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« en finir avec ce fétichisme européen » Frédéric Lordon pour la sortie de l’Euro, la rupture avec l’UE – Entretiens avec Marianne et La bas Si j’y suis

Voici ci-après une interview de Frédéric Lordon, économiste, et son intervention dans l’émission de France Inter Là-bas si j’y suis du 2 et 3 avril dernier, commenté par le PRCF

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Comme nous l’avions déjà signalé, le PRCF apprécie positivement les dernières prises de positions d’un certain nombre de personnalités progressistes (François Ruffin, Jacques Sapir, Frédéric Lordon, Aurélien Bernier, etc.), sur des thèmes tels que la sortie de l’euro, la rupture avec l’Union européenne, la question de la souveraineté nationale et populaire. Que ces personnalités « médiatiques » rejoignent ce que le PRCF dit grosso modo depuis 10 ans, nous n’en sommes pas peu fiers ! Cela montre que notre ligne politique, patriotique, de classe, internationaliste et antifasciste, rencontre un écho et avance de plus en plus dans la gauche de gauche en allant à la rencontre de la réflexion propre de chercheurs et d’intellectuels de talent..

Doit-on préciser pour autant que nous ne partageons pas toujours à 100 % les analyses ou prises de position de ces camarades ? Non, cher Fredéric Lordon, l’internationalisme ne se résume pas aux rencontres ATTAC des années 1990. Oui, l’on peut (et l’on doit !) mêler patriotisme et internationalisme, combat de classe sans frontière et combat pour la souveraineté. D’ailleurs, Frédéric Lordon y vient dans son propos. F Ruffin et A Bernier le disent également. Mais il est vrai que pour nous, communistes, cette ligne politique n’est pas une nouveauté, nous ne l’avons pas inventée. Elle correspond au marxisme-léninisme de notre époque. D’ailleurs, dès 1997 dans son livre Mondialisation Communiste et Projet Communiste, le philosophe Georges Gastaud écrivait à propos de l’Union Européenne :

« Face à l’axe Berlin/Paris, forme moderne des traditions collaboratrices séculaires des bourgeoisies allemande et française, les travailleurs ont défendu l’intérêt national. La défense de la nation apparaît donc comme un enjeu de classe primordial : ce qui ne signifie pas que le combat de classe se réduise désormais à sa dimension strictement patriotique mais suppose au contraire que la survie de la nation face à la mondialisation capitaliste passe plus que jamais par l’abolition de l’exploitation capitaliste. Cette défense de la souveraineté nationale repose donc sur la solidarité de classe de tous les travailleurs d’Europe dont l’ennemi a deux visages : le cosmopolitisme maastrichtien et le chauvinisme réactionnaire. Mais pour pour battre ces deux « monstres » politiques, le prolétariat dispose aussi de deux armes maîtresses : le patriotisme populaire et républicain et l’internationalisme prolétarien. »

Extrait du livre de « Mondialisation capitaliste et projet communiste« , écrit par Georges Gastaud, le Temps des Cerises, 1997. Auteur également de Patriotisme et Internationnalisme. G Gastaud est secrétaire national du PRCF

Nous espérons que le mouvement social s’en saisira, en débattra, fraternellement, et participera à son évolution future.
Il en va de la responsabilité de chacun, face à l’offensive tous azimuts du capital et de ses armes de d’exploitation et de domination massive que sont l’UE et l’€uro, face à cette offensive relayée avec zèle en France par Sarkhollande, Ayrault et maintenant Valls, face à la fascisation qui monte, face aux menaces contre la paix, que les républicains sincères, les progressistes et bien entendu les communistes remettent les travailleurs à l’offensive. En se rassemblant en un puissant front du peuple ! En faisant front tous ensemble, pour la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN par la voie du progrès social, par la voie de la souveraineté populaire, par la voie de la défense et de l’extension des conquis du CNR aujourd’hui menacés de mort, par la voie d’un CNR 2.0. C’est d’ailleurs comme cela que l’on reprendra l’avantage dans la lutte des classes. Que l’on ouvrira la possibilité d’avancer vers le socialisme.

Vous noterez qu’à la fin de l’entretien, le journaliste de Marianne sans doute très mal renseigné (et pourtant, nous avons des raisons de penser que Marianne ne peut pas ignorer le PRCF…) indique que seul le FN défend la sortie de l’Euro. C’est doublement faux. Le FN n’est pas sérieusement pour la sortie de l’Euro. D’ailleurs lors de la campagne présidentielle, la présidente du FN questionnée par M Calvi avait répondu que non, elle ne sortirait pas de l’Euro mais négocierait. Mais,outre le PRCF qui depuis maintenant sa création il y a plus de 10 ans défend le mot d’ordre de sortir de l’UE, sortir de l’Euro, de l’OTAN et du capitalisme, il y a bien un large mouvement pour la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN qui existe déjà. Le rassemblement des CPF, du M’PEP et du PRCF lançant ensemble l’Appel pour un nouveau CNR. Ou encore le mouvement de l’Appel des Assises du Communisme réunissant de très nombreux communistes – dont le PRCF – dans et hors du PCF organisés ou non, autour d’un appel à sortir de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et du capitalisme.

Frédéric Lordon indique que son objectif est de faire bouger le FdG sur ses questions. Le PRCF, dans un esprit unitaire et de responsabilité, n’a jamais cessé d’interpeller dirigeants et militants du FdG à ce sujet, à réclamer que puisse se tenir ce débat. Mais quoi de plus efficace pour faire bouger les lignes que de porter ensemble et en même temps ces arguments et ces analyses que nous sommes de plus nombreux à partager. Les militants du PRCF y sont prets, ils y travaillent. Alors, chiche on organise ensemble un large débat très ouvert sur « l’euro, l’UE, en sortir par la voie progressiste » ??

source

Ecouter Frédéric Lordon chez D Mermet :

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2972

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2973

Interview de F Lordon suite à la publication de son livre Malfaçon

Marianne : Le débat que nous allons avoir n’a pas besoin de faire le procès de l’euro. Nous tenons pour acquis que la monnaie unique, telle qu’elle a été instituée, dysfonctionne, que les règles qui la gouvernent sont, comme vous l’affirmez, « intrinsèquement stupides ». Ce qui nous intéresse d’abord, c’est que vous présentez la crise comme « politique avant d’être économique »…

