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Accueil du site > Tribune Libre > Conviction sur la vie

Conviction sur la vie

Cela peut paraître un peu prétentieux de rédiger un texte sur ce sujet à tout juste vingt-six ans sachant qu’il me reste encore un nombre indéterminé d’années à vivre et qu’entre tout ce temps et l’heure de ma mort, mon opinion sur ce sujet sera encore exposée aux soubresauts de ma conscience.

Néanmoins, je ne crois pas que l’intime conviction que nous ayons quant à l’après ne se limite à une question d’âge et de connaissance. Il y a quelque chose d’innée, propre à la nature de chacun, qui évolue puis se construit par nos expériences et la recherche de cette fameuse Vérité qui semble fuir l’Homme.

Dès mon plus jeune âge j’ai été confronté aux questions métaphysiques incessantes. Pour seules réponses, je trouvais des révélations bibliques que mon éducation catholique voulait bien m’offrir sans pour autant parvenir à les considérer comme vraies. Déjà, je relevais les incohérences que les adultes, croyants, tentaient de m’apporter sur notre existence, notre rôle sur terre et la poursuite d’un après céleste plus ou moins construit sur des rapports manichéens.

J’ai longtemps cru, ou du moins, feins de croire à ces idées. Par respect pour l’enseignement que j’avais acquis et puis, parce qu’au fond de moi, il existait une étincelle, microscopique qui me poussait à penser qu’il demeurait une part de vérité dans les propos que j’entendais. Dieu devait exister ; c’était davantage quelque chose que je ressentais, plus qu’une adhésion issue d’une logique cartésienne.

Ma quête spirituelle n’a jamais été constante. Comme tout être humain, il m’est même arrivé d’oublier ces problématiques dans les moments où la soif de plaisir matériel et mes ambitions personnelles et individualistes prenaient le contrôle de mon corps. Nous vivons alors dans une sorte de bienêtre constant, où l’accumulation des plaisirs nouveaux annihile progressivement toute recherche existentielle. Pourtant, c’est bien au fil de ces découvertes qu’une certaine amertume commence à naître, notamment lorsqu’en candide découvrant le monde, nous nous apercevons que la pomme que nous tenions fermement dans nos mains et que nous dégustions, se transforme et révèle sa vraie nature : Fade et itérative.

La désillusion de l’idéal que nous nous faisons de ce monde matériel nous mène à l’interrogation introspective quant à notre place dans cet univers. Et c’est à ce moment que ressurgissent ces vieux souvenirs d’enfance, estompés par l’adolescence, où la question métaphysique reprend son importance.

C’est alors que nous nous plongeons plus sérieusement dans cette quête et que des questions ne cesseront jamais de nous tourmenter. Le degré d’appréhension variant selon notre propre sensibilité.

Je vais vous dire ce qu’il en résulte pour ma part.

Je me suis intéressé de près aux textes Bibliques, aux Evangiles, dans une moindre mesure au Coran. J’ai lu aussi de nombreux philosophes plus modernes, inspirés par le christianisme, comme Mikhael Aivanhov. Et bien que ces écrits puissent, je le crois, apporter une vérité à certaines personnes, il n’en sera jamais le cas pour moi. Je suis trop éloigné de ces dogmes et de ces récits finalement trop humain pour expliquer ce que je crois comprendre de Dieu. Bien entendu, j’avoue avoir certainement qu’une connaissance limitée de l’ensemble de ces thèses religieuses et je n’ai aucune prétention à juger de leur valeur. Simplement, une évidence saute aux yeux et les incohérences sont pour le moins nombreuses lorsqu’il s’agit d’extrapoler la relation qui unit Dieu aux hommes.

Comme Tolstoï en son époque, je pense néanmoins que certaines paroles et une poignée de personnes ont su proférer un enseignement se rapprochant d’une vérité universelle. Et la seule qui soit incontestable est qu’il y a en effet un « Dieu » qui existe, mais qui se présente sous une forme que l’homme ne peut pas réellement concevoir. Cette forme, cette vie, est bénéfique et positive pour le monde vivant. C’est elle qui unit et qui tisse les liens entre toutes les entités. Voilà ce dont je suis sûr. Le reste n’est que pure supposition, ou plus exactement, superstition.

