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Accueil du site > Tribune Libre > Crise de l’euro : crises sociales et spéculateurs-vautours

Crise de l’euro : crises sociales et spéculateurs-vautours

La crise de l’euro a quitté aussi rapidement qu’elle était venue les affichages médiatiques. Tandis que les grands médias français évoquent faits divers, petites phrases et gesticulations politiciennes, la zone euro glisse progressivement vers des crises sociales graves, tandis que les spéculateurs-vautours profitent des évènements et conseillent en même temps les autorités européennes, et que des falsifications de plus en plus grosses des comptes publics d’Etats de la zone euro apparaissent.

Heureusement, la presse internationale est là pour révéler et enquêter, choses rares dans les médias français. Ce qui permet de ramener les informations vers le public français.

Des comptes publics falsifiés dans toute la zone euro

Le gouvernement français, comme la plupart des gouvernements de pays de la zone euro, ne s’était pas trop montré critique envers les pratiques des gouvernants grecs depuis 1995 jusqu’en 2010, notamment sur les trucages budgétaires avec la complicité technique et financière de Goldman et Sachs de 2001 à 2009. Ces maquillages financiers et budgétaires ont reçu un nom satirique des journalistes américains spécialisés : «  la comptabilité créatrice »

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/02/24/antigone-loudiadis-banquiere-chez-goldman-sachs-et-habilleuse-de-dette_1310677_3234.html

On comprend mieux cette compréhension bienveillante en forme de quasi-absolution puisque les autorités françaises pratiquaient et pratiquent elles aussi le camouflage et la transformation de leurs dettes publiques afin qu’elles n’apparaissent pas toutes dans les comptes publics.

Ce lien montre comment, en partenariat avec les politiciens grecs de l’époque, la sphère financière a ORGANISE, pour ses propres intérêts, ce qui a été appelé par certains la « crise grecque » :

http://www.nytimes.com/2010/02/14/business/global/14debt.html?em

L’article en lien ci-dessous démontre que la Grèce et la France peuvent se faire une honnête concurrence dans l’art de la tromperie sur la réalité comptable publique, avec pour la France, en plus, une dette sociale qui sert au final à engraisser les bénéfices de certaines banques, ceci pendant que les systèmes sociaux sont déclarés officiellement par ce même gouvernement en péril, ce qui dénote une nette hypocrisie :

http://www.rue89.com/jean-de-maillard/2010/02/23/comment-la-france-cache-120-milliards-d-euros-de-dette-publique-139993

Ces informations sur les comptes publics français sont d’autant plus instructives et pleines d’une saveur ironique que, le 14 février 2010, le Président français de la BCE, Jean-Claude Trichet, faisait mine de dénoncer le «  mauvais exemple grec  », comme si ce pays était le seul à avoir menti, truqué et falsifié ses comptes publics. Il déclarait même n’avoir « AUCUN DOUTE » sur l’honnêteté des comptes publics des 15 autres pays de la zone euro :

http://www.gfmag.com/latestnews/latest-news.html?newsid=3697844.0

Voilà que la réalité le dément sans pitié pour la France aussi !

Cependant, même les journaux financiers comme le Wall Street Journal, le Financial Times ou des économistes à titre personnel, estiment que de nombreux pays de la zone euro ont truqué, de diverses manières, leurs comptes publics annoncés.

La Grèce est citée en tête parce que les médias financiers ont focalisé leur attention sur ce pays, et parce que ses fraudes ont commencé bien avant 2001, donc avant son entrée dans la zone euro :

http://cn.wsj.com/big5/20100218/beu152237_ENversion.shtml

Ainsi, des pays comme le Portugal, mais aussi l’Italie, sont suspectés de comptes publics falsifiés. Qui d’autre encore demain suite aux recherches des journalistes investigateurs ?

Eurostat n’a jamais rendu compte, objectivement, honnêtement, du fait des techniques bancaires et financières habilement utilisées et sans cesse modifiées pour la tromper, des réalités des comptes publics au sein de la zone euro.

Ce n’est pas de la faute de cet organisme statistique et de ses personnels bien sûr. Il est en effet devenu clair que presque tous les pays ont utilisé des moyens falsificateurs sophistiqués pour camoufler les réalités et faire semblant de respecter les critères fixés par les Traités de Maastricht et de Lisbonne. Cet excellent article le relate avec clarté :

http://cn.wsj.com/big5/20100218/beu152237_ENversion.shtml

Crises sociales et spéculateurs-vautours

Tous ces faits économiques, financiers, budgétaires ont une traduction sociale concrète pour les citoyens de la zone euro, et pour ceux des 11 autres pays de l’UE.

D’un côté, pour l’immense majorité de la population, les conséquences sont : le chômage croissant de masse, les licenciements par vagues successives, l’économie productive en régression, les salaires en diminution, les systèmes de santé collective, d’instruction publique et de sécurité sociale détruits ou réduits, sans parler de la montée de la précarité de l’emploi et des souffrances diverses au travail pour celles et ceux qui en ont encore un.

De l’autre, pour une infime minorité de la population, les annonces sont bonnes et fructueuses : le rendement des obligations de l’Etat grec rapportent 7% par an pendant que la population grecque va être poussée à une pauvreté économique et une misère sociale indignes d’une civilisation humaine moderne ; en France, tandis que les banques voient leurs bénéfices exploser alors que la récession a battu un record depuis 1945 en zone euro, alors que les bonus et salaires mirobolants de dirigeants de grands groupes se montrent avec une fierté indécente, alors que le Président de la République, les députés, les sénateurs et les ministres se sont octroyé des avantages-privilèges financiers ( régimes spéciaux) ahurissants et contradictoires avec l’intérêt public, il va être poussé dans le débat public des discussions sur le montant à diminuer des retraites, des pensions, des allocations chômage et des revenus de la majorité de la population !

Il en est de même dans le reste de la zone euro et de l’UE, sous des formes différentes.

En un mot, il se prépare en zone euro, au nom d’une crise d’origine mondiale, aggravée par des mensonges et falsifications dans la comptabilité publique des Etats et par l’existence même de la monnaie dite commune, un TRANSFERT ACCRU des revenus du corps social dans son ensemble..... vers les banques et la sphère financière, par le jeu intermédiaire d’une spéculation effrénée, acceptée et encouragée au niveau le plus haut.

