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  Accueil du site > Tribune Libre > Entre « Prédictions » et « Notre Dame de l’Apocalypse » : récit (...)
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Entre « Prédictions » et « Notre Dame de l’Apocalypse » : récit d’une (re)conversion

Ceux qui ont vu le film Prédictions ne seront pas dépaysés. Ici aussi un scientifique en vient à croire à des prédictions. Comme dans le film, son récit risque de passer pour un délire d’interprétation. Pourtant, en matière de prédiction, seul l’avenir peut juger à coup sûr. D’abord destiné à mes ami(e)s, à ceux qui me connaissent et voudront me lire sans d’emblée me juger, ce article est susceptible d’intéresser ceux qui souhaitent comprendre comment un darwinien convaincu peut en venir à croire que « le ciel » est intervenu pour l’aider à se préparer à l’Apocalypse. Cela s’est fait au travers d’évènements étranges qui me sont arrivés et qui ont pris tout leur sens grâce au livre que Pierre Jovanovic a consacré aux apparitions de la Vierge (sic). Je décris donc ici un processus psychologique de prise de conscience auquel nous pouvons tous être confrontés à un moment ou un autre de nos vies et qui nécessite de croire en dehors des sentiers balisés par les représentations collectives et les orthodoxies ; ce à quoi nous nous refusons généralement.

Connaissez-vous le cas de cette femme obèse qui a pris conscience de son problème de poids quand elle a constaté qu’elle était incapable de s’asseoir dans un fauteuil de cinéma ?
La chose pourrait prêter à sourire mais ce serait ignorer qu’il y a là une attitude tout à fait normale, c’est-à-dire générale. Tous autant que nous sommes, nous entretenons de multiples aveuglements à l’égard ce que nous ne voulons pas (sa)voir. Ainsi, il est tant de choses terribles qui se profilent à l’horizon et dont nous nous détournons. Pourtant, selon Jean-Pierre Dupuy qui aborde la question dans « Pour un catastrophisme éclairé  », il convient de regarder les possibles catastrophes bien en face, car c’est encore le meilleur moyen de faire qu’elles n’adviennent pas. Autrement dit, le pire est d’autant moins sûr qu’il est tenu pour certain.
Songeons à la situation des juifs européens au cours des années trente. Quel sens chacun devait-il faire des innombrables signes d’une violence en marche, reconnaissable mais reconnue par tous seulement après coup ? Certains ont fui mais la plupart n’ont pas cru ce qu’ils avaient sous les yeux. Ils l’ont payé au prix fort, celui de leur vie.
 
Cette idée d’une cécité mortelle est souvent véhiculée au travers de la métaphore des grenouilles dans la casserole d’eau qui chauffe progressivement. Elles sont aux premières loges pour apprécier l’état de leur situation, mais l’évolution insensible de la température fait qu’elles n’y prêtent pas attention et persistent à croire que rien ne change. La métaphore des dindes est aussi suggestive : elles engraissent jour après jour et croient que cela va continuer indéfiniment, jusqu’à ce qu’arrive la période de Noël…
 
Le présent texte va probablement irriter les dindes. On va me reprocher d’annoncer Noël, d’être prétentieux en croyant savoir mieux que d’autres ce qui nous pend au bec. J’en suis désolé, car telle n’est pas mon intention. Je ne veux pas laisser à penser que je sais quoi que ce soit, seulement que je crois à ce qui m’est arrivé. Je ne cherche à dire rien d’autre que ma rencontre avec une chaîne causale improbable qui m’a permis de faire sens de pressentiments qui m’ont habité depuis l’enfance mais que j’avais tout bonnement oubliés.
 
Tout a commencé par un accident de vélo, le 13 octobre 2000, à Montpellier. C’était un vendredi, mais ce détail est a priori sans importance. Pressé d’aller acheter un livre pour l’anniversaire de mon amie, je roulais à toute vitesse, sous une pluie fine, sur la toute récente ligne du tramway de Montpellier. Sans que j’y prenne garde, ma roue est entrée dans un rail, j’ai tout de suite perdu le contrôle du guidon et je suis tombé lourdement sur le côté droit. Un claquement ressenti dans l’épaule fut le premier indice du sérieux de la chute. L’impossibilité de lever ce bras plus haut que l’épaule fut le second.
Tout contusionné, je suis remonté sur le vélo, j’ai acheté le cadeau voulu et je suis rentré tant bien que mal.
 
Chemin faisant, je me suis rappelé la lettre de l’assurance reçue quelques jours plus tôt qui me demandait l’état de consolidation de mon accident de l’an passé, intervenu lui aussi un 13 octobre, toujours à vélo. J’avais alors par inadvertance laissé un parapluie de golf pénétrer dans la roue avant de mon VTT qui s’était arrêté pile, m’obligeant à un grand soleil avec atterrissage sur la poitrine et fracture du sternum à la clé.
 
A peine arrivé chez moi, j’avais ma petite idée en tête et j’ai donc téléphoné à mon père pour m’assurer que la date de son mariage avec ma mère était bien un 13 octobre. Je l’ai vraiment entendu sourire au téléphone quand il a dit « oui, un vendredi 13 octobre ».
 
