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Accueil du site > Tribune Libre > CHANGEMENT CLIMATIQUE : Sauvons Kyoto, sauvons la Terre, sauvons (...)

CHANGEMENT CLIMATIQUE : Sauvons Kyoto, sauvons la Terre, sauvons l’humanité

« Si le climat était une banque les dirigeants occidentaux l'auraient sauvé. »

Hugo Chavez (Président de la République bolivarienne du Venezuela)

 

Cette sentence du président résume mieux que mille discours l'état désastreux du climat. Il y a dix ans, Jacques Chirac mettait en garde : « La maison brûle et nous regardons ailleurs », « Nous voulons que nos enfants vivent dans une Amérique qui ne soit pas menacée par le pouvoir destructeur d'une planète qui se réchauffe ». Ces mots de Barack Obama à Chicago, prononcés le 6 novembre, après sa victoire autorisent l’'espoir de voir le pays relancer la lutte contre le changement climatique. Pourtant ces belles phrases sont en totale contradiction avec la réalité.



Historique de la prise de conscience

En 1992, à Rio, les pays membres de l'ONU ont pris conscience de l'urgence de sauver la Terre. En 1997, à Kyoto (Japon), une partie des pays dits développés ont accepté de s'engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Puis, ils ont demandé aux pays en développement de les imiter, puisque nombre d'entre eux - notamment la Chine - font partie des plus gros émetteurs. Ces derniers ont refusé, rappelant - à juste titre - que ce sont les pays riches qui sont responsables d'une très grande partie des particules déjà accumulées dans l'atmosphère (plus de 800 milliards de tonnes de CO2 en un siècle). Adopté en 1997, entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto assigne aux États développés des objectifs contraignants de réduction des émissions des gaz à effet de serre (CO2, méthane, HFC, PFC, N2O, SF6) : elles devaient diminuer sur la période 2008-2012 par rapport à ce qu'elles étaient en 1990. L'accord de Kyoto, qui contraignait les pays à réduire leurs émissions, arrive à échéance au 31 décembre. Que va-t-il se passer ensuite ? Avec qui ? Sous quelle forme ? Et pour combien de temps ? Celui-ci engage les nations industrialisées à réduire leurs émissions de 5,2% en moyenne d'ici à 2012 par rapport à 1990. La fin de l'année approche et l'échéance touche à sa fin. Sauf qu'il y a un os : aucun nouvel accord encadrant les émissions futures n'a été trouvé. Alors que va-t-il se passer aux douze coups de minuit le 1er janvier ?(1)

En y regardant de près, le bilan de Kyoto en termes de réduction d'émissions de GES est bien plus mitigé qu'il n'y paraît d'emblée. Les réductions d'émissions réalisées dans les pays industrialisés sous contrainte de Kyoto sont, en grande partie, liées à deux éléments clés, indépendants de la mise en oeuvre de politiques volontaristes de limitation des émissions de GES et indépendantes du protocole de Kyoto : l'effondrement des émissions des pays de l'ex-bloc soviétique, le ralentissement économique mondial, intervenu dans la plupart des nations industrialisées.

 

La situation actuelle : une fuite en avant

Une mauvaise nouvelle pour le climat : 34 milliards de tonnes de dioxyde de carbone ont été rejetées dans l'atmosphère en 2011 et vont stationner 120 ans. Un record. « Si la tendance actuelle se maintient, le rejet mondial de CO² en 2020 va croître de 20%, au-delà de 40 milliards. » Sur cette tendance, les émissions seront de 58 milliards de tonnes en 2020. Or, il ne faudrait pas dépasser 44 milliards à cette date pour atteindre cet objectif. Le monde est aujourd'hui sur une trajectoire de 3 à 5 °C de hausse d'ici la fin du siècle. Il est urgent d'agir. Et pourtant, les négociations internationales s'enlisent. (2)

De plus, un scoop qui a fait le buzz nous est donné par un rapport de l'AIE paru ce lundi 12 novembre. Il fait l'éloge des Etats-Unis qui vont détrôner les Arabes, en l'occurrence, l'Arabie Saoudite dont la production serait sur le déclin. « Vers 2017, les Etats-Unis deviendront le plus gros producteur de pétrole, Il y aura un déclin imminent de la production de bon nombre des principaux pays producteurs de la planète, notamment la Russie, l'Iran, le Mexique, le Nigeria ou encore la Chine. l'Algérie et la Libye.(3)



Le rapport alarmant de la Banque mondiale

Dans le 4e rapport du Giec, suivant les scénarios, les modèles prévoyaient que la température de l'air augmenterait de 1 à 4 °C d'ici 2100. La Banque mondiale fait son entrée dans le débat sur le réchauffement climatique avec un rapport en forme d'alerte. Le rapport publié en anglais Turn down the Heat (« Baissez la chaleur ») fait état des possibles futures victimes du réchauffement climatique. Si les promesses des engagements politiques ne sont pas tenues, c'est d'ici 2060 que l'atmosphère se réchauffera de 4 °C, soit le scénario le plus pessimiste du Giec. Une hausse de 4 °C de plus ne peut qu'avoir des conséquences dramatiques pour les sociétés humaines. La température n'est évidemment pas le seul paramètre climatique qui sera modifié. Avec ce scénario, l'acidification des océans augmenterait de 150% et le niveau des mers pourrait s'élever d'un mètre. Le risque d'inondation sera alors maximal pour 10 villes, en particulier au Bangladesh, en Inde, en Indonésie, à Madagascar, au Mexique, au Mozambique, aux Philippines, au Venezuela et au Vietnam. La disparition de l'écosystème marin en général (en raison d'une trop forte acidité) et l'augmentation de la fréquence des événements météo extrêmes tels que les cyclones ou les ouragans auront d'innombrables conséquences sur le littoral.(4)

L'augmentation des vagues de chaleur, des pluies et des sécheresses pour une planète à +4 °C pourrait bien provoquer une troisième guerre mondiale autour du problème de l'eau. Vitale et déjà rare, l'eau manquerait dans le sud de l'Europe, en Afrique Les inondations peuvent introduire des polluants et des éléments pathogènes dans les réseaux d'approvisionnement en eau potable. Les effets du changement climatique sur la production agricole risquent d'aggraver la sous-alimentation et la malnutrition dans de nombreux pays en développement qui connaissent déjà une mortalité infantile élevée. « Il faut limiter le réchauffement à 2 degrés », a commenté le président du groupe de la Banque mondiale. « Si nous n'agissons pas suffisamment contre le changement climatique, nous risquons, déclare le DG, de léguer à nos enfants un monde radicalement différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. » (4)

