En 2007, à chaque seconde, il naissait 6 enfants sur terre, tandis qu’on enregistrait 2 décès. Résultat : 4 personnes supplémentaires, soit environ 200.000 humains en plus chaque jour ! Bien sûr la répartition n’est pas partout la même, mais la mondialisation des échanges et les courants migratoires font de la surpopulation un problème planétaire majeur.
Or je suis étonné de constater que les prophètes de l’apocalypse climatique n’intègrent pratiquement jamais dans leurs calculs "la bombe P" pour reprendre le titre d’un livre de Paul Ehrlich publié il y a quelques décennies. Ont-ils oublié que l’augmentation de la population entraîne un gaspillage des ressources, une dilapidation des énergies, un accroissement des déchets et une détérioration accrue des écosystèmes ?
Par ailleurs, nos utopistes préconisent souvent une croissance zéro, voire une décroissance afin de cesser de polluer. Mais je les ai rarement entendus se demander comment empêcher une expansion de la malnutrition, un développement des famines, une amplification de la pauvreté et des taudis, et une explosion des troubles sociaux dans nos pays, si l’on produit moins ?
La croyance, l’ethnie et autres sujets de discorde
La démographie a toujours eu des implications géopolitiques, militaires et économiques évidentes. Mais surtout elle possède une dimension fantasmatique parce qu’elle touche à la perpétuation de l’espèce. Et au delà des individus, à la pérennisation des cultures et des dominations.
Et force est de constater que la plupart de ceux qui se recommandent de l’humanisme ne font pas grand chose pour que chacun(e) des nouveaux arrivants dans notre monde merveilleux ait un droit égal à la nourriture, au logement, à l’éducation, à la santé...
Chacun prêche pour son modèle de société. Et surtout pour son dieu qui promet tout... Pour plus tard, ça n’engage à rien !
Presque tous les représentants des religions monothéistes comme ceux de la plupart des cultes polythéistes orientaux sont opposés à la limitation des naissances.
Même si les plus modernes "hommes de dieu" admettent des dérogations, à titre personnel et en fonction des circonstances.
Et à l’exception de quelques variantes du bouddhisme et de l’hindouisme affirmant qu’il ne faut pas perdre ses forces à forniquer et réserver toute son énergie au divin, on reste globalement enfermé dans une croyance partagée : il faut laisser venir tout ce que notre dieu envoie, parce que de toute manière "il" saura pourvoir aux besoins de chacun.
Comme si ces concepts archaïques ne suffisaient pas, il est apparu au temps des colonies, l’idée un peu paranoïde que les peuples blancs rêvaient d’asseoir leur domination en réduisant le nombre des Noirs et des Jaunes. Un paradoxe bizarre, puisque souvent ceux qui affirmaient cela la veille, n’hésitaient pas à clamer le lendemain que les colonisateurs ne s’occupaient des colonisés que parce qu’ils avaient besoin d’un nombre illimité de serviteurs.
Cette vision a d’ailleurs perduré jusqu’à nos jours, avec cette dualité fantasmatique du méchant Blanc qui rêve d’exterminer les autres peuples, mais pas trop, pour pouvoir mieux asservir les survivants. Le "complot" du SIDA fabriqué en labo et répandu (avec d’autres maladies) à des fins assassines a encore de beaux jours devant lui.
Malthus et les anti-malthusiens
A la fin du XVIII ème, nous étions environ 700 millions. Et déjà Malthus s’inquiétait. Comment nourrir tous ces gens ?
Les ressources n’étant pas inépuisables, on allait droit vers une paupérisation généralisée, avec famines, disettes et épidémies. Une catastrophe inéluctable. Que penserait-il aujourd’hui des 6 milliards d’êtres humains atteints un peu avant l’an 2000 et bientôt sept ?
En bon pasteur protestant, Malthus préconisait une stabilisation puis une diminution du nombre d’habitants de la terre, par des mariages tardifs (et pas de rapports avant !) la raréfaction des rapports sexuels voire l’abstinence. A la rigueur, la capote pour les pêcheurs impénitents, sous la forme charmante d’un petit sac en vessie de porc attaché avec un ruban, et badigeonné de suif de boeuf pour la lubrification !
Une méthode propre à susciter l’indignation des bons musulmans comme la révolte des pieux hindouistes...
A l’idée malthusienne que le gâteau n’étant pas indéfiniment extensible, il fallait moins de convives autour de la table pour que chacun ait une part correcte... Les économistes libéraux de son temps comme ceux d’après, de Ricardo à Pareto, ont soit professé que la régulation se ferait naturellement en fonction des richesses disponibles. La mort plus ou moins précoce se chargeant d’écrêter le surplus...
Soit affirmé que l’accroissement de la population était plutôt un bien, puisque cela permettait d’accroître de façon exponentielle la production des richesses... Et donc de disposer d’un plus grand nombre de gâteaux, de plus en plus gros, afin que chacun ait sa juste part.
C’est grosso modo la position d’Alfred Sauvy dont les thèses natalistes ont influencé peu ou prou tous nos politiciens depuis les années 1920. Avec au début la justification de remplacer les morts de la Grande Guerre et la nécessité de préparer les suivantes... Mais qu’on enseigne encore cela en 2010 me paraît totalement aberrant !
Il reste encore à parler des socialistes et assimilés qui, de Fourier à Marx ont préféré esquiver la question démographique, en s’attachant à l’idée qu’il y en aurait assez pour tout le monde, à condition de modifier les superstructures juridiques et politiques dans un sens égalitaire.
Des idées qui régissent encore notre début de XXI ème siècle, opposant d’un côté les libéraux croyant aux régulations "automatiques" par un accroissement infini des richesses... Aux égalitaristes qui croient encore aux vertus d’une redistribution inépuisable, désormais au profit des pays défavorisés et des immigrés, le prolétaire d’usine étant en voie de raréfaction.
La loi du nombre pour le nombre
Les concepts natalistes sont aussi instrumentalisés aujourd’hui par bien des leaders du tiers et du quart monde, qui voient dans l’accroissement de leur population un élément de puissance, vis à vis de leurs belliqueux voisins, comme si on était encore au temps d’Attila quand la force d’une armée se mesurait au nombre des lances ou des arcs...
Mais aussi, de façon plus subtile, cela peut être analysé comme une volonté expansionniste et hégémonique, à la fois ethnique et culturelle, une sorte de revanche contre les colonisateurs envahis à leur tour.
Le nombre immense des pauvres leur permettant d’affirmer un "droit" à migrer, occuper les pays riches insuffisamment peuplés selon eux, et exiger leur part d’un gros gâteau dont ils n’ont que les miettes.
Une vision bénéficiant hélas de la complicité d’économistes et de politiciens néo-libéraux qui croient encore que, plus on est nombreux, plus on est forts au plan politique, économique et diplomatique. Comme si la place dans le concert des nations dépendait encore du nombre.
Quand la réalité sociale, en particulier le développement du chômage y compris au détriment des personnes qualifiées, la paupérisation généralisée jetant dans la rue des salariés pauvres, et l’augmentation de la petite délinquance de survie ont surabondamment démontré la fausseté de ce théorème.
Mais, pour ces gens là qui font profession de nous gouverner, si la situation ne correspond pas à leurs présupposés idéologiques, c’est la réalité qui se trompe !
Si l’on exclut les "négriers" qui cherchent avant tout de la main d’oeuvre bon marché sans se soucier des conséquences à moyen terme, et les idéocrates qui professent la haine de l’Occident, la majorité de ceux qu’on appelle par commodité de langage les "immigrationnistes" sont des gens de bonne foi.
Convaincus de servir les intérêts de leur pays en facilitant l’installation définitive de gens qu’on ne peut plus loger décemment, pour lesquels il s’avère de plus en plus difficile de trouver un travail correct, voire un emploi tout court... Et surtout, dont les cultures, croyances, coutumes, modes de vie et systèmes de régulation sociale sont aussi miscibles dans nos sociétés que l’eau et l’huile dans une bouteille.
Comme si la force d’une société post moderne ne résidait pas plus dans sa cohésion que dans le nombre de ses habitants !
y a-t-il un optimum démographique ?
De l’équilibre statique de Platon à la combinaison idéale des néo-physiocrates, en passant par le juste milieu chinois, bien des théoriciens ont essayé de trouver une réponse.
Un temps, le progrès technique galopant depuis le XIX ème, avec ses engrais, ses pesticides et ses machines, permettant d’accroître les rendements agricoles et la production de bétail, ainsi que le défrichement et la mise en culture de parcelles naguère inaccessibles ou pas assez rentables, ont permis de croire qu’on avait la solution.
Par la suite, le développement économique des "petits dragons" asiatiques, puis la mise en coupe réglée de l’Amérique du Sud, ont permis d’entretenir l’espoir que la création de richesses nouvelles irait proportionnellement plus vite que l’essor démographique. Mais les limites sont atteintes.