Bien qu’étant psychologue, j’ai une orientation cognitiviste qui ne m’offrait guère de piste pour gérer cette situation. J’ai donc appelé un collègue et ami que je savais d’orientation clinique. Il m’a dit en riant qu’il ne pouvait m’aider mais que la chose l’amusait beaucoup car le soir même il allait retrouver ses parents pour fêter leur anniversaire de mariage, qui s’était donc déroulé, lui aussi, un 13 octobre.
Il m’a alors semblé que la chose prenait un tour singulier car cette série de coïncidences était tout de même hautement improbable. Je n’étais pourtant pas au bout de mes surprises.
Cinq jours plus tard, le 18, je suis allé à la Poste et comme le préposé m’a vu avec le bras droit en bandoulière — à cause de ma clavicule cassée — il a proposé de remplir le bulletin de retrait. Je ne sais plus pour quelle raison, je l’ai laissé faire, alors que je suis gaucher. Très vite cependant, je l’ai arrêté quand je l’ai vu écrire « 13 octobre ». J’ai protesté en lui rappelant que nous étions le 18 et je lui ai demandé pourquoi il écrivait une telle date. Il m’a répondu tranquillement qu’il s’agissait de la date de mon passeport, réalisé le 13 octobre 1997. Stupéfait, mais pas complètement surpris, j’ai compris que j’allais décidément avoir à réfléchir sérieusement.
Le point de départ, ce fut, bien sûr, le pourquoi du comment du mariage de mes parents. La psychogénéalogie a pris tout à coup une allure bien moins suspecte à mes yeux. J’ai mené une petite enquête d’amateur et malgré l’éclairage de plusieurs collègues, elle ne m’a mené à aucune conclusion bien claire. En désespoir de cause, je suis allé consulter une psychologue généalogiste qui a mis comme condition à la poursuite d’un travail la reconstitution de mon arbre généalogique. J’ai commencé à collecter les données plus systématiquement, mais rien de très évident ne m’est apparu. Il y avait bien ce secret de famille sur un grand-oncle séminariste qui se serait suicidé au milieu des années trente, mais même si la date de sa mort — que j’ignore encore — devait en définitive coïncider avec un 13 octobre, je n’ai pas bien vu quel rapport cela pourrait avoir avec le mariage de mes parents et finalement avec moi. Bref, j’ai pressenti qu’en m’engageant dans cette voie, je ne verrai pas de si tôt le bout du tunnel.
 
Durant tout ce temps, cela va de soi, je suis resté vigilant et j’ai passé les 13 octobre qui suivirent à mon domicile et, en tout cas, sans rouler à vélo. Rien ne m’est arrivé jusqu’à cette journée pluvieuse du 13 octobre 2005. J’avais complètement oublié la date fatidique, je pédalais à Béziers, sous la pluie, sans grande visibilité, quand une voiture n’a pas respecté un stop et je l’ai percutée. Heureusement, cette fois-ci, seul mon vélo a souffert. Pare-boue avant brisé. Je suis reparti à mon rendez-vous, une réunion de travail dans une école de mon secteur, et c’est seulement arrivé sur place, en ouvrant l’agenda, que j’ai pris conscience que nous étions un 13 octobre. Il m’est d’emblée apparu que la première fois où j’avais oublié de « veiller » au 13 octobre, j’avais été tout de suite rappelé à l’ordre, si je puis dire.
Cette même année ou peut-être l’année suivante, j’ai trouvé dans ma boîte aux lettre un bordereau de la Poste m’indiquant l’arrivée d’un colis, en date du 14 octobre. Je n’ai fait, bien sûr, aucun rapprochement particulier et je suis allé à la Poste chercher mon colis ; seulement là : pas de colis. Je leur laisse mon téléphone et quelques jours plus tard, je trouve sur le répondeur un plaisant message m’indiquant que le colis a été retrouvé. Le message était spécialement plaisant car il précisait l’origine du problème : le colis avait été rangé par erreur à la date du 13 octobre.
 
Cette vaccination de rappel sous la forme d’un minuscule accident a fait son chemin dans mon esprit et il m’est alors venu à l’idée que je n’étais peut-être pas sous le coup d’une simple fatalité inscrite dans mon subconscient psychogénéalogique. En effet, je me suis demandé si, au travers de ces accidents, le « ciel » n’essayait pas d’attirer mon attention sur cette date pour, en quelque sorte, m’alerter, non vis-à-vis d’un passé qui voudrait me rattraper, mais vis-à-vis d’un futur vers lequel je me dirigeais sans en avoir conscience. En toute logique, une alerte a plus de sens orientée vers le futur que vers le passé, n’est-ce pas ?
 
Une telle hypothèse, « céleste », ne va pas de soi. Laplace n’a-t-il pas, en son temps, répondu à Napoléon qu’il n’en avait pas eu besoin ? Seulement, tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents communistes ; pour ma part, j’ai grandi dans une famille où de tels événements font assez facilement sens sur le versant surnaturel.
Par exemple, depuis ma petite enfance, j’ai le souvenir de ce récit où, en 1943, ma grand-mère a vu un ange lui apparaître pour lui dire simplement « Thérèse, quoi qu’il arrive, ne t’en fais pas ». Le lendemain elle recevait un télégramme annonçant la condamnation à mort de son mari. Il a été gracié quelques années plus tard. Par ailleurs, ma grand-mère guérit par la prière (brûlures, psoriasis, etc.), elle trouve les sources d’eau avec une branche de vigne, auparavant elle tirait les cartes, et elle a même eu un temps une boule de cristal. Bref, c’est dire que je me suis trouvé croyant au surnaturel comme Obélix s’est trouvé fort : en tombant dans la marmite quand j’étais petit.
Mais entendons-nous bien. Cela ne m’a pas empêché de rejeter le catéchisme, les dogmes et tout le saint frusquin. Je suis devenu un darwiniste bon teint, anticlérical obstiné et si je ne suis pas devenu proprement matérialiste, c’est que le fanatisme des rationalistes de la « Libre pensée  » m’a fait frémir. Bref, j’ai accompli ma petite révolution et suis devenu un adulte rationnel, scientifique. En conservant malgré tout au fond de moi un total respect pour le surnaturel et la magie blanche de ma grand-mère. Ayant fait moi-même l’expérience d’un certain nombre de phénomènes de prescience protectrice ou salvatrice, sans parler des guérisseurs auxquels j’ai fait appel avec succès comme tant d’autres, je n’ai jamais douté l’ombre d’une seconde de la véracité de ce que m’a dit ma grand-mère. Schizophrénie, superstition, ou bon sens, chacun jugera en fonction de ses… convictions ; peu importe. Ce qui m’intéresse ici, c’est de comprendre par quel processus étrange j’en suis venu à ne plus m’identifier comme un rationaliste.
 