Si ce constat ne semble pas perturber les consciences, c’est davantage dans le devenir de l’être humain que les plus grands conflits internes demeurent. Eh oui, que devient le « moi » dans cette histoire ? Notre personnalité, tout ce que nous concevons au final comme étant réel, et je dirais presque, la seule réalité de notre existence ? Notre monde, vrai, palpable, n’existe qu’à travers nous… Qu’en sera-t-il lorsque nous en viendrons à le quitter ? Là est la principale interrogation où, malheureusement, aucune réponse ne peut être apportée de manière péremptoire. Toutefois, certaines idées ou concepts peuvent être écartés.

La première hérésie qui me vint à l’esprit est la poursuite d’une vie dans un après où des éléments se rapportant au « moi » y seraient pérennes. Il parait en effet absurde, qu’une poursuite de la vie ait lieu dans l’au-delà et je vais tenter d’en apporter les explications en posant une série de questions qui, de par leur réponse négative, démontreront par l’absurde qu’aucune vie après la mort ne peut être liée à notre existence physique et à nos souvenirs terrestres.

La première question est liée à l’âge : Si une apparence physique terrestre est conservée après la mort, quel âge aurions-nous alors ? Cette question, comme d’autres, annihile toute idée persistant à défendre que nous conserverions une apparence physique après notre mort. Car, si c’était en effet le cas, comment retrouver une homogénéité une fois dans le royaume des cieux entre les personnes décédées à quatre-vingt ans de celles qui nous ont quitté à deux mois ? Il est évident que dans un « royaume céleste » qui se veut égalitaire selon les textes sacrés, il y a déjà une première discordance qui laisse à penser que ce qui nous attend n’est pas la continuité d’une vie terrestre. Il en va de même pour la question du sexe. Il est peu vraisemblable que le « royaume des cieux » segmente ses « anges » entre masculin et féminin, et entre sexualités. Il est donc absurde que notre identité soit préservée après la mort si toutefois un tel paradis existait.

Mais alors dans ce cas, quels seraient les liens partagés entre les « anges » ? Une question simple : continuerions-nous de côtoyer les personnes qui nous sont chères ? Encore un concept bancal dû à la contradiction liée par la volonté divine de faire un royaume où l’amour règnerait. Il y a d’ailleurs peu de chance pour que les unions terrestres perdurent « à travers Ciel ». Tout simplement par une évidence : nous avons tous aimés plusieurs êtres humains dans notre vie, certains nous ont parfois quittés prématurément, nous obligeant à poursuivre notre chemin avec d’autres. Au nom de quelle raison serions-nous plus unis avec les seconds que les premiers ? Il est évident qu’au « royaume des cieux » - s’il existe - les liens matérialisés sur Terre sont effacés et n’ont plus leur place.

Alors qu’allons-nous devenir ? Quel sens donner à la vie que nous partageons, aux promesses d’amour éternel que nous tenons, à toutes ces petites choses que nous espérons retrouver mais qui semblent pourtant être vouées à la dissolution dans le néant ?

Car d’après ce que je tente de démontrer, tout laisse à penser que s’il existe une continuité après la mort, elle est bien dénuée de la moindre relation avec ce que nous vivons tout au long de notre périple.

Nous savons désormais quelles thèses sur l’après sont peu cohérentes et improbables. Je suis pour ma part convaincu de ce qui ne m’attend pas après la mort. Mais avons-nous au moins une infime idée de la forme que peut prendre cet après ?

En raisonnant de manière cartésienne et en écartant toute idéologie dogmatique, on peut parvenir à un semblant de réponse. Peut-être pas la Vérité, mais une ébauche possible de ce qui peut sembler vrai et cohérent.

Premièrement ; autant il semble pertinent de penser que le néant reste le sort réservé à notre corps et notre intellect, autant il parait démesuré d’imaginer que toute partie de nous-même est vouée à ce destin. Sinon, comment expliquerions-nous ce sentiment de vie que nous avons au fond de nous ? De manière plus réfléchie, il y a une évidence qui permet de capter ce flux qui semble être distinct du corps et de l’intellect, ce que l’on appelle l’âme. Comment expliquer que deux personnes que l’on peut juger de même condition physique et intellectuelle puissent prendre des chemins radicalement opposés lorsqu’elles sont confrontées à des situations strictement identiques ? Il y a bien quelque chose en nous de singulier qui nous différencie. Comme une pulsion réfléchie, instinctive, qui nous guide. Ceci est je crois, la preuve la plus flagrante d’une présence divine. Sinon la seule.

Et c’est cette présence qui crée ce que nous sommes, et peut nous mener de la vie d’hédoniste à celle d’un puritain, de l’égocentrisme à l’allocentrisme.

