliserions pas. Tout au long de notre histoire, nous n’avons jamais utilisé notre arsenal chimique. 

Alors, qu’est-ce qui s’est passé ce jour-là ? Comme je viens de le dire, l’unique source de ces informations c’est Al-Qaïda, nous ne pouvons pas les prendre au sérieux.
Notre impression est que l’Occident, surtout les Etats-Unis, sont main dans la main avec les terroristes, et qu’ils ont monté toute cette histoire pour avoir un prétexte pour l’attaque. L’attaque n’a pas eu lieu à cause de ce qui s’est passé à Khan Cheikhoun. Nous sommes face à un seul et même événement : la première étape en était le spectacle auquel nous avons assisté sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision, et la propagande (médiatique). La seconde étape était l’agression militaire.

C’est bien ce qui s’est produit à notre sens. Car, quelques jours seulement, 48 heures à peine ont séparé la campagne médiatique de l’attaque américaine, sans la moindre enquête, sans les moindres preuves tangibles de quoi que ce soit. Rien que des allégations et de la propagande (médiatique), puis les frappes ont eu lieu. 

Journaliste  : Donc, d’après vous, qui serait responsable de cette attaque chimique présumée ?

Bachar al-Assad  : Les allégations elles-mêmes viennent d’Al-Qaïda, du Front al-Nosra. Nous n’avons donc pas besoin de mener une enquête pour en savoir l’origine, ils les ont eux-mêmes annoncées. La région est sous leur contrôle, et il n’y a personne d’autre.

Quant à l’attaque, je viens de le dire, il n’est pas encore clair si elle a eu lieu ou non. Car, comment peut-on vérifier une vidéo ? Il y a tellement de vidéos truquées en ce moment, et il y a des preuves qu’elles étaient fausses, comme celles des Casques blancs par exemple. Ce sont des membres d’Al-Qaïda, des membres du Front Al-Nosra. Ils ont rasé leurs barbes, porté des casques blancs, et sont apparus comme des héros humanitaires. Ce qui n’est pas vrai, car ces mêmes personnes tuaient les soldats syriens, et les preuves se trouvent d'ailleurs sur Internet. 

La même chose s’applique à cette attaque chimique. Nous ne savons pas si ces enfants ont été tués à Khan Cheikhoun. Nous ne savons même pas s’ils étaient vraiment morts. Et s’il y a eu une attaque, qui l’a lancée ? Et avec quels matériels ? Nous n'avons absolument aucune information, rien du tout, personne n’a enquêté.

Journaliste  : Vous pensez donc que c’est une fabrication ?

Bachar al-Assad  : Bien sûr, il s’agit pour nous d'une fabrication à cent pour cent. Nous ne possédons pas d'arsenal (chimique), et nous n'allons donc pas l'utiliser.

Plusieurs indices montrent, même avec l’absence de preuve, car personne ne possède d’informations ni de preuves tangibles, mais vous avez des indices. Par exemple, moins de deux semaines ou environ dix jours avant l’attaque, les terroristes avançaient sur plusieurs fronts, y compris dans la banlieue de Damas, et (dans la campagne de) Hama non loin de Khan Cheikhoun.

Supposons que nous disposions d’un tel arsenal, supposons que nous ayons la volonté de l’utiliser : pourquoi n’y avons-nous pas eu recours au moment où nos troupes reculaient et les terroristes gagnaient du terrain ? En fait, cette prétendue attaque coïncide avec la période durant laquelle l’armée syrienne progressait très rapidement, et où on assistait à la débâcle des terroristes qui s’effondraient. Pourquoi donc utiliser de telles armes, si d’ailleurs on les possédait vraiment et avions la volonté de les utiliser, pourquoi les utiliser en ce moment précis et non au moment où on traversait une situation difficile ? En toute logique. Voilà pour le premier point.

Deuxièmement, à supposer encore une fois que vous possédiez de telles armes et que vous vouliez les utiliser, dans cette hypothèse, pourquoi les utiliser contre des civils et non contre les terroristes que nous combattons ?

Troisièmement, l’armée syrienne n’est pas présente dans cette zone, nous n’y menons pas de batailles, et nous n'avons aucun objectif à Khan Cheikhoun qui n’est pas une zone stratégique. Pourquoi l’attaquer, d'un point de vue militaire ?! Pour quelle raison ? Je parle d'un point de vue militaire.

Evidemment, il s’agit essentiellement pour nous d’une question d’éthique, c’est-à-dire que nous n’aurions pas utilisé l’arme chimique même si nous la possédions. Nous n’aurions aucune volonté de l’utiliser, car ce serait intolérable sur le plan moral, et nous perdrions alors le soutien du peuple.

Tous les indices vont donc à l’encontre de toute cette histoire. Vous pouvez donc dire que cette pièce (de théâtre) qu’ils ont montée ne tient pas la route. L’histoire n’est pas convaincante, en aucune manière.
 

Journaliste  : Avec la frappe aérienne américaine, Trump semble avoir changé dramatiquement de position à votre égard et à l’égard de la Syrie. Avez-vous le sentiment d’avoir perdu celui que vous avez auparavant qualifié d’éventuel partenaire ?

Bachar al-Assad  : J’avais bien dit "si", je parlais au conditionnel : s’ils sont sérieux dans la lutte contre les terroristes, nous serons des partenaires. J’ai dit que cela ne concernait pas seulement les Etats-Unis, car nous sommes les partenaires de tous ceux qui veulent combattre les terroristes. C’est là pour nous un principe de base.

Mais il s’est avéré dernièrement, comme je l’ai dit tout à l’heure, qu’ils sont main dans la main avec ces terroristes, je veux dire les Etats-Unis et l’Occident, ils ne sont pas sérieux dans la lutte contre les terroristes. Hier encore certains de leurs responsables défendaient Daech, disant que Daech ne possédait pas d’armes chimiques. Ils défendent Daech contre le gouvernement syrien et contre l’armée syrienne. Donc en fait, vous ne pouvez pas parler de partenariat entre nous, nous qui luttons contre le terrorisme et combattons les terroristes, et les autres, qui les soutiennent ouvertement.

Journaliste  : Pouvons-nous donc dire que la frappe américaine vous a fait changer d’avis au sujet de Trump ?

Bachar al-Assad  : De toute manière, j’étais très prudent à exprimer toute opinion à son sujet auparavant, avant et après qu’il ne devienne Président. Je disais toujours : "Attendons de voir ce qu’il va faire." Nous ne commentions pas les déclarations.

En effet, cette attaque est la première preuve qu’il ne s’agit pas tant du Président des Etats-Unis que du régime, de "l'Etat profond" des Etats-Unis. Il est toujours le même. Il ne change pas. Le Président n'est que l’un des acteurs sur la scène (américaine). S’il veut être un leader, il ne peut pas, car comme certains le disaient, Trump a voulu être un leader, mais tout Président US qui veut devenir un vrai leader va finalement ravaler ses mots, passer outre sa fierté au cas où il en a, et faire un revirement à 180 degrés, sinon il en payera le prix politiquement.

Journaliste  : Mais pensez-vous qu’il y aura une autre attaque ?
 Bachar al-Assad  : Tant que les Etats-Unis seront gouvernés par ce complexe militaro-industriel, ces entreprises financières et bancaires, ce qu’on peut appeler l'Etat profond qui œuvre aux intérêts de ces groupes, bien sûr que cela peut se reproduire n’importe quand et n’importe où, et pas seulement en Syrie.

