• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Des petits trous, des petits trous... historiques (1)

Des petits trous, des petits trous... historiques (1)


Cette fois, ça commence par un exemple tout ce qu’il y a de plus personnel. Je ne suis plus tout jeune, ai donc vécu pas mal de choses. Aucune guerre, même si celle d’Algérie s’est produite pendante toute mon enfance. Non, là je vous parle de 1968. Comme tout étudiant peu fortuné, je dois me trouver un job d’été pour pouvoir en deux mois amasser de quoi tenir chichement toute l’année. Ça ou un poste de « pion », que je ferais finalement à mi-temps un an seulement, à Dunkerque. Sans ce poste, remarquez je ne m’aurai jamais réussi à faire la collection intégrale de Blue Horizon : pour aller de Lille à Dunkerque, faut un arrêt à Hazebrouck. Parfois, le délai entre deux trains était de plus d’une heure (la ligne n’était pas électrifiée, et gamin, j’allais au lycée en Pacific 231 à charbon.. !!!) Et à Hazebrouck, c’est bien connu, y’a... rien. Si, à l’époque un seul, disquaire au milieu de la place, à posséder presque tout le catalogue de Blues Anglais. Perles rares en vue. Alors entre deux trains... je perfectionne ma collection, et découvre Elmore James, entre autres. Non, cet été là, on me propose un boulot qui paye d’enfer : deux fois le salaire de mon père ! Tenu deux mois, ça permet de voir large. C’est un simple boulot d’ouvrier, pourtant, dans une usine de papeterie, en travail posté de 3x8, car à l’époque on a le droit de le faire, même très jeune. Panier de nuit et prime de danger, ça gonfle le salaire, alors on en profite ! 

 

On était hébergés gratis en prime, dans des chambres type garnison, lits en ferraille et voisin qui ronfle, mais il n’y avait aucune cantine : à nous de nous faire notre "musette". On m’a toujours dit que j’avais une grande gamelle, ça doit venir de cette époque : je suis fier, je viens juste de dégotter la même gamelle que mon père ! C’est du boulot de manutentionnaire, et ça consiste au départ à manipuler des paquets de 250 k g de pâte à papier dans des wagons (ou des péniches), à savoir de recevoir sur la tête ou pas loin deux longs crochets d’une vingtaine de kilos qu’un conducteur de pont roulant prend un malin plaisir à dérouler le plus vite possible. Evidemment, au premier essai de relevage vous laissez le bout de vos pompes renforcées sur le paquet que vous venez d’accrocher, et quand on soulève sans prévenir, vous valsez au fond du wagon devant toute l’équipe morte de rire ! Les ouvriers sont comme ça : très durs, mais ils se rattrapent vite en vous mitonnant des repas dans leur cambuse et leurs gamelles avec des "ché bon, hein, tiot après avoir valdingué comme t’as fait d’ta l’heure" qui vous réchauffent le cœur. On porte le casque, on joue au mec, on boit... enfin on essaie de suivre, pour avoir une contenance car l’alcoolisme dans le travail, j’en ai vu les ravages en effet. C’était apéro quasi tous les jours, et je ne vous raconte pas les dimanche ! On doit mettre 4 crochets logiquement, mais on vous apprend à n’en mettre que deux pour aller plus vite ("fais comme cha min tiot, cha va miu !") : les deux balles de pâte se soulèvent et se claquent violemment l’une contre l’autre : le paquet de 500 kgs vous passe sur la tête, accroché ainsi, à savoir sans aucune véritable sécurité ! Le casque de protection n’est jamais porté ou presque ! Le contremaître passe et... ferme les yeux. S’il fait une seule remarque, il pourrait faire tintin pour son moteur de bagnole en panne ou son puisard à installer chez lui : "puisque ché comme ça il’fera li mêm’ , à s’barraque". Ça s’appelle un consensus ouvrier, ou je ne m’y connais pas. 

