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ENA cherche...citoyens

L’enseignement dispensé à l’ENA forme des individus coupés du réel. Un simple exemple l’illustre, si besoin était. Les solutions simples et économes sont à portée de main.

Même Lionel Jospin ne connaissait pas le prix de la baguette ! L’image est restée discrète. Nous sommes le lendemain du passage à l’euro. Lionel Jospin, tout fringuant Premier ministre, se rend chez son boulanger, accompagné d’une équipe de tournage. « Bonjour ! une baguette SVP ! ». Sous l’effet de l’émotion, le boulanger répond « 5,20 », exprimant le prix en francs. Ni une ni deux, Lionel Jospin pose le billet de 5 euros préparé à l’avance et plonge sa main dans sa poche pour rechercher le complément. Les deux mains se choquent : celle du boulanger qui rend les quelque 4,20 euros et celle de Jospin qui ne comprend pas la situation. Jusqu’à ce que le boulanger lui explique son erreur et Jospin d’essayer de masquer sa gêne.

L’histoire peut paraître anodine, mais quel citoyen paierait une baguette de pain 33 francs ? L’histoire peut paraître anodine si déjà en son temps, un énarque d’un autre camp ne s’était fait sécher vingt ans plus tôt sur le même sujet. Même problème (simple !), même déconnexion du réel. L’histoire serait anodine s’il arrivait à un énarque de connaître le chômage, de chercher un emploi, une seule fois dans sa vie. L’histoire serait anodine si elle ne révélait que l’ensemble des ministères et des cabinets associés, bref que l’ensemble du processus décisionnel de l’État ne dépend que d’individus ne connaissant rien du quotidien des Français (en dehors des notes de synthèse). Comment proposer des solutions à des problèmes que l’on ne connaît pas puisque, salarié à vie, détaché de toute obligation professionnelle, de tout problème de retraite (l’avancement continue quoiqu’il arrive...), de toute inquiétude sur le financement de l’avenir de ses enfants... ces problèmes n’existent pas, ou plus exactement ne sont que des théories ? Qui a connu le chômage, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, ne regarde plus jamais les chômeurs du même œil !

Mais que l’on ne se méprenne pas, l’objectif n’est pas de dire mort aux hauts fonctionnaires ! Ils sont probablement garants d’un certain fonctionnement de l’État. Il s’agit simplement de faire remarquer que, comme pour tout enseignement supérieur (à l’exception de l’université, très ouverte par nature), les mêmes formations fournissent les mêmes résultats.
Et qu’un peu de « mixité » ne peut qu’être bénéfique à notre pays, à sa « gouvernance ». Les remèdes sont simples. Il suffit que les hautes administrations disposent de budget pour rémunérer des membres de la société civile qui viendraient y travailler, ou qu’avant d’accéder à de hautes fonctions, les futurs élèves aillent « vivre » un peu. La première piste permettrait d’éviter que seuls les candidats assujettis à l’ISF (pour la plupart des plus probables présidents, à une exception notoire) puissent aspirer à de hautes fonctions. La seconde aurait l’immense mérite de ramener sur Terre nos décideurs, à peu de frais.

L’un des candidats à la présidentielle vient de faire une proposition dans ce sens : l’accès aux hautes fonctions après avoir un peu « vécu ». Parions sur plusieurs types de réactions : « je l’avais déjà proposé ! » dira un énarque qui n’en a rien fait, « Quelle drôle d’idée ! » dira celui qui n’a vraiment rien compris, « Quelle ineptie ! » dira un énarque qui n’a rien fait car il n’a vraiment rien compris. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’aucun d’entre eux n’a les pieds sur Terre, et ne voit ce qui est évident pour tout citoyen qui lève un peu les yeux et regarde la façon dont la France est gérée depuis des décennies.



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Hugo (---.---.---.113) 3 avril 2007 14:23

    Il est anormal que les élus soient pratiquement tous des fonctionnaires, issus ou non de l’ENA. Ceci vient du fait qu’un fonctionnaire, s’il n’est pas réélu, retourne, souvent avec un bon avancement dans son corps d’origine, tandis qu’un gars du privé, employé ou employeur, risque de se retrouver en difficulté financière en cas de non réélection. C’est la raison pour laquelle les gens qui travaillent dans le privé sont dramatiquement sous représentés. Ceci entraîne une incompréhension et un fossé terribles entre ce que l’on pourrait appeler « le pays réel » et la classe politique. Supprimer l’ENA est une bonne chose, mais il faut aussi que les fonctionnaires devenus élus ne puissent, à moins de repasser les concours d’entrée, retourner dans leur administration... en attendant des jours meilleurs pour se faire réélir. Ce que je propose est l’application d’une simple équité ou égalité entre les citoyens.

  • Par naudin (---.---.---.42) 3 avril 2007 12:26

    Comment les hauts fonctionnaires gèrent l’argent public.

