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De la fabrique du "mauvais Français" à l’atelier de la guerre civile

Il y a quelque temps la stéle à la mémoire d'une policiére, assassinée durant son service, devait être "déplacée" pour ne pas "stigmatiser" les habitants du quartier dans lequel elle avait trouvé la mort (1).

Plus récemment, au mois d'octobre 2011, une véritable campagne de presse fit des évenements du 21 octobre 1961 (une manifestation indépendantiste algérienne durement réprimée par la police) un des piliers de l'Histoire de France (2).

Actuellement une exposition au Quai Branly, animée par un footballeur, et initiée par un quadrille d'historiens amateurs (mais généreusement rétribués par une République peu regardante en la matiére), nous présente les "zoos humains" comme un comble de l'horreur colonial (3).

De fait chaque jour démontre une double volonté de la part des médias et des puissances politiques de stigmatiser systématiquement la population française et son histoire. Ou plus exactement des Français bien identifiés : ceux que les bons esprits qualifie de "Sous-chiens" (4).

Il suffit d'examiner la production cinématographique ou télévisuelle depuis plus de 50 ans : de façon systématique le "bon immigré" ou le "bon étranger" est systématiquement en butte au "mauvais français", qu'il s'appelle "Mon Beauf" ou "Dupont Lajoie".

Il suffit pareillement d'examiner la production littéraire. Rien que pour l'année 2011 des ouvrages comme "Le Bloc", "L'art français de la guerre", "Paris en temps de paix", et bien d'autres illustrent parfaitement cet ostracisme bien particulier à notre époque : la haine du Français repeint en "franchouillard moisi" ou plus simplement en "mauvais Francais".

Cette tendance lourde au racisme anti-français porté par les élites n'est pas sans conséquence.

Il suscite haines et violences entre populations, les émeutes ponctuelles ou et ce qui a été parfois qualifié de ratonnades anti-blancs (5) n'étant que la partie émergée de l'iceberg d'une guerre civile en gestation.

Comment agir pour trouver un "vivre ensemble" réel et pérenne ?

Sans doute faudrait t-il enfin sortir de la vision manichéene de l'Histoire qui nous est chaque jour présentée. Ainsi, par exemple, parler du 17 octobre 1961 demanderait des développements sur les motifs de la guerre d'Algérie en 1830 , et sur le génocide des 200000 musulmans Français orchestrés par l'Etat Algerien en 1962, ou sur l'Epuration ethnique d'un million de personnes menée par ce même état à la même époque. 

Ainsi parler des "zoos humains" devrait nous interroger sur l'initiation de la traite africaine par des peuples africains, et sur la perpetuation de cette traite dans certains pays africains de nos jours (6) . Ainsi discuter du sort de certains immigrés dans nos banlieues devrait amener à s'interroger sur le sort de certains de nos concitoyens dans ces mêmes banlieues, ou ailleurs quand ils ont dû s'en extraire (7).

Plutot que de stigmatiser un vote "extréme" chez certains de nos compatriotes, il conviendrait de s'interroger sur ses motifs, et d'y porter reméde, même si ceux-ci ne nous conviennent pas. Il est saisissant de constater la complaisance des médias et des politiques pour les auteurs de déprédations et d'exactions diverses, dépeints comme des "révoltés politiques" ou des "victimes". Saisissant de constater le contraste avec le regard méprisant porté sur ceux qui, à l'inverse, utilisent les outils démocratiques, comme le vote, pour contester un ordre établi qui ne leur convient pas.

La fabrique du "mauvais Français" telle que nous la connaissons aujourd'hui est initiée par des "penseurs" comme BHL et une caste médiatico-politique aux abois , portée par des pantins chargés d'amuser ou de donner le change, à l'image d'un Guéant ou d'un Besson.

Elle nous conduit sans doute à une guerre civile inexorable, dont les origines et les motifs sont à chercher dans la "stratégie du chaos" telle que l'a décrit Naomi Klein (8). 

La société française saura t-elle trouver une autre voie que la guerre civile ? Saura t-elle retrouver son identité et sa cohésion sans passer par cette voie qui risque de lui apporter son explosion et sa simple et tragique fin.

