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BananaRépublic : Woerth a les commandes en main

« Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français », ce n’est pas moi qui le dit mais un banquier Français opérant dans une banque genevoise, c’était en septembre dernier.

Et ce même banquier de continuer , sous couverture de l’anonymat : En 2007, les Français ayant placé illégalement leur fortune en Suisse, « pouvaient espérer qu’une fois élu, Nicolas Sarkozy ferait voter une amnistie fiscale, poursuit le banquier désenchanté. Mais le président de la République préfère écouter la rue, qui lui demande de punir les riches. ». La deuxième partie de cette déclaration n’engage que ce banquier.

Le monde est décidément amer pour chacun d’entre-nous.

Le conflit d’intérêt entre les précédentes fonctions d’Eric Woerth, comme trésorier de l’UMP, mais également comme trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy pour 2007 ainsi que pour celle annoncée de 2012, était scellé dans le marbre le 18 mai 2007 lorsqu’il fut nommé ministre du budget par François Fillon. Etrangement, ce n’est qu’en octobre 2009 que quelques voix se firent discordantes à ce sujet. Afin de ne pas éveiller davantage la curiosité, Eric Woerth a changé de poste lors du dernier remaniement ministériel en mars dernier. Quelle élégance Mr Woerth avez-vous eu pour sortir de ce conflit d’intérêt balzacien par la grande porte ! j’en reste encore sans voix.

Mais voilà Mediapart a depuis publié les bandes-son des turpitudes de Mme Bettencourt et des ses 40 voleurs. Et c’est à cet instant précis que l’enfer s’est pavé d’un journalisme sans concessions ! Après les révélations de Mediapart égrenées au compte-goutte durant une semaine, c’est Bakchich puis Marianne qui ont pris le relai.

Et nous en apprenons chaque jour un peu plus, non pas sur des fautes avérées du ministre, il est toujours présumé innocent, mais sur l’ampleur du conflit d’intérêt dont il était et reste le vecteur. Il est donc question aujourd’hui de lingots d’or volés d’un héritier Peugeot et des chevaux de courses de Madame . Il ne se passe plus un jour sans que nous apprenions, nous contribuables, l’ampleur de votre probable incurie pour la gestion publique du budget de l’état.

La démission du ministre se fait attendre

J’ai immédiatement demandé la démission d’Eric Woerth la semaine dernière, devant la gravité des mises en accusation. L’actualité récente ne fait que confirmer cette opinion à chaud.

je ne peux que constater aujourd’hui, qu’une enquête en bonne et due forme n’est toujours pas d’actualité. Et dixit vos soutiens à l’Elysée et à l’UMP, auxquels nous devrions faire confiance, vous avez la confiance de tous vos proches. Cela tombe au plus mal puisque vous n’avez pas la mienne. Nous sommes certainement devant le plus gros scandale d’état depuis une vingtaine d’année, et l’exécutif soutient encore ce ministre. Que faut il donc de plus pour que ce ministre démissionne afin de nous prouver, s’il en est capable, son innocence ?

Publié sur Peuples.net

par Peuples.net (son site) lundi 28 juin 2010 - 13 réactions
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  • Par Peachy Carnehan (xxx.xxx.xxx.84) 28 juin 2010 11:09
    Peachy Carnehan

    Il est l’or monsieur Woerth, il est l’or de se réveiller. Mon seignor, il est huit or.

  • Par django (xxx.xxx.xxx.42) 28 juin 2010 13:20
    django

    sous les applaudissement de tous les tondus qui ne râlent, mais approuvent même, et en redemandent !

     du moment que les tondeurs sont de leur bords.

    moi qui suis de gauche, j’ai dit à mon cambrioleur que j’ai surpris en train de vider la maison :
     
    - "de quel bord est - tu sale cambrioleur ?" ,
    - "je suis de gauche" répond le cambrioleur.
    - "ah, dans ce cas tu peut continuer ton cambriolage, et merci" !

    quand on pense que Chirac, après des années de gabegie et qui ont amendé cette situation et cette clique, a été désigné "personnage préféré des Français !!

    il y a des jours où on voudrait être un arbre.

  • Par django (xxx.xxx.xxx.42) 28 juin 2010 13:08
    django

     le monsieur , de loin , a dit qu’il avait toute confliance dans le monsieur. c’est normal quand on touche le même chèque.

    le plus rigolo aurait été qu’il dise : salaud ! 

    quoi que l’autre lui aurait sûrement répondu : salaud ! "raca" ! disait Jésus ! c’est devenu "racaille".

    mais on va serrer la vis aux plus pauvres. normal, faut bien trouver les sous pour les cigares.

    enfin du moment qu’on annonce que dati n’aura plus droit qu’a une voiture et trois gardes au lieu de 6, que les cigares, tintin............que dix conseillers au lieu de 20 par ministre suffisent.....ça n’empêchera pas l’Élysée, palais pharaonique, de mener un train de pharaon avec vins précieux à tous les repas. comme au sénat d’ailleurs

    jamais vides les caisses ! c’est prodigieux !

  • Par BA (xxx.xxx.xxx.159) 28 juin 2010 16:32

    1- Fraude fiscale et Légion d’Honneur  : Patrice de Maistre.

    Le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt s’appelle Patrice de Maistre.