Ainsi, après l’optimisme généralisé résultant de la croyance dans le progrès au siècle dernier, il a fallu accepter une évidence : plus on avançait, et plus on se rapprochait du fond de l’impasse.
La planète n’est pas indéfiniment extensible. Malheureusement. Les terres cultivées de façon excessive deviennent stériles. L’agriculture et l’élevage intensifs polluent de façon dramatique les sols, l’air, les rivières et les océans.
La déforestation, avant de modifier de façon durable notre atmosphère, accentue les phénomènes météo extrêmes, nuisant aux récoltes et à l’habitat.
Quant aux ressources minières, elles s’épuisent trop vite pour approvisionner indéfiniment de nouvelles usines, produisant de nouveaux produits en surnombre, qui bientôt gonfleront des stocks de plus en plus difficiles à écouler.
Et la distribution gratuite des biens de consommation "à chacun selon ses besoins", est une idée philosophique généreuse, mais non viable économiquement.
Sommes-nous trop nombreux ?
Il me semble que la première urgence serait de stabiliser notre nombre avant qu’une catastrophe démographique ne survienne. Avec le risque d’être réglée comme nous avons toujours su le faire, par des guerres et des génocides.
Ne soyons pas candides ni aveugles ! La guerre pour les ressources, pour l’énergie et pour l’eau a déjà commencé aussi bien en Asie du Sud-Est qu’au Proche Orient.
Les conflits économiques pour la terre cultivable sont quotidiens en Afrique et à Madagascar où l’on assiste à la naissance d’un nouveau colonialisme économique par multinationales interposées. Et l’on voit pointer les prémices des nouvelles guerres de la faim en Amérique latine et en extrême Orient.
Il est à craindre qu’elles se généralisent. L’instinct de survie de l’Homme le poussera aux pires excès s’il se sent menacé dans sa survie. Matérielle, ethnique, et culturelle.
La résurgence des nationalismes en Europe peut être interprété comme un signe avant-coureur.
Un espoir : bien que cela soit, pour le moment insuffisant pour une simple stabilisation démographique au plan mondial, les chiffres les plus récents nous indiquent une baisse de la fécondité dans la plupart des pays. Même en Iran où, malgré un régime théocratique sévère, la fécondité est tombée de 7 à un peu plus de 2 enfants par femme en 25 ans.
Tous les pays d’Europe sont aujourd’hui au-dessous des 2 enfants par couple. Plus ou moins. Si la France fait exception, toute l’Europe de l’est se dépeuple. Ainsi la Russie perdait-elle près d’un demi million d’habitants par an à la charnière des millénaires.
Sur tous les continents, du Canada au Japon, de la Chine au Brésil, en Australie et Nouvelle Zélande comme en Tunisie, le taux de fécondité baisse de façon significative.
Un peu moins vite au Mexique, en Inde et au Pakistan, en Indonésie comme au Maroc, en Algérie et en Egypte où il est toujours très au dessus de deux. Mais la tendance est à la baisse.
Même en Afrique subsaharienne où la fécondité globale reste encore très élevée, on note une baisse régulière.
Les derniers irréductibles se trouvent en France, ainsi qu’au Niger, en Guinée Bissau et en Afghanistan... La France entretenant l’illusion qu’il faut un grand nombre de jeunes pour payer les retraites, sans voir qu’un grand nombre de chômeurs va dans le sens contraire !
Pour sauver la planète !
Ce n’est pas en s’éclairant à la bougie, en cultivant ses tomates bio sur son balcon ou en renonçant à prendre des bains qu’on sauvera la planète... Mais bel et bien en décidant de n’avoir que un ou deux enfants par famille, ou pas du tout comme ces "dinkies" (double income no kids) qui ont fait ce choix aux USA.
L’idée chinoise de pénaliser les familles nombreuses au lieu de les aider peut choquer. Mais que faire d’autre lorsqu’on se heurte à des coutumes millénaires qui incitent à créer de grandes familles ? Toutefois, les campagnes de vasectomies plus ou moins forcées ont été abandonnées au profit de méthodes de persuasion et d’incitations économiques plus douces.
Quant à la solution indienne des années 70, elle est difficilement transposable : tout homme qui acceptait une castration, se voyait offrir par l’Etat un vélo, alors objet de très grande valeur.
Il faudrait au moins une Porsche Cayenne (et encore) pour convaincre nos chers compatriotes de passer par le bistouri pour sauver le monde !
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Les réactions les plus appréciées
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.113)6 avril 2010 11:11
La bombe P, chacun la vit tous les jours sans même en faire, généralement, les liens de causes à effets : industrialisation planétaire, fuite des emplois vers les pays où le travail s’apparente à de l’esclavagisme moderne, avec chômage généralisé dans les pays dits développés, productions très bas-de-gamme instaurant une société du jetable, production alimentaire de très bas coût instaurant une malbouffe et bientôt un empoisonnement contrôlé, pollutions généralisées, intérêts géo-stratégiques éxacerbés à objectifs énergétiques, provoquant la plupart des dérives militaires etc ... Tout ceci aboutissant lentement mais inexorablement vers une tiers-mondialisation des pays dits riches.
Le problème se réglera de lui-même : dans un modèle de croissance comme religion dominante qu’il ne faut pas oser remettre en cause, les politiques sont condamnés à poser emplatres sur emplatres en rendant le système toujours plus instable. Tout cela se dirige joyeusement vers la pire apocalypse que l’humanité n’ait jamais connu, avec l’assentiment volontaire des peuples qui re-mandatent et prorogent systématiquement leurs fossoyeurs dans la plus folle confiance. On attend juste l’étincelle qui va embraser ce gaz qui a remplit la maison, nos élites, qui ne sont pas totalement connes non plus, sachant fort bien que l’affaire ne peut pas durer, s’en mettent plein les poches actuellement et préparent leurs arrières, avant le feu d’artifice final.
Même en Iran où, malgré un régime théocratique sévère, la fécondité est tombée de 7 à un peu plus de 2 enfants par femme en 25 ans. Je regrette beaucoup de ne pas trouver sur Internet les articles sur lesquels je m’appuie mais l’exemple iranien est très intéressant. Au début des années 1990 c’est à dire à un moment où l’indice conjoncturel de fécondité des Iraniennes dépassait les 5,0 enfants par femme, le gouvernement iranien pourtant composé de clercs craignit que le pays ne soit surpeuplé (le taux de chomage atteignait les 18% ou plus en 1991 si je me souviens bien de mes sources). Les mesures adoptées furent simples et peu coûteuses : l’accès à la pilule anti-conceptionnelle fut rendu libre et une obligation fut créée pour les couples voulant se marier de prendre rendez-vous chez un medecin pour être informé des différentes méthodes de contraception autorisées par les autorités iraniennes. Dès 1998, l’indice de fécondité était tombé à 2,5 enfants par femme. Actuellement, l’indice de fécondité des Iraniennes est d’environ 1,8 enfants par femme. Exemple particulièrement intéressant car il bat en brèche les opinions à la mode de nos jours qui attachent une trop grande importance aux pratiques religieuses et /ou culturelles : les êtres humains sont partout les mêmes et le simple bon sens suffit la plupart du temps à les rendre conscients de l’existence d’un danger. Ce qui m’amène à être optimiste quant à la "bombe P" d’autant plus que l’augmentation du nombre d’êtres humains sur Terre est due en grande partie aux progrès de la médecine et de l’hygiène.
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.219)6 avril 2010 19:11
3 millions d’années d’errance sauvage, 1/2 millions d’années juste à se chauffer le cul autour d’un feu, 5000 ans de civilisation, 200 ans d’industrialisation, 50 ans de consommation à crédit, 20 ans à rendre la planète inhabitable par un lent empoisonnement de ce qu’il bouffe et respire, l’homme n’aura été, à ce stade, qu’un virus qui ne se propage qu’à raison de tout détruire sur son passage, ainsi qu’ une simple paranthèse dans l’histoire de la vie. Et on voit mal quel miracle pourrait produire le moindre espoir, si ce n’est une grande baffe qui réveille cette immense masse de zombies.
C’est la grenouille dans l’eau mise à bouillir... Et à l’âge où l’on a le pouvoir d’agir, on peut toujours penser que le déluge n’arrivera que le lendemain de ses funérailles. Alors, encore une tranche de foie gras ?
Par BIG PINK PIG(xxx.xxx.xxx.74)6 avril 2010 10:30
Voila un vrai sujet. Un grand théme à aborder avec responsabilité. Nous avons besoin de moins en moins de salariés pour produire de plus en plus de réponses à nos besoins réels ou crées. La fuite en avant de la croissance repose sur la démographie galopante. Jusqu’ici...tout ne va plus trés bien...la suite sera explosive !
Or je suis étonné de constater que les prophètes de l’apocalypse
climatique n’intègrent pratiquement jamais dans leurs calculs "la bombe
P" pour reprendre le titre d’un livre de Paul Ehrlich publié il y a
quelques décennies."
