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 Accueil du site > Tribune Libre > Campagne mondiale pour la liberté et la démocratie sur les réseaux « (...)

Campagne mondiale pour la liberté et la démocratie sur les réseaux « sociaux »

Les volontés fermement affichées de Google et de Facebook d'exiger que chacun s'inscrive sur leurs réseaux sociaux sous sa « véritable identité » sont une menace forte pour la liberté de chacun et de tous.

Peuvent être affectées nos libertés de parole et d'action dans de nombreux domaines, religieux, politique, intellectuel, sexuel...

La liberté de personnes menacées, et il en existe beaucoup de par le monde pour de très nombreux motifs, exige que ces personnes puissent jouir des libertés que nous sommes très nombreux à exercer sur le Net et dans la vie en général sans que nous puissions penser un instant que cela pourrait présenter un danger pour notre intégrité physique, simplement parce-que nous nous trouvons dans un contexte de tolérance assez large.

L'obligation de se désigner sous nom en toute occasion, que veulent imposer ces sociétés, doit donc être rejetée en bloc et avec force.

Chacun au monde doit à la fois pouvoir être présent sur les réseaux sociaux et ne souffrir pour cette raison d'aucune discrimination, sinon ces réseaux agiront comme des outils d'exclusion sociale.

Chacun doit pouvoir y apparaître aussi bien sous un « profil » lui permettant un type de présence, et de publication, qui sera conforme avec ses diverses obligations (dans le domaine professionnel par exemple) et si nécessaire sous un ou plusieurs autres profils qu'on ne pourrait relier au véritable état civil afin de permettre l'expression d'idées qui pourraient compromettre l'avenir professionnel, les relations de voisinage ou présenter tout autre inconvénient majeur.

Un profil unique identifié par les données d'état civil constitue un outil de censure, car bien des personnes ne pourront y publier des réflexions pouvant être estimées « non conformes ».

Des réflexions qui, pourtant, seraient partie intégrante de la culture en marche : combien de réflexions, d'écrits clandestins ont éclairé notre monde ?

Galilée, Copernic...

Oui, notre culture en marche a besoin de la collaboration de tous, quel que soit son nom et son statut, et les réseaux sociaux nominatifs pourraient bien apparaître comme des freins au développement de la culture.

Ne nous contentons pas, pour réfléchir à cela, de ne regarder qu'à peine plus loin que les limites de notre jardin : nous sommes nombreux à vivre dans des pays qui offrent de larges libertés, mais encore plus nombreux dans des pays où ce n'est absolument pas le cas.

Ces réseaux sociaux nominatifs sont des outils d'exclusion vis à vis de toute personne qui, pour des raisons vitales, ne doit apparaître sous son nom, être désignée, géolocalisée... sous peine de devenir une proie.

Que tous les parents réfléchissent bien à cela...

Réseaux mondiaux, à l'audience mondiale et qui nécessitent, pour leur développement financier (qui est absolument leur unique préoccupation), la « participation » de « tous », ils veulent imposer à « tous » les conditions qui leur offrirons les meilleures chances d'optimiser leur propre développement.

Nous avons vu que ces conditions présentent de très graves inconvénients et auront des effets collatéraux regrettables.

Il nous appartient à tous, à chacun, de faire en sorte que les contraintes néfastes que veulent nous imposer ces réseaux sociaux et qui présentent des menaces fortes pour nos libertés et pour la démocratie ne soient pas, ne soient plus mises en œuvre.

Il faut donc appliquer aux sociétés Google et Facebook des pressions telles qu'elles reviendront sur leurs décisions et nous seuls, les utilisateurs ou utilisateurs potentiels de leurs services, pouvons exercer ces pressions.

Il existe pour cela diverses possibilités : supprimer les comptes déjà créés, ne pas s'inscrire, faire connaître par différentes voies notre désaccord...

Il me semble finalement qu'une campagne très simple, peu contraignante pour chacun mais au potentiel d'efficacité élevé pourrait être facilement mise en œuvre au niveau mondial.

Il suffirait que nous, inscrits sur l'un ou l'autre de ces réseaux, soyons très nombreux à diffuser une image montrant notre refus des contraintes aujourd'hui imposées.

Je propose cette image dont j'admettrai volontiers la piètre qualité graphique...

