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Accueil du site > Tribune Libre > Détruire le couple et la famille pour reconstruire l’amour

Détruire le couple et la famille pour reconstruire l’amour

Ce monde manque cruellement d'amour. Voici une analyse des causes, et des propositions pour les régler.

1. Problèmes

Quelques constats chiffrés, centrés sur la société française - mais les autres sociétés occidentales n'offriraient pas un spectacle très différent :

  • Il y a en France actuellement 2 millions d'ex-victimes d'inceste. 2 millions de personnes qui, enfants ou adolescents, ont été utilisés sexuellement par des adultes en situation parentale. Pour qu'il y ait 2 millions de victimes, l'inceste étant une relation perverse, il faut 2 millions de parents agresseurs. Cela nous fait 4 millions de personnes, soit environ 1 français sur 15.
  • Il y a en France actuellement 1 femme sur 6 et 1 homme sur 10 qui ont été victimes d'abus sexuel, c'est à dire là encore d'un dévoiement profond de l'amour et de la sexualité. Cela fait donc - puisqu'il y a presque autant d'hommes que de femmes - 1 français sur 8, soit environ 8 millions de personnes. Pour violer 8 millions de personnes, il faut (environ) 8 millions de personnes (les récidivistes et les viols en bande s'équilibrent). On ne peut pas additionner ces deux chiffres car beaucoup de gens violés deviennent des violeurs. Le chiffre des violés+violeurs est en tout cas compris en 8 et 16 millions de personnes. Rien que ça.
  • D'après la Fondation de France : "Aujourd’hui, en France, la solitude touche 4,8 millions de personnes . 11% de Français (9% en 2010) ne disposent d’aucun réseau de sociabilité et peuvent donc être considérés comme objectivement seuls. Loin de reculer, l’isolement relationnel a progressé de 20% en deux ans et s’étend à des populations qui étaient jusqu’ici épargnées par ce phénomène."

Nous ne pouvons pas non plus additionner toutes ces catégories parce qu'elles se recoupent en partie. Certains, comme moi, ont vécu les 3, viol, inceste et solitude.

Franchement, un observateur impartial exposé à cet état de fait conclurait forcément à une catastrophe humanitaire. Ce pays riche d'argent est un pays pauvre d'amour.

Il y a des responsables à cette situation lamentable. Ces responsables sont les institutions sociales qu'on nomme le couple et le mariage et la famille nucléaire, et les idéologies, les comportements, les mentalités qui vont avec.

Ces institutions sociales :

  • Mettent des millions d'enfants et d'adolescents à la merci de deux parents ou d'un seul, ces parents pouvant être : fous, pervers, violents, miséreux, irresponsables, immatures, malades, faibles, et autres. Quand ces parents seraient aptes à être parents, ils n'en ont pas forcément le temps, c'est le cas des couples qui mènent des carrières chronophages, et des parents sans conjoint qui doivent assumer seul(e)s les frais de plusieurs personnes, donc travailler, donc n'avoir que peu de temps pour s'occuper des enfants. Pourtant, d'après nos mœurs comme d'après nos lois, l'enfant est de facto et de droit la propriété de ses parents biologiques et personne d'autre ne serait habilité à s'occuper de ces mineurs. En cas d'empêchement des parents, la seule solution qu'ait trouvé notre société est soit des institutions froides et aliénantes comme la DASS, soit le placement en famille d'accueil pas toujours compétente non plus (cas perso, j'en connais une qui recueille un enfant qui a été vendu à des pédophiles par ses parents. La mère de famille qui s'en occupe n'est pas du tout apte à le faire, et elle a laissé ce gamin en violer un autre, sans en référer à son autorité de tutelle, pour pouvoir conserver l'argent - 100€ - que lui rapporte le gamin. Je ne doute pas du fait que cette situation n'est pas unique.) La conséquence directe de cette dépendance des mineurs à leurs parents biologiques souvent incompétents, c'est que des millions de gens arrivent à l'âge adulte en état de traumatisme.
  • Font tout ce qu'elles peuvent pour interdire, empêcher ou déconsidérer la sexualité adulte. On n'en est plus à le faire par des lois, mais on le fait toujours énormément par des comportements, des attitudes et des idées. Ainsi, il est de facto interdit d'avoir plusieurs partenaires en parallèle. Il est mal vu de vivre sa sexualité librement. Il est mal vu d'avoir une vie amoureuse faite de relations multiples. Au contraire, il est bien vu, il est prescrit par beaucoup de gens, d'entrer dans le moule : 1/ Trouver un partenaire et un seul, être et rester exclusif, en permanence et jusqu'à la mort, avec cet unique partenaire. 2/ Se reproduire avec ce partenaire, faire un, deux, ou trois enfants, puis vivre avec eux pendant au moins 18 années ininterrompues, en permanence et exclusivement. La conséquence directe de ce format imposé, c'est que beaucoup de gens n'arrivent pas à tenir ces rythmes et ces engagements terriblement exigeants - aimer la même personne pendant des dizaines d'années, vivre avec les mêmes personnes pendant des dizaines d'années. Leur "défaillance" apparente les rend donc malheureux et encore moins aptes à être éducateurs bienveillants ou amants aimants. Le caractère hyper-exigeant de ce qui est demandé aux gens pour que soit respectée l'institution du couple et de la famille nucléaire limitée à 2 parents et 1 à 3 enfants, aboutit à : des disputes, des sentiments d'incapacité, des doutes sur soi-même, de l'angoisse, du stress, de l'alcoolisme, de la toxicomanie, de la dépression, des divorces, des violences conjugales et parentales, et même des suicides et des meurtres : le père tue la mère, la mère tue le père, le père tue les enfants, la mère tue les enfants, les enfants tuent les parents. Les âmes et les corps, en couple comme en famille, finissent par moisir.

