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Accueil du site > Tribune Libre > Eau pour tous, tous pour l’eau !

Eau pour tous, tous pour l’eau !

Réflexion au retour du forum « Quand l’eau révèle le monde » organisé par Libération, samedi 14 janvier 2017.

L’eau est un bien commun hors du commun. Elle est origine et véhicule de toute vie, moyen de purification, puissance de régénération.
Les eaux présentent l’infinité des possibles, elles contiennent tout le virtuel, l’informel, le germe des germes, toutes les promesses de développement, mais aussi toutes les menaces d’extinction.
C’est quand le puits est sec que l’eau devient richesse, dit le proverbe.
Est-il besoin de le rappeler ?
La quantité d’eau globale sur la Terre est fixe, mais sa consommation croissante, sa surexploitation, son gaspillage, associés à la pollution et au changement climatique, entraînent une pénurie hydrique de plus en plus fatale.
La gestion de l’eau, ressource primordiale de plus en plus menacée, suscite, du local au global, différentes problématiques dont la résolution engage l’avenir de la planète bleue et de tous les êtres vivants qu’elle héberge temporairement.
Dès lors, « que faire », « qui fait quoi », « pourquoi », « pour qui » et « comment » ?
Relever le défi de l’eau est avant tout une question de volonté politique pour une meilleure hydro-gouvernance mondiale. Cela dépend aussi beaucoup d’une montée de conscience humanitaire et planétaire en chacun. 
« L’eau est le miroir de notre avenir. » Gaston Bachelard

Une fosse abyssale existe entre l’importance vitale du thème de l’eau et le faible niveau de connaissance que les citoyens en ont, y compris dans les sphères politiques, et ce malgré la multiplication depuis une vingtaine d’années de conférences, colloques, publications, expositions, festivals… et autres manifestations telles la Journée Mondiale de l’Eau créée par l’ONU et la Semaine Mondiale de l’Eau de Stockholm. 1

L’eau, grand mystère de la vie, est un sujet à la fois très simple parce qu’inné et d’une haute complexité aux plans géopolitique, juridique et technique. Concernant ses différents usages, domestiques et autres, sa difficulté d’appréhension est accrue par l’existence d’une multiplicité d’acteurs situés à différents échelons institutionnels et fonctionnels.

« Le secteur de l’eau dépend d’une gouvernance à plusieurs niveaux impliquant différents acteurs, privés comme publics, à l’échelle locale, régionale et même planétaire. Complexe et monopolistique (90 % des réseaux de distribution d’eau sont dirigés par de grandes entreprises privées), ce secteur à forte intensité capitalistique conditionne de nombreux autres domaines tels que l’énergie, la santé, l’agriculture et la biodiversité. La demande d’eau concerne tous les secteurs, régions et populations, au-delà des frontières géographiques et temporelles. En premier lieu, il faut s’attaquer au déficit d’information publique, en expliquant comment l’eau est gérée, par qui et à quel coût. » 2

La sensibilisation des citoyens à la crise de l’eau mérite d’être l’un des axes fondamentaux de la politique de formation et d'information de la population en matière d’environnement et de développement durable.

Il importe par exemple que tous les citoyens sachent, comme l’a bien rappelé Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, que la consommation carnée a un impact écologique néfaste, notamment sur l’eau. En effet, l’élevage industriel, outre le fait d’être la principale cause d’émission de gaz à effet de serre dans le monde, avant l’ensemble du secteur des transports, de favoriser la déforestation, du fait du manque de pâturages et du besoin de cultures fourragères pour nourrir les animaux, est par ailleurs une importante source de pollution des nappes phréatiques, de l’acidification des océans, etc. Enfin, rappelons qu’il faut 15 000 litres d’eau pour produire un seul kilo de viande de bœuf.

C’est pourquoi on peut féliciter le journal Libération d’avoir eu la bonne idée d’organiser un forum sur l’eau samedi dernier, 14 janvier, pour tenter de contribuer à apporter quelques réponses aux multiples questions que pose la crise de l’eau.

Le but ici n’est pas de paraphraser les intervenants et les journalistes car le lecteur peut se reporter directement aux vidéos des débats et textes en ligne 3 mais d’ouvrir un champ de vision personnel, parmi d’autres.

Que nous inspire ce forum sur l’eau ?

Tout d’abord je tiens à exprimer ma fierté d’avoir réussi, du début à la fin des débats, à survivre en milieu hostile, à savoir dans une grande salle surpeuplée, surchauffée, sans une goutte d’eau à boire. (Un contexte surréaliste pour une journée d’échanges axée sur l’eau et le développement durable).

A croire que les organisateurs du forum ont voulu plonger le public dans un stress hydrique intense (les mises en situation expérientielles sont à la mode) afin qu’il assimile parfaitement les tenants et aboutissants des informations délivrées et commence à se préparer physiquement et psychologiquement à l’avenir.

Seuls les intervenants avaient droit à de l’eau, mais de l’eau embouteillée, ce qui n’a pas été du goût de Yannick Jadot. Aucune fontaine à eau en vue. Et Célia Blauel, adjointe à la mairie de Paris en charge du développement durable, très fière de présenter la carafe Eau de Paris créée par le designer Pierre Charpin n’avait pas pensé à en faire cadeau au public ce jour-là, même du modèle le plus simple.

Heureusement samedi, entre gens civilisés, la guerre de l’eau n’a pas eu lieu mais tout de même, à la fin, la maxime citée par Laurent Joffrin dans son édito, « Plus d’eau pour moins de sang  » était dans toutes les têtes.

Après cette petite pointe d’humour, passons au résumé de la journée.
Si l’on veut la paix pour l’eau et l’eau pour la paix, il va falloir semble-t-il lutter de plus en plus, car :

  • la bataille du droit universel à l’eau n’est pas encore gagnée, même en France,
  • la raréfaction de l’eau s’aggrave dans le monde,
  • l’eau devient de plus en plus une source de conflits.

La guerre de l’eau

Comme cela a été prédit depuis longtemps, les conflits d’usage autour des ressources naturelles se multiplient en ce 21ème siècle.

Je commence à écrire cet article alors que l’AFP annonce que de violents combats opposent ce dimanche les forces du régime syrien aux rebelles près de Damas, prolongeant ainsi les pénuries d'eau dans la capitale, une semaine avant le lancement de négociations de paix désormais soutenues par l'opposition politique. Malgré l'entrée en vigueur de la trêve le 30 décembre entre régime et rebelles, des combats on lieu depuis plusieurs semaines en Syrie dans la région de Wadi Barada. Cette région abrite la principale structure d'alimentation en eau de la capitale, qui a été endommagée par les combats, faisant subir aux 5,5 millions d'habitants de Damas et de sa région d'importantes pénuries d'eau depuis le 22 décembre.

