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Accueil du site > Tribune Libre > Deux suicides de patron par jour

Deux suicides de patron par jour

Quand l'entreprise trébuche, ils tombent plus violemment et plus bas !.

Si les suicides des salariés de Orange, la Poste ou Renault font régulièrement la une des journaux, il y a une profession qui met bien plus fin à ses jour que toutes les autres, ce sont les dirigeants d'entreprises. Lorsqu'un salarié se donne la mort, l'information est traité dans les journaux comme un fait de société alors que le suicide d'un patron est généralement considéré comme un simple fait divers.

Le patron est directement exposé aux aléas. Il a investi ses économies dans son outil de travail. En cas de faillite, il se retrouve sans rien ! Il n’a pas droit aux indemnités de chômage ; et parfois sa maison a été vendue pour payer les cautions personnelles ... Il est alors confronté à plusieurs punitions qu'il n'a aucunement mérité comme le dépôt de bilan, les conflits, parfois suivis de divorces, ou dépressions ...

 

L'année 2013 s'est avérée être une année record absolue de défaillance d'entreprises, avec des chiffres parallèles aux suicides d'entrepreneurs. Quand une entreprise va mal, la majorité pense systématiquement aux salariés mais on oublie la souffrance des patrons.

Plus impliqués et souvent moins protégés, les chefs d'entreprise en situation de faillite ou fermeture vivent plus intensément que les salariés ces conclusions comme d'insupportables échecs personnels.

Dans l'opinion publique et médiatique, le chef d'entreprise n'est jamais dépeint comme une victime. Et pourtant, confrontés à une charge de responsabilité plus importante que la plupart des salariés, et mis à rude épreuve par la crise économique, ils seraient, selon les calculs de l'Observatoire de la santé des dirigeants de PME, deux à se suicider chaque jour. 

 

C'est chez les agriculteurs indépendants à leur compte que les taux de suicide sont les plus élevés. Enfermés dans des campagnes, dans des activités adjointe à la solitude, le suicide est l'égal du cancer ou des maladies cardiaques comme première cause de mortalité de cette profession.

 

Que survienne un imprévu majeur, et la santé du chef d'entreprise peut se transformer rapidement en une situation grave. Dans son activité de direction le chef d'entreprise dispose du choix de direction de son environnement, et il est rarement confronté à subir le choc d'un environnement sur lequel il n'a pas de pouvoir.

Un impayé, un contrôle fiscal, un client ou salarié harceleur, la perte soudaine d'un gros client, un accident mortel d'un collaborateur, l'obligation de licencier plusieurs salariés font perdre à l'entrepreneur ses envies, ses moyens et son assurance.

Deux patrons par jour se suicident en France.

En cas d'échec, les dirigeants subissent non seulement le dépôt de bilan, anéantissement de toute une vie de travail, mais aussi parfois la saisie de leur maison et de leurs biens personnels. Un phénomène d'autant moins visible que les patrons ont tendance à minimiser leurs problèmes de santé.

Les spécialistes de la souffrance au travail considèrent que la souffrance résulte d’un état de domination. Le patron étant le "dominant", il ne peut pas souffrir. Le dirigeant de PME est dans un management de proximité. Lequel se distingue du "management second" en vigueur dans les grandes entreprises.

 

Les suicides de patrons, et notamment des dirigeants de PME, d'artisans ou de commerçants n'ont jamais été aussi nombreux.

Surendettement, dépôt de bilan, licenciements, contrôles fiscaux sont les premières raisons…

Le phénomène a pris tellement d'ampleur que de nombreux tribunaux de commerce mettent en place actuellement des cellules psychologiques d'accompagnement à l'échec...


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202 réactions à cet article    


  • passtavie passtavie 12 juillet 2014 09:27

    C’est la crise ! Les gros s’empiffrent les petits trinquent !


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 juillet 2014 09:41

      Bonjour Spartacus

      Les chefs d’entreprises qui n’ont rien à se reprocher ne se suicident pas suite à un contrôle fiscal. Vous allez un peu loin dans l’analyse des causes du malaise de certains chefs d’entreprises qui par ailleurs est réel, surtout chez les artisans dans les PME et chez les agriculteurs. Encore faudrait-il analyser les causes des suicides de manière objective en n’oubliant pas la responsabilité des organisations représentatives de ces corporations, de leurs coopératives, ou du secteur bancaire.
      Notons tout de même que cette situation ne touche pas les grosses entreprises et qu’il n’y a eu aucun suicide à la BNP suite à l’amende record infligée à cette banque par les Etats Unis.