 

Après Copenhague, les promesses de Durban : un sursis pour Kyoto

En 2009, avant la COP 15 de Copenhague, la mobilisation citoyenne battait son plein, tirée par des ONG sur le qui-vive. 3 ans plus tard, les manifestations et actions citoyennes sur le changement climatique sont plus que rares. La faute au climato-scepticisme qui a torpillé le débat : 9 Américains sur 10 s'estiment informés sur le changement climatique mais seule la moitié de la population considère ce phénomène comme « une menace » (sondage Gallup 2011). Faut-il y voir l'incidence du traitement médiatique ? Les médias américains jouent un rôle paradoxal : ce sont eux qui couvrent depuis le plus longtemps le sujet du CC depuis le premier rapport du GIEC en 1990, mais ce sont aussi eux qui consacrent la plus grande part au climato-scepticisme, surtout entre 2007 et 2010.

 Aux Etats Unis le président Obama s'y est en tous cas personnellement engagé après sa victoire en promettant d'en « discuter (...) très largement avec les scientifiques, les ingénieurs et les élus pour voir ce que nous pouvons faire de plus, à court terme, pour réduire les émissions de carbone » et à « avoir une conversation dans tout le pays sur ce qui est réaliste de faire à long terme pour s'assurer que nous ne laissons pas aux futures générations un problème très cher et très douloureux à régler ». « L'important n'est pas de convaincre les 20% de climato-sceptiques mais de convaincre les 80% convaincus d'agir. »

Depuis 2009 l'espoir s'est refroidi, il y a une panne dans l'action et les climato-septiques redressent la tête et insinuent le doute. « Le CO² n'est pas responsable de cet emballement qui... est naturel : Résultat des courses : on peut donc continuer à polluer allègrement.



Les questions à régler à Doha pour sauver Kyoto

Le lundi 26 novembre s'est ouverte à Doha (Qatar), la 18e conférence des 193 États signataires de la Convention internationale sur le changement climatique (COP). Le but est de limiter la hausse des températures dues aux émissions de gaz à effet de serre à 2 °C d'ici la fin du siècle. Si, de l'accord de tous, il est imparfait et insuffisant, le protocole de Kyoto, négocié en 1997 et mis en oeuvre en 2005, reste le seul instrument juridiquement contraignant pour lutter contre le changement climatique. Cependant, sa première période d'engagement se termine fin 2012 et plusieurs questions restent posées sur l'orientation à donner à sa suite, dans le cadre de la plate-forme de Doha,

Justement, le choix du petit émirat de 1,3 million d'habitants dont moins de 300.000 Qatariens, n'est pas heureux.Depuis une décennie, les Qataris détiennent le record d'émissions de CO2 par habitant : 57 tonnes selon les données de l'ONU de 2007, soit presque trois fois plus qu'un Américain (20 t), huit fois plus qu'un Chinois (10 t) et 50 fois plus qu'un Indien (1,2 t). En 2009, le Qatar est plus sage, ce n'est que 45 tonnes (11 fois plus que l'Algérie). Doha ne s'est pas vu fixer d'objectif de réduction de ses rejets, et n'a pris aucun engagement volontaire en signant le protocole de Kyoto. Dans son dernier rapport en mai, l'ONG de protection de l'environnement WWF désignait, par ailleurs, le Qatar comme le pays ayant la plus forte empreinte écologique, à savoir 11,5 hectares globaux par habitant. Malgré sa rareté, l'eau est gratuite. Conséquence : une consommation des plus importantes au monde, avec 400 litres par habitant et par an. C'est au total la consommation de toute l'Afrique (1 milliard d'habitants) qui est équivalente à celle consommée par trente millions d'habitants des pays du Golfe. Un rapport de 1/30. Un Qatari consomme en une semaine ce que consomme un Sahélien en une année. ! Et c'est ce pays qui est censé nous guider vers la sobriété énergétique. C'est vraiment l'hôpital qui se moque de la charité ! Peu importe que le Bengladesh ou les Iles Maldives soient à terme noyées....

On se souvient que c'est à Durban en 2011 que les participants ont décidé de prolonger le protocole de Kyoto pour une seconde période. C'est à cette seule condition que les pays en développement ont accepté de poursuivre les négociations autour d'un nouvel accord futur incluant, cette fois, tout le monde pas seulement ceux de Kyoto, notamment les pays émergents. Si tout va bien, il pourrait être signé en 2015 pour une application en 2020. Ce compromis arraché de haute lutte s'appelle la « plate-forme de Durban ». Les États ont jusqu'à 2015 pour s'entendre sur les engagements de chacun, le nouveau protocole entrant alors en vigueur en 2020. Reste le mécanisme de contrôle qui n'est pas au point, les Chinois sont conte tout contrôle de leur degré d’application de leur réduction du CO2

« Seules l'Union européenne et l'Australie nous dit Loïc Chauveau, ont annoncé à ce jour vouloir prolonger cet accord. Le Canada s'en est retiré, les États-Unis n'ont jamais adhéré, la Russie s'interroge, le Japon a renoncé à ses objectifs du fait de la fermeture de ses centrales nucléaires à la suite de l'accident de Fukushima. Plusieurs incertitudes, la validité du calendrier : Kyoto 2 s'étendra-t-il jusqu'à 2017 ? 2020 ? A priori, les pays envisagent un amendement au protocole d'origine qui devra être à son tour ratifié par les Parlements nationaux. (…) Et après ? Pour l'Union européenne, c'est assez simple : elle a déclaré depuis longtemps qu'elle baisserait de 20% ses émissions d'ici 2020, et même de 30% si d'autres la suivaient. Mais les autres ? « L'Australie a annoncé cette semaine de nouveaux engagements très faibles (de 5% en 2020 par rapport à 2000, Ndlr), souligne Célia Gauthier. Mais il faut absolument rehausser les objectifs avant 2020. » » (5)