En 2010, Jacques Chirac voyait que « la tension autour de l’eau devient menaçante dans les bassins du Nil, du Mékong ou de l’Euphrate. La question des fleuves et des nappes aquifères transfrontalières va devenir un thème majeur pour la diplomatie mondiale ». « Tout indique que la question de l’eau dans le monde va s’aggraver. Ce n’est pas tellement la ressource qui manque. C’est la demande qui va augmenter constamment au cours de ce siècle. D’ici 2050, la population mondiale va progresser de 50% et la demande d’eau bien plus encore, pour nourrir ces trois milliards d’êtres humains supplémentaires. Les aléas climatiques ne vont pas faciliter les choses en désorganisant les productions agricoles.  » 4

Disons-le clairement, la limitation de la démographie mondiale galopante est l’un des immenses défis à résoudre rapidement par l’humanité.

On comprend mieux, entre autres catastrophes annoncées, pourquoi Barack Obama et le Pape François congratulent Leonardo DiCaprio dans son film documentaire, Avant le déluge, le remerciant chaudement de prévenir l’humanité de ce qui l’attend (à court ou moyen terme ?).

La marchandisation de l’eau

Dans sa lettre encyclique sur la sauvegarde de la maison commune, Laudato Si, que le pape François remet à Leonardo DiCaprio en remerciement de son livre sur Jérôme Bosch (échange de bons procédés), on peut lire ceci :

« Tandis que la qualité de l’eau disponible se détériore constamment, il y a une tendance croissante, à certains endroits, à privatiser cette ressource limitée, transformée en marchandise sujette aux lois du marché. En réalité, l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes, et par conséquent il est une condition pour l’exercice des autres droits humains. Ce monde a une grave dette sociale envers les pauvres qui n’ont pas accès à l’eau potable, parce que c’est leur nier le droit à la vie, enraciné dans leur dignité inaliénable. Cette dette se règle en partie par des apports économiques conséquents pour fournir l’eau potable et l’hygiène aux plus pauvres. Mais on observe le gaspillage d’eau, non seulement dans les pays développés, mais aussi dans les pays les moins développés qui possèdent de grandes réserves. Cela montre que le problème de l’eau est en partie une question éducative et culturelle, parce que la conscience de la gravité de ces conduites, dans un contexte de grande injustice, manque. »

Et ceci :

« Une grande pénurie d’eau provoquera l’augmentation du coût des aliments comme celle du coût de différents produits qui dépendent de son utilisation. Certaines études ont alerté sur la possibilité de souffrir d’une pénurie aiguë d’eau dans quelques décennies, si on n’agit pas en urgence. Les impacts sur l’environnement pourraient affecter des milliers de millions de personnes, et il est prévisible que le contrôle de l’eau par de grandes entreprises mondiales deviendra l’une des principales sources de conflits de ce siècle.  » 5

Ainsi, en Italie, Don Camillo et Peppone sont encouragés par le Pape à s’allier pour lutter contre la main mise capitaliste sur l’eau par les multinationales, à s’engager dans les luttes pour la republicisation de l’eau, et en France, Libération affiche Véolia comme le partenaire de son Forum « Quand l’eau révèle le monde ». Hallucination ? Sans doute les effets de la déshydratation qui commence à se faire sentir dans mon cerveau.

Finalement le seul point de vue positif à retenir du forum n’est-il pas celui d’Antoine Frérot, le PDG de Véolia, qui nous assure que « La manière de gérer l'eau en France est le meilleur rapport qualité prix au monde » et qui nous apprend que Véolia émet 35 millions de factures par an (facture moyenne pour une famille française : 300 euros). Cette information a fait du bien à tout le monde. Au fond, de quoi se plaint-on sur cette planète bleue ?

Dans le dernier débat, l’océanographe Laurent Labeyrie, a rebondi sur ces propos et rappelé que la France est très bien pourvue en eau et que la gestion de l’eau n’est pas meilleure dans notre pays mais simplement beaucoup plus facile qu’ailleurs.

Antoine Frérot vante la haute technologie de Véolia, sa grande technicité, certes réelles. Il faut dire que c’est possible d’avoir un service Recherche et Développement de pointe quand on brasse environ 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an dont 3 milliards d'euros réalisés par la branche Eau France de Véolia (Chiffres clés 2015).

Il n’en demeure pas moins que l’octroi à des entreprises privées d’un tel pouvoir sur l’eau est risqué. C’est la porte ouverte à la corruption et à d’autres dérives.

Pensons par exemple aux deux hauts cadres de l'activité Eau de Veolia en France qui ont été mis à pied fin novembre 2016 après la révélation par Mediapart qu'ils étaient devenus actionnaires d'une petite société ayant obtenu un important contrat du groupe français. L'affaire remonte à la fin 2014. Veolia signe alors un contrat avec la société Olky Payment Service Provider, basée au Luxembourg, pour la gestion pendant sept ans de la facturation de la plupart de ses services d'eau en France. En 2015, cette société lance une augmentation de capital, à laquelle ont souscrit les deux hauts responsables de Véolia, l’un via une société qu'il dirige, et l’autre, grâce à un mécanisme plus complexe, détaille Mediapart. 6

« Lorsqu’il a été informé de cette affaire, Antoine Frérot, le PDG de Veolia, n’y a pas cru. Puis devant l’accumulation des preuves, il a bien fallu se rendre à l’évidence : Veolia Eau était victime d’une fraude massive de la part de certains de ses dirigeants. »

Néanmoins, Véolia ou ses homologues n’ont pas à s’en faire. « Notre plan stratégique 2016-2018 nous permettra d’amplifier notre croissance tout en renforçant notre profitabilité » annonce Antoine Frérot dans le Rapport d’activité et de développement durable de Véolia 2015. A noter, le slogan de Véolia est : « Ressourcer le monde ».

Citée par Yannick Jadot dans sa tribune, Danielle Mitterrand, fondatrice de la Fondation France Libertés, résumait bien la situation : « La marchandisation signifie que lorsque nous mettons sur une table deux verres pleins d’eau, l’un géré par une multinationale et l’autre par le service public, 1/3 du verre de la multinationale sert à rétribuer des actionnaires, alors que le service public consacre les trois tiers au service de l’eau, sans profit  ».

Il y a 9 ans, en février 2008, j’avais eu le bonheur d’assister à une conférence de Danielle Mitterrand organisée par la mairie du 2ème arrondissement de Paris dont Jacques Boutault était déjà aux manettes. La conférence avait pour thème « L’eau en partage : un enjeu planétaire ». Etaient présents également Catherine Legna, Directrice de la fondation France Libertés, et Riccardo Pettrela, alors président de l’université européenne de l’environnement, initiateur de la Charte mondiale de l’eau. Impressionnée par ce que j’avais appris ce soir-là, j’ai toujours conservé mes notes. Je trouve utile aujourd’hui d’en exhumer quelques unes pour les porter à la connaissance des lecteurs de cette chronique :

Le combat de l’eau est encore plus dramatique aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Plus l’eau devient rare, plus elle devient rentable pour ceux qui veulent en tirer profit.

Les fleuves étaient les reins, les nettoyeurs de la Terre, la planète entière va maintenant être mise en dialyse. De fait, trois seules solutions sont proposées par les « Dominants » : dessalement de l’eau de mer, nouveaux types de barrage, dépuration, en ayant recours aux finances privées car l’argent public est insuffisant. On arrive à un monde qui attribue son salut aux capitaux privés.

Le droit à l’eau n’est pas un droit économique et social, c’est un droit humain, préalable à la réalisation de tous les autres droits.

