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C’est quand le bonheur ?

Notre société occidentale et moderne, « développée » comme disent d’autres, va-t-elle si bien que ça ?

Beaucoup s’accordent à dire que le but premier dans la vie d’un être humain est l’épanouissement personnel, l’élévation de l’esprit et de ses connaissances. C’est ce que nous serinent tout les ouvrages philosophico-métaphysiques qui fleurissent dans les rayons de nos librairies ces dernières années ; « Ne vous noyez pas dans un verre d’eau », « Avoir confiance en soi », « Apprendre à s’aimer »…sont autant de titres évocateurs de cette perpétuelle quête du « Graal » moderne : le bien être.

Multiplication des « best of » TV commémorant les années 80, nostalgie grandissante des jeunes pour la période de Mai 68, nouvelle génération de voyageurs en quête d’authentique, volonté croissante de « retour au naturel »..... autant de « symptômes » de notre société qui s’est peut être aujourd’hui quelque peu perdue dans les valeurs de consommation effrénée et de paraître. La mise en exergue de l’individualisme et du matérialisme nous pousserai t’elle à notre perte ? 
 
Cette jeune fille qui se déhanche dans cette boîte de nuit portant sur le nez les dernières lunettes Dolce et Gabanna et sur le dos la dernière robe Chanel hors de prix est elle réellement plus heureuse que cette jeune indienne habillée d’un simple sari qui partage avec ses amis un repas ?

Que nous est il arrivé ???

Comment l’authenticité, la diversité et le respect ont-ils fait une place aussi grande à la superficialité et l’homogénéité ? Codes vestimentaires, de langage et de comportements ont-ils submergés les individus occidentaux au point des les forcer à renoncer à leur particularité et à leur originalité ? De plus en plus les gens se ressemblent, se miment. Pourquoi tant de femmes sont malheureuses de s’infliger régime sur régime pour ressembler aux mannequins des magazines ?Pourquoi tant d’hommes ne jurent plus que par les codes du porno en oubliant tout les plaisirs subtils que peut offrir une sexualité partagée et ludique avec l’être aimé ? Pourquoi tant de jeunes filles rêvent t’elles de devenir comme les créatures qu’elles voient dans les clips télé se déhanchant en string tout en lavant la voiture d’un rappeur misogyne ? Pourquoi tant de couples se séparent à la moindre difficulté dans leur ménage ? Pourquoi refusons-nous tout effort et toute souffrance ? Pourquoi rejetons nous toute imperfection et toute faiblesse ?

Comment en sommes nous arrivés là ? A rêver tous aux mêmes choses ,à préférer l’argent au temps, à se perdre dans des paradis artificiels, à essayer de se persuader que tout cela nous rend heureux. Notre pensée individuelle serait ‘elle anesthésiée ?

Savons-nous réellement aujourd’hui faire la différence entre joie éphémère et bonheur profond ?

Comment ne pas être pris de pitié et de perplexité quand on voit l’hystérie complète dans laquelle rentrent certaines femmes après que l’équipe de l’émission « D&CO » ai refait leur intérieur ? Est-ce bien cela le bonheur contemporain ? La dernière voiture à la mode, un appartement décoré selon les dernières tendances, des enfants bien sages et un gentil labrador (et encore !puisqu’ aujourd’hui animal est synonyme de « saleté » ce qui ne conviendrait pas dans notre environnement aseptisé).

On sait pertinemment dans le fond que la vie n’est pas là, que la vie c’est l’échange, la découverte, l’humilité, le partage mais aussi la souffrance. Que les biens matériels ne sont rien et que les plaisirs modernes sont souvent éphémères, superficiels mais on se laisse quand même emporter par la vague... Parce que c’est plus facile, parce que comme cela on n’as pas à lutter en permanence contre les autres et leur regard, leur jugement. Parce que l’on veut s’intégrer aussi. Ou encore peut être parce que tout ces « autres » ont l’air tellement heureux que l’on se dit que cela doit être nous le problème, que l’on va persister et que l’on va bien y arriver nous aussi.

Pourquoi sommes nous aussi conscient de ce qui peut nous rendre réellement heureux et pourquoi alors sommes nous autant incapable de mettre cela en application ?