Elle comporte des mentions en français, anglais, allemand, espagnol, italien, norvégien, polonais, portugais, hollandais et suédois.

Afin de faciliter le travail de toute personne qui souhaiterait se lancer dans une création graphique de qualité supérieure à la mienne voici les éléments de texte utilisés, dans l'ordre des langues citées.

Je suis
I am
Ich bin
Yo soy
Sono
Jeg
Jestem
Estou
Ik ben
Jag är

Pour la liberté et la démocratie je dois conserver mes différentes identités sur les réseaux sociaux
For freedom and democracy I must keep my several names on social networks
Für Freiheit und Demokratie muss ich meine verschiedenen Namen in sozialen Netzwerken zu halten
Por la libertad y la democracia, debo mantener mis varios nombres en las redes sociales
Per la libertà e la democrazia devo mantenere la mia diversi nomi sui social network
For frihet og demokrati må jeg holde mine flere navn på sosiale nettverk
O wolność i demokrację Muszę zachowywać moje kilka nazw w sieciach społecznościowych
Pela liberdade ea democracia, devo manter a minha vários nomes em redes sociais
Voor vrijheid en democratie ik moet mijn verschillende namen op sociale netwerken
För frihet och demokrati måste jag hålla mitt flera namn på sociala nätverk

ici, here, hier, aquí, qui, her, tutaj, aqui, hier, här :
ailleurs, somewhere, auch, también, anche, også, również, também, ook, också :
et aussi, and too, und auch, y también, e anche, og også, a także, e também, en ook, och även :

Toute autre traduction sera la bienvenue.

J'ai pour ma part remplacé l'une des quelques dizaines de photos présentes sur mon profil Facebook par cette image et je remplacerai chaque jour où je pourrai me connecter une de mes photos par cette même image, à moins qu'il en apparaisse d'autres de la même nature qu'on voudrait me prêter.

Mon profil Facebook



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Réactions à cet article

  • Par jcm (---.---.---.200) 29 juillet 2011 11:21
    jcm

    Je tente de lancer cette campagne en Grande Bretagne et me suis fendu d’un long commentaire en anglais (de cuisine française...) pour tenter d’expliquer plus clairement à nos voisins en quoi les politiques de « noms véritables » de Google et FB peuvent être vues comme des dérives totalitaires et, de ce fait, ne sont pas acceptables.

    Bienvenue à toute personne qui voudra disséminer...

  • Par herbe (---.---.---.97) 29 juillet 2011 16:58
    herbe

    Au fait jcm je ne sais pas si vous avez lu l’info au sujet d’OpenID :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenID

    Google a rejoint le conseil d’administration.

    Selon ce que j’ai lu par exemple ici : http://www.perspective.it/index.php...
    la gestion d’identité est donc opérationnelle sur le web avec la possibilité de gérer finement son profil (patronymes etc) voire ses profils (anomyme, blog, ecommerce etc)

    Alors je ne comprend plus trop ce pataques...Google n’a qu’a continuer à implémenter OpenID et no problemo...

    Peut-être que finalement ils ont, pendant le tuning de la beta, un peu péché sur le coté dress code, du genre par rapport aux autres FB and cie, voyez comme nous sommes tellement plus « select » et beaucoup plus sérieux ! (effectivement certains pseudos « pipi », « caca », « prout » feraient tache dans la vitrine, alors ils commencent par le costard cravate...).
    Un peu le message à l’envers (lui aussi excessif) du « venez comme vous êtes » de McDO.

    Ils ont juste commis l’erreur habituelle : la vertu n’a pas à s’imposer, elle se gagne (comme la confiance !).
    A eux de rattraper d’autant plus qu’ils en ont les moyens et les outils (cf OpenID) mettre au service de la vertu.

  • Par Chaos (---.---.---.23) 29 juillet 2011 17:31

    Les volontés fermement affichées de Google et de Facebook d’exiger que chacun s’inscrive sur leurs réseaux sociaux sous sa « véritable identité » sont une menace forte pour la liberté de chacun et de tous.

    Il y a quelque chose que les utilisateurs de Facebook ont du mal à comprendre, c’est que l’on peut très bien vivre sans, certains le font. La menace ce sont les gens comme vous, qui écrivent des articles enflammés prétendant le contraire, ce qui, petit à petit, augmente l’importance de ces services, et les rend incontournables. Vous pensez réellement que la possibilité de s’enregistrer sous un pseudo limitera significativement la menace que représente la concentration des données personnelles de centaines de millions de personnes ?

