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De la « discrimination positive » à l’école ?

Les instituteurs, malgré de bonnes intentions d’ouverture culturelle, seraient-ils parfois à l’origine tout simplement de discriminations ?

Fin d’année scolaire, ma fille vient de finir le CP. Elle semble garder un très bon souvenir, aucune ombre au tableau à première vue. Les instituteurs ont-ils rempli leur mission intégralement ? D’un certain point de vue, oui, elle sait lire à peu près convenablement et elle éprouve du plaisir à écrire même si c’est truffé de fautes d’orthographe. Pourtant, pour moi en tant que parent, une inquiétude flotte dans mon cœur, l’entrée à l’école de mes enfants serait-ce aussi le signal de départ d’un long combat contre la discrimination ? Quels principes prône l’Education nationale au niveau de l’éducation de nos enfants, de leur intégration dans la société ? L’école forme-t-elle vraiment des citoyens ou se trouve-t-elle en position de fabriquer malgré de bonnes intentions des citoyens de seconde zone ?

 

 

 

 

Nous sommes fin 2006, ma fille me réclame un jour nos passeports ou nos cartes d’identité de nos pays d’origine. Nous sommes deux parents d’origine étrangère. La maîtresse frappée par cette union étrange de deux destins souhaiterait montrer aux autres élèves qu’ils existent d’autres nations sur cette chère planète ! Cette demande nous interpella, car ce n’est jamais à nos yeux une demande anodine. On comprit la démarche de la maîtresse malgré tout. Bien avant, les enfants pouvaient déjà par exemple apporter des CD de musique des pays de leurs parents. Ouverture aux autres cultures, donc la demande de documents d’identité malgré son caractère désagréable fut comprise et sourcils froncés, nous y accédâmes. Je me demandai toutefois, qu’aurais-je fait si j’avais été en situation irrégulière ?

 

 

 

Ce fut le début des désagréments, car ce travail d’ouverture que j’estime superficiel, une fois la classe finie, n’eut plus aucune prise sur les enfants. La brèche était ouverte, on avait pointé du doigt la différence, moqueries, singeries d’accents, de chansons commencèrent allègrement, ma fille fut obligé de se justifier : « Mais je suis comme vous, je suis née ici ! » Elle me fit remarquer que ses copains d’origine italienne ne subissaient pas le même sort. Je réagis, je fis un courrier en expliquant que la seule façon valable de valoriser les autres cultures tout comme la culture française et européenne était de présenter des livres, des expositions d’art, des films, des documentaires, les histoires des inventions, etc., tout cela sans aucun renvoi aux origines précises de tel ou de tel élève. Certes, une partie de tout cela fut fait.

Plusieurs mois après, je retrouvai dans le cahier de mon enfants, une phrase proposée par un des enfants et retenue, validée donc pour la lecture en classe : « Clara (ma fille) n’est pas de la même région que nous ? »

Il y a deux semaines à peine l’enfant alertée revient à la maison en me disant : « Maman, j’ai pleuré aujourd’hui, la maîtresse a dit qu’il y avait eu beaucoup de morts chez toi ! » Pour un enfant dont les grands-parents sont encore vivants et d’un certain âge ce genre de nouvelle a de quoi alarmer.

Hier même, un médecin trouvait que c’était extraordinaire d’être dans une configuration de couple originale, je lui rétorquai que j’aurais souhaité qu’on le rappelle moins à mes enfants dans le cadre scolaire. Nous sommes Français désormais, nous avons tourné une page de notre existence qui ne fut pas forcément gaie alors on voudrait vivre en sérénité dorénavant. Mais cela forgera le caractère de vos enfants !, me répondit- il.

 

 

 

Est-ce que mes enfants seraient en droit de ne pas se forger le caractère de cette façon ? Est-ce qu’il serait possible d’ouvrir des horizons culturels sans aucun renvoi aux familles qui de toute façon transmettent ce qu’ils ont à transmettre à leur propre façon et s’ils en éprouvent l’envie et la capacité.