Toujours est-il que la nouvelle hypothèse consistant à voir ma série d’accidents comme une alerte au sujet de l’avenir a fait que le 13 octobre m’est apparu sous un jour positif ; non comme un danger mais, dorénavant, comme une aide. Toutefois, je ne savais trop dans quelle direction regarder et c’est donc par hasard, sur Google, que je suis tombé sur un 13 octobre qui a fait tilt. Il s’agissait de celui de 1917.
 
Pourquoi cette date m’est-elle apparue marquante ? Pour une intuition toute personnelle et affreusement ésotérique liée au fait que ma vie suit un rythme décennal où tous les dix ans se produisent des évènements de même nature par rapport au travail et aux relations. Ce que, sans trop savoir pourquoi, j’ai associé au fait que mes parents ont dix ans d’écart. Ma mère est née en 1937, mon père en 1927. Le 13 octobre 1917 a donc eu d’emblée pour moi un petit air de famille qui s’est par ailleurs trouvé concordant avec deux autres dimensions auxquelles je me sens profondément attaché et dont je m’excuse par avance du caractère désespérément intuitif et new age, du genre qu’on ose confier seulement entre quatre yeux, tant la chose se tient en dehors des convenances intellectuelles :
1. Il s’agit tout d’abord de la dimension apocalyptique de l’« âge atomique » dans laquelle j’ai grandi et qui est encore actuelle bien que nous en ayons progressivement perdu conscience par simple effet d’habituation. Aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours accordé une grande attention à tout ce qui avait trait à la troisième guerre mondiale dont le risque a longtemps été jugé important. Vers mes dix ans, j’avais l’impression très nette de vivre dans une société où dominaient l’apparence et le faux-semblant. L’épreuve d’une guerre mondiale, aussi terrible soit-elle, me paraissait avoir au moins la vertu de mettre un terme à cela. J’ai même pensé que je deviendrais moi-même seulement à ce moment là.
2. Il s’agit ensuite — adieu respectabilité — du rapport au soleil vis-à-vis duquel je ressens une affinité particulière que je suis tenté de mettre en lien avec le fait que :
a. Je suis né peu après que l’activité du soleil ait atteint le plus haut niveau qu’elle ait jamais connu (depuis qu’elle est mesurée).
b. une chiromancienne (je vous vois sourire) m’a prédit que l’année 2010 serait pour moi d’une importance capitale, une sorte de seuil. Or, c’est précisément le moment où le soleil devrait, selon toute probabilité, retrouver un niveau d’activité au moins aussi fort que celui qu’il avait à ma naissance.
3. Le lien entre ces deux dimensions est assez évident si, d’une part, l’on prend en compte le fait que le feu nucléaire de la bombe à fusion d’hydrogène est identique à celui du soleil et si, d’autre part, on veut bien considérer l’influence qu’ont les cycles solaires sur les activités humaines. A cet égard, je tiens pour significatif le fait que le symbole de la paix mis en vogue par la contre-culture ait été inventé lors du pic d’activité solaire dont je viens de parler. Il importe de savoir que ce symbole ne veut pas dire « peace and love », mais « désarmement nucléaire  ».
 
En quoi ces dimensions trouvèrent-elles à se recouper dans le 13 octobre 1917 ? Vous êtes assis ? Cette date est celle de la dernière d’une série de cinq apparitions de la Vierge à trois jeunes enfants de Fátima, au Portugal. A cette occasion, une foule immense de 70.000 personnes était sur les lieux car, fait alors unique dans l’histoire, la réalisation d’un « miracle » avait été annoncée trois mois plus tôt. Même les journalistes anti-cléricaux [1] de l’époque furent confondus par le spectacle auxquels ils assistèrent à l’heure dite, quand le soleil… :
« …semblable à un disque d’argent […] se mit à tourner sur lui-même comme une roue de feu, projetant dans toutes les directions des gerbes de lumière dont la couleur changea plusieurs fois. Des rayons jaunes, rouges, verts, bleus, etc. coloraient les nuages, les arbres, les collines, donnant un aspect étrange au paysage et à toute cette nature […] Au bout de quelques minutes, l’astre s’arrêta, brillant d’une lumière qui ne faisait pas mal aux yeux ; puis il recommença sa danse stupéfiante.
Ce phénomène se reproduisit trois fois et chaque fois avec un mouvement plus rapide, une lumière plus brillante et plus colorée. Et pendant les douze inoubliables minutes que devait durer ce spectacle impressionnant, la foule se tenait suspendue, contemplant bouche bée ce phénomène tragique et captivant, qui devait être vu à 40 km à la ronde. Puis les spectateurs eurent l’impression que le soleil se détachait du firmament et se précipitait sur eux.
Un cri formidable sortit en même temps de toutes les poitrines. Quelques personnes s’agenouillèrent, d’autres hurlèrent, d’autres prièrent à voix haute... Cependant, il s’arrêta dans sa course, puis retourna lentement à sa place ; enfin il reprit son éclat normal. Il n’y eut plus de nuages et le ciel fut d’un azur limpide. La foule entière se leva et entonna le Credo. Les vêtements des gens, complètement trempés par la pluie l’instant d’avant séchèrent aussitôt. L’enthousiasme fut indescriptible ». (in Notre Dame de l’Apocalypse, p. 39-40.)
 
