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Comment réglez-vous ?

Plutôt qu'un article, il s'agit d'un billet d'humeur sur les contraintes concernant le mode de paiement, suite à quelques épisodes perso qui m'ont fait entrevoir une partie du problème.

Une petite charcuterie de la petite ville où je suis de passage : bien visible ; "on n'accepte pas les chèques". Je n'achète pas grand chose et j'en ai pour un peu plus de 10 euros. Ah ! la carte n'est acceptée qu'à partir de 20 euros ; il a un avis, moins visible, que l'autre. J'ai toujours des espèces sur moi et je peux régler. Le soir même, je fais chercher une pizza. C'est une petite échoppe, pas un camion mais on ne peut pas consommer sur place ; les tarifs sont avantageux et ma pizza me coûte 10 euros. Comme j'allais pour payer le téléphone sonne pour une commande et j'entends qu'on rappelle que le paiement pas carte n'est plus possible. Je m'informe. Ce sont les services de la carte qui veulent imposer les limites de 20 euros qui fleurissent dans nos petites échoppes. Lui, le tenant de la pizzéria a refusé cette limite et il reste depuis 1 an dans une situation "floue" où on lui refuse le service même si lui est prêt à payer ce qu'il faut, tant qu'il ne "décide" pas cette limite de 20 euros.

Bien entendu, la chaîne de boulangerie viennoiserie qui a une cinquantaine de boutiques dans la région accepte sans problème ma carte pour 5 euros (voire moins). La pression est donc sur ceux qui n'ont pas les reins suffisamment solides pour s'opposer. Je prends ici le devant de ceux qui voudraient une plainte, une action en justice etc.... C'est bien entendu exclu. On se demande ce que font les services compétents car ce que je pense avoir compris en une journée doit être à la portée d'un enquêteur aguerri.


Elargissons le débat. Les difficultés économiques entraînent de nombreux impayés et c'est bien joli de vouloir que toutes les sommes soient acceptées si l'organisme banquier doit ensuite avoir de grosses ardoises à essuyer. Reste qu'il fallait sans doute être plus prudent sur les annonces ayant pour but d'éliminer le paiement par chèque, le rendre vieillot, et se retrouver en 2012 avec des paiements jusqu'à 20 euros qui ne peuvent être réglés qu'en espèces. Sans doute aurait-il fallu songer à une organisation des paiements qui ne mette pas sur la touche les tentatives de porte monnaie electronique par refus des grandes surfaces d'accepter ce mode de réglement. Faudra-t-il que le grand méchant Bruxelles viennent encore une fois légiférer et imposer ?




par diverna (son site) samedi 21 juillet 2012 - 10 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Albon07 (---.---.---.180) 21 juillet 2012 09:39

    A l’auteur.

    Ne vous inquiétez pas, le système bancaire ne rêve que d’une chose, supprimer le « Chéquier » et ainsi récupérer sont coût de fabrication, environ 3M d’euros. Ensuite il s’attaqueront à la petite monnaie, en rendant sa distribution de plus en plus compliquée ils obligeront l’utilisation du porte-monnaie électronique.

    Aller encore qq années de patience et vous aurez votre puce RFID sous-cutanée, et le grand méchant Bruxelles n’aura pas besoin d’imposer grâce à des gens comme vous.

    Je vous souhaite un bon esclavage.
  • Par benedicte_gab (---.---.---.33) 21 juillet 2012 11:33