    Je travaillais dans une administration en province. Un jour, dans le cadre d’une affaire urgente -certes- un chef de service nous a envoyés un collègue et moi lire un dossier à 600 km. Nous n’y sommes pas allés en voiture parce que l’essence, péage et entretien du parc automobile étaient gérés sur le budget décentralisé du service. Nous y sommes allés en avion (les billets d’avion étaient payés sur le budget du ministère à Paris). Un collègue nous a donc conduit à Orly en voiture( 130 km) et est revenu nous chercher le soir. Honnêtement, on aurait pu se faire envoyer le dossier par porteur ou se le faire faxer.

    Je garde un excellent souvenir de cette journée car mon collègue était pilote privé avion et nous avons pu aller dans la cabine de pilotage. Pour ce qui est du coût de l’opération.. c’est une autre histoire !

  • Par Anaxagore (---.---.---.82) 3 avril 2007 14:55
    L'Hérétique

    Tout à fait d’accord. Cela m’a fait marrer quand j’ai entendu que la proposition de Bayrou était fraîchement accueillie : évidemment qu’elle était fraîchement accueillie par les énarques. Moi aussi, toutefois, je ne crie pas haro sur les énarques, mais en revanche, je trouve très bien l’idée d’avoir une expérience de terrain en administration publique nécessaire avant de pouvoir postuler à de plus hautes fonctions. Il est clair qu’ainsi on ne verrait pas certaines aberrations, et je parie même qu’on pourrait faire un certain nombre d’économies dans l’usage des deniers publics...

  • Par LE CHAT (---.---.---.49) 3 avril 2007 13:20
    LE CHAT

    ce n’est pas en laissant quelques types de banlieue accéder à l’élite que ça va changer quelque chose . il faut au contraire que toute l’élite nous fasse un koh -lanta dans la france d’en bas !

    un mec qui ne connaissait pas le prix d’une baguette ne pouvait pas être digne de représenter la gôche au second tour ... smiley

Réactions à cet article

  • Par naudin (---.---.---.42) 3 avril 2007 12:26

    Comment les hauts fonctionnaires gèrent l’argent public.

    Je travaillais dans une administration en province. Un jour, dans le cadre d’une affaire urgente -certes- un chef de service nous a envoyés un collègue et moi lire un dossier à 600 km. Nous n’y sommes pas allés en voiture parce que l’essence, péage et entretien du parc automobile étaient gérés sur le budget décentralisé du service. Nous y sommes allés en avion (les billets d’avion étaient payés sur le budget du ministère à Paris). Un collègue nous a donc conduit à Orly en voiture( 130 km) et est revenu nous chercher le soir. Honnêtement, on aurait pu se faire envoyer le dossier par porteur ou se le faire faxer.

    Je garde un excellent souvenir de cette journée car mon collègue était pilote privé avion et nous avons pu aller dans la cabine de pilotage. Pour ce qui est du coût de l’opération.. c’est une autre histoire !

    • Par lothar (---.---.---.18) 3 avril 2007 18:06

      bravo pour votre article, qui est de loin le meilleur que j’ai pu lire sur Avox. Citoyens, que vous soyez de gauche, de droite ou d’ailleurs, n’oubliez pas : ils sont tous ensemble contre nous. la Noblesse est revenue, allons chercher nos guillotines !

    • Par Jacquin (---.---.---.100) 3 avril 2007 23:21

      Non seulement c’est vrai dans les faits, mais il s’agit non pas de la noblesse d’épée du Moyen-Age et qu’on aime à critiquer mais qui est finalement celle qui prouve son statut, mais de la noblesse des privilèges de Louis XV (et et Lous XVI), qui se bat pour obtenir un pré carré de privilèges sur le commerce, l’industrie et tout ce qui a encie de bouger. Cette forme de restauration s’est très sournoisement glissée depuis la Libération dans nos institutions par le truchement des avantages à la fonction publique dans son ensemble. Les chefs sont bien sûr les plus avantagés mais ça va jusqu’au plus inférieurs des subalternes, qui sont de facto intégrés au système et affectés du rôle de vigiles au maintient de cette caste de fainéants, exposant leurs avantages en paresse mais surtout pourvus de privilèges abscons en nature et monnaie trébuchante non déclarés au reste de la population intrinsèquement laborieuse qui est condamnée à les entretenir. La France comme l’Union Soviétique avec leurs KGB et magasins spéciaux pour memebres du parti sont les deux seuls modèles où l’administration est le bénéficiaire (mais non l’auteur) du pouvoir économique du pays. C’est un peu comme si vous courriez et gagniez un 100m au jeux Olympiques et que le président de la Fédération de votre pays, soit le seul qui monte sur le podium et reçoive la médaille puis serait le seul bénéficiaire de touts les publicités qui utiliseront votre image de marque. Jusqu’à quand les Français vont-ils trouver ça normal ? Parce que le problème est là !