 

2. Solutions

De prime abord, on pourrait se dire qu'on ne peut rien faire, car qui a le pouvoir de changer des institutions sociales basées sur des siècles d'erreur, qui aurait l'instrument magique pour changer les mentalités ? Il n'en est rien. On peut tout à fait vivre autrement qu'en couple et en famille. On peut échanger beaucoup plus d'amour, de bonheur et de fraternité avec autrui en adoptant tout simplement - ICI et MAINTENANT - d'autres idées, d'autres comportements, d'autres valeurs, d'autres usages.

Favoriser l'amour

Au niveau des valeurs, on peut commencer par déclarer que tout ce qui comporte, favorise, génère, maintient de l'amour, est bon, souhaitable et encouragé.

Cela signifie que :

  • Avoir plusieurs partenaires amoureux d'affilée est BIEN
  • Avoir plusieurs partenaires amoureux en parallèle est BIEN
  • Être hétéro, bi ou homo est BIEN
  • La sexualité libre et mutuellement désirée est BIEN

A l'inverse, on retournera évidemment les valeurs puantes du couple et du mariage :

  • Se réserver, s'approprier, privatiser au profit d'une seule personne l'exclusivité de l'amour et du désir d'une autre personne, est MAL
  • Croire en un amour ininterrompu, permanent et illimité, est STUPIDE et NAÏF
  • Limiter l'horizon de chaque vie individuelle à une seule autre vie individuelle, est SUICIDAIRE

Favoriser le vivre-ensemble et l'habitat collectif

Le couple et la famille ne sont pas des instances abstraites, on peut au contraire les voir formater la réalité sociale d'une manière absolument abjecte. La trace la plus significative de l'emprise de l'idéologie du couple exclusif et de la famille nucléaire, c'est tout simplement l'habitat.

Alors que les sociétés humaines ont multiplié les formes d'habitat collectif, l'occident est une des seules cultures à avoir valorisé l'habitat restreint à l'unité familiale.

De sorte qu'il est devenu difficile de trouver un appartement qui soit autre chose qu'une structure familiale. Il n'y a guère que la catégorie des studios d'étudiants et des "chambres de bonne" qui échappe à l' "universalité" de fait du "foyer familial". En effet, quand le couple s'est formé et a décidé de "fonder une famille" (c'est à dire simplement baiser jusqu'à ce que la nature produise 3 à partir de 2, ce qui est à la portée de tout un chacun) la prochaine étape sera forcément la recherche d'un habitat pour loger cette famille - un habitant aussi permanent, exclusif, privatisé et replié sur soi que le couple et la famille.