Frédéric Lordon : En effet, je ne situe pas l’enjeu majeur de la sortie de l’euro dans une stratégie économique de dévaluation du change mais dans une entreprise politique de restauration de la souveraineté. Dont la monnaie unique a opéré une invraisemblable destruction. Il faut d’abord y voir l’effet de l’ordolibéralisme allemand [courant libéral apparu dans les années 30] pour lequel le caractère souverain des politiques publiques est une abomination de principe, l’arbitraire et la déraison étatiques par excellence. Sans surprise, c’est en matière de politique monétaire que cette phobie a été portée à son plus haut point. Imposée telle quelle à l’Europe par l’Allemagne, elle a conduit à un modèle qui asservit la conduite des politiques économiques à des règles a priori, celles des traités. Mais dans « politique économique » il y a bien « politique » ! Terme qui se trouve pourtant purement et simplement annulé par réduction à une automatique de la « stabilité ». Pour faire bonne mesure, l’Allemagne, anticipant non sans raison que les règles pouvaient être violées, a obtenu que les politiques économiques soient exposées au jugement permanent des marchés de capitaux, instance disciplinaire à la puissance sans équivalent et infaillible garante du respect des normes de l’orthodoxie, le nom convenable dont s’habillent les intérêts de la rente. Les tares économiques de cette construction sont maintenant parfaitement connues. Mais ses tares politiques sont bien pires. L’ordolibéralisme euro-allemand a eu pour effet de barrer l’essence même de la souveraineté politique. Et l’Europe présente nous oblige à répondre à cette question : acceptons-nous de vivre dans un monde d’où toute substance politique a été retirée ?

A vous entendre, on a changé de régime, passant de la souveraineté au pouvoir du capital. Or, on n’a pas l’impression que les buts poursuivis par les gouvernements et les majorités différaient fondamentalement d’aujourd’hui. Le personnel politique du « monde d’avant » est toujours en place. Nous serions passés en dix ans de la lumière à l’ombre. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

F.L. : Comme souvent, le paradoxe n’est qu’apparent. Il est tout à fait exact que les orientations présentes de la politique économique française sont en place depuis les années 80, et, en cela, ne doivent rien à l’union monétaire, qui les a redéployées dans son cadre propre. Mais avec une différence radicale : en leur donnant un caractère non seulement supranational mais constitutionnel ! La tare congénitale de l’euro se tient précisément ici : dans le fait d’avoir constitutionnalisé des contenus de politiques publiques, économique et monétaire en l’occurrence. Rêve néolibéral assurément, mais monstruosité scandaleuse à quiconque conserve un peu de sens aux mots de « souveraineté démocratique ». On constitutionnalise les principes généraux de l’organisation des pouvoirs publics, ou bien des droits fondamentaux. Mais la sanctuarisation irréversible, sous la norme juridique la plus haute, donc la moins atteignable, de ce que doivent être et de ce que doivent faire les politiques publiques, c’est une infamie qui ruine jusqu’à l’idée même de modernité politique. Il nous reste donc le loisir d’organiser à notre guise la flicaille et les Vélib’. Mais de ce qui pèse le plus lourdement sur les conditions d’existence de la population, les politiques économiques, nous ne pouvons plus discuter : les réponses sont déjà tout écrites et enfermées dans d’inaccessibles traités. C’est une monstruosité politique contre laquelle il faut redire que la démocratie consiste dans le droit irrécusable à la réversibilité, à la possibilité permanente et inconditionnelle de la remise en jeu, dans le cadre de la délibération politique ordinaire. La montée générale des extrêmes droites n’est pas autre chose qu’une pathologie réactionnelle, qui doit tout ou presque à cette atteinte fondamentale à la conception que les collectivités politiques se font d’elles-mêmes comme communautés de destin souveraines.

Vous affirmez donc qu’il faut retrouver la souveraineté. Et, dites-vous, « c’est plus facile dans le cadre national, qu’au niveau européen ». Certes, mais on ne parle pas de la même échelle. Au niveau national, on récupérerait les instruments de pouvoir d’un pays de 65 millions d’habitants. Au niveau de la zone euro, de la puissance de feu de 324 millions d’âmes. Par exemple, un protectionnisme européen serait plus productif vis-à-vis du reste du monde qu’un protectionnisme national…

F.L. : Je soutiens en effet que la base nationale a pour rustique vertu que les structures institutionnelles et symboliques de la souveraineté y sont là, tout armées, et prêtes à être instantanément réactivées en cas de besoin. Cependant, qu’une stratégie de protectionnisme à l’échelle européenne soit plus efficace, j’en conviens sans la moindre difficulté. Mais en principe seulement. Car, en pratique, qui peut imaginer un seul instant qu’une Commission intoxiquée de libre-échangisme jusqu’au trognon puisse jamais vouloir une chose pareille ? A moins, bien sûr, qu’il ne se produise une miraculeuse unanimité intergouvernementale pour le vouloir à sa place… Mais, si votre question est plus largement celle de la sortie « par le haut » d’un fédéralisme européen souverain, il y a malheureusement loin de l’idée générale à sa réalisation.

Certes, mais qui est réticent ? Les Allemands ? Non ! Ce sont les Français qui refusent constamment les propositions des Allemands pour rétablir un niveau de souveraineté au niveau européen. Jacques Chirac et Lionel Jospin ont refusé en 2000 les propositions démocratiques de Joschka Fischer. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe affirme périodiquement que l’on ne peut pas continuer à gouverner la zone euro sans le consentement des citoyens et demande un saut démocratique…

F.L. : Que l’Allemagne soit plus allante – très relativement – que la France pour se diriger vers un fédéralisme européen, ça ne m’est pas coûteux non plus de l’accorder. Mais quel fédéralisme l’Allemagne a-t-elle en tête exactement ? Comment imaginer qu’elle puisse le concevoir autrement qu’en y reconduisant l’absolu sine qua non du modèle de politique économique qu’elle a imposé à l’Europe, et dont elle a fait, dès le début, la condition non négociable de toute participation ?