Il faudrait passer du droit à l’eau au droit de l’eau.

Il faut un statut juridique international de l’eau pour mettre l’eau hors des conditions et règles du marché. C’est le premier combat à mener.

Aujourd’hui Emmanuel Poilane, directeur de la fondation France Libertés, continue le combat, réfute l'argument économique et propose une approche sociale de l'eau. « Comment un pays peut-il faire société s’il ne partage pas l’eau ?  » s’interroge-t-il. « Derrière cette question se cache une dimension économique hégémonique  ».

Yannick Jadot, qui appelle à renforcer le service public de l'eau, dit que, malgré les avancées du droit international et du droit français sur ce sujet, l’eau est très rarement prioritaire dans la réalité des arbitrages politiques. « L’eau est toujours délaissée au profit des intérêts économiques ».

Pour lui en tout cas c’est clair : « L'eau est un bien commun, sa gestion privée ne correspond pas toujours à l'intérêt général, la reprise en gestion publique est légitime  ».

Le droit universel à l’eau

Un des grands enjeux reste la démocratie de l’eau. Le droit humain universel d’accès à l’eau potable et domestique, n’est pas garanti aujourd’hui.

La question du droit à l’eau, partout dans le monde, même pour les populations non solvables, est une question clé pour l’avenir de l’humanité.

Michel Lesage et la Fondation France Libertés nous rappellent qu’il y a urgence pour le droit d’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous. Le 14 juin dernier, la proposition de loi de « mise en œuvre effective du droit humain à l’eau potable et à l’assainissement » a été examinée et adoptée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale. Elle propose notamment la mise en œuvre par les collectivités territoriales d’équipements sanitaires pour les personnes les plus vulnérables non raccordées au réseau, et la création et le financement d’une aide préventive pour l’eau pour les personnes en situation de précarité.7

C’est le premier texte déposé à l’Assemblée nationale venant d’une proposition d’un collectif de 40 associations et d’ONG dont le chef de file est la Fondation France Libertés de Danielle Mitterrand. Le texte va faire son arrivée au Sénat le 22 février prochain. Michel Lesage espère une mobilisation de la société civile pour le faire passer.

Des solutions simples et complexes comme une goutte d’eau 

Ces dernières années, on note des avancées significatives des applications et des technologies disponibles pour le traitement de l’eau et la réutilisation des eaux.

On parle de plus en plus du dessalement de l’eau de mer (coûteux), de la récupération des eaux pluviales et de la limitation de l’imperméabilisation des sols (car l’imperméabilisation des sols par les constructions et la voirie entraîne de nombreuses perturbations du cycle de l’eau : augmentation du ruissellement et donc du risque d’inondations). Cependant ces projets sont encore relativement peu déployés en France. Selon Julie Lions, cheffe de projet hydrogéologue au BRGM, « le seul frein est économique. Un industriel ne participera pas si ça lui coûte trop cher ».

Jean-Claude Carrière, que j’ai eu le bonheur de rencontrer récemment, m’a relaté ceci : « J’ai été l’un des tout premiers écologistes en France et l’un des fondateurs de Terre des Hommes. J’ai soutenu Brice Lalonde qui fut le premier candidat écologiste à la présidentielle. Avec des amis, il y a déjà 20 ou 30 ans, nous avions des tas de projets, par exemple celui de créer une mer en Afrique. Le lac Tchad est desséché. Il est menacé de disparition à court terme. On n’a pas idée de la misère qui règne en Afrique centrale tant qu’on n’y est pas allé. Reconstituer une mer très agrandie, avec une part du Niger, de l’Algérie, du Tchad, créer un fleuve qui traverserait l’Afrique, pour agir sur le cycle de l’eau, transformer toute la production d’électricité africaine grâce à l’énergie solaire, transformer l’eau salée en eau douce... tout cela est techniquement possible. Mais en parler à qui ? J’ai eu l’occasion d’en toucher un mot à François Hollande mais les hommes politiques ont des préoccupations de court terme. Il manque un organisme mondial au-dessus des partis politiques. La COP 21 ou 22 ne suffit pas. Si on veut déposer un projet écologique et obtenir des partenariats, il faut qu’il rapporte de l’argent. C’est toujours l’intérêt qui prime. »

Notons au passage que l’Académie de l’Eau, dont Brice Lalonde est l’actuel président, dit qu’il faudrait créer un GIEC de la contamination du cycle de l’eau.

La mise en œuvre de systèmes de recyclage performant des eaux usées (dites eaux grises) permettant de grandes économies d'eau est de plus en plus évoquée. On verra si les grandes compagnies type Véolia et Suez poussent ces idées qui impliquent une diminution de leurs ventes (mais c’est aussi un marché qu'elles peuvent développer).

Quelle est la capacité des villes à gérer durablement l’eau ? Bruxelles et Singapour ont été citées samedi comme des modèles internationaux.

C’est à Singapour que Veolia est venu tester il y a 20 ans la première grosse usine de retraitement des eaux usées. Par ailleurs, en 2005, Singapour a mis en service une grande usine de dessalement d’eau de mer. Ainsi, 30% des besoins actuels en eau du pays sont assurés par le retraitement des eaux usées. La collecte des eaux pluviales en représente 20% et la désalinisation d'eau de mer 10%. Le reste (40%) est importé de Malaisie.

Saskia Sassen est une sociologue américaine, spécialiste de la mondialisation, qui donne des pistes pleines d’espoir pour construire de nouvelles formes de villes « liquides » à l’ère numérique. Elle nous invite en effet à considérer les villes comme de grandes productrices de « liquides » : « Quantité de liquides circulent dans les villes. Eaux de pluie, eaux qui inondent, eaux de nettoyage, dans les cuisines, les salles de bains, les restaurants… Chacun de ces usages, et bien d’autres, utilise de l’eau potable et génère des eaux usées. Ces dernières devraient être réutilisées, assignées à plusieurs utilisations in situ ou réparties dans la ville. »

Il y a un champ d’innovations extraordinaires à appliquer dans les villes, affirme-t-elle. Mais nous sommes encore trop étriqués dans notre conception de l’eau. Entre eau propre et eau sale, il faut apprendre à considérer l’eau comme une variable.

Lamya Essemlali dit très justement que la sensibilisation des autres passe par l’exemple. Il faut faire ce que l’on estime être juste et se comporter comme si l’issue du combat écologique ne dépendait que de soi.

Nous avons le pouvoir de changer la société et notre environnement par ce que nous choisissons de mettre ou non dans notre assiette, et tout simplement aussi par l’adoption d’éco-gestes, très banals mais essentiels.

Sunita Narain, directrice du Centre pour la Science et l'Environnement de New Delhi, a très clairement expliqué, il y a déjà plusieurs années, le dernier grand enjeu à relever pour réussir une gestion en commun des ressources en eau : celui de la volonté politique. A ce niveau, seul un travail pédagogique pourra être efficace. Il faut, a-t-elle dit, « construire une société qui comprenne l’importance de chaque goutte d’eau  » et accepter le fait « qu’être puissant, ce n’est pas dépenser l’eau plus que de raison mais au contraire l’utiliser avec modération  ».