      • Spartacus Spartacus 12 juillet 2014 10:07

        @drouet

        Oui les contrôles fiscaux tuent ! Et beaucoup !
        La gestion d’une entreprise est très complexe, et la loi dit tout et son contraire, et les cas d’ambiguïté sont très nombreux. Il n’est pas nécessaire de ne rien avoir à se reprocher pour être redressé, les contrôles ont un but de mettre  tout à charge. On est toujours victime d’un contrôle fiscal.

        Les suicides suite a contrôles fiscaux sont très très nombreux.http://www.charentelibre.fr/2012/01/26/suicide-devant-un-centre-des-impots-vous-voulez-ma-peau-vous-l-avez,1076670.php  Seuls les suicides devant les centres des impôts font la une. Pas les autres chez soi.

        Une entreprise sur 3 de moins de 49 personnes dépose le bilan dans les 3 ans après un contrôle fiscal. L’impact est terrible. Il existe même le summum du harcèlement moral, les contrôles de chevauchement sur plusieurs exercices de 3ans réalisés en même temps.
        Vous vous imaginez justifier et vous rappeler des factures a demi effacées d’il y a 9 ans ou il manque les numéros de TVA intracom ?...

      • Michel DROUET Michel DROUET 13 juillet 2014 09:33

        Bonjour Spartacus
        Les liens que vous proposez sont des exemples qui ne peuvent donner en aucun cas l’ampleur d’un phénomène dans une catégorie particulière.
        Par contre vous citez un observatoire des PME qui fait état de 2 suicides par jour chez les patrons : deux de trop , j’en conviens !
        Ces deux suicides sont à rapporter aux 29 qui sont enregistrés chaque jour en France et cela nous donne une meilleure idée du phénomène et permet de dire que la population des patrons n’est sans doute pas plus exposée que celle des salariés ou celle des sans emplois.
        Quant aux causes des suicides elle se repartit entre les conséquences de troubles mentaux (bipolarité, schizophrénie,...) et les relations humaines (au travail et dans la vie personnelle).
        Les dirigeants d’entreprises sont confrontés comme les autres à ces phénomènes et il est donc très hasardeux de dire que les causes du suicide de cette catégorie est totalement imputable à un quelconque harcèlement fiscal, d’où le caractère très orienté et partial de votre article.


      • Michel DROUET Michel DROUET 13 juillet 2014 10:37

        Le moinssage comme seule réponse, Spartacus ?


      • Jeff84 13 juillet 2014 11:29

        Au fait Spartacus, j’ai lu certains des autres articles paru ici, et ils sont excellents. Avez-vous pensé à publier aussi sur d’autres sites où les gens sont plus... réceptifs ?


      • Spartacus Spartacus 13 juillet 2014 13:30

        @Drouet

        J’ai l’expérience de l’entreprise, et des entrepreneurs et aussi l’expérience du vécu des contrôles fiscaux vu coté dirigeant, et des dizaines d’anecdotes personnelles.

        Vous avez le droit de ne pas croire que les contrôles fiscaux sont une cause importante. Je ne peux convaincre ceux qui ont une foix en la religion état et que ces contrôles ne produisent aucunes conséquences. Je crois que vous ignorez la réalité de ce qu’est un contrôle fiscal et ne pouvez intellectuellement comme obligé de l’état admettre que les services de l’état que vous vénérez soient des assassins en puissance.

        La CEPME a demandé aux services fiscaux les noms pour établir les statistiques des conséquences 3 années après les contrôles fiscaux...Le fisc a fait pression sur la CADA pour refuser de fournir les noms. Tous les services fiscaux ont étés confrontés un jour au suicide d’un contrôlé. 

        Un contrôle fiscal est un combat violent, entre un type chargé de vous ponctionner coûte que coûte avec des objectifs, et payé pour cela, aidé en plus par une hiérarchie formée et les moyens juridiques et financiers de l’état.
        Qui ont tout le temps pour se payer du patron.
        Un type qui passe plus de temps avec sa hiérarchie en 3 mois sur votre comptabilité que vous en 3 ans. 