L’idée d’un fédéralisme européen est très aimable en principe, mais ses défenseurs oublient systématiquement de s’interroger sur ses conditions de possibilité. Or on ne s’en tirera pas avec un simple bricolage institutionnel qui penserait avoir fait de la politique en posant une nouvelle chambre dotée de quelques prérogatives élargies au milieu de nulle part. Cette croyance formaliste, à laquelle le philosophe Jürgen Habermas a donné le nom de « patriotisme constitutionnel », est pour l’heure une chimère. Car les institutions n’instituent pas leurs propres prérequis, et notamment celui qui garantit un fond de communauté tel que pourra s’appliquer une loi de la majorité européenne, à laquelle une minorité consentira à se soumettre sans avoir aussitôt envie de faire sécession. Or, voici l’expérience de pensée à laquelle je conditionne toute idée fédéraliste européenne : l’Allemagne accepterait-elle, non seulement que soient réintégrées dans le périmètre de la délibération démocratique ordinaire toutes les matières qu’elle s’est évertuée à sanctuariser dans les traités, mais aussi d’être mise en minorité si d’aventure la démocratie européenne décidait de revenir sur l’indépendance de la banque centrale, de monétiser les déficits ou de rompre avec l’obsession anti-inflationniste ? Tant qu’on n’aura pas prouvé que la réponse à cette question peut être positive, l’idée de fédéralisme européen demeurera une abstraction politique nulle et non avenue.

La réponse est non aujourd’hui. Mais les choses changent historiquement. Les Allemands bougent, certes lentement et sans entrain, mais les majorités successives outre-Rhin ont toujours fait le pas nécessaire. Rien ne dit par exemple que la Cour de Karlsruhe ne finisse pas par accepter le soutien que la BCE de Mario Draghi a apporté aux Etats en difficulté… Vous désespérez un peu vite !

F.L. : Comme toute société, l’Allemagne évolue et ses invariants symboliques de longue période (pas si longue d’ailleurs, tout ça ne remonte jamais qu’aux années 20) finiront évidemment par changer, en matière monétaire comme pour le reste. Mais la question est ici toute concrète : quand ? Des peuples crèvent et l’urgence est extrême. Le seul accélérateur de l’histoire possible viendrait de ce que l’Allemagne, à son tour, se mette à souffrir des dégâts que ses principes infligent à toute l’Europe. Eventualité improbable cependant, car les principes allemands sont… adéquats à l’économie allemande !

Certains critiques de l’euro affirment qu’il faut « casser l’euro pour sauver l’Europe ». Mais ce n’est pas votre propos : votre projet de monnaie commune, alternative à l’euro, exclut l’Allemagne, et de fait ses satellites : Autriche, Pays-Bas, Finlande, Belgique. Une Europe sans ces pays, ce n’est pas l’Europe…

F.L. : Oui, la monnaie commune se ferait, dans un premier temps, sans l’Allemagne ni ses satellites. Le projet européen y survivrait-il, comme à une sortie unilatérale de l’euro, d’ailleurs ? Je ne sais pas, et, pour tout vous dire, c’est une question que je ne trouve pas très importante. Ou plutôt que je trouve mal posée telle quelle. Il faut en finir avec ce fétichisme européen, qui cherche à « faire l’Europe » sans jamais s’interroger sur les conditions de possibilité politiques de ses lubies successives. Et il faut en finir aussi avec ces imprécations, moitié débiles, moitié hallucinées, qui nous promettent l’enfermement façon forteresse et la régression obsidionale en cas d’abandon de l’euro, comme si la France d’avant l’euro, comme si les 170 nations hors Union européenne n’étaient que des Corée du Nord. La bêtise d’une certaine éditocratie est sans fond. Il n’y a que des avantages à cesser de poursuivre des fantasmes de constructions mal conçues, pensée défectueuse qui a produit suffisamment de désastres pour qu’on s’en avise. On peut ne pas faire monnaie unique ni libre-échange sans rivage, et pourtant continuer d’approfondir tous les autres liens entre peuples, précisément en déshérence aujourd’hui : scientifiques, artistiques, éducatifs, culturels. Incroyable : il y a une vie possible entre les nations hors la circulation des marchandises et des capitaux !

Reste une question politique. Vos propositions, comme celles de Jacques Sapir, ne sont portées que par une formation en France, à l’extrême droite, dont vous dites que vous « l’exécrez ». Vous-même, vous êtes pour la sortie du capitalisme. Alors êtes-vous « l’idiot utile » du Front national, c’est-à-dire un homme aux convictions sincères mais qui fournit à d’autres les marrons à retirer du feu ? Que faire pour ne pas être récupéré ?

F.L. : A part répéter que l’entreprise politique du FN m’est odieuse, rien. Ou plutôt si : refuser à toute force la démission intellectuelle et politique qui consent à se laisser dépouiller de tout – euro, mais aussi critique de la finance, et même lutte des classes ! – dès lors que le FN y a mis ses pattes sales. Les idiots utiles me semblent plutôt à trouver du côté des tenants de cette désertion qui a pour effet de laisser au FN le monopole et de la critique et de la défiguration de la critique. Si mon travail a un sens politique, c’est bien celui de lui ravir ce monopole, que d’autres partis, le Front de gauche notamment, s’emparent de ces idées et nous délivrent de ce fléau où d’ailleurs l’européisme abstrait trouve désormais son premier et dernier argument. Car les alliances objectives ne sont pas toujours celles qu’on croit.


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29 réactions à cet article    


  • taktak 9 avril 2014 18:08

    Elle est vraiment géniale cette citation de Georges Gastaud, totalement visionnaire.

    C’est vraiment dommage que cet intellectuel soit totalement censuré par les médias, y compris à gauche....


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 avril 2014 19:34

      Taktak,
      Marianne oublie le PRCF, et le PRCF oublie l’ UPR..., classique.
      Heureusement que je suis unitaire pour plusieurs, y compris dans mes commentaires sur Marianne 2fr.

      Je cite régulièrement les trois formations qui veulent sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, même si nous ne sommes pas d’accord sur la manière d’en sortir.
      Je fais passer l’unité pour la sortie de l’ UE avant les divergences.

      Quand vous vous serez rendus compte que les dirigeants du FDG sont des fédéralistes européens jusqu’au trognon, vous serez peut-être plus aimable avec l’ UPR ?