Outre ce miracle, la Vierge livre ce jour là trois secrets dont le dernier n’a toujours pas été révélé par l’Eglise en raison de sa teneur apocalyptique. [2] Moi qui cherchais quelque chose qui fasse sens dans le futur, j’étais servi. Le troisième secret de Fatima, c’est du lourd. Mais que recèle-t-il ? A quoi se préparer ?
 
Heureusement, pour contrer le silence de l’Eglise, la Vierge a multiplié les apparitions et donc, ses messages. Dans son livre Notre Dame de l’Apocalypse, Pierre Jovanovic a proposé une analyse très convaincante des nombreux messages de la Vierge. L’auteur a pu procéder à de multiples recoupements, notamment avec les paroles de différents papes et d’un conseiller de premier plan qui a eu accès à la lettre dans laquelle Lucie Dos Santos avait consigné ledit secret. Aussi improbable que cela puisse paraître a priori, Jovanovic réussit à nous donner une assez bonne idée du contenu du 3e secret de Fatima.
 
Je ne peux m’attarder ici à en donner le détail. Le lecteur intéressé pourra se référer à l’excellent livre de Jovanovic. Je traiterai seulement du point qui m’apparaît le plus important, à savoir, celui qui évoque la possibilité d’une apocalypse au sens traditionnel du terme, c’est-à-dire, au sens de dévastation ultime : « Le feu tombera du ciel transformant les océans en vapeur. »
 
Cette annonce s’accorde assez bien avec la « chute » du soleil qui a été vue le 13 octobre 1917 à Fatima. Mais toute la question est de savoir quelle signification lui accorder.
 
Il y a deux possibilités. Soit le feu en question est proprement céleste (au sens naturaliste comme au sens religieux), soit il est d’origine humaine, c’est-à-dire, atomique. De manière assez bizarre, Jovanovic ne semble pas prêt à se confronter à cette dernière hypothèse. Il suit d’autant plus volontiers la première que le Vatican est devenu possesseur d’un observatoire avec deux télescopes à Mount Graham, en Arizona. Cela devrait, selon Jovanovic, lui permettre d’observer un premier signe (annoncé à Garabandal en 1961) dont notre auteur nous dit, sans garantie, qu’il est prévu pour… le 10 avril 2009 !
 
Pour ma part, sans du tout écarter la possibilité d’événements « célestes », mon sentiment est qu’avec l’arme atomique l’Homme a largement de quoi faire qu’un feu tombera du ciel transformant les océans en vapeur. La violence humaine est probablement ce qu’il y a de plus à craindre. Ceci dit l’un n’est pas exclusif de l’autre. Si l’on en juge par l’impact sur le réseau électrique canadien en 1989, on peut imaginer que des perturbations électromagnétiques extrêmes causées par une gigantesque éjection de masse coronale solaire pourraient affecter le fonctionnement des centrales nucléaires, voire, des systèmes de défense.
 
Avant de revenir à ces questions, il reste à évoquer deux éléments ayant contribués à ma (re)conversion.
Il y a, tout d’abord, le fait que depuis trente ans déjà, je suis lecteur de René Girard. Ce chercheur a développé une anthropologie générale suggérant que l’apparition de l’humain est concomitante de l’invention du religieux, c’est-à-dire, de cultures sacrificielles basées sur un mécanisme violent de mise à mort d’une victime expiatoire, un « bouc émissaire  ». Depuis la nuit des temps, ces pratiques auraient contribué à entretenir la paix au sein de communautés secouées par une violence endogène extrêmement contagieuse. Cela, par le rassemblement du groupe dans l’unanimité d’une violence accomplie à l’égard d’une victime accusée de tous les maux mais réduite au silence et donc incapable de contester le récit de ce qui s’est passé. Selon Girard, ce mécanisme « unanimitaire », aurait été rendu inopérant par la révélation chrétienne. Car la capacité à voir les victimes et à témoigner de la violence subie empêche la réalisation de l’unanimité au sein du groupe, de sorte que la violence, ne pouvant plus être évacuée vers le sacré par l’entremise du bouc émissaire, resterait dans la communauté et retomberait en quelque sorte sur la tête de ceux qui l’ont perpétrée. L’escalade de la violence deviendrait alors inévitable et l’autodestruction serait alors le destin de l’Homme. C’est, selon Girard, précisément ce vis-à-vis de quoi le nouveau testament nous mettrait en garde en nous invitant à un renoncement unilatéral à la violence, c’est-à-dire, à refuser de s’engager dans une réciprocité violente. Vous savez bien, ce fameux « tendez l’autre joue » ou ce presque célèbre « plutôt rouge que mort » des pacifistes allemands du temps de la guerre froide que nous empressons d’oublier tant, dans notre monde, la légitime défense va de soi.
 