  • Par Largo (---.---.---.132) 3 avril 2007 12:32

    Excellent article !

    • Par Anaxagore (---.---.---.82) 3 avril 2007 14:55
      L'Hérétique

      Tout à fait d’accord. Cela m’a fait marrer quand j’ai entendu que la proposition de Bayrou était fraîchement accueillie : évidemment qu’elle était fraîchement accueillie par les énarques. Moi aussi, toutefois, je ne crie pas haro sur les énarques, mais en revanche, je trouve très bien l’idée d’avoir une expérience de terrain en administration publique nécessaire avant de pouvoir postuler à de plus hautes fonctions. Il est clair qu’ainsi on ne verrait pas certaines aberrations, et je parie même qu’on pourrait faire un certain nombre d’économies dans l’usage des deniers publics...

    • Par RemiZ (---.---.---.10) 3 avril 2007 15:14

      « seuls les candidats assujettis à l’ISF (pour la plupart des plus probables présidents, à une exception notoire) »

      Si vous parlez de Bayrou, c’est parce que son patrimoine perso est declaree en entreprise.

      Et concernant la reforme de Bayrou, pour l’instant, il ne s’agit que de changer le nom de l’ENA pour Ecole de la Fonction Publique. Formidable. Ceci dit, peut-etre nous pondra-t-il une vraie bonne idee.

    • Par Rabelais (---.---.---.89) 3 avril 2007 16:08
      Rabelais

      @RémyZ : désolé je n’avais pas tilté que vous étiez également l’auteur de ce commentaire (j’eus fait une réponse groupée).

      Si F Bayrou peut « tout mettre dans son entreprise » et ne pas payer d’ISF, cela signifie techniquement que l’administration fiscale considère que cette entreprise est son outil de travail et donc ne rentre pas dans le calcul de l’assiette de l’ISF. C’est le cas de tous les chefs d’entreprise en France. En bon français, cela veut dire que c’est un vrai travailleur de la terre !

      Indépendamment de toute politique (chacun son choix), je trouve choquant le procès que lui font les autres candidats sur ce sujet en suggérant qu’il a monté celà pour pouvoir être candidat, alors qu’il bosse dans cette ferme depuis la fin de ses études.

      Je ne sais plus quel homme politique veut faire passer une loi interdisant le statut d’exploitant agricole aux candidats à l’élection présidentielle, mais la boucle parait bouclée quant au sujet initial de cet article !

    • Par RemiZ (---.---.---.10) 3 avril 2007 16:25

      Ce n’est pas un mal que Bayrou ait un travail plus « manuel » que ses concurrents, au contraire. Seulement, que l’on n’essaye pas de le faire passer pour plus pauvre qu’il ne l’est. Rappelons qu’il a tout de meme un reseau non negligeable dans les hautes spheres, et qu’il est largement assez introduit pour savoir comment eviter l’ISF. Maintenant, a nouveau, son travail est tout a son honneur, meme si son boulot principal reste homme politique.

  • Par jack Mandon (---.---.---.97) 3 avril 2007 13:19

    Votre article est intéressant, comme François Bayrou, vous abordez un thème institutionnel, peut être n’est ce pas le moment. Ce sujet ne semble pas coller avec les préoccupations matérielles ou émotionnelles d’un nombre croissant d’électeurs pris dans la tourmente médiatique des discours électoralistes. Les deux grands ténors qui voguent en tête de peloton sont tout simplement les fruits un peu envoûtants de trente années de confiscation du pouvoir politique de Jacques Chirac et François Mitterand et de leurs deux grands partis de planeurs diplômés. Les Français majoritairement sont sensibles aux intelligences de surface, peut être un peu creuses, aux personnalités fortes à l’éthique discutable et à la spiritualité absente. Ainsi on s’enthousiasme,on agite des drapeaux, on se moque de la simplicité, de la tendresse, de l’honnêteté politique. La France compte dans son histoire de nombreuses dérives inversement proportionnelles aux valeurs intellectuelles et morales se Voltaire et de Rousseau. Encore un peu de temps et François Bayrou apparaîtra comme un extra- terrestre. Un homme d’éthique, humainement bien construit, une espèce de résurgence de l’édit de Nantes. Paix et tolérance mais sans calcul, naturellement, pour le plaisir, pour le panache. Un bon président, un peu introverti certes, mais parce que responsable et sincère. Cela concerne si peu de gens, c’est consternant. Merci de votre courage intellectuel, dans quelques jours vous aurez droit à des réponses insultantes. Des personnes anonymes viendront baver lâchement leurs misères, comme les malades salissent les murs des toilettes publiques. Vive la France de François Bayrou !