Journaliste  : Et votre armée et les Russes riposteront-ils si cela se reproduit ?

Bachar al-Assad  : En fait, si vous voulez parler de représailles, nous parlons de missiles qui viennent de centaines de kilomètres, ce qui est hors de notre portée. Mais de fait, la vraie guerre en Syrie ne dépend pas de ces missiles, mais du soutien apporté aux terroristes.
C’est la partie la plus dangereuse dans cette guerre.

Notre riposte sera la même qu’au premier jour : écraser les terroristes partout en Syrie. Lorsque nous nous débarrasserons des terroristes, rien ne nous inquiètera plus. Telle est donc notre riposte, c'est une réponse (globale), et non une réaction (à un événement précis).

Journaliste  : Vous dites donc qu'une riposte par l’armée syrienne ou par les Russes sera très difficile car les navires sont très éloignés.
Bachar al-Assad  : C’est tout à fait vrai pour nous qui sommes un petit pays, tout le monde le sait d’ailleurs. C'est hors de notre portée. Je veux dire qu’ils peuvent lancer des missiles à partir d’un autre continent, tout le monde le sait. Les Etats-Unis sont une grande puissance, nous ne le sommes pas. 

Quant aux Russes, c’est une autre affaire.

Journaliste  : Accepteriez-vous les résultats d’une enquête menée par l’OIAC [Organisation pour l'interdiction des armes chimiques] ?
 Bachar al-Assad  : Dès 2013, lorsque les terroristes ont lancé leurs premières attaques contre l’armée syrienne en utilisant des missiles chimiques, nous avons réclamé une enquête. C’est nous qui avons demandé que des enquêtes soient menées. Chaque fois qu'il y a eu des attaques chimiques ou des allégations d'attaques chimiques, c'est nous qui avons demandé (une enquête).

Cette fois-ci, nous avons discuté hier avec les Russes, et durant les quelques derniers jours qui suivirent les frappes, que nous allons œuvrer ensemble en vue d’une enquête internationale. 

Mais cette enquête doit être impartiale. Nous ne pouvons permettre d'enquête que si elle est impartiale, et en s’assurant que des pays impartiaux y prendront part, pour être sûrs qu’elle ne sera pas utilisée à des fins politisées.

Journaliste  : Et s’ils accusaient le gouvernement, renonceriez-vous au pouvoir ?

Bachar al-Assad  : S’ils accusent ou s’ils prouvent ? Il y a une grande différence. Car ils accusent déjà le gouvernement. Et si par “ils” vous voulez dire l’Occident, non, l’Occident ne nous intéresse pas. 

Si vous parlez de l’OIAC, s’ils arrivent à prouver qu’une attaque a eu lieu, il faudra enquêter pour savoir qui a donné l’ordre de lancer une telle attaque. 

Mais pour ce qui est de l’armée syrienne, une chose est à cent pour cent certaine : nous ne possédons pas (de telles armes), et nous ne pouvons pas, même si on le voulait, nous ne pouvons pas et nous n’avons pas les moyens nécessaires de lancer une telle attaque, ni la volonté de le faire.

Journaliste  : Vous voulez dire que vous ne possédez pas d’armes chimiques ?

Bachar al-Assad  : Non, absolument pas. Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal. L’OIAC a déclaré que la Syrie est vide de toute matière chimique.
 

Journaliste  : Je pose la question parce que les Américains ont dit qu’il y avait des armes chimiques dans la base aérienne, le niez-vous ?

Bachar al-Assad  : Ils ont attaqué la base aérienne et détruit les dépôts qui contenaient différents matériels, mais il n’y avait pas du gaz sarin. Comment donc ? S’ils disent que nous avons lancé l'attaque au sarin à partir de cette même base aérienne, qu’est-il arrivé au sarin quand ils ont attaqué les dépôts ? A-t-on entendu parler de sarin ? Notre chef d’Etat-major est arrivé dans la base quelques heures seulement après l’attaque. Comment il a pu y aller s’il y avait du sarin ? Comment a-t-on pu avoir seulement six martyrs, sur des centaines de soldats et d’officiers présents sur les lieux ? S’il y avait du sarin dans la base, comment se fait-il que les autres n’en sont pas morts ? 

Dans ces mêmes vidéos truquées que nous avons vues sur Khan Cheikhoun, lorsque les secouristes essayaient de venir en aide aux victimes ou aux personnes supposées affectées, ils ne portaient ni masques ni gants de protection. Comment donc ? Où est donc le sarin ? Ils auraient dû en être immédiatement affectés.

Tout cela n’est donc qu’allégations. Je veux dire que cette attaque américaine et ces allégations constituent une preuve supplémentaire sur la fabrication et le fait qu’il n’y avait pas de sarin nulle part.
 

Journaliste  : Si vous dites ne pas avoir donné l’ordre, est-il possible que des éléments indisciplinés de l'armée aient lancé cette attaque chimique ?

Bachar al-Assad  : Même s’il y a un élément incontrôlé, l’armée ne possède pas de matières chimiques. Voilà pour le premier point.

Deuxièmement, un élément indiscipliné ne peut pas envoyer un avion de son propre chef, même s’il le veut. C’est un avion et non pas un petit véhicule aisément déplaçable ou une petite mitrailleuse qu'il peut utiliser à son gré. Ce serait possible si on parlait d’un pistolet que quelqu’un utilise à sa guise et utilise pour violer la loi, chose qui peut arriver partout dans le monde, mais c’est impossible lorsqu’il s’agit d’un avion. Voilà pour le deuxième point.

Et troisièmement, l’armée syrienne est une armée régulière et non pas une milice. Elle est structurée et hiérarchisée, avec des mécanismes très clairs pour donner des ordres. Il n’est donc jamais arrivé durant les six dernières années de guerre en Syrie qu’un élément rebelle ait tenté d’agir contre la volonté de ses supérieurs.

Journaliste  : Les Russes vous ont-ils mis en garde avant la frappe américaine ? Etaient-ils présents sur la base aérienne ?

Bachar al-Assad  : Non, ils ne nous ont pas avertis parce qu’ils n’en ont pas eu le temps. Les Américains les avaient avertis quelques minutes seulement avant l’attaque, ou comme certains le disent après l’attaque, car les missiles prennent quelque temps pour arriver jusqu’à la base. 

Mais en fait nous disposions de quelques indices que quelque chose allait se passer, et nous avons pris plusieurs mesures à cet égard.
 

Journaliste :Est-ce que vous confirmez que 20% de votre force aérienne a été détruite dans cette attaque, comme le disent les Américains ?

Bachar al-Assad :Je ne connais pas le cadre référentiel de ces 20%. C’est quoi les 100% pour eux ? Est-ce que ça correspond au nombre (total) des avions ? Ou à la qualité ? Ce taux renvoie-t-il aux appareils opérationnels ou en réserve ? Je ne sais pas ce qu’ils veulent dire par là.

Non, en fait, comme nous et les Russes l'avons déclaré, quelques appareils ont été détruits, la plupart de vieux appareils, dont certains n’étaient pas opérationnels de toute manière. C’est la vérité. Et la preuve est que depuis cette attaque, nous n’avons pas arrêté d’attaquer les terroristes partout en Syrie. Donc nous n’avons pas eu l’impression d’avoir été réellement affectés par cette frappe dans notre puissance de feu et notre capacité à attaquer les terroristes.
 