Que voilà un excellent article dont j’approuve sans réserve le contenu . Les prophètes (lords of illusions) de l’ apocalypse climatique sont probablement des Ecologistes pour farces et attrappes .
"Quant à la solution indienne des années 70, elle est difficilement transposable : tout h"
La politique de stérilisation massive sous la houlette de Sajiv Gandhi mena à un chiffre de 15 millions de stérilisées / stérilisés mais fût abandonnée après sa mort accidentelle . Une politique à la chinoise serait la bienvenue dans ce pays hyperpeuplé (1 milliard d’habitants pour une superficie totale de 3 millions de km2 soit une densite moyenne de plus de 333 hab / km2, ce qui est hallucinant (analogue à la Belgique / Pays Bas) . Une politique de même acabit fut conduite sous le règne de Fujimori au Pérou avec plus de 300000 femmes stérilisées mais souvent dans des conditions hygiéniques déplorables.
Enfin un article intelligent sur le malthusianisme. J’espère que le débat sera sérieux et à la hauteur de l’enjeu. Mes remerciements à l’auteur bien que je ne suis pas convaincu par "l’imminence" de l’explosion de la "bombe P"
Jullien, dans mon esprit l’imminence signifiait : avec un risque réel de conflits armés susceptibles de s’étendre et de conduire à des destructions massives d’ici à la fin du XXIème siècle. Par exemple à partir de quelques points très chauds, comme les 2 Corées/Chine, la Palestine, les côtes sud de l’Europe... Et d’autres qui bouillonnent comme la charnière USA/Mexique et globalement la plupart des pays Africains et Sud-Américains, ou encore les difficiles voisinages Inde/PAkistan, Inde/Chine et Iran/monde arabe.
Quand les réserves d’eau potable seront un enjeu de survie.... (qui sont en plus liées d’ailleurs a la (sur)population qui consomme (ou gaspille) trop. ) et bien on en reviendra a la bonne vieille méthode du canon et des mitraillettes.
Tout en étant d’accord avec l’article je ne crois pas trop dans une politique de régulation des populations (naissances) efficace, même si elle s’avère nécessaire maintenant ou dans un futur proche, elle sera très difficile a applique dans nos pays.
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.113)6 avril 2010 11:11
La bombe P, chacun la vit tous les jours sans même en faire, généralement, les liens de causes à effets : industrialisation planétaire, fuite des emplois vers les pays où le travail s’apparente à de l’esclavagisme moderne, avec chômage généralisé dans les pays dits développés, productions très bas-de-gamme instaurant une société du jetable, production alimentaire de très bas coût instaurant une malbouffe et bientôt un empoisonnement contrôlé, pollutions généralisées, intérêts géo-stratégiques éxacerbés à objectifs énergétiques, provoquant la plupart des dérives militaires etc ... Tout ceci aboutissant lentement mais inexorablement vers une tiers-mondialisation des pays dits riches.
Le problème se réglera de lui-même : dans un modèle de croissance comme religion dominante qu’il ne faut pas oser remettre en cause, les politiques sont condamnés à poser emplatres sur emplatres en rendant le système toujours plus instable. Tout cela se dirige joyeusement vers la pire apocalypse que l’humanité n’ait jamais connu, avec l’assentiment volontaire des peuples qui re-mandatent et prorogent systématiquement leurs fossoyeurs dans la plus folle confiance. On attend juste l’étincelle qui va embraser ce gaz qui a remplit la maison, nos élites, qui ne sont pas totalement connes non plus, sachant fort bien que l’affaire ne peut pas durer, s’en mettent plein les poches actuellement et préparent leurs arrières, avant le feu d’artifice final.
Comme l’homme n’est pas assez sage pour régler ce type de problèmes tout seul, effectivement les éléments vont s’en charger pour lui. La sélection ? Il n’y en aura point. Comme je le dis souvent la planète a besoin de se débarrasser de ses puces, on a eu notre chance et nous n’avons pas su l’apprécier, dommage mais c’est ainsi.
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.219)6 avril 2010 19:11
3 millions d’années d’errance sauvage, 1/2 millions d’années juste à se chauffer le cul autour d’un feu, 5000 ans de civilisation, 200 ans d’industrialisation, 50 ans de consommation à crédit, 20 ans à rendre la planète inhabitable par un lent empoisonnement de ce qu’il bouffe et respire, l’homme n’aura été, à ce stade, qu’un virus qui ne se propage qu’à raison de tout détruire sur son passage, ainsi qu’ une simple paranthèse dans l’histoire de la vie. Et on voit mal quel miracle pourrait produire le moindre espoir, si ce n’est une grande baffe qui réveille cette immense masse de zombies.
"Tous ceux qui veulent la décroissance ou l’arrêt de la croissance doivent comprendre que, *dans le système actuel*, cela créerait une immense et insoutenable misère . Mais Tant que ce ne sera pas fait, il n’y aura devant nous que "du sang, de la sueur et des larmes" (Churchill). Finalement, je ne crois pas qu’on puisse faire fonctionner une économie stable avec un système de crédit à intérêt. Notre Moyen-Âge l’avait compris et l’Islam aussi. Le prêt d’argent (avec création monétaire mais *sans intérêt*) devrait être exclusivement une prérogative de l’État démocratique.Notre alternative : la paix en disant adieu aux banques ou sinon la guerre destructive..."
Une seule solution : détruire ce système destructeur. Vite !
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.219)6 avril 2010 20:30
Tall, t’as entendu ce qu’elle t’as mis, la miss ? Si ça suffit pas, je t’enverrai Boris, il finira au 44 magnum, à moins que ça ne soit déjà assez large ?
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.219)6 avril 2010 20:45
Mais oui, Tall, rigoler, c’est bien comme ça que je le prends, je n’ose même pas imaginer que mes petites vannes à la poésie fort douteuse aient pu te toucher
"3 millions d’années d’errance sauvage, 1/2 millions d’années juste à se
chauffer le cul autour d’un feu, 5000 ans de civilisation, 200 ans
d’industrialisation, 50 ans de consommation à crédit, 20 ans à rendre la
planète inhabitable par un lent empoisonnement de ce qu’il bouffe et
respire, l’homme n’aura été, à ce stade, qu’un virus qui ne se propage
qu’à raison de tout détruire sur son passage, ainsi qu’ une simple
paranthèse dans l’histoire de la vie. Et on voit mal quel miracle
pourrait produire le moindre espoir, si ce n’est une grande baffe qui
réveille cette immense masse de zombies."
Bien dit, je me mare !
Ce qui manque aux humains c’est la connexion entre leur yeux et la réalité, pour la baffe John va valoir frapper très fort !
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.219)6 avril 2010 23:03
"John va valoir frapper très fort !"
Ils ont déjà désigné leurs bourreaux par choix volontaire, la meileure arme est d’attendre que l’édifice s’effondre sous son propre poids, la vie va bientôt devenir intenable pour la plupart des gens, ils vont se retourner les uns contre les autres, les drames vont se multiplier, et l’ensemble, déjà à flux tendu, ne tardera pas à imploser. Crois-moi, ça va frapper très fort tout seul.
"nos utopistes préconisent souvent une croissance zéro, voire une
décroissance afin de cesser de polluer. Mais je les ai rarement
entendus se demander comment empêcher une expansion de la malnutrition,
un développement des famines........"
C’est que vous les avez bien mal écouté, cher Monsieur. Documentez-vous d’avantage.
Néanmoins, merci quand même d’aborder ce sujet de la surpopulation.
JLLB, j’aurais dû préciser que je les avais rarement entendu proposer des solutions réalistes et économiquement viables. Les anti-croissance sont contre la société de consommation, et voudraient nous faire revenir à un mode de vie plus simple... Idée défendable sur le principe, mais en pratique, qui priver de ce superflu que beaucoup nous envient ? Ils sont aussi pour une délocalisation de la production alimentaire auprès de ceux qui en ont le plus besoin... Là encore, cela serait logique, si les sols et les climats le permettaient,. Mais un écosystème défavorable est précisément un des plus gros problèmes des pays à malnutrition !
JLLB, j’aurais dû préciser que je les avais rarement entendu proposer des solutions réalistes et économiquement viables.
Je persiste donc : il faut lire et écouter d’avantage les décroissants : parmi la profusion - parfois utopiste, certes, mais c’est le lot de toutes recherche de solutions - existe des idées et propositions parfaitement intéressantes et viables...
Les
anti-croissance sont contre la société de consommation, et voudraient
nous faire revenir à un mode de vie plus simple... Idée défendable sur
le principe, mais en pratique, qui priver de ce superflu que beaucoup
nous envient ?
Là ou vous voyez "privation", je pense plutôt partage... ré-équilibrage... Certes, on est pas dans ce mode de pensée, il faut bien le reconnaitre - notre inconscient étant drogué d’autres images - et c’est surement un travail de longue - très longue - haleine ; mais c’est bien de cela qu’il s’agit.