 

Au deuxième jour, on vous jauge à nouveau : "ah ben c’soir, eul ’tiot y va nous accrocher les wagons, hein, tiot ?"... (le"hein", vous le connaissez depuis Dany Boon : c’est exactement comme ça, "hein".. !!!) euh, ben... Un quart d’heure après vous êtes sur les rails, arc bouté à un wagon, entre ses tampons, et au bout là-bas, voilà la loco diesel qui arrive avec les autres... Vous restez entre les tampons, accroché à vos gants de sécurité, en train de relever le crochet... ça suinte de partout, vous dégoulinez de frayeur, vous avez envie de partir... mais c’est ça et se faire écrabouiller... Vous restez, dans un énorme bong les tampons se touchent, vous reculez d’un bon mètre avec votre wagon, vous laissez tomber le crochet... Bingo : encore six fois ce soir la manœuvre et on vous torche la tronche au mauvais schnaps (à l’alcool de betterave bien entendu)... Bienvenue au club des "crocheteux" ! "hé, t’tiot t’as fait d’in t’marrone, hein, avoue, tiot" ! Mais cha va, t’as pas fini in crêpe comme lot’, là " ! Gasp, vous ne saviez pas qu"il y a quelques années un des leurs c’était fait... tamponner. Je reprends un schnaps. Que de souvenirs ! 

 

Deux mois comme ça, à ne plus voir le jour de la nuit, que le dimanche (quand on n’y travaille pas, car c’est payé double, et la législation est inexistante -ou pas respectée- si on a envie de bosser, on bosse !). Les autres jours, c’est de matin, le plus dur pour un jeune, d’après midi ou de nuit, que tout le monde préfère car le boulot de 8 heures est réglé en 2 heures, et après c’est dormir dans le papier (le contremaître ne doit voir personne, on dort tous sous des couches énormes de papier !) ou faire bombance à s’en péter la panse (purée ce qu’ils savaient bien faire à manger dans leurs minuscules gamelles à étages  !)... Evidemment, après ça, la rentrée universitaire vous parait molassonne. Et les rires vous manquent. Et les frites du Resto U vous paraissent bien tristes. "Hein, t’ch’tio" ?

 

Ça se passe à Corbehem, près de Douai, chez Béghin-Say, une des plus grosses papeteries déjà en France. Et comme c’est une des plus grosses, le matériel est en relation. Les bobines de papier qui sortent des deux trains de production sont monstrueuses, et sont empilées dans un hangar à quatre exemplaires l’une sur l’autre, verticalement. Des "Hysters" au gaz monstrueux munis de pinces vous soulèvent les bobines de 4 tonnes comme fêtu de paille : si l’un d’entre eux rate son coup, tout le hangar peut se retrouver par terre par effet domino. Les conducteurs de Hyster sont les rois, et les seuls ou presque à ne pas boire... ou moins, en tout cas. Parmi eux, il y en a un qui tous les jours en veut à un dénommé "Deuhélle". Comme je ne sais pas qui sait, je le demande. Tous sont écroulés "ah, teu conno pas deuhélle ! " On me raconte alors l’histoire de la Renault 4L de 40cm de large : un jour, un conducteur furieux à laissé rouler une bobine (de 4 tonnes !) le long d’un quai en pente. Au bout, il y avait la bagnole du contremaître avec lequel il s’était fritté. La 4L, adossée à un mur, ne faisait plus que 40 cm de large (un seul siège !), avec sur l’un des côtés un bel arrondi, celui de la bobine de papier. Moitié moins large qu’une 4L, c’était devenue une 2L ! Prononcez "Dehélle" ! Le "j’ai glissé chef" façon Pithiviers,  emprunté à la 7ème Compagnie comme excuse du conducteur avait été diversement apprécié par la direction. Les ouvriers étant tous roulés par terre, le contremaître effondré. Comme dans toute usine, un surnom en était sorti de cette aventure : toute sa vie, le contremaître se ferait désormais appeler "2L". Deux mois après, le contremaître revenait avec une R16 flambant neuve. Et un mois après, à la place du sigle Renault 16, il se retrouvait avec un "2L" en acier chromé, collé à l’Araldite sur son coffre fabriqué par un des ouvriers, chez lui, et chromé industriellement, comme un vrai. Le monde ouvrier est comme ça : violent et poilant à la fois ! Un monde qui disparaît : les bobines de papier, aujourd’hui, sont manipulées entièrement par des robots !

