L'auteur de ces lignes ne roule pour personne, mais bien sûr les disciples de l'un ou de l'autre l'accuseront d'être un suppôt de l'un ou de l'autre voire un « nostalgique des z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).
photo des trois jeunes pris dans la foule en délire au Bourget dimanche exprimant que le "changement c'est maintenant" prise ici
Cela est inévitable.
Je fais partie de ceux, trop rares malheureusement à mon goût, qui trouvent extraordinaire que des personnes suivent sans réfléchir un politique qui est persuadé d'avoir un « destin » (Hervé Morin, bien sûr, et tout les autres), même si cela est contredit par l'expression populaire dont on dit alors qu'elle est manipulée. Et que de ce fait, ces personnes qui le suivent semblent abandonner tout sens critique tout recul sur celui, ou celle, mais plus rarement, qu'ils voient comme le Messie.
Nolwenn Leroy a été élue « personnalité de l'année 2011 » par les lecteurs du « Parisien » et les auditeurs de RTL, pour son album bretonnant et tellement authentique, avec des gros morceaux de retour aux « vraies valeurs des vrais gens » dedans, enfin les vraies valeurs des vrais gens telles que les conçoivent les créatifs de pub qui font du fric sur des clichés d'authenticité frelatée, régionaliste nunuche (les parisiens « y sont méchants », les « gens des régions y sont trop sympas » ), comme dans une réclame pour charcutailles ou légumes surgelés ou le cerveau d'un citadin qui aime bien tout ce qui "authentique" ou plutôt "lothentiqe" (cf citation dans "Jean de Florette").
L'album tellement authentique que c'en est pas possible de Nolwenn c'est un peu comme le « lipdub » de l'UMP d'il y a quelques mois, comparable à celui du PS avec les gestes et tout, tellement frais et « bon esprit » (voir fig 1). On a du mal à comprendre pourquoi cela provoque un tel engouement vu le côté frelaté de la chose, un peu comme la mise en place du « Huffington Post » qui a intéressé de nombreux journalistes et commentateurs surtout du fait de la « pipeaulisation » de sa rédactrice en chef qui a su fort habilement en tirer avantage.
Le jour même, François Hollande, le candidat « normal », tellement sympatoche et proche des gens, authentique lui aussi, dévoilait ses soixante propositions pour la France, chiffrées à vingt milliards seulement, prix d'ami garanti.
Dedans on trouve quelques promesses sociétales à son électorat dont le mariage homosexuel, et aussi la création de 60000 postes de professeurs dont on se demande bien par quel tour de « passe passe » il y arrivera.
Curieusement, c'est la seule proposition qui fait débat auprès des sondés qui se sont dits convaincus par le « discours du Bourget » de François Hollande, un discours qui est loin d'être le « remake » même colorisé du « discours de Bayeux », voire même du « discours au Panthéon » d'André Malraux le jour du transfert des Cendres de Jean Moulin.
Là-dessus on est en droit d'être sceptiques, puisque l' « écrémage » à haute dose de l'Éducation Nationale et de la Fonction Publique a commencé en 2002 pendant le gouvernement Jospin et la mise en place de la L.O.L.F afin d'aligner le budget français sur l'européen. On me dira, en France on hésite entre sociale-démocratie « light », Hollande, sociale-démocratie « dure » sur le social, Mélenchon et sociale-démocratie « libérale », l'UMP.
On trouve aussi dedans une resucée des « emplois jeunes » de 1997, rappelons que l'un de ces emplois, formateur et tout, préparant les jeunes à l'entrée dans le monde du travail ensuite, consistait à ouvrir et fermer les portes des postes aux clients tout en gardant le sourire, le genre de tâche n'engendrant donc aucune aliénation ni côté répétitif donc.
On retiendra aussi le débat organisé entre Saint Stéphane Hessel (que le Tout Puissant le garde en sa sainte garde !) et François Hollande pendant les « journées de Nantes », qui ont sans doute poussé Saint Stéphane à comparer monsieur Hollande à Pierre Mendès-France et le général De Gaulle réunis, Hollande donc c'est le « deux en un » (on en conclue aussi que François Hollande risque donc d'avoir, s'il est élu, deux fois plus de rues à son nom que les deux grands personnages sus-nommés, et non suce-nommés, s'il vous plaît je vous en prie !, qui en ont déjà beaucoup).
Irrésistiblement, quand je pense à ces deux évènements (enfin évènements, deux péripéties médiatiques somme toutes) apparemment sans rapport aucun entre eux, je songe immédiatement à une scène que je trouve hilarante de « Quasimodo d'El Paris », quoi que de très mauvais goût, mais je suis un mauvais sujet caustique, cynique, méchant, râleur et que sais-je encore, (juste par esprit de contradiction le jour de la fin du monde, je ferai un nouveau départ), scène donc dans laquelle on voit Richard Berry dire en « langue des signes » de son cru (voir vidéo ci-dessous) :
« C'est la fêt-euh, Quasimodo ! ».
Car les "soixantes" propositions (pourquoi se rationner et ne pas aller jusqu'à cent-dix) indiquent que "demain on rase gratis" et que "ce sera le bon-heureuh" ?

| Don défiscalisé 10€ ou plus |
|
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
|
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Elle n’avait pas mauvais caractère, elle avait du caractère, nuance...
28/01 11:39 - Amaury Watremez...qui prennent le peuple pour des cons comme à l’UMP.
28/01 11:24 - Amaury WatremezTri Yann c’est quand même mieux, et en parlant de chanteurs bretons, je préfère (...)
28/01 11:24 - Amaury WatremezA Cova, "Salauds de pauvres" comme dit Grandgil dans "la traversée de Paris", je n’ai pas (...)
28/01 11:23 - Amaury WatremezPie, votre sainteté, je ne peux pas vous en vouloir car vous avez raison sur deux ou trois (...)
28/01 11:21 - Amaury WatremezJe trouve qu’il est tout aussi hypocrite que l’autre, moi aussi.
28/01 11:19 - Amaury Watremez
Pierre Lescure chante le rock
Taddeï l’anticonformiste, de Dieudonné à Chomsky
Violence des jeunes : vrai ou faux problème ?
Akhenaton : rap, religion et politique
Coline Serreau, la belle verte