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Accueil du site > Tribune Libre > Eric Charden pour toujours

Eric Charden pour toujours

La perte d’un être cher est toujours une douloureuse souffrance pour les proches.
Quand il s’agit d’un artiste, c’est une perte collective.

Mais un artiste, comme l’était dans tous les aspects de sa création Eric Charden, ne disparait jamais.

Il nous laisse, avec l’ensemble de ses œuvres, tous les sentiments, les joies, les émotions qu’il nous a fait partager, et qui restent inscrits dans notre mémoire vive.

 

Bien au dela de la saga Stone et Charden (dont il n'a jamais écrit les paroles ; seulement les musiques), il y a, avant, sa carrière solo ; en 1963 le Grand Prix de la Chanson française, avec "Le printaniste" (paroles et musique), son premier gros succès : "Le monde est gris, le monde est bleu" (1965), puis des musiques pour un tas de chanteurs ; Claude François, Johnny Hallyday, Dalida, Richard Anthony, Sylvie Vartan, etc...

Viendra ensuite la rencontre avec Annie Gautrat, lauréate de Miss Beatnick, dite "Stone", pour qui il écrira ses premières chansons, et qu'il épousera en 1966.

En 1970, sort son superbe album solo : "La Chine" ; encensé par Rock and Folk, où il évoque son enfance passée au Vitenam, où il est né, aux confins de la Chine.

 

Opposé à toute idée du duo avec Stone que lui proposent les paroliers Franck Thomas et Jeaan-Michel Rivat, il participe, en 1971, à un disque de Stone, en prêtant sa voix sur le refrain de "Le seul bébé qui ne pleure pas". Devant le succès du disque, les paroliers le pressent, pour un véritable duo. Comme il n'y tient pas, en pleine période pop-rock, il compose...... une valse (pour plomber le duo) ; ce sera "L'avventura", qui connait un formidable succès (1 million d'exemplaires vendus en 5 semaines), puis tous les succès du duo que l'on connait.

Pourtant, la formidable saga du duo Stone et Charden ne durera qu'à peine 2 ans 1/2, au terme desquels, comme il s'y était engagé, il abandonne le duo, sort son disqque solo "14 ans les Gauloises", écrit par Guy Bontempelli, avec qui il entreprend l'écriture de la comédie musicale "Mayflower" qui fera salle comble pendant 2 ans au Théâtre de la Porte Saint-Martin, en 1975.

Il composera ensuite deux autres comédies musicales ; pour Cousteau et Alain Bombard : "L'opéra vert", qui sera interdite d'antenne par le pouvoir politiique, pour "politiquement non-correcte" , puis "La Vème dimension", avec le Club Mediterranée, pour le concept d'une comédie musicale jouée simultanément en différents endroits de la planète.

Auteur, ensuite, des génériques de "Albator" et de "San Ku Kai", il va entamer une longue traversée du désert, qu'il va mettre à profit pour diversifier sa création ; "fractures", puis dessins et peintures (aujourd'hui exposés,et cotés).

Période de galère (ayant été grugé, dès le départ, par un agent qui lui a fait signer un contrat le privant de tous ses droits d'auteur), pendant laquelle il aura deux enfants, de deux mères différentes, et qui prendra fin avec la rencontre de la femme de sa vie : la belle Gabrielle, présentée par sa mère tibétaine Miette.

Ce sera le retour de Stone et Charden au Casino de Paris, qui relancera le duo, les spectacles, les tournées (nottament de 2007 à 2009, pour les tournées "Age tendre et tête de bois").

Pendant ce temps, Eric produira un nouveau disque solo : "Le magnifique mensonge", écrit avec "son double" ; Pounjah Bourou, qu'il matérialisera par un mannequin à tête d'argent et yeux de verre, qu'il emmènera avec lui dans les studios, dans un véritable esprit "dada", dont il se revendiquait fièrement.

Ces provocations surréalistes l'entraineront dans une certaine marginalité, qu'il ne reniera pas, parce qu'il estimait qu'elle corresspondait à sa nature profondee de créateur "en mouvement".

Parallèlement, il continue à sortir des albums solo, avec de superbes chansons, comme "Elle dit tout le temps", et il écrit un magnifique conte onirique "La baraque au néon" ; un peu comme une fulgurance, quasi en "écriture automatique" chère aux surréalistes, dont il revendiquait la filiation.

Puis, il sera, en Décembre 2010, frappé par le Lymphome d'Hodgkin ; un cancer des ganglions et des défenses immunitaires, contre lequel il se battra avec courage, au cours de 4 protocoles, douloureux et épuisants.

En 2012, il signe un contrat pour ses peintures et dessins avec le marchand d'art contemporain Cortade Art, sort, avec Stone, un nouvel album de duos célèbres de la chanson française (à part les leur : "Made in France" ; ils reprennent ainsi : "Paroles, paroles" de Dalida et Delon, "Fumeur de havanes" de Gainsbourg et Deneuve, "Manhattan-Kaboul" de Renaud et Axelle Red, "Là bas" de Goldman, "J'ai un problème" de Johnny et Sylvie Vartan, etc....

