Le sujet que je traite ci-après
Est commun à tous les humains.
N’y trouveront matière à s’en choquer
Que les esprits chagrins.

Soyons honnêtes, nous avons tous et toutes insulté quelqu’un un jour ou l’autre.
Qu’on insulte pour se venger ou qu’on insulte pour agresser, l’insulte est un besoin aussi viscéral que boire et manger. Et nos ancêtres ont, de tous temps et bien avant nous, exprimé de même manière leur ressentiment ou leur frustration.
Toutefois, ils le faisaient avec une logique que, me semble t-il, nous avons perdue.
Ainsi parmi les insultes que j’ai retenues utilisées par nos ascendants, je citerai :
Je nous connais peu d’insultes aussi bien accordées à leurs intentions de blesser ceux à qui elles s’adressent.
Parmi celles-là, je citerai :
À noter que j’estime stupide d’enjoindre à quelqu’un d’aller se faire « enculer chez les grecs ». Déjà l’acte n’est pas particulièrement prometteur de jouissance alors comment pourrait on s’attendre que l’interpellé soit prêt à débourser pour les frais de déplacement. D’autant que tout le monde n’a pas les finances nécessaires pour se payer un voyage en Grèce, même en charter.
Mais là où je m’étonne c’est de l’utilisation de certains mots ou injonctions selon moi en totale contradiction avec le sens insultant qu’on veut leur donner.
Ainsi, l’emploi du mot « con », d’après ce que j’en sais un dérivé des mots persan « kun » ou latin « cunnus », qui désigne le sexe féminin, m’apparaît être une insulte totalement inappropriée lorsqu’il est employé seul.
« Tu n’es qu’un con ! ».
Personnellement, je ne vois rien d’insultant dans ces propos sachant que beaucoup ne rêvent que d’embrasser un con ou à défaut y mettre leur nez.
Par contre, des expressions comme
« Sale con » ou « Petit con » ou « Pauvre con » évoquent déjà plus une notion insultante.
J’ajouterai enfin que je juge d’une insondable bêtise le fait d’avoir féminiser en « conne » un mot qui, à l’origine, désigne un attribut féminin.
Mais là où je suis sidérée, c’est de constater l’absurdité de certains mots ou injonctions sensés être utilisés comme insultes.
Ainsi le mot « fumier » employé pour injurier quelqu’un qui ne se conduit pas correctement.
Il suffit de se représenter l’utilisation qui est faite du fumier et des bienfaits qu’il dispense pour admettre que traiter quelqu’un de fumier c’est lui faire honneur.
Ainsi l’injonction « Va te faire baiser ».
Existe t-il un acte plus agréable que baiser ? Existe t-il au monde une seule personne qui n’ait envie de se faire baiser ?
Alors, par quelle aberration souhaiter le meilleur à celui à qui on n’espère que des désagréments ?
Moralité, pour bien s’injurier en bonne et dû forme, il serait bon, je pense, de remettre à la mode le vocabulaire de nos aïeux.
Et qui sait si cela ne contribuerait pas à nous intéresser à certains débats politiques au cours desquels des candidats, parlant de leurs adversaires, le traiteraient de pleutres ou de cuistres.
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Le dessin qui illustre cet article est découpé à partir
d’une création de Led Ganache - 2006 - http://foutre.over-blog.com/

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