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Accueil du site > Tribune Libre > C’est quoi « aimer la France » ?

C’est quoi « aimer la France » ?

Assis au coin du premier feu de cheminée automnal dans cette maison de campagne perdue au milieu de nul part, aux confins d’un village français qui n’arrive pas à trancher entre la modernité touristique et la tradition agricole et où mes plus proches voisins sont bataves et écossais, je me disais que Finkielkraut semblait stressé, voire torturé pour ne pas dire, en cédant au modernisme, carrément disjoncté. Le sujet du jour sur Arte, mais aussi et en moins bien dans toutes les radios et chaînes de France et de Navarre tournait, à nouveau, autour de l’identité nationale, l’amour de la patrie, et insistait lourdement sur tous ceux qui, n’ayant pas l’amour naturel pour la France, étrangers n’ayant pas lu Camus, devraient prendre leurs clics et leurs clacs, et s’aller tomber amoureux ailleurs. L’historien Nora avait beau essayer d’en faire un sujet, ça dérapait tout le temps en pamphlet. Comme quoi, il ya des peurs en France qui fuient l’entendement comme la peste, et, malheureusement personne ne croit plus aux murs protecteurs pour l’arrêter. Ici s’arrêta la peste peut-on encore lire sur les vestiges d’un muret glorifiant autant la victoire de l’espace sur la pandémie que le mur lui-même, sensé protéger pour toujours de cette invasion venue d’ailleurs, dans les cales de nos galions conquérants. C’était déjà la mondialisation…

Pour revenir au philosophe torturé, presque en transe, deux lectures semblent s’entrechoquer pour expliquer son état. En premier lieu, une interrogation digne d’un philosophe : peut-on aujourd’hui agir contre la différence, sans constamment avoir en tête les camps de concentration ? Tournant le dos à celle-ci, ce fils d’immigrés juifs rescapés de l’holocauste, répond, non plus comme un philosophe mais comme un homme politique contemporain : cela n’a rien à voir. Il retient le trauma existentiel pour mieux souligner que l’échelle, la manière et l’objectif ne sont pas comparables. Comme si la question était là. Mais personne ne pense que c’est en effet comparable. Par contre, la simplification, l’aisance avec lesquels il participe à un manichéisme d’un autre âge pourrait l’être, si la vision binaire propre aux médias auxquels il appartient ne l’avait pas de toute façon éloigné de l’espace philosophique. Pour ce faire, il sombra dans des rapports officiels et institutionnels, afin de prouver « que l’écolière n’était pas si parfaite que ça et qu’elle séchait ses cours », sourd (ou étranger) aux explications de l’historien qui expliquait - au même moment -, que le temps de l’intégration était variable. L’autre lecture, plus classique mais non dépourvue d’intérêt philosophique, trouve racine bien loin de la France et oppose deux mythes : la laïcité de l’Etat d’Israël et le fondamentalisme taraudant les peuples de l’islam. La pensée philosophique trouve là-bas ses limites, face à un peuple de survivants à l’holocauste pratiquant l’apartheid à leurs voisins alothrisques, enfermés par un mur qui, en d’autres temps et en d’autres lieux on hésitait pas à l’appeler mur de la honte. Là aussi, s’éloignant de la philosophie et de l’éthique au nom d’une praxis de l’urgence et une logique de la préservation, on pourrait dire « cela n’a rien à voir »… 

Tourner le dos à la sentence de Paul Valéry nos civilisations savent désormais qu’elles sont mortelles, c’est en effet esquiver ce que l’historien Nora, essayait d’expliquer : le récit constituant d’une nation, à force de défaites enfouies et travesties finit par se briser. C’est sans doute cette défaite, ce « ça n’a rien à voir », qui pousse le philosophe à se transformer en pamphlétaire simplificateur. Il n’est ni le premier, ni le dernier…

En effet, Nora se référait à des défaites non assumées et cachées, qui engrangent celles de l’esprit, de la morale universelle issue des Lumières, et, en fin de compte, des valeurs qui, à force d’être maltraitées et perverties finissent par ne plus l’être. 