Cette institution qui s'exprime par l'habitat, on peut facilement la casser en restructurant l'habitat, et aussi en libérant les habitants de leurs habitudes :-)

La solution est connue, c'est celle, d'abord, de la colocation. A savoir qu'au lieu de vivre en famille, on vit dans des communautés à taille humaine, de 3 à 10 personnes. Ces colocataires peuvent être actifs ou pas, parents ou pas, avoir divers âges, même si de fait on sait que les gens ont tendance à se regrouper par affinités, donc par âge, classe sociale, profession etc. Cela ne pose pas problème.

L'autre solution est celle de l'habitat collectif de taille supérieure à celle de la coloc. Je n'ai pas rencontré ça souvent, mais parfois quand même, trois exemples : 1/ une communauté d'artistes installée dans une ancienne manufacture, à Marseille. Les gens vivent et travaillent sur place. Certains ont des enfants. 2/ un éco-village dans le sud de la France. Beaucoup des habitants sont des militants écolos. 3/ un immeuble transformé en habitat collectif à Berlin. Sur 4 étages - sans serrures, avec peu de séparations, avec de grands espaces communs - salon, cuisine, buanderie - et des espaces privés, les chambres. Une quarantaine de personnes y vivent, âgés de 20 à 40 ans.

Coloc et habitat collectif sont des solutions applicables partout, il suffit de changer les règles d'usage et, le cas échéant, de casser quelques murs ou d'enlever quelques portes - ça fera du bois pour le feu. Et les "familles" et les "couples" y sont bien entendu les bienvenus, à condition qu'ils ne vivent pas en vase clos.

Libérer les mineurs

Déjà, on peut faire en sorte d'empêcher que la situation tragique de dépendance d'enfants et d'adolescents vis-à-vis de trop de parents violeurs ou violents ou abandonneurs ou incompétents soit réduite.

Pour cela, on peut : créer un droit à l'indépendance à partir de 16 voire 14 ans. De là, les jeunes gens qui le souhaitent peuvent échapper à leur vie familiale malheureuse, et aller vivre, par exemple, dans des habitats collectifs solidaires, où ils trouveront plus d'amour et plus d'opportunités de développement :-)

On peut aussi les autoriser plus tôt à gagner leur vie, tout en empêchant qu'on les exploite. Nos grands-parents travaillaient souvent à partir de l'âge de 14 ans. Les enfants en milieu rural travaillaient plus tôt. Je ne plaide pas en faveur du travail des enfants, mais si le travail est un moyen de gagner son indépendance pour vivre une vie plus heureuse, je ne vois pas pourquoi on interdirait à celles et ceux qui le veulent et qui s'en montrent capables, de gagner leur vie.

On peut aussi abaisser à l'âge de majorité le droit d'accès au RSA. Et on peut envisager des formules intermédiaires entre le travail, les études, et les minima sociaux. Les 16-20 ans qui ont fui leur famille prédatrice ou absente auraient droit aux minimas.

Mettre en commun l'éducation et l'amour des enfants

Si beaucoup de gens sont inaptes à s'occuper d'enfants, d'autres au contraire font ça merveilleusement bien.

Je ne crois pas une seule seconde à l'idée d'un "instinct parental", d'un "amour maternel" ou d'un "amour paternel". Mes 3 parents - 2 parents biologiques et un beau-père, ont accumulé contre moi enfant et adolescent les crimes suivants, dans l'ordre chronologique : violence, abandon, alcoolisme, violence conjugale, inceste, viol. Il faut ajouter à cela insultes, indifférence, absence complète d'éducation, absence de loisirs. Le reste de ma "famille" - grands-parents, tante - n'a pas bougé le petit doigt pour me défendre. J'ai été témoin de dizaines de situations semblables, il n'en va donc pas que de ma petite personne. L'absence d'amour entre beaucoup de parents et leurs enfants est une réalité, cruelle mais clairement établie. J'avais cru que j'étais le seul, que je n'avais pas de chance : j'ai appris ensuite que nous avons été des millions à subir nos familles, parfois criminelles, souvent simplement incapables.