      Pour l’UPR, le FDG n’est que le râteau du PS pour neutraliser les mécontents de Gauche, comme le FN ratisse et neutralise les mécontents de Droite.

      Quant à la Gauche européenne, à laquelle appartient le PG et le PC, et Tsipras, ils ne vont sûrement pas se présenter aux élections européennes pour organiser la résistance en vue de la sortie, mais jouer aux accompagnateurs du capitalisme européen.
      Je crois que vous vous trompez d’alliés, nous aurons l’occasion d’en reparler.


      • taktak 9 avril 2014 22:20

        Bonjour Fifi,

        Marianne oublie le PRCF, et le PRCF oublie l’ UPR..., classique. Heureusement que je suis unitaire pour plusieurs, y compris dans mes commentaires sur Marianne 2fr.
         Faux. Je rappelle qu’au début de FA, le PRCF lui a donné la parole. Donc merci de ne pas faire de mauvais procès. Il y a bien eu une rencontre pour un rassemblement républicain contre l’UE. C’est bien l’UPR qui a refusé d’en faire parti au motif que vous préfériez agir tout seul. C’est vous qui avez refuse de participer aux discussions pour un appel commun, fondateur d’un rassemblement pour un nouveau CNR, un CNR 2.0. C’est vous qui refusez de signez le texte de cet appel commun lancé ensemble par le M’PEP, le PRCF et les gaullistes des clubs penser la france.

        Je cite régulièrement les trois formations qui veulent sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, même si nous ne sommes pas d’accord sur la manière d’en sortir.
        Je fais passer l’unité pour la sortie de l’ UE avant les divergences.

        En oubliant systématiquement, les CPF.... . Pour ma part, je suis respectueux des choix de l’UPR qui a fait le choix de refuser le rassemblement, et donc, je cites certes plus frequemment ceux qui agissent déjà ensembles. Assises du Communisme, CNR RUE, Appel pour un nouveau CNR avec le M’PEP et CPF

        Quand vous vous serez rendus compte que les dirigeants du FDG sont des fédéralistes européens jusqu’au trognon, vous serez peut-être plus aimable avec l’ UPR ?

        Vous savez pertinenment que nous le savons.... Et le PRCF dit clairement ses désaccords avec les eurolatres au sein du FdG. Mais une très forte proportion des militants du FdG sont pour la rupture avec l’UE. Qui plus est, merci de me dire quand nous n’avons pas été aimable avec l’UPR. Qui vient ci « attaquer » le PRCF ? perso, j’ai mieux à faire et plus urgent que de faire des reproches à l’UPR. Vous avez fait le choix de vous isoler, je le respecte.

        Pour l’UPR, le FDG n’est que le râteau du PS pour neutraliser les mécontents de Gauche, comme le FN ratisse et neutralise les mécontents de Droite.

        C’est un peu simpliste comme analyse. De mon point de vue, il y a aussi une critique de l’oligarchie capitaliste au sein du FdG qui est totalement absente de votre discours, votre mouvement voulant conserver le système tel qu’il est.... De la même manière que je m’adresse à vous pour dire que sortir de l’UE ne suffit pas si on ne remet pas en cause la dictature de l’oligarchie capitaliste dont l’UE n’est qu’une superstructure, je dis aux camarades du FdG que vouloir remettre en cause le système capitaliste ne peut se faire sans sortir de l’UE. Et dans tous les cas, le PRCF s’adresse à tout le monde, à tous les français. Travaille à rassembler dans un large front populaire

        Je crois que vous vous trompez d’alliés, nous aurons l’occasion d’en reparler.
        Je crois surtout FbA que soit vous connaissez mal votre mouvement, soit vous avez ici un discours qui colle pas du tout à la réalité des actes de votre mouvement, qui a fait le choix d’une trajectoire personnelle et sectaire, le choix de refuser de prendre part à un rassemblement et d’adopter une stratégie « sectaire ». Je ne crois pas que cela soit le bon choix
        Plus problématique, je crois que vous refusez de voir que défendre la souveraineté populaire, la Nation, c’est nécessairement conduire la lutte contre le système capitaliste... Pour reprendre l’exemple du CNR, c’est bien contre l’oligarchie capitaliste massivement dans la collaboration que s’est faites la résistance, avec les grands succès, les grands progrès du CNR, y compris sur le plan démocratique (vote des femmes, démocratie sociale...)


      • leypanou 10 avril 2014 09:50

        @Bleue :

        la dia.hée du copier-coller a fini par se calmer.


      • taktak 10 avril 2014 10:11

        Poua, Bleu a encore vomi un sale dégueulis d’une logorrhée classique des vichystes contre les républicains, judéo bolchévique et impis franc maçons. beurk

        Bon qui veut savoir ce qui est dans le programme du prcf peut aller le consulter ici
        www.initiative-communiste.fr

        Chacun pourra voir que cela n’a rien à voir avec les convulsions diahrétiques de ce Bleu qui pourri les forums de discussions. Il y a pas, Bleu, on sait qu’il est passé par la. Il y a non seulement l’odeur mais également la trace.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 avril 2014 19:54

        Bravo Lordon ,de revenir au problème central qu’est la souveraineté ...
        Et sa notion d’internationalisme attalien miroir de l’internationalisme d’une partie de l’extrême gauche ( en fait tout ira mieux à la St Glinguin ,y faut dépasser le cadre national pour la lutte ... smiley ) , complétement exacte .