Pascale Mottura
16 janvier 2017

 

« Une goutte d’eau puissante suffit pour créer un monde et pour dissoudre la nuit. Pour rêver la puissance, il n’est besoin que d’une goutte imaginée en profondeur. L’eau ainsi dynamisée est un germe ; elle donne à la vie un essor inépuisable. » Gaston Bachelard, L’eau et les rêves. Essai sur l’imagination de la matière. (1942)

Sources et pistes de réflexion

1- http://www.worldwaterforum6.org/fr/accueil/ 

Cf. aussi le dossier spécial réalisé par Altermondes à l’occasion du forum 2012 : « Eau : revenir aux sources du problème » : http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-9067.html

Le 7ème forum de l’eau a eu lieu en 2015 en Corée du Sud.

Le 8ème Forum mondial de l'eau 2018 sera organisé en 2018 par Brasilia, Brésil.

http://www.worldwatercouncil.org/fileadmin/world_water_council/documents/press_releases/Annonce_des_Hôtes_du_8è_Forum_VF_final.pdf

Que penser de ces forums mondiaux ?

« L’événement, qui a lieu tous les trois ans, tient à la fois du sommet politique, du salon professionnel, du rendez-vous citoyen où se retrouvent les ONG spécialisées, des rencontres scientifiques et même du festival culturel ». Martine Valo, Le Monde, 13/04/2015.

Pour consulter et télécharger le Rapport mondial 2015 de l’ONU sur la mise en valeur des ressources en eau, L’eau pour un monde durable :

http://www.unesco.org/new/fr/natural-sciences/environment/water/wwap/wwdr/2015-water-for-a-sustainable-world/

2- Aziza Akhmouch, Direction de la gouvernance publique et du développement territorial de l'OCDE. Cf. « Le défi de l’eau : la réponse de l’OCDE » : http://www.oecd.org/fr/environnement/ressources/ledefideleaulareponsedelocde.htm

3- Vidéos et tribunes en ligne : http://www.liberation.fr/quand-l-eau-revele-le-monde,100685

4- Discours du Président Jacques Chirac « Eau pour tous : pour en finir avec l’inacceptable », Institut de France, Lundi 8 novembre 2010.

5- Encyclique Laudato Si : http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

6- "Chez Veolia, le banquet des fauves", par Martine Orange, 24 novembre 2016
http://data.over-blog-kiwi.com/1/48/90/59/20161124/ob_728d80_veolia-mediapart-pdf.pdf

7- Cf. proposition de loi visant à la mise en œuvre effective du droit humain à l’eau potable et à l’assainissement : http://www.assembleenationale.fr/14/propositions/pion2715.asp

Michel Lesage est l’auteur du rapport sur l’évaluation de la politique de l’eau en France publié en juin 2013. Dans ce rapport il envisageait trois pistes pour répondre aux enjeux quantitatifs et qualitatifs qui se posent en France sur l’eau - décloisonner la politique de l’eau en France  ;

- mieux structurer et ouvrir à l’ensemble des parties prenantes la gouvernance de l’eau  ;

- mettre en place une gestion véritablement intégrée de l’eau en France.
« Nous partageons avec lui l’idée que l’eau n’est pas un élément, elle est un bien commun et nécessite « une vision politique  » peut-on lire sur le site de France Libertés.

 

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© Fondation France Libertés

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47 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 17 janvier 2017 16:08

    c’est certain que faire dix enfants par femme et laisser le bétail dévorer la végétation ne pose aucun problème d’eau.


    • Alren Alren 17 janvier 2017 16:30

      Un article bien trop long pour ne pas dire l’essentiel : l’eau douce n’est pas répartie équitablement dans le monde.

      Si les pays tempérés ayant une façade océanique à l’ouest ( dans l’hémisphère nord ) comme la France ne sont pas menacés, avec une population pratiquement stabilisée, de manquer d’eau potable car l’agriculture productiviste, gaspilleuse inconséquente d’eau et l’industrie aux méthodes archaïques avec l’eau, seront remplacées à moyen terme, il n’en est pas de même pour les régions tropicales hyper-peuplées de l’avenir. Au premier rang de ces régions on trouvera l’Afrique.

      Pour elles, la désalinisation de l’eau de mer et l’osmose inverse pour potabiliser l’eau du sol, très gourmandes en énergie, ne suffiront pas. Il faudra sans doute construire des milliers de mini-barrages pour ne plus laisser d’eau douce retourner à la mer. Avec quel argent ? Avec quels techniciens et ouvriers qualifiés ?
      Leur avenir est sombre ...


      • OMAR 17 janvier 2017 17:16

        Omar9

        Bonjour @Alren :« Il faudra sans doute construire des milliers de mini-barrages pour ne plus laisser d’eau douce retourner à la mer. ».

        C’est une manière aussi de tuer la vie dans la mer à moyen ou long terme.

        Et si, à toutes les techniques de sauvegarde de l’eau douce, on y ajoute celle du recyclage des eaux usées ?
        Je sais, cela existe, mais pas à des proportions intéressantes...


      • manu manu 17 janvier 2017 18:24

        @OMAR

        Et sinon planter des arbres pour qu’il pleuvent.

        Climat : selon le Cern, les arbres influent sur la formation des nuages.

        L’Homme qui Parle avec les Plantes.

        Don José sait également planter des arbres pour attirer la pluie.

        Parcelle située dans le désert du Vizcaino où il n’avait pas plu depuis plusieurs années. Une fois la plantation terminée par Don José Carmen, il s’est mis à pleuvoir à verse vingt-quatre heures après que le dernier arbre eut été planté.


      • Pascale Mottura Pascale Mottura 18 janvier 2017 12:10

        @Alren Non, l’essentiel du débat doit porter sur l’appropriation marchande de la ressource eau et de sa gestion et sur l’émergence d’un nouveau « biocapital » 


      • Ruut Ruut 19 janvier 2017 08:11

        @Alren
        Technologiquement nous pouvons l’amener partout.
        Les blocages sont politiques et non logistiques.


      • ENZOLIGARK 19 janvier 2017 08:23

        @Ruut ... , Bonghjornu i Grazie ... , .... pas assez d ’ Etoiles dispo pour votre commentaire en reponse @ Alren ... . ... Sustegnu eccu ... . ... AFF ISS pe a Corsica * ...... 


      • manu manu 19 janvier 2017 14:27

        J’ai pas trouvé quel espèce d’arbre il avait planté dans le désert.

        Sinon j’ai ces liens :

        Les arbres “appellent”-ils la pluie ?

        Il parle de cette étude ou de celle la je sais pas, traduit ici (pas l’article du 29 Juillet 2016 mais celui en dessous du 13 Juin 2016).

        Donc les terpènes des arbres, comme l’Alpha-pinène, permettraient eux aussi la formation des nuages et de la pluie.

        Une interview de Don José Carmen en anglais.


      • manu manu 19 janvier 2017 14:35
        Une expérience du CERN éclaire la formation des nuages.On pense que l’acide sulfurique joue un rôle clé, mais des expériences précédentes de CLOUD ont montré que, à lui seul, l’acide sulfurique a un effet bien plus faible qu’attendu. L’acide sulfurique présent dans l’atmosphère provient du dioxyde de soufre, produit principalement par les combustibles fossiles.