  • Par LE CHAT (---.---.---.49) 3 avril 2007 13:20
    LE CHAT

    ce n’est pas en laissant quelques types de banlieue accéder à l’élite que ça va changer quelque chose . il faut au contraire que toute l’élite nous fasse un koh -lanta dans la france d’en bas !

    un mec qui ne connaissait pas le prix d’une baguette ne pouvait pas être digne de représenter la gôche au second tour ... smiley

    • Par Rabelais (---.---.---.89) 3 avril 2007 14:03
      Rabelais

      @naudin : encore une fois sans vouloir condamner l’ensemble du système en bloc (j’ai travaillé avec des énarques brillantissimes à tous points de vue), je crois que vous illustrez l’un des aspects du problème (les Finances Publiques)...rien que dans votre titre. Justement il n’y a PAS de gestion. Et vous n’auriez jamais fait celà avec votre argent. Le rôle de controle devrait revenir aux parlementaires mais leur vote de la Loi de Finances ne concerne que...10% du Budget réel. Le « solde » est inébranlable. Il est probable que l’accès par concours interne génère des énarques plus proches des réalités. Mais quel dédain à leur égard de la part des autres !

      @Jack : indépendamment d’un choix politique (chacun le sien), je suis frappé de l’ineptie des programmes économiques de deux des trois candidats qui ne touchent pas Terre. Leur capacité à dépenser de l’argent que la France (nous !) n’a pas, est effarante. Seul François Bayrou que vous citez a eu le (sain) réflexe de proposer un programme économique...économe. Et au-delà des teneurs des programmes c’est cette différence de réflexe qui est au coeur du débat.

      Quant aux injures potentielles, laissez...pi..er !

      @lechat : j’ai vécu une partie de ma vie professionnelle « en banlieue ». Je vous promet que ce n’est pas un lieu d’exclusion des élites. Entouré de Français de toutes origines, il est facile de constater que c’est moins le lieu de naissance que le niveau d’exigence « intellectuelle » qui vous entoure pendant vos études, qui détermine le niveau atteint.

    • Par RemiZ (---.---.---.10) 3 avril 2007 15:19

      C’etait quoi comme banlieue, Neuilly ???

      Les gens en banlieue n’ont pas d’encadrement. Evidemment que les gosses favorises s’en sortent mieux. Mieux encadres, ceux qui ont du mal ont des cours de rattrappage payes par les parents.

      En banlieue, seuls ceux avec Beaucoup de capacites et quelques chanceux s’en sortent. Votre commentaire me fait reellement halluciner...

    • Par Rabelais (---.---.---.89) 3 avril 2007 15:50
      Rabelais

      @RemiZ : si Neuilly se trouve dans le Nord de Paris, coincé entre Villetaneuse et Pantin, alors oui c’était à Neuilly smiley.

      J’ai travaillé et enseigné plusieurs années dans cette « zone » et j’ai vu des black, des blancs, des beurs plus motivés à réussir que certains de mes anciens coreligionaires (car j’ai aussi été à Passy).

      Sans aucune agressivité de ma part, être halluciné par ce commentaire, revient à baisser les bras et ne plus croire dans (ou ne pas avoir connu ?) les capacités d’ascenscion sociale inhérentes aux valeurs et à l’organisation de notre pays.

    • Par RemiZ (---.---.---.10) 3 avril 2007 16:20

      Disons que a capacite egales, un gosse defavorise s’en sort bien, un favorise tres bien. un gosse defavorise assez bien, un favorise bien. un gosse defavorise pas trop mal, un favorise bien. un gosse defavorise mal, un gosse favorise toujours bien.

      Il existe des systemes d’ecoles privees qui permettent a qui a des sous de toujours s’en sortir. de plus, les gosses favorises beneficient d’un reseau dont ils heritent. Alors non, je ne crois pas a l’eglite des chances, mais je sais pourtant qu’on peut venir de banlieue et s’en sortir.

    • Par Rabelais (---.---.---.89) 3 avril 2007 17:27
      Rabelais

      Pas très loin de mon lieu de travail, il y avait une fac de médecine, en plein dans une cité gigantesque. J’ai appris des années plus tard par un ami médecin que cette fac était connue pour avoir généré un nombre anormalement élevé de.. majors de l’Internat (l’un des concours les plus exigeants).

      Ne baissons pas les bras.

    • Par Vilain petit canard (---.---.---.250) 3 avril 2007 17:36
      Vilain petit canard

      Je crois qu’il faut faire bien attention à ce qu’on dit. On parle de diversité, ou d’aller un peu sur le terrain avant « d’administrer », et hop, on sort tout de suite la solution : intégrer des ressortissants des « banlieues » (repris dans un commentaire sceptique), ou des « quartiers sensibles », comme on dit en « politiquement correct ».