« Autre question irrésolue pour les Etats : que fait-on de l'héritage de la première période et notamment des excédents de quotas ? Les pays de l'Est ont connu une forte désindustrialisation au moment de l'effondrement de l'URSS. Sans faire d'efforts environnementaux particuliers, ils ont pu accumuler de grandes quantités de quotas qui sont venus inonder le marché carbone et faire baisser les cours. Pourquoi il faut - quand même - sauver Kyoto : Le marché d'émissions de gaz à effet de serre qui permet de vendre et d'acheter des tonnes de CO2 entre états industriels est complètement déprimé. À 7 euros la tonne, il n'est pas intéressant d'investir dans des technologies propres. (...) Pour faire remonter les cours, l'Union européenne propose de retirer 900 millions de tonnes de quota des huit milliards qui devraient être distribuées aux industriels européens entre 2013 et 2020 ».(5)

Sur cette question, l'attitude des États-Unis à Doha sera particulièrement suivie. L'entrée du deuxième émetteur de CO2 dans ce marché changerait fondamentalement la donne. Les pays en voie de développement demandent aux pays riches de les aider à s'adapter au réchauffement climatique dont ils seront les premières victimes. » De 2010 à 2012, la communauté internationale s'est engagée à dépenser 23 milliards d'euros par an sur ces projets. Un peu plus de 12 milliards seulement ont été effectivement versés. Les sources de financements à long terme restent à déterminer. De nombreux pays, à l'instar de la Russie, de la Nouvelle-Zélande, de la Chine et du Japon, ont d'ores et déjà indiqué qu'ils refuseraient des réductions supplémentaires. Et les quelques volontaires (l'Union européenne et l'Australie) ne représentent que 15% des émissions de GES mondiales. (...) « le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud ont prévenu que Doha serait un échec si les pays riches ne s'engageaient pas à réduire davantage leurs propres émissions ». (5)

Pour Stéphane Hallegatte économiste à la Banque mondiale « Aller vers un monde à +4 °C, c'est aller vers l'inconnu car plus le réchauffement est important, plus ses conséquences sont difficiles à anticiper. (...) les mesures permettant de limiter le réchauffement climatique sont aussi des mesures qui permettent le développement économique. Parmi ces mesures, il y a, dans les pays en développement, plus de 1 000 milliards d'euros de subventions de ce type chaque année qui favorisent le gaspillage et sont principalement versées aux plus riches ». (6)

 Comment remobiliser les citoyens du monde pour combattre les partisans du « toujours plus ? » Prions pour que tout le monde prenne des engagements contraignants pour sauver la Terre. Nous sommes tous concernés. Kyoto est mort. Vive un nouveau protocole où tout le monde sera concerné !

 

1. http://www.terraeco.net/Fin-de-Kyoto-1-que-va-t-il-se,47063.html22-11-2012

2.http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20121126.OBS0499/ rechauffement-climatique-les-enjeux-de-doha.html

3. Les Etats-Unis 1er producteur mondial de pétrole d'ici 5 ans L'Expansion.com 13/11/2012

4. http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/la-banque-mondiale-craint-les

effets-dune-hausse-de-4-c-des-2060_42865/

5. Loïc Chauveau : Sciences et Avenir 26/11/12

6. http://www.terraeco.net/banque-mondiale-rapport-changement,47056.html

 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz


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40 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 30 novembre 2012 10:42

    le réchauffement climatique devrait être un enjeu majeur de ce sommet. Les récentes études prédisent une baisse de la production de blé de 15 à 25  % après 2050. La part de la population confrontée au manque d’eau pourrait passer de 28% en 2012 à prés de 50% après 2080. Les surfaces agricoles touchées par la sécheresse passeraient de 15% aujourd’hui à 44% en 2050, et si on estime à plus de 300 millions de personnes affectées par le changement climatique aujourd’hui, elles seront de deux à trois fois plus nombreuses après 2050.......

    voir : AU QATAR ON DOHA PARLER DU CLIMAT


    • Romain Desbois 30 novembre 2012 11:28

      La nature est quelque fois bien faite ; car la hausse du CO2 augmente la croissance des végétaux qui consomment le CO2.

      Donc la solution on l’a sous les yeux : arrêtons de déboiser, arrêtons l’élevage, passont au végétarisme !


    • François51 François51 30 novembre 2012 10:45

      intéressante mise en garde. de toute façon, la fin du monde c’est dans moins d’un mois ! (ironie).

      nan ,le problème c’est qu’avec l’humain c’est « après moi, le déluge » la pensée, c’est du court terme. on fait du buziness a fond, on se gave en exploitant plus en un an ce que la planète peut donner sur la même période. les occidentaux consomment comme des goinfres en laissant des miettes aux pays dit du sud. le retour de bâton, c’est surement pour bientôt. on se battra pour les dernière gouttes d’essence a 20€ le litre, il en sera de même avec l’eau etc..etc.. le problème c’est que même a la fin de cette société, ce sera encore ceux qui possèdent un tas de fric qui pourront encore en profiter, et qui regarderont par leurs fenêtres blindés le reste de l’humanité crever. vivement le 21 Décembre prochain ! LoL. 

      • Romain Desbois 30 novembre 2012 11:29

        Profitons de cette « fin du monde » pour repartir dès le lendemain pour un monde nouveau !


      • BA 30 novembre 2012 10:55
        Vendredi 30 novembre 2012 :

        Le temps est compté pour Kiribati, piégé par la montée des eaux.

        Le temps est compté pour les îles Kiribati, un archipel du Pacifique menacé par la montée des eaux, estime son dirigeant, qui réfléchit à un déplacement de sa population et ne se fait guère d’illusion sur l’issue de la grande conférence climat de l’ONU à Doha.

        « Des zones entières de l’archipel, qui compte une trentaine d’atolls coraliens dont la plupart dépassent à peine le niveau de l’eau, ont déjà été envahies par l’océan », déclare le président de Kiribati, Anote Tong.

        « Nous avons déjà des communautés qui ont dû être déplacées car leurs villages étaient submergés », raconte-t-il à l’AFP dans un entretien téléphonique depuis la capitale, Tarawa.

        « Il y a eu une grande marée début octobre et des communautés ont été envahies par les eaux. C’est de plus en plus fréquent. Le temps nous est compté », dit-il.