    Le problème des chèques pour nombre de petits commerçants se sont les chèques en bois, et c’est la raison pour laquelle dans de nombreux commerces ils ne sont plus acceptés (sauf si vous êtes un client régulier et connu et qu’on est sûr que le chèque sera payé).
    Je retire de l’argent et je paie en liquide systématiquement en-dessous de 15€, parce que les banques prennent une commission sur les transactions de CB, et que je sais que c’est lourd pour les petits commerçants ... et de toute façon aucun des producteurs sur le marché qui représente ma principale source d’approvisionnement alimentaire ne sont pas équipés CB ce qui est normal.
    Je suis contre le porte-monnaie électronique, et je ne veux en aucun cas qu’il puisse m’être imposé. Et pour l’instant les chèques ne me servent que les fois où je dois aller chez le dentiste ou médecin.
    Ce n’est quand même pas difficile et très contraignant de passer de temps à autre à un distributeur de billet, pour payer nombre de petits achats en liquide.
    Par contre il n’est pas admissible que les banques tentent d’imposer un minimum de 20€ de transaction aux petits commerçants .... peut-être parce qu’on les a plus ou moins contraint de baisser le % de commission (exorbitant) qu’elles prenaient http://lentreprise.lexpress.fr/relation-banque-entreprise/les-frais-sur-les-achats-regles-par-cb-baissent-a-partir-du-1er-octobre-2011_30412.html ... les banques sont pourries ce n’est pas nouveau :)

  • Par Anaxandre (---.---.---.164) 21 juillet 2012 13:43
    Anaxandre

     Je me souviens encore de « Pépé » qui touchait sa paye en liquide dans les années 70... Que faire aujourd’hui ? Ma solution personnelle est de retirer le maximum autorisé au distributeur et à régler en liquide tous mes petits achats quotidiens. Je n’ai jamais de problèmes !

     Quant à adopter et généraliser le porte-monnaie électronique, ce qui serait la mort de la monnaie fiduciaire, ce serait être, demain, totalement sous l’emprise de la Banque, est-ce ce que l’auteur souhaite ?

  • Par easy (---.---.---.174) 21 juillet 2012 10:18
    easy




    Le traitement des bits réalisant les transactions par CB s’effectue via des entreprises tierces qui s’imposent une énorme sécurité d’accès à leur saint des saints, qui sont obligées d’avoir des serveurs de secours immédiatement disponibles et qui doivent une lourde indemnité à leurs clients en cas de pannes. Ces entreprises tierces qui exécutent l’essentiel des transactions les facturent donc cher aux banques, indépendamment de leur montant.
    Quand les banques examinent ce qu’elles doivent payer à ces prestataires qui leur font tout, elles vont très vite à remarquer que les petits montants de transactions sont les plus nombreux et représentent alors le gros de la facture.

    La chasse aux petits montants s’ouvre.



    Et les banques ont deux manières de chasser ces petits montants, soit en les interdisant carrément soit en surtaxant les commerçants qui les admettent.


    Toujours est-il que le serpent monétaire ne peut que finir par se mordre la queue en essayant de s’économiser.

    Un animal se tue pour vivre. Il se fatigue et s’use tant pour manger que pour copuler.
    Les entreprises veulent vivre et grandir démesurément mais sans fatiguer, sans vieillir, sans mourir. Il arrive un moment où à force de chercher à s’économiser sur le dos des autres, elles finissent par s’auto dévorer.
    Ce problème avait été très tôt perçu avec l’esclavagisme. On ne peut profiter d’un esclave que si l’on ne cherche pas à optimiser constamment, de crans en crans, sa rentabilité. (Ce qui faisait ressortir le cas très particulier des ’36 mois’)

    Si le consommateur ne peut plus payer ses clopes ni avec un chèque ni avec une CB, il va rechercher des espèces. Mais il ira au distributeur de billets pour n’en tirer que 30 €. Et là encore, l’opération passera par les prestataires de service tierces dont j’ai parlé. Et si les banques surtaxent les petits retraits, les consommateurs en feront des gros, s’habitueront à vivre avec des espèces, pratiqueront la tontine et ce sera alors d’autres aspects du business bancaire qui en pâtiront.


    Il est très urticant, pour tous ceux qui tiennent des comptes rigoureux, de constater un manque de profitabilité sur un segment de leur activité et de résister à la très forte envie de le résoudre pour le mettre au niveau de profitabilité de l’ensemble. Mais ce réflexe compartimentaliste oublie qu’un système globalement rentable est la somme de sous-systèmes, les uns gagnants, les autres perdants.
    Dans tout moteur, il y a un compartiment très productif mais aussi des régulateurs de vitesse, des soupapes, des circuits de refroidissement, des pots d’échappement, des nuisances, en somme des charges contre productives.

    Le mouvement perpétuel est impossible.



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