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 Accueil du site > Tribune Libre > Bernard-Henri Lévy en Libye ou le narcissisme guerrier

Bernard-Henri Lévy en Libye ou le narcissisme guerrier

 Il est, aujourd’hui, un paradoxe difficilement concevable pour un philosophe épris de rigueur conceptuelle : c’est que notre monde, qui ne s’est jamais révélé aussi complexe qu’en cette époque contemporaine, se voit de plus en plus analysé à partir de catégories intellectuelles toujours plus simples, sinon simplistes et, donc, exagérément simplificatrices au regard du réel. Le résultat ? Désastreux, non seulement pour la juste compréhension des choses, mais pour l’intelligence elle-même !

Ce danger, Edgar Morin, le plus influent de nos sociologues vivants, l’avait pourtant déjà implicitement pointé du doigt dans ce qui constitue le cœur de sa réflexion, centrée sur ce qu’il nomme « la méthode », de ces dernières années : « Les volumes de ‘La Méthode’ (…) développent, dans leur cheminement, les principes d’une connaissance complexe et essaient de montrer que celle-ci est désormais vitale pour chacun et pour tous. », observait-il dans le dernier, significativement intitulé « Ethique », de ces six tomes. Quant à cette intrinsèque complexité de notre modernité, c’est un autre de nos plus grands penseurs, Michel Serres, qui, quelques années auparavant encore, l’avait mise, le premier, en exergue, ainsi que le montre son œuvre majeure : « Hermès », série de cinq ouvrages dont le projet scientifique était, comme le spécifiait l’introduction du deuxième de ces livres (intitulé « L’interférence »), de « rendre compte de la complexité, peut-être de l’intelligence ».

Mais voilà : ceux que l’on appelait autrefois les « nouveaux philosophes » sont, entre temps, passés par là, dotés précisément de leurs idées simplificatrices mais néanmoins nantis d’un art consommé de l’appareil médiatique, pour reléguer ces importants penseurs au rang, du moins pour le grand public, de seconds couteaux philosophiques.
 
Une tragédie, certes, pour la réputation, aux quatre coins de la planète, de la philosophie française, pourtant riche, dans le dernier quart du XXe siècle, d’un Michel Foucault ou d’un Jacques Derrida, d’un Gilles Deleuze ou d’un Jean-François Lyotard, d’un Louis Althusser ou d’un Guy Debord, d’un Emmanuel Levinas ou d’un René Girard, d’un Régis Debray ou d’un Alain Badiou !
 
Cette outrancière simplification de la pensée, néfaste pour la compréhension du monde lui-même, c’est cet esprit particulièrement aiguisé que fut Deleuze qui, on le sait, la fustigea, en un article resté célèbre chez les spécialistes mais malheureusement demeuré sans effet auprès des médias, avec le plus de netteté : « Je crois que leur pensée est nulle. (…). D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses. (…). Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires (…). En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides (…). », dénonçait-il dès l’apparition sur la scène publique, en 1977, d’un certain Bernard-Henri Lévy.
 
Car c’est lui, bien plus encore que son compère André Glucksmann, que Deleuze, avec qui j’eus alors l’occasion de m’entretenir lorsque je suivais, à l’Université de Vincennes, son séminaire sur Nietzsche, visait en effet là !
 
Et de fait, par-delà même son manichéisme caractérisé tout autant que son dogmatisme invétéré, où les guerres mêmes se voient systématiquement interprétées, à l’instar du très caricatural George W. Bush hier, en fonction d’une logique essentiellement binaire (les criminels serbes et les martyrs bosniaques ou kosovares ; les fascistes russes et les progressistes tchétchènes ou géorgiens ; les démocrates israéliens et les terroristes palestiniens…), n’est-ce pas à cette constante mise en valeur de sa propre personne, bien plus encore que la cause qu’il prétend défendre, que Bernard-Henri Lévy s’adonne, affublé là d’un narcissisme dont il ne soupçonne même pas l’indécence face aux morts qui l’entourent, dans ses derniers reportages sur l’actuel et sanglant conflit libyen ?
 