        Le nouveau résultat montre que les vapeurs biogènes oxydées dérivées de l’alpha-pinène provenant des arbres forment rapidement de nouvelles particules en se combinant avec l’acide sulfurique.

        Ainsi, si les aérosols d’acide sulfurique ont effectivement une influence considérable sur la formation des nuages, ils ont cependant besoin de l’aide des arbres.


      • L'enfoiré L’enfoiré 19 janvier 2017 16:54

        @Pascale Mottura,

         « Pour l’amour de l’eau », un texte avec photos.


      • manu manu 19 janvier 2017 23:00

        @manu

        Pour résumer en 2014 : On pensait que l’acide sulfurique était un ingrédient essentiel pour initier la plupart des formations de particules dans l’atmosphère et que les ions n’y jouaient qu’un rôle mineur. Cependant, des recherches en laboratoire ont montré la formation de particules organiques en l’absence d’addition intentionnelle d’acide sulfurique, bien qu’une contamination ne pouvait être exclue.

        En 2016 : Dans cet article nous présentons des preuves de la formation de particules aérosols à partir de vapeurs organiques fortement oxydées en l’absence d’acide sulfurique dans une vaste chambre dans laquelle règne les conditions de l’atmosphère. Les molécules hautement oxygénées (HOMs) sont produites par ozonolyse de l’alpha-pinéne.

        Donc apparemment des arbres suffisent (lorsqu’il y a peu d’acide sulfurique) à produire des nuages.

        Sinon dans le livre de Don José Carmen il dit :
        Plantation de 350 arbres : 300 casuarinas 45 palmiers, 5 eucalyptus.

        Mais je sais pas si c’est un choix judicieux pour leurs terpènes.


      • Alren Alren 22 janvier 2017 13:24

        @Ruut

        Technologiquement nous pouvons amener [l’eau douce] partout.

        Hélas non ! Les quantités à transporter sont trop considérables pour des tuyaux, sans compter l’énergie colossale à fournir aux pompes pour faire circuler l’eau dedans avec les frottements, énergie qu’il faut produire parallèlement.

        Des ingénieurs espagnols ont proposé de détourner une partie des eaux de l’Èbre pour irriguer le sud du pays qui risque avec le changement climatique de devenir de plus en plus aride. Mais outre l’opposition totale des riverains du fleuve, l’énergie pour franchir les reliefs rendait le projet irréalisable et a été abandonné.

        L’Espagne a ce fleuve et se situe en zone tempérée. Mais il n’y a même pas de sources à détourner en pays tropical.


      • Alren Alren 22 janvier 2017 13:28

        @Pascale Mottura

        l’essentiel du débat doit porter sur l’appropriation marchande de la ressource eau

        Avant de parler d’appropriation marchande de l’eau, encore faut-il qu’il y en ait à « s’approprier » !

        Or je maintiens (je n’ai pas recherché mes références mais elles sont sûres) que, au vu de la surpopulation humaine future, dans certaines régions tropicales, il n’y aura pas assez d’eau et que les populations migreront en force dans des régions où elles pourront survivre.
        Et que les conflits seront terribles ...


      • sarcastelle 17 janvier 2017 16:43

        En brûlant du pétrole et en séquestrant le gaz carbonique, on récupère beaucoup d’eau (plus d’un litre par litre de pétrole), ce qui ouvre la perspective d’une belle nappe phréatique virtuelle inédite ! smiley


        • Alren Alren 22 janvier 2017 15:42

          @sarcastelle

          Décidément vous êtes fâchée avec la science la plus élémentaire !

          Ce n’est pas la combustion du carbone des hydrocarbures qui donne de l’eau, c’est celle de l’hydrogène !!!

          Vous confondez CO2 et H2O !!!


        • joletaxi 17 janvier 2017 17:26

          Il importe par exemple que tous les citoyens sachent, comme l’a bien rappelé Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, que la consommation carnée a un impact écologique néfaste, notamment sur l’eau. En effet, l’élevage industriel, outre le fait d’être la principale cause d’émission de gaz à effet de serre dans le monde, avant l’ensemble du secteur des transports, de favoriser la déforestation, du fait du manque de pâturages et du besoin de cultures fourragères pour nourrir les animaux, est par ailleurs une importante source de pollution des nappes phréatiques, de l’acidification des océans, etc. Enfin, rappelons qu’il faut 15 000 litres d’eau pour produire un seul kilo de viande de bœuf.

          je me suis arrêté là, proférer comme une vérité le tas d’idioties habituelles en dit long sur l’appartenance de l’auteur à la secte



          • baleti baleti 18 janvier 2017 10:47

            @manu

            Tant que c’est les autre qui en on immédiatement besoin, sa n’intéresse pas grand monde.les raisons devrais d’abord être aborder, pour cultiver une idéologie d’avenir.

            Avez vous des lien ou on cultive, la spiruline, dans sont état sauvage ?
            Les expériences du CERN, l’article datte de 2014, ils en sont ou de nos jours ?

          • manu manu 19 janvier 2017 14:51

            @baleti

            La spiruline sauvage se trouve seulement dans certains lacs salés et alcalins (ph entre 8 et 11) très riche en minéraux des régions chaudes du monde.

            Y’a plein d’articles pour cultiver la spiruline, j’ai pas essayé mais sa a l’air assez simple.

            Pour les expériences du cern tu parle des arbres qui influent sur les nuages ? j’ai mis se que j’ai trouvé comme liens.


          • baleti baleti 19 janvier 2017 21:10

            @manu


            merci
            C’est assez simple a cultiver, mais de trouver une bonne souche le plus important.et moins facile.

            Pour les expérience du cern, je n’est pas trouver de suite a l’article que tu as citer.

          • manu manu 19 janvier 2017 23:09

            @baleti

            Pour trouver une bonne souche tu peut envoyer des e mail à des producteurs qui ont des conditions proches des tiennes.


          • baleti baleti 20 janvier 2017 09:41

            @manu


            Je vais y aller, c’est mieux Merci

          • Alren Alren 22 janvier 2017 15:47

            @joletaxi

            la consommation carnée a un impact écologique néfaste, notamment sur l’eau

            Si en France c’est un petit problème, c’en est un énorme en Inde avec les vaches sacrées inutiles consommatrices d’eau et productrices de méthane, gaz à effet de serre, tout comme en Afrique où l’élevage bovin nuit à la faune sauvage sans rien apporter aux éleveurs et au reste de la population.


          • mmbbb 22 janvier 2017 19:21

            @joletaxi la je vous rejoins J’allais faire les foins chez un agriculteur il avait des betes a l’embouche ( viande )dans un champ isole Donc chaque bete donne a peu pres 300 kg de viande il avait un troupeau de 50 betes donc la consommation d’eau approximatif pour ce troupeau est 225 000 000 millions de litres . Etonnant en sachant qu il n y avait qu un ruisseau et un apport d’eau par citrne S’il avait du paye cet eau il n aurait pas pu elever ces betes Les ecolos sont souvent dans l approximation c’est leur faiblesse


          • mmbbb 22 janvier 2017 19:22

            @oletax il faut 225 000 000 litres soit 225 millions de litres


          • baldis30 23 janvier 2017 08:29

            @mmbbb
            Ils n’ont aucune idée des ordres de grandeur et confondent allègrement les puissances de dix !