Quand on sera, encore plus que maintenant, noyé sous notre superflu, peut-être alors sera-ce la simplicité que nous envierons ?
Ils sont aussi pour une délocalisation de la
production alimentaire auprès de ceux qui en ont le plus besoin...
Plutot pour une RE localisation
Là
encore, cela serait logique, si les sols et les climats le
permettaient,. Mais un écosystème défavorable est précisément un des
plus gros problèmes des pays à malnutrition !
Les sols et les climats, bien souvent, le permettraient si on arrétait d’aller épuiser les sols en question chez ceux qui en on besoin. Laissons leurs, justement, ce qui leur appartient ; déjà...
Ensuite, ils régleront leurs problèmes beaucoup plus facilement.
les pays dits du tiers-monde sont les plus riches en denrées et alimentaires et en richesses minières et en fécondité des terres et en termes de richesses climatologiques pour la végétation.
le nord vit d’un climat plus ingrat qui rend la nature beucoup moins dispendieuse.et a dû se procurer des denrées ailleurs.
Mais un juste équilibre des prix a toujours été le bat qui blesse.
La colonisation et le pillage n’ont jamais vraiment cessé.
Et c’est la colonisation de l’être humain lui-même que cherche le système.
Si la classe moyenne disparait complètement, c’est l’esclavage du coup, parce qu’il n’y aurait PLUS AUCUNE POSSIBILITE d’acquérir des biens, à moins de s’appeler Barry Soetoro.
...
Voyez... ce sont les pays les plus riches en matières premières qui se rerouvent les plus pauvres, depuis TRES longtemps.
Même en Iran où, malgré un régime théocratique sévère, la fécondité est tombée de 7 à un peu plus de 2 enfants par femme en 25 ans. Je regrette beaucoup de ne pas trouver sur Internet les articles sur lesquels je m’appuie mais l’exemple iranien est très intéressant. Au début des années 1990 c’est à dire à un moment où l’indice conjoncturel de fécondité des Iraniennes dépassait les 5,0 enfants par femme, le gouvernement iranien pourtant composé de clercs craignit que le pays ne soit surpeuplé (le taux de chomage atteignait les 18% ou plus en 1991 si je me souviens bien de mes sources). Les mesures adoptées furent simples et peu coûteuses : l’accès à la pilule anti-conceptionnelle fut rendu libre et une obligation fut créée pour les couples voulant se marier de prendre rendez-vous chez un medecin pour être informé des différentes méthodes de contraception autorisées par les autorités iraniennes. Dès 1998, l’indice de fécondité était tombé à 2,5 enfants par femme. Actuellement, l’indice de fécondité des Iraniennes est d’environ 1,8 enfants par femme. Exemple particulièrement intéressant car il bat en brèche les opinions à la mode de nos jours qui attachent une trop grande importance aux pratiques religieuses et /ou culturelles : les êtres humains sont partout les mêmes et le simple bon sens suffit la plupart du temps à les rendre conscients de l’existence d’un danger. Ce qui m’amène à être optimiste quant à la "bombe P" d’autant plus que l’augmentation du nombre d’êtres humains sur Terre est due en grande partie aux progrès de la médecine et de l’hygiène.
d’une part, plusieurs scientifiques (dont Jean ZIEGLER) ont affirmé que la terre est capable de nourrir 12 000 000 000 d’individus !!!! donc, tout ceux qui meurent de faim, est un assassinat pure et simple !
d’autres part, il faut étudier pourquoi le système est pourrie ? il est à noter qu’en Occident, il y a surproduction, surexploitation des richesses au détriment d’une répartition équitable des richesses et surtout l’arrêt par l’occident de l’exploitation exclavagiste des pays du sud !
il a été démontré que c’est la volonté des organes internationales comme le FMI, l’OMC, etc...qui s’évertuent à établir un système à bout de soufle basé sur la croissance continu qui nous mènera tous à notre perte.
vous faites le jeux des illuminatis en faisant croire qu’on est trop nombreux !!! cessez de croire qu’on peut vivre mieux si on a bcp d’argent ! désaprenez ce qu’on vous a appris !
un autre monde est possible : un monde ou l’on peut vire mieux avec moins d’argent !
commencez par boycotter les crédits, ne vivez pas au-dessus de vos moyens et on aura fait déjà un grand pas. Mais c’est clair qu’en continuant ainsi, tout ce que l’on engendrera sera une guerre mondiale pour récupérera le peu de richesses qui restera sur terre.
sachez que l’eau potable est en voi de disparition, mais ce n’est pas tout, tout ce qui fait notre monde va disparaitre au cours de ce siècle : GAZ, pétrole, fer, étain, bronze, acier, zinc, ......
D’accord avec Martin D. Encore un article appelant au contrôle de la démographie. Ca commence toujours par celui des naissances et ça finit par l’euthanasie programmée (n’est ce pas, Attali ?). Un peu d’eau au moulin du NOM. Cachons cette réalité là, c’est pourtant le véritable scandale : L’immense gaspillage de la nourriture
Comportement irresponsable basé sur le fait que des gens affirment que la Terre peut nourrir 12M d’habitants. Ca fait léger, d’autant que le critère nourriture est loin d’être le seul à prendre en compte. Quand aux gens qui affirment, il s’en trouvent bien pour affirmer que Dieu existe.
L’espèce humaine est globalement irresponsable, n’a aucune vision à long terme, et est incontrôlable, elle porte en elle tous les ingrédient nécessaires à sa disparition prématurée.
Il y a bcp de propagande en ce moment sur le fait qu’on est "trop nombreux". Ca a été relancé avec le film HOME (Pinault= Bilderberg, le chef chez eux étant le détraqué Kissinger l’homme clé de la gestion de l’accroissement de la population mondiale)... Dans HOME, en filigrane, le message "l’homme est méchant, il est trop nombreux et il a cassé la terre" est TRES présent...
Si vous lisez Siné Hebdo, il y a un excellent article (sérieux) sur la démographie et les migrations par Hervé Le Bras dans le numéro de la semaine dernière. Il y est dit que la démographie est plutôt en train de se stabiliser qu’autre chose... L’exemple de l’IRAN est cité (<2 enfants par femme). Idem pour la Chine qui est allé bien plus loin que les Occidentaux. Grosso modo, ca se stabilise avec l’émancipation des femmes. En Algérie on est à 2.3 Idem au Maroc. En Tunisie on est à 2 comme en France. (C’est un peu contraire à toutes les conneries qu’on entend sur le sujet... souvent accompagné d’un peu de racisme au passage). Les Turques récemment émigrés en France ou Allemagne sont à 3 grosso modo. Les Allemandes ont 1.4 enfant par femme.
Bref, l’augmentation de la population faut bien voir que ca fait partie d’une idéologie... Arrêtons de se faire peur !!!!
"d’une part, plusieurs scientifiques (dont Jean ZIEGLER) ont affirmé que
la terre est capable de nourrir 12 000 000 000 d’individus !!!! donc,
tout ceux qui meurent de faim, est un assassinat pure et simple !"
Jean Ziegler , un scientifique ? Vous voulez rire , à peine une vieille pleureuse gauchiste travaillant pour le compte de la FAO , office du machin ONU dont on connaît le sérieux légendaire ! Il n’est absolument pas prouvé que la Terre peut nourrir cette population de 12 milliards à grand renfort ou non d’ agriculture biologique et ,de plus, la présence de cette population se ferait au détriment des dernières forêts : le pauvre défriche et détruit aussi la forêt (cfr Indonésie / Amazonie) . La vraie solution réside dans l’application simultanée d’une certaine sobriété consommatoire ( de viande par exemple) et démographique .
ah, il nous ressort la théorie des neo-cons : éliminons 90% de la planète, on vivra mieux .. à condition d’être du côté des "éliminants" bien sûr. Cette thèse a été rédigée noir sur blanc il y a plus de trente ans, et les neo-cons y sont très attachés.... on sent que les thèses eugénistes sont à nouveau de sortie là... ou les thèses sur les OGM = pour faire bouffer tout le monde, modifions les plantes : autre eugénisme !
"Dr Fedoroff, who wrote a book about GM Foods in 2004, believes critics of genetically modified maize (corn) and rice are living in bygone times."
Pour l’Iran, je n’y vois aucune contradiction. L’Islam n’est pas le Catholicisme romain - le contrôle des naissances, et même leur interruption, n’y fait l’objet d’aucun interdit. La surnatalité des familles polygames africaines, par exemple, ne doit rien à l’Islam mais tout aux traditions africaines qui estiment que la venue de tout enfant est une bénédiction. Et la surnatalité dans les zones islamistes de Gaza, par exemple, est plus une surenchère conflictuelle (les Juifs othodoxes, aussi, sont les champions de la natalité) qu’une obéissance aux préceptes religieux. En revanche, je reconnais que toute critique de la surnatalité, notamment africaine, expose tout de suite aux dénonciations des bien-pensants. On est bien loin de l’époque où un homme de gauche comme Dumont pouvait s’en prendre à la surnatalité. Aujourd’hui, parlez comme lui et vous avez contre vous une alliance sacrée qui va des cathos à droite jusqu’aux tiers-mondistes à gauche.