Car c’est bien là, en effet, ce que, depuis ce 27 juillet, donne à voir, avec aux commandes une certaine Liliane Lazar, fan inconditionnelle de BHL, son site, tout entier voué à ses divers exploits, baptisé « Des raisons dans l’Histoire » : une série de photos, prises par Marc Roussel et en partie parues dans l’édition du « Journal du Dimanche » du 24 juillet dernier, censées illustrer, s’enorgueillit ladite groupie avec un enthousiasme défiant tout sens du respect pour les victimes invisibles, « le quatrième voyage de BHL en Libye ».
Bref, l’horreur de la guerre réduite à un album photos que l’on feuilletterait nonchalamment, le regard éperdu d’admiration face aux poses de BHL devant des carcasses de tanks calcinés, sur un écran d’ordinateur : l’intelligentsia germanopratine a rarement fait mieux, y compris en ses pires heures staliniennes, en matière de culte de la personnalité ! Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’un de ses maîtres à penser, Benny Lévy, est aussi celui-là même qui fonda naguère, sous le pseudonyme de Pierre Victor, la très militante, mais très fanatique surtout, « Gauche prolétarienne », dont on sait ce qu’elle devait, n’en déplaise à l’auteur de « La barbarie à visage humain », à la barbarie maoïste…
 
Bien plus : s’il est vrai que Kadhafi est bien ce tyran psychopathe que l’OTAN cherche à éliminer depuis le 19 mars dernier, date à laquelle le conseil de sécurité de l’ONU autorisa, à travers la résolution 1973, le bombardement de son dispositif politico-militaire, rien ne nous dit, en revanche, que les membres du Conseil National de Représentation, dont certains flirtèrent un temps avec Al Qaida, soient effectivement ces démocrates haut dessus de tout soupçon que BHL, toujours aussi manichéen, s’évertue, pour justifier cet engagement tous azimuts, à vouloir nous faire gober !
 
Entendons-nous : certes Bernard-Henri Lévy, qui est suffisamment riche et célèbre à Paris, n’a-t-il pas besoin de ce genre d’incursion, non loin des périlleuses lignes de front, dans le Djebel Nafusa, région située au sud-ouest de Tripoli, pour augmenter sa cote de popularité en France ; aussi, l’honnêteté m’oblige-t-elle, en la circonstance, à reconnaître que c’est là tout à son honneur, j’en conviens, d’aller y risquer ainsi sa vie pour quelques colonnes, fussent-elles « infernales » comme le titrait un chroniqueur à propos de celui qu’il qualifiait là de « philosophe proconsul de Cyrénaïque (capitale Benghazi) », dans la presse. Mais enfin : de là à profiter de ce genre de drame humain pour se mettre d’abord lui-même en scène, comme si l’Histoire se devait d’en passer inévitablement par lui pour s’écrire en majuscules, il y a un pas, énorme, à franchir ! 
 
C’est précisément cette ligne rouge - cette marque de la plus élémentaire mais noble des pudeurs - que Bernard-Henri Lévy, dont l’ego hypertrophié s’avère inversement proportionnel à son humilité intellectuelle, ne cesse d’enjamber effrontément, avec un manque de tact à faire pâlir le plus intrépide des paparazzis, tout au long de ces reportages libyens (et autres, par le passé) : lesquels ne font alors que discréditer tout aussi allègrement, tel le plus pervers des effets boomerang, jusqu’à ses écrits tout autant que sa parole ! Davantage : comment un être réputé intelligent et cultivé, que Lévy est sans nul doute, ne s’aperçoit-il donc pas que ses poses télé-objectives et autres postures guerrières finissent, tant elles sont redondantes et emphatiques, par devenir ainsi aux yeux de ses pairs, sans même devoir attendre pour cela le jugement de ses ennemis, autant d’impostures idéologiques ?
 