On peut donc facilement progresser vers un mieux-être social généralisé, on peut à la fois soulager ces parents qui au fond ne veulent pas être parents, et ces enfants et ados qui souffrent d'être avec ces parents qui s'occupent mal d'eux, en remplaçant le système actuel d'éducation par la famille + l'école, par un système plus ouvert et plus diversifié qui inclurait :

- Des lois du type "pension alimentaire obligatoire". Si des individus ont fait des enfants qui naissent, ces individus doivent en assumer les frais, sauf s'ils se sont arrangés avec d'autres gens pour que ces gens deviennent parents à leur place. Si les parents biologiques refusent de payer, on les y contraindra.

- Une facilitation de l'adoption, assortie d'un consentement surveillé de l'enfant ou de l'adolescent - pas question de les "placer d'office", il faut qu'ils puissent se sentir bien avec leurs adoptants. On institue ainsi une sorte de "délégation de parentalité" (les Ministères vont adorer mon post) basée sur le consentement mutuel. Les enfants et ados ainsi adoptés et adopteurs de leurs nouveaux parents sociaux, restent en contact avec une institution spécialisée auprès de qui ils peuvent se plaindre en cas de problème, si ça se passe mal dans leur famille, si on veut les maltraiter ou les exploiter. Il vaut mieux changer de famille même 2 ou 3 fois, que rester dans une famille qui nous massacre, pas vrai ? Le changement de famille est perturbant, mais quand même moins que les viols et les violences. Le monde ne peut pas être parfait, il est seulement perfectible.

- Ces adoptions peuvent aussi se faire non pas seulement avec des personnes physiques, des nouveaux parents, mais aussi avec des personnes morales - des associations par exemple. Ainsi, les unités d'habitat collectif décrits plus haut, sont aptes à accueillir des enfants, sous certaines conditions : aucun criminel avéré dans les parages, entretiens réguliers entre les enfants adoptés et des psychologues et pédiatres qualifiés à repérer le bien-être ou le mal-être des enfants.

Conclusion

Réjouissons-nous : la situation est lamentable, ce qui veut dire que notre société a un énorme potentiel d'amélioration de la qualité de vie, de la satisfaction des besoins sexuels des adultes et des besoins éducatifs des enfants et ados. Nous avons du pain sur la planche, l'amour à faire, des enfants à voir grandir dans la joie et la curiosité, des murs à casser, des millions d'appartements et de maisons à réaménager. De quoi occuper toute une vie ! Des millions de vies !

Note : J'ai publié cet article d'abord sur mon site, il fait partie de la catégorie "politique libertaire".


Les réactions les plus appréciées

  • Ludovic Bablon (---.---.---.234) 26 janvier 2013 19:04
    Ludovic Bablon

    Mon article ne porte PAS sur le mariage gay. Et perso je suis hétéro, même si je suis tout à fait LGBT friendly.

    Et non : si votre famille, vos parents, vos enfants, sont une famille qui fait le boulot, je vous applaudis et vous souhaite de continuer à être heureux de cette façon smiley

  • Ludovic Bablon (---.---.---.204) 28 janvier 2013 03:44
    Ludovic Bablon

    @Aldous pseudo-Huxley : il me semble difficile que le monde devienne meilleur avec toi dans l’état où tu es. Tu te permets de présumer, vraiment comme un gros nigaud, tout un tas de choses sur une thérapie dont tu ne sais évidemment rien. Lire ta réaction sarcastique, c’est voir s’agiter un réac qui porte son jugement et rend son diagnostic avant même d’avoir fini d’examiner le problème et, le cas échéant, les pièces à conviction. En l’occurrence, tu te trompes plus qu’un éléphant infectieux, parce que ce psy a été génial de silence, pour mieux m’autoriser à parler. Toi, tu voudrais me faire taire en arrêtant pas d’ouvrir ta gueule grande comme un squale, alors que lui avait la passion déontologique de tenir sa langue.
    Je m’accusais en pleurant, sur son divan, d’être cinglé, d’être ce que les fous qui m’ont attaqué enfant (y compris mon père et mon beau-père et un cousin et ma mère alcoolique et ma grand-mère tyrannique et mon grand frère et ma cousine aux idées d’extrême-droite) avaient fait de moi. Alors, ce psy est sorti pour une fois de son devoir de réserve pour me rassurer : certes, j’étais névrosé et le suis encore, mais la société normale est folle à lier, et elle ne se fait pas soigner malheureusement, même si elle gobe beaucoup d’anti-dépresseurs qui ne règlent rien et deviennent un problème de plus, une dépendance de plus.
    Allez, ouaf ouaf, ami téckel.