        Se défendre pour un patron c’est une mobilisation individuelle et financière de tous les instants. C’est une oppression intense. C’est une mobilisation perdue sur son métier.

        Savez vous que le médiateur est à la fois juge et partie et payé par le ministère des finances ? 

        Savez vous que 30% des entreprises les plus « redressées » sont les entreprises les plus fragiles, celles en plan de sauvegarde ou en procédure de faillite ?
        Dans ces cas c’est le mandataire qui remplace le patron qui lui n’a aucun moyen de se défendre. Le mandataire n’ayant aucun intérêt spécial a utiliser le solde des moyens de l’entreprise pour défendre le patron. Les contrôleurs étant payés sur le montant du redressement et non sur le recouvrement, harcèlent les plus fragiles, proies faciles qui ne disposent pas du pouvoir de contestation.

        PS Faites comme moi n’accordez aucune importance aux ’moinssages", ils n’ont aucune importance.

      • Spartacus Spartacus 13 juillet 2014 13:43

        @Jeff84

        En fait avant la mainmise des gauchistes sur ce site, il y a quelques années vous aviez une diversité d’auteurs de plusieurs horizons.

        Je passe aussi quelques articles sur lequidampost.fr. 

        Avancer en territoire ennemi à ses idées est en fait plus intéressant. Si on fait abstraction des insultes, des attaques personnelles, et de la censure qui nécessite plus d’efforts pour publier, rarement mais parfois vous avez des confrontations argumentées.

      • Jeff84 13 juillet 2014 15:55

        Ah, je comprends mieux comment vous avez pu publier vos articles :)


        Je viens ici pour essayer de démonter les mensonges auxquels je croyais quand j’étais socialiste, et aussi pour débattre un peu, mais sur ce dernier point c’est assez décevant. Le gauchiste est plus adepte du moins que de l’expression verbale.

        Si cela vous dit, essayez Contrepoints, ils seraient ravis de vous publier. Et moi de vous y lire.

      • Michel DROUET Michel DROUET 13 juillet 2014 18:03

        Bonjour Spartacus
        Je comprends votre propos et votre angle d’attaque, mais je dis simplement que le suicide est multi causal et que ceux qui arrivent à cet extrême peuvent être des patrons, des salariés, des victimes de ruptures sentimentales, etc,... et que faire un article uniquement sur le suicide des patrons causé par un contrôle fiscal me semble pour le moins biaisé.
        Il y a aussi des salariés qui se suicident suite à un licenciement et d’autres qui se suicident sur leur lieu de travail sans que cela ait une relation avec leur activité professionnelle, etc, etc,...
        Enfin, je le dis et je le répète, aucune catégorie sociale n’est épargnée par les maladies psychiatriques et il y a fort à parier que parmi les patrons qui se suicident, il y en a qui sont touchés par une de ces pathologies.
        Après, on peu tout dire...et des syndicats pourront aussi parler de harcèlement dans l’entreprise là où il n’y aura que de la souffrance familiale suite à un divorce mal vécu.
        Simplement, on ne peut pas tout dire et décréter que c’est telle ou telle cause qui est responsable des suicides : c’est ce que vous faites et je ne vous suis pas dans cette démarche. Vous manquez de distance. 


      • Spartacus Spartacus 13 juillet 2014 19:23

        @Drouet

        Il existe plus d’études sur la baleine bleue que sur les motifs de suicide de patrons. 

        Les études disponibles sont sur le nombre qui quantifie le suicide au niveau du cancer et des maladies cardiaques dans les causes principales de mortalité des patrons.
        Il n’en existe pas vues et connues sur les motivations. 

        La liste des motivations est issue de l’expérience.
        Si vous avez la profession de prof, on imagine que pour écrire un article sur le stress des profs, une personne de la profession est plus à même de lister les premières causes qu’un quidam. Mais chacun son avis.

      • claude-michel claude-michel 12 juillet 2014 09:46

        Ce suicider pour de l’argent.. ?


        • Fergus Fergus 12 juillet 2014 10:11

          Bonjour, Spartacus.