Pour ma part, je suis tout à fait convaincu du sérieux de cette éventualité catastrophique. Je l’ai toujours crue probable, sinon certaine. Je l’ai longtemps crainte, mais je l’avais oubliée. Il a fallu l’intercession d’un ami pour que cette thématique me revienne en pleine figure alors qu’ayant découvert le 13 octobre 1917 et l’existence d’un troisième secret de Fatima, je m’interrogeais encore sur la signification que tout cela pouvait avoir pour moi. J’ai eu la réponse en écoutant le catastrophiste éclairé, Jean-Pierre Dupuy, présenter sur France Culture le livre de Günther Anders, récemment traduit et intitulé « Hiroshima est partout ». De la présentation en question deux choses essentielles ressortaient :
1. Nous devons croire que la catastrophe va arriver si nous voulons nous donner les moyens de l’éviter (thèse de Jean-Pierre Dupuy)
2. L’existence même de l’arme atomique est une garantie de son utilisation future (thèse de Günter Anders que Dupuy fait sienne)
 
J’ai immédiatement acheté le livre d’Anders et, alors que j’étais plongé dans sa lecture m’est soudain revenu un souvenir qui, dans un autre contexte, aurait été tout à fait anodin mais qui, en la circonstance était une clé dont le livre de Jovanovic m’a ensuite confirmé la pertinence.
C’était au cours d’une belle soirée d’été, entre amis tendance contre-culture, à la fin des années 70, possiblement après une discussion autour du livre de Girard que je venais de découvrir et dont je parlais déjà passionnément. Nous avions abordé la question d’un éventuel holocauste nucléaire et, convaincu de ce que je saurais anticiper cela, ne serait-ce qu’en raison de l’attention que j’y accordais alors, je me suis entendu leur dire : « le jour où vous me verrez partir dans l’hémisphère sud, vous saurez que le danger sera proche ».
 
Aussi anodin que cela puisse paraître, j’ai tout de suite su qu’il y avait là la réponse que je cherchais. Les décennies passant, je m’étais progressivement assoupi, je m’étais laissé emporter par les préoccupations du temps, sinon matérielles du moins sociales et professionnelles. J’avais, ce faisant, complètement perdu de vue ce à quoi j’avais pourtant toujours cru : le risque d’une apocalypse. Ma série d’accident du 13 octobre pouvait donc être comprise comme un signal destiné à me faire « revenir à moi. ».
 
Cela est resté comme une intime conviction jusqu’à ce que je lise Notre Dame de l’Apocalypse. Après avoir refermé le livre de Jovanovic, je savais qu’il m’avait changé. Le scientifique darwinien était toujours là en moi, mais je ne pouvais pas ne pas reconnaître que j’étais aussi devenu croyant.
Cela, simplement parce que ce livre m’avait permis de recoller tous les morceaux du puzzle dont je disposais. En reliant avec une telle plénitude de sens mes accidents à répétition douloureusement réels, avec l’apparition de Fatima, il m’a obligé à me reconnaître croyant en la véracité de ces apparitions, et donc croyant tout court.
Mais il y a toujours une distance entre les idées et les actes. En effet, peu après être parvenu à la conclusion que c’est bien la possibilité d’une apocalypse que je devais envisager, j’ai eu la possibilité de demander une mutation pour l’île de la Réunion. Malgré la conviction nouvelle qui m’habitait, ce ne fut pas sans hésitations. Je me rappelle très bien comment à ce moment décisif la moindre bonne nouvelle prenait un poids extraordinaire et tendait à faire pencher la balance dans l’autre sens. L’élection d’Obama, dont je n’ai jamais pensé qu’elle pourrait changer quoi que ce soit, m’a pourtant fait douter par l’enthousiasme populaire qu’elle a suscité. Je me suis pris à imaginer que peut-être les choses pourraient rentrer dans l’ordre. J’ai donc douté du choix, lourd de conséquence, consistant à tout quitter pour aller s’installer à l’autre bout du monde. Il a fallu que je me rappelle la réalité de mes accidents du 13 octobre pour pouvoir revenir à la conclusion que si le ciel prenait la peine de m’envoyer ce message, ce n’était pas sans raison et que, partant, le danger était réel, autant que l’illusion d’une paix sans effort.
 J’ai ainsi touché du doigt l’incroyable puissance de l’habitude qui nous porte à rationaliser la situation présente, quelle qu’elle soit, pour nous amener à la conserver, c’est-à-dire, à la juger satisfaisante et à ne rien changer de nos comportements ou de nos représentations. Ainsi, malgré un pressentiment si profondément ancré en moi d’un holocauste nucléaire à venir, malgré ma volonté farouche de le fuir, malgré les paroles d’avertissement données à mes amis il y a trente ans, il est évident que je ne serais pas parti pour l’hémisphère sud sans l’avertissement que j’ai reçu. En dépit de l’indépendance d’esprit que je croyais mienne, j’étais passé sous l’influence a) des représentations collectives lénifiantes qui prévalent actuellement comme b) du système d’homéostasie psychologique qui s’appelle l’habitude et qui nous porte aux choix qui préserveront… nos habitudes.
 
Quoi qu’il en soit, j’ai passé la ligne imaginaire qui sépare les non croyants des croyants. Ce passage est essentiellement venu de la nécessité que je ressens de témoigner de ce qui m’est arrivé et donc de me présenter donc comme croyant. Car j’aurais pu tranquillement croire, dans mon for intérieur, en toute discrétion. Ç’eût été plus confortable. Mais, vu ce que je crois, ne devais-je pas tenter de communiquer avec ceux susceptibles d’entendre ce signal ?
 
Bien entendu, il n’y a là aucun prosélytisme. Ce témoignage ne vise pas à argumenter quoi que ce soit. Comment le pourrait-il ? Aucun raisonnement ne peut, je crois, amener à prendre en considération l’hypothèse d’une intervention céleste. Il s’agit seulement d’alerter ceux qui, comme moi, portent en eux une capacité à croire qu’ils ont peut-être laissée en sommeil parce que la norme sociale actuelle porte à la rationalité — serait-elle pathologique, comme les rationalités technologiques, économiques et consuméristes.
 