Moi, en tant que parent parlant français, j’ai réagi, j’ai écrit, mais que font ceux dont les parents ne sont pas en mesure de s’exprimer et encaissent les quolibets de leurs camarades dès leur plus jeune âge ? Comment réagissent-ils, se rassemblent-ils avec leurs pairs, font bande à part, certains brûlent-ils les maternelles à 16 ans ? Ma fille a trouvé la force de retourner la différence à son avantage, mais cela est dû à son caractère. Elle manifeste une curiosité plus accrue pour nos cultures, elle nous défend à sa manière.

N’étant pas confrontés à ce problème, moi et mon époux, savons pertinemment d’où nous venons, que l’on soit interrogés sur nos origines, cela nous semble à peu près normal, on ne le nie pas, ce sont nos racines, nous avons même été formés et bien formés ailleurs, mais nous avons quitté nos pays comme on quitte une prison, pas envie d’en parler, pas envie d’y retourner. Il est pour nous indéniable que l’on est de là où on est nés. Nous expliquons à nos enfants qu’ils sont Français, ils ont assumé cette identité dès leur plus jeune âge, mais ils tirent également leurs racines d’ailleurs.

J’ai toutefois peur que le moment venu certains leur fassent comprendre que leur place n’est pas ici tout comme on l’a fait comprendre à d’autres jeunes issus de l’immigration et qui, malgré leurs diplômes, ont dû chercher leur fortune dans d’autres pays.

 

 

 

En dehors du cas personnel, la réflexion qui s’entame est « Quels citoyens français et européens voulons-nous ? » Et si nous réfléchissons plus profondément aux enjeux d’aujourd’hui, ne devrions plutôt nous approprier la pensée de Cyrano de Bergerac :

"Un honnête homme n’est ni français, ni allemand, ni espagnol, il est citoyen du monde et sa patrie est partout." ?

 

 

 

 

 

Mais dans ce cas, il faut que les représentants de l’Education nationale prennent conscience qu’il y a un hiatus entre les discours, les bonnes intentions officielles et ce qui se passe en dehors des classes. La rue réagit autrement à la différence, aux instituteurs de trouver la bonne voie de l’éducation citoyenne, car au lieu d’être en partie à l’origine, ils peuvent creuser les clivages. Citoyens du monde, soit, mais dans ce cas-là, faisons en sorte à ce que l’on le soit tous et à tout moment.

 

 

 

Pour finir, une autre trouvaille éducationnelle datant de cette année et concernant un autre enfant, à méditer dans ses conséquences :

 

 

 

« Toi qui es d’origine étrangère, tu dois être un exemple de sagesse pour les autres enfants ! Mais je suis Français, Madame ! »

 

 

 

par Thelma Sanders mercredi 4 juillet 2007 - 59 réactions
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  • Par Thelma Sanders (xxx.xxx.xxx.39) 4 juillet 2007 14:11
    Thelma Sanders

    Je demande des excuses dans un premier temps pour la division un peu trop espacée de l’article, cela peut en gêner la lecture. Je critique à peine, j’ai relevé des faits surtout et je m’inquiète en partie pour mes enfants, mais aussi pour les générations à venir. Pour ce qui est des enfants, ils s’en sortiront chacun à leur manière. On doit les épauler le temps qu’il faudra. Dans le cadre scolaire, j’ai déjà écrit dans l’article que la seule ouverture culturelle sans aucun renvoi aux origines des uns et des autres était suffisante. Les enfants seront de toute façon sensibles aux efforts faits. Pointer des identités me semble desservir l’éducation citoyenne.

    je suis pour ma part opposée au communautarisme et profondément attachée à la laîcité. Vivre dans un pays surtout dans les conditions où on le choisit équivaut adhésion à ses valeurs et à un savoir-vivre qui lui est spécifique. Notre propre culture de départ s’y ajoutera par petites touches, la toile de fond existe si on ajoute une touche, autant qu’elle soit harmonieuse avec tout le reste et pour ce qui est de la France on parle de siècles d’Histoire et de culture tout cela à l’unisson avec la culture européenne.