On a tous eu, au moins une fois dans notre vie ,ce sursaut brutal, cet éveil de la conscience qui nous a fait ressentir du dégoût pour le matérialisme et l’égoïsme ambiant, souvent au cours d’un évènement douloureux où, alors, les futilités arrêtent de polluer notre champ de vision. On se prend alors à rêver à un monde autre, tout du moins pour nous même, mais ces « parasites de l’essentiel » reviennent vite envahir notre esprit si l’on ne maintient pas sa vigilance. Car vouloir penser « autrement » aujourd’hui s’avère être un combat de tous les jours, contre les autres et pire encore contre nous même.

Qui, aujourd’hui, serait réellement assez courageux pour renoncer au confort de sa vie contemporaine ? Qui serait assez courageux pour voir la vérité en face et se forcer, pour son bien être, à renoncer à tout ce qui nous est présenté comme condition indispensable à notre bonheur ? (C’est un peu la théorie des bouddhistes, renoncer aux biens matériels, donc forcément éphémères, pour se concentrer sur l’essentiel, l’humain). Qui aurait le courage de renoncer à toutes ces joies de pacotille (mais toutefois réelles et concrètes) pour, ne serait-ce qu’essayer, de vivre la vie autrement que l’on nous la présente ?

Peu de gens.

Peu de femmes renonceraient à leur maquillage et à leurs apparats couteux. Peu d’hommes renonceraient à leur voiture dernier modèle. Peu d’ados renonceraient à leurs consoles pour aller jouer dans les champs ou discuter avec leurs grands parents. Que l’on s’entende, je me refuse à caricaturer mais malheureusement aujourd’hui j’ai l’impression que c’est réellement ce que nous vivons.  Et l’éducation joue un rôle prépondérant dans cette problématique, car c’est elle qui véhicule les valeurs .Malheureusement elle est aujourd’hui « parasitée » par les images d’Epinal du bonheur que nous présentent les médias et par l’abandon par certains parents de leur rôle. 

En effet, ne serions-nous pas mieux à vivre dans la « modestie », le contentement et l’essentiel ? Si tout le monde en convient, personne n’ose franchir le pas. C’est un grand saut dans l’inconnu. Accepter de renoncer au superficiel omniprésent pour comprendre que ce qui est passionnant dans la vie ne passe pas forcément que par la facilité, c’est s’exclure d’une majorité écrasante et l’exclusion volontaire, peu de gens en sont capables. C’est devoir lutter en permanence pour imposer son point de vue aux autres sans qu’ils essaient de nous en faire changer.

Les magazines, la télévision et autres outils inhérents à la consommation de masse nous assènent d’apprendre à vivre en harmonie avec notre corps malgré ses imperfections, à dégager le superflu pour aller à l’essentiel mais entre deux émissions de ce genre ils placent quantité de programmes nous suggérant ce qu’est la vie parfaite, c’est-à dire être mince, avoir une peau lisse, de beaux habits, un habitat sophistiqué…etc…etc…. Pour beaucoup, il est difficile de résister à la facilité de calquer sa vie sur ces modèles pré établis que l’on nous présente sur un plateau d’argent et qui sont censés nous apporter le bonheur. Ne pas rentrer dans ces schémas de pensée et de comportement c’est prendre des risques. Le risque d’aller vers l’inconnu. Le risque de s’exclure du troupeau.Le risque de ne pas arriver à être heureux selon l’idée que l’on nous impose du bonheur et qu’une âme bien pensante nous dise un jour « -Tu vois, on t’avait prévenu ! ». Mais prendre ce risque c’est aussi expérimenter, découvrir et peut être trouver des bonheurs encore plus grands.

Est-ce vraiment la vie en ville qui nous a rendu comme cela ? La grande « Babylone » comme le chantent beaucoup d’artistes. Celle qui nous oblige à vivre collés les uns aux autres, à se marcher dessus les uns les autres pour « réussir ».

Même des artistes pourtant assez « commerciaux » comme Zazie se prennent parfois à dénoncer ce mode de vie. Extrait d’une de ces chansons ; « Pur produit de consommation je tourne en rond, je tourne en rond […] assis devant la télévision je suis de l’homme la négation ». Ou encore le clip marquant de Mickey3D avec « Il faut que tu respires » montrant des enfants du futur attendant à tour de rôle pour aller jouer dans un coin de verdure factice qu’ils ne peuvent avoir connu en vrai puisque leur ancêtres ont fait disparaître toute trace de nature pour la recouvrir de béton.