* * *
 
Supposons que vous m’ayez entendu. Si ce que je viens de relater a eu quelques résonances avec votre propre expérience, si nous partageons une même vue de la situation actuelle, c’est-à-dire, l’idée que l’humanité puisse être en danger de destruction ou d’autodestruction et si vous consentez à l’idée que le ciel puisse nous avertir de l’imminence de ce danger, la question à se poser pourrait alors être :
1. à quoi nous préparer ?
2. comment nous préparer ?
 
Comme on peut supposer que le ciel nous incite à nous préparer non pas pour mourir mais pour vivre, on peut espérer que l’histoire humaine aura une suite et que la fin des temps ne sera pas la fin du monde. Il reste dès lors à se poser une troisième question :
3. pour quelle suite ?
 
Sans doute importe-t-il de préciser que je ne prétends aucunement livrer ici quoi que ce soit qui puisse relever d’une expertise dont je pourrais m’autoriser. Il s’agit simplement d’une intime conviction basée sur la synthèse toute personnelle et certainement trop rapide que j’ai réalisée à partir des informations dont je dispose. Je vous communique cela comme je l’ai déjà fait à certains de mes amis, sans autre garantie que la sincérité et la conviction avec laquelle j’en fais état.
 
Ceci étant précisé, voici mes réponses :
 
1. Ce que me font craindre les écritures et les différents messages de la Vierge que le livre Notre Dame de l’Apocalypse résume très bien, c’est :
a. La perte des connaissances [3] humaines engrammées dans les ordinateurs qui pourrait être causée par :
 i. Une puissante « éjection de masse coronale » en provenance du soleil. Ceci pourrait produire des effets électromagnétiques intenses susceptibles de détruire nos réseaux et les petits et grands circuits électriques, allant des réseaux d’alimentation électrique aux puces et disques de nos ordinateurs.
 ii. Le même effet dit EMP (ElectroMagnetic Pulse) des bombes atomiques
b. La perte d’innombrables vies humaines par :
 i. Des cataclysmes divers (tremblements de terre, tsunamis, ouragans, sécheresses, inondations) avec famines et épidémies associées
 ii. Le feu atomique et l’empoisonnement de l’eau et de l’air
 
2. La préparation qui me paraît la plus adaptée se résume à ceci :
a. Passer dans l’hémisphère sud car :
 i. Toutes les forces nucléaires en présence se trouvent dans l’hémisphère nord
 ii. L’équateur sépare de manière presque étanche les deux atmosphères. Il y a en somme deux terres, ce qui est conforme avec l’annonce de Jean qui nous dit : « Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés »
b. Mettre son matériel informatique et électrique dans des cages de Faraday.
c. Venir vivre en nature, près de sources d’eau et de nourriture. S’éloigner des villes, sources de contagions de toutes formes.
d. Faire des réserves de nourriture pour passer les caps difficiles
e. Consommer de l’iode (pour protéger la thyroïde), de la pectine et des carraghénates (pour purger l’organisme des métaux lourds et radioactifs), et pourquoi pas des produits Beljanski pour réparer l’ADN agressé ? Tout cela en cas d’exposition à une radioactivité anormale.
f. Apprendre avec la littérature survivaliste.
g. Enfin, peut-être le plus important : construire et/ou s’inscrire dans des réseaux d’entraide, de solidarité et de coopération qui pourront constituer les germes d’une paix et d’une sécurité non violente dont nous aurons bien besoin en période de chaos planétaire.
 
3. Pour ce qui est de la suite à donner, chacun peut facilement imaginer combien le sujet est bien trop vaste puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de se préparer à une refondation de l’humanité. En même temps, la réponse que je me suis donné est assez simple à formuler : les survivants de l’apocalypse n’auront-ils pas compris après tant de tribulations qu’il n’existe pas de violence qui soit juste ou légitime et que la seule réponse à la violence ne peut être que la non violence, la non réciprocité violente à laquelle nous invite le nouveau testament mais, probablement aussi, j’imagine, d’autres textes religieux ? Ne serons-nous pas plongés dans une terreur sacrée qui nous disposera plus que jamais à entretenir des relations radicalement pacifiques et à renoncer aux guerres sous toutes leurs formes ? Dans cette perspective, je comprends mes années de recherche passées comme une forme de préparation à contribuer à l’immense effort collectif qui sera, je crois, nécessaire pour que chacun en vienne à découvrir qu’il peut se réconcilier sans violence avec ses semblables, de sorte que nous n’aurons alors plus peur les uns des autres. Avec une telle prise de conscience, je crois qu’une paix que nous n’aurons jamais connue sera enfin à notre portée.
 
J’ai bien conscience que ce texte est infiniment en dessous des évènements qui, je crois, approchent. Mais j’ai fait de mon mieux et comme dit ma grand-mère : « quand on fait ce qu’on peut, on fait ce qu’on doit ». Je compte sur mes lecteurs pour avancer.
 
Au terme de ce parcours, ayant conscience que ce témoignage a plus de chances de susciter des réticences ou des résistances qu’autre chose, je voudrais terminer par une impressionnante citation du cinéaste hollywoodien Billy Wilder qui avait fui l’Allemagne en 1934. Il aurait affirmé : « Les optimistes ont fini à Auschwitz ; les pessimistes, à Beverly Hills. ».
Il y a là, je crois, une sagesse terriblement actuelle qui, de manière paradoxale, nous offre une lueur d’espoir, semblable à celle qui naît des paroles de Jean déjà citées :
 
« Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ;
 car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés ».
 