Georges Soros, un des plus habiles et cyniques spéculateurs mondiaux, explique même comment et pourquoi la zone euro, l’euro et ses règles sont une aubaine formidable pour les spéculateurs. Il détaille les choses avec sérénité, se gardant avec modestie de son rôle connu dans la situation actuelle dont il profite largement et entend profiter encore plus dans le futur.

Dans ce but, pour ses intérêts bien compris de spéculateur avisé, il pousse même plus loin en conseillant les gouvernements sur leurs choix politiques : quand la spéculation aura «  coulé » les maillons faibles de la zone euro, il faudra- selon G. Soros, que les Etats plus « riches » de la zone paient leur dû aux « marchés financiers  ».

En clair, il faudra une zone euro solidaire politiquement dans sa rétribution croissante de la richesse publique commune aux 16 pays à la spéculation ! De son point de vue, il a parfaitement raison car cette orientation politique est celle qui garantira le paiement réel de toutes ses activités spéculatives. Charité bien ordonnée commence par soi-même :

http://www.ft.com/cms/s/0/88790e8e-1f16-11df-9584-00144feab49a.html

Où vont les 325 millions d’habitants de la zone euro ?

Comme le disait un avocat d’affaires allemand réaliste et clairvoyant :

«  les vautours de la spéculation ont su utiliser l’euro, créé pour leurs seuls intérêts, afin de s’assurer que 16 pays et tous leurs habitants seraient solidaires, via cette monnaie, afin de payer collectivement les actes frauduleux commis au profit exclusif des prédateurs de la sphère financière  ».

La campagne qui vise à créer maintenant une zone euro « politique  » plus solidaire n’a d’autre sens que de pousser les habitants des 16 pays concernés sur cette voie dévastatrice, économiquement, socialement et humainement.

A l’opposé, si l’on veut préserver les intérêts essentiels des populations des 16 pays de la zone euro, si l’on veut sauver l’économie productive, les emplois, les revenus des citoyens, il devient fondamental pour tous les habitants concernés de sortir du carcan collectif de la zone euro, donc, ce faisant, du poids et des conséquences de la dette collective solidaire de la zone, fruit vénéneux, entre autres, des falsifications et des manipulations.

Il s’agit là, très pragmatiquement, de la seule solution apte à stopper net la spéculation sans fin que l’existence même de la zone euro nourrit comme un corps malade entretient son cancer destructeur.


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106 réactions à cet article    


  • BA 26 février 2010 12:01

    Vendredi 26 février 2010 :

    Selon le Financial Times Deutschland, les banques allemandes ne souscriront pas aux obligations que la Grèce va émettre en février et en mars. Le plus important dans cette information, c’est ceci :

    les banques allemandes nationales ne veulent pas souscrire aux obligations grecques, mais les banques régionales ne veulent pas souscrire elles non plus.

    Lisez cet article très inquiétant pour la Grèce :

    Les banques allemandes évitent la dette grecque.

    Eurohypo et Hypo Real Estate, les deux premières banques allemandes spécialisées dans les financements publics, ne souscriront pas aux obligations que doit émettre prochainement la Grèce, écrit le Financial Times Deutschland vendredi.

    Deutsche Postbank compte pareillement s’abstenir, ajoute le quotidien financier, citant des sources et des banques.

    La Grèce doit émettre un nouvel emprunt cette année, peut-être ce mois-ci ou début mars. Elle doit lever une vingtaine de milliards d’euros pour couvrir des échéances en avril et en mai.

    Deutsche Bank ne veut participer au placement qu’en tant que banque d’investissement, mais ne veut pas elle non plus souscrire aux obligations, écrit encore le FTD.

    Il ajoute que les plus grosses banques régionales, comme BayernLB et Landesbank Baden-Württemberg, se sont abstenues de tout commentaire. Mais selon des sources des banques régionales, il est devenu quasiment impensable d’investir dans la dette grecque, observe le quotidien.

    La Grèce est le premier pays à avoir sollicité un engagement politique de soutien depuis qu’existe l’union monétaire, les craintes entourant sa situation financière ayant déclenché une attaque des marchés, qui a plombé l’euro et provoqué une forte hausse des rendements obligataires du pays, rendant le service de la dette encore plus difficile.

     

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE61P08H20100226


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 12:40

      BA,

      L’attitude des banques allemandes, nationales ou liées aux Länder, est naturellement prudente car elles ne veulent pas se retrouver piégées avec des créances insolvables.

      La crise continue, et ce qui par contre, étonne dans l’actualité nationale française, c’est que plus le danger est proche, plus on évite d’en parler.

      Quand un typhon arrive en Asie, on s’y prépare collectivement afin d’y faire face. Là, un cataclysme est annoncé et prévisible, mais les guetteurs sont muets et les structures d’alerte silencieuses.

      Etrange actualité française, petite, ridicule, risible, qui s’intéresse à l’écume des choses et ne voit pas la vague déferlante qui arrive.

      Bien cordialement,


    • le naif le naif 26 février 2010 13:31

      @ l’auteur

      + 1

      De façon cynique, on pourrait considérer au contraire qu’il y a du mieux, en effet, nous sommes passé du tout va très bien madame le marquise façon Lagarde à un silence assourdissant. Après tout se taire n’est pas mentir n’est-ce pas....

      Slts


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 14:25

      Le Naïf,

      La peur panique fait parfois fermer les yeux, il est vrai, mais cela n’écarte ni la menace, ni n’atténue le danger menaçant.

      Ainsi va le gouvernement français et nombre de médias en France qui ne survivent que dans l’écume quotidienne sans rien appréhender des processus.

      Bien cordialement,


    • Tristan Valmour 26 février 2010 12:10

      Excellent article.

       

      Tout n’est que trucage et mensonge, la comptabilité publique comme la comptabilité des entreprises privées. Pourquoi les règles comptables et financières seraient-elles aussi compliquées si ce n’était pour les confier à une petite équipe de spécialistes et tenir la majorité des personnes dans l’ignorance ?