          • Pseudonyme Pseudonyme 17 janvier 2017 17:44

            « Réflexion au retour du forum « Quand l’eau révèle le monde » organisé par Libération, samedi 14 janvier 2017. »

            .

            Si libé s’en mêle, il ne s’agit pas d’une réflexion, mais d’une incantation.... dans le meilleur des cas. S’emparer d’une authentique cause pour la falsifier.

            .

            « Quantité de liquides circulent dans les villes. Eaux de pluie, eaux qui inondent, eaux de nettoyage, dans les cuisines, les salles de bains, les restaurants… Chacun de ces usages, et bien d’autres, utilise de l’eau potable et génère des eaux usées. Ces dernières devraient être réutilisées, assignées à plusieurs utilisations in situ ou réparties dans la ville. »

            .

            Qui peut-être contre. Mais libé rêve d’une agglomération augmentée par une immigration de masse. Le rêve de libé : Le brésil et ses favelas.

            .

            Comment dire une chose et faire son contraire. La ville de libé : Paris nettoyé de ses pauvres pour les bobos mais augmentée de sa banlieue ingérable.

            .

            libé + écolo = la chienlit *


            • eau-du-robinet eau-du-robinet 17 janvier 2017 20:11

              Bonjour,
              .
              L’eau est un bien en commun qui doit être protégé de la marchandisation pas des marchands sans scrupules, voire contrats PPP - Partenariat Public-Privé.
              .
              L’UPR propose dans son programme entre autres :
              .
              - de retirer aux banques Goldman Sachs et JP Morgan leur accès au marché du gaz en France,
              - de nationaliser les activités de Veolia et de Vivendi dans le domaine de l’adduction d’eau,
              - de nationaliser les sociétés d’autoroute.
              https://www.upr.fr/wp-content/uploads/docs/Programme%20Presidentiel%20-%20Livret%20V10.pdf
              .
              http://www.eau-du-robinet.fr
              .


              • baldis30 17 janvier 2017 21:33

                Bonsoir,

                votre article est exceptionnel et montre une connaissance de ce dossier que l’on peut aussi aborder sur d’autres plans.

                Vous abordez le domaine agricole : pour un pays comme la France le problème est posé dans certaines régions qu’à priori on ne penserait pas privée d’eau : par des prélèvements plus ou moins abusifs certaines rivières et certains fleuves côtiers ont des débits plus faibles à l’embouchure que dans leur cours ou a leur confluent avec un autre cours d’eau .

                On a cité souvent la culture du maïs , il faut ajouter aussi celle du tabac. Mais il y a plus grave : l’abus du reboisement, ET DE CELA ON N’EN PARLE PAS OU PEU !

                L’exemple typique est dans le Massif central : le reboisement est d’origine minière, y compris sur l’Aigoual n’en déplaise à bien des esprits chagrins . Tant que les mines ont fonctionné il y avait une exploitation ... après ... ce fut l’abandon pour des bois où en dehors du pin sylvestre l’utilité industrielle est t=rare ....

                Que se passe-t-il ? .. les arbres croissent, avec les tempêtes et les hauteurs atteintes les dégâts sont importants alors que les tempêtes ne sont ni plus nombreuses ni plus fréquentes qu’avant.. arrachage et lessivage des sols à la première pluie violente modèle « incident cévenol ».... 

                Quant à la tenue des terrains améliorée par la forêt il y a du vrai, mais aussi beaucoup d’exagération voire des problèmes par les embâcles qui peuvent se créer lors des arrachages bien réels .

                Enfin en régime hydraulique normal.... la forêt retient et recycle l’eau vers l’atmosphère d’où des étiages bien plus faibles que ceux qu’ils étaient et faible réalimentation de bien des nappes phréatiques.

                Seul intérêt c’est que dans les zones recevant beaucoup de neige la fusion est ralentie parce que le soleil ne rentre pas aussi violemment que jadis : les crues nivales sont maîtrisées, sans que pour autant les crues de modèle cévenol le soient en raison de la saturation par le fort abat d’eau !

                Anthropiquement, même sous nos climats on a modifié fortement le cycle de l’eau bien avant son utilisation. Il n’est pas sûr que votre colloque en parlât !

                 C’est pour cela que je rajoute cette phrase prise dans l’intervention de Pseudonyme

                « Si libé s’en mêle, il ne s’agit pas d’une réflexion, mais d’une incantation.... dans le meilleur des cas. S’emparer d’une authentique cause pour la falsifier. »

                Et je suis d’accord sur les mots durs utilisés : même dans des colloques/congrès techniquement poussés sur tous les problèmes de l’eau on a l’expression d’incantations sur l’eau dans tous ses états malgré le filtre d’un comité de lecture ....


                • ENZOLIGARK 18 janvier 2017 06:17

                  ... et pour les fanatiques de l ’ eau de feu ... : ... Insolite >>> Jack Daniel ’ s invente le cafe au gout de .... whisky ( corsematin . com du 17/01/17 ... ) ... . ... M ’ sieur l ’ agent , j ’ ai bu que du cafe ... qui disait ... ! . Au poste et la bagnole reste sur place ... . AhAhAhAhAh ... . ... TANT QUE PARLE L ’ ECONOMIE ( Music / video by Silmarils ... ) ....... INNOVANTE ! ? . ... АФФ ИСС ...


                  • CorsairePR CorsairePR 18 janvier 2017 11:43

                    Le seul morceau de Rap sur cette question :

                    https://www.youtube.com/watch?v=EFYJUXKdeAM


                    • Pascale Mottura Pascale Mottura 18 janvier 2017 12:02

                      @CorsairePR Merci ! je ne connaissais pas. Et ça date de 2009...


                    • Osis Osis 18 janvier 2017 12:11
                       

                       

                       



                      « Comment les multinationales transforment l’eau en argent »
                      http://www.watermakesmoney.com/fr/
                       
                       
                       
                       


                        • Odin Odin 18 janvier 2017 13:13

                          L’eau c’est la vie, impossible de vivre sans elle et :

                          « le contrôle de l’eau par de grandes entreprises mondiales deviendra l’une des principales sources de conflits de ce siècle » 

                          et compensera progressivement, pour l’oligarchie financière, la diminution des dividendes de l’industrie pétrolière en raison du développement des énergies renouvelables. La nationalisation serait la solution mais qui pourrait y croire sachant que cette décision ne pourrait venir que des politiques et que ceux-ci sont à la solde du monde de la finance. Les personnes conscientes de cette réalité ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan. 