  • Ludovic Bablon (---.---.---.204) 28 janvier 2013 03:34
    Ludovic Bablon

    Non non vous faites un contresens.
    2 personnes qui s’aiment c’est super. Et 6 personnes qui s’aiment, c’est super aussi. J’aurais pu poster un article d’une ligne en fait, ça doit être le cannabis qui m’a rendu fou. La méchante plante qui menace l’Etat et la Raison des philosophes !!

  • Ludovic Bablon (---.---.---.204) 28 janvier 2013 03:31
    Ludovic Bablon

    Ok :
    - j’aime pas Schopenhauer, je le traiterais comme j’ai traité Nietzsche
    http://www.ludovicbablon.fr/lettre-publique-au-cadavre-de-friedrich-nietzsche-lenfoire/

    - vous ne croyez pas en l’amour, « l’infini à la portée des caniches » comme disait Céline. Eh bien moi j’y crois, les jours où j’ai pas piscine smiley Et je crois très fort en l’amour qu’on peut tous ressentir du fond du cœur envers les enfants. (dsl, je suis un poète romantique allemand...c débile je sais...)

    - vous dites qu’on ne peut pas sauter sur tout ce qui bouge : certes non, puisque les réacs bougent. N’empêche qu’on peut aimer beaucoup :
    http://www.ludovicbablon.fr/faire-le-tour-du-monde-dans-son-lit-inviter-les-pays-chez-soi-habiter-a-letranger-ou-comment-voyager-sans-polluer/


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70 réactions à cet article

  • Aldous (---.---.---.209) 26 janvier 2013 11:55
    Aldous

    C’est l’article qui est puant.


    En plus il est mensonger. rien n’interdit en france d’avoir ka sexualité et le nombre de partenaires qu’on veux.

  • Ludovic Bablon (---.---.---.234) 26 janvier 2013 12:07
    Ludovic Bablon

    Je rappelle un autre chiffre : 10 millions de personnes en France vivent en HLM, comme c’était mon cas.
    Ce qui signifie :
    - aucun espace vert personnel, aucun jardin, pas d’accès à une nature personnalisable - y’aura les parcs fermés la plupart du temps (à Berlin, les parcs n’ont pas de portes, en France, c’est typique : les parcs sont fermés à clé à partir de 18 à 20h suivant la saison en général. Ridicule.)
    - entassement, manque d’intimité, promiscuité, on se bouffe le nez par manque de place - il faut pas chercher trop loin le malaise des banlieues, la France leur a généreusement construit des cages à lapin. J’ai grandi à 5 personnes dans un appart HLM de ptet 80m2, avec 3 chambres ?
    Tout cela est anxyogène, voire criminogène.

  • Ludovic Bablon (---.---.---.234) 26 janvier 2013 12:10
    Ludovic Bablon

    Et rappellons aussi la devise fasciste, vychiste, Travail Famille Patrie : quand on regarde les programmes du FN et de l’UMP, donc environ 50% de l’électorat franchouille, on voit que les idées n’ont pas changé. 340 000 imbéciles viennent de défiler contre le droit d’autrui à aimer qui ils/elles veulent, et ces gens ont défilé précisément au nom de la Sainte Famille, unité de base du capitalisme (c’est toujours le cas : famille Arnault, famille Lagardère, famille Bettencourt, etc etc), que Marx avait bien allumé dès la moitié du 19è siècle.

    • jymb (---.---.---.57) 26 janvier 2013 14:00

      En voilà un qui respecte l’opinion d’autrui...

      Je ne crois pas avoir entendu scandé lors de cette manif que les partisans du mariage gay et de la commercialisation d’enfants sur catalogue étaient des « imbéciles »

  • jef88 (---.---.---.201) 26 janvier 2013 12:19
    jef88

    Pour qu’il y ait 2 millions de victimes, l’inceste étant une relation perverse, il faut 2 millions de parents agresseurs.
    erreur de raisonnement !
    un parent peut avoir plusieurs enfants.....

