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Ecole : les filles meilleures que les garçons en tout

Une étude anglaise révèle que les résultats scolaires des filles sont meilleurs que ceux des garçons dans quasiment toutes les branches. En particulier dans celles qui mènent à des professions habituellement dirigées par des hommes.

Le fossé se creuse dès l’âge de 5 ans et s’agrandit jusqu’à 16 ans. Ainsi 62% de filles obtiennent de bons résultats contre 55% de garçons au premier diplôme accessible. La différence peut sembler faible (7%) mais il s’agit de branches où antérieurement les garçons excellaient. L’étude montre aussi qu’à 16 ans il y a deux fois plus d’échec chez les garçons que chez les filles. Lesquelles ont de meilleurs résultats y compris dans les filières technologiques.

Dans le domaine particulier de la lecture les garçons sont à la traîne. Pour 20% d’entre eux lire est un passe-temps féminin ou ennuyeux. Curieuses raisons. Car lire c’est aussi comprendre les énoncés d’histoire et de science et former sa pensée.

Les femmes, même meilleures aux études et plus diplômées que les hommes, choisissent en majorité des métiers moins bien payés, avec moins de responsabilités et une hiérarchie moins marquée : paramédical, enseignement, par exemple. Elles sont moins nombreuses à vouloir des postes proches du sommet de la pyramide des salaires et de pouvoir. Cela se vérifie également en France :

« En France, où la réussite des filles à tous les étages du système scolaire est tout aussi incontestable (les filles sont en tête pour l’obtention du bac général, de la licence, et des masters, elles essuient moins de redoublement, etc.), le problème n’en reste pas moins qu’elles choisissent moins les filières scientifiques, puis les masters promettant à des emplois mieux rémunérés et plus à responsabilité. »


Ce choix est-il la conséquence d’une dévalorisation des femmes dans le travail ? A l’heure actuelle cette thèse semble difficile à soutenir. Leurs qualités professionnelles ne sont pas mises en doute. La présence de femmes à la têtes d’entreprises parfois très importantes devrait stimuler les étudiantes fraîchement sorties des études à viser le sommet de la pyramide. Ce n’est pas le cas. Ont-elles une affinité particulière, liée à leur sexe, pour les métiers d’aide et d’écoute ? La maternité les a historiquement placées en première ligne des soins et de l’éducation des humains. Faudrait-il les forcer à choisir des métiers d’argent et de pouvoir si elles ne le souhaitent pas ? Nombre d’entre elles ont fait le choix des métiers d’argent et de pouvoir, et y ont réussi. Celles qui ne font pas ce choix ont donc possiblement d’autres motivations.
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Le niveau d’étude et les résultats scolaires ne sont donc pas proportionnels au métier choisi et à sa rentabilité financière. Une parenthèse ici, à propos de ce que l’on nomme l’inégalité des salaires, qui est directement liée au constat produit dans cette étude. Elle est essentiellement due à deux raisons. D’une part, comme indiqué dans l’étude, le choix du métier, et d’autre part le choix du travail à temps partiel, plus fréquent chez les femmes. La différence qui est parfois citée dans les médias est la différence globale entre tous les métiers mais pas à l’intérieur des mêmes métiers dans la même entreprise. « A travail égal, salaire égal » est un slogan trompeur car ce n’est pas là la question. De plus, nombre d’hommes exercent des métiers qui ne sont ni d’argent ni de pouvoir : paramédical, construction, par exemple. Ce n'est donc pas spécifiquement féminin.

Pourquoi les garçons sont-ils distancés dans les résultats scolaires ? Qu’est-ce qui se joue à leur niveau ? L’école est-elle aujourd’hui mieux adaptée aux filles ? Ont-elles des qualités que les garçons possèdent moins ? Y a-t-il une psychologie masculine particulière liée à la représentation sociale qu’ils ont d’eux-mêmes ? L’abaissement du masculin et la survalorisation du féminin dans notre société sont-ils en cause ? Autant de question ouvertes. Le désir d’excellence dont il était question hier, si important pour la réussite individuelle et celle de la société entière, n’est-il plus assez valorisé chez les garçons ?