 

Au bout de huit jours de crochetage, et une quinzaine de wagons, on me mute au pesage (à force de "valdinguer" sans doute !). Là, ce sont les bobines qui arrivent horizontalement sur des palettes qui circulent dans le plancher. On les tourne, à la main, on les fait avancer sur la machine de pesage, et là, une autre étrange machine se met en marche. Elle possède un clavier, et sort deux choses : une étiquette, faite sur une machine à aiguilles assez classique, avec des bandes perforées de chaque côté, que l’on colle à l’éponge pleine de colle sur la bobine, et... un bout de carton perforé, qu"on doit prendre soin de mettre dans un récipient de plastique qui est relevé plusieurs fois dans la journée. C’est mon premier (et dernier) contact avec la carte perforée.

 

Béghin-Say marche bien, car elle a une gestion au millimètre de sa production, et ce qui lui apporte cette réputation sont les tous derniers exemplaires de l’IBM 26, sortie dès 1949 aux Etats-unis, remplacée par le modèle 29 en 1964. On a que peu de choses à taper sur le clavier (un code de poste et c’est tout), la pesée est automatisée. On ne doit veiller qu’à la bonne arrivée de la bobine sur le plot de pesage, c’est tout. Je viens de voir pour la première fois de ma vie une chose qui disparaîtra avec l’arrivée de l’électronique sous forme de micro-processeurs, à la place des plaquettes de transistor qui avaient elle-même remplacé les tubes. Tubes, transistors puis circuits intégrés : je suis juste assez vieux pour avoir connu tout ça ! Chez moi, autre exemple, mes premières auditions de Radio-Caroline, la radio rock de l’époque audible dans le nord de la France, je le ferais avec un "transistor" portable hybride, un Grammont , qui contient encore une ou deux petites lampes. Un "portable" dont la caisse est en contreplaqué recouvert de skaï. Les premiers tubes, je les ai écoutés.. grâce à d’autres tubes ! Depuis 1958, on pouvait entendre à la radio une chanson rigolote qui me trottait alors souvent dans la tête : "Le poinçonneur des Lilas" de Serge Gainsbourg. Son " Y’a pas de soleil sous la terre", ça m’avait vraiment fait tilt : je n’avais jamais vu de métro de ma vie, et me demandais à quoi ça pouvait ressembler... notre homme chantait "des petits trous, des petits trous"... Et des petits trous, ça tombe bien, j’allais en voir plein chez Béghin-Say. Sur les cartes perforées qui géraient au millimètre la gigantesque papeterie.

 

Une entreprise créée par un sacré personnage, Ferdinand, qui a été sous-lieutenant en 30 et résistant dans l’OCM. Il sera gravement blessé à la libération, à Moncheaux. Sa famille avait commencé à développer à Thumeries les sucreries de betterave dès 1839, il lui donnera une extension assez incroyable. Après guerre, il s’associera au groupe Prouvost, dans la presse (Paris-Midi et Paris-Soir, l’Intransigeant,et le Figaro), ou développera des marques comme les papiers Lotus ou Vania (créés en 1967). L’homme, très autoritaire, était tourné vers le modernisme (c’était un chaud partisan de l’Europe !) et une gestion d’entreprise assez paternaliste. N’ayant pas d’héritier mâle, il avait été confronté à un problème d’héritage : le capitalisme familial, avec lui, montrait ses limites. L’entreprise dans les années soixante était riche, elle s’autofinançait à 81% à concurrence de 14 milliards de francs en 1958 ! En particulier pour financer la machine N°4 de Corbehem, cet énorme train de fabrication de bobines de papiers en papier couché, celui des magazines dans lesquels Ferdinand s’est lancé. En papeterie et en cartonnerie ses vues seront implacables, mais son dernier projet d’une super-sucrerie à Connantre, en Champagne, une erreur monumentale qui entraînera sa perte. En 1977, il sera démis de ses fonctions par son conseil d’administration. "J’ai trop construit ! J’ai fait des investissements trop chers ! Quand on a fait la fusion Béghin-Say, ma famille n’était pas d’accord, et au fond c’est elle qui avait raison. J’ai commis une erreur monumentale" avouera-t-il avant de disparaître. Corbehem sera vendu aux italiens, puis revendu à des finlandais... et se porte mal depuis plus de vingt ans maintenant... très mal même, alors que le site demeure toujours aussi titantesque, et les machines (signées Voith) aussi monstrueuses. Vraiment colossales !