        Kiribati fait partie des nations îliennes, avec les Maldives, Tuvalu et Tokelau, qui pourraient devenir sans terre à cause du réchauffement climatique, selon la Commission des droits de l’Homme de l’ONU.

        L’érosion grignote les rivages et les récoltes s’appauvrissent en raison de l’infiltration d’eau salée dans les réserves d’eau douce. Anote Tong réfléchit au déplacement de population vers les Fidji et le Timor oriental, des terres relativement proches.

        Il ne se fait guère d’illusion sur l’issue des négociations de la grande conférence climat de l’ONU à Doha, ouverte cette semaine. 

        « La réalité, c’est que nous sommes d’ores et déjà confrontés aux problèmes causés par le réchauffement climatique. Est-ce que les négociations s’en préoccupent ? Je ne crois pas. Beaucoup des négociateurs en font un simple jeu, ils ne se penchent pas vraiment sur ce qui se passe déjà dans les pays les plus vulnérables. A Kiribati, nous ne parlons pas de croissance économique ou de niveau de vie. Nous parlons de notre survie », ajoute le président de l’archipel.

        Plutôt que d’attendre une hypothétique action extérieure, Kiribati examine les options à sa disposition, dont le déplacement d’une partie de ses 103.000 habitants.

        Sont également envisagés la construction de digues et la plantation de mangroves. Mais une poursuite de la vie sur l’archipel semblable à celle des siècles derniers parait peu probable, selon Anote Tong. 

        « Nous devons accepter la possibilité, la réalité, d’un déplacement d’une partie de notre population. Nous ne voulons pas que la nation de Kiribati disparaisse et nous devons travailler pour éviter cela. Le gouvernement s’apprête à acheter 2.000 hectares de terre aux Fidji, qui servira à fournir des aliments aux habitants de Kiribati, voire de terre d’accueil. Le Timor oriental a lui aussi des terres à vendre », a ajouté le président.

        La construction d’îles artificielles est une autre option, mais très coûteuse.

        Un rapport détaillant toutes les possibilités, leurs coûts et leurs faisabilités, doit être finalisé l’an prochain, afin d’être présenté aux donnateurs éventuels.

        Il n’y a pas d’échéance fixe pour une éventuelle relocalisation et il faut laisser le choix aux habitants. Mais attendre jusqu’au dernier moment, avec pas d’autres options que sauter à la mer ou partir ailleurs n’est pas raisonnable.

        Tong n’assistera pas aux négociations à Doha. 

        « Que dire de plus pour galvaniser la communauté internationale et la pousser à agir ? Il y a parfois un sentiment de profonde frustration, et parfois de futilité », déclare-t-il.

        Il continue cependant de penser que le monde peut aider les nations comme Kiribati, qui ne sont pas la cause du réchauffement climatique mais qui en payent le prix. 

        « Les citoyens ont une conscience, mais ils ne sont pas ceux qui prennent les décisions. Ce sont les gouvernements, ajoute-t-il. Nous devons parler aux gens et nous ne pouvons pas perdre notre foi dans l’humanité. Je refuse d’abandonner. »



        • joletaxi 30 novembre 2012 12:06

           faudrait tout de même un peu vous intéresser à d’autres sources de temps à autre

          http://wattsupwiththat.com/2012/03/09/kiribati-on-the-move-not-sinking/

          par contre, les « savants » sont d’accord sur un point:le risque de neige dans cet atoll est nul à 95 %



          • files_walQer files_walker 30 novembre 2012 11:03

            Je remet le lien numéro 1 du « Secret des nuages ». Les autres sont en dessous de la video.


          • Asp Explorer Asp Explorer 30 novembre 2012 11:07

            La vraie histoire, c’est que nous vivons dans un monde où la plupart des gens, en tout cas dans les pays développés, ont les moyens d’avoir un toit au-dessus de leur tête, une voiture, des meubles, de prendre l’avion pour aller en vacance à l’autre bout du monde, bref, les moyens d’avoir une vie décente. Or, les ressources de la planète étant limitées, il s’est développé dans les classes politico-médiatiques le fantasme de faire cesser ce mode de vie pour que les privilégiés puissent en profiter plus longtemps. D’où un terreau sociologique favorable au dévelopement de ces fariboles climatiques, qui se heurtent heureusement à la volonté légitime des peuples de vivre confortablement.

            Est-ce que vous croyez vraiment que des millions de personnes vont échanger leurs bagnoles contre des bicyclettes pour sauver les îles Kiribati ? Soyons raisonnables.


            • files_walQer files_walker 30 novembre 2012 11:14

              @Asp Explorer

              « Est-ce que vous croyez vraiment que des millions de personnes vont échanger leurs bagnoles contre des bicyclettes pour sauver les îles Kiribati ? »

              De toute façon cela ne servirait à rien. Voir le « Secret des nuages », retracant les recherches du scientifique Henrik Svensmark.

            • Romain Desbois 30 novembre 2012 11:25

              Mais on peut vivre aussi bien en nuisant moins !!!

              Sans aller jusqu’à ce que prônait Gandhi « il faut vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre »


            • Asp Explorer Asp Explorer 30 novembre 2012 13:56

              « Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre », c’est un dégoulinant de bons sentiments, mais qui dit ça ? Ceux qui, quoi qu’il advienne, verront leur mode de vie garanti car ils appartiennent à l’élite. La simplicité volontaire, c’est toujours celle des autres.


            • Gollum Gollum 30 novembre 2012 11:20

              Prions pour que tout le monde prenne des engagements contraignants pour sauver la Terre.


              Euh, je crois bien que c’est la terre elle-même qui va devenir contraignante et ce sera pas joli, joli...

              • Robert GIL ROBERT GIL 30 novembre 2012 20:56

                c’est vrai qu’au final la terre n’en a rien a foutre, ce sont les hommes qui doivent se faire du soucis...

                voir : LA PLANETE RIGOLE


              • Bilou32 Bibo32 1er décembre 2012 09:24

                Bien sûr, l’homme s’ imagine qu’il est indispensable à la Terre... Notre planète a encore une espérance de vie d’ à peu près 4 milliards d’années, sauf rencontre trop brutale. Pour l’homme, il ne faut pas trop espérer. Même si il réussi a détruire presque tout ce qui vit à la surface de la terre, notre planète aura le temps de se refaire une beauté !