 

Je ne suis pas français mais je peux aisément tenir un discours amoureux sur ce pays. J’aime les clochers luisants et fumant sous la pluie fine d’automne, j’aime ses paysans naturellement solidaires quoi qu’ils votent, j’aime les paysages changeants et multiples, j’aime le gris polymorphe et joueur cher à Mitterrand, j’aime les calanques marseillaises, les villages perchés occitans ou les bocages tout en rondeurs bretons. Et bien d’autres choses de ce pays dont la langue et ses finesses conceptuelles. Mais comment pourrais-je aimer raisonnablement des concepts galvaudés et maltraités qui reviennent à tout bout de champ comme une quête nostalgique d’un passé idéalisé qui ne fût pas ? J’aime ce qui est et bien moins le devenir. J’aime la lenteur méthodique des moissonneuses qui cueillent les tiges de maïs en pleine nuit et déteste l’urgence panique mais artificielle au nom de laquelle on maltraite les français et les étrangers de ce pays. Et qu’on ne vienne pas nous dire que d’autres étrangers, en d’autres temps, étaient assimilables. A ceux qui idéalisent impunément un passé qu’ils ne connaissent sans doute pas, il serait bon de proposer un tour du côté d’Aigues Mortes, cette bastide d’où Saint Louis partit en croisade, et où, quelques siècles plus tard, maréchaussée et armée ont dû intervenir pour sauver ce qui restait des ouvriers agricoles italiens et dont on ne connut jamais le nombre exact de victimes. Le polonais des mines du nord, les espagnols de l’armée républicaine en déroute, les arméniens de la grande catastrophe, les grecs de la guerre civile en ont des histoires à raconter sur le récit constitutif récent de cette nation. Mais, à leur rythme, ils se sont « intégrés » c’est-à-dire qu’ils ont fait un travail d’oubli pour enfin se rendre invisibles. Et, volontairement, je ne parle ici que d’une diaspora issue de pays chrétiens…

Visitant le vieux bâtiment des douanes à Venise, désormais musée d’art contemporain par la grâce d’un milliardaire français j’y ai vu flotter le drapeau breton. Au lieu de se lamenter sur la supposée incapacité congénitale d’intégration des autres, pourquoi ne pas s’interroger sur le manque évident de séduction en cette France contemporaine ? 

Aime-toi et l’autre t’aimera pourrait-on conclure, mais cela serait une pirouette, un artifice, un moyen facile pour aller me coucher. Or, ce qui arrive en France - et malheureusement partout ailleurs en Europe -, prend les allures d’une mystification globale qui consiste à profiter de la « crise » pour ramener ce pays dans un état d’insensibilité barbare, supposée efficace contre les nouveaux barbares, qui sont, bien entendu, toujours les mêmes. Malgré le mythe fondateur de ce pays, l’administration centrale française n’a jamais été tendre avec les nouveaux venus. Cependant, comparativement à d’autres, à cause surtout du droit du sol et de l’esprit de 1789, elle pût recevoir l’étranger sur le long terme, qui constitue désormais un petit quart de sa population. Non sans heurts, sans crises, sans réactions. Dès la fin du 19e siècle et tout au long du siècle précédent, le droit du sol fut un argument pour la défense des frontières et des colonies d’une part et durant le boom des trente glorieuses d’autre part. Idéologiquement, il s’opposa au droit du sang surtout vis à vis de l’Allemagne, d’autant plus aisément depuis les années 1930 et les lois nazies inspirées par la pureté de la race. 

Aujourd’hui où est l’empire ? Où sont les usines ? On pourrait aller plus loin et, naïvement, se demander où sont-elles passées les casernes qui étaient, et pour cause, un creuset formateur de la citoyenneté.