Armand, oui René Dumont homme de gauche soutenait le contrôle démographique car, à la différence de la plupart de nos penseurs en chambre, il était un homme de terrain ! Ingénieur agronome ayant travaillé dans plusieurs pays du tiers monde, il savait combien les ressources sont précieuses, l’agriculture et l’élevage fragiles, et combien l’illusion du progrès drainait vers les taudis urbains des populations déracinées et acculturées. Sociologue de terrain également, il savait à quel point les injustices économiques et les déséquilibres alimentaires sont le terreau des émeutes, des guerres et des régimes dictatoriaux. Mais aujourd’hui, Dumont qui liait le développement durable aux investissements et aux limitations démographiques serait catalogué "facho" par nos bien pensants psittaciques.
Super idée, il suffit de teraformer Mars (on arrive bien à marsoformer la terre) et de fabriquer quelques millions de gigatones de carburant fusée et quelques gigatones de métaux pour fabriquer les vaiseaux qui envéront les 6 milliards de nouveaux humains nés sur terre tout les 40 ans. Les probléme c’est que les 6 milliards envoyés sur mars ils ont pas intéret à se reproduire ....
n’oubliez pas non plus les propos du Pr Pianka , herpétologue et chercheur de l’ université du Texas prônant en 2006 devant un parterre de scientifiques le nettoyage de l’excédent démographique par un virus Ebola devenu transmissible par voies respiratoires suite à manipulations génétiques .
L’Optimum Population Trust feint d’ignorer que le monde va vers une
transition démographique : les taux de croissance de la natalité
baissent à peu près partout, et le nombre d’êtres humains a des chances,
d’après un article paru dans Nature, de culminer,
en ce XXIe siècle, aux alentours de 10 milliards. La plus grande partie
de cette croissance se fera chez ceux qui ne consomment presque rien...
Mais personne ne prévoit une transition dans la consommation. Les gens
font moins d’enfants au fur et à mesure qu’ils deviennent plus riches,
mais ils ne consomment pas moins, ils consomment davantage. Comme le
montrent les habitudes des super-riches, il n’y a pas de limites à
l’extravagance humaine. On peut s’attendre à ce que la consommation
augmente, de pair avec la croissance économique, jusqu’à emboutir les
amortisseurs de la biosphère. Quiconque comprend ceci et continue à
considérer que c’est la population et non la consommation qui représente
LE gros problème, refuse, comme le dit Lovelock, de voir la vérité. (4)
C’est la pire espèce de paternalisme : celle qui blâme les pauvres pour
les excès des riches...
Le problème n’est pas de passer de 6 milliards à 9 ou 12 milliards !
20% de l’humanité consomme 80% des ressources planétaires !
Si on supprimait les 80% de la population qui consomment les 20% qui restent, ca ne changerait pas grand chose.
Attaquer les altercroissants est honteux et hypocrite. C’est une manière de dire : "je m’en fous que la majorité de l’humanité crève la fin du moment que je peux continuer à me bâfrer . "
"Il faut vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre" Gandhi
Article écrit du point de vue de l’occident qui a pour problème de santé essentiel l’obésité
Par ailleurs, l’homme consomme tout ce qu’il a à porté de main, avec pour seule limitation les limitations forcées (pauvreté).
Vous dites qu’il faut moins consommer. Et bien couchez-vous à la nuit tombante et levez- vous à l’aube. Lavez-vous moins souvent. Et même avec des mesures aussi draconiennes, cela ne changera rien, si la population augmente pendant ce temps-là (ce qu’elle ne manquera pas de faire, sauf pauvreté ou mesures coercitives).
Je ne prétends pas connaître le bon nombre de personnes à mettre sur la planète, mais c’est un sujet qui devrait être abordé très souvent dans les médias. Or, il ne l’est JAMAIS !
Un paramètre à prendre en compte : beaucoup d’espèces ont déjà disparu à cause de l’homme, et cela continue. Faudrait peut-être prendre en compte ce paramètre. A moins que : "Les autres espèces, on s’en fout, c’est la loi du plus fort".
Malheureusement, ne pas parler de ce sujet relève du crime.
Vous êtes mal tombé désolé mais vous vous adressez à un anti-spéciste
végétarien.
Donc si nous voulons sauver les espèces animales , commençons par ne
plus les élever pour bouffer leur cadavres.
Je n’ai jamais écrit qu’il faut moins consommer, j’écris que nous sommes mal placés de dénoncer la surpopulation comme facteur aggravant le stock des ressources terrestres.
Relisez moi et vous verrez qu’avec un milliard d’humains sur terre ca ne change rien si ce sont ceux qui consomment 80% des ressources.
Les banquiers vous me faites rire. Et c’est vous qui me qualifiez de naïf ? Les banques ne vivent que parce qu’elles ont des clients ! Intéressez vous à la Nef : http//www.lanef.com
Ils n’ont pas attendu la crise pour pleurer des larmes de crocodiles, trente ans qu’ils agissent contre le système. Mais évidemment si les gens ne les soutiennent pas, ils ne peuvent que changer à la marge. En tous cas ca fait vingt que j’y suis. Et vous ? A quelle banque avez-vous vendu votre âme ?
Merci pour ces liens, et pardon de vous avoir accusé à tort de naïf.
En fait, je réagis toujours aux messages qui laissent penser que consommer moins va changer le monde, car je pense que ce n’est pas une solution, et que la solution, c’est une réforme complète du système financier, et aussi des objectifs démographiques pour la Terre (peut-être qu’on est déjà trop nombreux en France, par exemple, pour une survie à long terme !).
Concernant la Nef, je me suis balladé sur leur site, visiblement, la Nef n’accorde pas de crédit immobilier, par exemple ? Quelles sont les différences avec une banque classique ? Je comprends que la Nef finance les projets à caractère "environnemental" et "humaniste".
Ce que je reproche aux banques, c’est de prêter de l’argent qu’elles n’ont pas avec intérêt (c’est-à-dire créent de l’argent et endettent les Etats qui n’ont plus le droit de battre monnaie). La NEF est une banque de dépôt si je comprends bien. Est-ce qu’elle prête avec intérêt ? Que se passe-t-il en cas de faillite des emprunteurs ? Quelle est votre expérience concernant la NEF ?
Les financiers et banquiers (plus ou moins) eugénistes sont en train de nous bourrer le mou avec cette surpopulation alors que c’est eux qui sont les premiers à attendre que tout le monde se baffre et s’endête au passage (aussi vrai dans les pays pauvres, faut voir les ravages de la publicité)........
« En toute hypothèse, explique la Division de la population, la forte natalité ne peut se maintenir au rythme actuel, sauf à voir la population mondiale monter à 44 milliards en 2 100, 244 milliards en 2 150 et 1,34 trillions en 2 300 » http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=9344&Cr=Population&Cr1=DESA
Donc peut être si on partage tout bien on arivera en 2300 a être 1.34 trillons.... La terre resemblera à une gare aux heures de pointes et on partagera du plancton produit dans des usines à haut rendement grâce à la fusion froide. Heureusement l’allongement de la durée de vie ne me permetera quand même pas de voir cela
Pas de soucis, c’est pour cela que je me détermine comme altercroissant et pas décroissant. un terme qui laisse la porte ouverte à de graves malentendus.
Toutes les réponses aux questions que vous vous posez sont sur le site de la nef.
N’attendez pas qu’elle soit parfaite, c’est en attendant le mieux sur le marché. pour moi ce qui compte c’est qu’elle ne prête pas à des traficants d’armes comme peut le faire LCL et compagnie.
Maintenant elle est bien obligée de se plier aux règles.
Mais on peut aussi ne pas avoir de compte bancaire.
Je n’ai jamais dit qu’il fallait agir pour que l’humanité n’augmente.
Mais donner comme argument le manque de ressources est fallacieux. (voir explication plus haut)
Votre citation ne me concerne pas. D’autant que faire de la propective et basiquement multiplier les chiffres actuels est tout sauf sérieux.
L’on sait que la meilleure façons de réduire le taux de natalité d’un peuple est de lui permettre d’augmenter son niveau de vie. De plus, l’éducation à la sexualité et la contraception (je ne parle pas de l’avortement) améliore grandement le phénomène.
Enfin la voilà cette bonne vieille solution technologique au problème démographique , je l’attendais avec impatience . Qu’un grave problème surgisse sur la planète Terre et automatiquement et de façon synchrone à sa survenance , le génial bipède lui trouvera une solution scientifique . C’est évident le bipède ne peut absolument pas disparaître ,quelle horreur pour l’ univers que son éradication !
"Le problème n’est pas de passer de 6 milliards à 9 ou 12 milliards !"