              • joletaxi 30 novembre 2012 11:28

                Quelle soupe indigeste !

                illisible, de toute façon, dès le premier paragraphe, on sait que l’on va avoir droit à une enieme répétition du mantra.

                je sais que cela ne vous intéresse pas, et que d’ailleurs vous refusez de le croire, mais il n’y a pas de réchauffement depuis 1998 !
                La montée du niveau des mers n’accélère pas, diminue même.
                On observe un reformation jamais vue de la banquise arctique
                On constate un extend de la banquise antarctique record sur tous les mois de l’année.

                Quand donc cette escroquerie prendra-t-elle fin ?

                http://notrickszone.com/2012/11/29/globe-seized-by-bitter-cold-arctic-sees-record-refreeze-uk-faces-100-year-winter-snow-in-new-zealand/

                http://notrickszone.com/2012/11/29/stefan-rahmstorfs-sea-level-amnesia-using-his-own-numbers-sea-level-rise-actually-dropped-3/

                http://us4.campaign-archive2.com/?u=c920274f2a364603849bbb505&id=8ac196facf&e=f4e33fdd1e

                la neige, cette chose du passé....bande de charlots va


                • Romain Desbois 30 novembre 2012 11:31

                  Pour quelqu’un qui n’a rien publié (du moins sous ce pseudo), je trouve que vous avez un sacré culot de juger les autres.


                • joletaxi 30 novembre 2012 11:55

                  Pourquoi, il y a un intérêt quelconque à publier des articles pour raconter toujours ces mêmes salades ?

                  Cet article n’est qu’une nieme affirmation des opinions de l’auteur,sur ce sujet.
                  En quoi cela a-t-il une quelconque utilité ?
                  Perso, si vous me lisez, ce qui est en soi dangereux(il paraît que je pollue les fils de discussions)^mes opinions vous les connaissez non ?
                  Et je n’ai nul besoin de publier un article pour vous les exposer.

                  Et quand on affirme des choses contraires aux faits, cela m’énerve.
                  Cette histoire de RCA nous a coûté, et risque encore de nous coûter très cher, pour un résultat nul,et notre déconfiture économique et la faillite « sociale » qui en découle n’est pas étrangère à cette invraisemblable gabegie.

                  Alors si je réussis à convaincre une seule personne que ce que raconte cet auteur, c’est de l’enfumage , je n’aurai pas perdu mon temps


                • Francis, agnotologue JL 30 novembre 2012 11:40

                  La meilleure défense étant l’attaque, je crois que cette théorie du réchauffement climatique nous est imposée par ceux qui sont responsables des symptômes que l’on observe.

                  La course au gigantisme en matière de transports transocéanique conduit à envisager l’ouverture d’un passage par le pôle nord. Et rien n’est fait, au contraire même, pour empêcher la banquise de fondre comme du verglas que l’on a recouvert de saletés.

                  Boycotter le made in China reviendrait aujourd’hui à devoir fabriquer tout ce dont on a besoin soi-même.

                  Je dirai même mieux : de même que la viande industrielle n’est plus qu’un sous produit de l’industrie agro-chimico-alimentaire, de même tous ces gadgets transportés par les porte-conteneurs géants terriblement polluants ne sont que des sous-produits d’une autre industrie qui ne dit pas son nom : celle du pétrôle, ce « jus de cadavre » comme disait Barjavel.

                  Barjavel qui écrivait dans ce texte, ne savait pas qu’on ferait pire  : « le manque de pétrole annoncé n’est pas la seule  »bonne raison" de se tourner vers d’autres sources, car le pétrole - ce « jus de cadavres » - ce que c’est, géologiquement parlant - pour le brûler, est un gaspillage scandaleux.

                  Pire que le pétrole, les gaz de schiste, cette « exhalaison de cadavre », pourraient bien tuer l’humanité, car ça polluera à coup sûr les nappes phréatiques, et il nous faudra encore plus d’énergie pour avoir de l’eau qu’on ne se procurera qu’à prix d’or.

                  Il faut savoir que tous ceux qui sont autorisés à chercher du gaz de schiste pourront, quoi qu’on en dise, exploiter les gisements qu’ils auront trouvés en se prévalant du code minier lequel, sauf erreur, est toujours en vigueur et prévoit qu’une autorisation de prospection vaut une autorisation d’exploiter.

                  Nous sommes aujourd’hui dans une guerre mondiale et terriblement meurtrière à long terme, que nous impose l’industrie de la pétrochimie.


                  • asterix asterix 30 novembre 2012 12:08


                    Cher Chems,
                    J’adore la citation de Chavez en préambule à l’article. Même si je me méfie de ce zig, je lui reconnais un sens de la phrase qui frappe...

                    Ceci dit, Kyoto fut un leurre. Tout au plus les pays développés ( et pas seulements « capitalistes » ) n’ont fait qu’évacuer le problème en rachetant les quotas pollution de ceux qui polluaient moins ou pas du tout. Vite dit ce « pas du tout ». Rien que la cuisine au charbon de bois et cette fichue habitude de brûlage des sols après récolte contribuent grandement à l’augmentation de la pollution globale.
                    Qui en a parlé à Kyoto ? Personne car le boomerang se serait retourné aussi vite contre celui ou ceux qui l’auraient souligné. Il ne fallait pas d’accord mais un semblant d’accord, le résultat fut atteint au-delà de toute espérance et finalement on a eu droit à rien, sinon la proclamation imbécile qu’avec de l’argent, on peut tout se permettre et après moi les mouches.
                    J’ai longuement discuté il y a une semaine avec un expert de l’ONU en la matière. Lui aussi partageait cette opinion mais, et c’est son rôle, il apportait des solutions tangibles. Imaginez-vous, chers lecteurs, combien de mètres-cube de CO2 génère la simple production d’une bouteille de verre ou en plastique ? Le chiffre exact, je ne m’en souviens plus, mais l’effarement qui s’ensuivit bien ! Nos climatologues et autres experts semblent avoir compris que les règles ayant donné lieu au protocole de Kyoto ne sont que dés pipés et qu’il faudrait attaquer le problème là où il fait vraiment mal, c’est à dire en introduisant le coût de la pollution générée dans les produits fabriqués. Cela mettrait un coup d’arrêt à cette pseudo-règle économique qui veut que l’on produise toujours au moins cher sans tenir compte des méfaits que cela engendre.
                    Prenons un exemple pratique : la Chine inonde nos marchés de produits à bas prix qu’elle produit en sous-payant ses travailleurs ( c’est son problème ) ET en négligeant complètement l’impact environnemental de sa production.
                    Ce qui vaut pour la Chine vaut pour d’autres aussi...
                    MAIS, MAIS, MAIS... Le meilleur moyen de la faire plier serait d’intégrer sous forme de taxe le prix réel de la pollution engendrée. On toucherait là à son portefeuille et elle se verrait obligée d’en tenir compte dans ses techniques de production.
                    C’est sur cette voie-là qu’un nouveau protocole se dirige.
                    Va t’elle être suivie par les Etats, seuls signataires de cette mesure coercitive ?
                    J’en doute mais il faut toujours espérer...