Demain on se demandera où est passée la sécurité sociale, les écoles, les hôpitaux ou la poste. Il existe des réalités indiscutables, malgré les efforts du monde politique et des médias pour les cacher. Le désengagement de l’Etat en est une, et semble constant : un président de gauche a supprimé la monnaie, et un autre, de droite, le service militaire. Et le récit consistant à répéter qu’il faut sauver la sécurité sociale, comme si elle était une espèce en voie de disparition, cache mal le fait que cet Etat (qui n’est pas la France), considère comme une fatalité sa propre paupérisation. Au sein de ce pays qui a comme politique de gérer le moins en faisant croire à des lendemains qui chantent, tous les outils d’intégration à un projet collectif sont au rouge. Cela concerne l’ensemble des citoyens et c’est d’une hypocrisie criarde de faire porter le chapeau aux seuls nouveaux venus. On ne bâtit pas un pays sur des reflexes de protection de ce qui a été (les droits acquis pour certains), mais en cultivant un récit commun qui les transcende. Encore faut-il pouvoir (et vouloir) gouverner. D’aucuns parlent de sortie de la crise, et, tels des prestidigitateurs maladroits essaient de sortir un lapin d’un chapeau fatigué, qu’ils appellent projet européen ou, plus prosaïquement, déficit à moins de 3% du PIB. Il serait temps peut-être de leur dire que le seul vrai projet qui existe en Europe c’est de continuer à subir la loi du plus fort et, le cas échéant, à renflouer les banques qui sont son seul outil. Un outil qui vise avant tout de transformer les derniers citoyens mohicans en consommateurs anxieux sous dépendance. L’étranger, qui cherche à faire son trou dans un environnement ou seul le projet individuel reste reconnu serait-il, oh par magie, différent ?

A Rhodes, à Melilla, à Lampedusa, à Malte, et à bien d’autres points de contact de ce « fortin – hérisson » que se transforme l’Europe, on « casse » de l’immigré comme on croyait « casser du viet » à Diên Biên Phu. C’est une illusion, une chimère stratégique d’un empire qui, espérant « fixer » l’ennemi, évite de se regarder. D’autres l’on fait, le long des limes rhénanes, des plaines hongroises, en Crimée ou à Khartoum. Pour rien. L’ennemi était ailleurs… 

 


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115 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 28 octobre 2013 10:26

    Enfin ! smiley J’espère que vous allez voter Front National pour mettre vos actes en accord avec vos idées. smiley


    • jeanpiètre jeanpiètre 28 octobre 2013 13:12

      voter front national pour être en accords avec ses idées, ça veut dire qu’on mélange un peu tout dans sa tête


    • Luc le Raz Luc le Raz 28 octobre 2013 13:55

      —> la mouche
      Mettre les idées de l’auteur au même niveau que celles du Fond National, vous plaisantez sans doute ? smiley


    • Brice Bartneski bartneski 29 octobre 2013 07:35

      @la mouche du coche

      Parce que vous pensez que voter changera quelque chose ? Si voter pouvait changer quoi que ce soit, alors ça serait interdit.


    • bourrico6 29 octobre 2013 11:32

      Si voter pouvait changer quoi que ce soit, alors ça serait interdit.

      J’aime beaucoup smiley


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 octobre 2013 14:45

      J’ai vu, de mes yeux vu, un gavroche écrire cette phrase sur un mur, rue Monsieur-le-Prince, en mai 1968 ... Aujourdhui Dany le Rouge est un bobo bien correct... Les choses changent. 


      Très beau texte de Koutouzis, comme d’habitude, mais ce qui sépare l’immigrant d’aujourd’hui de celui d’hier, c’ est qu’il ne VEUT PAS devenir un Français. Il est chez nous pour NOUS changer : c’est un envahisseur. Ceux qui crient FN ! FN ! comme on dit « au loup ! » ne voient-ils pas que les Lepen, c’est bien républicain, bien élevé, bien bourgeois, fin de « Siecle », si on peut dire ? Un peu « Kerensky » ? 

      Je regarde, je lis et, - simple Loi des grands nombres - je puis prédire sans faire le tarot qu’il y a déjà quelque part quelqu’un qui va apparaitre de nulle part, qui va dire sans texte ce que tout le monde veut entendre.... et qu’une MAJORITÉ des Français va le suivre sans hésitation. 