      Rappelons-nous qu’à part la population actuelle de l’ENA et les Banlieues, il doit rester quelques 50 millions de Français disponibles. Avant de se précipiter sur ces milieux « médiatiquement discriminés », tournons-nous aussi vers des milieux plus « généralistes », pensons aux artisans, agriculteurs ( smiley), patrons de PME, enfin, bref, la France qui est au contact des réalités.

      Un concours ENA adapté (et accessible) suffirait, pas la peine de réformer l’Ecole, elle évoluerait d’elle-même au contact des « vraies » gens. Enfin, il faut le souhaiter.

    • Par phiphi (---.---.---.223) 3 avril 2007 22:12

      Je ne crois pas que les sous soient le plus important dans l’ éducation des enfants .1 ) Les parents 2 ) l’ environnement 3 ) l’ école .

  • Par Leonard (---.---.---.15) 3 avril 2007 13:55

    C’est avec nos elites de l’ena que la france a creee la tva, le payage autoroute, le parc metre, la csg/rds (chef d’oeuvre de la creation administrative, une taxe sur les taxes, que personne nous envie, c’est ca l’exception a la francaise), la vignette automobile et plein d’autres jolies choses du meme type comme la tipp et la taxe ecologique europeenne sur les billets d’avion payee uniquement en france par exemple.

    Assez regulierement au hasard des rencontres autour d’une pint au pub on me le rappelle, non sans sarcasme ...

    Dans son principe premier, l’ena et d’une maniere generale l’elite telle que pensee par Napoleon etait une tres bonne chose a l’epoque ou l’instruction etait n’etait pas democratisee. Mais maintenant ce n’est plus d’actualite.

  • Par Hugo (---.---.---.113) 3 avril 2007 14:23

    Il est anormal que les élus soient pratiquement tous des fonctionnaires, issus ou non de l’ENA. Ceci vient du fait qu’un fonctionnaire, s’il n’est pas réélu, retourne, souvent avec un bon avancement dans son corps d’origine, tandis qu’un gars du privé, employé ou employeur, risque de se retrouver en difficulté financière en cas de non réélection. C’est la raison pour laquelle les gens qui travaillent dans le privé sont dramatiquement sous représentés. Ceci entraîne une incompréhension et un fossé terribles entre ce que l’on pourrait appeler « le pays réel » et la classe politique. Supprimer l’ENA est une bonne chose, mais il faut aussi que les fonctionnaires devenus élus ne puissent, à moins de repasser les concours d’entrée, retourner dans leur administration... en attendant des jours meilleurs pour se faire réélir. Ce que je propose est l’application d’une simple équité ou égalité entre les citoyens.

  • Par Unknown (---.---.---.82) 3 avril 2007 14:28

    Je suis assez d’accord avec l’auteur et partage le même avis que Largo : excellent article qui a, de plus, le mérite d’être court.

    Personnellement je suprimerais purement et simplement l’ENA, aucun autre pays européen n’a de telles écoles et ils semblent fonctionner d’autant mieux....affaire à suivre.

    • Par Unknown (---.---.---.82) 3 avril 2007 14:36

      Je n’avais pas encore lu tout les commentaires de cet article mais celui de Mr Jack Mandon est superbe de réalisme, et fait vraiment écho à l’image que je me fais de Bayrou. Laissez-moi scander avec vous :

      Vive la France de BAYROU !!!!!

  • Par Vincent (---.---.---.252) 3 avril 2007 14:40

    En préhenbule à ma remarque, je remarque la simultanéité entre cet article et la proposition du week-end de François Bayrou.

    Le propre d’agoravox étant de réagir à l’actualité, réagissons.

    Cela tombe car hier j’ai vu un reportage tardif de France 2 à propos de l’ENA. Il y était expliqué que seulement 1% des Enarques rentraient en politique. Pour le reste ils occupent des places dans les grandes administrations, ce qui au moins à l’avantage de proposer une certaine cohérence en terme de management des administrations.

    De toutes façons à y regarder de plus près pour le secteur privé c’est à peu de chose près le même schéma, sauf que plusieurs types de grandes écoles s’affrontent sur les mêmes terrains, bien qu’il me semble que ces grandes écoles aient choisi de conserver leurs secteurs sans empiéter sur les autres. Prenez les exemples des très corporatistes des HEC, Centraliens, Gadz’Arts, et autres, dès que l’un d’entres eux intègre une société, si elle ne l’est pas déjà, celle-ci dans les années suivantes en sera truffée.

    Ils verrouilleront les postes clés, et de cette façon interdiront la mixité de management au seing de cette société.

    Donc pour en revenir à l’ENA, ce n’est peut-être pas l’ENA, qu’il faut supprimer mais plutôt réformer les programmes et les méthodes, les rendre plus près des réalités, agrémenter la formation de stage en entreprise privée.

    Mais au final, à y réfléchir, il me semble que les niveaux requis pour accéder à ce type d’études et d’écoles sont tout de même assez élevés et qu’il est assez improbable d’y rencontrer des personnages peu intelligents et dénués réflexions.

