La dictature des sociétés qui ne sont plus au service du public est devenue insupportable.
Le client n'est plus roi. Le roi, c'est l'exploitant qui IMPOSE, à l'ex-usager devenu client, ses règles, ses délais, sa façon de travailler et ce dans son seul intérêt (économie de moyens techniques et de personnel pour plus de dividendes aux actionnaires). Les clients ne sont plus que des "sujets", des "cochons de payeurs" qui sont malmenés au gré des "procédures" créées par des technocrates sans humanité. Procédures qui, si le client explique qu'il n'est pas d'accord avec le manque de respect qu'on lui témoigne, lui seront répétées inlassablement par des employés devenus des robots (fliqués et enregistrés). Il faut bien gagner sa vie mais quand même, accepter de jouer les robots dénote un manque d'amour-propre, de dignité et de sens de sa propre valeur humaine.
Par exemple, en ce qui concerne EDF-ERDF, entre les employés et les clients, il n'y a semble-t-il qu'une personne satisfaite de l'entreprise : M. PROGLIO.
L'"exploitant" prétend ne faire jamais d'erreur ! La preuve : il n'y a jamais rien de prévu dans ses "procédures-à-la-con" pour en rattraper une. C'est au client-poire de supporter les conséquences des erreurs de ses employés-robots et, même, dans certains cas, de payer un service de plus pour tenter de compenser les conséquences à son désavantage.
La règle pour ces dictateurs du service est de compliquer au maximum les choses, les formules, les procédures afin de mieux rouler dans la farine l'imbécile qui fait appel à leurs services, souvent sans avoir d'autres choix possible : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Orange (et ses concurrents) est un spécialiste du genre avec ses formules si compliquées qui changent sans arrêt que même ses employés n'arrivent pas à les connaître et encore moins à les expliquer aux clients. Les erreurs des employés sont donc nombreuses et c'est toujours le client qui les paie.
Et la SNCF, avec ses tarifs-loterie, est un excellent exemple de l'imbécilité que peut pondre une équipe de polytechniciens. Les grosses têtes de la SNCF démontrent chaque jour que savoir et intelligence sont deux notions complètement indépendantes l'une de l'autre.
Les mensonges, les omissions, les truquages des "exploitants" dans la façon de présenter leurs services et leurs tarifs sont leurs armes favorites. On prend le client pour un gogo en le bernant : l'illimité sur la brochure ou dans la publicité qui n'est en fait pas illimité à la facturation, les 200 Mo qui permettraient de surfer pendant 13 heures, … et le prix exorbitant (15 € les 100 Mo), et le Paris-Marseille à 25 € qu'on vous annonce en permanence comme étant le tarif de référence mais qu'il est quasiment impossible d'obtenir (pas le bon train, pas la bonne heure, pas le bon jour, pas le bon mois, ...).
Ah ! J'oubliais : au bas de la page du catalogue, les monceaux de renvois écrits en tous petits caractères (et parfois en gris bien clair) qui changent ou modèrent le sens de l'annonce du haut de la page (en bien gros, elle). Il faut avoir recours à une loupe pour les lire et à un avocat pour les comprendre. C'est-y pas à classer dans les entourloupes, ça ?!
Une semaine minimum de délai imposé ("c'est la procédure !") pour brancher l'électricité dans un logement occupé (cela prend moins de cinq minutes au technicien, montre en main), deux semaines minimum de délai imposé ("c'est la procédure !") pour avoir le téléphone fixe et Internet (quelques fils à brancher), des heures voire des jours sur Internet pour arriver à avoir un billet de train à tarif honnête, … autant de marques de mépris et de désinvolture envers le client de la part de ces… "exploitations".
Et on a même droit à la discrimination chez certaines. Suivant où vous vous situez, on vous consentira plus ou moins de considération : Internet à 100 MHz ici et rien là ! S'il vit et travaille à plus de 4 km du central téléphonique, le citoyen est probablement considéré comme n'étant pas digne de bénéficier de ce moyen de communication, pourtant devenu indispensable, qu'est Internet. Pourquoi donc se fatiguer et dépenser de l'argent à développer un réseau correct pour des bouseux ? Le but de l'"exploitation" n'est pas de fournir un service aux clients mais de ponctionner un maximum d'entre eux pour le moindre coût afin de donner un maximum d'argent aux actionnaires !
Le service (au) public est devenu un service de principe féodal. Ce sont les citoyens (les nouveaux serfs) qui "servent" les actionnaires (les nouveaux seigneurs). Le service indispensable à la vie (énergie, communication, déplacement, …) est le prétexte au racket des premiers par les seconds. Vous avez besoin d'énergie ? Tant pis pour vous ! Vous avez besoin de communiquer ? On va vous le faire payer ! Vous avez besoin de voyager ? Vous ne voyagerez plus où on ne veut plus, vous passerez par où on veut, si on veut, quand on veut et au prix, même s'il est extravagant, qu'on veut !
Et c'est loin d'être fini. L'imagination ne manque pas aux profiteurs : un seul exemple, les fournisseurs de moyens de communication vont changer les règles et forcément les tarifs (à leur avantage n'en doutez pas sinon à quoi bon changer) : fini l'illimité pour Internet. Pour qu'ils puissent augmenter copieusement les dividendes, les "exploitants" vont vous faire passer par un trou de souris soigneusement calibré : prévoyez d'augmenter copieusement le poste communication de votre budget !
On paye au minimum, et même moins, les citoyens pour le service qu'on exige d'eux (emploi) mais on leur fait payer le maximum, et même plus, le service indispensable à la vie moderne qu'on leur rend.
Le progrès de notre société n'est que technologique. Sur le plan social, on retourne au Moyen Age. Si vous ne protestez pas et ne faites rien, c'est que cette régression vous convient.

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