 


[1] Jovanovic donne sur son site copie des pages (1, 2, 3, en portugais) que le journal anticlérical O Seculo consacre à l’événement. Des témoignages semble-t-il non pris en compte par Jovanovic sont disponibles ici.
[2] Cf. le livre de Laurent Morlier, Le Troisième secret de Fatima est un faux, ainsi que celui de Jovanovic précédemment cité. Ils démontrent preuves à l’appui que les cardinaux Sodano, Bertone et Ratzinger ont mentis en prétendant révéler le fameux secret le 26 juin 2000.
[3] Vous souvenez vous ? La pomme dont tout est parti venait de l’arbre de la connaissance. N.D. de la Salette nous a dit : « Alors, l’eau et le feu purifieront la Terre et consumeront toutes les oeuvres de l’orgueil de l’homme... Et tout sera renouvelé. »

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Nucléaire Foi

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Les réactions les plus appréciées

  • 0 vote deja vote forum
    Par San Kukai (xxx.xxx.xxx.208) 17 avril 2009 23:24
    San Kukai

    Il est possible qu’après avoir lu l’article et suivi quelques-unes des pistes de lecture qu’il propose, vous ne soyez pas aussi catégorique sur ce qui vous apparaît aujourd’hui comme « rationnel ».

  • 0 vote deja vote forum
    Par John Lloyds (xxx.xxx.xxx.92) 8 avril 2009 23:20
    John Lloyds

    NB pour l’équipe AV : ça serait sympa, pour l’auteur et les nombreux lecteurs qui pourraient être intéressés, de re-publier cet article qui a totalement disparu des unes (audience et chronologie) suite à votre changement de version, c’est un miracle si je l’ai trouvé.

    Merci l’auteur pour ce superbe témoignage, vous avez toute ma sympathie tant pour la qualité de cet article que pour votre recherche visant à établir des recoupements entre votre expérience personnelle et des enseignements théologiques précis.

    Je ferais deux remarques principales relativement à vos interprétations. Etant un profond détracteur du dogme chrétien, je n’en ai pas moins une profonde admiration pour la tradition chrétienne, sous la forme qui existait avant que les pères de l’église nous imposent leur administration, pères qui s’évertuèrent à vider toute la coquille de sa substance. Comme par exemple la gnose.

    Dans ce cadre, les apparitions successives de la vierge me semblent être une gigantesque escroquerie visant à reconstruire le marketing vatican. J’ai travaillé dans le livre ancien, et peux vous fournir quelques documents introuvables sur l’apparition de la Salette, dont l’entretien qu’eût le curé d’Ars avec les enfant, qui témoignent de la supercherie. Le Laus, à côté duquel j’habite, ne vaut guère mieux. Je ne nie pas pour autant les guérisons, ni les phénomènes surnaturels liés au fait, mais vous devez savoir comme moi que la force de guérison ou de destruction des égrégores, ou plus spécifiquement de la foi, détachée par définition de toute démarche intellectuelle, est illimitée.

    Aussi :

    1/ Si l’on nie comme je le fais la véracité historique des personnages historiques du NT, il n’en demeure pas moins que sa lecture en tant que mythe confère à ce livre sacré un enseignement de très haute qualité, lié d’ailleurs à d’autres mythologies ou théologies, comme l’ont démontré certains hermétistes ou anthropologues. Mon hypothèse est donc que les enseignements ou secrets de la vierge ne sont rien d’autre que d’anciens mais hauts enseignements ressortis des tiroirs de la bibliothèque vaticane. Curieusement, sur la base d’une escroquerie à caractère populaire, il ne sont pas à rejeter pour autant, c’est là un des très grands paradoxes de la religion chrétienne, dirigée par des incompétents, mais sans qu’il faille pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain.

    La lecture des apocalypses ne peut pas être, à mon sens, historique. L’apocalypse est une révélation, et ne peut se traiter que mythologiquement. Autrement dit, elle n’indique pas une date historique destinée à une génération particulière, comme fin d’une époque (pourquoi une seule génération devrait être privilégiée par l’enseignement apocalyptique ?), mais s’adressait à toutes les générations depuis 2000 ans jusqu’à présent, comme un enseignement strictement personnel, que chaque individu est libre de rejeter ou d’accepter.

    2/ Si je ne pense pas que les apocalypses sont destinées à indiquer une date de « fin des temps » destinée à une génération particulière, je ne pense pas non plus qu’il faille rejeter pour autant les prophéties, qu’elles soient juives, chrétiennes ou para-religieuses. Même si la plupart des prophéties sont certainement des escroqueries, il est nécessaire de les considérer, car l’histoire a montré que certaines d’entre elles se sont révélées exactes. Je pense par exemple à la prophétie du roi du monde du XIX°, rapportée par Saint-Yves d’Alveydre puis par Ossendowski, qui indiquait presque à l’année près les 2 guerres mondiales.

    Mais finalement, tout en étant en désaccord avec votre interprétation, j’arrive à des conclusions similaires. Peu importe, donc, nos approches, si les résultats sont semblables ? Il est clair que quand l’on voit la montée vertigineuse de la courbe démographique mondiale, on attrape peur, car même si certains théoriciens voient une future inflexion, il n’en demeure pas moins que chaque million supplémentaire, cherchant à survivre à n’importe quel prix, est maintenant un drame en soi.