       

      Chaque jour nous apprenons, ouvriers, employés, cadres, petits et moyens patrons que nous ne sommes que des esclaves d’un système inique qui oppresse l’écrasante majorité au profit d’une infime minorité. Je rappelle que les serfs et les esclaves pouvaient être payés sous l’antiquité comme à l’époque médiévale puisqu’ils pouvaient racheter leur liberté.

       

      Esclavage oui, parce que la liberté n’est qu’un vain mot lorsqu’elle n’est pas accompagnée de son exercice. On a le droit de circuler d’une ville à une autre, mais on en a moins les moyens.

       

      Or, de l’argent, il y en a. Beaucoup. Enormément. Mais il a été capté légalement par certaines personnes grâce à un système mis en place par les gouvernants pour elles.

       

      Contrairement à ce que je lis, on n’est pas dans un système libéral, mais dans un système profondément étatiste qui a fait le jeu d’une oligarchie économique et financière.

       

      Face à cette menace sur nos libertés, il faut réagir collectivement au-delà de nos petites différences. Nos petites divisions sont entretenues par des sujets polémiques et stériles comme la couleur de peau, la religion ou encore des faits de droit commun. L’essentiel et l’urgence sont ailleurs.

       

      Le moyen ne peut pas être politique, ce domaine est complètement verrouillé. Le moyen est économique.

       

      Il n’y a aucune fatalité à permettre aux banques de disposer d’un tel pouvoir. Il n’y a aucune fatalité à permettre aux constructeurs d’inventer des matériaux à durée de vie limitée afin que l’on renouvelle plus fréquemment notre parc de matériels. Il n’y a aucune fatalité à offrir à l’industrie pharmaceutique les moyens de contrôler notre capital santé. Il n’y a aucune fatalité à observer notre famille et nos voisins se paupériser. Là où l’on voit la fatalité, ce n’est que le reflet de notre passivité, de notre lâcheté.

       

      Devenons ces banques, ces constructeurs, ces industries pharmaceutiques. Créons une association qui avec nos dons initiaux proposera des produits et services pour satisfaire nos besoins. Secteur par secteur, petit à petit, nous remplacerons ainsi l’oligarchie par la démocratie.

       

      C’est notre consommation qui enrichit l’oligarchie, alors consommons les produits que nous fabriquons selon des règles humanistes qui interdisent un écart trop important entre les fortunes, et qui donne à tous la possibilité de vivre une vie digne et humaine.

       

      Dans une association, il n’y a pas de parts sociales, donc aucun risque qu’elle ne devienne la propriété d’une minorité. Dans une association, on peut inclure dans les statuts des rémunérations maximales.

       

      Les nostalgiques des services publics peuvent les recréer sous forme d’association. Les libéraux pur jus n’y trouveront rien à redire car une association est une initiative privée.

       

      Il faut assécher l’oligarchie par le boycott et la remplacer par la création de produits et services. Cela me semble la seule alternative légale à la violence illégale qui est aussi une menace.

       

      Je refuse d’être un esclave ou une victime. Qui d’autre ?


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 12:51

        Tristan Valmour,

        En temps de crise grave, beaucoup ont des idées et ont le droit de les énoncer.

        Il n’en reste pas moins que toute idée, tout projet, ne peut faire l’impasse sur la monnaie, l’existence de la sphère financière actuelle, sur le système existant, qui organise et structure les sociétés humaines.

        Ainsi, mettre la charrue avant les chevaux, ou rêver de solutions- même sympathiques- sans qu’elles puissent découler d’une volonté collective organisée qui puisse déjà empêcher les difficultés annoncées, peut sembler une attitude de déni des réalités, une forme psychologique qui a beaucoup de force surtout en France en 2010.

        Les réalités sont les réalités. Il faudra partir d’elles pour quiconque entend changer les choses pour l’avenir : les constructions intellectuelles sont jolies, mais on ne construit rien sur de l’abstraction.

        Quant à la question de ne pas être esclave aujourd’hui, elle recèle divers niveaux de compréhension.

        Ce qui semble primordial n’est pas un combat moral, mais de sauver la civilisation humaine des reculs que des dirigeants publics veulent imposer aux populations de la zone euro et ailleurs afin de continuer leurs affaires communes entre appareils d’Etats et spéculateurs financiers.

        Là se concentre tout. Si les acquis civilisationnels ne sont pas préservés par l’action collective des citoyens, alors, toute construction intellectuelle est vaine par avance car on ne construit rien de bon, ni de positif sur un monde qui serait devenu chaotique et totalement désorganisé.

        Bien cordialement,


      • Bigre Bigre 26 février 2010 15:18

        Faire le maximum de noir !
        Pour refuser cette monnaie qui pue (en fait elles puent toutes) et cesser de bêler au milieu du troupeau qui est conduit à l’abattoir, il faut faire du noir !

        Commencer par acheter au noir : chez les petits producteurs, en liquide, demander systématiquement s’il est possible de dissimuler un peu ...

        Proposer ses services au noir !

        Trouver tous les moyens de tricher, de frauder, .... de retrouver de la liberté, de l’air !

        Est-ce de l’incivisme ou de la lutte ?
        Et si la désobéisance était nécessaire ?
        Ce sera quand le jour de la libération fiscale cette année ?
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_lib%C3%A9ration_fiscale


      • bo bo 26 février 2010 15:44

        Vous avez raison, mais allez plus loin : il faut revenir aux réglementations bancaires en vigueur au début des années 80 : c’est la seule solution....c’est à dire recadre les salles des marchés des banques ...ce qui équivaut à supprimer pratiquement les traders.......
        Sans celà le pillage va continuer au profit des Etats Unis, des fonds de pensions, des fonds de certains états et des fonds spéculatifs privés......
         smiley


      • Croa Croa 26 février 2010 19:46

        FAUX : Les états ne sont plus rien. Une oligarchie composée de quelques ploutocrates ont bien confisqué le pouvoir.

        D’ailleurs cette déconstruction continue et le petit qui est à l’Elysée est particulièrement actif à cette tâche ! Au cas où certainement... Et cet état dont ils n’ont que faire, on comprendra bien qu’il coûte cher, au fond !