 

Il n’empêche, les cartes et leurs petits trous incompréhensibles m’avaient intrigué au point que j’avais demandé à voir leur tri dans les locaux administratifs de l’entreprise, ce qu’on était ravi de me montrer. Un "d’jeune" que ça intéresse, mazette ! Ça se faisait dans une énorme salle, et je pense que l’engin que j’y ai vu était une IBM 1402, une trieuse de cartes perforées qui faisait un boucan infernal. Elle était reliée à une armoire toute carrée, qui devait donc être un modèle 1401. Le premier ordinateur entièrement transistorisé, auquel on avait ajouté en 1963 ses drôles de lecteurs IBM 1311 (c’était le modèle 5, les 6 et 7 arrivant en 1968). Capacité énorme de l’époque 2 mo pour 5 kilos le disque. Oui, vous aviez bien lu, celle d’une petite clé USB actuelle ! Mais ça représentait aussi 25 000 cartes perforées, et à peine 1/5 eme des bandes magnétiques verticales de l’époque (ici avec un modèle 1401). Celles qu’on voyait dans tous les films de James Bond ! En fait, j’avais déjà vu ce jour-là ce qui allait tuer la carte perforée ! Et ne savait pas qu’un jour je tomberai dans l’informatique ! Mais il me faudra patienter encore 16 années...

 

Depuis, ce système qui avait donc tout simplement précédé l’arrivée de l’informatique, je ne m’en étais absolument plus soucié : je n’avais pas vraiment connu, je n’avais jamais utilisé, et je n’en connaissais même pas l’historique. La seule fois où ça m’avait fait à nouveau tilt, c’est quand j’étais tombé en 2000 sur cette photo d’un pauvre gars examinant à la loupe une carte, en Floride, lors du fiasco du recomptage des votes qui allaient déclarer dans cet état Al Gore perdant, de peu, de fort peu... avec semble-t-il pas mal de cartes égarées, perdues ou déclarées illisibles. Donc, à cette date, les cartes perforées, je n’en ai qu’une opinion fort peu arrêtée. C’était bien vieux, ça pouvait servir lors d’élections, avec ça j’avais pesé des bobines de papier, mais sans plus. Un bidule en carton avec des trous, et alors ? Quel intérêt ? Même Gainsbourg ça ne l’avait pas non plus branché, alors... Remarquez, j’en avais gardé une, comme souvenir. Je l’ai gardée longtemps, est elle doit être encore ici chez moi au fin fond de mon garage à souvenirs.

 

Et bien maintenant, pourtant, je sais : ce petit bout de carton, en définitive, avec ces petits trous, est un bidule qui a eu une importance historique fondamentale. A quoi pouvaient servir tous ces petits trous à la Gainsbourg ? Mais ça, je vais vous l’expliquer en détail à partir de demain, si vous le voulez bien.

 

Documents joints à cet article

 Des petits trous, des petits trous... historiques (1)  Des petits trous, des petits trous... historiques (1)

Moyenne des avis sur cet article :  4.14/5   (28 votes)




Réagissez à l'article

104 réactions à cet article    


  • Triodus Triodus 28 juillet 2009 10:39

    10 PRINT « MERCI MOMO »
    20 GOTO 10


    • morice morice 28 juillet 2009 10:56

      ce qui signifie, en clair, Triodus ????