    • Par herbe (---.---.---.97) 29 juillet 2011 17:56
      herbe

      Au fait Chaos je n’ai pas de compte Facebook en partie pour les raisons que vous évoquez de gestions des données personnelles.
      Mais c’est un fait que beaucoup les utilisent ces services, et c’est leur liberté. Je suis d’accord avec vous aussi sur le fait qu’on est tout aussi libre de ne pas les utiliser...

      Mais je pense que ça vaut le coup qu’on insiste sur le respect de la liberté des utilisateurs (ici de choisir quoi exposer en public), c’est un débat sociétal au sens large.

      Cela vaut aussi pour les non utilisateurs qui si il le décident pourront changer d’avis sans risque pour leur liberté, et devenir utilisateur.

      A votre dernière question si on répond oui, alors pourquoi ne pas avoir toutes les possibilités.
      Dans tous les systèmes que je connais (quasiment tous sans exceptions) l’utilisateur gère au final le niveau de confidentialité qu’il souhaite.

      Pour l’ancien monde qu’est le téléphone fixe, il y a par exemple le système de liste rouge pour ceux qui ne veulent pas que leurs éléments soient public ...

      L’exemple du téléphone éclaire aussi ce qui peut rendre incontournable en fait ces services, ça été valable pour internet : Quand une masse critique utilise un service pratique pour la mise en relation, ça impose une contrainte forte de type viral (si vous êtes membre d’une association physique qui ouvre une page Facebook pour fédérer la communication des adhérents, vous comprendrez la nature du problème ...)

    • Par jcm (---.---.---.200) 29 juillet 2011 18:00
      jcm

      Entièrement d’accord avec le commentaire de Herbe et croyez bien, Chaos, que ces services n’ont pas eu besoin de ma contribution pour attirer du monde !

    • Par Chaos (---.---.---.23) 29 juillet 2011 18:08

      Je ne nie pas la nécessité de préserver un anonymat d’apparence, mais le titre et l’enjeu décrit me semblent beaucoup trop fort.

      « Campagne mondiale pour la liberté et la démocratie sur les réseaux « sociaux »
       »

      « qui présentent des menaces fortes pour nos libertés et pour la démocratie ne soient pas, ne soient plus mises en œuvre. »

    • Par jcm (---.---.---.200) 29 juillet 2011 18:48
      jcm

      Trop fort, Chaos ?

      Je ne le crois pas, et j’ai exposé cela de façon un peu différente sur divers sites anglophones, à l’instant sur USA today : « Google+ one month later : What’s next ? » .

      Avec en conclusion :

      « La politique des »noms véritables« peut être vue, DOIT être vue, comme une des nombreuses tentatives de »purifier le monde« .

      Souvenez-vous qui a voulu faire cela : Hitler, Staline, Pol Pot et d’autres... »

      Il ne faut pas accepter ce qui sera ou pourra être un outil pour diviser les humains...

  • Par alphapolaris (---.---.---.18) 29 juillet 2011 19:42
    alphapolaris

    Je suis d’accord avec l’auteur sur l’aspect totalitaire que prennent les réseaux sociaux. C’est maintenant qu’il faut défendre le pseudonymat qui a toujours très bien fonctionné sur internet. Google et Facebook remettent en cause ce système.

    Il faut savoir que grâce au bouton « J’aime », facebook est capable de tracer les pages visitées de chaque internaute, même si celles-ci sont hors du réseau facebook et même si l’utilisateur s’est déconnecté et se croit donc à l’abri de l’inquisition du géant social. Je répète : en donnant son nom complet, on donne à facebook chacune des pages que l’on visite, même si l’on se croit déconnecté. Je n’ai pas encore vérifié pour Google+ si le fonctionnement est similaire.

    Techniquement, cela marche comme cela : le bouton « j’aime » est une « iframe », qui génère un appel aux serveurs de facebook aussitôt qu’il est affiché sur une page. Cet appel contient en paramètre l’URL de la page visitée. Pour faire la liaison entre l’URL et le nom, il suffit que Facebook le laisse sous forme de cookie. Le navigateur envoit donc docilement le nom et l’URL aux serveurs de Facebook, sans que l’utilisateur n’ait besoin de cliquer. L’affichage suffit. Explications plus en détail ici.