      • Croa Croa 26 février 2010 19:49

        FAUX : Les états ne sont plus rien. Une oligarchie composée de quelques ploutocrates ont bien confisqué le pouvoir.

        D’ailleurs cette déconstruction continue et le petit qui est à l’Elysée est particulièrement actif à cette tâche ! Au cas où certainement... Et cet état dont ils n’ont que faire, on comprendra bien qu’il coûte cher, au fond !


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 13:07

        Bonjour,

        Complément à l’article au fil de l’information par l’auteur de l’article.

        Une mise de 5 millions de dollars pour un possible rapport de....100 millions de dollars : la spéculation que permet et favorise l’euro contre 16 Etats se renforce selon cette information émanant du Wall Street Journal :

        http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-02-26/de-grands-hedge-funds-americains-joueraient-l-euro-a-la-baisse/916/0/428317

        On est loin, très loin des discours de 2002 sur les vertus anti-spéculatives supposées de l’euro. La réalité est là, bien vivante.

        La question qui reste posée est : qui va payer ces 100 millions de dollars pour 5 misés aux spéculateurs ? La réponse est assez simple : les 325 millions de citoyens de la zone euro et aussi, dans une part variable, les habitants des 11 autres pays de l’UE.

        Pendant que ces informations tombent, la BCE, les gouvernements, les institutions européennes ne font rien contre cette spéculation cynique et destructrice, tous laissent faire, bradant ainsi clairement l’intérêt public des populations au bénéfice direct des spéculateurs qui annoncent déjà sans vergogne leurs probables profits fondés sur l’appauvrissement des citoyens de 16 pays !!!

        Bien cordialement,


        • plancherDesVaches 26 février 2010 13:30

          Je vais vous donner une autre version...

          Ainsi, donc, l’Euro chute... nous sommes bien d’accord. Et ça tombe bien car les euroseptique voulaient sortir de l’Euro car c’est soit-disant une monnaie trop forte...
          Pour, soit-disant, relancer les exportations... (et remonter fortement le prix des importations...)

          Hors, il y a un « hic ».
          Ne croyez-vous que les US (qui râlent contre un yuan trop faible) vont se retrouver géné dans leur éventuelle hypothétique soit-disant relance... ???

          Ca gène, non ?

          On se refout de notre gueule avec des explications bidons qui ne servent qu’une caste : les spéculateurs.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 13:46

          Plancher des Vaches,

          « On se refout de notre gueule avec des explications bidons qui ne servent qu’une caste : les spéculateurs. »

          Certes, votre phrase de colère légitime qu vise les spéculateurs est sympathique, mais il convient d’être logique et cohérent jusqu’au bout : les spéculateurs que tous connaissent maintenant, bien que jusqu’à hier, les médias français étaient silencieux sur eux ; leur action et leurs déclarations écrites, s’appuient sur l’excellente chose POUR EUX qu’est l’euro, avec en prime la collaboration sans faille de la direction de la BCE et des dirigeants des pays de la zone euro, qui satisfont pleinement à leurs demandes !!!

          Par ailleurs, le côté mépris des citoyens, s’il est indéniable, n’est rien en comparaison des mesures que ces dirigeants des 16 Etats se préparent à prendre contre le niveau de vie, la santé, l’enseignement, le bien-être matériel et moral des habitants des 16 pays de la zone euro, afin de payer dettes et intérêts spéculatifs usuraires !

          Il est utile d’aller au bout des choses et de ne pas frapper sur les principaux bénéficiaires exclusivement. Pour imager les faits, disons qu’un vol massif d’argent public est organisé ensemble par ceux qui détiennent les clefs du Trésor Public et ceux qui veulent en dérober le contenu pour leurs profits privés : la complicité entre spéculateurs et dirigeants européens, nationaux et « fédéraux » est ici plus qu’aveuglante.

          Bien cordialement,


        • le naif le naif 26 février 2010 14:14

          @ L’auteur

          Si la Chine, jouait euro contre dollar dans la mesure où ils cherchent à se séparer depuis des mois d’une grande partie de leurs réserves de devise, qu’est-ce que cela donnerai ???


        • plancherDesVaches 26 février 2010 14:56

          « Il est utile d’aller au bout des choses et de ne pas frapper sur les principaux bénéficiaires exclusivement. »

          Je vous cerne mieux.

          Mais n’oubliez jamais qu’il faut toujours rechercher à qui profite le crime.

          Même le crime de vouloir faire exploser l’Europe.


        • nightflight nightflight 26 février 2010 20:48

          Pas mal d’accord avec PlancherDesVaches sur ce coup là.

          Vous vous rappellez du coup de Soros sur la Livre.

          Un certain nombre d’années se sont écoulées et la prédation financière est toujours là. Il aura fallu une grave crise pour les responsables politiques osent enfin parler des vrais problèmes et hausser le ton.

          Il y a un problème : La prédation financière et de mutiples effets que nous constatons au fil des évènements.

          Dites-moi, lorsque Soros s’est gavé sur la Livre, qu’a-t-il fait à part blouser le citoyen britannique en se servant sur ses richesses ?

          Aujourd’hui cela recommence sur l’Euro, et demain ?

          Le problème c’est qu’il n’y a toujours pas de solution en vue, et les mêmes catastrophes se reproduisent encore et encore.

          La Grèce est en crise, vous savez au fond, si l’Europe était bien foutue, elle serait une institution solidaire, au lieu de laisser doubler les intérêts de la dette d’un pays en difficulté, elle lui accorderait des prêts à taux zéro.

          Seulement voilà, nous avons hérité d’un système économique non régulé où rien ne vient prévenir les catastrophes.

          Travailler au noir ne changera rien, puisque tant qu’il y a des équipements et des infrastructures publics à financer il faudra de l’impôt, de la TVA et tout le reste.

          Saper le fondement des biens collectifs en s’affranchissant les contributions ne conduira à rien d’autre qu’à légitimer les partisans du tout privé, autand dire qu’il s’agit là d’une démarche qui consiste à se tirer une balle dans le pied alors que les choses vont mal.