Journaliste :Votre gouvernement a déclaré au début que vous aviez frappé un dépôt d’armes chimiques. Est-ce vrai ?

Bachar al-Assad  : C'était une possibilité car lorsque vous attaquez une cible liée aux terroristes, vous ne savez pas ce qu’il y a dedans. Vous savez que c’est une cible, ça peut être un dépôt, un entrepôt, un camp, un siège, vous n’en savez rien. Mais vous savez que les terroristes l’utilisent, et vous l’attaquez, comme toute autre cible. C’est ce que nous faisons quotidiennement, et parfois au fil des heures, depuis le début de la guerre. Mais vous ne pouvez pas savoir ce qu’il y a dedans. Que les frappes aériennes aient visé un dépôt de matériaux chimiques était donc une possibilité parmi d’autres. 

Mais encore une fois, cela ne correspond pas au timing de l’annonce, non seulement parce que seuls les terroristes l’ont annoncé le matin, mais aussi parce que leurs organes d’informations, et leurs pages sur Twitter et sur Internet ont annoncé l’attaque quelques heures avant l’attaque présumée, c’est-à-dire à 4h du matin. A 4h du matin ils ont annoncé qu’il y aurait une attaque chimique, et qu’il fallait s’y préparer. Comment pouvaient-ils le savoir ?
 

Journaliste  : Ne pensez-vous pas que Khan Cheikhoun représente un énorme revers pour vous ? Pour la première fois depuis six ans, les Etats-Unis attaquent votre armée. Hier, après une courte lune de miel, Tillerson a dit que le règne de la famille Al-Assad va bientôt prendre fin. Ne pensez-vous pas que Khan Cheikhoun constitue pour vous un grand revers ?

Bachar al-Assad  : Il n’y a pas de règne de la famille Al-Assad en Syrie de toute façon. Il rêve. Ou disons qu’il hallucine. Nous ne perdons pas notre temps avec sa déclaration.

En réalité, non : durant les six dernières années, les Etats-Unis étaient directement impliqués dans le soutien des terroristes partout en Syrie, y compris Daech et Al-Nosra, ainsi que toutes les factions qui partagent la même mentalité en Syrie. C’est une chose claire et prouvée en Syrie.

Mais si vous voulez parler des attaques directes, il y a quelques mois à peine, une attaque plus dangereuse que cette dernière avait eu lieu, juste avant qu’Obama ait quitté ses fonctions, quelques semaines avant je pense. Cela a eu lieu à Deir Ezzor à l’Est de la Syrie, lorsqu’ils ont attaqué une montagne qui revêt une grande importance stratégique. Ils ont attaqué une base de l’armée syrienne régulière, ce qui a aidé Daech à s'emparer de cette montagne. Et si l’armée syrienne n'avait pas été assez forte pour repousser Daech, la ville de Deir Ezzor serait aujourd'hui entre les mains de Daech, et Deir Ezzor aurait alors été directement relié avec Mossoul en Irak. Cela aurait constitué une victoire très stratégique pour Daech. Donc en fait non, le gouvernement américain était directement impliqué.

Mais pourquoi ont-ils attaqué directement cette fois-ci ? Parce que, comme je viens de le dire, les terroristes dans cette région étaient en pleine débâcle. Les Etats-Unis n’avaient donc aucun autre choix pour soutenir leurs proxys, à savoir les terroristes, si ce n'est en attaquant directement l’armée syrienne. Car ils leur avaient fourni toutes sortes d’armes, mais ça n’avait pas réussi.

Journaliste  : Vous ne pensez donc pas que ce soit un grand revers pour vous ?

Bachar al-Assad  : Non, non, cela fait partie du même contexte qui dure depuis six ans. Il a pris différentes formes, mais le fond de la politique américaine et occidentale vis-à-vis de la situation en Syrie n’a aucunement changé. Laissons de côté les déclarations : certaines ont un ton élevé, d’autres sont moins fortes, mais la politique reste la même.

Journaliste  : Vous avez repoussé la plupart des rebelles à Idlib. Prévoyez-vous de l'attaquer prochainement ?

Bachar al-Assad  : Nous attaquerons les groupes armés partout en Syrie, à Idlib, ou n'importe où ailleurs. Quant à l’heure et à la priorité, c’est une question militaire qui doit être discutée au niveau militaire.

Journaliste  : Vous avez dit auparavant que Raqqa était pour votre gouvernement une priorité. Cependant, les forces qui avancent vers la ville se constituent dans leur majorité de Kurdes appuyés par les Etats-Unis. Ne craignez-vous pas qu’on vous écarte de la libération de Raqqa ?

Bachar al-Assad  : Non, car nous soutenons quiconque veut libérer n’importe quelle ville des terroristes. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut la libérer des terroristes pour qu’elle soit occupée par les forces américaines, par exemple, ou par un autre proxy, ou un autre terroriste. L'identité de ceux qui vont libérer Raqqa n'est donc pas claire : est-ce que ce sera vraiment des forces syriennes qui la remettront ensuite à l’armée syrienne ? Est-ce que ce sera en collaboration avec l’armée syrienne ? Ce n’est pas encore clair.

Ce que nous entendons, ce ne sont que des allégations sur la libération de Raqqa. C’est ce que nous entendons depuis un an environ, ou un peu moins, mais rien ne s’est produit sur le terrain. Tout reste donc hypothétique, car il n'y a rien de tangible sur le terrain.

Journaliste  : Les Etats-Unis et la Russie sont les parrains du processus de Genève. Etant donnée la tension entre les deux pays, pensez-vous que ce processus puisse se poursuivre ?

Bachar al-Assad : Il y a une grande différence entre le fait que le processus soit actif, ce qui pourrait se produire à tout moment, la réactivation de ce processus, et le fait qu’il soit efficace. Jusqu’à présent le processus n’est pas efficace. Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis ne sont pas sérieux dans la recherche d'une solution politique quelconque. Ils veulent utiliser le processus politique comme un parapluie pour les terroristes, ou ils cherchent à obtenir à travers cette tribune ce qu’ils n’ont pas pu réaliser sur le terrain, sur le champ de bataille. Voilà pourquoi le processus n’était pas du tout efficace.

Nous nous retrouvons maintenant dans la même situation. Nous ne voyons pas que cette administration est sérieuse sur ce plan, car ils soutiennent les mêmes terroristes. Nous pouvons donc dire : oui, nous pouvons réactiver le processus, mais nous ne pouvons pas dire que nous nous attendons à ce qu’il soit efficace ou fructueux, non.

Journaliste  : Après six ans, Monsieur le Président, n’êtes-vous pas fatigué ?

Bachar al-Assad : A vrai dire, la seule chose qui peut faire pression sur vous, ce n’est ni la situation politique, ni la situation militaire, mais c’est la situation humanitaire en Syrie, l’effusion quotidienne du sang, les souffrances et les difficultés infligées à chaque foyer en Syrie. C’est la seule chose pénible et fatigante, si on peut parler de “fatigue”.

Mais si vous vouliez parler de la guerre, de la politique, des rapports avec l’Occident, non, je ne me sens pas du tout fatigué,
car nous défendons notre pays, et on ne se lassera jamais de le défendre.

Journaliste  : Qu’est-ce qui vous empêche de dormir ?