      Je ne sais pas ce qui se fera. Personne ne le sait, sinon on l’empêcherait. Mais je ne pense pas que ce sera démocratique dans le sens qu’on lui donne aujourd’hui ni très divertissant. Aujourd’hui de regarde en Bretagne. Demain, dans le 93 ? ... Restez vigilants, le feu prendra vite


      PJCA

    • périscope 1er novembre 2013 18:34

      « La Mouche du coche » dit n’importe quoi
      j’apprécie moi cet article

      Je fais pour ma part, une réserve, aussi, sur ce que dit Allard car il succombe à l’amalgame.
      S’il nous semble que nombre d’immigrés viennent pour les avantages sociaux, ce qu’avait bien compris le père de Léonarda, d’autres ont le souci de bosser, de s’intégrer.
       Je pense à ces réfugiés Kossovars de 1999, qui n’ont pas hésité à faire tous les métiers puis à se former, et qui nous ont donné trois beaux enfants, bien élevés et tous tête de classe.

       Amalgame aussi, concernant les électeurs FN : j’en connais un qui est le plus serviable du village (et pas pour être élu) loin devant des socialistes et écolos pur jus.

       Et puis, la diabolisation du FN, conçue par Mitterrand pour éclater la droite et simplement ETRE REELU, ne sert elle pas à présent les intérêts du N.O.M et de l’internationale libérale ? Ils doivent sûrement financer ceux qui soufflent sur le feu, en jouant les vertueux car cela empèche de rassembler tous ceux qui en 2005 avaient rejeté la Constitution Européenne, et qui veulent une autre Europe, non soumise aux multinationales. Eux qui veulent nous imposer le grand marché US sont prêts à tout pour casser les opposants, et nous, comme des gogos, on gobe ce que racontent des médias achetés.


    • robin 28 octobre 2013 10:32
      C’est quoi « aimer la France » ?

      C’est le genre de questions dont la réponse dépend étroitement des arrières pensées de celui qui la pose et qui généralement n’a aucun rapport avec la définition universellement acceptable par tous.

      • antonio 28 octobre 2013 11:04

        OUI, c’est bien ça : « transformer les derniers citoyens mohicans en consommateurs anxieux sous dépendance ». Un « fascisme doux » presque indolore imprègne beaucoup d’esprits ; nombre de citoyens ont « intériorisé » le fait que, hors la consommation, il n’y a point de salut..
        Des moyens énormes, inédits permis par les nouvelles technologies sont mis en oeuvre pour décerveler les gens, les isoler ( ah, le fameux individualisme, le narcissisme qui progresse...)
        Ajoutez à cela l’anxiété généralisée que les médias cultivent à qui mieux mieux : ex : les 3/4 des bulletins sont alarmistes, les faits divers odieux sont mis à la une,etc....et sur tout le reste de l’actualité, ou c’est lénifiant ou c’est mensonger ou on ment par omission.


        • antonio 4 novembre 2013 07:24

          Deux exemples : magasins ouverts le jeudi de la Toussaint  : la foule se pressait à l’Intermarché local et les files d’attente s’allongeaient comme jamais.
          Inauguration de plus de 50 nouvelles boutiques à La Toison d’Or, grande galerie commerciale :
          Au moins trente mille personnes de Dijon, des alentours et d’autres villes se pressaient à huit heures du soir devant les barrières ; jeu idiot à la clef : gagner le droit de remplir un caddy de 1500 .. . euros en maximum une heure...Imaginez les cavalcades....Et la dignité où est-elle ?


        • ecolittoral ecolittoral 28 octobre 2013 11:05

          J’aime bien la France et j’aime beaucoup la Turquie...un peu plus que la Grèce que j’aime bien quand même.

          Je n’aime pas la Hollande. C’est plat, trop clean, il y fait froid en hiver. Du coup je n’aime pas l’Alsace, pas plus que l’Allemagne etc. etc.

          Aimer la France ! Vous voulez sans doute parler de nos valeurs, notre constitution.

          Oui, j’aime bien...quoi que les « constitutions » locales dans l’atlas marocain et algérien ainsi qu’en Polynésie françaises pourraient être partiellement adaptées à mon pays(métropole).

          C’est quoi ce charabia ?

          Et bien, c’est un préambule à la phrase suivante que j’ai copié/collé de l’article...et très légèrement modifiée. Une phrase universelle.