    Pour violer 8 millions de personnes, il faut (environ) 8 millions de personnes (les récidivistes et les viols en bande s’équilibrent).
    ah bon ! la preuve ?

    ces parents pouvant être : fous, pervers, violents, miséreux, irresponsables, immatures, malades, faibles, et autres.
    surtout autres !

    Ainsi, il est de facto interdit d’avoir plusieurs partenaires en parallèle.
    interdit ! par qui ?

    bon j’arrête cet article est débile !
    l’auteur n’aime personne.......

  • Ludovic Bablon (---.---.---.234) 26 janvier 2013 12:28
    Ludovic Bablon

    Les chiffres sont très difficiles à estimer. On sait que 9 viols sur 10 ne font pas l’objet de poursuites, dans ces conditions personne - pas vous non plus - n’a des chiffres corrects.

    Sur l’idée que l’auteur n’aime personne :
    http://www.ludovicbablon.fr/faire-le-tour-du-monde-dans-son-lit-inviter-les-pays-chez-soi-habiter-a-letranger-ou-comment-voyager-sans-polluer/

    et plein de poèmes d’amour ici :
    http://www.ludovicbablon.fr/category/litterature/poemes-et-slams/

    —> avant d’affirmer des choses très manifestement fausses, vous pourriez ptet vous donner la peine de faire un minimum de recherche, nan ?

    Sur le fond, votre réaction sonne comme un simple déni, on a grave l’habitude, ça n’apporte rien du tout au débat. Je ne m’attends pas à ce que les français soient d’accord avec moi, vu comment ils vivent et comment ils votent, Chirac, Sarko, des humanistes hein ? des amoureux des droits de l’homme bien sûr, des passionnés de l’égalité politique ouais ouais.

  • Loatse (---.---.---.42) 26 janvier 2013 12:32
    Loatse

    « Ce monde manque cruellement d’amour »

    Quelle sorte d’amour ?

    Les anciens grecs avaient trois mots pour désigner l’amour : eros, philia et agapè.

    Eros
    , c’est le désir du bien sensible, mais aussi de toute autre objet digne d’attachement, la beauté par exemple.

    La philia c’est l’amour désintéressé qui prend soin de l’homme, de l’ami, de la patrie, en qui la volonté et la noblesse de coeur ont maîtrisé les passions humaines.

    Le mot agapè a parfois le sens d’Eros, mais plus souvent le sens de philia. Le dictionnaire grec donnent les sens suivants au mot agapè :
     
    1- Accueillir avec amitié, traiter amicalement,
    2- se contenter de, être satisfait de,
    3- Aimer, chérir.

    Parmi les mots de même souche, on remarque agapètikos, tendre, affectueux, agapèteos,qui mérite d’être aimé ou désiré, agapèsis, affection, tendresse.

    Une société comme vous nous la décrivez l’auteur, est une société basée avant tout sur l’assouvissements des désirs, des pulsions.. vous y opposez la structure couple, famille traditionnelle présentée comme une entrave à l’épanouissement personnel et à celui de l’enfant...

    Bref, vous êtes dans l’air du temps... Des mots tels que « engagement », « dépassement » et « don de soi » doivent vous sembler bien rétrogrades. quand à la stabilité dont l’enfant a besoin pour se structurer, vous la balayez d’un revers de main..

     Construire implique toujours un renoncement. (c’est le cas de tous les choix de vie).. l’amour véritable aussi, il implique le risque de découvrir les richesses, les insuffisances et parfois les médiocrité de l’autre et donc le renoncement à la quête d’un idéal fantasmé qui n’existe pas... il implique qu’à un moment donné, le sentiment initial, la passion disparait pour laisser le pas à la volonté d’aimer... autrement.

  • Loup Rebel (---.---.---.22) 26 janvier 2013 12:40
    Loup Rebel

    La première partie de votre article présente une situation relativement exacte, malheureusement. Encore que la France n’est pas qu’un désert affectif, tant s’en faut.

    En revanche, votre analyse des causes est une joyeuse partie de rhétorique pour séduire votre public : les pro-mariages gay.