          La solution serait que la classe politique effectue enfin une analyse objective de l’exitant et mette en place une union sacrée pour renverser le pouvoir sacro-saint du monde des finances.

          Donc on continue à surfer de crise en crise, en ralant un peu et en attendant le miracle, jusqu’à ce qu’un cataclysme économique ne se produise nous obligeant à remettre tout le système à plat, ce qui semble en train de se produire, d’ailleurs.


        • sisyphe sisyphe 26 février 2010 13:10

          Une petite confirmation de l’activité des vautours et vampires de la finance contre l’Euro, et donc, contre les européens :

          De grands hedge funds américains joueraient l’euro à la baisse

          De grands fonds spéculatifs américains, parmi lesquels celui de George Soros, ouvrent des positions importantes contre l’euro dans un contexte de crise financière en Grèce, écrit le Wall Street Journal.

          Des délégués de SAC Capital Advisors, de Soros Fund Management et d’autres étaient présents lors d’un dîner organisé à New York le 8 février au cours duquel un petit groupe de gérants de hedge funds ont affirmé que l’euro tomberait sans doute jusqu’à la parité face au dollar, rapporte le quotidien financier, citant des personnes au fait de la situation.

          Ce dîner de circonstance avait été préparé par le courtier Monness, Crespi, Hardt & Co. Trois gérants de portefeuilles ont parlé durant le dîner d’investissements liés à la crise de la dette en Europe, dit encore le WSJ.

          Par effet de levier, qui accentue les gains comme les pertes, il suffirait de miser 5 millions de dollars pour récupérer 100 millions de dollars si le pari est gagnant, affirme le Wall Street Journal. "C’est une occasion (...) de faire beaucoup d’argent", commente un administrateur de hedge fund anglo-saxon cité par le journal.

          L’euro a perdu 10% depuis la fin novembre, à mesure que la situation de la Grèce empirait. Aaron Cowen, manager de SAC, juge que quelle que soit l’issue de la question grecque, l’euro perdra encore de sa valeur, croit savoir le WSJ, ajoutant toutefois que la position de trading de SAC vis-à-vis de l’euro n’est pas nette.

          Pour Donald Morgan, patron du hedge fund Brigade Capital, la crise grecque va sans doute s’étendre et en définitive toucher, aux Etats-Unis, les titres des sociétés, du Trésor et des municipalités.

          David Einhorn, président de Greenlight Capital, s’est dit lui haussier sur l’or parce qu’il fallait s’attendre à une hausse de l’inflation, tandis qu’un manager de Soros a prédit une hausse des taux d’intérêt, toujours selon le journal.

          La semaine dernière, des traders de Goldman Sachs, de Merrill Lynch, filiale de Bank of America, et de Barclays ont joué l’euro à la baisse pour le compte d’investisseurs, mouvements qui ne sont pas liés à ce dîner, poursuit encore le WSJ, citant des traders.

          L’euro a touché un plus bas d’un an contre le yen jeudi et cédé 0,4% face au dollar à 1,3485 de crainte d’un nouveau déclassement de la dette grecque, tandis que le coût d’emprunt des pays périphériques de la zone euro a augmenté.

          En revanche, les emprunts obligataire souverains jugés sûrs ont monté.


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 13:26

            Sisyphe,

            Merci de citer intégralement l’article dont je me contentais de donner le lien dans un commentaire d’auteur juste au-dessus de votre texte.

            Les choses s’accélèrent et les spéculateurs sont ravis puisque les dirigeants politiques veulent plonger les citoyens grecs dans une situation sociale dramatique afin de « récompenser » largement les spéculateurs avec l’argent pris au peuple hellène.

            Et ceci avant de proposer la réalisation de mesures de même nature contre l’ensemble des citoyens des pays de la zone euro pour les mêmes raisons et causes, aboutissant aux mêmes conséquences.

            Jamais, peut-être, le transfert de richesses du public vers les spéculateurs n’a été aussi éclatant, visible, net, transparent, que par cette crise de l’euro.

            Jamais, peut-être, les solutions de sauvegarde de la population des 16 pays de la zone euro ne sont apparues plus urgentes et nécessaires.

            Ces solutions concrètes risquent bientôt de devenir des revendications collectives portées et exigées par des mouvements sociaux massifs.

            Bien cordialement,


            • Internaute Internaute 26 février 2010 18:40

              Trés bonne analyse qui montre la réaction de ceux qui sont bien placés (fonctionnaires, syndicats, patrons) par rapport aux autres. Dans le sauve qui peut général, chacun tire la couverture à soi, les plus démunis étant la classe moyenne du secteur privé.


            • Roland Gérard Roland Gérard 26 février 2010 13:35

              Pourquoi s’en prendre aux vautours ? Qui sera leur avocat pour les défendre de cette atteinte supplémentaire à leur image de marque ? Il y en a qui disent qu’on se conduit comme des sagouins ? d’autres qui parle de comportement de requin ? encore d’autre qui dise la « jungle » comme si c’était la pire abomination....
              Les vautours font leur boulot de vautours, ils nettoient les paysages des cadavres qui pourraient causer des désastres sanitaires. Les sagouins font leur vie de singe et n’ont rien à faire dans la société des hommes, les requins se nourrissent comme tous les prédateurs de préférence d’animaux en fin de vie, malades ou blessés ou encore jeunes en surnombre. La jungle est tout simplement une explosion de vie, de diversité animale et végétale, un des écosystème le plus productif et le plus stable de la planète...un grand absorbeur de CO2 s’il fallait en rajouter.
              Et si nous faisions la paix avec la nature, si nous commencions à la respecter...d’abord dans notre langage...n’oublions pas : « notre langage modèle notre esprit ! » Alors vive les vautours et a bas les spéculateurs ! Avec tout mon respect. RG éducateur à l’environnement


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 13:55

                Roland Gérard,

                L’article utilise des termes imagées afin de faire comprendre que, si, dans le cycle naturel biologique, les vautours sont des animaux qui ont à l’évidence leur utilité, les « spéculateurs-vautours » , eux, pillent les sociétés humaines, détruisent leur niveau de vie, provoquent des désastres et désordres humains immenses, sans parler des dégâts écologiques.