Concernant la lecture, le déficit est à mon avis un vrai problème. Les Etats du monde entier devraient lancer une grande campagne de soutien à lecture dans tous les pays du monde et à tous les âges. Lire, c’est ouvrir la pensée à de nouvelles notions, développer ses propres capacités intellectuelles, c’est améliorer sa pratique de la langue.

Devant la désaffectation de la lecture et les affaiblissement de la langue et de la pensée : langage sms, épicène, bande dessinée, importance grandissante de l’image, entre autres, l’Unesco et les Etats devraient faire de la lecture une cause mondiale avec une décennie de campagne. J’ai quelques idées à ce sujet et j’y reviendrai ultérieurement.




par hommelibre (son site) lundi 9 juillet 2012 - 80 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par chantecler (---.---.---.143) 9 juillet 2012 14:00
    chantecler

    Evidemment !

    Ancien instit , je l’ai constaté dans toutes les classes du primaire que j’ai eu à conduire .

    Les gamines sont bien plus performantes que les gamins à l’école primaire .

    De toutes origines mais en particulier maghrébine...

    Pourquoi ? En général le garçon est choyé dans la famille : on lui laisse tout passer .

    Et puis la relation mère / fils pour le meilleur et pour le pire .

    Le gamin est souvent le petit homme investi par tous les fantasmes familiaux ....

    En principe l’avenir matériel de la famille , la fierté , dépend du garçon alors que la fille est une charge qu’il faut caser au plus vite...

    Et les filles comprennent beaucoup plus rapidement le dilemme ...

    Soit elles conquièrent l’autonomie matérielle , professionnelle , soit elles seront dépendantes du mari que l’on leur choisira ou qu’elles trouveront ...

    Les garçons en primaire vont se défouler avec un ballon de foot qu’ils enverront dans toutes les directions .

    Les filles se regroupent , bavardent , font des jeux pas envahissants : corde à sauter , marelle etc

    Bref sont plus sociales et échangent infiniment plus .Bien plus éveillées .

  • Par Mr-J (---.---.---.108) 9 juillet 2012 15:18
    Je suis plutôt pour ré-introduire la non-mixité des classes. Pour tout simplement qu’il n’y ait pas de favoritisme, les professeurs mâles qui favorisent les élèves filles, c’est bel et bien une réalité. Ridicule je le concède, mais tout de même : elles sont sur-notés en plus d’être moins souvent punis. Pour les retards par exemple, mais aussi parfois pour la même faute commise à quelques minutes d’intervalles, les hommes sont-ils plus tolérant face aux erreurs de la gente féminine, en apparence c’est à n’en pas douter.

    L’uniformisation des tenus, mais aussi des effets personnels seraient je le pense de bonnes choses, car les jeunes m’ont l’air de plus en plus touché par les dérives de la compétition technologique... Peut-être me fourvoierais-je ? Sans compter que la jalousie peut amener à certaines formes de criminalités : vols, racket, recèle, mais aussi trafique de drogue pour être en mesure de se payer ce que leurs parents ne peuvent leurs offrir.

    La progression à la carte comme le préconise Traroth, me semble être un excellent complément qui en plus d’être bénéfique pour l’orientation de l’élève lui permet de ne pas se retrouver totalement à la ramasse lorsqu’il change de classe. Je pense par exemple à mon niveau d’allemand qui n’a guère évolué depuis la quatrième et que j’ai lourdement payé lors de ma tentative de passer le baccalauréat.