        • jean-jacques rousseau 9 avril 2014 20:44

          « Frédéric Lordon indique que son objectif est de faire bouger le FdG sur ses questions. »
          Cet objectif est complètement foireux. Jusqu’ici toutes les analyses du Front de Gauche ont été tronquées et biaisées, tant sur le plan juridique, économique, qu’historique. Tous ceux qui ont fait confiance à cette supercherie ont été roulés dans la farine.
          Le FdG est selon les évidences une organisation liée au plus haut niveau avec l’oligarchie européenne. Par cette organisation, le système n’a fait que gagner du temps, égaré les esprits et découragé les volontés par des faux débats, des slogans idiots, des manifestations inutiles et des stratégies électorales boiteuses. A ce sujet : Le Front de Gauche : la mystification des euro-fédéralistes
          Mais qui s’assemble se ressemble. La suspicion se porte maintenant sur la lucidité supposée de Lordon. Celui-ci est reçu aujourd’hui sur France-Culture à 12h55 (9/04/14) L’Européisme a-t-il eu raison de l’Europe ?
          Sur cette station radio il reconnaît sa prétention de refaire une autre Europe avec une monnaie commune. M. Lordon ose associer le vœux d’un espace démocratique... avec l’Europe monétaire et déclarer : « Il entre dans l’idée même d’une communauté de politique économique de se donner des règles qui encadrent les politiques économiques nationales... » (19’35)  et ce sur la base des traités tels que celui de Maastricht. Il rajoute plus loin : L’idée générale énoncée abstraitement que nous pourrions envisager quelque chose comme
          un espace politique européen, n’a rien pour me déplaire.
          (29’30)
          Il feint d’ignorer que les traités n’ont aucun fondement en droit international ni aucun effet lorsqu’ils concernent l’ingérence dans la politique intérieure économique, sociale, etc d’un État.
          Il s’agit d’une violation directe des accords d’Helsinki* en particulier du principe primordial I relatif à la Souveraineté national (a) du principe primordial VI. Non-intervention dans les affaires intérieures (b) et du principe primordial VIII Principe primordial de Egalité de droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (c) :
          (a) « Les Etats participants respectent mutuellement leur égalité souveraine et leur individualité ainsi que tous les droits inhérents à leur souveraineté et englobés dans celle-ci, y compris, en particulier, le droit de chaque Etat à l’égalité juridique, à l’intégrité territoriale, à la liberté et à l’indépendance politique. Ils respectent aussi le droit de chacun d’entre eux de choisir et de développer librement son système politique, social, économique et culturel ainsi que celui de déterminer ses lois et ses règlements. »
          (b) « Les États participants s’abstiennent de toute intervention, directe ou indirecte, individuelle ou collective, dans les affaires intérieures ou extérieures relevant de la compétence nationale d’un autre État participant, quelles que soient leurs relations mutuelles [...] » ;
          (c) « En vertu du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, tous les peuples ont toujours le droit, en toute liberté, de déterminer, lorsqu’ils le désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingérence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel. »
          Dommage non plus qu’il n’ait pas rappelé que les difficultés monétaires « traumatisantes » de l’Allemagne sont dus à sa manipulation inflationniste du Mark pour ne pas avoir a payer les compensations de la guerre de 14-18.
          Il ressort de ceci que la pensée du sieur Lordon constitue un joli méli-mélo de notions juridiques, historiques, politiques et économiques mal assimilées dont les contradictions sautent aussi aux yeux des journalistes qui l’interrogent et dont il n’arrive pas lui-même à démêler les paradoxes.
          C’est cela que vous voulez nous présenter comme une alternative ?
          C’est honteux.
          ---
          * TCE de Giscard : la trahison d’Helsinki mai 2005


          • leypanou 10 avril 2014 09:56

            " Il ressort de ceci que la pensée du sieur Lordon constitue un joli méli-mélo de notions juridiques, historiques, politiques et économiques mal assimilées " : mal assimilées ? Quelle prétention.  !

            Quand vous aurez fait le millième de ce qu’a fait F Lordon, venez nous en parler, on sera très heureux de vous lire.


          • jean-jacques rousseau 10 avril 2014 21:28

            Et sinon dans la vie vous arrivez à réfléchir par vous-même, ou est-ce que les apparences et l’argument d’autorité vous suffisent ?

            J’ai été relativement courtois dans ma description du problème de Lordon. Je mets ses erreurs sur le compte de la confusion mentale, mais après tout il ne pourrait s’agir que de malhonnêteté intellectuelle. Étant donné que la capacité d’analyse de la moyenne des gens reste relativement limitée - si on en croit votre commentaire et le nombre d’avis favorables qu’a reçu l’article - il parait aisé pour un mythomane prolixe de berner les foules, et d’être reçu chez les puissants comme « leader d’opinion »...


          • c’est pas grave 10 avril 2014 00:38


            à partir de 35.50 :

            «  La souveraineté , c’est la capacité d’une communauté à se rendre consciente et maîtresse de sa destinée collective . Je me demande qui , à gauche , peut récuser une idée pareille ...
            La souveraineté , c’est la définition même de la modernité politique
             »


            • taktak 10 avril 2014 00:50

              Eh bien il faut croire que les Pierre Laurent, B Groison, JL Mélenchon, Tsipras etc.... (pour parler de la gauche, car le PS c’est la droite, le discours de Valls le prouve !) le refuse. Préférant défendre des places, ou des chimères en dehors de toute réalité

              En refusant de reconnaitre que pour mener une politique de gauche, il faut que le peuple soit souverain, car tant que ce sera l’oligarchie capitaliste qui sera souveraine, ce ne sera pas possible.
              Et pour cela, il faut briser les chaines de l’UE ! car l’UE c’est la structure supra nationale créé par l’oligarchie capitaliste pour exercer pleinement sa souveraineté, en piétinnant les souveraineté nationale dans le cadre desquels la souveraineté populaire pourrait s’exercer !

              C’est bien pourquoi si on veut faire une politique de gauche, il faut sortir de l’UE et de l’euro par la porte de gauche. Comme le propose le PRCF


            • c’est pas grave 10 avril 2014 12:23

              c’est vrai de n’importe quelle politique autre que celle imposée actuellement


            • CN46400 CN46400 10 avril 2014 08:17

              Le PCRF est marxiste nous dit-il, mais, alors, comment explique-t-il que la gestion par la bourgeoisie française du néo-franc serait bien plus favorable aux prolos que la gestion de l’euro par les bourgeoisie européennes ?

              Faut-il en déduire que l’avidité de la bourgeoisie française pour les profits serait moindre que celle des autres bourgeoisies européennes ? Ou bien que les réductions d’échelle, conséquence automatique de la sortie de l’UE et de l’Euro, seraient favorables à la compétitivité des entreprises hexagonales ?