      • Bobby Bobby 28 juillet 2009 23:43

        ... Tout petit programme en « basic »

        la première ligne fait imprimer « Merci Momo »
        La seconde ligne branche l’ordinateur directement...à la première ligne
        ... et ainsi de suite !

        Jolie prose Momo ! bien aimé votre article ! (comme bien souvent)

        Bien cordialement


      • tonton raoul 29 juillet 2009 00:33

        bobby

        les 1ères instructions basic que momo a apprises, c’est :
        play
        game over
        same player shoots again

      • L'enfoiré L’enfoiré 29 juillet 2009 09:33

        Trodus,
         Avec votre programme, vous n’êtes pas un écolo.
         Vous vous rendez compte du papier qui risque de partir dans l’opération ?
         Il faut trouver une fin à votre bidule, sinon vous allez avoir des problèmes avec les verts...


      • Triodus Triodus 28 juillet 2009 11:17

        ..juste un amical bonjour à la façon de l’époque, Morice.

        Au plaisir de lire la suite !

        Cordialement,
        T.


        • geo63 28 juillet 2009 11:18

          @ morice. Les programmes par lignes étaient rédigés comme l’indique Triodus. Si mes vieux souvenirs sont exacts.


          • morice morice 28 juillet 2009 11:34

            oui, mais je voulais que ce soit plus clair pour les néophytes... surtout les plus jeunes qui n’auront jamais connu ses fameux machins de carton...


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 juillet 2009 03:31

              @ Morice


              Merci pour cet article. J’ai appris quelque chose

              PJCA

            • ouallonsnous 29 juillet 2009 10:48

              Merci de l’évocation de cette « tranche » de vie @morice, c’est vivifiant et peut redonner du tonus à cette France qui part en quenouille sous les coups de la réaction, dont nous avions réussi à desserer l’étau !


            • morice morice 28 juillet 2009 11:34

              ces fameux pardon...


              • brieli67 28 juillet 2009 16:50

                CQFD

                http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/israel-dicte-ses-lois-59418?debut_forums=100#forum2181049

                Par baska (xxx.xxx.xxx.166) 27 juillet 15:51
                Lisez plutôt l’article de Jonathan Cook, journaliste basé à Nazareth :

                Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

                Le soutien passionné à Israël qui s’exprime dans les sections interactives des sites Internet, forums, chats, blogs, Twitters et Facebook, n’est peut-être pas ce dont il a l’air à première vue.

                Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

                De jeunes Israéliens férus de l’Internet, surtout des soldats fraîchement diplômés et démobilisés dotés de compétences linguistiques, sont recrutés pour jouer le rôle de surfeurs ordinaires, tout en propageant la ligne gouvernementale sur le conflit du Moyen-Orient.

                «  Pratiquement, l’Internet est un théâtre d’opérations dans le conflit israélo-palestinien, et nous devons être actifs dans ce théâtre, sans quoi nous allons perdre », dit Ilan Shturman, le responsable de ce projet.

                Etc... Etc...

                Il n’est pas INTERDIT de surfer .... là par exemple :

                http://www.good.is/magazine

                Merci.


              • morice morice 28 juillet 2009 16:52

                J’en avais déjà parlé ici, Brieli, en effet , ça confirme ce qu’on a subi ici en effet. Ils vont bientôt avoir du boulot, je pense...


              • morice morice 28 juillet 2009 16:54

                excellent lien, Merci Brieli !


              • Triodus Triodus 28 juillet 2009 17:54

                Tout aussi hors sujet que Buzz Aldrin et ses cônes..
                Y’a pas assez d’autres fils pour le sujet ?


              • geo63 28 juillet 2009 12:05

                O.K. morice.
                Il fallait des kilos de cartes perforées pour effectuer un calcul simpliste pour une calculette de lycéen actuel, mais ce rappel est excellent, particulièrement pour les jeunes
                qui ne mesurent pas l’extraordinaire bon effectué depuis les « petits trous »...et nous sommes vraisemblablement encore au début, n’est-ce-pas ?


                • geo63 28 juillet 2009 12:16

                  ...bond...(! !)