Où allez vous les placer les 3 ou 6 milliards supplémentaires ? Dans des monades urbaines façon Silverberg ou empiéter sur les dernières terres agricoles ou les forêts ?
Avec la production de 2008, on aurait probablement pu nourrir 10 milliards de personnes. La faute au gaspillage et à la surconsommation. La faute aux MacDo où les hamburgers qui ne sont pas vendus 10 minutes après leur préparation sont jetés à la poubelle, etc.
En consommant moins de viande, en utilisant moins de "biocarburants", en considérant uniquement les territoires nécessaires, 12 milliards de personnes sont nourries allègrement. Saviez-vous que la surface nécessaire pour produire 1 kg de viande pourrait produire 160 kg de patates ? (source : impact environnemental de la production de viande)
Par Lucien Denfer(xxx.xxx.xxx.100)6 avril 2010 13:03
Si l’on considère que 80% des ressources sont consommées par 20% des terriens, la maîtrise intelligente ou forcée de la surpopulation ne changera rien du tout au véritable problème. Ce ne serait qu’un pansement sur une jambe de bois. Tout au plus peut-on concéder que la motivation réelle des néo-malthusiens est la pérennisation de leur mode de vie et le refus obstiné de laisser les pays en voie de développement accéder à une qualité de vie décente.
La démographie tout comme l’écologie sont des problèmes sérieux que l’on ne peut laisser aux mains de ceux qui les utilisent pour faire avancer leur agenda impérialiste. Dans ce contexte, parler de dépopulation est une injure à l’intelligence...
On le voit notamment à chaque fois qu’un pays émergeant souhaite se doter d’une politique énergétique qui lui assurerait autonomie et indépendance, tous les moyens sont mis en oeuvre pour l’en empêcher et toutes les excuses sont avancées pour le diaboliser.
Merci pour votre article. Il aborde un vrai problème (très important, comme celui de la création monétaire par les banques).
Il est évident qu’il faut essayer de faire prendre conscience aux gens qu’on ne peut pas être 50 milliards sur la planète. Un des commentaires dit que la Terre peut nourrir 12 milliards d’habitants (selon Ziegler). Oui, il est vrai que les richesses sont mal partagées (prenez-vous en aux banquiers). Mais il est vrai aussi que si tous les habitants de la planète devaient vivre comme un occidental, on aurait des problèmes de pollution encore plus importants.
L’homme est dans l’état des connaissances scientifiques actuelles bloqué sur la planète POUR TOUJOURS. Il doit donc trouver tous les moyens possibles pour vivre des millions d’années sur la planète, et doit donc ménager la planète. Il est évident que cela est incompatible avec une population augmentant sans cesse.
J’ai remarqué que seules les idéologies les plus à gauche ont conscience de ce problème. Concernant les autres :
* les bobos type Parti Socialiste : laissons faire, c’est la liberté de chacun de faire le nombre d’enfants qu’il veut.
* la droite et l’extrême droite : "je bosse pour moi et mes enfants ; ma descendance doit récolter les fruits de mon travail.". Ne parlons pas de la droite type De Villiers qui ne pense qu’à engendrer.
Voir le livre de Yves Paccalet : "L’humanité disparaîtra, bon débarras" où il évoque le problème de la démographie.
Dans les pays riches avoir des enfants est un luxe, dans les pays pauvres avoir des enfants est une richesse. L’auteur défend son point de vue avec un certain talent. Et on peut lui concéder que notre bonne vieille planète ne pourra supporter un nombre infini de zozos dans notre genre qui ne cessent de l’exploiter et de gaspiller ses bienfaits. Mais ses opposants ont également des arguments. Il se place du côté des nantis qui craignent de ne plus le rester. Il est vrai qu’avec nos poubelles on règlerait le problème de la famine dans le monde. Alors comme toujours, la vérité est entre les deux : répartissons mieux les richesses et plus la pauvreté baissera, plus les femmes s’émanciperont (tant pis pour nous les mâles), plus les hommes évolueront et plus la natalié baissera. Mais il me semble que c’est ce scénario qui a été retenu par nos experts démographes pour annoncer douze milliards d’individus dans quelques décennies, leur prévision intégrant déjà une forte baisse des naissances.
Dupont, ce que vous appelez "point de vue" résulte d’une simple constatation historique. Pendant très longtemps, l’espèce humaine régulait son nombre en fonction des ressources disponibles, de façon biologique et non-intentionnelle, comme les autres animaux : la sousalimentation ou la malnutrition entraînant un large espacement entre les ovulations, voire leur disparition momentanée ou précoce, ainsi qu’un nombre important de grossesses non menées à terme, et enfin une forte mortalité infantile. Et pour ceux qui vivaient quand même, des famines et des maladies, faisant que peu parvenaient à l’âge de procréer.
Tout a basculé avec la révolution néolithique, lorsque des populations stables et structurées, dotées de ressources pérennes, ont commencé à se développer en défrichant et occupant des portions de territoires de plus en plus importantes. La régulation s’est alors faite "grâce" aux épidémies engendrées par une promiscuité peu hygiénique (il suffir d’étudier les os de nos ancêtres, c’est assez édifiant !) puis par l’invention de la guerre -et non plus le conflit clanique isolé d’antan- pour l’accaparement et le confiscation des ressources au profit du groupe le plus dynamique et/ou le plus agressif.
Nous n’avons hélas pas évolué depuis, si ce n’est qu’à la progression mathématique de notre nombre, a correspondu une progression géométrique de nos moyens de destruction. D’où la question : faudra-t-il une troisième guerre mondiale pour retrouver un équilibre minilmum ? Ou bien cet équilibre est-il impossible ? Et alors, les scénarii de SF post apocalyptique deviennent crédibles, avec des oligarchies riches et surprotégées, enfermées dans des îlots inexpugnables, vivant à côté d’une humanité quasi-ignorée et retournée plus ou moins à l’état sauvage...
La guerre comme régulateur ou destructeur de l’espèce humaine ? Il la faudrait alors totale et durable. Il me semble, si l’on regarde les animaux et les hommes, que les mâles qui s’étripent avec application, prennent grand soin en règle générale de préserver les femelles pour les uns et les femmes pour les autres. La femme est l’avenir de l’homme disait le poète, je pense que c’est vrai. Il serait intéressant de voir comment ont évolué les courbes de population après la dernière guerre mondiale (50 millions de morts, si ma mémoire est bonne). Et, si après le "creux" résultant du massacre la courbe de progression de la population n’a pas repris sa pente initiale. Le nombre d’enfants par femme après un tel conflit serait également à décortiquer et à étudier : s’agit-il d’un réflexe de préservation de l’espèce, d’une politique nataliste des gouvernements... ? Toujours est-il que malgré les hécatombes l’humanité a continué de se développer de façon exponentielle.
Par Lucien Denfer(xxx.xxx.xxx.100)6 avril 2010 17:25
Ce qui est effarant c’est de pouvoir fermer les yeux sur les moyens de destruction possédés par certaines nations et de venir pleurnicher sur un pseudo éventuel danger que représenterait la surpopulation dans un futur hypothétique. Autant demander un diagnostic à madame soleil ou des conseils avisés au premier charlatan qui vous tirera les cartes au coin de la rue.
Faut avoir un culot monstre pour tenter de faire croire que là est le danger et l’urgence quand certains font la guerre avec de l’uranium appauvri, du phosphore blanc, des virus manipulés dans les labos privés et soutiennent à bout de bras une industrie du cancer qui à pris les coeurs et les corps en otage.
Mais on commence à être habitué aux salves des eugénistes qui ont repris à leur compte les préoccupations légitimes des écologistes pour en faire la pierre d’angle d’un château de cartes idéologique. Seuls quelques naïfs romantiques se laissent encore persuader par leurs arguments de mort et leur promesses d’un avenir stérilisé.
Francis Crick (prix Nobel de 1962 pour sa découverte du génome humain) ne disait-il pas : "Aucun enfant nouveau-né ne devrait être reconnu humain avant d’avoir passé un certain nombre de tests portant sur sa dotation génétique […]. S’il ne réussit pas ces tests, il perd son droit à la vie."
On ne veut pas de votre meilleur des mondes... Attaquez-vous aux vrais problèmes et aux urgences là sous votre nez.
Article remarquable. Il est clair que la planète ne peut plus supporter la moindre augmentation de population, et que l’augmentation de la population actuelle est essentiellement une augmentation de la population victime de malnutrition.
La crise mondiale actuelle ne représente que le début de la crise profonde prévue au début des années 70 par le fameux " rapport Meadows " du Club de Rome
Une objection au contenu de votre article : ce n’était pas la castration qui était proposé aux indiens dans les années 70, mais une simple vasectomie ( ligature des canaux déférents qui rend stérile , mais garde intacte la fonction testiculaire endocrine ) .