    Et alors quand vous affirmez que le lobby gay sera le Zoro volant au secours des institutions corrompues, cela n’engage que vous. Je vous accorde le mérite d’inviter à une réflexion sur l’Amour. Il serait temps que les textes fondateurs de la pensée humaine soient remis en bonne place dans le cursus éducatif de nos enfants.

    Cette citation de Spinoza devrait inviter à nous questionner sur nos motivations : « Ce n’est pas parce que nous jugeons qu’une chose est bonne que nous la désirons, mais c’est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne ».

    Comme c’est le cas pour tout écrivain, quel qu’il soit, ce que vous écrivez parle de vous plus que de ce dont vous parlez. S’agissant de vous, être humain parmi les autres, on vous doit le respect, même si on est diamétralement opposé à vos croyances.

  • Ludovic Bablon (---.---.---.234) 26 janvier 2013 12:43
    Ludovic Bablon

    Intéressant, le recours aux grecs : j’ai dit ici ce que je pensais de ces proto-fascistes dont l’humanisme n’était qu’un ethnocentrisme colonial :
    http://www.ludovicbablon.fr/faut-il-senorgueillir-detre-des-descendants-culturels-des-cultures-greco-latines/
    Les grecs avaient peut-être tout plein de mots gentils, mais ils étaient esclavagistes, racistes, inégalitaires, misogynes. Les Anglais fascisants du 19è, les victoriens, les nazis, aimaient passionnément les grecs que je déteste tout aussi passionnément. Ces nazis antiques ont gagné et fait beaucoup d’enfants spirituels malheureusement.

    Votre réponse est trop pleine de contresens, je ne peux pas y répondre. Genre, la « quête d’un idéal fantasmé » : pff, c’est une interprétation à côté de la plaque alors que j’insiste sur le caractère réaliste et pratique des choses.
    Engagement, dépassement et don de soi sont des mots-clés de ma vie. Même remarque que précédemment : vous balancez des jugements à l’emporte-pièce sans savoir de quoi et de qui vous parlez, parce que mon article offense vos croyances, ce qui ne me surprend pas. La belle affaire.

    • Aldous (---.---.---.209) 26 janvier 2013 13:26
      Aldous

      Ah ah ah, après les délires sur la liberté sexuelle voilà l’argument anachronique de l’esclavage.


      C’est sûr que les autres régimes de l’époque étaient bien meilleurs que ceux de ces hypocrites d’Athéniens...

      Au moins les Tyrans, Satrapes, Empereurs eux étaient en parfaite cohésion : tout le monde était des serviteur, esclaves comme maitres.

      Et puis le point Godwin anachronique aussi ! 

      Du grand art !

      achetes un cerveau...
  • Ludovic Bablon (---.---.---.234) 26 janvier 2013 12:45
    Ludovic Bablon

    @Loup rebel : y’a une épidémie ou quoi ??? j’écris si mal que ça, je ne me fais pas comprendre, ou vous le faites exprès ? Il n’y a AUCUNE allusion au mariage homo dans ce post et le mariage homo n’est PAS DU TOUT le sujet du post... J’hallucine un peu devant le monolithisme de ces réactions déplacées....

    • Loup Rebel (---.---.---.22) 26 janvier 2013 19:39
      Loup Rebel

      Ludovic, je vous retourne le compliment : le sujet de mon poste n’est pas le mariage homo.

      J’ai fait allusion au public qui normalement devrait boire vos paroles comme du petit lait, et j’ai dit que ce public est composé des « pro-mariage gays ». Il eut peut-être été plus judicieux de dire « les lobbyistes gays », qui ne contient pas le mot mariage sur lequel vous avez trébuché.

      Maintenant, puisque j’ai le stylo à la main, j’en profite pour attirer votre attention sur le fait que vous n’êtes pas seulement lu par un auditoire acquis à votre cause. Ne soyez pas étonné par des réactions défensives à vos attaques. J’espère pour vous que vous avez conscience de la portée du titre que vous avez choisi, et pas dans le registre de l’humour. C’est une déclaration de guerre à vos ennemis, et je ne suis pas certain que soyez aussi bien armé qu’eux dans le maniement du verbe. Sur AgoraVox, ils s’en trouvent quelques-uns qui ont la plume alerte et bien affutée.