Bachar al-Assad : Encore une fois, la souffrance du peuple syrien, (que je ressens au niveau de) la relation humanitaire entre moi et chaque famille syrienne, directement ou indirectement. C’est la seule chose qui peut m’empêcher de dormir de temps en temps. Mais en aucun cas les déclarations occidentales ou leurs menaces de soutenir les terroristes. 

 

Journaliste  : Aujourd’hui, des gens de Foua et de Kafraya vont être déplacés de leurs villages vers Damas et Alep. Ne craignez-vous pas que cela puisse représenter un déplacement de la population, et que la Syrie d’après la guerre ne sera plus comme celle qui existait avant ?

Bachar al-Assad : Le déplacement réalisé dans ce contexte est obligatoire. Nous ne l’avons pas choisi, et nous souhaitons que toute personne puisse rester dans son village et sa ville. Mais ces gens-là, comme beaucoup d’autres civils dans diverses régions, étaient entourés et assiégés par les terroristes. Ils ont été tués de manière quotidienne. Ils devaient donc partir.

Ils rentreront bien sûr chez eux après la libération. C’est ce qui s’est produit dans plusieurs autres régions où les gens rentrent chez eux.

C’est donc une situation provisoire. Parler de changements démographiques n’est pas dans l’intérêt de la société syrienne si c’est permanent, mais tant que c’est temporaire, ça ne nous inquiète pas.

Journaliste  : Monsieur le Président, merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview.

Bachar al-Assad : Merci à vous.

Journaliste  : C'était très intéressant, merci beaucoup d'avoir échangé avec moi.

Bachar al-Assad : Merci à vous.


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97 réactions à cet article    


  • anna anna 19 avril 10:01

    Les djihadistes ont utilisé les armes chimiques contre les militaires américains et australiens en Irak, selon CBS News :


    Quant est ce que Trump accusera B.Assad de cet acte ignoble ?

    • Christian Labrune Christian Labrune 19 avril 11:35

      à l’auteur,
      Qui, mieux que Bachar el Assad pourrait dire la vérité sur cette affaire, puisqu’il est responsable de la politique Syrienne ? Beaucoup de journalistes sont incapables de faire correctement le travail, allant voir ici et là ce qui se raconte, et comme les témoignages ne concordent jamais tout à fait, celui qui veut s’informer reste toujours dans une certaine incertitude.
      Un bon journaliste ne doit pas s’occuper de ce qui se raconte à propos d’un événement. Il doit aller aux source sûres et interroger ceux qui sont naturellement mandatés, du fait de leur fonction, pour dire la vérité vraie.
      Si Bachar el Assad dit qu’il n’y a plus d’armes chimiques en Syrie, il faut le croire.
      Au reste, je lui ai toujours fait confiance, aussi bien qu’à son papa qui fut un très grand démocrate. Je sais bien qu’il y a en France des journalistes assez téméraires pour oser induire le doute sur les déclarations du Président de la Syrie. Combien de temps tolèrera-t-on encore ces sortes de divagations ? Si on était en Turquie, les menteurs professionnels que sont ces sortes de journalistes seraient immédiatement mis hors d’état de nuire. La prison et bientôt la peine de mort, ça n’est tout de même pas fait pour les chiens, et la Vérité finira bien par triompher.


      • JC_Lavau JC_Lavau 19 avril 12:31

        @Christian Labrune. Il en pense quoi, ton médecin ? La même chose que moi ?


      • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 19 avril 12:42

        @Christian Labrune


        Ni Bachar, ni Poutine ne m’ont menti sur les couveuses du Koweit (1991) le génocide du Kossovo (1999) ; les adm et les liens de Saddam avec Al Qaeda (2003), les mercenaires noirs bourrés de viagra de Kadhafi (2011), etc...

        Il ne s’agit pas de défendre Bachar, mais de dénoncer les mensonges répétés de nos dirigeants et de nos médias. Ça suffit, ça ne prends plus, tu peux rembarrer ta propagande à deux balles. 

        Rien ne permet d’accuser l’armée syrienne dans cette histoire (comme en 2013 d’ailleurs) , mais tout dénonce les rebelles tous affiliés de prêt ou de loin à Al Qaeda : cui bono, timing, non sens tactique, stratégique et politique, etc...

        Si dans ton esprit il vaut mieux faire confiance à Al Qaeda et à nos dirigeants qui mentent depuis 25 ans dès qu’il s’agit de cette région on ne peut que te ranger dans le camps des tartufes, car je ne pense pas que tu sois un naïf.

      • Christian Labrune Christian Labrune 19 avril 12:56

        @JC_Lavau
        Vous ne pourrez quand même pas nier, me semble-t-il, que si on était allé interroger Joseph Staline (mais il était déjà mort, le pauvre) lors de la publication du rapport Khrouchtchev le concernant, il n’aurait probablement pas été entièrement d’accord.

        Il y a deux ans à peu près, à propos d’une discussion sur la révolution française et sur Robespierre, on en était venu à évoquer Pol Pot. Et quelqu’un d’optimiste qu’une foi très ardente animait m’avait dit : « on finira bien par le réhabiliter ».

        Au reste, peu avant la mort de Staline, Paul Eluard lui avait consacré une ode, en très beaux vers de mirliton. Bachar el-Assad n’est pas encore mort, Poutine et Erdogan non plus, pas même Kim Jong-un, même si cela ne saurait tarder, mais tous ces braves gens, tous des grands et géniaux dirigeants ont sur ce site bien des thuriféraires. Il s’en est même vu pour faire l’éloge d’un barbu récemment parti en fumée comme un vulgaire havane.

        Vous pensez que c’est être fou que d’exiger de la part des journalistes un exercice constant de l’esprit critique ? C’est pourtant ce que nient des articles comme celui qu’on peut voir en haut de cette page et qui retiennent la version de l’accusé sans la discuter le moins du monde. Est-ce que la justice procède ainsi dans les prétoires ? Je n’en suis pas vraiment sûr.

        Je n’oserai quand même pas imaginer que vous n’ayez pas su discerner la tonalité très ironique de ma précédente intervention. Auquel cas, effectivement, je serais vraiment cinglé, mais c’est surtout que vous, vous ne sauriez pas lire.


      • Ben Schott 19 avril 12:59

        @Christian Labrune
         
        Toujours cette consternante mauvaise foi !
         
        Tout d’abord, ce journaliste ne prétend pas « dire la vérité vraie », il donne la parole à l’accusé, sans faire de commentaires, ce qui tranche avec nombre de ses confrères, qui font l’inverse, soit beaucoup de commentaires sur le coupable (car ils ont accepté sans broncher le verdict du juge et bourreau – sans qu’il y ait eu procès, ce qui ne dérange pas trop ces éternels défenseurs des droits de l’homme).
         
        « Si Bachar el Assad dit qu’il n’y a plus d’armes chimiques en Syrie, il faut le croire. »
         
        Bien sûr que non, pas même lui ! Qui demande une enquête impartiale. Ce qui n’est pas votre cas, puisque pour vous, si l’administration américaine dit que Bachar el Assad a utilisé des armes chimiques, il faut la croire.
         
        Votre ironie est donc nulle et non avenue, et on voit bien que vous, si prompt à dénoncer les tyrans (enfin seulement ceux qui figurent sur votre liste), pratiquez plus le procès d’intention que la recherche de la vérité.
         