                          • hervepasgrave hervepasgrave 18 janvier 2017 14:11

                            Bonjour,
                            Comment ne pas rentrer en conflit avec les publications ou les auteurs et autres dialogueurs ?mystère ?
                            Mais sur ce sujet là et en commençant comme tout bon écrivain/journaliste et autres blablateurs un exemple ,une citation pour vendre.Pourtant anachronique « C’est quand le puits est sec que l’eau devient richesse, dit le proverbe. » Cela date de Mathusalem et ne devrait avoir qu’un sens réservé pour les contrées oubliées aujourd’hui. L’eau ,la guerre,le fric c’est cela qui est dépassé.Quand tu parles que dans ton forum ,untel regardait l’eau en bouteille hostilement et que dans le même temps tu déplores le manque de fontaines d’eau ???Wouah ! faut’il avoir fait des études supérieures pour déceler de la connerie ,un manque évident de sens commun ?
                            Aujourd’hui l’eau ne devrait pas être un gros problème ,avec les techniques que nous sommes capables d’avoir et de déployer.En terme de ressource le désert est une grande nappe phréatique.Le réchauffement que l’on vend c’est de la merde en barre ,car qui dit réchauffement dit évaporation. Alors plantons a qui mieux mieux.Faire du chaud ,c’est aussi faire du froid et inversement.C’est terrible qu’un analphabète comme comme est obligé de se faire remarquer pour rappeler l’ordre des choses. Je ne comprends pas trop la finalité du sujet,sa justesse. Pognon, remplacer le pouvoir du pétrole par l’eau.La politique devrait comprendre ?
                            Il ne faut que dire que les politiques utilisent le pouvoir par tous les moyens.Demain cela sera l’air.D’ailleurs regarder la dime sur la vignette pour aller dans les grandes villes qui arrivent a marche forcée ! c’est du papier utilisé pour rien et de l’énergie gaspillé.Nous dit-on pas que nos mails polluent,Alors faire des articles moralistes a côté des choses importantes pour la survie et l’équité de vivre n’est pas très économe. A refaire mais avec une sensibilité d’humain,pas de politique, de vendeur. En bref utile vraiment pour non pas la compréhension,mais pour la réalité réalisable par nos volontés communes.Ne plus être témoins,jouets, plaidoyeurs de M.. pour exister.
                            Désolé,cestpasgrave


                            • Pascale Mottura Pascale Mottura 18 janvier 2017 15:18

                              @hervepasgrave Une seule remarque : pourquoi les fontaines à eau proposées lors de colloques ou ailleurs ne pourraient-elles pas être remplies avec de l’eau du robinet ? 

                              Buvez-donc un bon verre d’eau, cela vous permettra de clarifier vos idées et vous aidera peut-être à illimiter votre esprit.

                            • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 janvier 2017 00:47

                              Bonjour hervepasgrave,
                              .
                              « Aujourd’hui l’eau ne devrait pas être un gros problème ,avec les techniques que nous sommes capables d’avoir et de déployer. »
                              .
                              Je ne suis pas d’accord avec vous sur ce point...
                              .
                              Sur Terre, 97,5% de l’eau est salée et contenue dans les océans. Seule 2,5% est de l’eau douce, soit environ 35,2 millions de km3.

                              Sur cette quantité d’eau :

                               68,7% se trouve dans les glaciers ;
                               30,1% dans les nappes phréatiques ;
                               0,8% dans le permafrost ;
                               0,4% en surface et dans l’atmosphère.

                              Au final, moins de 1% de l’eau sur Terre est de l’eau douce et liquide. !!!
                              .
                              L’ONU appelle, à l’avant-veille de la journée mondiale sur l’eau, à économiser cette précieuse ressource. Sans quoi le monde devra faire face à un déficit hydrique de 40 % dès 2030.
                              http://www.lemonde.fr/ressources-naturelles/article/2015/03/20/la-crise-de-l-eau-illustree-en-5-graphiques_4597592_1652731.html
                              .
                              L’Inde est souvent citée en exemple au chapitre de l’exploitation non-durable de la ressource souterraine. En 1960, le pays était équipé de moins d’un million de puits ; en 2000, il en comptait 19 millions. Toute cette ressource prélevée au moyen de pompes a permis d’accroître fortement la productivité agricole et de réduire le niveau de pauvreté. Mais le choix de l’irrigation se paie aujourd’hui non seulement par de graves pollutions, mais aussi parce que les pannes d’électricité dues au manque d’eau pour faire fonctionner les centrales thermiques sont monnaie courante.
                              .
                              Plus 50 % de la demande en eau de l’agriculture

                              Comparés aux niveaux de 2015, les volumes d’eau disponibles dans les villes, s’alarme notamment la Banque mondiale, pourraient chuter des deux tiers d’ici à 2050, en raison de la diminution des ressources et de la concurrence croissante entre les différents usages
                              http://www.lemonde.fr/demographie/article/2016/05/03/la-rarefaction-des-ressources-en-eau-menace-la-croissance_4913133_1652705.html
                              .
                              Le Moyen-Orient menacé de pénurie d’eau dans le prochain quart de siècle
                              Sur les trente-trois pays les plus menacés par le manque d’eau à l’horizon 2040, quatorze sont situés au Moyen-Orient, ce qui risque d’aggraver l’instabilité de cette région. C’est ce que fait apparaître une étude du World Resources Institute (WRI), un centre de recherche américain sur les questions environnementales.
                              http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/08/28/le-moyen-orient-menace-de-penurie-d-eau-dans-le-prochain-quart-de-siecle_4739426_3244.html
                              .
                              Ce faisant, multipliant les risques de conflits, les tensions hydriques seront un facteur majeur de déstabilisation et de migrations, alerte la Banque mondiale, qui appelle les pays à prendre des mesures « immédiates » pour mieux gérer les ressources en eau. « C’est maintenant qu’il faut agir, sans quoi les flux migratoires, inéluctablement, s’accroîtront », insiste elle-même avec force Monique Barbut.
                              .
                              L’épuisement des eaux souterraines