    Dans le système de pillage planétaire organisé que nous vivons actuellement, où la course à l’efficacité et au rendement amènent à des conséquences de plus en plus dramatiques sur la qualité de vie, l’environnement et la qualité de la nourriture, pour ceux qui peuvent encore manger, il ne faut pas être grand clerc pour ressentir que la farce touche à sa fin, dans un imminent sauve-qui-peut, ce pour quoi les plus grands privilégiés prennent tout ce qu’ils peuvent avant de se mettre à l’abri, au sein d’un système qui s’annonce totalitaire, tout en entretenant l’illusion qu’ils maîtrisent encore quelque chose.

    Le feu nucléaire est à considérer, hypothétiquement, mais ce qui est à considérer de manière certaine, c’est l’instauration d’un régime facho, au point qu’il est aisé de constater à quelle vitesse il se met en place sous nos yeux. Si je souscris complètement à vos soucis de mise en place d’un environnement de survie, il sous-estime toutefois une période qui lui précédera certainement, et qui peut durer plusieurs années, une période comme celle-ci (où n’importe qui peut-être embarqué pour n’importe quoi), pour laquelle la prise de dispositions personnelles s’annonce urgente. Peut-être apocalypse nucléaire il y aura, mais le grand danger se situe AVANT.

    Merci encore pour avoir partagé cette superbe réflexion.

  • 0 vote deja vote forum
    Par San Kukai (xxx.xxx.xxx.245) 9 avril 2009 09:31
    San Kukai

    Merci pour ce témoignage, Émile. Jusqu’alors, on se serait cru sur un forum neo-apocalyptique ou chez Lapierre et Collins.


    Merci à l’auteur pour sa sincérité, parfois désarmante. Un bon article concernant les coïncidences, qui semblent être à la source de la croyance récente de l’auteur : 
  • 0 vote deja vote forum
    Par bifluor (xxx.xxx.xxx.254) 9 avril 2009 15:54
    bifluor

    J’aimerai revenir sur "L’apparition de la vierge" à Fatima.

    Nous sommes tellement assaillit d’informations de toutes parts de nos jours que les gens n’arrivent plus à faire la part des choses en pensant simplement. Nous avons perdu ce que nous appelons le bon sens paysan et à trop réfléchir nous nous enfonçons dans des analyses faussées dès le départ.

    L’auteur dans son texte rapporte la chose suivante "A cette occasion, une foule immense de 70.000 personnes était sur les lieux car, fait alors unique dans l’histoire, la réalisation d’un « miracle » avait été annoncé trois mois plus tôt. Même les journalistes anti-cléricaux 
    [1] de l’époque furent confondus par le spectacle auxquels ils assistèrent à l’heure dite, quand le soleil… :

    « …semblable à un disque d’argent […] se mit à tourner sur lui-même comme une roue de feu, projetant dans toutes les directions des gerbes de lumière dont la couleur changea plusieurs fois. Des rayons jaunes, rouges, verts, bleus, etc. coloraient les nuages, les arbres, les collines, donnant un aspect étrange au paysage et à toute cette nature […] Au bout de quelques minutes, l’astre s’arrêta, brillant d’une lumière qui ne faisait pas mal aux yeux ; puis il recommença sa danse stupéfiante."

    Je ne crois pas un instant à l’hallucination collective dans ce cas. Ca fait beaucoup de personne quand même... soyons raisonnable :). Ensuite si 70 000 personnes (a vérifier) disent qu’elles ont vu le soleil...semblable à un disque d’argent […] se mit à tourner sur lui-même comme une roue de feu, projetant dans toutes les directions des gerbes de lumière dont la couleur changea plusieurs fois.

    Cette description me parait plutôt claire. Ils ont vu un disque d’argent tournoyer en l’air, projetant des rayons de couleur et faire une danse. Ils ont expliqué ce qu’ils ont vu avec le vocabulaire qui leur était propre à l’époque et en fonction de leurs croyances et convictions qu’ils avaient. "Au bout de quelques minutes, l’astre s’arrêta, brillant d’une lumière qui ne faisait pas mal aux yeux". Là nous ne parlons plus du soleil puisque les gens n’ont pas mal aux yeux en regardant ces lumières.

    Alors nous sommes en 2009 et demain nous sommes entassé a Fatima pour une raison X ou Y . D’un coup une lumière... semblable à un disque d’argent […] se met à tourner sur lui-même comme une roue de feu, projetant dans toutes les directions des gerbes de lumière dont la couleur change plusieurs fois, s’arrête puis recommence sa danse stupéfiante...

    Vous attribueriez ça à la vierge Marie vous ?? Parce que moi pas...

    Aujourd’hui nous pourrions attribuer ça a différentes choses selon nos convictions. Par exemple un projet militaire qui n’a pas été porté à la connaissance du citoyen lambda (utiliser pour contrôler les masses ?), des gens de passage qui sont nés à quelques encablures de notre système solaire ? Un phénomène naturel ?

    En tous cas au début du siècle en effet il est aisé de comprendre avec les connaissances de l’époque que ceci fût lié au Divin. Apres tous les Aztèque, etc... qui ont vu débarqué les européens nous ont pris pour des Dieux arrivant sur nos Vaisseaux de bois qui caressent la mer et des voilent magiques qui les fait avancer faisant une danse des plus bizarre... On se retrouve dans le même schéma. On n’a pas de références similaires vécue et l’imagination plus les convictions font le reste.

    Un disque d’argent qui danse dans le ciel et qui émet des lumières que ce soit en 1917 ou en 2009 ça reste un disque d’argent. Pleins d’histoires se sont greffés sur cette apparition et nous nous sommes éloignés du sujet.

    La question à se poser est : C’était quoi ce disque d’argent qui émettait des lumières, s’est arrêté et a recommencé sa danse stupéfiante.

     

    Il faut vraiment que les gens commencent à se poser les vrais questions, sinon on ne va pas avancer !!

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