              • taktak 10 avril 2014 10:16

                Bonjour CN46400

                C’est très simple. D’une part, il ne s’agit pas que de sortir de l’UE et de l’euro, mais dans sortir par la porte de gauche. Celle qui donne réellement le pouvoir aux travailleurs qui sont les 99%. Qui défendront donc leurs interets et pas ceux de cette bourgeoisie qui a fait le choix de liquider le pays (ses usines, ses services publics, sa langue....) en construisant la dictature UE.
                Sortir de l’UE et de l’euro du capital, c’est mener la lutte des classes. Car quand la bourgeoisie choisit de combattre la Nation, la Nation c’est la classe des travailleurs !


              • CN46400 CN46400 10 avril 2014 11:24

                Ce« Les prolétaires n’ont pas de patrie » disait Marx dans le Manifeste

                Si je comprend bien la position du PRCF, celui-ci veut sortir « par la gauche » de l’€, c’est à dire, sortir les prolos en laissant les bourgeois français dans l’€. J’ai l’impression que là on n’est plus dans l’utopie, mais au delà, dans une fantasmagorie post marxiste.

                SVP remettons les pieds sur terre. L’UE correspond à l’état actuel des principales forces productives du continent, comme à un autre moment la nation française a correspondu à l’état des forces productives de ce moment-là.
                Nos principales unité de production produisent à l’échelle de l’Europe, au moins, il faut pouvoir, le plus facilement possible, ecouler cette production sur, au moins, cette surface !
                Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner toute idée de révolution, mais juste qu’il faut l’adapter aux réalités sociales et économiques du moment. Le progrés social doit ce concevoir à l’échelle de l’exploitation capitaliste actuelle et plus à celle de 1945

                Ensuite, pour conclure, la révolution socialiste ne sera définitivement victorieuse, que lorsque les principales forces productives mondiales seront sous contrôle socialiste. Et pas seulement, dans un pays, un groupe de pays ou même un continent.

                Cela ne veut pas dire qu’il faille jeter tous les oripeaux de la nation aux orties, je continuerais de me sentir français comme je me sens toujours occitan aujourd’hui. La contradiction Europe/nation n’est qu’apparente, et cette apparence arrange surtout les exploiteurs, il faut donc la surmonter.

                Quelqu’un a dit : « Prolétaires de tous les pays unissez-vous » je n’ai pas l’impression que cette formule ai, encore, complètement pénétré le PRCF.


              • CN46400 CN46400 10 avril 2014 13:45

                @ Bleu


                Le Manifeste ne mérite pas d’être tripatouillé comme vous le faite. Le passage contesté est le suivant :

                « En outre, on a accusé les communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité. 

                Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot.

                Déjà les démarcations nationales et les antagonismes entre les peuples disparaissent de plus en plus avec le développement de la bourgeoisie, la liberté du commerce, le marché mondial, l’uniformité de la production industrielle et les conditions d’existence qu’ils entraînent.

                Le prolétariat au pouvoir les fera disparaître plus encore. Son action commune, dans les pays civilisés tout au moins, est une des premières conditions de son émancipation. »

                L’UE actuelle n’est donc rien de plus, ni de moins, que : « le développement de la bourgeoisie, la liberté du commerce, le marché mondial, l’uniformité de la production industrielle et les conditions d’existence qu’ils entraînent. » qui sera, évidemment, dépassée ultérieurement.

                On voit clairement que Marx inscrit les luttes d’émancipation prolétariennes dans des démarcations (frontières) sans cesse agrandies par la bourgeoisie elle-même. 



              • taktak 10 avril 2014 13:51

                Si je comprend bien la position du PRCF, celui-ci veut sortir « par la gauche » de l’€, c’est à dire, sortir les prolos en laissant les bourgeois français dans l’€. J’ai l’impression que là on n’est plus dans l’utopie, mais au delà, dans une fantasmagorie post marxiste.

                Non tu ne comprend pas bien.
                Bourgeois français, cela ne veut plus grand chose aujourd’hui. Il y a une bourgeoisie euro-atlantiste qui fait le choix de la supranationalité contre la Nation. De fait la Nation c’est la classe ouvrière. Mener la lutte des classes pour construire le socialisme, c’est faire que le pouvoir reviennent à la classe des travailleurs alors qu’il est aujourd’hui à la classe capitaliste. Sortir de l’UE par la porte de gauche, c’est rétablir la souveraineté nationale pour que ce soit les travailleurs qui soient aux commandes. De la même manière que la Commune de Paris, dont le premier combat est celui de la souveraineté nationale rappelons le, a conduit à établir la souveraineté populaire alors que la bourgeoisie faisait le choix de l’occupant. Il vous faut comprendre qu’il est des périodes de l’histoire où Nation et classe des travailleurs c’est la même chose. En ce moment, la bourgeoisie a massivement fait le choix de liquider la France, choix qu’elle a déjà fait, par exemple avec Vichy.
                Votre lecture me semble assez dogmatique, selon un trotskysme très figé, est échappe totalement que c’est un combat de classe que de briser l’UE cette forteresse de la bourgeoisie, cette arme d’exploitation massive

                Refuser de sortir de l’UE et de l’Euro, c’est se condamner à devoir attendre une révolution au niveau de l’europe, alors que justement l’UE et l’Euro divisent et opposent les peuples empêchent leur rapprochement. Au contraire, il est bien plus facile dans le cadre de la nation d’obtenir une unité d’action des travailleurs, de faire émerger une vraie conscience de classe et surtout de se placer dans un rapport très favorable pour combattre l’oligarchie capitaliste

                Dernière chose, camarade tu me laisses plus que songeur quant à ton analyse de l’état de la production... car de la production en France si on reste dans l’UE a très court terme il n’y en aura plus, ou alors avec des salaires et conditions de travail de Chinois.


              • taktak 10 avril 2014 13:55

                ". Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot"

                Ca c’est une réalité matérielle. Il y a bien une division nationale du prolétariat. Alors que cette division est nettement moins marquée pour la bourgeoisie...
                Refuser de sortir de l’UE, c’est nier cette réalité....


              • CN46400 CN46400 10 avril 2014 14:27

                Quand au TAFTA, il ne s’agit pas seulement d’un agrandissement de la zone de chalandise pour les capitalistes occidentaux (droits de douane), mais surtout de la généralisation, à toute la zone, des normes (boeuf aux hormones, OGM...etc) et des lois d’exploitation du capitalisme en vigueur aux USA qui, toutes, tendront à tirer vers le bas tous les acquis sociaux aussi bien que sociétaux . C’est un recul général sur tout ce qui existe aussi bien en France qu’en Europe, c’est à ce titre qu’il doit être combattu en bloc et en détail.


              • taktak 10 avril 2014 14:35

                "surtout de la généralisation, à toute la zone, des normes et des lois d’exploitation du capitalisme en vigueur aux USA qui, toutes, tendront à tirer vers le bas tous les acquis sociaux aussi bien que sociétaux . C’est un recul général sur tout ce qui existe aussi bien en France qu’en Europe, c’est à ce titre qu’il doit être combattu en bloc et en détail.« 

                Vous êtes incohérent : l’UE c’est exactement la même chose. C’est pour cela qu’elle doit être combattu. D’ailleurs, c’est l’UE qui permet le TAFTA. Jamais un peuple n’accepterait de signer ce truc. Le peuple Français a dit NON en 2005

                Le traité de Rome institue comme principe »la concurrence libre et non faussée" ainsi que la stabilité monétaire.


              • CN46400 CN46400 10 avril 2014 14:56

                On est toujours le dogmatique de quelqu’un mais je ne vois toujours pas comment la sortie de l’euro, de l’UE, pourrait déboucher sur la prise, par le prolétariat, du pouvoir politique en France......Et si cela arrivait, expliquez-moi, SVP, comment les prolos manoeuvreraient pour éviter de se trouver dans une position contre la bourgeoisie européenne comparable à celle qu’on connu les communards de Paris face à la bourgeoisie française de 1871 ? 

                Entre nous, c’est qui celui qui, à l’époque, a parlé de « solo funèbre » ? 


              • taktak 10 avril 2014 15:16

                On est toujours le dogmatique de quelqu’un mais je ne vois toujours pas comment la sortie de l’euro, de l’UE, pourrait déboucher sur la prise, par le prolétariat, du pouvoir politique en France......

                Dans les conditions actuelles, si la Nation redevenait souveraine, ce serait de fait la souveraineté de la classe des travailleurs puisque la Nation fait actuellement identité avec le prolétariat puisque la bourgeoisie fait le choix de la supranationalité. Bien sûr cela ne signifie pas immédiatement la fin de la lutte des classes. Et pour que cette souveraineté ne soit pas immédiatement confisquée par la bourgeoisie, il faut que cette sortie de l’UE pour recouvrer la souveraineté se fasse par la porte de gauche, avec une participation notamment des communistes ! Dans les conditions actuelles, on pourrait bien sortir de l’UE et de l’euro, ne serait ce que si l’euro explose, par la porte de l’extrème droite à force de renoncement et de postures idéalistes à gauche traitant de l’UE comme si c’etait un objet internationaliste alors que c’est une machine de guerre contre les travailleurs.

                Et si cela arrivait, expliquez-moi, SVP, comment les prolos manoeuvreraient pour éviter de se trouver dans une position contre la bourgeoisie européenne comparable à celle qu’on connu les communards de Paris face à la bourgeoisie française de 1871 ?

                Eh bien déjà on parle de la France et pas seulement de Paris. Ensuite, sortir de l’UE, c’est faire péter les chaines des peuples et c’est pouvoir immédiatement relancer une vrai contre offensive internationaliste celle là de tous les peuples d’europes. A la manière de ce qui s’est passé en amérique latine avec Chavez qui en faisant sauter l’ALENA a permi de créer l’ALBA... Qui plus est, la France 6e puissance du monde saurait parfaitement trouver des appuis s’il le faut parti dans le monde, en amérique latine, en afrique, en asie pour mener une politique progressiste et véritablement internationaliste. Il faut arreter ce replis nationaliste et au fond fondamentalement xénophobe sur le strict continent européen..... Vous voulez des débouchez pour la production française ? eh bien les voila !

                Entre nous, c’est qui celui qui, à l’époque, a parlé de « solo funèbre » ?

                Et qui a parler de « cosmopolitisme bourgeois »


              • taktak 10 avril 2014 15:18

                aux petits jeux des citations (marottes qui n’est pas trop la mienne....) méditez donc celles ci :

                La lutte contre le national-impérialisme ne signifie nullement le nihilisme national

                « Le capitalisme se sent désormais à l’étroit dans les vieux Etats nationaux sans la formation desquels il n’aurait pu renverser le régime féodal. Le capitalisme a développé la concentration au point que les industries entières ont été accaparées par des syndicats patronaux, les trusts, les associations de capitalistes milliardaires, et que presque tout le globe a été partagé entre ces « potentats du capital », sous forme de colonies ou en enserrant les pays étrangers dans les filets de l’exploitation financière (…). De libérateur des nations que fut le capitalisme dans la lutte contre le régime féodal, le capitalisme impérialiste est devenu le plus grand oppresseur des nations ». O.C., T. 21, pp. 311-312.

                Ou aussi, à l’adresse de ceux qui, n’ayant pas lu Lénine, et parce qu’il a combattu le pseudo-patriotisme des impérialistes et de leurs relais sociaux-démocrates, s’imaginent que Lénine était étranger à tout patriotisme :

                « Le sentiment de la fierté nationale nous est-il étranger, à nous, prolétaires grands-russes conscients ? Bien sûr que non ! Nous aimons notre langue et notre patrie ; ce à quoi nous travaillons le plus, c’est à élever ses masses laborieuses (c’est-à-dire les neuf dixièmes de sa population) à une vie consciente de démocrates et de socialistes (…). Nous sommes pénétrés d’un sentiment de fierté nationale, et c’est pourquoi nous nourrissons une haine toute particulière envers notre passé d’esclaves (…). Les Grands-Russes ne peuvent « défendre la patrie autrement qu’en souhaitant la défaite du tsarisme dans toute guerre comme un moindre mal pour les 9/10èmes de la population, car non seulement le tsarisme opprime économiquement et politiquement ces 9/10èmes de la population, mais il la démoralise, l’avilit, la déshonore, la prostitue en l’accoutumant à opprimer les autres peuples, en l’accoutumant à voiler sa honte sous des phrases hypocrites pseudo-patriotiques ».