          Au delà de nos divergences fréquentes, j’ai approuvé cet article en modération car il soulève un vrai problème de notre société, trop souvent ignoré par nos concitoyens, ou évacué dans des commentaires psychorigides sur fond de lutte des classes.

          Etre patron d’une entreprise, d’un commerce ou ’une exploitation agricole expose en effet à beaucoup de stress et à une angoisse de l’avenir exacerbée par les difficultés qui surgissent en période de crise et par une solitude de fait qui peut être géographique pour les agriculteurs, ou décisionnelle pour les petits patrons. Ne pas vouloir reconnaître cela, c’est se voiler la face.

          Pour autant, il convient également de ne pas se raconter d’histoires. Parmi les commerçants et les patrons, une part non négligeable s’est engagée dans cette voie plus pour gagner de l’argent que pour exercer un métier par passion. Et combien, parmi eux, mal formés ou trop avides, ont commis de grosses fautes de gestion, au point de se trouver acculés ?

          Le cas des paysans est évidemment différent car l’évolution du métier, notamment chez les éleveurs, a fragilisé le tissu agricole au point de précariser la plupart des petits exploitants dont certains exercent encore dans ma propre famille. Mais là aussi, tous ne sont pas raisonnables : pourquoi refuser ici de s’associer en Gaec pour sauver ce qui peut l’être ? et pourquoi là (en fait presque partout !) s’être équipé de monstrueux et très coûteux tracteurs de 180 à 300 cv là où un engin de 80 à 100 cv faisait le boulot ?

          Bref, beaucoup de fautes sont commises par une grande partie de ceux qui travaillent à leur compte. Mais cela ne doit pas occulter le fait qu’une bonne partie de ceux qui se suicident est victime de la conjonction de différents facteurs : complexité administrative, rigidité bancaire, solitude de la décision, et même problèmes de couple nés de l’organisation du temps de travail.

          La réalité n’est ni noire, ni blanche, mais grise, comme d’habitude !  


          • Hervé Hum Hervé Hum 12 juillet 2014 11:28

            Bonne intervention Fergus,

            Cet article est d’un simplisme ahurissant.

            Faut il croire que l’auteur l’a écrit pour les idiots ?

            Il met tout le monde dans le même sac comme cela, il peut présenter un taux de suicide très important là où l’honnêteté devrait distinguer l’agriculteur, pas vraiment un chef d’entreprise, bon nombre ayant plutôt la mentalité d’ouvrier. C’est à dire pensant à produire, non à vendre car pour eux, la nourriture c’est un marché bétonné et contrôlé par l’UE.

            Il en va de même avec les auto entrepreneurs, artisans, commerçants où effectivement, les personnes engagent leur avoir personnels. Mais rien à voir avec les grandes entreprises.

            Mélanger les deux est donc d’une mauvaise foi évidente, qui ne peut tromper que l’auteur d’imaginer que les lecteurs vont le suivre dans sa petite manipulation stupide et dérisoire.

            S’il y a un problème avéré et incontestable, l’auteur laisse entendre que la solution passe par plus d’injustice encore !

            Et non Spartagus, votre solution par la concurrence sauvage consiste à augmenter le risque et le stress pour les petits patrons, puisque cette concurrence est faites pour les grandes structures commerciales, non pour les petites. A terme, tous ces petits patrons, auto entrepreneurs se retrouverons êtres des employés indirects de ces grands groupes, mouvement déjà bien engagé. Et servant de variable d’ajustement conjoncturel. Résultat, encore plus de suicide que Spartagus s’empressera de dénoncer comme étant du à la pression fiscale. Une baisse qui ne profitera pas vraiment à ces petits patrons, mais reviendra dans la poche de ces grandes entreprises en raison de la pression concurrentielle exercé par elle sur ces petits patrons.

            Bref, la poltique de Spartagus c’est celle du médecin pratiquant la saignée pour soigner le malade. Qui plus malade encore, justifie une saignée de plus pour le guerir en le tuant !

            Pourquoi la pression fiscale est elle si forte sur les petites entreprises et si faible sur les grande ? 

            Parce que ces petits patrons qui se suicident, ont leur marché basé quasi exclusivement sur le territoire français et ne peuvent pas se délocaliser, contrairement aux grandes entreprises. Mais Spartagus parle t’il de protéger les petits patrons contre les gros ? Non, bien au contraire, il les amalgames !