    Il n’est pas donné à tout le monde de gérer un service, une usine, une préfecture,...... Je pense pour terminer que l’ensemble de ces gens sont formater, mais quelque soit leurs formations, ils reproduiront toujours les même système car ils sont formatés pour s’auto protéger, s’auto promouvoir entres eux et à loisir se reproduire tout court.

    • Par phileb (---.---.---.27) 3 avril 2007 19:01

      Avant de commenter plus après cet excellent article, je vous suggère de visiter ce site : promotion titanic.

      Maintenant, il est plus facile de discuter smiley

      Et effectivement, je ne pense pas qu’avoir eu une note supérieur à 15 en math à 20 ans soit suffisant pour diriger une administration, pour décider de l’orientation d’un pays et, à plus forte raison (vous l’aurait compris en lisant le lien ci-dessus) à diriger une entreprise.

      Car en quoi consiste exactement cette sélection : En plus d’être bon en math, ce qui n’est pas nécessairement un défaut, il faut répondre le plus conformément possible au formatage définie par l’école. Donc difficile de trouver de l’audace, de la créativité, du goût à entreprendre, de la capacité à négocier. Sauf très rare exception.

      Donc, qu’un préfet, charger de représenter l’Etat, soit un Enarque, cela semble cohérent, mais à la tête des administration, déjà, cela peut poser problème. Il semble donc nécessaire de prêcher, dans ce domaine, la bio-diversité.

      Des chefs d’entreprise, des syndicalistes, me semble beaucoup mieux armés pour occuper ces fonctions.

  • Par Rabelais (---.---.---.89) 3 avril 2007 15:35
    Rabelais

    @hugo : le débat comporte effectivement un volet sur les moyens que nous décidons de mettre à disposition de ceux qui choisissent de se mettre au service des autres via la politique (une notion certes un peu désuète pour certains de nos jours qui ont tendance à inverser les deux termes de cette phrase !). Mais le point central est d’intégrer une dose de réalisme dans le système nerveux autonome des énarques.

    @241.82 : toute différence avec les autres pays n’est pas nécessairement une erreur de la France. La mission initiale de cette Ecole était éminement respectable.

    @Vincent : quelle réaction ! Que de points soulevés. Je maintiens mon point de vue inital « le réalisme ne nuirait pas aux hauts fonctionnaires » et je vous suis quant au secteur privé. Mais juste pour faire remarquer que, si !, beaucoup de monde peut développer une entreprise...à condition d’apprendre. De mémoire, 40% des patrons d’entreprises allemandes ont été ouvriers ou sont issus de l’apprentissage. Résultat (entre autres) : 160 milliards d’excédent de la balance commerciale en 2006 ! De l’autre côté du Rhin, deux exemples navrants (i) le commentaire de Louis Schweitzer (Sciences Po ; ENA) en quittant Renault « Je n’ai qu’un regret : j’aurais aimé connaitre l’automobile avant de diriger Renault » (ii) celui de Jacques Calvet (énarque aussi) qui à 65 ans disait garder comme une blessure encore ouverte (45 ans plus tard !!) de n’avoir fini que 11eme de l’ENA et donc n’avoir pu intégrer l’Inspection des Finances.

    Revenir sur Terre !!

    • Par phileb (---.---.---.27) 3 avril 2007 19:15

      J’abonde dans votre sens, d’autan plus que l’ensemble des politiques ignorent complètement le monde du travail :

      Quand on parle du salariat, on ne pense qu’à celui des entreprises du CAC40 ou aux fonctionnaires, alors qu’il y a au moins autan de travailleurs dans l’ensemble des entreprises de moins de 500 salariés.

      Idem pour les syndicats qui sont très peu représentant dans les entreprises de moins de 500 salariés, alors que 80% les sociétés de plus de 50 salariés ont un comité d’entreprise qui lui, est réellement représentatif.

      On pourrait multiplier les exemples à l’envie.

  • Par Voltaire (---.---.---.37) 3 avril 2007 15:47
    Voltaire

    Excellent article.

    Comme l’indique l’auteur, le problème réside autant dans la formation (non pas en tant que telle mais dans le sens où l’essentiel des responsables de l’Etat a la même formation) que dans la coupure entre ceux qui sont chargé de proposer les actions de l’Etat et ceux qui les subissent.

    Comme l’indique François Bayrou, entrer à 20 ans à l’ENA pour en sortir pour faire toute sa carrière dans le système de la haute fonction publique, sans voir sur le terrain l’effet des politiques que l’on devise ou met en place, pose problème.

    S’ajoute le fait que l’ENA sert de tremplin à la majorité de nos politiques en herbe.

    S’ajoute le problème de nombreux énarques qui vont pantoufler dans les conseil d’administration des entreprises, alors qu’ils ne connaisent pas ce monde.