    Il me semble important pour un enfant d’aimer le pays où il est né, d’y être heureux et d’en devenir un citoyen responsable et soucieux d’un bien être général. je n’aimerais que ni mes enfants ni autres enfants issus de l’immigration se sentent les "mal aimés de la République française". J’ai quitté mon pays sans regret même si j’y ai reçu une excellente formation. Pourquoi sans regret ? Parce que mon pays ne m’inspirait pas du respect au niveau de la classe politique, deux poids et deux mesures et dans un pays démocratique ou qui se prétend comme tel, nous ressentons le besoin de respecter ceux qui nous gouvernent pour leur probité. Le bien être d’un pays se mesure à l’intérêt que ses dirigeants à tous les niveaux, du maire jusqu’au président, élus par nous tous, portent au bien être général. La mécanique est certes plus complexe, car d’autres parties rentrent en compte lorsqu’il s’agit de l’état général d’une société. C’est ce que j’ai admiré en France pendant longtemps et c’est ce que je n’ai jamais eu l’occasion d’admirer dans mon pays d’origine.

    je souhaite que mes enfants soient attachés à la France, qu’ils ne doutent jamais de leur identité française et qu’ils en deviennent des citoyens ayant de l’amour et du respect pour leur pays tel que moi, je l’éprouve.

  • Par Mango (xxx.xxx.xxx.4) 4 juillet 2007 21:55
    Mango

    @ Bois -Guisbert qui affirme : "Un Noir peut être citoyen français, mais certainement pas Français au sens originel du terme".

    Peste ! Je serais curieuse de connaître cette France au sens originel ? Le Royaume de Clovis ? Nous ne serions pas nombreux, ou carrément éteints, dégénérés et abrutis par la consanguinité.

    J’espère pour Bois-Guisbert qu’il n’est pas niçois : il serait Français depuis moins longtemps que les antillais ou que les miséreux italiens et espagnols qui ont fui leurs pays pour coloniser l’Algérie !

    Monsieur Bois-Guisbert pourrait -il produire son arbre généalogique avant de parler de "sens originel" et de se piquer d’humour (noir !) en jouant avec une subtilité toute relative sur les mots "naturalisé" et "empaillé" ?

    Ce sont bien les "Bois-Guisbert" et leurs arguments de pureté originelle qui mériteraient d’être "empaillés" et exposés au Museum d’Histoire Naturelle pour l’édification des jeunes générations ! smiley

  • Par Mango (xxx.xxx.xxx.4) 4 juillet 2007 16:12
    Mango

    @ l’auteure.

    Bonjour et merci pour ce bel article qui pose des questions essentielles et douloureuses.

    La première concernant la prétendue « méchanceté » ou « cruauté » des enfants : les enfants ne sont pas plus « méchants » ou « cruels » qu’un crocodile affamé ou qu’une lionne qui chasse une « gentille » gazelle pour nourrir ses petits ! Les enfants sont des adultes en devenir : l’enfance n’est pas un état définitif. C’est une étape transitoire de la vie au cours de laquelle on est particulièrement vulnérable, et qui appelle protection et éducation.

    En tant que personne vulnérable, l’enfant développe des défenses, l’une d’elle étant l’appartenance à un groupe, à une « meute » qui le rassure. Il doit être « comme les autres » sous peine d’être « moins bien » que les autres. Il n’y a rien de pire pour un enfant que de se découvrir « différent », que ce soit par la couleur, la culture, le handicap ou la catégorie sociale, et ceux qui trouvent la force d’accepter cette originalité, souvent même en passant par une phase revendicative plus ou moins violente et agressive de rejet de la « norme », sont toujours des enfants qui ont eu la chance de vivre dans leur petite enfance une phase d’amour inconditionnel.

    Le « caractère » de votre fille qui lui permet aujourd’hui de surmonter les épreuves de la socialisation- en l’occurrence, une épreuve culturelle, mais tous les enfants ont les leurs : port de lunettes, petite taille, laideur, maladie... même une précocité ou une beauté exceptionnelle peuvent susciter le rejet : tout ce qui n’est pas médiocre est « hors normes »-, ce caractère, elle ne le doit qu’à vous ou tout autre présence « maternante » qui l’a bercée quand elle avait peur, soignée quand elle avait mal, nourrie quand elle avait faim, couverte quand elle avait froid, baignée quand elle avait chaud et qu’elle était totalement dépendante.