      • Ben Schott 19 avril 13:14

        @Christian Labrune
         
        « C’est pourtant ce que nient des articles comme celui qu’on peut voir en haut de cette page et qui retiennent la version de l’accusé sans la discuter le moins du monde. »
         
        Mais vous-même pouvez « discuter la version de l’accusé » sans l’avoir entendue ! Dans les prétoires, il y a l’accusation et la défense, au terme desquelles on se prononce, me semble-t-il. Et surtout, on instruit un procès après une enquête, pas avant.
         

         


      • olivier cabanel olivier cabanel 19 avril 19:23

        @Christian Labrune
        pour apporter de l’eau à votre moulin

        que depuis une heure, le gouvernement français assure avoir la preuve que le dictateur syrien est bien le responsable de l’attaque chimique

      • lautrecote 19 avril 19:58

        @Christian Labrune
        L’article parle de Staline, de Kim Jong-un, de Pol Pot ?
        Ah ben on n’a pas du lire le même alors...


      • Ruut Ruut 19 avril 22:23

        @olivier cabanel
        Ton lien n’apporte aucune preuve de l’implication du régime syrien..


      • Hetadame Hetadame 20 avril 01:15

        @olivier cabanel : et bien qu’Ayrault montre ses preuves ...on verra bien ! 

        Pour le moment ce ne sont que des effets d’annonces !!!


      • Trelawney Trelawney 20 avril 10:34

        @Ben Schott
         il donne la parole à l’accusé, sans faire de commentaires, ce qui tranche avec nombre de ses confrères, qui font l’inverse,

        C’est un peu identique (dans une moindre mesure puisque ce n’est que de l’argent) avec le cas Fillon. Si vous l’écoutez à propos du Penelopegate, il n’a rien fait.
        Ceci dit cette affaire syrienne est étrange.

        Ce matin j’ai entendu sur RTL des témoignages syriens disant qu’ils ont vu une bombe exploser sans faire de bruit, un gaz s’en échapper et des gens tomber. Ces même témoins se sont approchés des blessés pour leur porter secours. Tous vomissaient et étaient asphyxiés. Ces même témoins parlaient de gaz sarin et c’est là que ça me trouble
        Le sarin est un gaz inodore et incolore. Comme il est neurotoxique il s’attaque autant au système respiratoire qu’à la peau. Donc si vous touchez un objet ou une personne contaminé au sarin vous mourrez dans l’heure.
        Le témoin parle de fumée blanche et de personnes intoxiquées, c’est contraire au sarin. De plus j’ai vu des reportages dans les hôpitaux où l’on amenait les blessées et les médecins n’avaient pas de combinaison NBC et touchaient les patients sans gants. 
        De plus le sarin se dégrade trés vite et on ne peut le stocker que sous conditions trés techniques. EI n’a certainement pas les capacités de stocker ce produit sans danger pour eux même. Donc s’ils en avaient ça se saurait
        Je pense plus à un gaz chloré qui est couramment utilisé pour tuer l’ennemi dans son abri sans risque de danger pour le fantassin. Dans ce cas ça peut être Bachar, comme les russes.
        L’occident monte en épingle, cette affaire qui n’est malheureusement qu’un fait de guerre

      • baldis30 20 avril 10:57

        @Hetadame
        bonjour,

         « qu’Ayrault montre ses preuves »

        mais bien sûr qu’il va les montrer ... attendez au moins qu’il les ait fabriquées ... il faut du temps de la patience ... les adm de Saddam Hussein sont tout juste prêtes ...

        Notre gouvernement s’est encore ridiculisé .... smiley


      • Christian Labrune Christian Labrune 20 avril 11:06

        Toujours cette consternante mauvaise foi !

        @Ben Schott

        Oui, c’est vrai, je suis de mauvaise foi, je le confesse bien volontiers, et c’est probablement une sottise d’oser remettre en question les propos de grands penseurs du politique tels que les Poutine, Lavrov, Bachar el-Assad, qu’on n’a encore jamais vu falsifier la réalité des choses ou tenter de manipuler l’opinion comme le font constamment, en France, nos politiciens corrompus plus soucieux de leur intérêt propre que de la res publica. C’est assurément une sottise, oui, mais je ne peux pas m’en empêcher et cela peut aller quelquefois, effectivement, vous avez raison de le souligner, jusqu’au procès d’intention.
        A vrai dire, cela relève surtout, peut-être, de la pathologie. Si vous connaissiez un traitement et si vous aviez l’adresse d’un praticien qui pût me guérir de ces comportements compulsifs, je n’hésiterais pas à consulter. Si la lobotomie pouvait avoir une quelconque efficacité, croyez bien que je n’hésiterais pas à y avoir recours. Je serais tout de suite plus calme et je cesserais d’emmerder les gens de bonne foi qui fréquentent ce forum.


      • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 20 avril 11:28

        @Christian Labrune

        on peut corriger ta phrase comme ça pour la rendre plus pertinente :

         « et c’est probablement une sottise d’oser remettre en question les propos de grands penseurs du politique tels que les Bush, Blair, (Irak), Clinton, Schroder (Kosovo) qu’on n’a encore jamais vu falsifier la réalité des choses ou tenter de manipuler l’opinion comme le font constamment.... »


        tu es l’archétype de la mauvaise foi Labrune.
        les média-mensonges de guerre made in OTAN ne marchent plus.
        Tartufe.

      • Christian Labrune Christian Labrune 20 avril 13:06

        @TARTOQUETSCHES
        Le doute n’est pas la mauvaise foi, bonhomme. Quand on est confronté à la politique et, si on n’est pas lobotomisé comme vous paraissez l’être, on n’adhère pas aveuglément à un camp plutôt qu’à un autre. On raconte bien des histoires des deux côtés, et cela a toujours fait partie du jeu politique. Il faut vraiment être d’une naïveté abyssale pour ne pas le savoir.
        En attendant, le conflit dans la Syrie sagement gouvernée par el-Assad, c’est plus de trois cents mille morts depuis le début. Il n’y est absolument pour rien, le pauvre homme, et de toute façon, la bonne foi impose probablement de considérer qu’à partir du moment où ce ne sont pas nos proches qui crèvent, cela ne nous empêche pas vraiment de dormir.


      • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 13:27

        @tartoquetsches. Mais sa mauvaise foi est sous télécommande. Son avocat pourrait plaider l’irresponsabilité pénale.


      • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 20 avril 14:49

        @Christian Labrune
        « On raconte bien des histoires des deux côtés » :

         c’est bien pour cela qu’il faut une enquête internationale composée d’experts mandatés par les pays impliqués (russes, us, turc, iraniens, saoudiens...) et neutres (chinois, brésil, ...) enquête refusée par le « camp du bien » qui accuse sans preuve et bombarde illégalement (comme d’habitude).

        Parmi les 300000 morts il y aurait 1/3 de soldats, 1/3 de civils tués par les 2 camps et 1/3 de « rebelles » divers et avariés... imputer la responsabilité au seul Bachar est inepte, comme si les rebelles ne tuaient personne, et bien sur ce sont des innocents les rebelles, ils ne sont pas alliés à Al Qaeda et sont laïques et démocrates...

        Effectivement ces 300000 morts n’empêchent pas les dirigeants saoudiens, qataris, turcs, français, anglais et américains de dormir, ils s’en branlent et continuent à verser de l’essence sur les braises, l’objectif étant que Bachar tombe, que la Syrie soit éclatée et livrée à une bonne gouvernance islamistes sunnites wahabites pour les gazoducs coulent dans le bon sens.