Eh bien, cette chose, si complexe à définir, insaisissable, est je crois la seule qui ne sombrera pas lorsque notre heure sera venue. Tout simplement parce qu’elle ne nous appartient pas, mais est liée à un ensemble que nous partageons tous. Cette étrangeté qui est en chacun de nous, d’un handicapé mental au plus brillant des physiciens, du meilleur de nos semblables au plus cruel des hommes, est Dieu. C’est une part de lui que nous possédons et qui lui sera restituée à la fin de notre existence.

Tous autant que nous sommes, notre part divine est vouée à retrouver la toute-puissance, mais nous n’emporterons rien d’autre, ni souvenirs, ni sentiments, simplement la paix et la sérénité d’avoir retrouvé la source de ce que nous sommes. Cette fameuse flamme que nous recherchons tous en vain dans ce monde.

Certains peuvent penser que cette réflexion est un produit de substitution. Une sorte de consolation face à la tristesse que représente la fin du « moi ».

Je ne le crois pas. Parce que cette idée ne me rend pas plus joyeux. Cette réalité que je me fais de la vie après la mort m’indiffère. C’est une acceptation que l’on trouve ou non. Encore une fois, selon sa sensibilité.

La dernière interrogation légitime est de connaitre le but de la vie. Notre existence a-t-elle un sens ? Existe-t-il un purgatoire ?

Je répondrai aux deux dernières questions par la négative. Il est peu probable que notre vie ait plus de sens que celle des végétaux ou des animaux, cela reviendrait à croire à une survie du « moi » après la mort. Et j’ai déjà démontré que cela n’avait aucun sens. Cependant, en tant que propriété divine nous avons des devoirs. Non pas que nous serions sanctionnés si nous ne les respections pas, comme je l’ai dit, il n’existe pas de purgatoire… mais nous nous sanctionnerions nous-mêmes en adoptant vis-à-vis des autres, de la nature, de la vie, une attitude néfaste.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le flux présent dans les corps physiques qui nous entourent est le même qui demeure en nous. Ainsi, toute douleur et souffrance que nous infligeons aux autres entités, est une peine que l’on donne à une partie de soi-même. Nous nous devons d’agir par le bien, non pas pour s’élever orgueilleusement, mais parce qu’il n’y a pas d’autre choix possible. Parce que toute action nuisible est un non-sens au regard de la vie. Rares parmi nous l’ont compris et aiment sans compter. Je ne fais pas partie de ceux-là, et c’est pourquoi je ne jugerais pas les autres.

Pour conclure, je crois en réalité que le « royaume des cieux » tel qu’il nous est raconté est non pas un mythe, mais un idéal terrestre. Le paradis n’est donc pas une finalité de l’après, mais un objectif de l’avant. C’est à nous, à l’Homme, de faire de ce monde ce royaume de paix. Et pour cela, il doit prendre conscience que son existence est insignifiante, que toute la vie qu’il mène n’est qu’illusion, et que la seule chose réellement importante et qui mérite que l’on mène un combat pour elle, est d’agir dans l’intérêt des autres, ou au moins, de ne pas nuire au développement de la vie, ni à la paix des êtres constituant ce monde.

Je ne vois pas d’autres explications rationnelles et cohérentes. Je ne m’enorgueillis pas de cette vision. Elle ne me réconforte pas non plus. Elle satisfait simplement ce manque qui me fait souffrir chaque jour de ne pas savoir pourquoi je suis là.

Sans autre émotion. 


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43 réactions à cet article    


  • Christian Labrune Christian Labrune 8 octobre 2013 13:34

    "La dernière interrogation légitime est de connaitre le but de la vie. Notre existence a-t-elle un sens ? Existe-t-il un purgatoire ?« 

    @à l’auteur
    Si vous aviez pris soin de lire l’excellent bouquin de Jacques Le Goff  »l’invention du purgatoire« , vous sauriez que le purgatoire ne commence à exister vraiment qu’à partir du XIe siècle, après trois ou quatre siècles de bricolages théologiques assez plaisants.
    Vous parlez des »anges« , mais avez-vous jamais consulté Thomas d’Aquin au chapitre de l’angélologie ?
    Bref, il y a plus de deux mille cinq cents ans de spéculation philosophique et théologique derrière nous, et on ne peut guère réinventer cela tout seul dans son coin sans risquer de produire une espèce de bouillie pour les chats où les interrogations très légitimes de la métaphysique viennent se mélanger aux réponses toutes faites et prétendument éternelles de cet anxiolytique pour les esprits faibles qu’étaient les religions. Je dis »étaient" parce que ces pauvres âmes des peuples sont déjà plus qu’à moitié mortes.
     