    Contrairement à ce que dit Vincent, si le nombre d’énarques devenant effectivement élu (parlementaire ou autre) demeure assez faible, la politisation des énarques est très élevée, car les promotions en dépendent (pour être préfêt, directeur de cabinet etc..., il faut avoir choisi un camp, sans cela...).

    C’est donc à ces titres que la proposition de Bayrou est bienvenue : conserver la qualité de l’enseignement, mais la donner à des personnes qui serviront effectivement l’Etat, en ouvrant les portes de la future école, est indispensable.

  • Par chmoll (---.---.---.1) 3 avril 2007 18:20
    chmoll

    ouai ben yoyo,alias jospin,i connaissait pas l’prix d’la baguette

    mais i savait vous roulez dans la farine

  • Par louis mandrin (---.---.---.50) 3 avril 2007 18:25

    je partage l’avis de Bayrou qui propose de supprimer la boite à cons....c’est l’emblème d’une caste de nobliots qui méprisent la france d’en bas....il est temps de remettre les pendules à l’heure et de mettre un terme à cette usine de la pensée unique qui nous mène depuis trop longtemps droit dans le mur.

  • Par arno (---.---.---.231) 3 avril 2007 19:14

    Meme si l ENA n ait pas supprime il me semble urgent d y introduire des cours de calcul mental.

    ex : une baguette coute 5.20 sachant que vous consommez une baguette par jour et que le smic est de 900 euro quel pourcentage de votre salaire est depense en pain.

    5.20*30=156 156/900 *100= environ 17%

    c’est quand meme beaucoup pour du pain 17% de son revenu pour du pain devrait penser l’enarque car il sait grace au nombreaux rapport sur le logement que 33% des revenu est le prix maximum que peut consacrer un locataire pour se loger.

    5.20 doit etre le prix de la baguette en franc.

    Comme il a ete assidu lors des cours de calcul mental il sait convertir un prix de franc en euro il lui suffit de multiplier par 15 et divise par 100 (5.2*15=78/100) 78 cents.

    Mais voila ne revons pas nos enarques n ont pas besoin de savoir compter car ce n est pas leur argent qu ils depensent.

  • Par Odrade (---.---.---.19) 3 avril 2007 21:20

    « Mais voila ne revons pas nos enarques n ont pas besoin de savoir compter car ce n est pas leur argent qu ils depensent. »

    Avez-vous des notions de droit public et plus particulièrement des notions sur les marchés publics ? Ou tout simplement avez-vous travaillé dans un établissement public ?

    Petit exemple concret.

    Une école fait construire un nouveau bâtiment. Chaque lot est attribué à une entreprise selon la loi des marchés publics. On retient pour les fenêtres l’entreprise qui propose le devis le plus bas. Logique non ? Bien évidemement, en cours de chantier l’entreprise fait marcher la planche à avenant... Les fenêtres du devis ne sont plus fabriquées, le prix du verre à augmenté, etc. etc. Au bout du compte, les fenêtres ont coûté deux fois le prix moyen constaté du marché. Et ce n’est pas tout ! Une malfaçon fait que les fenêtres peuvent tomber en cas d’ouverture trop brusque. L’école veut se retourner contre le fournisseur indélicat... trop tard : il a fait faillite. Des exemples comme celui-ci, en 25 ans de carrière, je peux vous en fournir treize à la douzaine.

    La morale de cette histoire est que vous pouvez bien changer les écoles, les modes de recrutement, les programmes (apprendre les mathématiques ou à marcher sur les mains) tant qu’un effort de rationalisation du droit public ne sera pas entrepris ça ne servira à rien.

    Aujourd’hui, il est légalement impossible d’économiser l’argent du citoyen. Et à ma connaissance, aucun candidat ne propose de réformer l’attribution des marchés publics.

  • Par coucou (---.---.---.48) 3 avril 2007 21:25

    La majors de l’internat ne viennent de cette fac désormais (fac parisienne, je le sais, j’y suis, et d’ailleurs, quelle est ce CHU ?).

  • Par (---.---.---.189) 3 avril 2007 22:18

    Supprimer l’ENA certes, c’est une mesure vitale d’urgence.

    Mais que faire des générations d’énarques formatés qui vont continuer de nuire et de détruire.

    Les faire « déconditionner » dans des centres psychiatriques spécialisés ?

  • Par toto (---.---.---.44) 3 avril 2007 22:40

    je travail dans une entreprise de facade

    nous avons construit un ouvrage de plusieur milion d’euros pour des fonctionnaires d’etat

    apres la construction nous avons multiplié par 1.75 le cout original du marché car les fonctionnaires réclamait des fenetres ouvrantes (dans des locaux climatisé), des changements de cloisons etc...

    l’architecte avait pourtant suivie leur cahier des charges a la lettres

    mais il faut croire que ces gens ont les moyens...

    tres bonnes affaire pour nous tampis pour ceux qui paye...