    J’appelle cela un spyware. Et on laisse ces sociétés imposer l’utilisation d’un nom réel...

  • Par mick_038 (---.---.---.92) 1er août 2011 02:13
    mick_038

    rassurez vous, les réseaux sociaux libres, ça existe !! Si si !
    Y’a diaspora, https://joindiaspora.com/

    • Communication complète entre « seeds » (chaque profil des utilisateurs du logiciel).
    • Chiffrement OpenPGP de bout en bout.
    • Plugins permettant de recopier ses données personnelles présentes sur les principaux services Internet, comme Flickr et Twitter, dans le programme Diaspora.
    • Version finale de l’interface de programmation Diaspora.
    • La compatibilité avec le système d’authentification OpenID.
    • Microblogging
    • Publication du code de programmation du logiciel sur GitHub

    movim (http://www.movim.eu) pas encore fonctionnel,
    et tout un tas d’autres réseaux sociaux :
    ICI >> http://libreplanet.org/wiki?title=Group:GNU_Social/Project_Comparison
    Donc voyez, inutile de s’affoler, il existe, heureusement, bien des alternatives à facebook et G+.
    Rien ne vous oblige donc à utiliser ces deux derniers.
    Vous savez ce qu’il vous reste à faire....
    • Par mick_038 (---.---.---.92) 1er août 2011 02:26
      mick_038

      Jappix ayant ma préférence.... Mais bon...

    • Par jcm (---.---.---.200) 1er août 2011 10:07
      jcm

      Oui, je suis au courant de cela et suis présent sur diasp.org : voici ma page publique.

      Que chacun puisse décider d’utiliser ou non l’un ou l’autre des deux principaux réseaux, FB et probablement bientôt G+ est un fait.

      Que 600 ou 700 millions de personnes utilisent FB, que peut-être 30 000 utilisent diasp.org et que 20 millions aient rejoint G+ : ce sont d’autres réalités qui nous montrent quelque chose de significatif.

      Tout simplement il y a un effet d’attraction vers les « plus grands », que l’on peut qualifier de diverses façons et qui aura des conséquences importantes.

      Alors que chacun sait (ou devrait savoir) que les données personnelles confiées à chacun de ces deux grands réseaux (FB, G+) ne sont pas vraiment dans des conditions de sécurité satisfaisantes à de nombreux points de vue des foules massives les investissent pourtant, « tout le monde veut en être » quoi qu’il arrive.

      Et chaque mouton de suivre quelque bélier dominant de sa micro-meute, tout ce beau monde fonçant droit devant à la suite des « meneurs » sans se soucier si la destination finale n’est pas un précipice au fond duquel tous s’écraseront.

      Mais le gigantesque piétinement du troupeau aura provoqué un glissement de terrain et tous ceux qui n’auront pas voulu suivre (s’inscrire sur G+ par exemple) seront entraînés à leur tour vers le précipice.

      Parce-que tout simplement l’attitude de la majorité aura été l’occasion de créer un contexte général qui aura un effet partout et pour tous.

      Alors le fait que JE choisisse un autre système n’a finalement aucune signification si JE suis seul ou si JE suis trop peu nombreux par rapport à l’effectif total du troupeau.

      Nous sommes dans cette dynamique, il faut en être conscient.

      Tous ceux qui jugent cette dynamique dangereuse, s’ils voulaient qu’elle n’ait pas de conséquences fortes, devraient donc veiller au grain.

      Et veiller au grain signifie faire circuler l’information et agir de façon à contrer cette dynamique.

    • Par mick_038 (---.---.---.92) 1er août 2011 12:59
      mick_038

      faire circuler l’information et faire connaitre les alternatives...

    • Par jcm (---.---.---.200) 1er août 2011 13:27
      jcm

      Oui tout à fait.

    • Par mick_038 (---.---.---.92) 2 août 2011 02:27
      mick_038

      Une des méthodes que j’utilise par exemple, en signature de mes mails, pro et perso, le logo « we are NOT on facebook », avec des liens vers les alternatives libres, comme diaspora, zen3, etc...
      C’est pas grand chose, mais c’est toujours ça

  • Par herbe (---.---.---.246) 1er août 2011 15:26
    herbe

    A l’auteur,

    J’ai continué à creuser cette histoire d’OpenID liée à Google.