    J’avais lu un article très intéressant sur Agoravox (que je n’arrive pas à retrouver) et qui parlait des différences entre le cerveau masculin et féminin, il était dit que le mode d’apprentissage scolaire actuel était plus adapté aux cerveaux féminins qu’aux cerveaux masculins. Un parallèle avec ces thèses eut été ici le bienvenue, surtout face à l’animosité (pour moi : inexpliqué) dont vous êtes victime.
  • Par stanh (---.---.---.15) 9 juillet 2012 12:18

    Les filles sont encore majoritairement éduquées pour être plus sérieuses et dociles, les garçons pour être plus égoïstes et chaotiques (« c’est un garçon faut bien qu’il se défoule ! allez vas jouer au foot ! » ).
    J’ai connu quelques nanas fort intelligentes qui n’en foutaient pas une en cours car elles préféraient profiter de la vie de manière chaotique et indépendante, qu’elles refusaient d’être de petites filles sages:elles agissaient « comme des garçons ».

    Certaines veulent réussir et ont conscience qu’en tant que femme, elles partent avec un handicap dans des sociétés aux restes misogynes encore actifs. Au même titre que certains enfants d’immigrés sur-brillent dans leurs études.

    Et il ya surement encore plein de raisons.

  • Par Tristan Valmour (---.---.---.2) 9 juillet 2012 13:45

    C’est une étude britannique qui s’appuie sur le GSCE que l’on passe à 16 ans. Pour pouvoir généraliser, il faudrait étudier ce qui se passe dans d’autres pays, comme le Japon ou Singapour.

    Pour le cas britannique, c’est simple. Les profs sont mal payés, c’est un métier essentiellement féminin alors les british ont fait appel à des profs d’Europe de l’Est, qui comme chacun le sait, sont particulièrement jolies, surtout les Bulgares et les Ukrainiennes. Enfin, les Bulgares de Nessebar en plein été, les connoisseurs apprécieront. Cela n’affecte que peu les élèves filles (en Angleterre, l’homosexualité touche davantage les garçons que les filles d’après une étude de Dunn et Robert dans Gender, a new paradigm ), en revanche les élèves garçons ne peuvent étudier dans de bonnes conditions si le chemisier « de la prof » est largement ouvert, qu’elle porte des lunettes, entrouvre légèrement ses lèvres et passe régulièrement la main dans les cheveux, ce qui est le cas dans 64 % du temps d’après une étude de l’équipe du professeur Englund (en réalité, de ses doctorants), Phd en neurosciences cognitives, et spécialiste du mouvement ondulatoire des cheveux blonds et de leur rapport avec l’intelligence. Mais le professeur Englund travaille pour Wiley, un concurrent de Pearson, alors les médias n’en parlent pas. Il y a sur le sujet une omerta qui confine au complot et trahit bien les dysfonctionnements en matière de Recherche avec un grand R.

    Bon, ce que j’ai écris dans le paragraphe précédent est naturellement une connerie, on peut blaguer sur les multiples études qui sortent tous les jours, sur tous ces produits miracles qui améliorent la mémoire (comme si c’était simple !) sans effet secondaire bien entendu. Il faut bien occuper les chercheurs et justifier les milliards investis. Et je ne parle pas de l’inflation des doctorats qui servent de caution, si t’en as pas un, t’es plus rien. Il vaut alors mieux en avoir plusieurs.

    En réalité, aucun programme scolaire n’est calqué sur le développement du cerveau et des fonctions qui lui sont associées. Or, la maturation de celui-ci n’est pas continue et affecte différemment les garçons des filles, et est même dépendant de la langue (et de bien d’autres choses d’ailleurs). Jusqu’à 15 ans, le cerveau féminin mature plus vite que le cerveau masculin dans la plupart des domaines. Le retard, surtout en ce qui concerne le cortex frontal, est rattrapé vers 25-30 ans. L’étude citée a été faite pour les 16 ans. Ceci explique cela. Et tout ce qui est écrit dans le présent paragraphe est vrai. On sait tout cela depuis 30 ans environ !

    Tchuss

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