                • morice morice 28 juillet 2009 12:38

                  merci Geo63, c’est exactement le but de cette série... l’histoire de l’informatique n’est toujours pas enseignée, et je le déplore... 


                  • Triodus Triodus 28 juillet 2009 14:39

                    Oh oui, surtout quand on voit aujour’dhui la façon dont « codent » beaucoup de jeunes développeurs !

                    Je dis pas que c’était mieux avant (c# et java sont géniaux pour faire des applis métiers et distribuées), mais de les faire se battre au moins une fois avec un compilateur C histoire de savoir ce que « coller à la bécane » veut dire ne fait de mal à personne, surtout aujourd’hui..


                  • nightflight nightflight 5 août 2009 17:14

                    Disons qu’il est utile de connaître l’avant et l’après des bibliothèques de classes.


                  • K K 28 juillet 2009 12:43

                    Bonjour Morice...

                    Effectivement Stora Enso corbehem va mal. Deux machines ont été arrêtées et il n’en reste qu’une en production. Une belle machine d’ailleurs. Mais qu les propriétaires soient italiens, finlandais etc... ne change rien à l’affaire : c’est tout le secteur papetier européen qui bat de l’aile. Les usines ferment les unes après les autres.
                    Cela a aussi un impact sur la gestoion des forets.

                    Plus pres de chez vous, Ahlstrom Bousebecque va très mal aussi. Les seules usines de papier qui ne sont pas trop en crise (= qui font des bénéfices, ce qui ne les empeche pas de licencier) ce sont les usines de papier toilette (appelé Tissue) : quand on est vraiment dans la merde, on a toujours besoin de s’essuyer.



                    • Pyrathome pyralene 28 juillet 2009 12:51

                      en Floride, lors du fiasco du recomptage des votes qui allaient déclarer dans cet état Al Gore perdant, de peu, de fort peu... avec semble-t-il pas mal de cartes égarées, perdues ou déclarées illisibles.

                       Les cartes perforées ! l’informatique des temps antédiluviens....encore utlisées pour le vote electronique aux US...Beau réçit,on sent de la nostalgie ! !
                      Morice,pour faire suite à votre excellente série sur la course vers la lune,avez vous vu Buzz Aldrin et sa déclaration sur le monolithe sur Phobos ??....Je sais,vous allez me dire,encore un mystique !! ....sauf que les photos sont là et pose un sérieux problème sur ce petit satellite de mars de 30 km de rayon environ,quoique ressemblant à une patate....


                      • morice morice 28 juillet 2009 12:58

                        Morice,pour faire suite à votre excellente série sur la course vers la lune,avez vous vu Buzz Aldrin et sa déclaration sur le monolithe sur Phobos ??....Je sais,vous allez me dire,encore un mystique !! 


                        oui j’ai vu, mais ce n’est pas le sujet du jour pyralène.. pas du tout même...

                        • Pyrathome pyralene 28 juillet 2009 13:51

                          Sacré morice le rugbyman !...toujours après « botter en touche »,pas le sujet du jour....certes ! je voulais simplement avoir votre avis sur ça ,soit dit en passant...c’est pas un « blasphème » ,que je sache  !! J’avais donné ce lien,il y a deux ou trois jours et je vois que certains n’ont pas perdu de temps..d’ailleurs,ils ont bien fait,c’était fait pour !


                        • morice morice 28 juillet 2009 14:07

                          bon, quand vous aurez fini de trier vos cailloux pyramidaux blancs, vous le direz.... et parlerez du sujet du jour.. méfiez-vous, il y plusieurs épisodes encore une fois.


                          • Pyrathome pyralene 28 juillet 2009 14:10

                            Ah ah ah ...bon,pas d’avis....chuis frustré ! snif !....


                          • Pyrathome pyralene 28 juillet 2009 14:12

                            J’vais le dire à Stanley Kubrick......na !!