  • Par lolokerino (---.---.---.177) 4 avril 2007 07:32

    Bayrou qui stagne ou recule dans les sondges rajoute pour se relancer quelques couche de demagogie :

    on propose de supprimer l’ena ( pour la remplacer par l’ena bis...)

    on jette en pature le systeme mis en place par les deputés pour assurer leurs arriere en cas de mandat tres court

    bien evidement , on n’oublie de dire que c’est financé uniquemement par ces même deputés, que ce dispositif a etait proposé en 2003 par 3 deputé de la questure est adopté à l’hunanimité par tout les deputés udf et bBayrou compris !!!!!

    Je ne me souviens pas en 2003 avoir entendu l’udf denoncer cela !

    Ces methodes lepeniste adapté par Bayrou ( la denonciation des elites, l’opposition entre la classe dirigeante et le peuple) réussisent surtout a renforcer le vote...Lepen et Besancenot

    Monsieur Bayrou , vos solution de facilité n’elevent pas le debat

    tout comme reclamer maintenant un debat avant le premier tour alors que son organisation est quasi impossible ,

    Mr Bayrou le sait tres bien , c’est pourquoi il peut prendre le risque de relancer publiquement l’idée pour marquer un point contre Sarko

    Mais bien sur, il ne voudrait certainement pas se retrouver dans un debat ou il aurait 8% du temps de parole et l’extreme gauche 50%....

  • Par Internaute (---.---.---.103) 4 avril 2007 09:00

    Qu’un Etat qui dépense 329.500.000.000 euros par an laisse cette responsabilité à des gens formés pour cela me paraît plutôt une bonne chose. Peut-être pourrait-on fait de l’Ena une école d’application de l’X ou une année spéciale de Centrale, c’est discutable.

    Le vrai problème est que les élèves de l’ENA baignent dans une idéologie mondialistes qui les pousse naturellement à orienter les actions de l’Etat vers plus de dépendance vis à vis des pouvoirs extérieurs et vers plus de mercantilisme international.

    La vrai réforme de l’ENA sera de changer le corps professoral tout en conservant l’école et les enseignements pratiques sur le fonctionnement de l’Etat.

    Dans le même ordre d’idée il faut carrément supprimer Science-Po qui est un foyer de subversion néo-libérale et marxiste.

    Ce n’est pas un hasard si le monde de la trés trés haute finance cosmopolite a considéré comme meilleur candidat un ancien élève de Science-Po et de l’ENA en la personne de Pascal Lamy. Dés sa sortie de l’école il avait la mentalité toute prête qui cadrait avec le poste de président de l’OMC.

  • Par claude (---.---.---.168) 4 avril 2007 17:27

    pourquoi ne pas inclure dans le cursus des élèves de l’ENA à faire des stages en entreprise, pas dans les bureaux à la direction, mais au bas de l’échelle : à la production, à la manutention, dans une ferme, chez un artisan ???

  • Par phigor (---.---.---.100) 5 avril 2007 10:26

    Pourquoi aller chercher des gens de l’ENA alors que le monde de l’entreprise regorge de professionnels de la gestion, des achats, de l’organisation ...etc... Ces professionels font face depuis des années à l’optimisation et la rationnalisation des coûts et de l’outil de travail des entreprises pour répondre aux demandes de rentabilité des actionnaires. Le seul problème est qu’il ne faut pas intégrer ce type de profil à dose homéopathique (comme cela est fait actuellement) car dans ce cas leur action sera diluée dans la gabegie ambiante et sera donc inéfficace.

  • Par Rabelais (---.---.---.89) 6 avril 2007 12:01
    Rabelais

    Merci à vous toutes et tous de cette discussion.

    Je retire de cet échange qu’en moins d’une journée sont apparues trois pistes :
     effectivement mixer l’origine ou le parcours de individus ayant accès aux responsablilités les plus élevées

     qu’il y a un vrai souci (de 359 millards) à regler quant à la gestion/responsabilité liée

     qu’une des clés serait de revoir/refondre le code des marchés publics

    Il existe des solutions, rien n’est figé.

  • Par Marie-orange (---.---.---.202) 9 avril 2007 00:14

    Excellent article, et ça change des thèmes habituels.

    Et s’il n’y avait que la baguette ! Comment voulez-vous que Sarko et Ségo sachent ce que c’est que vivre avec moins que le smic : le premier paye ses cravates 110 euros, ses chemises 330, ses costumes sur mesure 3000, ses godasses 480 et une montre de 5000 euros.... La seconde un manteau à 500, des escarpins à 450, un petit bijou de prolo à 250 et 1700 euros de chirurgie esthétique. Alors, le prix de la baguette... Savent-ils même ce qu’est une baguette ? ... smiley

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