    Et bien il s’avère que c’est une histoire très mouvementée et Google s’est déjà fait tapé sur les doigts pour avoir un peu trop tiré la couverture ...(Pourtant membre de la fondation selon wikipedia, comme quoi !!!)

    Voici une trace de l’histoire :
    http://www.veilleperso.com/google-c...

    Donc Google s’est recalé et a été assez réactif (comme dit l’auteur mouais ...).

    Espérons qu’il en soit de même dans cette affaire ...

    J’ai testé l’URL provisoire OpenID (pas la définitive qui ne marche pas, celle signalée en attendant, qui marche ...

  • Par herbe (---.---.---.246) 3 août 2011 17:40
    herbe

    Autre chose à creuser, je viens d’y penser, pourquoi exiger l’inscription sous sa véritable identité nominative quand un acteur comme Google détient souvent le numéro de téléphone de ses utilisateurs (utilisé par exemple pour compléter les notification en plus du mail ou alors pour sécuriser l’accès à son mail par l’utilisateur : double contrôle pour éviter usurpation d’identité ...
    Ils ont déjà ainsi la preuve que ce n’est pas une utilisateur fictif, que demander de plus ...

  • Par mick_038 (---.---.---.121) 4 août 2011 01:30
    mick_038

    A l’auteur, avez vous lu cela ?
    http://www.numerama.com/magazine/19464_6-l-anonymat-en-ligne-doit-disparaitre-selon-une-responsable-facebook.html

    Effarant....

    Le dernier commentaire étant de moi, je le repose ici :

    L’anonymat interdit sur internet ?
    Que facebook commence à dévoiler le nom de tous ses coopérateurs et employés, leur adresse, l’adresse de leur proche, leur orientation sexuel, leur casier judiciaire, leur salaire, leur feuille d’impôt, la liste complète de leur patrimoine, le nombre de partenaires sexuels différents, le nombre de copulation par jour, le nombre de gosse, savoir si tous ont été reconnu, leur fantasme, leur vice, le dossier scolaire de leur gosse, le nombre d’accidents de voiture, le nombre d’accident en tort, le nombre de DVD X loué par mois, quel genre, quel(le) acteur(trice) ?, un accès direct à leur ordinateur, pour tout savoir d’eux, histoire qu’il ne soit pas anonyme.
    Enfin, dans le but que plus rien ne soit anonyme, je demande à facebook de publier et donner un accès libre à tous les fichiers et bases de données créés à partir de l’inscription d’un utilisateur, de l’utilisation, la consultation et la modification de son compte, l’intervention active ou passive d’un autre tiers inscrit, et l’accès aux fichiers logs des serveurs.
    De même, je demande l’accès et la publication de tous leurs fichiers comptables, ainsi que les sommes perçues pour la vente de fichiers composés d’au moins une information concernant un membre facebook, à qui ont été vendus ces fichiers, quel société, quelle interlocuteur, quelle est la raison invoquée, quels sont les retours pour facebook.
    Enfin, facebook se rénumérant sur l’utilisation de données utilisateurs (directs, indirects, statistiques, publicitaires), je demande à ce que 70% des revenus de facebook soient directement reversés aux utilisateurs.

    Si vous en voyez d’autres, rajoutez....

  • Par FolkenNox (---.---.---.38) 4 août 2011 16:58

    Bonjour,
    Je suis tombé à plusieurs reprises en parcourant le réseau sur vos interventions pour protester contre le grand fléau que représente Google Plus qui « exige » que l’on s’inscrive sous sa véritable identité.

    Pourtant, à partir du moment où on s’inscrit sous un faux nom crédible, il n’y a aucun risque de se faire supprimer son compte. Je suis moi-même inscrit sous pseudonyme sur G+ et Facebook, je n’ai aucun problème. De plus, G+ autorise à remplir un champ « autre nom », pour marquer son pseudonyme usuel.

    Cette histoire de nom n’est rien : si Google veut vous tracer, il suffit de suivre votre IP (et bien sûr, comme pour les faux noms, il existe des manières de dissimuler ces informations).

    • Par jcm (---.---.---.200) 4 août 2011 18:09
      jcm

      Si cette histoire « n’est rien » ne lisez pas ceci : https://plus.google.com/11790301109...