                Commentaire de G.G. : alors que le MEDEF détruit la France en la prenant en tenailles entre l’U.E. et la « reconfiguration » antirépublicaine des territoires (eurorégions, métropoles, mais aussi substitution ultra-rapide du Business-Globish au français dans les grandes entreprises et à l’université), il est lamentable que tant de gens qui se croient « de gauche » et même « résistants sociaux », rejettent toute forme de patriotisme, assimilent le patriotisme au nationalisme raciste des fascistes, ACCOMPAGNENT DE GAUCHE en un mot la « construction européenne » (avec l’idée d’un « bon » euro, d’une « bonne » UE), confondent le patriotisme républicain, frère de lait de l’internationalisme prolétarien, avec le nationalisme impérialiste et avec le mondialisme capitaliste. Lénine ne confond pas le défaitisme révolutionnaire, c’est-à-dire la lutte résolue contre l’impérialisme et le colonialisme des « grandes » nations capitalistes, avec le patriotisme populaire qui consiste à attaquer l’impérialisme, y compris celui de son propre pays, non seulement parce que cet impérialisme détruit les pays étrangers mais parce qu’il déshonore les peuples des grands pays en les rendant complices des exploiteurs. A notre époque, il est impératif d’associer plus que jamais le patriotisme républicain et le défaitisme révolutionnaire anti-impérialiste. Non pas en clamant partout que « la France » exploite et écrase les peuples africains ou proche-orientaux – ce qui revient à assimiler le peuple français à l’impérialisme du grand capital – mais en montrant que l’impérialisme français, qui proclame son « besoin d’aire » (manifeste du MEDEF, décembre 2011) DETRUIT LA NATION pour se faire une place au soleil dans le concert de la mondialisation capitaliste. Ce n’est pas seulement parce qu’il détruit la Centrafrique ou la Syrie que l’impérialisme français doit être battu, c’est parce qu’il démolit la nation. Toute défaite de l’impérialisme français est une victoire pour la nation. Toute défense populaire, républicaine, progressiste, antifasciste, de la nation, sur la base des idées du CNR, sur la base de la rupture avec l’U.E., avec l’Union transatlantique, avec l’OTAN, porte des coups à l’impérialisme français. JE pense avoir expliqué tout cela en détail dans mon livre Patriotisme et internationalisme. Bref, cessons d’opposer l’internationalisme au patriotisme en général, partons des contenus de classes. Souvenons-nous qu’à l’époque de l’impérialisme, la devise de l’Internationale communiste n’était plus seulement « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! », mais –à la demande de Lénine : « prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous ».

              • CN46400 CN46400 10 avril 2014 16:20

                On peut aussi, chez Lénine, trouver de violentes critiques du « nationalisme grand russien » dont il affublait Staline, et Orjonotkidze, dans la crise du Caucase (1922).

                 Mais tout cela n’explique pas en quoi la sortie de l’€ et de l’UE, contre lesquels j’ai moi même voté, serait possible, pas cher et profitable pour le niveau de vie des prolos tricolores. Les lois de la bourgeoisie française ont parfois été modifiées dans l’intérêt des prolos françàis, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas en être de même pour les lois de la bourgeoisie européennes en faveur de tous les prolos européens, ce qui réaliserait du même coup le commandement de Marx : Prolétaires de tous les pays unissez-vous !

                Quand à Chavez, il a refusé l’ALENA avant son application, comme moi, et quelques autres, on refuse le TAFTA !


              • Castrosescu 13 avril 2014 10:04

                En mettant de côté ce que pouvait dire Marx sur les prolétaires sans patrie, la position du PRCF, a cette avantage qu’une sortie de l’Euro destabilisera l’establishment financier et banquaire européens, donc mondial. Elle ne fera pas tout, mais elle aura des conséquences certainement plus heureuse que la lente asphixie que subissent nombre d’européens à cause de l’UE et sa monnaie. 


                Le fond de la question ressemble au débat entre Staliniens et Trotskistes dans les années 1930 (socialisme dans un pays ou révolution permanente et mondiale ?). Or, il faudra bien qu’un jour, sans renier un solide esprit de fraternité internationale, on reconnaisse que les changements doivent bien commencer quelque part. Et l’UE n’étant pas qu’un conglomérat de nations inégales et non intégrées, les évolutions se feront à l’échelle de ses dernières.

                S’il avait fallu attendre que tous les pays européens se mettent d’accord pour instaurer des régimes démocratiques nous serions encore des serfs aujourd’hui.

              • millesime 10 avril 2014 12:18

                l’enjeu majeur de cette crise, est de mettre fin à cette économie virtuelle, donc de réglementer la finance.
                refaire que les banques çà sert à faire du crédit aux particuliers et aux entreprises, pour investir créer de l’emploi et non pas spéculer.
                Selon les dernières statistiques d’Oxfam une actualisation du classement 2014 permet d’aboutir au chiffre de 67 personnes les plus riches valent les 3,5 milliards les plus pauvres, grâce à la machine à concentrer la richesse qu’est le capitalisme et son mécanisme de versement d’intérêts.
                Va-t-on être capable (Europe ou pas, je pense sans !) de rétablir une économie normale ; ou est-ce que cette économie de confiscation va se poursuivre par d’autres moyens ?
                http://millesime57.canalblog.com


                • Pyrathome Pyrathome 10 avril 2014 14:04

                  Va-t-on être capable (Europe ou pas, je pense sans !) de rétablir une économie normale ; ou est-ce que cette économie de confiscation va se poursuivre par d’autres moyens ?
                  .
                  Courage !
                  Il ne reste plus beaucoup de temps avant que les choses changent vraiment, peut-être même que la « nature » va nous y aider......


                • Castrosescu 13 avril 2014 09:44

                  Avec un tel raisonnement, on se demande pourquoi le Viet Minh s’est soulevé contre la France alors que, réaliste, il aurait pu essayer de subvertir l’Union Française de l’intérieur. La disproportion des forces en présence n’a nullement empêché le Vietnam de 1) mettre un terme au colonialisme français en Indochine et 2) de vaincre l’impérialisme des Etats-Unis dans les années 1960-1970.

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