En Mars 2012, il termine son récit autobiographique "De l'encre sur les doigts" aux éditions Didier Carpentier : autobiographie augmentée d'un tas de textes, d'extraits de "La baraque au néon"

Et ils se voient , en Mars 2012, avec sa duettiste Stone, décorés de la Médaille de Chevaliers de la Légion d'Honneur, remise par Michel Drucker.

Finalement, la maladie le terrasse, en ce 29 Avril 2012, après qu'il eut mené à bien tous ses projets en cours, et qu'il désirait en réaliser de nouveaux.

Charden ne fut pas un très grand de la chanson française ; déçu que sa carrière créative personnelle ait été "phagocytée" par le succès de Stone et Charden, il n'en reste pas moins un compositeur de tout premier plan ; ayant donné toute sa mesure dans certains de ses disques solo, et ses comédies musicales, dont "Mayflower" fut une magnifique réussite.

Il demeure aussi un écrivain de talent, dont "La baraque au néon" est la preuve indubitable.

 Jusqu’au bout, Eric aura été d’une énergie totale, pour, conjointement à son combat contre la maladie, se consacrer à tout ce qui a toujours guidé sa vie : la création.

Quelques jours seulement avant son départ, il continuait à peindre et dessiner.

Avec joie et plaisir, il aura réussi à mener à terme les projets qui lui tenaient à cœur ; son disque avec Annie, son récit autobiographique*, dont il était fier et heureux.

Un artiste nous quitte, et nous voilà tous orphelins de son absence, de toutes les créations dont il ne pourra plus enrichir notre patrimoine culturel et affectif.

Il reste à dire sa fierté de cette année 2012 où il aura continué à féconder son œuvre ; ses tableaux et dessins exposés, son disque enregistré, son récit autobiographique mené à terme*, cette Légion d’Honneur, dédiée à son père et à sa mère.

Que d’énergie encore et de courage il lui a fallu, pour répondre, malgré une lutte épuisante contre le cancer, à toutes les obligations ; clips, émissions TV, promos ; et continuer à nourrir tous les projets qu’il désirait encore réaliser..

 

Petit Jacques, ton ultime facétie, nous laisse ici un vide irremplaçable, et te voilà parmi ceux que tu as tant aimés : le Prince Mathématique, et l’Orpheline, tellement heureux de vos retrouvailles, à qui tu as tant de choses à raconter.

Les autres ; Gab, tes enfants, tu ne manqueras pas de veiller sur eux, de les accompagner, comme toujours, de ton amour, ton humour, et ton génie créatif.

Tu le sais, tu l’as dit ; pour toi « la vie éternelle, c’est ça : il n’y a pas d’effacement, mais une continuité. »

Oui, tu continueras toujours à être dans nos cœurs, dans nos mémoires, à travers tes œuvres, ta présence, et l’émotion qu’elles nous font partager.

Tous ceux qui t’aiment garderont avec eux ta joie de vivre et de créer, ce beau récit de ta vie, si riche, que tu tenais à raconter, et que tu as eu toute la force de mener à bien.

Petit Jacques, petit Jacques, tu es avec nous pour toujours ; merci pour tout.

 

Salut l’artiste.

 

* "de l'encre sur les doigts" ; récit autobiographique - Mai 2012 - Editions Didier Carpentier

Les pastels et peintures sont d'Eric Charden


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63 réactions à cet article    


  • Hijack Hijack 29 avril 2012 18:33

    Repose en paix Eric !

    ... Bien que j’étais pas fan musicalement, j’appréciais le bonhomme ... et son couple avec Stone, ça représente quelque chose pour bcp d’entre nous ...


    • sisyphe sisyphe 29 avril 2012 18:41

      C’était un ami, et je tenais à témoigner ici de ma tristesse, et rendre hommage à un artiste qui n’ aura pas été « cantonné » au duo avec Stone, et leurs chansons extrêmement populaires, mais dont l’oeuvre créative est extrêmement diversifiée et riche.

      Salut, Eric ; et là où tu es, continue à être un artiste « en mouvement » ; nous restons avec toutes les émotions que tu nous a fait partager. Merci à toi.


      • morice morice 30 avril 2012 18:29

        vous confondez amitié et encensoir !


        le meilleur ami de Charden aurait dû lui dire de dénoncer ses textes idiots, en interview et de venir expliquer au public comment on l’avait roulé dans la farine.
        il ne l’a jamais fait.

        ce qui n’enlève rien de ses derniers jours, où là il nous avait montré une hauteur d’âme jamais vue en chanson. C’est bien ça le problème : il n’était pas idiot, visiblement, mais n’a fait que dans l’idiotie, assurément.

        et ne revenez pas avec Mayflower je vous prie. C’était TARTE.

      • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 18:43

        Et vous vous confondez votre avis personnel foireux, dont personne n’a rien à foutre, avec la valeur des choses.
        Et Mayflower, qu’est-ce qui vous permet de le juger ?
        Vous l’avez vu sur scène ?
        Vous avez le disque ?


      • Ao vivo Ao vivo 29 avril 2012 19:14

        Merci Sisyphe pour ce bel hommage avec un très fort éclairage.
        N’est-ce-pas « de vérités » dont nous rêverons,
        quand les autres ensemble et tout autour pleureront ?
        J’ai appris beaucoup de choses, mais ça transpirait semble-t-il de l’Homme.
        Est-il possible de se « remettre » un jour, des années 70 ?

        Paix à son âme et toute ma compassion pour ses proches.


        • Claire29 Claire29 29 avril 2012 20:13

          Très bel hommage à cet artiste dont je ne connaissais que quelques chansons populaires avec Stone !

           


          • Suldhrun Suldhrun 29 avril 2012 21:10

            Le bonjour 

             L artiste .


            • Yohan Yohan 29 avril 2012 23:22

              Bel hommage, 


              Jeune, je trouvais ses chansons affreusement ringardes, mais elles ont traversé une époque bénie des dieux, d’où pas mal de nostalgie à les réentendre sur certaines radios...

              • Antoine 30 avril 2012 00:03

                 Toute mort d’un humain est attristante mais là c’est tout ! Ce genre de chantouilleur est le degré zéro de l’art musical, un pollution de l’espace sonore que la majorité d’insuffisants du tympan impose aux autres, il aurait été tellement mieux qu’il fasse autre chose...


                • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 30 avril 2012 01:15

                  Sa famille et ses amis seront ravis de lire votre commentaire.


                • Antoine 30 avril 2012 01:23

                   C’était probablement un être humain fort respectable mais ce n’est pas une raison suffisante pour endommager mes tympans...


                • Antoine 30 avril 2012 01:43

                   C’est bien le problème...


                • Antoine 30 avril 2012 01:52

                   Tout s’explique, vos yeux vous tiennent lieu d’oreilles !


                • Antoine 30 avril 2012 02:17

                   Et alors ? Chaque jour ou presque disparaissent de merveilleux et véritables musiciens dont vous ignorez jusqu’à l’existence. Vous ne voudriez tout de même pas que je pleure musicalement ici....pour le reste toute ma sympahie pour ses proches....


                • Lavoi Lavoi 30 avril 2012 08:55

                  t’as le droit de pas aimer, mais t’as aussi le droit de respecter ; mais respect tu connais pas,pas vrai ??ki te demande d’écouter bourrique ???


                • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 09:04

                  Les musiques et compositions d’Eric Charden peuvent très bien ne pas plaire ; personne n’est obligé de les écouter, de les connaître.

                  Mais c’était un véritable artiste, qui a composé de très belles choses (je pense à Mayflower, à certaines de ses chansons solo, ses pastels..).

                  Un artiste, qu’il soit jugé mineur, qu’il ne plaise pas à certains, est un créateur, qui ne fait de mal à personne, et procure du plaisir et des émotions à d’autres.

                  Et vous même, avec vos tympans suffisants, avez-vous produit quelque chose qui reste, et apporte quelque plaisir ?


                • amipb amipb 30 avril 2012 09:24

                  @Antoine : êtes-vous masochiste ? Pourquoi venir sur un fil parlant d’un artcile que vous n’aimez pas, et perdre votre temps en commentaires ?

                  Si vous n’aimez pas, n’en dégoûtez pas les autres.


                • appoline appoline 30 avril 2012 12:28

                  Antoine,


                  Je me rappelle quand j’étais au collège notre engouement à toutes pour ce duo avec Stone, toutes les filles avaient sa coupe de cheveux, nous allions chez le coiffeur en demandant de nous couper les cheveux à la « Stone ».
                  Les musiques de Charden nous transportaient, nous, les gamines du collège, il était follement beau et naturellement nous en étions toutes amoureuses en secret.
                  Maintenant, je trouve que ces airs un peu flonflon, donnaient de la joie et de la gaité et cela ne compte pas pour rien. Ils sont comme le prix des allumettes, ils ne changent pas. Ca, ce n’est pas à la portée de tout le monde.
                  Alors vos réflexions, très cher, vous voyez où vous pouvez vous les mettre. Dans ce genre d’hommage très bien écrit par Sysiphe, que je remercie, ce n’est pas de bon ton.

                • nenyazor 30 avril 2012 13:09

                  Pour défendre Antoine, qu’on aime ou pas un artiste, ca n’en reste pas moins un simple être humain. Qu’il soit connu, que ce soit un grand artiste ou pas, ca reste un homme que cet article place plus haut que les autres par cet hommage et c’est cela il me semble que conteste Antoine.

                  Ce culte de l’artiste connu que l’on peut mesurer par les réactions à l’annonce du décès (d’Eric Charden à Mikael Jackson) est un fait, mais on a le droit de contester ce que cela implique. C’est triste pour leur famille et leurs proches, mais ca ne vaut pas plus un article que pour les environs 1500 personnes mortes le même jour (moyenne).


                • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 13:57

                  @ nenyazor

                  non, non ; aucun « culte » (il avait horreur de ça) : juste un hommage à un artiste, un créateur, pour ce qu’il nous laisse de plaisir et d’émotions.

                  Il y a eu d’autres artistes plus importants qu’Eric Charden, mais son oeuvre justifie cet hommage, et l’homme cette tristesse qui, personnellement, me touche.

                  Rien de plus mais rien de moins.


                • Antoine 30 avril 2012 22:33

                   Non mais vous rigolez ? On va désormais nous fourguer sa guimauve à deux balles dans tous les trous jusqu’à la nausée et il se trouve que je suis fatigué par ce genre de cochonneries qui polluent la tv, la radio, les magasins et autres endroits où l’on m’impose cette merde ! Et merdre...


                • A. Nonyme A. Nonyme 30 avril 2012 00:53

                  Merci pour l’hommage. Charden appartenait au genre dit « populaire » ou variété. Il a prouvé qu’on pouvait être populaire et talentueux. Nous avons tous un air de Charden en tête, n’en déplaise aux sectaires.


                  • Lavoi Lavoi 30 avril 2012 09:35

                    adios amigo


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 avril 2012 06:59

                    L’ aventura la vie que je mène avec toi , 


                    aventure vie toi

                    Voilà , pourquoi dire plus ?

                    Merci à ceux qui savent distraire .

                    • heliogabale boug14 30 avril 2012 10:47

                      Made in Normandie...les paroles sont nulles mais musicalement, c’est de bonne facture (certes un peu kitsch, mais de très bonne facture ...)

                      RIP.


                      • morice morice 30 avril 2012 11:14

                        Désolé de ne pas sombrer dans cette hagiographie assez ridicule : Stone et Charden ont toujours représenté le degré zéro de la chanson. « L’ Aventura », en pleine période ROCK était une... VALSE. Avec eux, on revenait 50 ans en arrière, musicalement, et leurs textes étaient... particulièrement ineptes. Glorifier aujourd’hui un tel vide est une faute de goût. Charden semblait un gars sincère et son combat contre la maladie imposait le respect, avec beaucoup de dignité : il ne s’en était confié que tardivement. On peut exprimer ses condoléances à sa compagne actuelle, qui l’avait attendu si longtemps : ces deux là étaient de vrais amoureux, et la disparition de l’homme de sa vie une douleur immense. L’homme était donc appréciable, humainement, Drucker, plutôt sincère comme mec, en a témoigné, mais ce qu’il a produit ne présentait aucun intérêt : au moment de la chanson protestataire, ce genre de glorification aux relents nationalistes (les vaches made in normandie) ou au moment où les travailleurs se battaient pour des conditions de travail meilleur (il avait glorifié la fainéantise du nanti) étaient purement réactionnaires, comme j’ai pu le démontrer dans cet article lors de la remise de sa légion d’honneur... pour moi imméritée et de mauvais goût ; sachant sa fin annoncée.



                        «  Deux piliers de la chanson française, donc, enfin celle qui n’avait rien à dire et rien à raconter en 1968, et là aussi on en a la preuve (en archives,  »les années horreur« ). Pire encore, puisque dans l’une de leurs chansons, ils chantaient ne pas travailler pour ne rien gagner du tout, tout le contraire de ce qu’a tenté de nous vendre l’ami des chanteurs de variétés sans le sou, bien aidé par ses amis de la Finance et du show-biz »

                        autre extrait :

                        On écoute donc (religieusement, sur un enregistrement pirate anti-hadopi fait en cachette par un septuagénaire, au moins, sinon davantage, au fond de sa maison de retraite !) la chanson de Stone et Charden, en l’honneur, des deux heureux nouveaux chevaliers de la légion d’honneur sarkozienne : « les autres travaillent », chantaient-ils en refrain en effet à l’époque. Pas eux, alors, était-on tenté de penser ! A noter dans la même chanson l’apologie du vol (de cerises) : bel exemple pour la jeunesse d’alors, qui a aujourd’hui l’âge des plus jeunes loups entourant Sarkozy...(et leurs fils  ?). « Les autres travaillent », est-ce au final le refrain des cinq années Sarkozy ? Peut-être bien. Car c’est clair : lui qui déteste tant Mai 68, se présente aujourd’hui comme le Président des pattes d’éph ! Il nous aura tout fait, celui-là ! Vive la France, comme dirait... Stone.

                        Dans les collines
                        Les champs et les vignes
                        Mon Dieu qu’il fait beau
                        Là-bas dans l’eau fraîche
                        Nos deux cannes à pêche
                        Attendent un poisson

                        J’ai la fringale
                        Sors la bière en boite
                        Le pain le jambon
                        On est dans la paille
                        Les autres travaillent

                        Refrain :
                        Il y a du soleil sur la France
                        Et le reste n’a pas d’importance
                        Il y a du soleil sur la France
                        Allons viens vite que l’on profite
                        De la vie
                        Il y a du soleil sur la France
                        Et le reste n’a pas d’importance

                        Quoi que l’on fasse
                        Le fermier d’en face
                        A les yeux sur nous
                        Mets les cerises
                        Là dans ma chemise
                        Et rentrons chez nous

                        Dans la campagne
                        Il reste les traces
                        De nos deux vélos
                        Pendant qu’on pédale
                        Les autres travaillent
                        au Refrain

                        Il y a du soleil sur la France
                        Et le reste n’a pas d’importance
                        Il y a du soleil sur la France
                        Et le reste n’a pas d’importance..

                        PS : et qu’on ne me sorte pas cet argument, svp, à propos de la situation d’Eric Charden, dont je déplore bien entendu l’état actuel. Ce texte vise ce qu’on a pu faire à une époque, pas ce qu’il est lui aujourd’hui. Je souhaite comme beaucoup qu’il s’en sorte, tant le cancer éprouve aussi les proches. Je trouve encore davantage, sachant cela, l’octroi de cette médaille comme d’autant plus dérisoire et de fort mauvais goût.

                        Il ne s’en est pas sorti, hélas, ce que je déplore aujourd’hui.

                        PS : Je regretterai davantage Roland Moreno qu’ Eric Charden que ce soit clair.

                        L’un a changé le monde, l’autre l’a entretenu dans un passéisme béat.

                        • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 11:42

                          mais ce qu’il a produit ne présentait aucun intérêt : au moment de la chanson protestataire, ce genre de glorification aux relents nationalistes (les vaches made in normandie) ou au moment où les travailleurs se battaient pour des conditions de travail meilleur (il avait glorifié la fainéantise du nanti) étaient purement réactionnaires,

                          Rien à voir, Morice.
                          Rien de « nationaliste » ou de « réactionnaire » dans l’oeuvre de Charden.
                          Il n’a fait que les musiques des chansons de Stone et Charden ; pas les paroles, et, si elles étaient un peu fleur bleue et gnangnan, elles étaient juste des chansons célébrant l’amour, la gaieté, la joie de vivre.

                          Ensuite, Charden a fait une oeuvre majeure ; « Mayflower » ; une des premières comédies musicales de l’époque, qui reste une des meilleures jamais réalisée en France.
                          Puis, 2 autres comédies musicales ; dont, justement, pour Cousteau et Bombard « L’opéra vert », interdite d’antenne par le pouvoir politique, parce que politiquement non-correcte, à cause de la chanson générique : « Les sales gens » :

                          Ils se cachent dans des tours de Babel immenses
                          Ils se cachent et ils vous mentent
                          Ils ne sont que mille, mais chaque ville en a un qui vous enchante
                          Ils ont mis la science au service de leur puissance
                          Et non pour le bonheur des hommes
                          Ils vous traquent le jour dans les rues monotones
                          Et vous votez pour des fantômes
                          Ce sont de sales gens..

                          Il a également écrit un magnifique conte onirique « La baraque au néon », d’inspiration très surréaliste, superbement écrit.

                          Eric Charden se réclamait, à juste titre, de l’esprit de « Dada » ; rien de réactionnaire ; au contraire des provocs dans l’esprit surréaliste.

                          Très loin des clichés des duos de Stone et Charden, qui n’a duré que 2ans 1/2, et dont il a abandonné le duo, pour poursuivre une carrière solo très marginalisée, mais très riche musicalement.

                          Eric Charden était avant tout un grand mélodiste ; et, quand il écrivait des paroles, des textes, ça n’avait rien à voir avec Stone et Charden ; il faut essayer de connaître un peu la vie et la production des gens, avant d’énoncer des jugements faux et définitifs.

                          Par son oeuvre, sa vie, ses peintures, dessins, pastels, Charden a montré qu’il n’avait rien de « réactionnaire » ni de « nationaliste » ; c’était un esprit très universaliste, uniquement guidé par la création, sous toutes ses formes.

                          Son image, sa vie, son oeuvre, ont été « phagocytées » par le formidable succès populaire de Stone et Charden, mais il était bien autre chose ; un vrai créateur, qui nous laisse de très belles chansons, de superbes mélodies, plusieurs belles comédies musicales, un très beau conte ; « La baraque au néon », plus quelques facéties d’esprit très provoc, très surréalistes, avec son récit autobiographique à sortir ces jours-ci.

                          Un artiste important, qui nous laisse un tas de belles choses, de beaux souvenirs, qui ont donné beaucoup de plaisir et d’émotions à beaucoup de gens.