          « On ne bâtit pas un pays sur des reflexes de protection de ce qui a été (), mais en cultivant un récit commun qui les transcende. »


          • Christian 29 octobre 2013 05:56

            le paysan sait qu’il ne sait rien


            Il sait surtout que des intellos technocrates prétendent eux tout savoir sur la paysannerie...






          • rocla+ rocla+ 28 octobre 2013 11:26

            Aimer la France c ’est manger du camembert . 


            Les villages et les hameaux , les noms de nos rivières , notre Mont Blanc 
            l’ Alsace , la Bretagne , les Pyrénées et les autres régions . 

            Lire et comprendre les auteurs Français . 

            Aimer la fantaisie des Guitry , Courteline Alphone Allais etc 

            les mélodies de Ravel Satie Debussy 

            La guerre des boutons , Piaf  Ferré Brassens  et les autres 

            Aimer la france c ’est détester le racket aux radars , les lois rétro-actives ,
             les syndicats prévaricateurs , les sazlariés  EDF qui font payer leur factures aux 
            usagers  vaches à lait . 

            Aimer la France  c ’est chanter aussi bien Sardou que Renaud , Lavilliers
            que Souchon , aimer la France c ’est devenir chaque jour un peu moins con 
            en ne se laissant pas attraper aux slogans des beaux parleurs en tout genre . 

            C ’est honorer la mémoire de Louis Pasteur qui a indiqué  que le vin 
            présente de nombreuses vertus thérapeutiques ... smiley

            Etc....etc ....etc ....



            • Javascript Javascript 29 octobre 2013 11:04
              Ça fait peur vot truc !

              Je ne mange du camembert que très rarement, je ne vois pas l’Alsace comme une région française, Guitry jouait mal, la voix de Piaf me donne la migraine et j’ai une affection particulière pour les syndicats ouvriers.

              Et pour Sardou j’vais éviter d’en parler de peur de devenir grossier.

              Par contre j’aime le programme politique du CNR et le pacte républicain tel qu’il a existé avant que la droite décomplexée et le partie socialiste-démocrate ne le mettent en morceau. Bref j’aimais le modèle français avant l’invasion libérale.

              C’est grave docteur ? Je suis pas un bon français ?


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 octobre 2013 14:53

              @ Rocla


              « Ce n’est pas Y être mais EN être ; pas y naître, mais y renaître... c’est une dignité » (auteur connu)

              PJCA

            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 octobre 2013 17:02

              Aimer la France, c’est l’aimer malgré tout. L’aimer MALGRÉ ÇÀ !



              PJCA

            • jacques jacques 28 octobre 2013 11:53

              Aimer la France c’est aimer détester les salariés d’EDF ,les fonctionnaires etc...et continuer à voter pour ceux qui les dirigent.
              Trouver que les autres pays sont jolis ,presque autant que le notre.
              Apprécier un couscous et se demander s’il serait meilleur en rajoutant une saucisse de Morteau.
              Parler des dernières bouffes que l’on a fait pendant le repas.
              Connaitre son histoire et assumer ses parts d’ombres mais être fier de l’ensemble de notre histoire.


              • Jean Keim Jean Keim 28 octobre 2013 12:11

                Nous sommes enfants de la Vie
                Pas des enfants de la patrie
                Nous habitons la Terre dans l’Univers
                Pas un pays avec des frontières


                • psynom 28 octobre 2013 16:16

                  Oui, c’est joliment dit

                  Allez expliquer ça à la bannière étoilé et sa NSA, ces grands poètes du monde qui nous veulent tant de bien, aux japonais (qui n’importent rien du tout) aux chinois (j’en ai vu pleurer, s’excuser parce qu’il n’avait rapporté qu’une médaille d’argent à leur pays) etc... vos frères humains vont vous écouter et en conviendront !

                  Patrie et solidarité, sont deux notions très proches.
                  L’histoire, le monde, notre belle terre, sont fait de luttes, de brutalités et d’inhumanités… Si nous ne occupons pas de nous-même, ne protégeons pas nos amis, nos voisins, nos compatriotes, personne de l’autre côté de la terre ne le fera pour nous, et nous seront les victimes de l’avidité des autres, de la loi du plus fort..
                  Pour être plus fort, il faut être solidaire. Une patrie, c’est mieux qu’un ensemble d’individus dispersés...


