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Ce que les affaires sexuelles récentes révèlent sur l’image des femmes en 2011

 Le corps des femmes dans les médias après l'affaire DSK et l'affaire Tron...

image ci-dessous prise ici

Que l'on ne se méprenne pas, l'auteur du texte qui suit n'est pas franchement un féministe, ni même un soutien du féminisme de près ou de loin, quoi que je ne dédaigne pas la compagnie des femmes toutes proches, très proches. De plus, le féminisme ce n'est ni plus ni moins qu'un militantisme pétri de certitudes pénibles à entendre, comme toute vulgate.

Je me souviens par exemple de cette manifestation organisée il y a quelques années à Bastille pour défendre le sort des femmes afghanes, dont j'avais été repoussé avec quelques autres mâles car mâles dont mauvais pour les dames présentes ce jour là.

Ce qui est contradictoire, puisque dans les mouvements féministes fleurit depuis quelques temps une théorie « du genre » qui affirme que le genre n'existe pas, donc le genre masculin non plus.

Or, si les mâles ne sont pas acceptés dans une manifestations, c'est donc que le genre est reconnu comme existant, puisque nous étions perçus comme hommes. N'y étaient même pas tolérés les hommes/« copines » très à la mode dans certains milieux, capables de tellement d'écoute avec les femmes, souvent ou homosexuels, assumés ou pas, ou simplement intellectuellement châtrés.

Ce que j'ai toujours trouvé étrange, mais pas tant que ça finalement, c'est que l'on retrouve le même genre de harpies frustrées au bout du compte dans d'autres mouvement pourtant apparemment aux antipodes, comme dans certains groupes catholiques où il semble de bon ton pour les filles de s'enlaidir le plus possible.

Depuis quelques semaines cependant, après l'affaire DSK et l'affaire Tron, on se pose quand même beaucoup de questions sur l'image des femmes dans la société actuelle.

D'un côté on nous dit qu'il n'y a pas « mort d'homme », de l'autre on on parle de « troussage de domestiques », sans trop de gravité, ce qui en dit long sur les commentateurs. Ce qui est également assez curieux, c'est qu'il s'est trouvé quelques femmes dont celle-ci, pour défendre DSK tout en se prétendant féministe, ce qui en dit long sur la sincèrité de ses convictions et les contradictions des féministes.

De l'autre, on croit bon de nous alerter sur la pudibonderie de notre société qui signifierait que nous serions en train de nous américaniser, de devenir des protestants rigides qui ne tolèrent pas la moindre déviation à la morale. On n'ira pas jusqu'à dire qu'il y a encore beaucoup de préjugés sur les « parpaillots » ou réputés tels mais on n'en est pas loin.

Pour l'américanisation, je dirais que malheureusement c'est déjà fait ou du moins largement entamée.

Pour le retour à un ordre moral pudibond et rétrograde, je serai moins définitif, je dirai que c'est un peu court les gars, (je parle de la phrase les gars, pas d'autre chose).

Cela sent le vieux refrain, la même ritournelle est servie depuis 68 dés que l'on révèle les frasques d'un notable ou un autre dans les médias, surtout quand celui-ci se prétend progressiste ou libéré. Traduire par là que ce n'est pas qu'il ait quoi que ce soit à ficher du sort du peuple et des précaires, mais qu'il veut continuer à profiter de son argent en baisant à couilles rabattues le plus possible (que les oreilles chastes m'excusent d'être cru, mais c'est la bonne formule).

Et cela ressemble aussi à une excuse tout trouvée des spécialistes de blagues de cul de fin de banquet qui ont peur de ne plus provoquer autant de rires gras qu'avant, des dragueurs de boîtes minables qui tremblent de ne plus pouvoir lever de boudins maussades le samedi soir, des spécialistes de l'adultère bourgeois, bohème ou pas, qui s'inquiètent de ne plus pouvoir coucher à droite à gauche, ou de ne plus avoir la possibilité de « se faire » la jolie stagiaire du premier, en lui promettant un CDI si elle est docile sur la photocopieuse ou sous le bureau du patron.

Rien de pire aussi que le minable se trouvant irrésistible pour une raison ou une autre, grossier quand il se croit séducteur, débile quand il s'imagine d'une grande finesse.

Les féministes comme ceux qui craignent le retour à un ordre moral se trompent dans les deux cas.

Ce qui détériore le rôle et l'image des femmes c'est la marchandisation des corps qui deviennent des choses comme les autres, que l'on vend et que l'on s'échange.

Le corps des femmes devient aussi de plus en plus virtuel, retouché, et les femmes réelles se soumettent aux diktats de plus en plus impérieux quand à ce corps dont on leur demande qu'il ressemble à celui qu'elles avaient juste avant leur puberté à onze ans, un corps sans formes, ni rondeurs, qui témoignent surtout d'un réel puritanisme celui-là, qui implique la haine du corps féminin au bout du compte, une haine transmise également par la pornographie qui fait des femmes des mécaniques à jouir et rien d'autres.