    • Io Camille Kaze Io Camille Kaze 8 octobre 2013 21:22

      Tu cites plein de références, mais es-tu capable de penser par toi-même ? simple question.


    • Christian Labrune Christian Labrune 9 octobre 2013 12:31

      @Lo Camille Kaze

      Vous me rappelez un élève que j’ai eu en première, il doit y avoir trente ans. Quand on est prof, on trouve toujours que les élèves ne lisent pas assez et je les encourageais à se cultiver autant qu’ils le pouvaient. L’un d’eux me dit : « Mais, M’sieur, moi je préfère ne pas lire, et penser par moi-même ». Le niveau, à l’époque, n’était pas ce qu’il est devenu depuis, et tous avaient immédiatement éclaté de rire. Cela m’avait heureusement dispensé d’un commentaire qui eût été un peu désobligeant.
      Si vous y tenez, comme on n’entend jamais les rires sur l’Internet, je peux développer...


    • Io Camille Kaze Io Camille Kaze 8 octobre 2013 21:20

      ceci prouve bien ton aveuglement via un dogme dénoncé dans cet article. tu juges sur la grammaire mais sur l’esprit. Raphel, à mon sens ne faisait pas un concours chez Bernard Pivot « la Dictée » mais posait un concept, tels ont pu le faire tous nos grands philosophes qui ont été cités posmortem.

      je trouve idiot de relever ce genre de chose, quand un question essentiellle est posée : quelle est le sens à notre existence. la tienne est celle de pas mal de monde autour de moi, de nous (mais pas de toi = la compétitivité) Ce n’est sûrement pas avec ton genre de « je te remets à ta place pour des questions gramaticales » qu’on avancera dans ce monde. ^^


    • Rounga Roungalashinga 8 octobre 2013 14:00

      La première question est liée à l’âge : Si une apparence physique terrestre est conservée après la mort, quel âge aurions-nous alors ?


      Il me semble que c’est St Thomas d’Aquin qui répond : 33 ans. On aura un corps de 33 ans à la résurrection.

       Tout simplement par une évidence : nous avons tous aimés plusieurs êtres humains dans notre vie, certains nous ont parfois quittés prématurément, nous obligeant à poursuivre notre chemin avec d’autres. Au nom de quelle raison serions-nous plus unis avec les seconds que les premiers ?

      C’est une question que les pharisiens ont posé à Jésus. Lire Matthieu 19 et Luc 20.


      • Io Camille Kaze Io Camille Kaze 8 octobre 2013 21:25

        C’est qui Thomas d’Aquin ??? je connais point cet homme... 33 ans l’age du christ ? ha oui tandis que nous nous bornons à l’age de 67 ans pour les néolibéraux. 33 ans est un âge jeune ! alléluia ! dieu est bien plus clément que le néolibéralisme...


      • Christian Labrune Christian Labrune 10 octobre 2013 09:39

        @Io Camille Caze
        Vous devriez arrêter de tenir le rôle de l’idiot de service : on va finir par vous prendre au sérieux.


      • Hermes Hermes 8 octobre 2013 14:06

        Bonjour,

        Il y a peut-être beaucoup d’autres possibilités. En effet, nous sommes conditionnés à nous positionner pour ou contre (l’existence de Dieu, la vie après la mort, l’existence d’un sens de la vie sur Terre, etc.).
        S’il y a une réalité non matérielle de toute façon que l’on soit pour ou contre n’y changera rien, de même s’il n’y en n’a pas ! Car son existence ou son inexistance se situerait bien au delà des conflits de nos personnalités,
        Si on admet que tout ce qu’on imagine n’a aucune valeur et que que tout ce qui est dans notre mémoire n’est plus réel, il n’y a qu’un lieu pour aborder la question : c’est le présent, et l’élimination des voiles (apocalypse) de nos interprétations pour aller vers un contact direct avec les choses aussi bien à l’intérieur de nous-même, à travers tout notre corps, qu’à l’extérieur.
        En avançant dans ce processus, la vie devient bien plus réelle..... et les questions s’estompent dans un vécu plus dynamique et plein. Les réponse aux questions fondamentales prennent alors de nombreux dégrés de variation entre le néant et l’infini, et curieusement on s’aperçoit qu’il y a une corrélation entre cette variation et la capacité à intégrer une simplicité de présence complète et réunie de soi-même.

        Alors, peut-être bien que la réponse sera en définitive différente pour chacun et qu’il y aura un dieu, des dieux, des demi-dieux, et pas de dieux, des faux dieux et de vrais néants, de faux néants... une vie, des vies, des parties de vie et pas de vies, des fausses vies, de vraies morts et des fausses morts... et que tout celà existe peut-être dans un sur-ensemble où toutes ces réponses/scénarios obéissent à des nécessités qui nous échappent.... pour le moment ?

        La seule chose curieuse, si on va dans ce sens là, c’est qu’on s’aperçoit qu’en tant qu’être humain, on a tous ces choix devant nous. S’ils reflètent une réalité lequel nous intéresse le plus au fond ?
         smiley
         Celà revient à se demander : concrètement quel type de présence est la plus réelle ? ... Nous nous souvenons de certains moments particuliers de présence avec un goût inimitable, qui reviennent parfois et semblent curieusement reliés entre eux dans leur nature. Souvenez-vous....
        Ils n’ont pas de lien avec une pensée et une croyance particuière (quand ils adviennent, car après... on en fait tout un tabac, avec des représentations ou des concepts compliqués !).

        Et si finalement celà ne dépendait que de nous de rester simple et de découvrir la réalité qui pourrait s’y dévoiler ?

        Amitiés.


        • Neymare Neymare 8 octobre 2013 15:25

          @L’auteur
          Vous prenez le probleme à l’envers quand vous considérez que cette vie dans la matière est la réalité, cad votre vraie vie, et qu’une éventuelle vie après la mort serait le prolongement de cette vie.
          La seule et unique réalité de ce monde ce sont les particules d’énergie infimes qui le compose, on sait (scientifiquement) qu’elles ne sont ni sujettes aux effets du temps, ni de l’espace, et qu’elles forment un tout unique, l’univers physique est en réalité une seule et unique « chose ».
          Par conséquent, ce que vous percevez avec vos sens est une illusion puisque cette perception fait abstraction de la seule réalité qui existe.
          Si vous parvenez à redevenir votre ame (ou au moins a percevoir à nouveau comme elle) : vous percevrez à nouveau ce monde réel (vous étiez votre ame lorsque vous etes arrivés sur cette terre, c’est votre éducation qui vous a modifié).
          On redevient son ame en développant son 6ieme sens : c’est pour celà que Jésus dit « si ton oeil fonctionne ton corps sera baigné de lumière »
          Cette lumière c’est la Connaissance véritable et l’Amour liant toutes les petites lumières que nous sommes en une seule grande lumière.
          Ainsi, par des moyens simples (mais avec de la persévérance) on peut retrouver cette connaissance qui est la notre à la base et l’on n’a plus besoin d’avoir la foi, ni de religion. Retrouver cette lumière en vous (redevenir le véritable vous) peut etre le but de votre vie, si vous le décidez


          • doctorix doctorix 8 octobre 2013 17:03

             et qu’elles forment un tout unique


            C’est ce que confirme l’expérience d’Aspect :
             « deux photons, même séparés par des millions d’années-lumière, sont en contact permanent. Ils n’ont pas besoin d’échanger d’information à l’aide d’un moyen classique limité par la vitesse de la lumière. Lorsque l’un est détecté, l’autre le sait de façon instantanée. Les deux particules peuvent donc apparaître dans des directions opposées sans se consulter au préalable ».

          • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 17:50

            « Retrouver cette lumière en vous (redevenir le véritable vous) peut etre le but de votre vie, si vous le décidez »


            Quand j’allume la fée électricité, je dis « Fiat lux... »

          • doctorix doctorix 8 octobre 2013 16:28

            sur l’apparence d’après...

            Il semble que ce soit celle de l’âge où on a été le plus resplendissant, ou le plus heureux,ou le plus épanoui.
            J’ai vécu avec deux tantes, dont l’une est morte vers 80 ans.
            Celle-ci est apparue quelque temps plus tard, très prosaïquement, dans la cuisine de l’autre tandis qu’elle faisait un soufflé au fromage.
            Elle semblait avoir une trentaine d’année, était lumineuse et radieuse, habillée de sortes de voiles légers, avec un visage heureux et détendu (alors qu’elle avait souffert longtemps d’insuffisance cardiaque)..
            Ma tante a cru tomber dans les pommes, mais il semble que ce témoignage d’un prof agrégé de français-latin-grec, ayant bien les pieds sur terre, soit indiscutable, et qu’on ne puisse le confondre avec un songe. On a estimé que l’esprit voulait rassurer sa soeur sur son sort.
            Ce témoignage, ajouté à d’autres, fait que dans la famille on n’est pas très anxieux devant la mort, qui pour nous n’existe pas. Pour les détails, on a bien le temps de les connaitre, et on n’est pas pressés... Notre philosophie est de bien vivre sa vie, de faire un peu de bien, et d’avoir confiance. La foi n’est pas indispensable, il suffit de savoir. La vie d’après n’est pas une affaire de religion, mais de connaissance, voire de science.Un jour, elle aura très naturellement ce statut.     

            • Deneb Deneb 8 octobre 2013 16:32

              Tiens, le faux toubib croit aux fantômes. Overdose de noyaux d’abricots ?


            • doctorix doctorix 8 octobre 2013 16:45

              Tiens, revoilà le cocker triste, avec son air de chien battu...

              Comme d’habitude, il va écrire jusqu’à ce qu’il trouve quelque chose d’intelligent à dire.
              C’est pas gagné.

            • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 17:41

              « sur l’apparence d’après...Il semble que ce soit celle de l’âge où on a été le plus resplendissant, ou le plus heureux,ou le plus épanoui. »

              Une preuve de plus à ce que j’ai toujours dit, la religion n’aide pas à vivre, mais à mourir.




            • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 17:42

              « Ma tante a cru tomber dans les pommes »

              Belle erreur. A sa place, j’aurais demandé de cuire les pommes.
               smiley


            • Deneb Deneb 8 octobre 2013 18:00

              l’enfoiré : « la religion n’aide pas à vivre, mais à mourir. »
              autant dire qu’elle tue


            • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 18:18

              Deneb,


               La Foi, la religion, c’est un sujet qui m’a demandé le plus de temps à analyser avant d’écrire des articles qui tournent autour. Si tu veux les adresses, je donnerai.
               « Tuer » quand on pense au Jugement de Dieu, des croisades, djihad cela peut vraiment le devenir en effet.
               Mais ce n’est heureusement pas le cas dans chacune des idéologies.
               Il y a une religion qui dit « fais ce qu’il te plait, du moment, que l’autre puisse le faire aussi ».
               Ça je trouve pas mal.
               Tout ce qui est punitif sans raison comme on le voit dans les grandes manifestations de ferveur, comme au Philippines, en Espagne, ou ailleurs, je dis « non »

            • lacsap151 8 octobre 2013 23:14

              Pour une étude sérieuse sur le sujet, mais comme toute étude il faut aller au fond des choses, nous avons à notre disposition toute la bibliographie spirite ( Allan Kardec, Léon Denis, et d’autres) qui en leur temps, entre 1856 et 1930 à peu prés, ont étudié toutes les manifestations dites « de l’au delà », en démontrant que, éffectivement, ce que nous appelons :< la mort > n’est pas une fin en soi mais qu’on peut, et de façon indiscutable avoir des contacts avec des entités qui ont vécu sur la terre et qui sont aujourd’hui décédées.
              Mais pour faire ce genre d’études il faut une ouverture d’esprit et une envie de savoir vraiment les choses.
              Votre tante n’a pas eu d’hallucination, c’est un phénomène trés courant et qui a pour effet de relativiser beaucoup un évènement qui reste encore trés douloureux pour la plupart des gens. 


            • Deneb Deneb 9 octobre 2013 06:26

              C’est vrai, les fantômes, les loups-garous, les poltergeist, les vampires, les zombies, ça existe ! Je les ai vu, avec mes propres yeux, au cinéma. Et les pères-noëls, dans la rue, plein ! Comment peut-on être si naïf de croire que ça n’existe pas.
              La rédaction, il reste encore des rationnels ici, vous avez failli à votre tache ! On se demande pourquoi on vous paie.


            • Rounga Roungalashinga 9 octobre 2013 10:04

              Le rationnel ne consiste pas à décider a priori qu’une chose est impossible, sous le prétexte que sinon « ça se saurait » ou qu’on l’aurait déjà vue soi-même. L’homme rationnel dit simplement « dans l’état actuel de mes connaissances, je ne sais pas, même si j’attribue à titre personnel une probabilité de x% à la chose en question ».


            • Rounga Roungalashinga 9 octobre 2013 10:09

              «  la religion n’aide pas à vivre, mais à mourir. »
              autant dire qu’elle tue


              C’est la vie qui tue.


            • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 17:35
              La valeur n’attend pas le nombre des années, d’après ce que je lis.
              Un moyen de s’évader du côté matériel, c’est justement de parler de ce qu’est la matière, le temps et l’espace dans lequel nous vivons.
              De s’évader parfois du côté humain, même humaniste.
              La Nature est Dieu et pas son représentant, l’Homme.
              Regardez là, et vous comprendrez.
              Le raisonnement existentiel n’a pas d’âge.
              « Le lien de parenté avec les anges », cela devient presque trivial.
              La continuité après la mort, c’est la vie qui passe au travers des êtres vivants tout simple, bien moins complexes que l’on peut être nous mêmes et qui vont recrér dans un cycle de vie.
              Le « Royaume des cieux » c’est sur Terre qu’il se présente.
              Sans autre émotion, comme vous d’ailleurs. 
               smiley

              • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 17:37

                Tiens, on retrouve les copains « fidèles » habituels... smiley


              • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 17:44

                A ton avis ?

                 smiley

              • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 17:51

                La Redoute ?

                Tu te trompes de destinataire, c’est pour ma moitié, ça.


              • aleatoire 8 octobre 2013 18:01

                Pour Raphael,

                Moi je trouve ton questionnement très intéressant, en particulier vu ton âge, mais surtout par son contenu qui révèle, outre des connaissances, un questionnement spirituel très profond et trop rare.
                Quant à la réponse à la question concernant à la fois le point de vue existentiel terrestre et la question de l’après mort, je ne suis ni un théologien, ni un philosophe professionnel, mais il se trouve que, à 70 ans (!), j’ai à la fois vécu très longtemps (trop ?) et lu quelques auteurs dont un qui m’occupe beaucoup depuis quelques mois et je pense pour longtemps : SPINOZA. Je crois qu’il t’intéressera si tu ne l’a pas déjà abordé. A mon avis, ce n’est pas une bonne idée de rentrer directement dans « L’Ethique » et, si la question t’intéresse, je te recommande vivement de lire et d’entendre à la fois DELEUZE dans son cours sur Spinoza à Vincennes, fin 81 et début 82 que tu trouveras facilement su Google en tapant : « La voix de Gilles Deleuze ».
                A ta disposition pour en parler (jeanthouard

                • Io Camille Kaze Io Camille Kaze 8 octobre 2013 21:33

                  Bon rapport entre Deuleuze (et Nietzsche oublié ici qui aurait pu dire : « Dieu est mort, vive le capital ! » . Deleuze parle d’espace lisse ou encore de rhizomes, excellente mise en scène d’un putain de penseur Aléatoire. ton âge importe peu, seule la connaissance et l’échange importe tout comme ceux de Raphel... qu’il y ait des penseurs de tout age, ça donne de la force à ceux qui se croient seuls... il faut le dire !


                • L'enfoiré L’enfoiré 8 octobre 2013 19:36

                  Bonjour,

                   « Alors après tout cela ,pourquoi vivons nous ? »
                  Bonne question. Ce n’est pas nécessairement le cas. C’est un processus qui tourne en cycle. C’est comme se poser la question, pourquoi y a-t-il le Big Bang et l’expansion qui a suivi et jusqu’où et pendant combien de temps. 

                   « La réponse viendra peux-être quand nous nous apercevrons que les animaux,les plantes penses aussi et quand nous pourrons communiquer avec eux ? »

                  Là, je crois que vous retardez un peu. Tous les êtres vivants communiquent entre eux. Normalement, entre espèces qui se ressemblent. L’homme qui a en plus la communication orale a voulu seulement aller plus loin et communiquer avec les autres être svivants.

                   « Le manque pour se mettre à niveau ,l’esprit communautaire, sans intérêt aujourd’hui. »
                  Croyez-vous cela vraiment ? Tout n’est qu’intérêts.


                  « il faut que l’homme évolue. »
                  Mais c’est ce qu’il fait en permanence à petites doses.
                  Le néant n’est pas à négliger


                • Raphael 8 octobre 2013 20:56

                  Merci à tous pour vos messages.

                  Je me doutais qu’avec un sujet aussi vaste et mystérieux, les avis divergeraient. 
                  Je prends note de vos suggestions littéraires, vos commentaires sympathiques ou non, et vous remercie une nouvelle fois pour ces échanges.