                • bnosec bnosec 28 octobre 2013 12:35

                  Quand on est né en France de parents né en France et ce depuis plusieurs générations, la question ne se pose pas forcément d’aimer ou non la France. C’est notre patrie et on n’en a pas d’autre. Pas le choix.
                  Par contre ceux nés ailleurs et venant en France, pour ensuite détester la France et adorer leur pays d’origine, ça reste incompréhensible : pourquoi dans ce cas ne pas retourner vivre dans ce cher pays tant adoré ?



                    • alinea Alinea 28 octobre 2013 18:50

                      Que viennent faire tous ces moins sur ce fil ?


                    • bnosec bnosec 29 octobre 2013 07:48

                      Il commence juste en annonçant la mort d’une presonnalité politique de premier plan, sinon tout va bien...


                    • Henri Diacono alias Henri François 29 octobre 2013 19:10

                      A Alinéa, il y a également de nombreux plus qui me font frémir.


                    • bnosec bnosec 30 octobre 2013 07:57

                      Hen ben prenez vos pilules roses bisounours vous frémirez moins.


                    • BOBW BOBW 30 octobre 2013 11:04
                      • Des Moins descendants des bérets de la Milice de Laval ! smiley

                    • périscope 1er novembre 2013 19:06

                      @JAJA
                      Bravo à ces jeunes qui sont venus au secours de personnes sans défense, et à ce titre, moi, je vous ai plussé.

                      Mais à ve que je sache le titre de cet article n’ a rien à voir avec le cas évoqué car ce n’est pas Marine qui vidait des Français « blancs »
                       Endoctrinement et amalgame !
                      Il pourrait (voir plus haut) être financé par les multinationales US, car il leur rend service.

                      Pour un commentateur suivant, je ne vois pas ce que la milice de Vichy fait ici : c’est de l’incantation.


                    • Xenozoid Xenozoid 28 octobre 2013 12:42

                      la france est exeptionelle, elle est libre,et son histoire le dit(sarcasme),se recroqueviller dans une position de foetus sur un corps qui vend tout et n importe quoi,le nationalism n ’excusera pas le fait que les nationalists sont tous,les memes qui vont a l’eglise quand cela va mal, et accuse de sorcellerie le barbare qu’il croit « pouvoir civilise »" au nom de cette evidence ,la france est expceptionelle.il n’y a rien d’exptionelle que de soumettre quelqu’un sur la seule raison, que ce sont des barbares,juste un aspect de la décadence Ambiante,si les mec au pouvoir étaient comme vous, vous seriez esclaves ,maintenant car nous somme tous des barbares


                      • Loatse Loatse 28 octobre 2013 13:21

                        Aimer la France, c’est accepter le changement (l’apport d’autres cultures dans certaines limites auquel cas, elles s’y substituent ) sans rompre avec le passé.. sans passer à la trappe ce qui dans ce même passé est « dérangeant » l’assumer tel que, sans s’en sentir responsable et se mortifier sans cesse.. c’est aussi la transmission des traditions.. que l’on tente d’éradiquer..

                        Aimer la France, c’est passer devant un chateau et s’interroger sur l’histoire du lieu ainsi que de celle du lieu ou l’on réside..Apprendre quelques mots de patois dans les régions ou il est encore pratiqué couramment, apprendre également à cuisiner local, utiliser les produits du terroir.. participer à ses manifestations festives et culturelles.

                        C’est d’une région à une autre chercher à en saisir les us et coutumes afin de ne pas altérer « l’esprit » du lieu et risquer ainsi qu’il perde son âme.. afin également de s’y faire accepter..

                        et c’est bien ce que j’ai ressenti à travers les propos de Finkielkraut.. cette peur légitime de voir la france perdre son âme non pas parce qu’elle n’aurait plus rien à offir (comme le laisse entendre l’auteur) mais bien parce qu’on fait comprendre à son peuple qu’il doit renoncer à être ce qu’il est... et pire encore, qu’il doit en avoir honte jusqu’à s’effacer..disparaître afin que se réalise l’utopie de l’uniformisation...