        Tartufe.

      • alanhorus alanhorus 19 avril 13:46

        Quand on voit que ce connard de donald Trump a parler une demie-heure avec Erdogan pour le feliciter de son score truqué par bourrage des urnes, on comprend que les USA sont en de très mauvaises mains.
        Trump dit qu’il s’occupera de l’amerique en priorité puis il bombarde l’Afghanistan la Syrie et bientôt la Corée et pourquoi pas paris tant qu’il y est puisque nostradamus l’aurait prédit pour le 13 aout 2017 ?


        • baldis30 20 avril 11:02

          @alanhorus
          bonjour, « 

           »les USA sont en de très mauvaises mains.« 

           cela dépend du point de vue ... lorsqu’on voit que la flotte américaine destinée à effrayer la Corée du Nord prend la direction de l’Australie parce qu’on a oublié de l’informer de la nouvelle destination cela doit faire intensément rigoler dans certaines chancelleries MEME EN EUROPE OTANESQUE.

          Ayrault aussi sérieux-sic que d’habitude n’a pas manqué une occasion de se ridiculiser avecd »ses preuves.


        • Christian Labrune Christian Labrune 20 avril 11:28

          nostradamus l’aurait prédit pour le 13 aout 2017 ?

          @alanhorus

          Si Nostradamus l’avait prédit, alors on est foutu ! Etant parisien, je suis comme Gargantua à la naissance de Pantagruel, je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer. Il faut en rire parce qu’enfin je ne lirai plus de sottises sur AgoraVox, mais il faut en pleurer parce que je ne pourrai plus rien lire d’autre non plus.


        • xana 19 avril 14:55

          Merci Sayed Hasan pour ces article.
          Et bravo au reporter (anonyme ?) qui a réalisé l’interview de Bachar Al Assad. Ce reporter risque de perdre rapidement son job s’il continue à travailler honnêtement.

          Quant à moi je crois que Bachar dit la vérité, non pas par naïveté, mais parce que c’aurait été juste une imbécillité de sa part d’utiliser des armes chimiques maintenant. Ce qui ne trouble pas le moins du monde les thuriféraires de l’Occident, pour qui la voix de leur maître remplace le simple bon sens.
          Et si on peut légitimement se poser des questions sur l’équilibre psychique de Trump et de ses sous-fifres va-t’en guerre, par contre il est clair que Bachar est un type (très) intelligent, posé et parfaitement conscient des risques liés à chacune de ses décisions. Tout comme V Poutine d’ailleurs.

          Pour C Labrune (C’est quoi, lui, un néonazi, un sataniste ou un sionste ?) :
          Hé le comique, ca ne t’a pas frappé, toi ? Si tu avais été Bachar, et en supposant que tu aies des armes au sarin, est-ce que tu les aurais utilisées contre une poignée de civils dans un village sachant que les US n’attendent qu’une occasion comme celle-là pour te mettre sur la gueule ?
          Bof, je sais que c’est perdre mon temps qu’essayer de faire réfléchir un crétin. Mais je voulais le lui dire.
          Jean Xana


          • Christian Labrune Christian Labrune 19 avril 15:25

            @xana

            Comme en témoigne l’article dont on trouvera ci-dessous le lien, qui date de mai 2011, c’est-à-dire de l’époque des « printemps arabes », on verra que le gouvernement syrien a toujours été très démocratique, hostile à toute répression des mouvements populaires. Il y avait dans la Syrie d’alors comme partout, bien qu’elle fût déjà un pays très libre, une grande aspiration à plus de liberté encore, à laquelle le gouvernement s’était efforcé de répondre de la manière la plus favorable, avec tous les moyens militaires dont il disposait.
            N’allons donc pas faire un méchant procès à Bachar el-Assad ! Tout ce qu’il a toujours pu faire, il l’a fait, et c’est vraiment dommage qu’on n’ai jamais eu en France un Président de la République aussi soucieux du bonheur des peuples et des libertés publiques.

            Le premier article que j’aie trouvé par Google sur cette heureuse époque :
            http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/13/pourquoi-la-revolte-syrienne-se-demarque-t-elle-des-autres-revolutions-du-monde-arabe_1521674_3218.html


          • njama njama 19 avril 15:41

            @Christian Labrune

            des manifestants pacifiques qui tuent une cinquantaine de policiers ? ... et plein de soldats ...

            Fabriquer la contestation : la vérité en Syrie - (Manufacturing dissent )

            http://www.youtube.com/watch?v=84YzV9gTf_I

            Dans cette vidéo de 44:03) le témoignage d’Alaa Ebrahim, journaliste dont le frère dans l’armée syrienne a été tué. Il dit :

            (à 3:29 > 4:31) :
            « Jusqu’à ce jour, les 4 premiers morts des manifestations à Daraa, j’ai interviewé des manifestants qui étaient à leurs côtés ainsi que des officiers de sécurité et des policiers. En fait leurs récits ne s’accordent pas toujours très bien , mais il y a une chose sur lequel ces personnes sont toutes d’accord, personne ne sait qui a tiré sur les manifestants qui furent tués le premier jour. Les manifestants m’ont dit que les coups de feu venaient du haut d’un château d’eau de la ville. Et en fait ils ne pouvaient identifiés les tireurs. »

            puis il dit à 11:53 > 13:08

            « Au début, l’histoire qu’ils ont racontée c’était que des manifestants pacifistes étaient réprimés par un état policier. Selon eux l’armée et les forces de sécurité ont été utilisées. Ils n’ont pas précisé que jusqu’à mai l’armée ne fut pas impliquée, pas même lorsque 50 policiers furent tués comme à Daraa les premiers jours. Personne ne mentionne que le jour où l’armée a décidé d’entrer dans Daraa, les soldats portaient leurs tenues de combat, gilet pare-balles et casques, 70 soldats furent tués le jour où ils entrèrent dans Daraa, ce qui témoigne d’une violente attaque sur l’armée et une très grosse attaque de snipers. J’ai vu de mes yeux un colonel de l’armée, il reçut un tir provenant d’une distance de plus de mille mètres, ce qui indique un haut niveau d’entrainement. Ils n’ont pas mentionné cela parce que les nouvelles disaient »Ok, il y a des manifestants pacifistes et cet état autoritaire qui réprime les manifestations. Et ils ignoraient tout le reste"



          • xana 19 avril 15:58

            @Christian Labrune
            Merci pour Le Monde, ce n’est certainement pas dans ce torchon que je rechercherai la moindre preuve à charge ou à décharge. Dans le temps je ne lisais pas la Pravda non plus.

            Ma question reste sans réponse : En supposant un instant que Christian Labrune soit à la place de Bachar Al Assad et dispose (autre supposition gratuite) de quelques armes chimiques, serait-il assez CON pour les utiliser contre une poignées de villageois, sachant que l’Occident tout entier n’attend que cela pour le pulvériser ?

            Bon, si tu ne veux pas répondre à cette question simple, je serai obligé de considérer qu’en effet Christian Labrune préfère ne pas se servir de son cerveau quand ça le gêne au niveau de ses croyances.
            CQFD.


          • JC_Lavau JC_Lavau 19 avril 17:32

            @Christian Labrune. Tu fais encore confiance à Li Monde toi ?