                          Personnellement, les chansons de Stone et Charden n’étaient pas ma tasse de thé ; mais tout le reste de son oeuvre est marqué du seau de l’art et de la création ; tout sauf réactionnaire.

                          Morice, d’habitude vous vous renseignez beaucoup pour vos sujets ; vous auriez mieux fait de le faire, avant de prononcer ce jugement à l’emporte-pièce, superficiel et faux.

                          Avez-vous lu des textes d’Eric Charden ?
                          Vu ses oeuvres graphiques ?
                          Assisté à Mayflower ?


                        • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 12:16

                          De plus, en fait d’être « nationaliste », Eric Charden était un immigré métisse, de mère tibétaine, ayant vécu toute sa petite enfance au Vietnam.

                          Quant à la Légion d’Honneur, il ne l’a jamais demandée ; elle a été demandée pour lui et attribuée, sur sa demande, par Michel Drucker, parce qu’il ne voulait justement pas que ce soit récupéré politiquement.


                        • sisyphe sisyphe 1er mai 2012 12:18

                          au moment de la chanson protestataire, ce genre de glorification aux relents nationalistes (les vaches made in normandie) ou au moment où les travailleurs se battaient pour des conditions de travail meilleur(il avait glorifié la fainéantise du nanti) étaient purement réactionnaires

                          Dans la campagne
                          Il reste les traces
                          De nos deux vélos
                          Pendant qu’on pédale
                          Les autres travaillent

                          Tu parles de « nantis » ; aller à la pèche, en vélos ! smiley


                          " Deux piliers de la chanson française, donc, enfin celle qui n’avait rien à dire et rien à raconter en 1968, et là aussi on en a la preuve (en archives, « les années horreur »). Pire encore, puisque dans l’une de leurs chansons, ils chantaient ne pas travailler pour ne rien gagner du tout,

                          J’ai la fringale
                          Sors la bière en boite
                          Le pain le jambon
                          On est dans la paille
                          Les autres travaillent

                          Le pique-nique opposé au monde du travail ; vous êtes ridicule, morice !


                           « les autres travaillent », chantaient-ils en refrain en effet à l’époque. Pas eux, alors, était-on tenté de penser ! A noter dans la même chanson l’apologie du vol (de cerises) : bel exemple pour la jeunesse d’alors

                          Quoi que l’on fasse
                          Le fermier d’en face
                          A les yeux sur nous
                          Mets les cerises
                          Là dans ma chemise
                          Et rentrons chez nous

                           smiley smiley Quelle anarchie : quel funeste exemple ; aller chaparder des crises ! smiley

                          Autant on peut dire à juste titre que ce n’est pas un monument de littérature, mais il ne s’agit que de CHANSONS. Votre parti pris pour justifier votre procès d’intention, tourne vraiment au ridicule, là, morice.

                          Enfin, c’est vous qui en assumez la responsabilité ; mais quelle mauvaise foi !


                        • morice morice 30 avril 2012 13:05

                          il y a une grande incompréhension chez vous de ce qui se cache derrière la VARIETE française : il y a bien une IDEOLOGIE, qui est POUJADISTE....


                          cette variété calamiteuse est l’antithèse des chansons à texte.

                          De plus, en fait d’être « nationaliste », Eric Charden était un immigré métisse, de mère tibétaine, ayant vécu toute sa petite enfance au Vietnam.

                          je n’ai jamais reproché ça : sa mère rencontrée à 18 ans a été abandonnée en France par son père refaire sa vie ailleurs (au Viet-Nam).


                          Quant à la Légion d’Honneur, il ne l’a jamais demandée ; 


                          je n’ai jamais dit ça non plus et continue à penser que Drucker croyait bien faire.

                          Non, cette variété est calamiteuse car elle entretient une sous-culture musicale évidente

                          Ensuite, Charden a fait une oeuvre majeure ; « Mayflower » ; une des premières comédies musicales de l’époque, qui reste une des meilleures jamais réalisée en France. 

                          c’est faux et il suffit de l’écouter : pour aimer ça il faut aimer les Demoiselles de Rochefort, les violons d’André Rieu ou les orchestrations de Franck Pourcel !

                          Or elle véhicule AUSSI une idéologie, POUJADISTE, dont la preuve est celle qu’entretient le calamiteux mari de Stone :



                          « Mario D’alba a tourné des sketches évoquant des postulants délirants à l’élection présidentielle. Ils s’expriment au nom de partis pas tout à fait imaginaires »

                          apprend-t-on. Les sketchs POUJADISTES, les voici :


                          se cela vous fait rire, c’est grave.

                          • A. Nonyme A. Nonyme 30 avril 2012 13:25

                            « ...derrière la VARIETE française : il y a bien une IDEOLOGIE, qui est POUJADISTE.... »

                            No comment.


                          • morice morice 30 avril 2012 13:07

                            Eric Charden se réclamait, à juste titre, de l’esprit de « Dada » ; rien de réactionnaire ; au contraire des provocs dans l’esprit surréaliste.