                    • joletaxi 30 novembre 2012 12:23

                      bah oui, du pognon quoi, c’est l’unique préoccupation de cette clique

                      Le GIEC n’était pas invité à Doha !

                      quelle importance,on s’en fout de la sciences, on s’en fout que toutes les « prophéties » de tous ces Philipulus de malheur n’ont pas eu la moindre pertinence.

                      Il gèlerait à - 50 ° qu’ils nous expliqueraient encore que ça se réchauffe et en profiteraient pour nous délester de nos fonds de poches.

                      Et visiblement, il y en a qui aiment ça.


                    • joletaxi 30 novembre 2012 12:46

                      Ayez au moins la décence de vous exprimer aussi correctement que l’auteure...
                      Le Japon vit très bien maintenant sans centrale...

                      on dirait une réunion tupperware...

                      La caricature serait amusante si elle rapportait des dits et des faits exacts...

                      le japon a recours massivement à du fossile à tel point que leur compétitivité à l’export est mise en péril.Et il y a là bas tout un plan pour limiter les consos des industries, tout en les invitant à mettre en oeuvre tous les moyens pour produire eux-même leur énergie.D’ailleurs, la réactivation des centrales a déjà commencé.

                      C’est à ce genre d’enfumage là que je m’oppose.
                      Et l’allemagne se lance dans un plan de construction de 32 centrales lignites, + de 50 centrales gaz, 3.000 kms de lignes THT,

                      ça c’est la réalité

                      moi, je m’en tape, je ne crois absolument pas à cette théorie jamais démontrée du soi-disant effet de serre, mais pour des gens qui en font leur combat, voilà des faits qui remettent les pendules àl’heure

                      Et quand on parle de réchauffement catastrophique alors que la réalité c’est cela

                      http://notrickszone.com/2012/11/29/globe-seized-by-bitter-cold-arctic-sees-record-refreeze-uk-faces-100-year-winter-snow-in-new-zealand/

                      mais la réalité, vous vous en foutez, vous vivez dans un autre monde,cela ressemble furieusement à une appartenance sectaire


                      • nemotyrannus nemotyrannus 2 décembre 2012 20:25

                        Parce que prétendre que relâcher massivement du gaz dans l’atmosphère sans que ça ait la moindre conséquence serait à la fois un mensonge et limite criminel.


                        Et que prétendre que que le soleil n’aurait pas vraiment de rôle reste débattu et serait alors ou bien une simple bourde de notre part , ou la réalité .

                        Alors du coup 
                        -D’un côté on fait celui qui ne sait pas vraiment et préfère attendre d’être sûr et certain avant d’agir parce que ça pourrait faire perdre un peu de pognon a quelques firmes que d’agir même sur ce que l’on peut . (c’est à dire de ne rien faire même si on sait que l’on peut quand même faire quelque chose)
                        -De l’autre on pense savoir et on agit en conséquence pour limiter les dégâts dans la mesure du possible quitte à constater plus tard que l’on s’est trompé...

                        Lequel est le plus sage à votre avis ?

                        J’aimerai savoir aussi le pourcentage de chercheurs vraiment indépendants dans chaque camps.

                      • LE CHAT LE CHAT 30 novembre 2012 14:23

                        toutes ces fariboles réchaufistes servent à faire vivre un tas de blablateurs et à créer
                         un juteux business au profit des pollueurs  !


                        • joletaxi 30 novembre 2012 14:34

                          il a déjà fait le coup en angleterre, et en belgique

                          en belgique c’est encore plus « rigolo », car pour permettre la reprise d’activité, la région wallone avait acheté et mis à disposition de mittal, 350 millions de droits « à polluer »(cela me fait chaque fois avaler de travers quand on parle de pollution pour le CO2)
                          Resultat, Mittal a empoche les certificats et a fermé.

                          Tiens, une faille dans le consensus

                          http://opinion.financialpost.com/2012/11/29/open-climate-letter-to-un-secretary-general-current-scientific-knowledge-does-not-substantiate-ban-ki-moon-assertions-on-weather-and-climate-say-125-scientists/

                          et une analyse de bon sens, de quoi faire s’agiter la mouvance qui est vaccinée contre cette qualité

                          http://www.atlantico.fr/decryptage/conference-doha-rechauffement-climatique-crise-et-tendance-au-catastrophisme-ont-elles-fini-tuer-cause-ecologiste-christian-gero-558779.html#6HVCV27GV2SJM4HH.99

                          cette clique finira par nous précipiter dans la misère


                        • joletaxi 30 novembre 2012 20:25

                          @ BA

                          tiens ils font des aéroports pour sous marins maintenant ?

                          http://www.worldbank.org/projects/P128940/pacific-aviation-investment-tuvalu?lang=en

                          rorororororo les pigeons, amenez votre fric


                          • katakakito 30 novembre 2012 21:28

                            Moi ce qui me gène dans cette histoire de réchauffement climatique c’est qu’on nous balance toujours des chiffres astronomiques et des prévisions les plus folles les unes que les autres, mais on ne voit rien.

                            Par exemple, on nous parle de la réduction des calottes polaires. Avec ce qu’on nous annonce le niveau de la mer aurait du monter. Cela devrait laisser des traces visibles. Je n’ai pas encore vu d’images sérieuses.
                            Peut-on avoir l’adresse d’un site qui montre des photos indiscutables de la diminution de leur surface ? Avec les satellites cela devrait être possible sans difficulté. On devrait en avoir des très très récentes et pouvoir faire des comparaisons frappantes. On a bien des images de Mars.
                            Car franchement, quand on parle de la fonte des calottes polaires, j’en ai marre de voir toujours le même bout de glacier, qui tombe dans la mer et qui ne signifie pas grand chose.