                        • non667 28 octobre 2013 13:35

                          pour kouskoustadit
                          aimer la france c’est faire un bras d’honneur à ceux qui ne l’aiment pas ! smiley smiley smiley smiley
                          :nb : en votant fn ! smiley smiley smiley


                          • Luc le Raz Luc le Raz 28 octobre 2013 14:10

                            Et si c’était ça aussi ?


                          • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 28 octobre 2013 14:31

                            Tiens, il économise sur le barbier, l’ami Pierrot...


                          • jacques jacques 28 octobre 2013 18:44

                            Des liens avec Ardisson en gros plan ça fout la gerbe.

                            Ce lien était quand même plus digeste


                          • Castel Castel 28 octobre 2013 13:44

                            Aimer la France, c’est respecter l’authenticité de sa diversité culturelle et paysagère.
                            On ne respecte que ce qu’on connait.


                            • Bulgroz 28 octobre 2013 14:14

                              Pour illustrer le thème du jour, je propose la copie d’un élève de classe de 3ème, classé en 1976 lauréat national dans un concours écrit sur le thème de "la Patrie"

                              Le sujet exact était : Que signifie pour vous le mot Patrie ?

                              Voici sa copie :

                              Etranger, mon ami, tu me demandes ce que signifie le mot « Patrie  ». Si tu as une mère et si tu l’honores, c’est avec ton cœur de fils que tu comprendras mes propres sentiments. Ma patrie, c’est la terre de France où mes ancêtres ont vécu. Ma patrie, c’est cet héritage intellectuel qu’ils m’ont laissé pour le transmettre à mon tour.

                              Viens voir, étranger, la beauté des paysages de France, la splendeur des monuments édifiés par mes aïeux. Va te reposer dans le vert marais poitevin, admire les roches rouges d’Agay qui se baignent dans le bleu de la mer de Provence. Chemine simplement de Paris vers Lyon. Sur la route, près d’Avallon, l’élégance raffinée de la basilique de Vézelay fera surgir pour toi l’épopée de nos croisades. Tu arriveras plus loin au château de la Rochepot qui donne à la région un air médiéval. N’oublie pas de visiter en Bourgogne le ravissant hospice de Beaune. Ne néglige pas le barrage de Génissiat. Continue, regarde, réjouis-toi de tant de beauté.

                              Mais si la France, ma patrie, n’était que belle et aimable, mon amour pour elle ne serait pas si grand. Elle est mieux encore : intelligente et cultivée. La clarté de sa pensée, la finesse de son esprit, l’excellence de son goût te sont déjà connus. Des idées venues de France ont influencé l’humanité toute entière. Sais-tu par exemple, que la bibliothèque personnelle de Frédéric II de Prusse, conservée à Berlin, ne contient que des livres écrits en français ? Ainsi, bien au-delà de nos frontières, des hommes de France sont célèbres : philosophes, écrivains, poètes, artistes, savants. Pascal, Molière, Vigny, Delacroix, Berlioz, Pasteur : tous ont contribué à la gloire de la France.

                              Et vous, héros humbles et méritants, qui avez fait la France brave et fidèle, vous guerriers morts pour la patrie, comme je vous suis reconnaissant de m’avoir conservé ce précieux bien de mes ancêtres  !De Bayard à Guynemer, des premiers chevaliers aux soldats des dernières guerres, que de dévouements, que de sacrifices !

                              Et toi mon ami, qui es aussi comme moi une créature de Dieu, ne vois-tu pas qu’ici en France, tu es en terre chrétienne ? Les oratoires pittoresques, les calvaires aux croisées des chemins, les flèches de nos cathédrales sont les témoins de pierre d’une foi vivante. Ma patrie, bonne et pieuse, a vu naître de grands saints. Le sens missionnaire de Saint Bernard, la vertu de Saint-Louis, la charité de Saint Vincent de Paul, le zèle du Curé d’Ars sont le vrai trésor laissé par nos ancêtres. De la grande Sainte Jeanne d’Arc à la petite Thérèse, de l’épopée de l’une à la vie si simple de l’autre, je retrouve le courage et la bonté des femmes de France. Aux plus humbles d’entre elles, s’est montrée la Vierge Marie. A travers Catherine Labouré, Bernadette de Lourdes, quel honneur pour la France !