                Vous aviez donc bien compris que l’expression « spéculateurs-vautours » était une métaphore symbolique qui ne visait en rien une famille animale ou une espèce naturelle.

                Bien cordialement,


              • JL JL 27 février 2010 09:58

                Appelons les « bandits », tout simplement !


              • Antoine Diederick 26 février 2010 13:37

                Bonjour,

                Selon la presse ce matin, l’euro est attaqué par les grands hedges funds us, pour l’aligner sur le dollar.

                certains pensent que la crise grecque va faire tâche d’huile, même aux usa.....

                Ce jeu dangereux va mettre a mal le projet européen .

                ps : j’avais mis ceci sur un autre fil tout à l’heure.....

                votre article confirme bien le mouvement des jeux spéculatifs et des « leurres » pour parler comme P. Villach, mais ici des leurres liée ce jeu de capitaux....

                nb : c’est vrai que l’on dit aujourd’hui comptes publics que l’on nommait aussi « comptes nationaux » plus hier qu’en ce moment...


                • le naif le naif 26 février 2010 13:43

                  Je me permets de reproduire ici l’appel de Paul Jorion

                  A noter que c’est article à déclenché une avalanche de commentaires, comme rarement il y en avait eu au paravant.



                  Ce texte est un « article presslib’ » (*)

                  Messieurs, Dames, des instances européennes, je m’adresse à vous : il y a feu en la demeure !

                  Vous ne sauverez pas la Grèce en lui enjoignant de baisser le salaire de ses fonctionnaires. Vous ne sauverez pas la Grèce en l’encourageant à combattre la fraude fiscale. Vous ne la sauverez pas non plus en créant une… cagnotte (on tombe ici dans le dérisoire !). Il est beaucoup trop tard pour tout cela. Et de toute manière, le problème n’est pas là.

                  Le 3 février, je participais à l’émission « Le Débat / The Debate » sur France 24. Si vous parlez l’anglais, écoutez je vous en prie ce que je dis quand la discussion s’enlise sur le sujet de savoir si les statistiques économiques de la Grèce ont été bidouillées oui ou non, et si vous ne parlez pas l’anglais, lisez s’il vous plaît la façon dont je résume mon intervention :

                  Je dis qu’il y a à nouveau un petit jeu sur les Credit-Default Swaps (CDS). Cette fois, ce n’est plus 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, c’est 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne. Ce que font en ce moment les marchés financiers n’est pas sans rappeler l’opération de George Soros qui coula la livre britannique en 1992 (quand on pense que le renouveau de la « science » économique est entre ses mains !)

                  Votre cagnotte pour la Grèce, si péniblement rassemblée, sera emportée par la bourrasque en quelques heures, et il vous en faudra immédiatement quatre autres : une autre pour le Portugal, une pour l’Irlande, une pour Chypre et une beaucoup plus grosse que les quatre autres mises ensemble, pour l’Espagne.

                  Vous aurez alors quelques jours pour reprendre votre souffle parce que la victime suivante ne fait pas partie de la zone euro puisqu’il s’agira du Royaume-Uni.

                  Il n’est pas question de salaires trop élevés : il s’agit de dominos, et de la même manière que le nom de Lehman Brothers était écrit dans le ciel le jour où Bear Stearns est tombée, le nom du Portugal s’inscrira au firmament le jour où la Grèce fera défaut sur sa dette.

                  Alors que faire ? Tourner les projecteurs vers la cause. Vers la combinaison mortifère des notations de la dette publique des États par les agences de notation et les positions nues des Credit–Default Swaps, ces paris faits par des gens qui ne courent aucun risque mais qui créent du risque systémique à la pelle, dans un seul but : d’énormes gains personnels.

                  Il est temps, Messieurs, Dames, d’envisager l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.

                  Ne m’objectez pas que c’est compliqué : ce ne l’est pas, c’est déjà écrit en filigrane dans la norme comptable américaine FASB 133.

                  Ne me dites pas que cela va « affecter la liquidité » : à ce reproche, j’ai l’habitude de répondre que les parieurs ne créent de la liquidité que pour d’autres parieurs et que cela n’a donc aucune importance, mais aujourd’hui, j’ajouterai autre chose : « À ce stade-ci de désintégration probable de la zone euro : la liquidité, on s’en fiche  ! »

                  (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.


                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 14:06

                    Le Naïf,

                    Je ne connais pas Paul Jorion, mais constate qu’il s’arrête toujours, dans ses articles et textes, sur l’aspect purement « technique » des choses économiques.

                    Or, mon approche est fondamentalement celle des intérêts globaux de la société humaine dont je m’exclus pas, contrairement à nombre de ces économistes français qui discourent sur les faits et chiffres sans comprendre qu’ils parlent du destin, passé, présent et futur d’êtres humains, qui ne sont ni des objets, ni des nombres, ni des produits finis.

                    Par ailleurs, la position « technique » de Paul Jorion est purement...technique. La spéculation est innée, intégrée, partie prenante essentielle du système économique actuel appelé capitalisme.

                    Les propositions de Paul Jorion ne prennent pas en compte le fond des choses, mais se cantonnent à l’apparence.

                    L’essentiel est ici le présent et le futur de centaines de millions de personnes, et dans ce contexte, le « jeu » de Paul Jorion à la marge des pro


                  • le naif le naif 26 février 2010 14:27

                    Je suis assez d’accord avec votre analyse, je pense que la réaction en chaine est tellement avancée que plus rien ne pourra empêcher l’explosion finale du système. Une fois l’euro à genou, le dollar suivra et le reste avec...
                    L’Himalaya de dettes, ne sera jamais payé par qui que ce soit et certainement pas par les peuples, qui même s’ils le souhaitaient, n’en auraient de toute manière pas les moyens.


                  • plancherDesVaches 26 février 2010 15:08

                    « Je ne connais pas Paul Jorion »
                    « L’essentiel est ici le présent et le futur de centaines de millions de personnes, et dans ce contexte, le »jeu« de Paul Jorion à la marge des pro » ... ???