                  Raphael,

                  • Raphael 8 octobre 2013 21:26

                    Ps : Je sus vraiment désolé, j’ai rédigé ça rapidement hier car j’avais un peu de temps pour moi. Là ma semaine reprend et je n’ai plus le temps de répondre individuellement à tous vos messages, qui méritent pourtant plus de considération de ma part. Peut-être au prochain lundi.


                    bien à vous tous,

                  • Io Camille Kaze Io Camille Kaze 8 octobre 2013 21:34

                    C’est quoi le FB à cet être qui se pose des questions ? ^^


                  • Raphael 8 octobre 2013 21:42

                    Une erreur :) 
                    c’est supprimé. 


                  • Io Camille Kaze Io Camille Kaze 8 octobre 2013 21:42

                    c’est à cela qu’on reconnait les plus intelligents : rédiger en peu de temps leurs pensées, concepts.... envie de changer ce monde mais on sait que seuls les individus peuvent changer par eux-mêmes... nous ne sommes pas dieu, justement ! et on ne pourrait le faire. ni dieu, parce que oui il n’existe pas. seul chacun d’entre nous existe avec ses croyances, ses idéologies, son amour pour les autres ou pas... penser qu’un paradis existe est fait pour calmer les esprits les plus mal intentionnés.... je crois. et c’est comme faire croire aux musulmans qui s’adonneraient à une mort volontaire pour leur croyance qu’ils auraient droit à 1000 vierges. mais 1000 vierges pour quoi faire ? tandis qu’ils sont incapables de satisfaire une seule femme ? ^^


                  • lacsap151 8 octobre 2013 23:53

                    bonsoir Raphaèl,
                    ton article ( je me permets de te tutoyer ) est très intéressant et me ramène 30 ans en arrière, j’avais juste ton âge et j’entrais en formation à l’Ecole supérieure de théologie catholique car je voulais devenir prêtre. c’était à cette époque ce qui répondait le mieux aux questions qui me tarabustaient depuis quelques temps.
                    Je suis restais au séminaire ( c’est un autre nom pour cette école), 3 ans et en suis sorti aussi librement que j’y étais entré plein de gratitude d’ailleurs pour tout ce que j’y avais appris car si je ne suis plus catholique aujourd’hui ( je suis un fils de l’Eglise qui a coupé le cordon ombilical), je suis resté un peu Sulpicien ( nom de la congrégation des prêtres chargés de la formation des prêtres).
                    Depuis 3 ans j’étudie le spiritisme, souvent réduit à la caricature des « tables tournantes » mais qui donne un éclairage révolutionnaire et trés puissant sur tout ce qui a trait à la mort, le sens de la vie et ce qu’on continueà appeler par ignorance :< l’au-delà>.
                    Si tu veux en savoir plus , « Le Livre des Esprits », d’Allan Kardec et toute la littérature spirite extrèmement abondante ( Léon Denis, Camille Flamarion etc).
                    Pour un contact avec des spirites sérieux tu peux aller sur le sîte de l’APES, l’Association Parsienne d’Etudes du spiritisme, ils ont des réunions ouvertes au public tous les vendredis soirs à 19h30 au 22, rue des Laitières à Vincennes.( trés fraternels )
                    Bonne continuation. Ta quète n’est pas vaine, Dieu existe même si nous ne pouvons le connaitre encore que par ses manifestations et pas dans sa totalité.
                    Pour finir, une petite phrase de Voltaire :< Ce monde m’interpèlle et je ne puis songer qu’il y ait une horloge et n’ait point d’horloger ! 


                    • Shawford Shawford42 8 octobre 2013 23:57

                      151, tes paupières sont lourdes, très lourdes, il est l’or d’aller se coucher. smiley ?


                      Pour l’auteur désolé pour mon pitit trolling sur votre fil.

                    • Shawford Shawford42 9 octobre 2013 01:17

                      Qui connaît la forme grammaticale exacte du o dans le e ?


                      • bakerstreet bakerstreet 9 octobre 2013 08:39

                        Heureusement que la mort existe

                        Sinon, ça servirait à quoi, de continuer à vivre !

                        • patrick22 9 octobre 2013 10:02

                          Merci pour cette jeune réflexion, à 63 ans je ne suis guère arrivé plus loin..... j’ai aimé toute l’ouverture de vos propos.....
                          Je suis surpris par les commentaires négatifs mais la preuve que vous avez touché juste est le nombre de commentaires.... que je n’ai pas tous lu d’ailleurs.....
                          Je vous relirai avec plaisir......

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