            C’est le journal qui proclame que la banquise arctique aura totalement disparu en 2012, et que les pauvres ours blancs, et que réchauffement climatique anthropique....
            Bobardement intensif et continu, aux ordres de Tel Aviv, sous contrôle de la C.I.A.

          • Christian Labrune Christian Labrune 19 avril 18:09

            @xana
            Christian Labrune, s’il était Bachar el-Assad - ce qu’à Dieu ne plaise !-, se comporterait comme un bon joueur aux échecs, capable de prévoir les réactions de l’adversaire en anticipant ses réactions sur une profondeur d’au moins deux ou trois coups. Il se dirait la chose suivante : les Occidentaux qui savent de quoi je suis capable ne m’aiment guère. Une exaction de plus ou de moins, ça ne leur fera ni chaud ni froid, ils savent à quoi s’attendre de ma part, et s’ils tentent quelque chose en manière de rétorsion après le coup que je vais jouer, ça leur retombera sur la gueule : il y a dans ce même camp occidental un nombre considérable de conspirationnistes qui se dépêcheront de prendre ma défense sur Internet. Les plus primaires vont tout de suite poser la question suivante : à qui profite le crime ? Or le crime, apparemment, profite surtout à mes adversaires.
            C’est donc bien à eux qu’on l’imputera assez vite ; on imaginera (on peut les y aider ! je ne sais quelle collusion entre quelque groupe jihadiste et les services américains, lesquels se seront donc rendus responsables d’un massacre faussement commis en mon nom. Que je massacre comme le faisait autrefois mon papa, ou que je ne massacre pas, le résultat sera exactement le même du point de vue de l’opinion, et je n’ai donc aucune raison de me gêner. De surcroît, si je massacre au sarin, ça fanatisera ceux qui prennent inconditionnellement parti pour moi, lesquels ne pouvant pas approuver la chose mais répugnant à se déjuger, n’auront plus d’autre possibilité que le négationnisme : les Twin towers, pour eux, c’était déjà les Américains, et ils sont faits, à avaler les plus grosses couleuvres. De toute façon, ces choses-là divisent terriblement l’adversaire, et c’est l’un des objectifs que privilégient toutes les écoles de guerre. C’est ce qu’on appelle la guerre psychologique. Il faut avoir autant de soutiens qu’il est possible chez l’ennemi, prêts à trahir à tous les coups leur propre camp. Or, on peut compter infailliblement sur un islamo-gauchisme européen fortement tenté par les « démocratures ».

            Quittant ce point de vue de Bachar el-Assad, je peux bien dire que je me fous éperdument, à l’heure qu’il est, de savoir qui a fait ça. Dans le grand bordel du Moyen-Orient, c’est un épisode atroce, mais qu’il n’est malheureusement plus possible d’empêcher. Il serait certes urgent de stabiliser la situation dans la région Syrie-Irak, mais de toute façon, Bachar el Assad sera toujours un ennemi des Européens, aussi longtemps qu’il restera la marionnette des Iraniens.

            Cela me conduit quand même à faire un certain nombre de réflexions sur l’inconsistance des réactions de l’opinion et sur le réalisme en politique dans cette région du monde. Le papa de Bachar el-Assad était-il un pur salaud ? Des milliers de gens massacrés en son temps, manipulés par les Frères musulmans. A-t-il eu raison ou tort ? Quand on est dans un pays menacé comme la Syrie de Hafez par ces Frères musulmans qui sont capables de tout, faut-il prendre des gants ou adopter la manière forte ? La réponse n’est guère facile.
            Quand le Frère Morsi s’est trouvé arrêté, et ses soutiens assez salement massacrés du côté de la place Tahrir, je soutenais sur ce site (plusieurs articles) la politique d’al-Sissi. J’étais bien le seul, au milieu de tant de bonnes âmes effarouchées, mais je pensais, et je continue de penser, qu’il n’avait pas le choix.
             Si vous voulez par conséquent soutenir Bachar el-Assad, cessez donc d’affecter des allures de vierges effarouchées par ce que l’actualité nous fait voir. Dites cyniquement : il a fait gazer tout un hôpital, et assumez-le franchement, sans pudibonderie excessive, au lieu d’essayer de vous torturer les méninges pour essayer d’en faire un parangon de vertu, ce qu’il n’est assurément pas. Evidemment, ce type de répression visant des civils est plus proche des méthodes d’Adolf Hitler que de la répression assez dure des Frères musulmans sur la place Tahrir, mais avant de choisir son camp, il vaut mieux se demander de quoi on risque assez vite de devenir complice.


          • JC_Lavau JC_Lavau 19 avril 18:26

            @Christian Labrune. Grâce à ta science infuse, tu sais que c’était du sarin, tu ne vas pas t’embêter à ausculter les symptômes, dont la défécation immédiate.


            Grâce à ta science infuse, tu sais que porter un casque blanc magique pour manipuler à mains nues les victimes de sarin, protège de toute atteinte toxique...

            Grâce à ta science infuse, tu sais que les bombes agissent à rebrousse-temps, quand l’exploitation médiatique avait commencé à 6 h 22 UTC, soit 8 h 22 heure syrienne égale, et que l’avion syrien est passé à 11 h.

          • olivier cabanel olivier cabanel 19 avril 19:21

            @xana

            sauf que depuis une heure, le gouvernement français assure avoir la preuve que le dictateur syrien est bien le responsable de l’attaque chimique.
            pas de bol !

          • lautrecote 19 avril 20:02

            @olivier cabanel
            Dans un des commentaires précédents, JC_Lavau parlait de bobardement, j’adore !


          • xana 19 avril 20:03

            @Christian Labrune

            Gagné Christian Labrune, je ne dirai pas que tu préfères ne pas te servir de ton cerveau quand cela s’oppose à tes croyances.
            Tu es plutôt du type jésuite, capable de sortir un discours alambiqué pour te sortir d’un mauvais pas. Bravo pour avoir passé autant de temps à inventer des arguments que nul ne lira (moi non plus je n’ai pas dépassé la cinquième ligne, je ne discute ni avec les jésuites ni avec les témoins de Jéhovah, je les fous à la porte car je n’ai pas de temps à perdre avec les menteurs professionnels).

            Tu as peut-être de bonnes raisons personnelles de haïr Bachar, et ce serait peut-être intéressant d’en discuter si tu étais capable de t’en tenir à des choses factuelles.

            Quant à moi, je ne suis pas le soutien inconditionnel à Bachar qu’il te plaît à croire.
            Disons plutôt que je refuse cette propagande qui s’attaque à lui pour des raisons géopolitiques, indifféremment des crimes qu’il pourrait avoir commis - ou pas. Et pour ceux qui croient nos médias et nos politiciens corrompus, cela fait de moi un « Poutinophile » (ce que je veux bien admettre car j’aime assez le personnage) et un « Assadophile », ce que je ne suis pas plus que « Assadophobe ». Si je m’étais manifesté à l’époque j’aurais été qualifié de « Ceaucescuphile » pour n’avoir pas donné dans le panneau du fameux charnier de Timișoara.

            Voila. Tu t’es fendu d’un gros poulet pour me répondre, il est juste que je me fendes aussi d’un gros post pour toi, et sans rancune même si je ne serai sans doute jamais du même bord que toi.
            Jean Xana


          • xana 19 avril 20:05

            @xana
            J’allais oublier, ton argumentation ne tient pas debout. Bachar n’est pas jésuite, lui.