                            autant écrire que Patrick Sébastien est l’héritier de Baudelaire avec son « petit homme en mousse »....


                            • morice morice 30 avril 2012 13:10

                              la chine, paroles 


                              Parlé :
                              Je suis né dans un pays très loin d’ici, dans le sud-est de la Chine.
                              Les chemins et les maisons de mon enfance furent bordés de flamboyants,
                              ces immenses arbres aux bouquets de fleurs rouges.
                              Je me souviens aussi de l’étang, des bambous et de l’oiseau bleu, messager de l’amour quand il chantait ou il pleurait.

                              Refrain, x2
                              L’oiseau bleu est sur la branche
                              Sur la branche de bambou
                              L’oiseau bleu est sur la branche
                              Il te chante mon amour

                              Je voudrais avoir deux mille ans
                              Pour pouvoir conter à mes enfants
                              La sagesse et la tendresse
                              Qui régnaient sur le monde d’avant

                              au Refrain

                              Mon amour, je t’aime, je t’aime
                              Je t’aime, je t’aime, je t’aime

                              au Refrain

                              Mon amour, je t’aime, je t’aime
                              Je t’aime, je t’aime

                              Je me souviens de l’étang et du soleil
                              Aux belles couleurs d’or
                              Je me souviens, je n’étais pas grand, non
                              Maintenant, j’y pense encore

                              Je t’aime, je t’aime, je t’aime
                              Je t’aime, je t’aime, je t’aime


                              du Rimbaud, je parie ?

                              • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 14:07

                                @ morice

                                Charden ne s’est jamais pris pour Rimbaud.
                                C’était avant tout un compositeur.
                                Mais qui savait aussi écrire avec talent.

                                Pour ce qui est de l’album « La Chine » , sorti en 1970, soit AVANT les duos Stone et Charden, voici ce qu’en disaait une critique de Rock and Folk à l’époque :

                                Il faut parfois avoir des oreilles. Il faut quelquefois écarter ses œillères ; enlever ses lunettes déformantes, jeter ses préjugés par la fenêtre, faire son mea-culpa et partir en pénitence. Douce pénitence quand il s’agit de suivre le chemin musical d’Éric Charden tout au long des différentes plages de son nouvel album. On court d’étonnement en surprise, de surprise en admiration. Il y a tout d’abord cette pochette originale, grande photo dorée pliée en quatre sous une enveloppe plastique et extérieurement toute noire. Il y a, ensuite, en forme d’introduction, d’ouverture ou de dédicace, “Mes amis”, surtout faite pour clouer le bec aux détracteurs de tout poil. “Charden, où as-tu gaulé cet air-là ?” Ces airs-là, ceux qui suivent, les dix autres de cet album, tous dissemblables, tous reliés par une même ambiance, une même couleur, la couleur Charden, ont au-dessus d’eux un souvenir qui plane, comme une sonorité déjà entendue, une forme déjà vue. La saveur nouvelle excite la mémoire. Les Beatles (ce n’est pas un hasard si j’en réfère à eux), dans leur génie, se permettent de faire du “à la manière de”. On retrouve de tout dans leur dernier et génial double album. Ils se copient eux-mêmes, dans leurs propres tics, leurs manies. Charden, plus modestement, s’est contenté d’écouter, beaucoup, passionnément. Il est allé à la bonne source. Mais il a bien digéré la leçon des maîtres. Et maintenant qu’elle est en lui, il crée. Il part tout seul à la découverte. Tout seul, non. En compagnie d’une fine équipe. D’abord, Jean-Claude Petit, compositeur de certaines des musiques mais qui a surtout écrit en collaboration étroite avec Charden des arrangements formidables, avec un foisonnement d’idées, de trouvailles. Jean-Claude Petit nous surprend à chaque tour de sillon. Bernard Estardy, le preneur de son – que ce nom est machiavélique dans ces cas-là ! – a réussi des enregistrements fidèles mais eux aussi inventifs, jouant de l’écho et de toutes les ressources modernes de l’électronique. Et Charles Talar, le directeur de production. L’album dans son ordonnance finale a été bien composé, bien programmé. Ouverture, chanson triste, chanson gaie et parodique comme “Rebecca”, clin d’œil 1925. Ou encore “La Chine”, tube apparent. Il en est de même pour la face B, qui attaque par une intro très folk, des pas à droite en stéréo que vient rejoindre une guitare sèche à gauche, puis entrée du chanteur au milieu, bientôt soutenu par des cordes, et une flûte. Exemple de progression dramatique. Et les surprises agréables continuent, jusqu’à un autre clin d’œil, “point d’orgue” final : “La Vie”, musique de ballet, de comédie musicale, hommage à Stanley Donen, Vicente Minelli ou Georges Cukor. Éric Charden a été beaucoup critiqué. Il le sera encore sans doute. Les jaloux ne manquent pas. De la gauche vers la droite, comptez-vous, Messieurs. Je n’aimais pas beaucoup non plus ses chansons à gimmicks gloutons. Je le prenais pour un imitateur au savoir-faire à toute épreuve. Un fabricant de tubes. L’apprenti sorcier a cassé sa tirelire, renversé les éprouvettes, jeté au vent les recettes des maîtres. On ne peut pas accuser quelqu’un d’être influencé par ce qu’il aime. Surtout quand les maîtres sont les génies musicaux de la pop music. Charden est maintenant Charden tel qu’en lui-même les “D.J.” l’ont fait. Un auteur pop. C’est si rare de par ici. Il faut le saluer. » – Pierre Chatenier.