Mais, ayant publié il n’y a pas si longtemps une très sévère « Critique de la déraison pure », essai où je stigmatisais cette faillite intellectuelle des « nouveaux philosophes », et ne voulant donc pas paraître par trop hostile au plus médiatique de leurs représentants, je laisserai donc à Michel Field le soin de commenter, en un parfait résumé de la situation, ce travers décidément récurrent, chez Bernard-Henri Lévy, puisque ce texte que Field rédigea alors pour sa rubrique hebdomadaire d’ « Info-Matin » - papier qui n’a apparemment rien perdu de son actualité, ni de sa pertinence - date du 3 juin 1994 déjà, à l’époque, donc, de la guerre en Bosnie : « L’utilisation cynique de l’appareil médiatique (…), la caricature de la figure de l’intellectuel et de son engagement. (…). Cette impudeur à se servir d’une guerre pour poser en Malraux, en pastichant son lyrisme épique faute de s’inspirer de son courage physique, ces palinodies devant les objectifs à seule fin de croire, et surtout de faire croire, que l’histoire passe par soi ; cette pathologie du narcissisme sur fond de morts et de décombres… Tout cela soulève le cœur. A l’heure où des patrons sont mis en examen pour détournements de fond, qui mettra en examen (de conscience) certains intellectuels pour détournement de cause ? », s’indignait-il en cette chronique intitulée, très opportunément, Mise en examen (de conscience).
 
La (dé)raison à ce genre d’exhibitionnisme ? Une utopie qui n’appartient, subjectivement, qu’à Lévy lui-même : obnubilé par le désir fou d’entrer dans l’Histoire, se rêvant perpétuellement en Malraux ou en Gary (à défaut de pouvoir rivaliser avec Sartre ou de se comparer à Camus), il ne cesse, foulant pour cela la philosophie aux pieds, de façonner le Réel, plus encore que de travestir le sens même de cette Histoire, à sa propre et seule (dé)mesure. Les anciens Grecs appelaient cela l’ « hybris » : moteur, certes, du génie, mais alibi, aussi, de la vanité, ce péché suprême pour l’intelligence, et donc antichambre, surtout lorsqu’il n’est pas contrôlé, de la déraison… la pire des tares en philosophie !
 
Mais faudra-t-il véritablement s’étonner de ce genre de dérive, pour choquante qu’elle soit sur le plan moral, lorsque l’on sait que ce même site de BHL ne craint pas de clamer haut et fort, en guise de slogan sur sa page d’accueil, que « l’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre » ? C’est là, du reste, ce qu’affirme, dans un chapitre portant l’outrecuidant titre de « portrait du philosophe en guérillero et en voyou », le dernier opuscule de Bernard-Henri Lévy : « De la guerre en philosophie », là même où, croyant s’en prendre à l’immense Kant, surgit inopinément, avec une identique arrogance mais à la risée cette fois du monde entier, un certain Botul !
 
Affligeantes pages, certes. Car, par de-là même leurs consternantes lacunes théoriques, qui fait qu’Yves Charles Zarka ait pu parler récemment de « destitution des intellectuels » et Pascal Boniface d’ « intellectuels faussaires », j’ai toujours pensé, quant à moi, qu’un philosophe digne de ce nom, être pour qui la sagesse s’inscrit au cœur de son essence même ainsi que l’indique son étymologie, avait pour impérieuse vocation, non pas de faire la guerre - ce qui est plutôt le credo des penseurs de droite - mais, au contraire, de chercher à propager indéfiniment, autant que faire se peut, la paix entre les hommes.
 
Mais j’oubliais : rien d’étonnant à ce que BHL aime tant la guerre lorsque l’on sait que l’un de ses plus anciens et fidèles alliés parisiens, par ailleurs grand patron de presse et propriétaire d’un très puissant groupe éditorial, est aussi le plus important marchand d’armes de l’Hexagone, sinon d’Europe. C’est même très probablement grâce à ces milliers de fusils qui lui avaient été jadis vendus que Kadhafi réprima impunément pendant autant d’années, souvent dans le sang, tout forme de résistance à son despotique règne. Mais, de ce genre de contradiction, BHL, manifestement, ne se soucie guère : « à la guerre comme à la guerre », conclut en effet - c’est là son ultime et édifiante sentence - son très belliqueux « portrait du philosophe en guérilléro et en voyou » ! 
 
DANIEL SALVATORE SCHIFFER*
 
* Philosophe, écrivain, auteur de l’essai « Critique de la déraison pure - La faillite intellectuelle des ‘nouveaux philosophes’ et de leurs épigones (Bourin Editeur).