Autour d’un million de "hijras" quand même, mais la tradition est ancienne, et il me semblait qu’il y a quelques décennies, on les donnait en exemple dans certains états de l’Union Indienne. A moins que ce ne soit notre esprit gaulois qui nous faisait demander aux compatriotes à peine descendus d’avion s’ils ne voulaient pas se faire offrir un vélo ?
Par Lucien Denfer(xxx.xxx.xxx.100)6 avril 2010 17:41
Je suppose qu’en accord avec vos écrits vous avez déjà réalisé cette opération sur vous même et que vous pouvez vous enorgueillir d’une bicyclette flambant neuve...
Faites ce que je dit, pas ce que je fait... et ses petits frères vous souhaitent la bienvenue chez les eunuques.
Il y a 30 ans, on prévoyait 20 milliards d’humains en 2000, finalement ce ne fut que 6. Il y a encore peu on prévoyer 12 en 2050, on revoit une nouvelle fois à la baisse pour parler aujourd’hui plutôt de 10. Les fourchettes basses parlent de 8 en 2050.
Ce que je veux dire par là, c’est que personne n’avait prévu la chute vertigineuse de la fécondité dans le monde ! Chute entamée récemment et qui est très rapide. Seulement, en matière démographique il y a une forte inertie. Aujourd’hui on a l’illusion de vivre dans un monde "très prolifique" mais ce n’est qu’une illusion. Aujourd’hui, les jeunes mères sont des générations de 4 enfants par femmes ce qui fait qu’il y a beaucoup de naissances mais elles ne font plus de 2,5 enfants en moyenne. L’autre variable est la hausse de l’espérance de vie qui a fait baisser le taux de mortalité mais ceci n’est que temporaire, la mortalité remonte avec le papy-boom. La baisse du taux de fécondité se poursuis et dans quelques années à peine on descendra sous le seuil de renouvellement. La question est de savoir à quel niveau il va descendre. Si il descend très bas, le déclin démographique sera rapide après 2050.
L’enjeu du 21 ième siècle ne sera pas la surpopulation mais le déclin démographique !
Par Lucien Denfer(xxx.xxx.xxx.100)6 avril 2010 17:35
C’est pourtant bien ce qui nous attend et ce que nous promettent ceux qui se refusent à réviser leur mode de vie et ne proposent que la mort et la destruction d’êtres humains comme réponse au défi du partage des ressources.
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.219)6 avril 2010 19:32
@Alchimie
Reflexion un peu tardive, jeune padawan, c’est dans les années 60 ou 70 qu’il aurait fallu se poser la question, mais à l’époque, qui se souciait de la fuite en avant, à son terme aujourd’hui, du couple croissance/dette dont on savait pertinemment qu’il ne pouvait mener vers une consommation effrenée et indéfinie. Mais à l’époque, les cigales pétaient dans la soie, et quiconque osait ne serait-ce que poser la question de la finalité relevait de la psychiatrie dans ce gargarisme généralisé de modernité.
Et maintenant que le cancer généralisé est en phase terminale, il faudrait trouver une solution ? Mais vous rêver, mon jeune ami, vous chantiez à l’époque bénite, eh bien dansez maintenant, faîtes un procès à vos parents, pour ma part, ceux qui me connaissent savent que ça fait très longtemps que je dénonce cette farce, je suis parfaitement droit dans mes bask. C’est la fin, mon jeune ami, la pyramide de Ponzi a atteint les cieux, et les populations élisent les mêmes pyromanes qui font semblant de faire les pompiers, et même si les populations acceptaient de revoir leur mode de vie, ce qui n’a aucune chance d’arriver, il est bien trop tard, les dettes abyssales sont là, et les créanciers n’entendent pas qu’on s’assoit dessus.
alchimie : "Voire Jhon Loyds en tête des commentaires est en soi une très mauvaise
nouvelle pour la planete. Car la seule réponse qu’il voit à toute
difficulté humaine c’est l’Apocalypse. Avec de tels bergers on n’a
plus aucun espoir."
Vous avez parfaitement raison, si John Lloyd fait des analyses intéressantes, il se complait aussi dans les scénarios d’apocalypses. Attitude essentiellement négative que je regrette. Comme l’a démontré la non-chute de l’économie en 2009, le pire est très loin d’être sûr, et le meilleur toujours possible.
Par John Lloyds(xxx.xxx.xxx.219)6 avril 2010 22:46
Bah je peux pas vous donner tort, Philou, votre perpective reste encore la seule praticable pour ne pas perdre la motivation de se lever le matin. Toutefois en regard du réalisme historique, elle aurait plutôt sa place dans l’office des voeux pieux, qui ont oublié que chaque siècle fut l’objet de guerres effroyables qui noyèrent les prairies de tous les continents dans le sang. Y a-t-il une raison autre que la foi religieuse pour que cela change ce siècle-ci ? Je vois plutôt des raisons à ce que cela monte crescendo, comme ce fut le cas au XX°, d’autant qu’on voit mal comment cette fuite en avant pourrait se résoudre.
"Le fric, ca les connait"
C’est certain, il suffit de le créer. 10 ans s’écoulèrent entre 29 et 39.
« Notre population est si énorme que la Terre peut difficilement nous soutenir. »
« Nous sommes gravement à découvert sur le plan écologique : nous consommons les ressources plus vite que la Terre ne les régénère. »
À votre avis, quelle est le point qui différencie ces deux affirmations péremptoires ? À première vue, aucune, direz-vous. Très juste. Si ce n’est la date : la première citation a été formulée à Carthage par Tertullien au 2e siècle de notre ère, la seconde, 18 siècles plus tard par le directeur général du WWF, James Leape. Tertullien ajoutait également : « La faim, la guerre et les tremblements de terre représentent le remède qu’elle possède pour éliminer l’excès de population. » Or, à l’époque de Tertullien, la population mondiale n’atteignait pas les 200 millions d’habitants. Mais, déjà avant lui, Platon, Aristote ou Confucius avaient exprimé les mêmes terreurs. Aujourd’hui, le WWF nous assure que l’Humanité consommerait en 2050 l’équivalent des ressources annuelles de deux planètes comme la Terre et que la destruction de l’environnement atteindrait un rythme jamais vu auparavant.
David Osterfeld, professeur de science politique, démontait déjà, il y a presque vingt ans, le mythe de la surpopulation destructrice de la Terre en rappelant que les catastrophistes prédisent la fin de la Terre depuis des siècles. Leur arrogance intellectuelle est telle que, puisqu’ils n’ont pas trouvé le remède, personne ne pourra trouver de solution à la « surpopulation ». La population humaine a été multipliée par 6 les 200 dernières années. Une véritable explosion. Mais on a également observé une explosion de la productivité, des ressources, des aliments, de l’information, des communications, de la science, de la médecine, etc. La surpopulation est un terme relatif, nullement absolu. En effet, celle-ci doit être mesurée en relation avec les facteurs comme les aliments, les ressources ou l’espace physique. Or la production des aliments a augmenté plus que la population et nombre d’experts estiment que nous avons la capacité de nourrir une population 8 à 10 fois plus nombreuse. Cela sans compter les progrès technologiques. Par ailleurs, les ressources sont chaque fois meilleur marché en comparaison avec les salaires. Mais surtout, les ressources résident dans l’esprit humain. Certes, l’espace est fini, mais moins d’1% de la surface terrestre est utilisée pour les établissements humains. De plus, les taux de fécondité ont baissé de 4,5 en 1970 à 3,3 en 1990. Face aux antiennes catastrophiques que les éco-alarmistes nous serinent depuis l’Empire romain, il est bon de se rappeler du pari que gagna Julian Simon.
Julian Simon est célèbre notamment à cause d’une gageure qu’il a prise avec Paul Ehrlich, auteur du best-seller The Population Bomb. Dans son livre, Ehrlich reprenait la thèse malthusienne (tout comme le WWF aujourd’hui) et prédisait que des millions de gens mourraient de faim aux États-Unis et ailleurs dans les années 1980 parce que nous aurions atteint les limites de la capacité de la terre à produire de la nourriture. Évidemment, cette terrible famine n’est jamais survenue. En 1980, Simon demanda donc à Ehrlich de prendre cinq métaux présumés « rares » de son choix et paria avec lui que dix ans plus tard, leurs prix auraient baissé. Ehrlich croyait évidemment que ces métaux deviendraient de plus en plus rares et que leurs prix allaient au contraire monter. Or, en 1990, il s’avéra que les prix des cinq métaux avaient effectivement baissé, dans des proportions allant de 3,5% à 72%, car de nouvelles découvertes avaient augmenté les réserves disponibles de ces métaux, des améliorations technologiques avaient fait en sorte qu’on en utilisait moins pour arriver à un même résultat et des substituts plus efficaces avaient été développés. Ehrlich dut payer.