  • Loatse (---.---.---.42) 26 janvier 2013 13:09
    Loatse

    Mais je suis réaliste ! le constat que je fais, je ne suis pas la seule à le faire : notre société est de plus en plus individualiste...

    Proposer à un adolescent de vivre dans des habitats collectifs solidaires, donc sans référents parentaux ne me semble pas une bonne idée..c’est en quelque sorte le laisser livrer à lui même, et le soumettre à toutes sortes d’influences dont il n’est pas encore en capacité de choisir lesquelles lui seront profitables... plus il y a d’acteurs autours de l’enfant plus le risque est grand de désaccord quand aux modèles éducatifs à transmettre..

    Vous voulez vous libérer de l’influence des grecs anciens ? libre à vous mais jeter le bébé avec l’eau du bain ne me semble pas non plus une bonne solution.. un peu trop radicale à mon goût smiley

    Ce que vous décrivez, les incestes, les violences familiales, tout ceci existe malheureusement, on ne peut le nier... mais est ce la structure en elle même qui est déficiente ou bien les membres qui la compose ?

    Ne vaudrait il pas mieux enseigner dans nos écoles la communication.. l’assertivité, toutes méthodes qui permettraient de mettre des mots à la place des maux...(soit le recours à la violence) ?

  • Ludovic Bablon (---.---.---.234) 26 janvier 2013 13:25
    Ludovic Bablon

    Ah, un seul modèle parental vaut mieux que plusieurs ??? Pas d’accord du tout. Ce qui me semble développant au contraire c’est d’offrir pas mal d’opportunités dans des voies différentes. Des gamins vivant dans un milieu plus ouvert rencontrent plus de métiers, plus de styles de vie, et peuvent donc mieux choisir, ça me semble une conséquence mécanique immédiate.

    Jeter les Grecs à la fosse commune, ça ne me pose aucun problème. L’humanité à compté des milliers de cultures, dénoncer celle-là c’est certainement pas jeter la culture. Celle-là n’est vraiment pas la plus belle. Je préfère les pygmées, les inuits, les aborigènes, les scandinaves, les chasseurs-cueilleurs.

    Enseigner la communication, l’assertivité : alors là oui j’applaudis des 2 mains.
    Et, enseigner la Communication Non-Violente de Marshall Rosenberg
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_non-violente_%28Rosenberg%29

    (SVP, pas d’ironie contre moi à ce sujet, je fais souvent preuve d’une grande violence verbale et j’assume, ce qui ne m’empêche pas d’être fan et admirateur de Rosenberg (qui a grandi en milieu très violent dans le ghetto de Chicago) et de pratiquer la CNV quand j’en ressens le besoin et l’envie. Je suis pamphlétaire, je dénonce et j’attaque et je répète, j’assume. Par ailleurs je ne fais jamais violence physiquement et je n’envahis pas les espaces privés des gens. Je laisse à autrui, y compris mes pires adversaires, le droit intégral de se soustraire à mes accusations.)

  • jymb (---.---.---.57) 26 janvier 2013 13:57

    Amusant cet article qui ranime tous les poncifs/utopies marxo-mao-baba- libertaires.

    Hélas, à l’épreuve de la vie, toutes ces pensées dont je me berçais étant ado se sont bien tassées. Il semble d’ailleurs aussi que les « révolutionnaires » de 68 se soient mieux trouvés dans le CAC 40 que dans les communautés de Lozère. Et ils ont mis leurs enfants dans le privé.

    • Loup Rebel (---.---.---.22) 26 janvier 2013 18:35
      Loup Rebel

      Et d’ailleurs, aujourd’hui c’est ringard de parler du CAC 40 quand on est marxo-mao-machin, comme vous dites.
      Non, il faut dire le CACA Rente, les signifiants sont plus percutants smiley

    • Aldous (---.---.---.209) 27 janvier 2013 00:08
      Aldous

      il ne réanime pas mai 68 il est resté bloqué en 1967 !!!


      Il imagine que la liberté sexuelle est reprimée et que la monogamie est toujour la regle...

      Hé, Mc Fly ? Ou t’as garé ta De Lorean ?
       
      Chez les Nazi antiques ou dans les 39 glorieuses ? smiley



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