    Cela vous semble sans doute aller de soi, pourtant il est frappant d’observer comme la satisfaction de ces besoins élémentaires est directement liée à l’estime de soi de l’enfant et de l’adulte. Les professionnels (éducateurs, rééducateurs et psys) en prennent toute la mesure lorsqu’ils doivent travailler à la restauration narcissique d’enfants victimes de négligences et/ou de maltraitances.

    Rassurée, protégée, elle l’a été et doit encore l’être. Eduquée et instruite, elle l’est, mais pas toute seule, avec les autres, eux aussi « sauvageons », pas encore tout à fait « civilisés ». C’est « en cours ».

    Quant aux tentatives (maladroites en l’occurrence ) des enseignants pour ouvrir les enfants sur le monde, c’est tout le problème de l’école « publique, laïque et obligatoire » que vous pointez là. Cette école qui a pour mission, Ô combien louable, de donner les mêmes chances à tous, n’y parvient malheureusement pas pour la simple et bonne raison qu’elle doit faire le choix d’une moyenne, d’une « norme » qui corresponde au plus grand nombre, et il y a dans nos écoles de moins en moins d’enfants « comme tout le monde », et donc de plus en plus qui restent sur le bord de la route. Cette école reste « le moins pire des systèmes » pour la majorité qui se reconnaît dans les représentations qu’elle véhicule, mais tous les autres, en plus des efforts d’apprentissage, doivent en plus fournir des efforts d’imagination. Regardez les manuels : dans les années 60, papa y lisait le journal en fumant sa pipe pendant que maman faisait la vaisselle. Ce schéma correspondait effectivement à la réalité vécue par la majorité des enfants scolarisés. Par la suite, on nous a pondu un rat vert, un fantôme, et autres sorcières, histoire de ne pas traumatiser les enfants de divorcés ou les féministes, mais on peut toujours trouver à redire : le métro qui exclut de fait toute la population rurale, les vacances à la mer et à la montagne qui laisse sur le carreau tous ceux qui n’y ont pas accès, et ne parlons pas de toute cette imagerie des saisons qui laisse perplexe les petits écoliers d’outre-mer !

    En suivant les directives officielles du cycle 2 (travail sur l’identité, éducation à la citoyenneté - documents officiels-, travail sur l’histoire familiale et les générations-structuration du temps- travail sur l’espace proche et lointain), je suis prête à parier l’enseignant , (forcément ex- bon élève et probablement français depuis plus d’une génération, quoi que les choses bougent un peu, mais ce n’est qu’un frémissement...) l’enseignant donc ne s’est pas douté une seconde qu’il pouvait mettre une famille en difficulté, car pour lui, quand bien même vous seriez nés à l’étranger, quand bien même vous auriez vécu une histoire douloureuse, il est totalement inconcevable que vous puissiez le vivre comme une discrimination et en souffrir encore. Comment le pourrait-il d’ailleurs, n’ayant vraisemblablement jamais eu à expérimenter lui-même cette « hors-normalité » ?

    Enfin, je tenais à relever le début de cette phrase cruelle à la fin de l’article : « Toi qui es d’origine étrangère, tu dois être un exemple de sagesse pour les autres enfants ! ».

    On l’a aussi servie aux femmes qui ont dû « faire leurs preuves » dans les métiers d’ « hommes ». Les femmes ne pouvaient pas répondre : « mais je suis un homme Monsieur ! », mais certaines ont cru nécessaire de se comporter comme eux pour le faire croire et la majorité reste obligée d’en faire deux fois plus et de faire mieux pour ne pas démériter. Il faudra beaucoup de temps pour que ça change, mais en attendant, ça reste vrai.

    Malheureusement, c’est encore aux exclus, aux discriminés, aux victimes d’injustices de refuser de répondre aux provocations, de respecter la loi et de l’utiliser pour que justice leur soit rendue.