                            .


                            • jacques lemiere 1er décembre 2012 00:04

                              non , c’est vrai la surface de la banquise arctique a bien diminué récemment , le hic, c’est que dans l’histoire récente on a déjà eu des phases de régression...mais il est difficile de comparer, on a néanmoins des articles de presse sur ce sujet dont un de 1922 que l’on pourrait croire écrire d’hier....

                              “the arctic ocean is warming up, icebergs are 
                              growing scarcer and in some places the seals are 
                              finding the water too hot. reports all point to a 
                              radical change in climate conditions and 
                              hitherto unheard-of temperatures in the arctic 
                              zone. expeditions report that scarcely any ice 
                              has been met with as far north as 81 degrees 29 
                              minutes. great masses of ice have been replaced by 
                              moraines of earth and stones, while at many 
                              points well known glaciers have entirely 
                              disappeared.”
                              —us weather bureau, 1922

                              En tant qu’hypothèse le réchauffement par le CO2 est acceptable dans une certaine mesure, mais les scenarios apocalyptiques sont fondés sur une hypothèse d’amplification ...

                              Pour ce qui arrivera..on verra...

                               Ce type d’article n’aide pas à comprendre la question..J’aime beaucoup l’allusion aux prévisions de la banque mondiale...quand on sait que cette banque a investit dans le renouvelable que la subvention du renouvelable est pour le moment la seul chose qui rend viable cette industrie...ça laisse songeur...


                              Ok vous voyez le rechauffement comme une évidence...
                              vous voyez donc que en un siècle la température moyenne du globe a augmenté de 0,7 degré
                              sans blague...sachant justement que ce n’est pas global...pendant cette période 30% des stations terrestres ont vu leur température diminuer...
                              Bon 70% de la surface du globe c’est de la flotte...comment mesurait on la température à la surface de la mer ?
                              un bateau qui passe par çi par là ,un seau dans la baille et on trempe un thermomètre...
                              et ça nous donnait une température de à la surface de la mer connue à 0,1 degré près...
                              ne soyez pas sceptique...

                              la courbe qui fut emblématique du réchauffement climatique est due à une dénommé mann
                              on voit une température stable durant un long temps puis une brusque augmentation...
                              pas de bol juste quand on change de thermomètre..plus exactement ça monte quand on utilise un thermomètre auparavant on regardait poussait les arbres...(poussent plus vite plus chaud..oauis sécheresse tout ça..bof ça doit se moyenner.)
                              c’est un peu ennuyeux...
                              mais au fait les arbres continue de pousser pourquoi avoir changé de thermomètre ? on se le demande...
                              bah si on regarde ,on s’aperçoit que ça ne colle pas , en gros les thermomètres divergent !
                              l’auteur de la courbe vous expliquera que les arbres ne poussent plus pareil du fait de la pollution...
                              et encore si on fouille un peu comme l’ont fait certains on s’aperçoit que ce n’est pas tout...
                              enfin bref...ne soyez pas sceptiques...

                              Pour savoir si de l’énergie s’est bien accumulée dans le système climatique, il faudrait connaitre par exemple la chaleur de contenue dans les océans, savoir ce qui est émis par la planète...
                              En pratique on ne comprend rien au climat..peut on prévoir el nino ? non...donc on ne sait pas pourquoi, quand et avec quelle intensité se produisent un phénomène qui fait varier la température du globe de plus de 1 degré....détail que cela...
                              ne soyez pas sceptique..

                              Pour croire à l’apocalypse..il faut croire que les modèles climatiques sont à m^me de simuler le climat...
                              Je présule que l’auteur a bien lu la littérature ...
                              le giec explique aux décideurs que le niveau de confiance que l’homme est cause de la plupart du réchauffement du siècle dernier est de 95% ( ou 90 je ne sait plus), ben je ne sais pas d’ou sort ce pourcentage......pouvez vous me l’expliquer ?
                               



                            • katakakito 1er décembre 2012 09:26

                              Moi je me demande plutôt le degré de confiance que l’on peut avoir dans le giec.
                              Vous me répondez encore par un discours. Vous me dites « ne soyez pas sceptique ». Moi je veux bien mais qu’on me montre des choses probantes au lieu de faire de la rhétorique.
                              Jusqu’à présent on ne m’a pas signalé d’endroit où je pouvais voir cette fonte de la calotte polaire, alors que c’est tout à fait possible par satellite d’en avoir des images.


                            • jacques lemiere 1er décembre 2012 10:14

                              non je suis sceptique ! mais je ne doute pas du tout de la diminution de la banquise arctique durant l’ère satellitaire...elle est selon moi indubitable..

                              plein de courbes ici, on peut aussi trouver des images satellitaires.
                              Moins évident pour l’antarctique , c’est le moins que l’on puisse dire, puisqu’elle se maintient voire augmente en surface récemment.

                              Mais ça c’est l’ère des satellites soit pas longtemps...mais on trouve facilement des articles parlant de déclin de la banquise .. suggérant la possibilité que la banquise ben ça va ça vient selon des cycles naturels ou des non cycles d’alleurs..

                            • Romain Desbois 1er décembre 2012 10:24

                              Mais c’est fou , on en est encore au débat niveau maternelle pour savoir qui qu’est coupable ?

                              Peut nous chaut de savoir si c’est naturel ou non. L’important n’est-il pas de comprendre et agir contre ce phénomènes et ces effets nocifs pour la vie ?

                              Car nous sommes bien plus nombreux d’autan et les effets auront bien plus de conséquences.

                              C’est à croire que certains rêvent de revenir à l’âge d’or qu’était le moyen âge  smiley


                            • files_walQer files_walker 1er décembre 2012 12:21

                              @Romain Desbois


                              « Peut nous chaut de savoir si c’est naturel ou non. L’important n’est-il pas de comprendre et agir contre ce phénomènes et ces effets nocifs pour la vie ? »

                              Certes, mais si ce réchauffement n’est pas du aux CO2 comme le montrent certaine recherches scientifique, cela ne servira pas à grand chose d’agir sur les émissions de ce gaz.