                          • brieli67 28 juillet 2009 15:25

                            aille m’ fait encore rire
                            http://www.youtube.com/watch?v=yhsc8YYzx1s

                            Algol, Fortran, Cobol et tous ces IUT « dits informatiques » qui écumaient les terminales C, ces lycéens dans l’ascenseur social (sic). Avec leur petit bagage technique et si peu de connaissances fondamentales, se sont retrouvés au carreau 15 ans plus tard avec la fermeture des Centres de Calculs. Mais ce qu’ils pouvaient parader devant les sténos devenues perfos.....

                            Bon ! Heineken// Carslberg avec sa célèb Grimbergen .. et Kronenbourg regroupe et délocalise en Pologne son Centre de Gestion, son Cerveau de Logistique et son imprimerie.
                            300 cols blancs ex Bsn_Danone chomdus rien qu’en Alsace


                            • sissy972 28 juillet 2009 15:38

                              Bonjour Morice,
                              pendant quelques années j’ai pris le train Paris-Douai pour rentrer chez moi.
                              Beghin-Say je voyais ses entrepôts sur le chemin et pendant des années je me suis toujours demandé comment prononcer le nom. je sais c’est un peu « nunuche » mais cela m’occupait l’esprit pendant les deux heures de trajet avec le train-corail.
                              J’adore ces récits qui me ramènent toujours avec plaisir et nostalgie à ma jeunesse ;


                              • morice morice 28 juillet 2009 16:24

                                Bon souvenir, Sissy972 : vous aperceviez du train les énormes entrepôts de bois, surtout... Béghin-Say, c’est le sucre, tout simplement.. celui chez vous... ça a été créé en 1973, mais le site de Corbehem remontait à bien plus longtemps...



                                depuis c’est plutôt perturbé : 

                                En 1992, la société Béghin-Say est rachetée par le groupe Eridania, une filiale de Montedison. Ce dernier est un conglomérat italien.

                                Le 3 juillet 2001Montedison est racheté suite à une offre publique d’achat par Électricité de France et Fiat. Les nouveaux actionnaires ne souhaitent conserver que les activités liées à l’énergie, renommée désormais Edison. Le Eridania-Béghin-Say est donc scindé et les activités sucrières mises en vente au plus offrant.

                                En 2003, Béghin-Say est rachetée par Union SDA et Union BS. L’ensemble devient le groupe Tereos, certaines unités de production (dans la Marne) ayant été revendues au groupe Cristal Union.


                                • L'enfoiré L’enfoiré 28 juillet 2009 17:12

                                  Salut Morice,
                                   Comme vous avez pu le constater, j’ai quelques piges en plus que les vôtres.
                                   L’informatique pour moi, j’ai commencé à la fréquenter dès 1969.
                                   Arrivé juste après les tabulatrices programmables par tableaux d’affichage.
                                   Sinon, j’ai tout passé en revue.
                                   Je me devais d’en décrire l’histoire un jour.
                                   Un GM au moment de prendre sa retraite m’avait précédé. Il avait écrit « La Grande Trappe ».
                                   Que me restait-il ? Il avait terminé son bouquin vers la fin du 20ème siècle en parlant des machines et des sociétés. Période qui en gros, n’a été qu’une montée en puissance des potentiels.
                                   Tout en me référant à son histoire, je me suis attelé à l’histoire des années qui ont suivies. 
                                   Un eBook que j’ai appelé « La Grande Gaufre », plus adaptée à ce que les travailleurs du secteurs ont subi. Si cela peut vous intéresser..... juste pour comparer nos évolutions.
                                   Depuis je le tiens à jour. L’avantage d’un eBook sur un livre papier.
                                   

                                   


                                  • morice morice 28 juillet 2009 18:06

                                    je suis preneur et vais donc lire tout ça, Le pas si enfoiré que ça... merci pour vos judicieuses contributions... ah, au fait : il y aura 8 épisodes. Enfin, à cette date c’est 8. Je dis ça pour que vous ne m’engueuliez pas une deuxième fois sur l’air de « a pas dit le nombre »...