Il y a encore à peine quelques décennies un artiste était choisi pour son talent et non pas par un producteur et pour son physique. Aujourd’hui il faut plaire à tout le monde pour vendre le plus possible, être consensuel et ne surtout pas déranger les consciences. Il y a encore quelques années les clips musicaux étaient majoritairement humoristique, dérisoires ou artistiques, aujourd’hui la plupart sombrent dans la vulgarité et la caricature voire dans la banalité et la médiocrité musicale.

Est-ce vraiment cela dont les gens rêvent ? Est-ce le genre humain qui a poussé les médias à lui donner à voir ce qu’il attendait (sexe, violence et action) ou est ce la faute des médias d’être tombés dans les plus basses sphères spirituelles pour vendre encore plus et toujours plus ? Comment la jeune génération en est elle arrivée à rêver de schémas dans le fond aussi tristes que vides de sens ? Vivre dans le faste, l’excès, l’irrespect et la sexualisation permanente des rapports humains est aujourd’hui pour certains un idéal de vie, en tout cas un mode permanent de fonctionnement.

Est-il de nos jours désuet de rêver d’avoir des enfants, une famille soudée, des amitiés profondes et sincères, de parler avec les « anciens » ou encore simplement de partager un bon repas en toute simplicité ?

Le fait de s’être débarrassés des préoccupations vitales qui faisaient le quotidien de nos ancêtres nous a-t-il obligé à porter notre attention sur des vanités ? Nous sommes nous quelque peu perdus ? Hormis la réussite sociale d’apparence (visible par ce que Bourdieu appelle l’ « habitus »,les biens matériels qui dénotent notre appartenance à une certaine classe sociale)et la possession de quoi sont faites nos vies, quelles sont leurs but ? On peut se poser la question.

Je me dis souvent que beaucoup de personnes que je croise et qui semblent ne jurer que par la marque de leurs habits et l’apparence de leur vie toute entière (joli conjoint, jolie maison, jolis enfants…) risquent de se réveiller à 80ans seules et désespérées de n’avoir pas vu plus loin que le bout de leur nez. A n’avoir pensé pendant des années qu’à travers les apparences et l’égoïsme ils risquent de se retrouver seuls car ils n’auront jamais sut apporter leur aide aux autres, trop préoccupés qu’ils étaient par leur vie si pleine et à la fois si vide.

Ce « problème » est il générationnel et doit il être considéré comme alarmant ? Etait il aussi visible dans les époques précédentes comme par exemple celle des bourgeois du 18ème siècle (qui eux aussi vivaient de manière très codifiée) ?

De tout temps des gens ont vécus pour, par et à travers les apparences. Pourquoi s’en alarme-t-on particulièrement aujourd’hui ? Le problème de ce « phénomène » est qu’il n’est pas quantifiable. Il est donc difficile de réellement l’évaluer.

Une autre difficulté réside dans la caractérisation des concepts de la problématique, c’est-à-dire quelle définition l’on a du bonheur, si il existe vraiment et pourquoi devrait-on chercher à l’atteindre ?

Autant de questions que je pose ici sans prétendre y répondre. Le psyché humain est bien trop complexe, varié et auto contradictoire pour tenter d’établir une vérité quelle qu’elle soit en la matière. Plus le temps passe plus je m’interroge sur l’humanité, ses bassesses d’esprit parfois et sur son avenir. Sans volonté de ma part d’adopter une vision manichéenne du monde, il persiste parfois en moi une amère impression de déception et d’incompréhension envers le genre humain et certains de ces représentants.

Mon article est quasiment entièrement basé sur la rhétorique car c’est le style qui me vient naturellement quand j’écris un article sur le sujet, je me refuse à affirmer les choses, simplement je me questionne et je vous questionne.

Pour conclure, à force de faire déambuler notre esprit dans le labyrinthe de la vie et à osciller sans arrêt entre matérialisme et profondeur, perplexité et abandon, concret et abstrait….etc…. on peut se demander : c’est quand le bonheur ?!?!

par vendetta samedi 21 février 2009 - 36 réactions
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  • Par Lisa SION 2 (xxx.xxx.xxx.93) 21 février 2009 12:50
    Lisa SION 2

    " seuls car ils n’auront jamais su apporter leur aide aux autres, trop préoccupés qu’ils étaient par leur vie si pleine et à la fois si vide. " dites vous, Sabrina. N’auriez vous pas ouvert votre carnet intime ?