1- http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/l-hommage-a-la-policiere-terni-par-une-polemique-21-05-2011-1459766.php

2- http://lesmoutonsenrages.fr/2011/10/17/17-octobre-1961-un-massacre-a-eu-lieu-en-plein-paris/

3- http://fr.wikipedia.org/wiki/Houria_Bouteldja

4- http://www.francetv.fr/culturebox/lilian-thuram-nous-fait-visiter-lexposition-exhibitions-du-quai-branly-70117

5- http://www.marianne2.fr/Racisme-anti-blancs-realite-sociale-ou-competition-victimaire_a204234.html

6- http://fr.wikipedia.org/wiki/Esclavage_en_Afrique

7- http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-banlieues-masquent-les-vraies-fractures-francaises_a198742.html

8- http://reopen911.wordpress.com/2008/06/02/capitalisme-et-fascisme-%E2%80%9Cla-strategie-du-choc%E2%80%9D-par-naomi-klein/

par VICTOR LAZLO mardi 31 janvier 2012 - 43 réactions
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  • Par Annie (xxx.xxx.xxx.160) 31 janvier 20:17

    Vous avez raison. Je ne comprends pas tellement pourquoi il faudrait revenir à 1830 pour parler du 17 octobre 1961 ou encore à des événements survenus en 1962, c’est-à-dire un an après pour les relativiser. Vous remarquerez que seule la question de la colonisation est évoquée. L’article ne parle pas des exactions commises par de bons français pendant la deuxième guerre mondiale. Il est vraiment triste qu’un pays ou ses ressortissants n’arrivent finalement pas à tirer un trait sur leur propre histoire.
    J’ai une grande admiration pour l’Allemagne et les générations d’après-guerre qui ont su justement faire cela : accepter que leur pays ait commis l’innommable, mais ne pas s’enliser dans des débats stériles. On peut avoir un sentiment de fierté nationale, tout en reconnaissant les errements et les erreurs politiques de la France à certaines époques, et tout en critiquant la colonisation. Les deux ne sont pas incompatibles.

  • Par focalix (xxx.xxx.xxx.73) 2 février 13:08
    focalix

    Appelons les choses par leur nom : la colonisation fut une occupation militaire violente.
    L’occupation de l’Algérie par la France a duré 130 ans, celle de l’Afrique subsaharienne de 60 à 75 ans environ. L’occupation de la France par l’Allemagne a duré 4 ans et demi seulement.

    Le joli temps des colonies concernait en premier lieu les métropolitains.
    Pour les autochtones, cela signifiait :
    - le pillage des richesses du sol (richesses forestières notamment), du sous-sol et de la mer.
    - Le massacre d’une flore et d’une faune extraordinaires.
    - La mise en place d’un modèle de développement notoirement inadapté aux besoins et aux aspirations de la population.
    - L’exploitation des habitants (salaires de misère, travail forcé ou esclavage à domicile).
    - Le régime de l’indigénat (droits civiques considérablement réduits).
    - La répression parfois inhumaine de ceux qui réclamaient l’indépendance ou seulement l’autonomie.
    - L’enrôlement forcé dans les guerres, notamment celle de 1914-1918.
    - Le refus de reconnaître la nationalité française à des peuples qui ont pourtant combattu sous notre drapeau.
    - Le dénigrement et l’étouffement des cultures et des langues locales.

    La loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés stipulait :
    "Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit."
    Un an plus tard, cet alinéa a été révisé ainsi :
    "Les programmes de recherche universitaire accordent à l’histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu’elle mérite."
    Tant à gauche qu’à droite, des parlementaires de bon sens (ça existe !) ont fait observer qu’il appartenait aux universitaires plutôt qu’aux politiques d’écrire l’histoire.
    Une occupation est un gigantesque viol, et pas toujours au sens figuré. Avant de dire que cela fut positif, un minimum de décence commande de s’enquérir de l’avis de la victime.

    Le collaboration, qui existe depuis décennies, entre les universitaires des pays colonisateurs et des pays anciennement colonisés devrait tendre vers une vérité acceptable par tous...

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