                                  • L'enfoiré L’enfoiré 28 juillet 2009 18:13

                                    Morice,
                                     Les histoires sont les mêmes. Seul les ressentis sont différents.
                                     Je ne cherchais pas à vous engueuler lors des articles précédents.
                                     J’avais seulement reçu de votre part une « remise à niveau » que je ne méritais pas quand vous m’avez répondu que le nombre d’articles de la saga se trouvait écrite dans le 1er épisode. Ce qui n’était pas exact.
                                     Bonne saga...
                                     


                                  • Arcane 28 juillet 2009 17:37


                                    Il est étonnant de constater que Morice entretienne avec autant d’énergie les fantasmes de Pyralène qui me prenait la semaine dernière pour un certain « Calito » et depuis une semaine me harcèle quotidiennement en me prenant pour « Le Furtif ».

                                    Le Furtif a déjà signifié de nombreuses fois qu’ils se trompaient tous deux en précisant même qu’il habitait Poitiers. J’ai , sur un autre fil, préciser que j’habitais la Provence.

                                    Evidemment, ce ne sont pas des preuves, mais le site à qui je viens d’écrire plusieurs mail a les moyens de prouver (grace aux IP completes) que les allusions de Pyralene sont erronnées et fallacieuse.

                                    Cela s’appelle du harcelement et de la calomnie.

                                    L’origine de ce harcelement quotidien vient du fait que j’infirme les théories fumeuses de Pyralène sur la présence d’extra-terrestres ou de preuves extra-terrestres sur la lune ou que les crops-circles seraient des preuves d’origines extraterrestres.

                                    Le plus grave dans cette affaire, c’est que l’auteur Morice, plutôt que d’apaiser le conflit, entretient le fantasme paranoiaque de pyralène en le confortant dans son erreur ; et que le site qui a les moyens techniques de prouver mes dires et de démontrer le ridicule des affirmations de Pyralene, ne le fait pas ...

                                    Peut-être faudra-t-il donc trouver d’autres solutions pour ques les preuves techniques soient mises a disposition ...


                                    • Arcane 28 juillet 2009 17:38


                                      Ah, la modération a fait le nécessaire pendant que j’écrivais ce message.

                                      Merci.


                                    • Arcane 28 juillet 2009 18:05


                                      Je comprends votre point de vue dans l’absolu « Le Furtif » ; mais dans la pratique, ce martèlement aurait pu rameuter d’autres personnes et s’ancrer dans des petites têtes.

                                      Et vous n’êtes pas sans savoir que la répétition, même calomnieuse , est une méthode efficace de propagande. Cela permet de décrédibiliser l’autre et, lorsque la calomnie est quotidienne , le harcelement devient insupportable.

                                      Ceci dit, j’ai remarqué, sans vous connaitre, que nous partagions quelques point de vue dans nos commentaires et sur ce site.

                                      Leur liaison fallacieuse entre vous et moi pouvait donc sembler cohérente.

                                      C’est pour ces raisons qu’il fallait que leur petit manège cesse même si, je le reconnais, il n’en reste aujourd’hui plus trace.




                                    • Arcane 28 juillet 2009 18:09


                                      Et je garde espoir que les lecteurs en tireront une leçon et se méfieront à l’avenir si ce genre de procédés est de nouveau utilisé pour décrédibiliser un interlocuteur.


                                    • morice morice 28 juillet 2009 18:09

                                      L’origine de ce harcelement quotidien vient du fait que j’infirme les théories fumeuses de Pyralène sur la présence d’extra-terrestres ou de preuves extra-terrestres sur la lune ou que les crops-circles seraient des preuves d’origines extraterrestres.


                                      l’origine vient de votre inscription, de votre harcèlement sur certains ici ou sur certains sujets et à votre attitude générale, qui ressemble comme deux gouttes d’eau aux trolls virés récemment : changez de ton si vous ne voulez pas passer pour le troll que vous êtes...

                                    • morice morice 28 juillet 2009 18:11

                                      Et vous n’êtes pas sans savoir que la répétition, même calomnieuse , est une méthode efficace de propagande. Cela permet de décrédibiliser l’autre et, lorsque la calomnie est quotidienne , le harcelement devient insupportable.


                                      vous êtes donc mal barré vous-même...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès