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Dilemme du Monde Capitalisé

On peut compatir à la douleur d’autrui, être affectés par les images médiatisées qui perturbent notre conscience. Mais n’y-a-t-il parfois un reflexe de pensée dans l’inconscient collectif qui consiste à trouver une solution humaine et concrète sans tomber dans les pièges des explications simplistes des intellectuels mercantiles du système capitaliste ou celles de théories compliquées qui nous rappelant des dictatures communistes  ?

Le capitalisme prétend que ce sont les lois de marché qui dirigent notre monde, et ces lois-là plutôt fonctionnent indépendamment de notre volonté. Tirant l’exemple de la faillite du communisme et son système de planification d’état, le capitalisme dénie chaque système égalitaire et mêmes empêche des reformes.

Est-il ce capitalisme-là une solution durable qui permet à nos sociétés de prospérer sans exploiter une grande partie de nos citoyens occidentaux et la quasi-totalité du tiers monde ? Peut-on spéculer que la course effrénée du capital soit un miracle de prospérité ? Ne peut-on pas vivre en paix et justice sans capitalisme et penser à un mode de transaction différent de celui qui consiste à obtenir une plus value ? – sachant que la plus-value est l’impulse de l’organisation économique du capitalisme. Encore faut- il vouloir accorder une nouvelle forme de transaction sans plus value. Il y a des économistes qui peuvent apporter des solutions progressistes en ce sens. Il y a de la place pour tout le monde sur la planète et nous pourrions envisager un toit et de la nourriture pour chaque citoyen du monde.

N’oublions pas qu’un changement de l’équipe d’État ne changera pas forcement l’injustice sociale. La révolution française en 1789 suivie par la révolution bolchévique de 1917 ciblaient la noblesse et le clergé mais peu après furent récupérées par une nouvelle classe de la bourgeoisie en France et une classe privilégié et bureaucratique en URSS. Ce furent de ce point de vue des révolutions manquées mais marquant dans le sang de guillotinés et fusillés. Guillotine et Staline sont les produits de ces révolutions manquées. Une révolution qui ne peut pas ou ne veux pas résoudre le problème de la justice social sans l’appui idéologique ou l’ambition d’une classe sociale échouera comme celle de la France et la Russie.

Une révolution dépourvue d’idéologie pourrait aujourd’hui partir des pays pauvres et cibler non seulement leurs dirigeants corrompus mais aussi le système capitaliste. Ce sont les intérêts du system capitaliste mondial qui souvent installent ou utilisent des dictateurs corrompus comme les scheiks pués pétrodollars, les Mollahs sanguinaires, les rois despotiques du tiers monde. Alors une révolution dans les pays capitalistes dépendants ou périphériques ébranlera ce system, aussi, à l’ouest, comme l’on voit les effets du printemps arabe en Espagne, New York et sans doute ailleurs.

Les lois économiques qui dominent nos relations de production ne sont pas éternelles. Elles s’évoluent avec un déterminisme d’évolution renforcée par la prise de conscience de la société. Les sociétés changent et leur mode de fonctionnement se transforme. Le besoin de débouchés toujours grandissants en terme de produits, pousse le monde capitaliste á envahir le globe tout entier afin d’augmenter ses intérêts.

Le troc a toujours existait depuis que l’homme vit et nous ne pouvons pas réfuter ces échanges qui sont nécessaires. Le troc est devenu le commerce, la vente et l’achat, avec plus-value au passage, lors de la vente. Il y a une différence fondamentale entre le simple troc permettant d’échanger un bien à des fins utiles et la vente d’un bien avec un profit maximum lors de cet échange. Cela démontre le but lucratif du capitalisme sauvage qui ne produit que pour le profit maximum et pas forcement en rapport avec les besoins vitaux de la société.

Pour aboutir à ce profit maximum, on ne parvient pas toujours à vendre à des prix élevés puisque dans cette économie de marché les bénéficiaires du marché se prêtent à une guerre économique effroyable entre eux pour soi-disant bien du consommateur. En réalité, le bien du consommateur n’y est pour rien et on peut se dire que les bénéficiaires du marché sont impitoyables entre eux pour préserver leur profit. Les plus forts gagnent et prospèrent, les plus faibles, quand à eux, disparaissent. Personne n’est épargné dans ce système sauvage.

La loi du plus fort est toujours la meilleure. Bien entendu leurs intellectuels mercantiles emploient des termes économiques pour justifier cette loi de jungle mais ces termes-là ne substituent pas leur pensée aux valeurs des humains qui subissent à la plus grande déchirure du capitalisme. Ceci étant la sauvagerie capitaliste peut créer des conséquences susceptibles d’engendrer des conflits internationaux, on a déjà eu des guerres dévastatrices et des guerres régionales là où les pays forts avaient des intérêts pétroliers. Ils provoquent aussi des conflits internes entres les peuples indigènes du même pays qui sont dirigés par les régimes dépendants, ou des protégés locaux pour pousser ces conflits internes.

Fonctionnement du système capitaliste est tel qu’il faut obtenir un profit maximum tout en réduisant le coût de production qui est la somme des dépenses réalisées pour produire des biens ou services. Ce coût est compensé par l’exploitation de la force de travail que d’après l’analyse de Marx, elle crée par la population active en créant la plus-value au profit des capitalistes. Le coût de production calculé par une compatibilité des facteurs de production, y compris la force de travail, constitue des charges d’exploitation capitaliste. Alors la baisse de salaire par rapport à l’inflation réduit constamment le pouvoir d’achat, ce qui fait partie des règles connues dans le système capitaliste. Ces règles sont tellement caractéristiques dans la nature du système qu’uniquement à force des luttes sociales la société peut survivre et le salaire ne descend pas aux seuils minimums.

C’est d’ailleurs dans ce but de la loi de « moins dépense et plus gain », que les capitalistes occidentaux délocalisent leurs capitaux aux pays là où le salaire est au minimum, ce qui crée le chômage dans les pays industrialisés et un capitalisme dépendant dans les pays périphériques. Il faut noter au passage qu’un tel capitaliste dépendant est encore plus sauvage et même dictatoriale dans les pays périphériques du capitalisme mondial. En effet, les capitalistes des pays métropoles sont bénéficiaires de toutes les contraintes imposées par les régimes des pays sous-développés pour que le circuit et le profit du capital y soit au maximum.

Dans ces pays périphériques, un nombre grandissant d’habitants vit dans des conditions de pauvreté à peine imaginable pour les nations industrialisées. Ils n’ont plus d’autre choix que celui de s’estimer heureux, en recevant l’équilibre de deux euros par jour pour tenter de satisfaire leurs besoins. Le pire est que beaucoup de gouvernements et partis de droite considèrent cela comme normal parce que ce sont les inévitables lois du marché économique qui l’imposent.

Le capitalisme demeure un système d’exploitation, de plus en plus mondialisé qui crée des richesses et en même temps creuse le fossé de l’injustice entre une minorité de riches et une majorité grandissante de pauvres. Le fossé est aussi valable entre les pays riches et pays sous-développés, y compris les pays capitalistes périphériques.

On peut compatir à la douleur d’autrui, être affectés par les images médiatisées qui perturbent notre conscience. Mais n’y-a-t-il parfois un reflexe de pensée dans l’inconscient collectif qui consiste à trouver une solution humaine et concrète sans tomber dans les pièges des explications simplistes des intellectuels mercantiles du système capitaliste ou celles de théories compliquées qui nous rappelant des dictatures communistes  ? 

Avant considérer le système économique communiste, il faut constater qu’on influencé, sur son jugement, par la faillite du bloc soviétique. La disparition de l'URSS ne doit pas être plus visible aux yeux de ceux qui combattent le capitalisme que la nature de son système économique basée sur les analyses géniales de Marx. Marx propose la suppression de la propriété privée des moyens de productions et d'échange au profit de la propriété collective. Malheureusement, jusqu’aux nos jours, cette théorie joliment analysée, ne fonctionne que pendant une courte durée dans un pays révolutionnaire là où l’enthousiasme et la solidarité des masses populaire créent des effets psychologiquement positifs.

À long-terme, le system crée une bureaucratie corrompue, dictatoriale et omniprésente — un problème qu’apparemment s’échappe des analyses de Marx. Les spécificités historiques du stalinisme symbolisent l'écrasement de la liberté individuelle dans ce système. Pourtant à mon avis la faillite éclatante du système communiste est plutôt liée à la manque de démocratie qui à son tour a fait échec au système économique égalitaire.

La faillite du communisme est visible aux yeux des masses populaires à cause se sa manque de la démocratie, non pas à cause de son système économique égalitaire. Le capitalisme pourtant repose sur un double mensonge, celui d’exagération banale sur la nature dictatoriale du système soviétique et sur celui de l’économie communiste. Le capitalisme a l intérêt de montrer ces deux aspects relativement différents comme deux côtés de la même médaille pour dire qu’une faillite totale est le sort d’une société qui ne suit pas les lois du marché capitaliste.

La situation du monde mérite une réflexion profonde et non idéologique afin de comprendre les mécanismes des inégalités qui ne sont pas le fruit du hasard ou les mécanismes du marché qui « s’imposent malgré nous » ! Nouvelles démarches humanitaires et concrètes par les experts sont nécessaire pour éviter le pire.



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