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Accueil du site > Tribune Libre > Elections Royaume-Uni : le pari (perdu) de T. May

Elections Royaume-Uni : le pari (perdu) de T. May

Organiser des élections anticipées pour obtenir une majorité absolue que l'on détient déjà !.
Theresa May ou quand le diable européen se cache dans les détails d'une consultation nationale...


 

Victoire de L’Europe

Comme à chaque fois que le peuple exprime son rejet du "tout à l’Europe", les politiciens nationaux s’arrangent soit pour annuler les référendums, soit pour provoquer des élections anticipées (inutiles vu le risque de les perdre… sauf si c’est le but recherché !) d’autant plus dans le cas du Royaume-Uni où Theresa May disposait de la majorité absolue avant des élections qu’elle disait vouloir organiser pour accroître une… majorité absolue et donc, ici encore, de ne satisfaire que la technocratie UE qui, au final, se renforce en dépit de ses irresponsabilités et échecs tant économiques que géopolitiques.
 
Combien de fois souligne-t-on le gouffre supposé ou réel entre l’ensemble de citoyens instruits ou non, riches ou pauvres qu’une élite autoproclamée qualifie, avec toute la suffisance qui la caractérise, de peuple.
Néanmoins, il faut bien reconnaître que ce mépris de classe est assez justifié tant l’expression individuelle, la reconnaissance citoyenne exprimée au travers des élections, des référendums ne font autorité que si leurs résultats sont conformes aux volontés, aux intérêts politiques voire aux privilèges bien compris de ceux qui détiennent une parcelle suffisante d’un pouvoir que ces "élus" disent, sans rire, mettre au service du public tel un sacerdoce, à ceci près que, contrairement à la carrière privée faite d’interruptions, de risques divers et surtout de responsabilités en cas d’échecs, le "service public" offre, à fort peu de choses près, les mêmes avantages sans avoir à en subir les inconvénients !.
 
Aussi, ne faut-il pas s’étonner de voir, de revoir encore et toujours les mêmes individus, d’entendre et de lire encore et toujours les mêmes discours lénifiants et de ne finalement n’être surpris que par la passivité de ces citoyens qui semblent résignés face à ce terrible constat d’échec d’une classe politique au service d’un public qui, en réalité, est au service de la classe politique !.
 
L’Europe, cette construction type Tour de Babel est l’emblème de ce mépris politique tant les (nombreuses pour ne pas dire pléthoriques, redondantes et souvent inutiles) institutions avec force employé(e)s peu ou prou recasé(e)s qui les composent n’ont de compte à rendre à personne et encore moins, ce qui pourtant ne serait qu’évidence, aux citoyens qui les… financent !.
Que des réunions toutes historiques, que des commissions toutes décisives, que des programmes tous indispensables qui, hormis dans la communication médiatique, se soldent par des résolutions toutes sans effet avec pour conséquente que, sans un certain dynamisme économique, industriel, citoyen qui, vaille que vaille, permet encore pour cet hydre technocratique européen d’afficher, malgré un déclin sensible, un semblant de dynamisme aussitôt revendiqué, sans la moindre honte par, les tenants du "toujours plus d’Europe" !.
Dormez tranquille, le bon peuple, vos élites veillent sur vous….

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2 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 9 juin 15:26

    "Theresa May disposait de la majorité absolue avant des élections qu’elle disait vouloir organiser pour accroître une… majorité absolue"
     
    Bien vu !

    Le diable se cache dans les détails...
     


    • Trenien 9 juin 15:52

      Theresa May disposait de la majorité absolue avant des élections qu’elle disait vouloir organiser pour accroître une… majorité absolue

      Certaines personnes devraient éviter de pondre des articles (de propagande ?) quand ils ne savent clairement pas de quoi ils parlent.

      May avait une majorité, c’est vrai, mais :
      - Elle souhaitait un chèque en blanc du pays pour pouvoir négocier le Brexit qu’elle souhaitait
      - Elle n’était pas chef de majorité aux dernières élections, et n’avait donc pas toute légitimité face à un nombre non négligeable des élus conservateurs en désaccords avec ses options pour le Brexit en question.
      - Se situant un peu à la droite de Thatcher, elle voulait profiter de la situation (excellents sondages et Brexit) pour obtenir une majorité afin de faire passer, plus ou moins en douce, toutes les contre-réformes dont elle rêvait.
      - Corbyn, soutenu par une vrai base, était contesté par 80% des élus travaillistes et par leurs petits camarades dans les médias qui, les uns comme les autres, ne supportent pas l’idée qu’il puisse être proposé à la population une solution politique crédible qui ne soit pas fondé sur le néo-libéralisme.

      En d’autre terme, comme d’autres avant, elle s’est crue dans une situation parfaite pour se faire donner tous les pouvoirs pour être en mesure de faire toutes les saloperies dont elle rêvait.

      Caramba ! Encore raté !

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