                              • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 14:24

                                Aucune « idéologie poujadiste » dans les écrits de Charden ; des sentiments, des émotions, une note surréaliste.

                                Et, je le répète, dans « L’opéra vert » (interdit d’antenne), au contraire un discours très critique sur la société.

                                De même, dans son dernier album solo « Amalavague », sorti en 2008, « Famille nouvelle » ; une chanson plaidoyer pour le mariage homosexuel :

                                Aujourd’hui, c’est le 10 Juin
                                Quinzième anniversaire
                                Tu regardes tes deux hommes
                                A la fois père et mère
                                Tu le sais maintenant, c’est au bout de la terre
                                Que tu es né, notre fils ; on s’est battu pour ça
                                Famille nouvelle réinventée, l’amour fera force de loi
                                Famille nouvelle et nouveaux droits : on s’est battu pour ça
                                On s’est battu pour ça, on s’est battu pour ça
                                Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour ne pas être mère
                                La naissance restera toujours pour nous un injuste mystère
                                Qu’est-ce qu’il a fait au bon Dieu, il a le droit d’être père
                                Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ; on est mère et père à la fois
                                Famille nouvelle réinventée, l’amour fera force de loi
                                Famille nouvelle et nouveaux droits ; faut se battre pour ça
                                On s’est battu pour ça, on s’est battu pour ça
                                On s’est battu pour ça, faut se battre pour ça

                                Quant à votre référence à Mario d’Alba, c’est totalement hors sujet.


                              • sisyphe sisyphe 30 avril 2012 14:30

                                je n’ai jamais reproché ça : sa mère rencontrée à 18 ans a été abandonnée en France par son père refaire sa vie ailleurs (au Viet-Nam).

                                Vous dites n’importe quoi.
                                Son père (Ingénieur en chef des Ports de France et d’Outremer) a rencontré sa mère, orpheline tibétaine, élevée par des soeurs à Haiphong. Il l’a épousée, puis Eric (Jacques) est né de cette union.

                                Devant l’envahissement japonais, le père a envoyé Eric et sa mère à Marseille, chez la grand-mère paternelle.

                                Ensuite, effectivement, tout en soutenant financièrement sa famille, il a refait sa vie avec une écrivaine autrichienne, avec qui il est parti travailler au Sénégal.


                              • morice morice 30 avril 2012 17:57

                                Chatenier, celui qui faisait les notes de pochette de Gilles Dreu, chanteur d’extrême droite..



                                un hasard, bien entendu. 

                                Chatenier n’a laissé aucun souvenir tangible à Rock Folk...

                              • morice morice 30 avril 2012 17:58

                                Quant à votre référence à Mario d’Alba, c’est totalement hors sujet.


                                question connerie certainement pas

                              • morice morice 30 avril 2012 17:59

                                Ensuite, effectivement, tout en soutenant financièrement sa famille, il a refait sa vie avec une écrivaine autrichienne, avec qui il est parti travailler au Sénégal.


                                c’est bien ce que j’ai dit

                              • morice morice 30 avril 2012 18:01

                                mariage homo ? pas seulement :


                                J’aurais aimé être une femme
                                Juste une fois dans ma vie d’homme
                                Savoir pleurer avec tes larmes
                                Et tes sanglots et tes frissons

                                L’ABCD de la tendresse
                                Avec la frime et les violons

                                J’aurais aimé être une femme
                                Une petite garce, une petite conne
                                Qui vient s’ planquer nue et sans arme
                                Aux moindres chocs ou vibrations

                                L’ABCD de la tendresse
                                Avec la frime et les violons

                                Refrain :
                                Être une femme une fois dans ma vie d’homme
                                Être une femme puisque jamais personne
                                N’est une femme une fois dans sa vie d’homme
                                Pour t’aimer tellement mieux que personne

                                J’aurais aimé être une femme
                                Me maquiller à quatorze ans
                                Rêver de Sade, de Paul Newman
                                Et faire l’amour de temps en temps

                                Moi, je m’en fous, même si je plane
                                C’est pour te rencontrer vraiment

                                au Refrain

                                Être une femme une fois dans sa vie d’homme
                                Être une femme une fois dans ma vie d’homme
                                Être une femme puisque jamais personne...



                                « garce », « conne » : un vrai poète ce Charden avec les femmes.

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