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Les réactions les plus appréciées

  • Par Michel Maugis (---.---.---.154) 1er août 2011 18:29
    Michel Maugis
    @Daniel Salvatore Schiffer

     « c’est que notre monde, qui ne s’est jamais révélé aussi complexe qu’en cette époque contemporaine, se voit de plus en plus analysé à partir de catégories intellectuelles toujours plus simples, sinon simplistes et, donc, exagérément simplificatrices au regard du réel. Le résultat ? »

    Oui, et vous y avez grandement participé à cette analyse simpliste, de classe, ce que vous vous abstenez de dire, M. Daniel Salvatore Schiffer.

     Et vous continuez de plus belle, tout en faisant un numéro d’équilibriste pour essayer de redorer votre blason, de terroriste médiatique contre la Libye de Kadhafi.

     Ces proclamés, par l’ oligarchie, nouveaux philosophes sont bien d’ accord avec vous sur l’ essentiel en ce qui concerne la Libye. ELLE GÊNE l’EMPIRE USRAÉLIEN !!!. Elle gène parce qu’ elle est l’ instigatrice de l’ unité du monde arabe et du monde africain, parce qu’ elle finance des projets HUMANITAIRES en Afrique. Mais nos « philosophes » de pacotille voient le « tyran ». Quelle misère de petite France à faire vomir !

     « Bien plus : s’il est vrai que Kadhafi est bien ce tyran psychopathe que l’OTAN cherche à éliminer depuis le 19 mars dernier, date à laquelle le conseil de sécurité de l’ONU autorisa, à travers la résolution 1973, le bombardement de son dispositif politico-militaire, »

     Belle tautologie, digne d’ un philosophe nouveau à la solde des Sarkosistes.

    Le Tyran, c’ est vous, c’ est BHL, c’ est l’ OTAN, c’ est cette classe oligarchique capitaliste, que vous ne dénoncerez jamais comme le montre les faits M. le négationniste de classe. Vous êtes responsables des crimes de l’ OTAN dans une guerre INJUSTE, ILLÉGITIME ET ILLÉGALE.

     Il y en a vraiment marre de ces discours hypocrite qui sacralisent votre « démocratie » de raciste blanc sur le reste du monde. 

     Kadhafi a fait passé un pays d’ un des plus pauvres du monde à celui avec le meilleur niveau de développement humain d’ Afrique.

     Quand est ce que votre seigneurie de philosophe osera le dire dans le même texte qui le traite de tyran ? Quand vous laisserez tomber votre idéalisme de clan, de classe, pour embrasser LA VÉRITÉ DE LA LUTTE DE CLASSE.

    
« Les philosophes n’ ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’ est de le transformer » (K.M.)
     

  • Par latortue (---.---.---.28) 1er août 2011 20:47
    latortue

    Pour BHL, la répétition des ragots et des rumeurs les transforme en faits : Plus grave encore : à de multiples reprises, BHL triture les faits et leur fait dire exactement le contraire de la vérité ,BHL élabore une série de théories de complots, mais sans l’ombre d’une démonstration .voila le genre de diatribe mensongère qu’il utilise dans ses livres pour désigner le mal d’après lui bien sur, « C’est la maison du Diable », « un pays drogué au fanatisme, dopé à la violence », « un enfer silencieux, plein de damnés vivants » avec ses « mollahs cauchemardesques ».« un trou noir », rempli de « demi-morts », où les « derviches fanatiques aux cheveux longs et aux yeux furieux et injectés de sang » hurlent devant la « porte du Diable »

    guignolesque plutôt que grandiloquente ce sont des phrases toutes faites proclamées par un illuminé ,calculateur en mal de publicité médiatique .et son copain le Sarkozy son clone publicitaire le suis dans ses délires assassins .