    Il y avait une grande compassion, dans cette chanson : http://www.bide-et-musique.com/song... . Mais c’est loin déjà. Il en reste chez certains, mais c’est plus chacun pour soi. Il n’y a plus d’union de compassion à part les enfoirés pour les resto du coeur, et l’humanitaire est devenue qu’une mode indécente, un argument de vente. La presse pipole a tué Lady Di, la plus compassionnelle représentante ayant réellement fait reculer le lobby des mines anti-personnelle. Croyez vous que cette presse s’en soit mordu les doigts et ait été condamnée... ?

    La vente des objets d’Yves St Laurent et Pierre bergé de trois cent millions d’euros au profit de la recherche sur le Sida, c’est à dire, du lobby pharmaceutique déjà hyper riche. Sachant la manipulation qui se cache derrière cette maladie : http://www.agoravox.fr/article.php3... , et le véritable visage de la haute couture, http://www.agoravox.fr/article.php3....

    Le vrai bonheur, c’est quand tous l’auront atteint.

  • Par sabrina (xxx.xxx.xxx.60) 21 février 2009 16:06
    vendetta

    Alors tout d’abord je tiens à remercier tout ceux qui ont réagit à cet article car c’est cela que j’attendais, un débat où chacun apporterait sa vision des choses .
    La taverne des poètes,tout à fait d’accord avec toi pour ce qui est de la problématique de notre environnement, c’est un aspect que je n’ai pas trop développé de peur de faire un article trop long mais cela ferait un très bon sujet pour un prochain article par exemple ( smiley )

    Lisa Sion, vous me dites "" seuls car ils n’auront jamais su apporter leur aide aux autres, trop préoccupés qu’ils étaient par leur vie si pleine et à la fois si vide. " dites vous, Sabrina. N’auriez vous pas ouvert votre carnet intime ? ",si cette phrase est là pour me demander si je parles en mon nom de moments où d’autres personnes ne se seriant pas occupées de moi,non ce n’était pas dans ce sens là, pour vous répondre.
    Je dis ça par constatation générale, je trouve que souvent les gens aujourd’hui ne pensent qu’à eux et ont peur de prendre sur eux même et sur leur bonheur pour aider les autres ou un autre pendant un temps donné. Personnelement j’ai quelquefois quand même et pendant quelques années pris sur moi et sur mon bonheur et ma "stabilité de vie" pour aider des gens en grande détresse (alcoolisme par exemple d’un proche) et que c’est à ce moment là que je me suis rendue compte à quel point arrêter de ne penser qu’à soi pouvait être soulageant dans le sens où,premièrement on a moins le temps de s’appitoyer sur soi même et deuxièmement c’est du bonheur de voir quelqu’n d’autre enfin heureux. (alors, peut être effectivement que cela rejoint la notion d’"activité compensatoire" évoquée par Kalki.....),je ne renie bien sûr aucune théorie et je suis bien sure consciente en partie des modes de fonctionnement qui me régissent et contre lesquels je n’arrive pas forcément à lutter.
    Pour moi, cette façon de vivre en pensant souvent aux autres et à les aider vient de mes lectures sur le boudhisme qui m’ont fait faire il y a quelques années un virage à 180° dans ma façon de penser et de vivre.

    Vous dites également "le vrai bonheur c’est quand tout le monde l’aura atteint", je ne veux pas passer pour la pessimiste de service mais je pense sincèrement que c’est une énorme utopie, pourquoi essayer de penser comme cela quand on sait que cela ne se réalisera certainement jamais ?Je préfère pour ma part penser en fonction des réalités qui s’imposent à moi quand j’observe le genre humain.

    Kalki, je suis très contente d’avoir put lire votre intervention, cela m’a énormément enrichi et fait avancer dans ce débat qui se pose dans ma tête.
    Les théories des auteurs que vous présentez m’ont permis d’avancer dans le chemin sinueux de ma pensée sur le sujet en question.Ceci dit, à leur lecture effectivement, on peut se dire quand même qu’heureusement que certains dans le passé ont eus le temps de pratiquer ces activités compensatoires pour pouvoir faire évoluer en connaissance nos sociétés.