          • Fergus Fergus 12 juillet 2014 11:47

            Bonjour, Hervé.

            Je partage très largement votre commentaire.

            Et pour répondre à ceci « Faut il croire que l’auteur l’a écrit pour les idiots ? », je dirais que Spartacus ne prend évidemment pas ses lecteurs pour des idiots mais qu’il est enfermé dans une idéologie tellement empreinte d’ultralibéralisme qu’il en perd quasiment toute capacité à prendre le recul nécessaire. D’où ces amalgames, conscients ou pas, qui sont destinés à illustrer sa démonstration.


          • rocla+ rocla+ 12 juillet 2014 12:04

            Vous avez raison Anne Nonyme


            Parler de suicides de patrons c ’est des torchons .



          • julius 1ER 12 juillet 2014 13:54

            . A terme, tous ces petits patrons, auto entrepreneurs se retrouverons êtres des employés indirects de ces grands groupes, mouvement déjà bien engagé. Et servant de variable d’ajustement conjoncturel

            @hervé hum
             ce que tu dis, est ce qui est..... il n’y a que Spartacus qui feint de l’ignorer, celui-là est sorti major de sa promotion à l’école du rire....

          • alinea alinea 12 juillet 2014 17:45

            Non, je la vois plutôt en couleurs la réalité !
            Ce qui est sûr c’est qu’il y a énormément d’incompétence dans ce métier ; la plus fréquente est la folie des grandeurs ! Plein d’histoires à raconter, à spartacus , sur les patrons de PME, que je connais ou près de chez moi ! pardon, mais à un moment, on ne pardonne pas à la connerie crasse !!


          • Jeff84 12 juillet 2014 22:33

            Tiens, ce sont des gens comme vous qui modèrent ? Remarque, pourquoi suis-je étonné, c’est évident que ce sont de purs collectivistes, étant donné ce qui passe.


          • F-H-R F-H-R 16 juillet 2014 18:11

            Je souscris totalement à ce qu’a écrit Spartacus et suis scandalisé de lire autant de commentaires aussi stupide qu’haineux.
            De toute évidence, ceux qui dénient les difficultés et les souffrances des patrons de PME sont totalement ignorant de ce qu’est créer et diriger une entreprise. Ils oublient vite que c’est ce tissu économique qui fait vivre la France entière, y compris la masse phénoménale de fonctionnaires inutiles et vindicatifs, lesquels sont les premiers, eux et leurs proches, à mordre le bras de ceux qui les nourrissent. Ayez le courage de vous émanciper. Prenez des risques et faites face à l’adversité. Après vous pourrez parler. Vous verrez que près de 75% des richesses que vous génèrerez sera capté par l’Etat incompétent et avide de toujours plus de recettes.
            Oui, un entrepreneur qui tombe n’a plus que ses yeux pour pleurer.
            Oui, l’administration fiscale harcelle jusqu’au suicide les entrepreneurs. Elle est responsable de la fermeture de milliers d’entreprises par ans et de dizaines de millier d’emplois perdus à cause de contrôles fiscaux pour le moins douteux.
            Les entrepreneurs ne sont pas plus incompétents que tous ceux qui les dénigrent. Mais il est clair que quand le chariot est cassé, tout le monde dira par où il ne fallait pas passer. Voilà bien une spécialité des critiques qui sévices sur Agoravox.
            Les patrons ne sont pas non plus tous ultralibéraux et beaucoup ont des démarches sociales ou font du bénévolat en opposition à la « gauche caviar » qui n’a pas fini d’enfumer les Français et de les saigner à blanc.
            Tous les pseudo-gauchistes, incapable de comprendre comment fonctionne une société où l’entraide participe du bien commun et qui ne voient que leurs propre intérêts, seront toujours là pour aboyer contre les patrons et voter pour des politiciens fourbes qui gagnent près de 25 fois le SMIC.
            Réveillez-vous !


          • jocelyne 17 juillet 2014 19:04

            à mes « amis » du fn, vous voyez, lisez qui vous soutient, qui profite de vos votes ? à votre place je serrais très inquièts...


          • Txotxock Txotxock 12 juillet 2014 10:15

            Aussi racoleur que le titre :
            Bon débarras !


            • rocla+ rocla+ 12 juillet 2014 10:53

              En fait l’ empathie est pour une seule catégorie d’ humains .


              Quelques hallucinés pensent que le but du patron c ’est l’ argent .

              Le plus souvent le moteur c ’est la passion du métier .

              Je peux en parler et noircir des pages du plaisir de la réalisation 
              de soi , d’ apprendre un métier dans lequel on trouve mille 
              satisfactions . 

              De la satisfaction si l’ affaire marche de pouvoir donner 
              du travail à ses concitoyens . Mais là encore  des malcomprenants 
              vont automatiquement affirmer que c’ est pour exploiter son prochain .

              Le patron est pas forcément un bon gestionnaire , s’ il est pas 
               ordonné  avec sa comptabilité  le fisc , bien assis dans son fauteuil 
              de contrôleur se fera un plaisir de le rappeler à l’ ordre . 

              Le paradoxe étant qu’ un entrepreneur ne coûte rien à personne 
              engendre du travail et c’ est sur lui que tombent tous les ennuis 
              de la création d’ entreprendre . 

              On regarde la péripétie SNCM , combien de boites on dû fermer 
              suite à l’ égoïsme de quelques voyous .




              • Fergus Fergus 12 juillet 2014 12:05

                Bonjour, Capitaine.

                Un regard mesuré sur la question.

                Le fait est que tous les patrons ne font pas ce boulot pour le fric, mais tous ne sont pas dans cette disposition d’esprit qui consiste à vivre de son talent dans un domaine particulier en faisant, si tout va bien, prospérer sa boîte.

                A l’évidence, il y en a qui montent leur boîte ou leur commerce pour rafler la mise le plus rapidement possible. J’ai notamment connu cela avec des bistrotiers auvergnats qui travaillaient dur pendant quelques années, non par goût pour le métier, mais pour pouvoir s’acheter très vite une grande brasserie et la mettre en gérance afin de se payer du bon temps ou une grande maison pour vivre au pays sur les rentes de l’affaire.

                Et ce qui vaut pour la limonade-restauration vaut sans aucun doute pour d’autres professions comme le montrent ces responsables de start-up qui réussissent à valoriser leur entreprise en millions d’euros et passent la main à des grands groupes en partant s’installer au soleil des îles avec un compte en banque à faire pâlir de jalousie un gagnant du Loto. Or, ce rêve, de nombreux aspirants-patrons le font et s’engagent parfois dans une voie pour laquelle ils ne sont pas suffisamment armés.

                Mais il est vrai que l’on ne peut pas mettre toute le monde dans le même sac : les patrons sont avant tout des humains avec des motivations très différentes.


              • rocla+ rocla+ 12 juillet 2014 12:36

                Un genre de gugusse ayant travaillé sa vie dans une grande boite 

                a une idée tronquée de la réalité de l’ entreprise .


                Son salaud de patron lui envoie tous les mois sa paye , malade 
                ou pas , rentable ou pas il touche son salaire .

                Créer , entreprendre et pérenniser est une toute autre paire de 
                manches . 

                D’ ailleurs qui sur ce fil a travaillé à son compte ? 



              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 juillet 2014 12:47

                Mouah ! smiley


              • julius 1ER 12 juillet 2014 14:01

                Quelques hallucinés pensent que le but du patron c ’est l’ argent
                mon pov’Rocla...... tu as manqué quelques épisodes de l’innombrable prose de Spartacus . car Spartacus a toujours affirmé que le but premier d’une entreprise, c’est faire du fric , c’est pour lui la raison d’être d’une entreprise alors relis ses différentes interventions !!!!!!!!!

              • rocla+ rocla+ 12 juillet 2014 14:15

                T’ es sans doute le naze de chez nazebrock cher Julius ,


                Si une entreprise ne gagne pas d’ argent elle peut juste fermer .

                Je trouve qu’ il est bien plus méritoire de créer une entreprise
                que d’aller faire mouton de panurge …

                C ’est ça qui te dérange  ? ton statut de mouton de panurge ?



              • rocla+ rocla+ 12 juillet 2014 14:16

                Bravo Aïta 


                Tu auras dix … smiley

              • hervelec 22 mars 2015 04:54

                @Fergus
                bonjour
                enfin je percois une petite lueur d espoir dans un de tes commentaires !


              • hervelec 22 mars 2015 04:57

                @sampiero
                excuse moi mais tu mets tous les « patrons » dans le mem sac et c est hulcérant !!! quelle vision !


              • Croa Croa 12 juillet 2014 11:32

                « Surendettement, dépôt de bilan, licenciements, contrôles fiscaux sont les premières raisons… »

                NON, la première raison c’est la mise en concurrence de ces gens entre eux et même avec l’étranger ! Après la manière de gérer la concurrence passe éventuellement par des endettements, des risques, des économies sur les ressources, la triche (pas seulement fiscale), etc... Il est même fallacieux de citer ces causes qui ne sont que secondaires et internes à l’entreprise !


                • Jeff84 13 juillet 2014 10:02

                  Vous n’avez jamais passé la porte d’une entreprise, vous. Pour en suivre une bonne centaine, la concurrence n’est jamais le souci premier, et même rarement secondaire. Le top 3, ce sont toujours les impôts et charges sociales, les réglementations inutiles et la paperasse (une fois que le gérant a compris que gérer la trésorerie = jongler avec charges sociales et impôts).


                • rocla+ rocla+ 13 juillet 2014 10:11

                  Bonjour Jeff 84 


                  Sur ce fil quelques imbéciles s’ érigent en proclamateurs du bien ou 
                  du mal en parlant de l’ entreprise dont ils ne connaissent en rien la réalité . 

                  N’ ayant jamais  été à leur compte ils ne peuvent qu’ anonner des 
                  vérités à l’échelle de leur non connaissance .

                  Ce qui leur fait mal au cul ensuite c’ est qu’ on puisse finalement 
                  s’ en sortir du fatras du code du travail , des règlementations qui 
                   changent plus vite qu ’une Ferrarri prenant un virage et étalent 
                  leurs bêtise congénitale que l’ on peut lire ici ou là . 

                  A la limite ça leur fait plaisir un patron qui met fin à ses jours 
                  tellement c ’est des ânes bâtés .


                   


                • Jeff84 13 juillet 2014 10:24

                  Oui c’est vrai, ils sont toujours heureux quand un entrepreneur ne réussit pas. C’est une différence fondamentale. Ils veulent que ceux qui ne pensent pas comme eux échouent et soient malheureux. Nous, nous souhaitons que tout le monde réussisse dans la vie, quel que soit le chemin emprunté du moment qu’il ne nuit pas à autrui.


                • Stof Stof 12 juillet 2014 11:58

                  C’est pour ça qu’ils devraient promouvoir le Revenu de Base.


                  • rocla+ rocla+ 12 juillet 2014 11:59

                    Il se passe de drôles de trucs en France 


                    A l’ époque où j’ étais encore en activité j’ ai eu besoin d’un
                    renseignement de l’ URSSAF pour être en conformité .

                    Dans une journée j’ ai appelé en tout une dizaine de fois 
                    au numéro correspondant , personne n’ a jamais décroché . 

                    Il y a un monde d’ écart entre certaines professions .

                    • Fergus Fergus 12 juillet 2014 12:09

                      @ Rocla.

                      En fait, il y a de très grandes disparités d’une région à l’autre. Lorsque j’étais à Paris, la moindre démarche administrative était compliquée, du fait d’un manque criant de personnel parfois, et d’un surmenage du personnel en d’autres occasions. Ce n’est plus le cas depuis que je vis en Bretagne. Je suppose qu’il en va de même dans de nombreuses régions.


                    • Jeff84 13 juillet 2014 09:56

                      Allez plutôt voir sur place : 100% du personnel en train de prendre un café à 15h, pendant que tu poireautes à 5 mètres pendant un quart d’heure. Vécu.


                      Pourquoi s’emmerder à servir les gens correctement ou à décrocher le téléphone, puisque rien ne change si on ne le fait pas ?

                    • bartneski bartneski 12 juillet 2014 12:10

                      10 000 morts par suicides par an en France dont 8500 demandeurs d’emploi et donc, 700 créateurs d’emplois. Ce qui fait 9200 morts sur 10 000 à cause du travail. Conclusion, le travail tue plus que la route et la clope réunis.

                      Cherchez l’erreur...

                      PS : Salut Spartacus. Besoin d’une corde ?

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