Tant que le corps des femmes sera comme une marchandise, tant qu'il servira à vendre de belles bagnoles ou du jambon, l'image des femmes sera mauvaise. Et rien ne changera.

par Amaury Watremez (son site) mardi 7 juin 2011 - 67 réactions
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  • Par aquad69 (xxx.xxx.xxx.228) 7 juin 2011 14:15

    Bonjour Amaury Watremez,

    vous abordez là un sujet intéressant, qui tire ses racine d’une des erreurs fondamentales de la "pensée" moderne d’origine occidentale : la confusion faite entre l’être et le support de l’être.

    Celà revient dans le sujet qui nous occupe, ainsi que dans notre vision de la vie sociale humaine en général, à ne considérer que le "citoyen" individuel, quantitatif, dépouillé de tout rôle qui lui donnerait un sens.

    C’est un peu comme si, au théatre, on confondait l’acteur et son personnage, et leurs vérités respectives : on s’interdirait alors de comprendre quoi que ce soit au scénario, à l’histoire.

     Mais on reconnait au théatre qu’il puisse exister une "histoire", un sens, qui est précisément sa raison d’être et la raison pour laquelle on y va, tandis que l’on voudrait nier dans la société et la nature humaine même qu’il puisse y avoir un sens et que l’"histoire"de chacun soit une partie constitutive de son identité et de sa raison d’être.

    La Religion, dans son aspect péjoratif, avait par le passé établi en quelque sorte un monopole sur ce domaine, et a fini par le rendre insupportable, alors que les fondements de l’identité humaine n’ont rien de religieux en soit.

    Aujourd’hui l’esprit moderne voudrait établir un même monopole sur le concept humain et prétendre en nier tout sens, dans un nihilisme de plus en plus absolu.

    Ce n’est pas par hasard que l’on voudrait aujourd’hui nier les genres, ni que le couple et la famille soient de plus en plus détruits et que les femmes et les hommes soient de plus en plus désorientés.

    Le féminisme paraît l’avoir emporté, les femmes paraissent avoir gagné leur place partout dans la société, et jusqu’à la Présidence même, mais ce n’est qu’une victoire en trompe-l’oeil, car elles n’y sont qu’en tant qu’acteur, au prix de l’aliénation et de l’exil les plus douloureux qui soient.

    En vérité, jamais dans toute l’histoire humaine la femme n’a été plus absente en tant que personnage qu’aujourd’hui dans notre société.

    Cordialement Thierry

  • Par tikhomir (xxx.xxx.xxx.34) 7 juin 2011 15:14

    Oh mais attendez, cette marchandisation de la femme n’est pas que le fait de l’homme, la femme a été bien contente et largement consentante pour devenir une marchandise telle qu’elle l’est à notre époque, un produit, certaines ont même appelé ça, à tort, "la libération de la femme" ou "l’émancipation des femmes", etc.. Les femmes ont largement participé à tout ça.

  • Par paconform (xxx.xxx.xxx.144) 7 juin 2011 15:46
    paconform

    Bonjour l’auteur,
    Avez-vous vraiment raison de vous insérer dans un courant qui ne correspond manifestement pas à la réalité ?
    Je vous cite :
    - "des spécialistes de l’adultère bourgeois, bohème ou pas, qui s’inquiètent de ne plus pouvoir coucher à droite à gauche, ou de ne plus avoir la possibilité de "se faire" la jolie secrétaire du premier, en lui promettant un CDI si elle est docile sur la photocopieuse ou sous le bureau du patron".

    Vous êtes parfaitement clair : l’homme chasseur chasse le gibier femme (et à l’aide de moyens parfaitement répréhensibles). Selon vous l’inverse n’existe pas.

    Que je sache (et vous le savez aussi), l’adultère, bourgeois ou pas, ne peut pas être le propre de l’homme (le mâle) comme vous le dites faussement, surfant sur la misandrie ambiante.
    Personnellement je ne me risquerais pas à pronostiquer un vainqueur dans la course au nombre d’adultères entre les deux sexes. Par expérience, je donnerais une certaine avance au féminin, mais c’est peut-être à cause, précisément, de mon expérience personnelle qui voit autour de moi plus d’auteurs au féminin qu’au masculin.
    Vous vous êtes inconsciemment laissé manipuler.

  • Par Louise (xxx.xxx.xxx.245) 7 juin 2011 17:20
    Louise

    "Ce que j’ai toujours trouvé étrange, mais pas tant que ça finalement, c’est que l’on retrouve le même genre de harpies frustrées au bout du compte dans d’autres mouvement pourtant apparemment aux antipodes, comme dans certains groupes catholiques où il semble de bon ton pour les filles de s’enlaidir le plus possible."

     

    Les "harpies frustrées" font pendant aux gros machos, qui sont encore bien plus nombreux ! smiley

    Quant aux groupes cathos où les filles s’enlaidissent, j’aimerais connaître leurs noms...

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