Ce pari fut également à la base de la « conversion » d’un jeune statisticien danois qui enseignait à l’Université de Aarhus, Bjorn Lomborg. En 1997, s’affichant de gauche et militant de Greenpeace, ce dernier avait justement décidé de s’attaquer à ce qu’il considérait comme de la propagande de droite américaine en se lançant avec quelques-un de ses étudiants dans un exercice de vérification des thèses de Julian Simon. Après seulement quelques mois, Lomborg se rendit compte que les données de Simon étaient bien véridiques et que c’est lui qui, sur la plupart des sujets, avait raison. Il se mit donc alors à réviser complètement les projections catastrophiques des écologistes tel que Ehrlich ou Lester Brown du Worldwatch Institute. Son enquête déboucha sur la publication d’un livre, The Skeptical Environmentalist (publié en français sous le titre L’écologiste sceptique), dont on peut rapidement résumer les principales conclusions :
actuellement, les ressources naturelles ne sont pas près de disparaître ; la principale limite à leur disponibilité est le coût associé à leur découverte et leur extraction ; les réserves connues de pétrole et de gaz, ainsi que celles des principaux métaux industriels, sont plus importantes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient lorsque le Club de Rome faisaient ses prédictions alarmistes dans The Limits to Growth ; l’« explosion de population » n’a jamais eu lieu et n’aura pas lieu ; la production agricole par tête s’est accrue de 52% dans les pays en voie de développement depuis 1961 et la proportion de ceux qui manquent de nourriture dans ces pays est passée de 45% en 1949 à 18% aujourd’hui ; le prix de la nourriture n’a pas cessé, depuis deux siècles, de baisser en termes réels ; la population humaine devrait de toute façon se stabiliser dans les prochaines décennies ; le problème des espèces menacées et d’une réduction de la biodiversité a été grandement exagéré, tout comme celui de la disparition des forêts ; si certaines forêts tropicales continuent d’être décimées, la reforestation augmente ailleurs et la surface consacrée aux forêts dans le monde s’est accrue depuis un demi-siècle ; la pollution est elle aussi un phénomène qui diminue constamment, en particulier dans les pays riches ; la qualité de l’air, de l’eau et de l’environnement en général est plus grande que jamais dans les grandes villes ; la pollution importante est un phénomène typique des périodes de début de croissance industrielle, alors que les populations sont prêtes à accepter un certain niveau de pollution en échange d’un enrichissement rapide ; plus un pays est riche, plus ses citoyens consacrent des ressources importantes à la qualité de l’environnement ; les innovations technologiques font également en sorte que les méthodes de production soient de moins en moins polluantes.
Le discours alarmiste des mouvements écologistes est devenu tellement habituel que la plupart des gens ont fini par s’y habituer et même l’adopter. Ces thèses apocalyptiques sont bien utiles pour les étatistes de droite comme de gauche. En effet, alors que la grogne contre le fardeau fiscal ne cesse d’augmenter, que la bureaucratisation et l’inefficacité des programmes sociaux sont dénoncées de toute part, que les désastreuses utopies de gauche ne recueillent plus l’appui actif que d’une minorité marginalisée, il faut bien trouver d’autres bonnes raisons pour justifier l’intervention de l’État. L’environnement s’avère être la dernière bouée de sauvetage du socialisme et, à l’échelle internationale, l’argument majeur autour duquel on prétend articuler la construction d’un État mondial. Quelle que soit la problématique, le même message est véhiculé : l’État et les institutions internationales doivent intervenir et planifier la gestion de l’environnement. C’est pourquoi il est bon de rappeler encore et toujours que ce discours est presque entièrement fondé sur des faussetés. Non seulement nous n’allons vers aucune catastrophe, mais l’environnement continue globalement de s’améliorer et aucune surpopulation ne viendra détruire la Terre.
Par agent orange(xxx.xxx.xxx.217)6 avril 2010 15:45
Le contrôle démographique passe par l’éducation des fillettes. C’est crucial ! Eduquées,
elles ont une meilleure "maitrise" de leurs corps, ce qui
limite le nombre des naissances. Un phénomène vérifiable dans les
zones et pays où l’éducation féminine est devenue une des priorité. Quant aux néo-malthusiens, faut-il leur rappeler que les "boomers" sont
plus près du cercueil que du berceau et qu’ils prennent rarement en
compte le vieillissement de la génération des "boomers", qui elle
est peu remplacée. Le Japon est le parfait exemple de "dénatalité"...
Et le monde occidental n’est pas loin derrière. Quant aux pays
émergents, leur courbe de natalité est proportionnellement inverse au
niveau de développement et d’enrichissement.
La natalité baisse partout dans le monde. Cela a commencé par l’Europe où tous les pays sont en dessous du seuil de renouvellement (2,1 enfants par femme, la France en est, après une légère reprise à 2,02, l’Allemagne à 1,4 comme l’Italie, la Russie, les autres pays oscillant entre 1,5 et 1,8).
La même tendance s’observe partout dans le monde. Et ce sont les pays où la natalité était la plus forte qui la voient baisser le plus vite.
Alors que dans les années 70-80 on parlait de 12 voire 20 milliards d’habitants en l’an 2000 (pour rappel le film "Soleil Vert" des années 70), nous ne fûmes qu’à peine plus de 6 !
Aujourd’hui les organismes nationaux ou mondiaux estiment qu’un maximum sera atteint vers 2050 autour de 9 milliards (il y a 2 ans ils disaient 10), puis la population devrait "se stabiliser".
Voire !
Les tendances démographiques sont des tendances ultra-lourdes et personne ne saurait dire pourquoi la natalité devrait cesser des baisser.
Les probabilités sont bien plus élevées pour une poursuite, et même une accélération de la baisse : vieillissement de la population, diminution du nombre de femmes en âge de procréer, ...
Et pour nos eugénistes extrêmes, les pires des guerres ne tuent qu’une infime fraction de la population (les pertes de la seconde guerre mondiale ont été effacées en un an au niveau mondial). De même les épidémies qui toutes réunies ne comptent que pour moins de 1% des causes de mortalité.
Je pense que la moindre des honnêtetés pour les tenants de "la bombe P" serait de se suicider : pourquoi serait-ce toujours "les autres" qui sont de trop !
L’explosion démographique est en effet un risque, mais je crois que vous surestimez son importance, par rapport à d’autres facteurs.
Déjà, vous omettez que souvent, l’explosion démographique des populations est souvent l’effet d’une transition démographique. Déjà, dans un certain nombre de pays africains, le nombre d’enfants par femmes est passé de 7 à 4 environ. Nous avons connu la même évolution en Europe.
Vous évoquez les problèmes de production insuffisante, et la destruction des forêts primaires qu’un accroissement de la population engendrerait. Pourtant, rien que pour la viande, nous aurions pu, en 2008, satisfaire les besoins de 10 milliards d’habitants. En réduisant notre consommation de viande à une quantité raisonnable, nous aurions pu nourrir encore plus d’humains, en bio, et sans envahir les espaces sauvages ! En réalité, nous n’avons pas de problème de production alimentaire, mais surtout des problèmes de distribution. Bien souvent, les aides alimentaires sont distribuées à ceux qui produisent notre café, notre coton et notre chocolat. Que le cours de ces denrées vacille, et des millions de paysans ne peuvent plus acheter leur riz importé. Le moindre aléa climatique détruit la moitié de ces immenses monocultures. Ce ne sont pas leur terres ou leurs climats qui sont inadaptées à la production, mais les procédés agricoles qu’ils sont contraints de choisir, les conditions économiques qu’on leur impose, qui sont inadaptés à ces climats. C’est bien l’organisation économique mondiale qui est en cause.
La décroissance, la croissance zéro, constituent des réponses à cette logique productiviste mortelle. En rendant les populations capables de subvenir elles-même à leurs propres besoin, cette démarche éviterait aux paysans d’aller s’entasser dans les taudis péri-urbains que vous dénoncez.
Le principal risque à moyen terme lié à l’accroisement démographique, c’est l’accroissement du niveau de vie. Aujourd’hui, dans le monde, 70 % des terres agricoles sont dédiées à la production de viande. 30 % des terres émergées. Si tous les habitants des pays "en voie de développement" se mettent à consommer autant que nous, clairement, l’Amazonie y passera toute entière.
La motivation première des pays en voie de développement, c’est de vivre comme nous, Occidentaux. Notre mode de vie a été construit à partir des années 50 sans réfléchir à sa capacité à être appliqué à l’humanité toute entière. Il constitue pourtant aujourd’hui l’idéal à atteindre pour beaucoup de pays émergents. Notre responsabilité, aujourd’hui, est de remplacer de mode de vie, non viable à l’échelle mondiale, par un un mode de vie viable sur lequel ceux qui le souhaitent puissent prendre exemple.
Dès lors, la question de la démographie sera repoussée, au bas mot, de quelques siècles.
C’est bien pour ça que nos gentils GO nous préparent, notamment au laboratoire P4 de LYON la grippe qu’ils espèrent enfin à la fois très mortelle et très contagieuse pour se débarasser des moutons après les avoir tondu au maximum.