                              Après les eaux de surface, on s’est donc mis à puiser dans les nappes phréatiques. En Chine, le niveau de certains aquifères a ainsi chuté de plus de 50 mètres en quarante ans
                              ..
                              A Mexico, le pompage d’eau souterraine dépasse la régénération de 50 à 80%, provoquant au passage un effondrement du sous-sol.
                              http://www.linternaute.com/science/environnement/dossiers/06/eau-potable/2.shtml
                              .
                              Résultat  : il faut aller chercher l’eau toujours plus loin et toujours plus profond.
                              A Alger et Casablanca, le rayon d’alimentation en eau potable atteint déjà les 200 km.
                              A Amman, en Jordanie, l’eau est pompée dans une nappe fossile à plus de 1200 mètres de profondeur.
                              En Inde, on creuse chaque année un million de puits supplémentaires par an, alors que le niveau des nappes phréatiques baisse déjà de 2 à 3 mètres par an.
                              .
                              Ressource non renouvelable
                              L’agriculture, qui consomme 70% de l’eau prélevée, est montrée du doigt.
                              Dans le Midwest américain, par exemple, 200 000 puits ont été creusés pour irriguer 3 millions d’hectares. La nappe d’Ogallala, qui s’étend du Dakota du Sud jusqu’au Texas (soit une superficie équivalente à la France), se vide ainsi 8 fois plus vite qu’elle ne se remplit. !!!
                              .
                              Mais les agriculteurs sont aussi les victimes de la raréfaction de l’eau. D’après l’International Water Management Institute, 25 % des cultures mondiales de céréales seraient menacées à court terme par un épuisement des eaux souterraines. « Si l’exploitation des nappes se poursuit au même rythme, de grands pans de l’économie rurale pourraient disparaître en une génération. » prévient Christopher Ward, de la Banque mondiale.
                              http://www.linternaute.com/science/environnement/dossiers/06/eau-potable/2.shtml
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                              En mai dernier, la Banque mondiale, dans un rapport spécial sur le réchauffement climatique, avait averti que « près de 1,6 milliard de personnes - presque un quart de l’humanité - vit dans des pays ayant une rareté physique en eau. Et d’ici à vingt ans, ce chiffre pourrait doubler ".
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                              Ce changement climatique va d’abord affecter le remplissage des réservoirs d’eau souterraine, soit directement via les pluies, soit indirectement via l’accroissement de la demande, en particulier pour l’irrigation qui, aujourd’hui totalise 70 % de la consommation d’eau souterraine, poursuit l’institution multilatérale.
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                              Les estimations suggèrent qu’avant trente ans le système global alimentaire nécessitera entre 40 % et 50 % d’eau supplémentaire. La demande d’eau par les municipalités et l’industrie va augmenter de 50 à 70 % ...
                              http://www.lesechos.fr/30/08/2016/LesEchos/22265-031-ECH_ces---guerres-de-l-eau---qui-nous-menacent.htm
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                              La poudrière de l’Asie du Sud-Est
                              Autre point névralgique : l’Asie du Sud-Est, qui pourrait bien devenir une poudrière. Les besoins en énergie hydraulique de la Chine inquiètent autant que les projets de transfert d’eau du sud vers le nord du pays. « Le nord-est de la Chine recèle seulement 15 % des ressources en eau du pays pour 45 % de sa population totale. Pékin, avec moins de 500 mètres cubes d’eau par personne et par an est déjà en stress hydrique. !!!
                              .
                              Les experts sont convaincus que la pénurie d’eau potable va devenir la cause majeure des nouveaux conflits armés.
                              https://fr.sputniknews.com/societe/201401261022739984-la-guerre-de-l-eau-est-l-avenir-de-l-homme/


                            • hervepasgrave hervepasgrave 19 janvier 2017 07:14

                              Ah ! « la,la ! » dans quel monde vivons nous ? tu es peut-être une buveuse d’eau des fontaines a eau,mais a part les bureaux et salles d’attentes,je ne sais pas ou en trouver ,apparemment dans les forums/colloques ?!
                              il faudrait un jour mettre les pieds sur terre ma belle dame. Ce qui m’énerve c’est de vendre une fausse contestation qui renforce des fausses vérités,point a la ligne.Je n’ai pas le don ubiquité mais c’est partout et sur tous les sujets c’est la même chose. Et concernant l’eau ,notre terre de terrien est composée de 70% d’eau,alors,franchement c’est ridicule de débattre comme cela.Oui ! elle manque battons nous.Vendons la. etc .Et puis gueulons que c’est injuste.le climat a un bel avenir,non ?La prochaine fois renseigne toi avant d’aller dans un colloque. Demande de l’eau gazeuse cela aère et oxygène le sang.Le méchant garçon ! cestpasgrave @Pascale Mottura


                            • hervepasgrave hervepasgrave 19 janvier 2017 08:21

                              @eau-du-robinet
                              Le problème de l’eau est certainement résolvable,aujourd’hui.C’est une histoire de technique et surtout de verdissement. Concernant le réchauffement que l’on nous vends par toutes les manières directes et indirectes.Cela fait belle lurette que l’ont nous promet des guerres et autres petites choses désagréables avec l’eau et bien avant l’arrivée du réchauffement climatique. La manière que l’on nous vends cela et je dis bien nous vends cela est franchement honteuse ou alors irréfléchi ? Car c’est donner des problèmes que nous ne devrions pas avoir que vous les amenés doucement a devenir une réalité sans retour.C’est cela la politique ! d’un côté rendre les choses obligatoires et de l’autre les valider en les critiquant .              Même pas foutu d’unir les peuples pour la paix et cela nous le voyons aujourd’hui partout sur la planète. Il est facile d’en reporter la faute sur les autres et de s’en laver les mains. Par contre le réchauffement et le traitement du sujet fonctionne indépendamment,se monnaie sur place.Au final ,c’est faire payer cher le prix aux populations. ,Mais surtout sans résoudre le problème majeur qui est de replanter et de planter ou il n’y a rien avec des plantations pérennes ,pour reverdir la planète c’est cela le plus important.Je ne parle pas de la mode des petites cultures urbaines et autres agréments,c’est sympathique ,mais consomme plus d’eau qu’elle n’en rapporte.Et ne fabrique pas de zone humide et encore moins ne donne par la même de décomposition organique qui donne le complément essentiel au minéraux. Nous vivons dans un vase relativement clos (notre planète) et cela s’entretient.Et puis il n’y a qu’une et unique chose a dire ,pas un amalgame .L’eau est un bien public universel. Mais déjà il faut bien voir les incohérences entre la machine a pognon et les hommes.Nous ne sommes pas propriétaire du sol.C’est la loi en France et certainement dans beaucoup de pays.Alors comment se fait -il qu’il y ait des possessions de sources possibles et exploitables ?                         Que beaucoup trop de gens utilisent mal l’eau,par exemple ,prennent des douches sous un filet continuel ,inutile et d’ailleurs pas plus hygiénique, ils paient cette eau et comme elle repart quasiment a la source sans autres traitement ,au moins cela dissous et délave les eaux chargées. Que dans des pays ou l’eau est rare ,que cela ne soit pas permis c’est évident . Mais le problème sera toujours là et sera pire encore si nous les laissons jouer avec le climat.Alors il faudrait accepter tous les messages, pour en fait avoir des servitudes supplémentaires.Demain cela sera l’air que nous respirons. Alors ! que le sujet de l’eau est dévoyer ,contourné ? Et puis il faudrait avant de se lancer dans des sujets comme cela voir le tout.Non ! content de vendre de plus en plus souvent qu’il faut d’urgence arrêter de manger de la viande,pollution ! et dire dans le même temps que la production céréalière est menacée.Oui !Mais je n’entends pas trop parler de l’abus de production de carburant bio ?,et pourtant c’est un facteur de famine. Mais l’eau ,la faim est marchande.Alors les conflits n’augmentent pas d’eux mêmes ,c’est volontaire.Pouvoir/argent. La vie des hommes et de la planète est ou dans tout cela ??? Alors votre ONU est formidable dans la résolution des problèmes ,dans les explications,mais il est vrai que le monde est en paix.L’ONU cela sert à quoi et à qui ? Pour l’instant je ne vois pas trop ? Alors pour l’eau peut-être vendent-ils de nouvelles guerres ? Et oui ! le problème de l’eau comme beaucoup de choses est solutionnable ;mais couteuse et cela ne rapporte rien,voila le problème.Ce que j’entends aujourd’hui devient rentable mais ne solutionne rien,sinon fini les pouvoirs et l’argent alors,Je ne sais pas !.cestpasgrave

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