    C’est un fait, déplorable, mais un fait incontestable : vous vous devez d’être exemplaire ( et apparemment, vous l’avez été jusque là), pour gagner le droit d’être critique, ce que vous faites très bien.

    Encore merci, et permettez -moi de vous recommander ce livre : « Je suis comme une truie qui doute » de Claude Duneton, paru en poche. C’est un ouvrage savoureux et très critique qui aide à prendre suffisamment de distance avec l’école en la montrant telle qu’elle est, et à comprendre qu’à elle seule, elle ne peut pas tout.

    On peut aider à la changer en y entrant. Votre fille peut-être, un jour ?

    Et elle saura réfléchir avant de demander une pièce d’identité à un parent d’élève !

    Cordialement.

  • Par Mango (xxx.xxx.xxx.4) 4 juillet 2007 23:07
    Mango

    @ Philou.

    Ahurissant !

    Avez-vous lu l’article ? L’auteure s’y exprime dans un français parfait que nombre de nos contemporains seraient bien incapables de produire !

    Comment parler dans ce cas de "culture trop différente" ?

    Quant à l’"accent manifeste", il est vrai que notre territoire national en est exempt ! De Nice à Quimper, de Calvi à Dunkerque en passant par Marseille et de Biarritz à Strasbourg, partout la même diction impeccable, la même phonologie d’un purisme académique. Parions que vous-même distinguez "é" de "è", prononcez l’accent circonflexe du "a" et seriez capable d’user du subjonctif à bon escient.

    Sans doute le "malaise" de cette petite fille, au demeurant douée, aimant lire et écrire, aurait-il été moindre si elle s’était bravement laissé réduire au silence ou massacrer dans son pays d’origine ?

    Que faites-vous pour que ces pays dévastés, exploités, ravagés ? Prêchez-vous l’annulation de la dette ? Etes-vous engagé pour leur démocratisation, l’éducation et/ou le soin de leurs populations exsangues ? Y luttez-vous pour la liberté de la presse ? Protestez-vous quand nos dirigeants se changent en carpettes VRP devant des dictateurs ? Ou continuez-vous à leur acheter des vêtements, des voitures, des écrans plats, à y passer vos vacances ou à vous y faire ravaler la façade, le dentier, et aspirer la cellulite (le « tourisme esthétique », c’est nouveau et ça marche du feu de Dieu !) à des prix défiant toute concurrence par des salariés précaires et exploités ?

    Sans doute estimez-vous que les Français ne doivent leur relative richesse qu’à eux-mêmes, qu’ils sont auto-suffisants, qu’ils pourraient vivre en parfaite autarcie...

    Mais mon pauvre ami, sans les colonies vous n’auriez même pas de frites pour accompagner votre steak ! Pas de tomates pour vos pizzas ! Pas de nouilles sans les chinois, et je ne parle même pas du couscous (encore élu récemment plat préféré des français)et des merguez sans lesquelles nos « fêtes à neuneu » ne seraient pas ce qu’elles sont !

    Le mythe du village d’Astérix a la vie dure. Je vais vous dire quelque chose qui va vous choquer : Goscinny était juif, originaire d’Europe de l’est, élevé en Argentine, et Astérix, c’était pour se moquer des Français... Si ! Oh, que ça fait mal !

    Et c’est une « Française » dont la branche « Française » remonte à François Ier qui vous le dit : si nous n’avions pas été régulièrement « envahis » par des « hordes barbares » ou si nous n’étions pas allés, de-ci, de-là, au gré des découvertes et des conquêtes, chercher des idées nouvelles et un peu de sang neuf, nous serions aussi vivants et créatifs que les momies égyptiennes.

    Les civilisations passent...

    Je me réjouis de la vitalité de la mienne, l’occidentale, qui survit jusqu’ici par sa tolérance et sa capacité à intégrer les individus venus de partout qui en font la richesse et le dynamisme.

    Je m’inquiète de sa récente frilosité qui annonce la vieillesse, le racornissement et la sclérose.

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