    Quant à cette phrase de Nietzsche :
    "Je considère toutes les formes métaphysiques de la pensée comme la conséquence d’une insatisfaction chez l’homme d’un instinct qui l’attire vers un avenir plus haut, surhumain — avec cette particularité que les hommes voulurent fuir eux-mêmes dans l’au-delà au lieu de travailler à la construction de cet avenir. Un contresens des natures supérieures qui souffrent de la laideur de l’homme. "

    Je crois la comprendre dans le sens où elle signifierait que les êtres humains "intelligents" seraient dégoutés en quelque sorte de voir leur homologues se comporter en "idiots" et chercheraient du coup à fuir dans les sphères idéalistes de la réflexion vers un monde meilleur et "parfait" en s’éloignat par là même de l’ action dans la réalité.Si c’est cela ,oui, c’est vrai mais je pense aussi que beaucoup de ces idéalistes (si ils n’ont pas dépassés un stade de dégout trop fort pour le genre humain) peuvent aussi chercher justement à agri concrètement autour d’eux pour faire changer certains d’état d’esprit ou leur faire réaliser des choses (sans chercher toutefois à "modeler" ces autres à sa façon de penser car la diversité c’est aussi ça qui fait l’intérêt de la vie),c’est mon cas (oh, mon Dieu, je ne crains que vous ne me preniez à force pour une mégalomane !!!!hi !hi !).
    Bon, enfin, je continue quand même !

  • Par La Taverne des Poètes (xxx.xxx.xxx.224) 21 février 2009 11:58

    On aura beau inventer des méthodes de développement personnel et de bien-être, rien ne sera possible tant que l’on agira pas sur l’environnement. Car c’est de là que vient la cause du mal : les villes surpeuplées, les banlieues, les liens familliaux distendus ou rompus, la pollution, le travail et le stress, la perte des valeurs, du sens et des traditions, le règne sans partage de l’argent-roi.

    Tout ce qui est mis en oeuvre en attendant, outre l’aspect exploitation commerciale du filon, est vain et purement individualiste, égoïste. C’est "continuons de pourrir le monde mais toi, trouve ton bien-être malgré tout dans tout cela !".

  • Par Kalki (xxx.xxx.xxx.180) 21 février 2009 12:50
    Kalki

    Oui, certain appellent ca des :

    Besoins Secondaire.

    Les besoins secondaires, également appelés besoins matériels, sont des besoins dont la satisfaction n’est pas vitale. Parmi eux on trouve le besoin de mobilité, de se vêtir, d’aller au cinéma, de rencontrer du monde.

    Activité compensatrices

    "Par rapport au Moi idéal et à l’idéal du Moi — tous deux avatars du Surmoi — Jung insiste sur le fait que le Soi, en tant que totalité, inclut les aspects les plus bas de la personnalité. Il ne peut donc être confondu avec le Moi idéal que dans la mesure où une inflation du Moi annule son activité compensatrice, et avec l’idéal du Moi que dans celle où la dissociation de la personnalité maintient dans l’inconscient ses aspects sombres"

    Nietzsche à jugé cela :

    "Je considère toutes les formes métaphysiques de la pensée comme la conséquence d’une insatisfaction chez l’homme d’un instinct qui l’attire vers un avenir plus haut, surhumain — avec cette particularité que les hommes voulurent fuir eux-mêmes dans l’au-delà au lieu de travailler à la construction de cet avenir. Un contresens des natures supérieures qui souffrent de la laideur de l’homme. "

    Theodore Kaczynski :

    Mais toutes les aristocraties désœuvrées ne succombent pas à l’ennui et à la démoralisation. Par exemple, l’empereur Hirohito, au lieu de sombrer dans un hédonisme décadent, s’occupa de biologie marine, domaine dans lequel il devint un expert. Quand les gens n’ont pas à se débrouiller pour satisfaire leurs besoins primaires, ils se créent des buts artificiels. Dans la majorité des cas, ils poursuivent ces buts avec la même énergie et le même enthousiasme que s’il s’agissait d’assouvir un besoin naturel. Ainsi, les aristocrates de l’empire romain avaient des prétentions littéraires ; de nombreux nobles européens d’ il y a quelques siècles dépensaient un temps et une énergie folle à la chasse, bien qu’ils n’aient eu nul besoin de la viande ; d’autres sont entrés en compétition pour leur rang par un étalage de richesses ; et quelques uns, comme Hirohito, se sont tournés vers la science.