                    Alors, pour vous résumer, Jorion propose juste un changement radical de pensée sur l’économie.
                    Il ne veut pas l’abolir, dans la version extrème communiste, non.
                    Il veut supprimer le trop grand pouvoir des spéculateurs.

                    En cela, et seulement en cela, lui et moi sommes en accord.

                    Là où nous divergeons est sur la solution finale qui commence à se profiler avec la connaissance des agissements des truands mondiaux.
                    Et là, je suis beaucoup plus « expéditif ».

                    Mais il perdra, je le sens.


                  • le naif le naif 26 février 2010 20:58

                    @ Le Sudiste 

                    Bonsoir

                    Je suis régulièrement le Blog de Paul Jorion, je suis globalement en accord avec ses analyses, cependant sa position est trop apolitique et s’il a raison sur le fond, sur la forme et vue l’urgence de la situation, je crains que ses solutions soit inapplicables.

                    Ce n’est pas de sa faute. Si au lieu de chanter que la crise était derrière nous, les politiques avaient pris le taureau par les cornes et s’étaient réellement attaqués au fond du problème il y a un an ( complicité, impuissance ou incompétence, voir coktail des trois ??) peut être que cela aurait eu une chance de fonctionner, mais aujourd’hui, je ne vois pas ce qui pourrait inverser la vapeur.

                    Je ne suis pas sur que le système soit réformable, nous sommes dans la même configuration que lors de la chute de l’URSS et du communisme, à la nuance près, qu’à l’époque il restait le capitalisme et que là, il n’y as plus de système de remplacement pret à l’emploi (le capitalisme étant sensé être l’alpha et l’oméga, le nec plus ultra, l’horizon indépassable). Reste l’exemple Chinois qui à mains égards réussi le tour de force de concilier le pire du capitalisme et du communisme.... triste perspective, si nous ne trouvons pas rapidement un nouveau modèle......


                  • plancherDesVaches 26 février 2010 22:32

                    Le Naïf, TU poses LA bonne question.

                    Je n’étais pas né, je n’ai pas vécu, tout à été fait pour me faire oublier, mais.......

                    Le dernier des cons dont je suis s’est tout de même rendu compte que la conquête (autre terme de l’humain colonialiste) de la lune avait été un combat entre les US et la Russie soviétique.
                    Splendeur de la concurrence qui veut que des humains en écrasent d’autres.

                    L’amour du fric a fait gagner un parti contre l’autre juste par déséquilibre, rien de plus.

                    Pour ceux qui luttent pour une cause face au fric, il y a ça :



                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 février 2010 09:47

                    Le Sudiste,

                    Paul Jorion, effectivement, ne m’intéresse absolument pas et lire quelques-unes de ses « thèses » décalées des réalités n’aide personne en rien.

                    Au passage, afin que vous ne commettiez pas d’imapair sur ce qui est écrit, ne pas connaître une personne ne signifie pas que l’on a pas lu des textes rédigés par cette personne.

                    Paul Jorion est l’exemple-type français de l’impuissance déconnectée des évènements : il veut « réformer » par des mots un système global qui obéit à des forces matérielles immenses. Son message est non seulement incohérent, car « réformer » ce qui ne peut l’être en aucune manière par personne, surtout par des mots, n’a pas de sens commun, mais il n’apporte rien d’autre que la confusion.

                    Son erreur fondamentale est son refus de considérer le système comme « en état d’agonie », donc mourant. A partir de là, promouvoir telle ou telle idée inapplicable n’’est que la résultante absurde de sa thèse de départ.

                    Il est vrai que c’est une « spécialité » française très ancienne que de se donner des héros, des prophètes, des gourous ou des sauveurs qui n’en sont pas, pour cacher sa propre impuissance, voire la justifier, ou encore, tenter de sauver ce qui meurt en se parant de vertus fausses.

                    Même à Wall Street, des voix de plus en plus nombreuses estiment que le système est condamné à mort et « irréformable ». C’est dire si Paul Jorion et ses « propositions » sont à la fois stériles et déjà dépassées.

                    Paul Jorion semble avoir son réseau d’admirateurs, qui le promeuvent. C’est une chose légitime : chaque gourou a ses disciples fidèles qui partagent ses « thèses ». Mais, comme la France n’est pas le centre du monde, Paul Jorion n’est pas le centre de la pensée, ni même une référence internationale, c’est seulement le gourou « en économie » de quelques citoyens de France !

                    Pas plus, pas moins.

                    Merci quand même de faire sa publicité à titre gratuit, mais la réalité et les citoyens menacés par les évènements qui se déroulent ont besoin de solutions concrètes, rapides, transitoires, efficaces, et non de cautères-rustines sur un système qui s’effondre sous nos yeux.

                    Bien cordialement,


                  • Pyrathome pyralene 26 février 2010 13:52

                    Très bon billet ! Falsification d’un désastre annoncé , la crise est bien devant nous !!!
                    et les crétins continuent de danser sur le tas de fûmier.....


                    • bo bo 26 février 2010 15:51

                      La crise est pour 99,99% des consommateurs et des producteurs.....mais pas pour les spéculateurs qui ont l’arme absolue .....les équipes de traders qui opèrent dans un monde sans réglementation.....celui de Davos
                      ..... et qui s’enrichissent sans fin....
                      Quand au bon peuple lobotisé .......il va aller voter dans une mauvaise pièce de théâtre qui a nom « démocratie à la française » en croyant monter dans des canaux de sauvetage.....


                    • BA 26 février 2010 13:53

                      Vendredi 26 février 2010 :

                      Plusieurs grandes banques allemandes ont décidé de ne plus souscrire dans les prochains temps de nouvelles obligations de l’Etat grec, inquiètes de la situation financière du pays.

                      « Nous avons décidé de ne plus souscrire d’obligations grecques pour le moment », a déclaré vendredi à l’AFP une porte-parole de Eurohypo, filiale de Commerzbank qui a une exposition de 3,1 milliards d’euros à la dette d’Athènes.

                      Hypo Real Estate, qui détient « près de 10 milliards d’euros » d’obligations grecques selon un porte-parole de la banque nationalisée, se réoriente vers les marchés obligataires allemand, français, italien et espagnol.