    Dans son livre ’’qui a tué Daniel Pearl’

    BHL accumule les commentaires à faire dresser les cheveux sur la tête pour étayer son tableau d’une nation délinquante : un ministre est « aimable à l’extrême », mais, au moment où il pense que BHL ne le regarde pas, « ses yeux lancent un éclair de férocité meurtrière ». Les Pakistanais ordinaires sont décrits comme des Orientaux fanatiques qui « se renfrognent » au passage de l’auteur et plissent les yeux pour lui décocher « un regard fixe de tarentule ». Un homme « au sourire venimeux » émet carrément un « sifflement » semblable à celui d’un serpent.

    le Centre de recherche en information spécialisée de l’Université de Paris 10 avec le concours de l’inathèque de France) qui était consacrée aux « intellectuels de médias », l’un des intervenants, Erwan Poiraud, pointait déjà la méthode BHL à propos d’une émission diffusée sur Arte le 20 septembre 2001 consacrée à l’Afghanistan après les attentats du 11 septembre . Non seulement BHL assume le fait qu’il n’est pas un spécialiste ou un expert de quoi que ce soit, mais il affirme avec tout le culot qu’on lui connaît que c’est précisément ce qui fait sa force à lui. Contre la connaissance froide des experts, il revendique en effet une proximité avec les grands personnages (« Je ne suis pas un spécialiste de l’Afghanistan, mais je connaissais Massoud »). Il met aussi dans la balance les risques physiques qu’il aurait pris, lui, et sa présence sur le terrain, bravant courageusement tous les dangers. (« Moi, j’ai été , il y a deux ans, sur la ligne de front »). Et revendiquant fièrement sa collaboration avec Le Monde, il propose une explication passe-partout à partir de l’évocation du fascisme, mettant dans le même sac Milosevic, Khomeiny, Hitler et les talibans. Il ne manque pas d’évoquer le conflit yougoslave, Sarajevo et son rôle important. Il truffe enfin ses propos des mêmes citations de Malraux sur la guerre d’Espagne (« comme disait un grand écrivain français, Massoud faisait la guerre sans l’aimer ») que l’on retrouve à propos d’Amir Peretz : « Un ministre de la défense répondant si exactement au mot célèbre de Malraux sur ces commandants de miracle qui "font la guerre sans l’aimer" [...] » On pouvait donc savoir d’avance, dès 2001, ce que seraient ses prochains articles. Après son escapade en Israël, on sait encore mieux ce que seront les suivants.voila le responsable de la guerre en libye celui qui a allumé la mèche et qui porte du sang sur les mains un sale type égocentrique et revanchard et ce qui est plus grave encore ,orgueilleux et va t’en guerre par besoin de médiatisation .Parfois même menaçant comme quand les allemands ce sont abstenu pour le vote sur la guerre en Libye

    ’’“Westerwelle devrait démissionner, mais il ne semble même pas avoir honte de sa décision, de ce summum de la honte”, (…) c’est une catastrophe avant tout pour les Libyens, mais aussi pour les Allemands, qui paieront cher leur abstention”.

    Je cite ce fantoche de BHL ’’Cette mise a l’écart de Kadhafi sera probablement brève j’en prend le parie ce soir’’belle analyse en effet qatre mois plus tard on est encore a faire pleuvoir des millions en bombe sur la Libye si on veux faire un parallèle avec la Serbie

    Pendant l’opération la bas ont eu lieu plus de 2 000 attaques aériennes. 45 ponts routiers et 28 ponts ferroviaires ont été démolis, de même que l’ambassade de Chine à Belgrade, environ 300 écoles, plusieurs dizaines d’hôpitaux et 176 monuments de culture serbes ont subi des dommages graves et légers. Selon les estimations d’experts, le dommage matériel causé par les bombardements est évalué à plus de 30 milliards de dollars. Presque tous les transmetteurs de Radio et télévision de Serbie ont été démolis, y compris la tour à Avala. Alors que restera t’il de la Libye après des mois de bombardement combien de milliards de destruction ,combien ? Tout ça pour apporter la démocratie ,pour tuer un homme Kadhafie qui avait construit tout ça pour le bien de son peuple ,on le détruit pour apporter la démocratie

    monsieur Bernard Lévy vous êtes une,non la 11 em plaie de la bible sur terre avec la peste et le choléra .

