Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

 Accueil du site > Tribune Libre > De l’autre coté du Rhin (50 ans après le traité de l’Elysée)

De l’autre coté du Rhin (50 ans après le traité de l’Elysée)

Quand vous voulez vous renseigner sur ce qui se passe de l'autre coté du Rhin, il y a une première chose à faire immédiatement : oublier la presse française !

Prenez le Monde, par ailleurs totalement derrière Hollande en ce qui concerne le Mali alors que si on se souvient bien, ils étaient assez critiques envers l'Afghanistan. Passons.

Vendredi, le Monde écrivait "Faute de franchir le seuil des 5%, les libéraux du FDP pourraient priver la droite de ce Land". Nous sommes Lundi, et la chancelière Angela Merkel est toujours au pouvoir. Pourquoi ? Parce que le Parti Libéral Démocrate allemand, le Frei Demokratische Partei (FDP), a fait 9.9% (source Frankfurter Allgemeine Zeitung). 

L'avez-vous lu quelque part ? Non, ou alors en Arial 4 interligne 0.5, quelque part entre "défaite de la coalition Merkel" et "énorme succès des socialistes allemands" (qui, au passage, ne veulent ni du SMIC français, ni de la Sécurité Sociale française ...). 

Alors, déjà, commençons par féliciter les libéraux démocrates allemands ! Ensuite, comme Enquête & Débat qui est allé se balader en pays socialiste, à la FNAC de Chatelet les Halles, demandons nous si à force dé détourner la réalité, la presse et l'édition françaises ne seraient pas un peu responsables de leur malheur. Rappel : la presse écrite française va recevoir 272 millions d'euros de subventions en 2012 (source : Observatoire des Subventions) et pendant ce temps, Axel Springer, le numéro 1 allemand (Bild, die Welt, Euro am Sonntag, Berliner Morgenpost, etc) rachète des titres en France et en Belgique, tout en étant profitable et coté en bourse (289 millions d'euros de bénéfices en 2011).

JPEG - 36.9 ko
2 pays ou 22 régions et 16 Landers ?

Enfin, puisque nous fêtons les noces d'or des Germains et des Franzosen, dont Jean-Louis Bourlanges nous, dit, avec raison, qu'elles nécessitent maintenant une vraie fédéralisation, peut-être pourrions nous cesser de penser dans le cadre du strict niveau national, pour enfin gérer en commun, au niveau Européen, les fonctions régaliennes (police, justice, armée, diplomatie) et au niveau local, c'est à dire au niveau Régions/Lander, le reste ? 

Sinon, pour avoir de vraies infos sur l'état du couple franco allemand, lisez le quotidien genevois le Temps ("La coalition d’Angela Merkel battue de justesse en Basse-Saxe") ou la Libre Belgique

Alternative Libérale faisait dialoguer Michael Theurer (FDP) et Jean-Marie Cavada (Nouveau Centre) en mars dernier sur le thème "comment réussir l'Europe fédérale ?". Finalement, la réponse est simple : laissez les entrepreneurs et les PME faire leur boulot. Il y a beaucoup plus de liens entre les économies françaises et allemandes qu'entre le PS et le SPD ou entre le Monde et die Welt. 

 



Sur le même thème

Mutti Merkel, la reine du monde ?
Martin Schulz, «le bon Allemand» candidat à la présidence de la Commission européenne. Par Yvonne Bollmann
Prospective mondiale : L’Allemagne, du Frein à la Croissance de l’Europe à une grave Rechute de l’Economie mondiale à l’horizon 2015-2017
Valls : la France, un grand pays, qui doit être respecté par ses partenaires européens
Un printemps en Europe ?


Réactions à cet article

  • Par ZEN (---.---.---.211) 22 janvier 2013 11:58
    ZEN

    la réponse est simple : laissez les entrepreneurs et les PME faire leur boulot.

    Ach ! Leider !
    Une réponse naïvement libérale qui ne peut qu’aggraver le mal
    Le problème posé par le modèle allemand est politique, comme est politique toute discussion sur un nouvel avenir européen aujourd’hui en panne

    • Par Mycroft (---.---.---.114) 22 janvier 2013 12:53

      Ce qui n’est en rien incompatible avec la proposition de l’auteur. Les entrepreneurs font tout autant de la politique que les élus.

      La seule véritable différence, c’est qu’ils ne sont pas élus par le peuple, qu’ils ne lui rendent donc pas de compte et qu’ils peuvent agir à leur guise, même contre les intérêts du peuple sans se trouver éjecté par la suite. Un peu comme la noblesse d’ancien régime en somme.

      Le libéralisme a beaucoup de mal avec des notions comme « idéal républicain ».

    • Par jmdest62 (---.---.---.10) 23 janvier 2013 08:37
      jmdest62

      @ l’auteur

      vous écrivez :

      "....peut-être pourrions nous cesser de penser dans le cadre du strict niveau national, pour enfin gérer en commun, au niveau Européen, les fonctions régaliennes (police, justice, armée, diplomatie)....."

      Pourquoi ne pas commencer pas quelque chose de beaucoup plus simple : Présenter une Equipe d’Europe aux prochains mondiaux d’ athlétisme et ensuite une Equipe d’Europe au jeux olympiques...

      @+

  • Par TSS (---.---.---.50) 22 janvier 2013 18:33

    l’Europe sera viable le jour où les gens qui la dirigent seront elus comme tout un chacun et

    non pas par cooptation de copain à copain !!

    Le parlement européen,élu lui, n’a aucun pouvoir que celui de voir passer les trains... !!

  • Par foufouille (---.---.---.35) 22 janvier 2013 20:22
    foufouille

    hartz IV, le reve du liberal (loi cree par un escroc)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

ECRIVEZ UN ARTICLE !






Palmarès







Partenaires