                      Postbank, exposée pour sa part à la dette grecque à hauteur de 1,3 milliard d’euros, ne souhaite pas exercer ses options pour en acheter davantage « dans les prochains temps », a déclaré un porte-parole de l’établissement.

                      La première banque du pays, Deutsche Bank, ne possède pas directement d’obligations grecques, mais contribue à leur placement et leur échange en tant que banque d’investissement. Son exposition à la Grèce est ainsi « très limitée », avait déclaré son patron Josef Ackermann lors des résultats annuels du groupe début février.

                      Et du côté des grandes banques régionales BayernLB et LBBW, de nouveaux investissements dans les obligations grecques sont « peu envisageables », selon des informations du « Financial Times Deutschland » de vendredi.

                       

                      http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-02-26/finances-plusieurs-banques-allemandes-ne-veulent-plus-d-obligations/916/0/428328

                       
                      J’ai l’impression que la Grèce va devoir proposer des taux d’intérêt de 7 %, puis de 7,5 %, puis de 8 %, pour pouvoir emprunter sur les marchés.

                      J’ai l’impression que la Grèce va devoir verser des intérêts de plus en plus élevés pour pouvoir emprunter sur les marchés.

                      J’ai l’impression que la Grèce va s’endetter de plus en plus, et à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

                      J’ai l’impression que la Grèce fonce vers le défaut de paiement.


                      • ZEN ZEN 26 février 2010 13:57

                        Bonjour Philippe
                        Il y a plus de deux ans, on se scandalisait des fonds-vautours planant surtout au dessus de certains pays africains
                        J’étais alors loin de m’imaginer que les vautours feraient des petits à ce point...


                        • Antoine Diederick 26 février 2010 14:27

                          Hello Zen....c’est fou que le temps passe smiley


                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 26 février 2010 14:27

                          Zen,

                          Les malheurs des autres finissent toujours par arriver aussi aux uns parce qu’ils sont internationaux et que nous sommes sur la même planète.

                          Amicalement,


                        • Tristan Valmour 26 février 2010 13:59

                          Bonsoir Philippe

                           

                          Je vous réponds, avant décalage horaire oblige, aller me coucher.

                           

                          Ce n’est pas la finance qui compte, mais la propriété. Si l’association dont je parle est propriétaire d’un champ de betteraves qu’elle vend à un prix x à ses sociétaires, dont beaucoup travaillent déjà dans d’autres branches de l’association, on se fiche de savoir quelles sont les variations de la monnaie de paiement. A partir du moment où il y a suffisamment de sociétaires pour former un circuit économique homogène bien entendu, des matières premières jusqu’au consommateur, contrôler toute la filière. D’autre part, si le secteur de la finance ne trouve rien à acheter, elle s’assèche. Ensuite, on entre en politique.

                           

                          Ma proposition n’a rien d’utopique. Elle est légale et faisable. En plus, c’est le moment idéal, il y a tellement de compétences disponibles, et autant de personnes qui s’aperçoivent combien le système actuel est vicié.

                           

                          Vous avez remarqué comment on appelle les gens ? Les « conti », les « total », les « télécoms ». Des esclaves qui n’ont plus de nom ni de prénom ! On se fiche complètement de leur identité, de leur sort. Ce sont des « conti », membres d’un cheptel.

                           

                          Combien donne-t-on chaque année aux associations caritatives alors qu’elles ne peuvent pas résoudre le problème, qu’elles ne font que mettre la poussière sous le tapis ? Le problème doit être résolu à la source et seule une association comme celle dont je donne les contours peut le résoudre.

                           

                          La Terre est limitée, les ressources sont limitées, les règles n’interdisent pas la concentration, mais la limitent. Pour que 100% de la Terre appartienne à 1/100000 de la population, ce n’est qu’une question de temps.

                           

                          Comment peut-on accepter tranquillement qu’un système broie autant de personnes ? Comment peut-on accepter que des banques organisent avec le concours des dirigeants la mort économique de tant de personnes et de tant d’entreprises ?

                           

                          Je ne suis pas d’accord, et je suis loin d’être un utopiste, plutôt un petit chef de petites entreprises. Vous parlez de morale ? Je parle de philosophie de la morale, qui est une philosophie de l’action !


                          • plancherDesVaches 26 février 2010 15:15

                            Oui.

                            Et pendant que je suis dans un 300 mêtres carrés entourant d’un grand jardin en train de bouffer une choucroute de presque un kilo, un Africain meurt parce qu’il n’a simplement pas d’eau potable et qu’un Chinois a décidé de vivre comme moi et est en train de réussir.

                            On arrive vite aux limites de tout système, non ?


                          • Julien Julien 26 février 2010 14:00

                            Bonjour,


                            Afin de bien poser la vraie origine du problème, car il ne sert à rien de broder sur un système fondamentalement vicié, voici un message que j’ai posté hier matin. Je me répète, mais c’est tellement important et méconnu que cela vaut le coup de le répéter matin, midi, et soir. Evidemment, une fois qu’on a compris ce système, cela fait se sentir mal lorsqu’on écoute la radio ou la télé.

                            ########
                            [...] si les Etats sont tous endettés de manière si spectaculaire (faisant ainsi pression sur les citoyens : travailler plus, plus longtemps, etc.), c’est intégralement dû au système banquaire :

                            * le fait que les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas, avec intérêt
                            * le fait que pour payer l’intérêt directement ou indirectement, les Etats sont obligés d’emprunter aux banques... avec intérêt. Avec un tel système, la dette ne peut bien sûr que s’envoler.

                            Ainsi, les banquiers vont finir par posséder TOUT. [...]
                            Vu à quel point les gens n’ont pas compris le système financier, attendons-nous à vivre des jours difficiles.

                            Dans notre monde, mieux vaut être ignorant pour se réveiller de bonne humeur le matin.
                            ##########
                            Il ne sert à rien d’essayer de broder sur le système actuel en le « régulant ». Il faut tout simplement déjà le COMPRENDRE, et ensuite le REVOIR complètement.

                            Voir les liens suivant :

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