    39. (en) Nous avons utilisé le terme de « activités compensatrices » pour désigner une activité dirigée vers un but artificiel qu’une personne s’est inventé pour simplement avoir quelque chose vers lequel tendre et œuvrer, ou selon ses dires pour la satisfaction personnelle qu’elle tire de cette activité. Ceci est une règle d’or pour identifier une activité compensatrice. En présence d’une personne qui passe le plus clair de son temps à la poursuite d’un but X, demandez-vous : si elle employait tout son temps et son énergie à satisfaire des besoins vitaux, et si cet effort nécessitait de sa part l’emploi de toutes ses facultés intellectuelles ou physiques de manière variée et intéressante, serait-elle vraiment frustrée de ne pouvoir atteindre le but X ? Si la réponse est non, alors cette personne s’adonne à une activité compensatrice. Les études de Hirohito sur la biologie marine constituent clairement une activité compensatrice, puisqu’il est presque certain que s’il avait eu à occuper son temps à d’intéressantes activités non-scientifiques pour assurer sa subsistance, il n’aurait pas été frustré de ne pas tout connaître de l’anatomie et de la vie des animaux marins. D’un autre côté, la recherche d’amour ou de sexe (par exemple) n’est pas une activité compensatrice, car la majorité des gens, même si leur existence est par ailleurs satisfaisante, seraient extrêmement frustrés s’il n’avaient de leur vie aucune relation avec un membre du sexe opposé (toutefois, une frénésie de sexe peut-être considérée comme une activité compensatrice).

    40. (en) Dans la société industrielle moderne, un effort minimal est nécessaire pour subvenir aux besoins vitaux. Il suffit de suivre un programme approprié pour acquérir une minable compétence technique, puis d’aller travailler et de déployer un effort des plus modestes pour conserver le job. Les seules qualités requises sont une intelligence raisonnable, et surtout de OBÉISSANCE. Si vous possédez tout cela, la société prendra soin de vous du berceau jusqu’à la tombe (bien entendu, il y a une « sous-classe » sociale qui ne peut tenir la satisfaction des besoins primordiaux comme acquise, mais nous parlons ici de la majorité de la société). Ainsi il n’est pas surprenant que la société moderne soit pleine d’activités compensatrices. Par exemple : les travaux scientifiques, le sport, les activités humanitaires, la création artistique, grimper les échelons de votre entreprise, acquérir de l’argent et des biens matériels bien au-delà du point où cela vous apporte une réelle satisfaction, et l’activisme social quand l’activiste s’occupe de choses qui ne le concernent pas personnellement, comme les activistes blancs préoccupés par les droits des minorités. Il n’y a pas toujours d’activités purement compensatrices, car de nombreuses personnes sont motivés en partie pour des raisons autres que simplement avoir un but à atteindre. Le travail scientifique peut être motivé par un besoin de prestige, la création artistique pour exprimer ses sentiments, le militantisme social par hostilité. Néanmoins, en général, ces activités sont essentiellement compensatrices. Par exemple, la majorité des scientifique admettra probablement que la satisfaction qu’ils retirent de leur travail est plus importante que l’argent ou le prestige.

    41. (en) Pour beaucoup, si ce n’est la majorité des gens, les activités compensatrices sont moins satisfaisantes que la poursuite de buts réels (ce sont des buts que des gens voudrait atteindre même si leur besoin de processus de pouvoir était déjà satisfait). Un bon indicateur de cette tendance en est, que dans la quasi-totalité des cas, les gens qui s’adonnent avec acharnement à des activités compensatrices ne sont jamais satisfaits, jamais totalement. Ainsi, le boursicoteur recherche toujours plus et plus d’argent. Le scientifique, à peine un problème résolu, se jette aussitôt sur le suivant. Le coureur de fond s’oblige à courir toujours plus longtemps et plus vite. Beaucoup de gens accaparés par leurs activités compensatrices prétendront qu’il s’épanouissent bien plus avec ces activités qu’avec la triviale nécessité de subvenir à leurs besoins naturels, mais c’est uniquement parce que dans notre société, cette nécessité à été réduite à sa plus simple expression. Plus grave, dans notre société, les gens ne satisfont pas leurs besoins vitaux de façon AUTONOME, mais en se comportant comme des rouages d’une énorme machine sociale. Par contre, les gens ont un grand besoin d’autonomie pour accomplir leurs activités compensatrices.

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