    • Par FolkenNox (---.---.---.38) 5 août 2011 09:37

      Je n’ai effectivement pas lu « ceci » dans son intégralité, car très rapidement il se borne à une liste d’exemples qui n’apportent rien au fond du problème : vous pouvez totalement être anonyme sur internet si vous le désirez, ne serait ce que parce que Google ne va pas s’amuser à aller vérifier chaque profil un par un. Ce qui est condamné, ce sont les faux noms (Atila Ze Roxxor 912). Si vous vous inscrivez sous le pseudonyme John Atila, et que vous remplissez dans votre compte le champ « autre nom » avec « Atila Ze Roxxor 912 », vous pourrez même vous afficher avec en public. Ca ne vous empêche pas d’avoir un compte « Jean-Christophe Morel » à côté.

      Les réseaux sociaux sont devenus quasi-obligatoires dans certaines professions, où ne pas avoir d’existence sur Internet est source de méfiance : quoi, vous avez quelque chose à cacher ? Un avocat qui ne publie pas, qui n’a pas de visibilité, n’inspire pas la confiance de ses clients. Mais il est clair qu’il vaut mieux ne pas exister sur le net plutôt que d’avoir une mauvaise réputation. D’autre part, certaines informations ne passent plus que par les réseaux sociaux, et pour être au fait de certaines actualités spécifiques, on est obligé d’y être.

      La clé est dans la segmentation : j’ai plusieurs profils, avec plusieurs noms différents, qui correspondent à plusieurs activités sur le net. Ma vie personnelle est bien gardée, je communique sur mes activités juridiques sous un pseudo spécifique (avec une identité numérique complète... à vrai dire, sur le sujet j’en ai même deux, une pour la vitrine, où je reste totalement neutre et me borne à des commentaires d’arrêt, l’autre où je suis un peu plus libre dans ma parole), et encore une troisième identité pour mes activités annexes (cinéma, littératures, etc). Quand je veux dire quelque chose sur la toile, je choisis à qui je le destine, et je poste sous le profil correspondant. Je ne vois pas en quoi ma liberté est touchée (à la limite, la schizophrénie pourrait finir par me guetter...).

      Si on doit pousser le vice plus loin, il suffit d’exploiter chaque identité sous un proxy différent, et vous voilà avec autant de personnes distinctes et bien réelles pour le grand méchant Google ou Facebook. La clé : un peu de méthode, tout simplement.

    • Par herbe (---.---.---.248) 7 août 2011 14:55
      herbe

      Bonjour FolkenNox,

      Votre usage est très voisin du mien et c’est justement cette liberté d’usage que je souhaite conserver.
      Et je n’aimerais pas à devoir, dans le futur, passer sous des fourches caudines ...
      A mon avis ce sera une tentation permanente pour les géants fournisseur de services 2 ;0(voir par exemple le ménage fait dans l’appslib) sur laquelle il faudra rester vigilent comme le fait d’ailleurs la CNIL (qui n’a toujours pas assez de moyens au vu de sa mission).

      Tenez un exemple pertinent d’article de laCNIL sur le sujet à partager ! :
      http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cni...[backPid]=2&cHash=66639ddc7d

  • Par FolkenNox (---.---.---.38) 8 août 2011 09:47

    Bonjour herbe,

    Je suis tout à fait d’accord pour dire que la vigilance est de mise. Mais cibler spécifiquement Google me semble inadapté, dans la mesure où il s’agit d’une des boites qui en fait le plus pour la transparence et la préservation des droits et libertés de ses utilisateurs.

    Je crois que tout ce problème peut se résumer par le bon sens : Internet n’est pas un lieu hors du monde, il n’en est qu’une excroissance. L’anonymat n’y a jamais été total (pas plus qu’il ne l’est dans la vraie vie, même si les nouvelles technologies en général permettent un fichage plus systématique), et il suffit d’appliquer les mêmes précautions sur la toile que dans la vraie vie : si on ne veut pas que quelque chose se sache, on n’en parle pas. Pour le reste, il suffit de hiérarchiser ce sur quoi on communique et de répartir ses messages dans autant de personnalités fictives, en veillant à bien les détacher (mais dans la mesure où une analyse linguistique ou des indices dans le texte permettraient de faire des recoupements, il faut surtout veiller à ne jamais dire quelque chose de vraiment « non divulgable »).

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