    ’’Virez le et que la terre l’ensevelisse dans un gouffre noir et sans amour ’’moi aussi je sais faire pauvre type va ce bhl  !!!!!!!

    http://www.acrimed.org/article2418.html

    http://www.bivouac-id.com/billets/silence-le-kosovo-epure-ethniquement/

    http://www.monde-diplomatique.fr/2003/12/DALRYMPLE/10866

  • Par Willma Kalu. (---.---.---.53) 1er août 2011 17:54

    Cher auteur,

    J’ai lu et relu votre article.
    Le sentiment qu’il m’inspire est un mélange de tristesse et de révolte.
    Vous êtes, je crois, un homme honnête. Votre texte le montre. 
    Et, c’est justement pour et à cause des hommes comme vous que des BHL, Gluksmann, Fienkelkraut, .. existent.
    Ils abusent des hommes honnêtes. Constamment. 
    Tout leur crédit leur vient de cet entêtement que vous avez de vouloir les voir et les lire à travers des mailles habituelles !
    Ils savent que l’ambiance intellectuelle dans laquelle ils sont entrés par effraction, est très policée et croit en un certain nombre des valeurs.
    Eux, ils n’y croient pas. 
    Ils sont dans un autre monde. 
    Tout est instrument dans un but très terre à terre.
    Ils pensent qu’il faut tout contrôler pour s’assurer de l’avenir. 
    Cette boulimie d’affronter les « rebelles » libyens n’a rien d’un acte de courage. ; c’est, d’abord, un acte de désespoir et de peur ! 
    Ensuite, un développent, quand c’est si facile, avec les avantages et autres extras.
    A cause des approches comme la votre. 
    Parce que vous le prenez au sérieux alors qu’il ne l’est pas !!
    C’est le même motif, but, terre promise, qui amène BHL et ses compères à vouloir contrôler la presse, les finances internationales, les religions, l’industrie cinématographique, pornographique ou tout autre instrument d’influence. 

    Pour lui, la philosophie n’est pas un art de vivre. C’est un fusil.

    Comment pouvez vous appeler intellectuel quelqu’un qui pense que toute chose a un prix et que, par la force, on arrive à entrer par n’importe quelle porte.
    Les vraies valeurs n’ont pas d’étiquette de prix et pour accéder au royaume de la pensée excellente, un bélier n’y peut rien, pour passer par sa porte ! 

    Ce ne sont pas les valeurs, dans ce cas, sans prix, qui comptent pour lui. 
    Ce ne sont pas les additions des concepts et choix de pensée d’éclosion et élévation qui comptent pour lui. 
    « La philosophie », à son entendement à lui, est juste un instrument pour participer à cette mission. 
    Celle, entre autres, de se mettre à l’abri, de dominer pour ne plus être victime.
    Est ce à reprocher ? 
    On peut en débattre.
    Il est en mission. 
    D’où d’ailleurs ces audiences hors temps et hors politique officielle, à l’Elysée. 
    Il doit rendre compte à un des maîtres de la loge !

    Accepter ce prisme pour le juger et vous le comprendrez.
    Pas forcement l’excuser.
    Parce que toutes les vies s’équivalent et sont TRES précieuses ; irakiennes, palestiniennes, hottentotes, norvégiennes ou libyennes !
    Chaque fois qu’il m’est imposé de le regarder, et Dieu seul sait combien des fois malheureuses cela m’arrive, j’ai plutôt une réelle pitié pour lui.

    Merci.
    KW 
     
  • Par OMAR (---.---.---.128) 1er août 2011 17:12

    Omar 33

    D. « SS » : le conseil de sécurité de l’ONU autorisa, à travers la résolution 1973, le bombardement de son dispositif politico-militaire..

    Non mon ami, il etait juste question d’interdir à Kadafou l’utilisation de son aviation...

    Et à l’époque, vous étiez un fan de B.H.L seigneur et maitre des faussaires :

     Alexandre Adler,
     Caroline Fourest,
     Mohamed Sifaoui
     Thérèse Delpech,
     Frédéric Encel,
     François Heisbourg,
      Philippe Val,

    Et le plus drole, vous la qualifiez de narciste guerrier, alors qu’il n’est qu’une pourriture, qu’un sioniste barbare déclaré aux mains ensanglantées..

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