    En 2007, le ministre du Budget Eric Woerth est allé voir Patrice de Maistre. Eric Woerth lui a demandé d’engager son épouse au sein de la société Clymène, pour gérer avec lui la fortune de Mme Bettencourt. Patrice de Maistre a obéi : il a engagé Florence Woerth le 12 novembre 2007.

    Le 23 avril 2010, Patrice de Maistre confie à Mme Bettencourt : « Je me suis trompé quand je l’ai engagée. (…) J’avoue que quand je l’ai fait, son mari était ministre des Finances (du Budget, NDLR), il m’a demandé de le faire. (…) Et donc si vous voulez, aujourd’hui, sans faire de bruit, je pense qu’il faut que j’aille voir son mari et que je lui dise que avec le procès et avec Nestlé, il faut qu’on soit trop manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l’argent et puis voilà. Parce que c’est trop dangereux. »

    http://iledere.parti-socialiste.fr/...

     

    Le journal Le Point a publié une information très importante : le 23 janvier 2008, pour remercier Patrice de Maistre d’avoir engagé Florence Woerth, Eric Woerth lui a donné la Légion d’Honneur !

     

    2- Fraude fiscale et Légion d’Honneur  : Robert Peugeot.

     

    Les lingots de Robert Peugeot.

    "La France n’est pas une République fiscale bananière… Il n’y a pas de passe-droit ! Au contraire, Eric Woerth passe pour un hystérique du contrôle fiscal. C’est lui qui a changé la loi pour permettre de vraies enquêtes dans les paradis fiscaux. Toutes vos questions relèvent du roman de gare !", s’emporte un collaborateur du ministre. Motif de cet énervement : les raisons d’un dîner en tête à tête avec Robert Peugeot en décembre dernier.

    Il a eu lieu chez "L’Ami Louis", à Paris, et s’est décidé après le cambriolage opéré chez l’héritier des Peugeot, où lui ont été dérobés des lingots d’or. Pourquoi le président de la structure familiale contrôlant le géant automobile a-t-il voulu dîner rapidement avec le ministre du Budget ?

    Selon nos sources, Robert Peugeot, déjà sous le coup d’un litige fiscal, avait une crainte : une enquête sur l’origine de son or. Le montant du vol, sur la base de sa déclaration initiale, a d’abord été estimé à 500.000 euros… puis aujourd’hui à 150.000 euros.

    Pourquoi cet écart ? "Le préjudice réel de 150.000 euros, sur lequel l’assurance a remboursé 82.000 euros, est conforme à l’ISF de M. Peugeot, assure au JDD un de ses conseillers. Le fisc s’en est assuré, point final, nous ne dirons rien de plus, ni là-dessus ni sur le dîner avec M. Woerth", poursuit ce conseiller.

    Même démenti chez Eric Woerth, où l’on se dit "atterré que l’on puisse imaginer que le ministre du Budget s’occupe de vérifications fiscales concernant des particuliers. C’est le travail des services". Toute intervention d’un ministre du Budget sur les services fiscaux relève donc de l’histoire ancienne. Et le cas Peugeot, vérifications faites, une simple "erreur de calcul de la police".

    L’histoire remonte au 5 décembre dernier. Alors qu’il chasse en Turquie pour le week-end, Robert Peugeot est appelé sur son portable par un policier du commissariat du 16e. Prévenu par la concierge de l’immeuble, l’enquêteur ne peut que constater les dégâts : dans la salle de bains de cet appartement de 400 m², des cambrioleurs bien renseignés ont descellé un coffre-fort Fichet-Bauche, d’environ 45 cm de large pour 30 cm de hauteur. Les monte-en-l’air ont aussi fait main basse sur une collection de montres, dont une Cartier de prix. Des voleurs très "professionnels" puisqu’ils ont laissé à sa place une montre sans valeur… Au téléphone, le policier demande au propriétaire des lieux ce que contenait le coffre. "Des lingots et des pièces d’or", répond Robert Peugeot, qui ira déposer plainte le mardi suivant.

    Selon la procédure de la police, une dizaine de lingots ont été dérobés ainsi que des pièces, et vérifications faites, au prix du lingot d’un kilo à environ 25.000 euros, le préjudice se chiffrerait à environ un demi-million d’euros. "Le Parisien", en décembre, évoque ce montant.

    Interrogée également par les enquêteurs, Mme Peugeot, en instance de divorce, assure avoir remis à son mari la clé du coffre "quelques semaines" avant le cambriolage. "Le 1er octobre, il n’y avait aucun lingot, juste mes bijoux du quotidien", assure-t-elle à la police. Alors d’où venaient les lingots ?

    "Dans ce genre de situation, le fisc vous tombe dessus aussitôt, confie un avocat fiscaliste, pour vous demander la provenance de l’or." Dans les jours suivant le fricfrac, et les articles dans les journaux, les policiers se souviennent d’une "remontée de bretelles venue de tout en haut" pour ces fuites… Puis le montant du préjudice a été divisé par trois.

    Interrogé hier sur son téléphone portable, Robert Peugeot n’a pas souhaité s’exprimer. Ses conseillers assurent que "tout est en ordre" et ne nient pas l’amitié qui lie le ministre et l’entrepreneur. D’ailleurs, début juin 2010, Robert Peugeot a reçu la Légion d’honneur au siège de PSA, avenue de la Grande-Armée… des mains d’Eric Woerth.

    http://www.lejdd.fr/Politique/Actua...

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