          • xana 19 avril 20:33

            Pardon, c"était pour Christian Labrune.

            Réponds franchement : Tu n’y crois pas toi-même.


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 avril 00:06

            @xana

            Ce que vous dites est une évidence. Inutile de discuter avec ceux qui ne le voit pas. Ce qui m’inquèite vraiment, c’est que si la propagande USA tente de diffuser de telles invraisemblances, c’est qu’elle a jugé que la population mondiale se fout de la Syrie et qu’on peut donc lui dire n’importe quoi... Ne perdons plus de temps...

            PJCA

          • Ben Schott 20 avril 06:44

            @xana
             
            « Bravo pour avoir passé autant de temps à inventer des arguments que nul ne lira »
             
            Je les ai lus : non seulement il ne se sort pas du mauvais pas, mais il s’enfonce !
             
            Et tout ça pour conclure qu’il se fout de qui a utilisé ces armes chimiques (si ce vilain dictateur ne l’a pas fait, il aurait pu le faire !).
             


          • Christian Labrune Christian Labrune 20 avril 11:17

            Bravo pour avoir passé autant de temps à inventer des arguments que nul ne lira (moi non plus je n’ai pas dépassé la cinquième ligne,

            @xana
            Vous avez bien fait, cela risquait de mettre en danger votre foi. Au début du XXe siècle, le Saint-Office tenait encore à jour un « index » où figuraient les noms des auteurs et les titres des livres qu’il ne fallait pas lire parce qu’ils sapaient les fondements de la croyance chrétienne. Beaucoup de catholiques se conformaient à ces prescriptions et ils avaient raison : le doute est toujours d’origine satanique.


          • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 20 avril 12:58

            @Christian Labrune


            Tiens Labrune, tu te rappelles du précédent chimique de 2013 où notre Hollandouille voulait bombarder la Syrie avant de se rétracter tout penaud lâché par le parlement anglais et le congrès us ?

            Et bien c’était déjà un coup de nos rebelles modérés d’Al Qaeda, et déjà le MIT l’avait démontré :


            Mais évidement au MIT ce sont des poutinolâtre et des bacharofiles.

            Tartuffe.

          • Armelle Armelle 21 avril 09:49

            @olivier cabanel

            "sauf que depuis une heure, le gouvernement français assure avoir la preuve que le dictateur syrien est bien le responsable de l’attaque chimique« 

            Vous êtes sérieux ? Franchement !!! Le plus drôle de votre propos étant le »pas de bol«  !!!
            Il serait judicieux que l’individu se fasse une véritable opinion à travers une analyse personnelle et non se contenter paresseusement et naïvement de déclarations de plus en plus fantaisistes d’une institution ayant perdu tte crédibilité et dont les manoeuvres dolosives ne sont plus à prouver !!!

            La politique version »France Afrique«  s’est étendue jusqu’au moyen orient mais sous une forme forcément violente puisque les pouvoirs en place ne se plient pas aux exigences de l’occident !!!
            En Syrie l’objectif est d’y positionner un chef d’état docile, comme en côte d’ivoire, comme en Irak...
            Clinton ayant avoué que ce »grand dossier« était dans les tiroirs du bureau ovale depuis bien longtemps, et après la Syrie, ce sera l’Iran. Et tant qu’il y aura des territoires à éponger, des régions stratégiques à contrôler, il y aura bien évidemment des dictateurs...Et tant qu’il y aura des naïfs, la pensée unique se portera bien avec l’aide de la presse collabo, qui elle, on le voit, n’a aucune peine à lobotomiser la masse...

            Sans son »gouvernement" providentiel Que ferait Monsieur Cabanel !!!?!???
            A ce stade ça dépasse même la passion, c’est une véritable religion !

            En 1905, l’état ne s’est pas contenté de voler les biens de l’église, il a également entrepris de voler la foi du gueux, ce qui ma foi n’aurait pas été si mal si ça n’avait pas été pour le mettre à son profit...

            Depuis que vous avez abandonné le domaine nucléaire pour la politique, je trouve que votre pertinence s’est qqe peu évaporée


          • jjwaDal jjwaDal 21 avril 16:06

            @TARTOQUETSCHES
            Bien vu mais il n’y a même plus à remonter si loin dans le passé. On semblait avoir déjà de très nombreux indices pour affirmer que la prétendue attaque chimique sur Khan Cheikhoun était difficile à imputer aux forces syriennes (une enquête aurait aidé un peu quand même...) mais il semble qu’il n’y ait pas eu d’agent neurotoxique libéré à Khan Cheikhoun. On aurait juste un très mauvais cinéma perpétré par ceux ayant le plus intérêt à profiter de ce canular. Et comme pour les WMD en Irak, les passeports aux pieds des tours jumelles du WTC, le MH-17 en ukraine, le jugement sommaire, l’enquête torchée voire l’intime conviction se passant de toute preuve suffit pour justifier un lynchage (l’ « autre pays du fromage » chez nous a d’ailleurs foncé tête baissée) et une violation flagrante du droit international adoubée par les régions européennes.
            Il faut vraiment se pincer ces jours...


          • JBL1960 JBL1960 19 avril 18:21

            En complément puis-je vous proposer cette retranscription qu’en a fait également Do de Mai68.org et sur un point précis ► http://mai68.org/spip2/spip.php?article178 comme il l’explique lui-même dans son article.
            On ne peut dénier à BEA que tous les stocks d’armes chimiques de l’armée syrienne ont été détruits sous contrôle de l’ONU, de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et de plusieurs États, y compris les Zunies.
            Izambert dans le Tome 1 de son livre « 56 » mais également dans le dernier « Trump face à l’Europe » explicite quand même bien des choses, on ne peut plus dire ; « Oups, je savais pas... Désolé, toussa, toussa ». D’ailleurs, dans le Tome 2 de 56 qui sortira en juin, qui est intitulé « Mensonges et crimes d’État » et si Duffy n’a pas appuyé sur tous les boutons avant, comme le petit fils de Jeussey de Sourcesûre... JLI donnera le détails des attaques menées et dont il est question ici.
            J’ai la chance d’être en contact avec JLI notamment pour avoir relayé et commenté, dans mon style,le tome I de « 56 » dans de nombreux billets que j’ai regroupé dans le relayage de son dernier livre ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/03/04/trump-face-a-leurope-par-jean-loup-izambert/
            Par ailleurs, en lien également avec Mohawk Nation News, j’ai pu proposer une analyse originale de ce faux drapeau chimique, par ceux qui savent ô combien, Duffy n’est pas notre ami ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/04/08/faux-drapeau-chimique/ En section commentaire, j’ai publié les photos de l’article original qui ne laisse aucun doute sur la manipulation merdiatique, qui depuis 1991, puis 2003, 2013 avec La Goutha et 2017 est super entrainé, non ?
            Comme je l’ai avancé il y a peu ; La vie c’est comme une boite de chocolats, on ne sait jamais sur lequel on va tomber, et d’ailleurs la Nation Mohawk en a rajouté une couche que je relaye ici ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/04/18/guerre-mondiale-0-par-mohawk-nation-news/
            Ce n’est que l’avis d’une petite bonne femme, qui ne se prend pas au sérieux, mais qui essaie tout de même de ne pas dire trop de bêtises ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/04/19/histoire-de-la-mere-peinard/ (Il faut lire mère peinarde) JBL1960

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