                              Tu comprends maintenant pourquoi, ami étranger, j’aime et je vénère ma patrie comme ma mère ; pourquoi, si riche de tout ce qu’elle me donne, je désire transmettre cet héritage. Ne crois pas que cet amour que j’ai au cœur soit aveugle. Mais devant toi, je ne dirai pas les défauts de ma mère Patrie. Car tu sais bien qu’un fils ne gagne rien à critiquer sa mère. C’est en grandissant lui-même qu’il la fait grandir. Si je veux ma patrie meilleure et plus saine, que je devienne moi-même meilleur et plus sain.

                              La France, ma patrie a tant de qualités que je ne saurais, ami étranger, te priver de sa douceur ; si tu sais découvrir ses charmes et ses vertus, tu l’aimeras, toi aussi. Je partagerai avec toi ses bontés et, loin de m’appauvrir de ce don, je m’enrichirai de cette tendresse nouvelle que tu lui porteras. Mais ne l’abîme pas, ami étranger, la France, ma douce patrie, ma chère mère ; ne la blâme pas, ne la pervertis pas, ne la démolis pas car je suis là, moi son fils, prêt à la défendre.


                              • mpag 28 octobre 2013 14:48

                                Un joli patriote en soit qui parle des hommes qui ont forgé l’histoire de France durant différentes parties de son histoire, discours passionné et passionnant 

                                Conceptualiser par les héros qui lui ont donné un nom et de son rayonnement culturel des siècles passés 
                                J’en conclus que se sont hommes qui font un pays et pas le pays qui fait les hommes
                                On peut très bien aimer les hommes qui ont fait la France mais pas la France impossible de conceptualiser une simple terre et ces Frontières 

                                Une patrie est un concept nationaliste car une terre est apatride car elles se basent sur des frontières imaginaire et imaginée

                                remplace le mot France par Planète Terre ou humanité, ça fait le même effet avec une grosse dose de chauvinisme en moins 


                              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 octobre 2013 15:03

                                @ Mpag


                                 On peut coucher avec tout le monde au lieu de n’honorer que sa femme. C’est sympa, mais ce n’est plus tout a fait la même chose.

                                PJCA

                              • mpag 30 octobre 2013 04:41

                                c’est bien dit mais la monogamie ne m’inspire guère surtout quant il s’agit de se la secouer devant un miroir..............

                                Tout seul c’est bien à plusieurs c’est mieux

                              • mpag 28 octobre 2013 14:23

                                Le concept « d’aimer la France » n’existe pas où du moins elles existent dans des concepts pré-défini par chacun d’entre nous suivant ces propres opinions et accentuer par les partis politiques

                                Ce concept est dangereux car toutes les interprétations même les plus virulentes peuvent y être appliquer 
                                Les partis politiques tous confondus surfe sur cette nostalgie passé, l’interêt est double, elle permet d’enfermer la personne dans ces concepts pre-définis et de se défendre si des personnes n’y adhèrent pas

                                On essaye d’uniformiser une terre avec des Frontières alors que ce sont les hommes et leur cultures qui l’ont construits et qui lui ont permis de lui donner une histoire 
                                La France est indéfinissable seul son histoire, ces hommes le sont 
                                Il n’y a pas d’ uniformisation culturelle Française, il y a en a plusieurs qui forment la France : nuance 
                                Autant de cultures, que de peuples qui l’ont forgé et ce sont mélangés durant son histoire

                                Il ne faut pas se laisser avoir, tout le monde a raison mais tout le monde a tort en essayant de l’uniformiser à un seul concept en général le sien.............

                                La France c’est la capacité des hommes à vivre ensemble dans un respect mutuel malgré nos différences culturelles forgés par les différents peuples durant son histoire.
                                On aime ou on n’aime pas




                                • Heinsenberg 28 octobre 2013 14:24

                                  « J’aime mon pays, mais je n’aime pas ma patrie. »  smiley

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