                            • Romain Desbois 1er décembre 2012 12:26

                              Entièerment d’accord le CO2 n’est pas une polluant, c’est même un gaz indispensable à la vie


                            • Ensor 30 novembre 2012 22:42

                              Bonsoir,

                              L’environnement , c’est le cadet des soucis des politicards, suffit de voir comment cela se passe ds nos campagnes. C’est trop tard ; il fallait réagir il y a 30 ans. Au mieux, l’on pourra retarder un peu l’échéance, mais dame nature se chargera de remettre les pendules à l’heure en ns rayant de cette terre.


                              • Bilou32 Bibo32 1er décembre 2012 09:41

                                Et bien moi, je vous garanti que le climat change. Je suis éleveur, depuis 1983, et je certifie que mes brebis passent 2 mois de plus dehors en hiver qu’il y a 30 ans... Comme on peut observer que les hirondelles (de plus en plus rares) arrivent un peu plus tôt et repartent un peu plus tard. Le réchauffemnt est réel, mais il semble s’accompagner ici de précipitations plus abondantes en été et moins en hiver. Ces précipitations sont par contre très irrégulières et souvent trop fortes. Le niveau de la mer mnte, c’est aussi sûr, et la plage de Mimizan d’où je suis originaire y a laissé les 3/4 de sa largeur. Evidement, il est plus difficile de prouver l’influence de l’homme sur le climat mais il me semble que c’est une évidence. Et le principe de précaution nous impose quand même de faire des efforts pour diminuer notre impact sur l’écosystème Terre, qui commence a devenir beaucoup trop petit pour nous...


                                • Romain Desbois 1er décembre 2012 10:28

                                  vous avez raison ,on a constaté que des espèces animales endémiques au sud commencent à monter vers le nord
                                  Comme la végétation qui progressent vers les cîmes


                                • jacques lemiere 1er décembre 2012 10:32

                                  Ce que vous dites est tout à fait exact et intéressant et pourtant impropre à caractériser un changement climatique global .

                                  Que l’homme influe sur le climat est plausible , mais ce n’est pas la question, les questions sont de combien dans quel sens et pour quelle raison.

                                  EN 1970, les journaux titraient, le refroidissement global et un éleveur aurait pu faire des observations contraires aux vôtres...tout aussi exactes et en tirer des conclusions tout à fait opposées.

                                  Ce n’est justement pas du tout évident.

                                  Quant à la monté du niveau de la mer, c’est aussi très difficile à mesurer..parce que..ça ne monte pas partout pareil...et que ça monte depuis longtemps !!!
                                   ça c’est durant le siècle ici
                                  ça augmente...certes...mais ça a commencé a augmenter depuis un moment ! et si vous voyez un changement clair....

                                • chems eddine Chitour 1er décembre 2012 13:02

                                  A tous les climato-sceptiques de bonne foi !
                                  Je ne sais pas si l’effet de serre est imputable totalement à l’augmentation de CO2. Ce qu’il y a d’avéré est que la température a augmenté ces deux derniers siècles du fait de la révolution industrielle. Il y a actuellement 800 milliards de tonnes de CO2 qui sont dans l’atmosphère pour 120 ans, temps nécessaire à sa destruction par l’ozone. Il y a aussi du CH4 (méthane) beaucoup plus dangereux mais en petites quantités. Ce qu’’il y a de visible est que la banquise fond et se reconstitue de moins en moins totalement. ( les satellites américains Tom et Jerry suivent cette débâcle. On parle de moins en mois de neiges éternelles.
                                  Au début de l’aire industrielle ( Démarrage de l’industrie grâce au charbon la concentration de CO2 était denviron 280 ppm, elle est actuellement de 380 ppm et elle augmente de 2ppm par an du fait du stationnement complémentaire de milliards de tonnes de CO2. En 2011, il y avait en plus 32 milliards de tonnes, ce qui est en totale contradiction avec Kyoto. De plus la barre de 2°C limite à ne pas dépasser d’après le GIEC, n’est plus tenable. On parle maintenant de 1, 5 à 6°C . Les changements climatiques seront de plus en plus erratiques et ce sont les pays vulnérables (les PVD) qui vont trinquer eux qui ont contribué pour 20 %à l’effet de serre. Si on ajoute le relargage du CO2 par le permafrost du fait du réchauffement , on est vraiment mal barré ! C’est peut être cela la fin d’un monde de la boulimie du refus du partage, de la fuite en avant....
                                  Cette petite reference complementaire pour les crédules

                                  Cordialement

                                  Prof.C.E. Chitour



                                  • Asp Explorer Asp Explorer 1er décembre 2012 13:51

                                    Cher « professeur » Chitour, je me demande dans quelle mesure le CO2 a quoi que ce soit à voir avec la destruction de l’ozone, qui es tpassée de mode mais qui fut aussi en son temps une belle foutaise.


                                  • joletaxi 2 décembre 2012 16:47

                                    que ne ferait on sans internet, une mine d’"infos inédites

                                    par exemple

                                    Il y a actuellement 800 milliards de tonnes de CO2 qui sont dans l’atmosphère pour 120 ans, temps nécessaire à sa destruction par l’ozone
                                    l’ozone qui détruit le CO2, c’est nouveau, ça vient de sortir
                                    De plus vous alignez des chiffres terrifiants, mais à côté de l’estimation des échanges naturels de CO2 ,c’est peanuts

                                    la banquise fond et se reconstitue de moins en moins totalement.

                                    pas de chance, elle se reconstitue pour le moment à un rythme record

                                    Les changements climatiques seront de plus en plus erratiques
                                    ben dites donc, faudra m’expliquer comment rendre plus erratique un système par essence chaotique ?

                                    Si on ajoute le relargage du CO2 par le permafrost du fait du réchauffement

                                    http://notrickszone.com/2012/12/01/permafrost-far-more-stable-than-claimed-german-expert-calls-danger-of-it-thawing-out-utter-imbicility/

                                    utter-imbicility c’est une peu ma réflexion quand je lis votre article

                                    juste pour la route

                                    wattsupwiththat.com/2012/12/01/18-annual-climate-gabfests-16-years-without-warming/

                                    tiens il neige... vous savez la neige cette chose du passé que nos enfants n’auront jamais la possibilité de connaître

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