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Accueil du site > Tribune Libre > Espagne. Le point sur la crise de Podemos

Espagne. Le point sur la crise de Podemos

La « fraction » Errejón ouvre les hostilités, première riposte de Pablo Iglesias

La crise interne de Podemos a pris un tour spectaculaire avec la décision de Pablo Iglesias de renvoyer Sergio Pascual, le n°3 du parti, secrétaire général en charge de l’organisation. C’est un poste clé, évidemment, dont a profité la fraction de Iñigo Errejón, le n°2, à travers la démission (concertée avec Pascual) de 10 membres de l’instance régionale de Madrid, le Conseil Citoyen de la Communauté de Madrid : l’objectif était de provoquer des élections internes, via des primaires. Ces élections auraient permis de légitimer en douceur la prise de l’appareil par les errejonistes.

Mais ce qui était localisé à Madrid a été décodé par Iglesias comme un coup de force à portée générale, au niveau de l’ensemble de l'Etat espagnol, en particulier dans des régions où le parti connaît une crise de direction, comme en Galice, en Euskadi, etc. En résumé les errejonistes de Madrid démissionnent par décision propre pour forcer la destitution du secrétaire régional à l'organisation, un proche de Iglesias, celui-ci riposte plus fort encore, au plus haut de l'organigramme du parti, en faisant sauter celui qui, en tant que secrétaire général à l’organisation a, au moins, laissé faire le coup de force, et aurait pu laisser se poursuivre (ou continuer à soutenir en sous-main) la déstabilisation en d’autres zones du territoire. Iglesias, qui bien entendu, refuse de relancer des élections internes, a donc interprété que Madrid n'était que la pointe émergée de l'iceberg d’un putsch visant à reconfigurer les pouvoirs dans les diverses régions. Le souvenir du comportement « sectaire » de Sergio Pascual en Andalousie (il est député pour Séville) cherchant à placer les siens dans les diverses instances du parti et le conflit qu’ainsi il ouvrit (et perdit) avec Teresa Rodríguez, l’actuelle secrétaire régionale, membre du courant Anticapitalistas, a dû revenir à l’esprit de Pablo Iglesias : par ailleurs à l’époque, quoique globalement en accord politique avec Iñigo Errejón, le mentor de Sergio Pascual, il avait apporté son appui à Teresa Rodríguez lorsque ledit Iñigo Errejón, tenta de brider sa volonté de rester indépendante vis-à-vis du PSOE local ! Peut-être la première alerte sur la cohésion du tandem de la direction nationale.

Le deuxième temps de la riposte iglésiste

Plus spectaculaire, et très coup de poker, que la destitution du responsable général à l’organisation par Iglesias : il le remplace par ... Pablo Echenique. Rappelez-vous, celui-ci avait mené bataille avec Teresa Rodríguez, au congrès de fondation de Vistalegre, pour s'opposer à la structuration antidémocratique du parti que défendait et réussit à faire passer la "troïka des profs" Iglesias, Errejón et Monedero. La presse en rajoute aujourd’hui sur l'habileté de Iglesias à "récupérer" l'un de ses opposants les plus connus et les plus prestigieux pour faire pièce à son "copain" Errejón. En fait les choses sont moins simples. Echenique a évolué depuis Vistalegre et s'est rapproché de Iglesias et donc s'est éloigné de Teresa Rodríguez. Sur l'organisation interne du parti, Echenique a entériné que, non seulement ce qui avait été voté s'imposait à tous, mais il a en plus légitimé ce fonctionnement verticaliste au nom de la nécessité de faire de Podemos une machine électorale efficace. Soit exactement l'argumentation de Iglesias et Errejón (Juan Carlos Monedero, lui, a démissionné de toute responsabilité dans le parti, trouvant que celui-ci se « banalisait » dans le « système » qu’il se propose de faire tomber, mais il a vite mis en sourdine cette critique et s’est consacré à appuyer, désormais en extériorité de l’appareil, l’orientation politique du parti dont je parlerai ci-dessous).

Ce serait pourtant une erreur de s'arrêter à ce que l'on pourrait qualifier de simple ralliement de Echenique à Iglesias et de plate instrumentalisation du premier par le second : en fait, comme l'ont déclaré à l'unisson les deux hommes, le travail de Echenique va consister à rectifier les "erreurs" commises, selon Iglesias, depuis Vistalegre et, pour cela, à redonner plus de poids aux cercles et aux territoires dans la vie du parti. Jusqu’à un certain point cela veut certes dire que Iglesias a compris le danger qu'il y a à continuer avec une structuration aussi antidémocratique du parti, mais ce danger concerne avant tout, dans l’immédiat, son propre contrôle, en tant que secrétaire général, de Podemos : l'appareil émancipé de ses bases devient le champ de bataille fractionnel de certains de ses plus proches camarades pour "prendre" le parti à ses dépens. Pour tout dire je ne suis pas persuadé par l’idée d’une conversion profonde de Iglesias à l'idée d'un Podemos centré sur ses bases. Mon hypothèse, fondée sur ce que sont les paramètres politiques de Iglesias, principalement la primauté qu'il accorde aux combinaisons institutionnelles pour accéder au pouvoir, c'est que ce virage "circulariste" (plus de pouvoir aux cercles) est de circonstance, une tactique pour compenser son affaiblissement actuel opéré par la « scission » des errejonistes. Iglesias a pris conscience qu'il a été floué et qu'il a introduit le loup dans la bergerie en laissant à Errejón et à Pascual tout pouvoir de monter la structure organisationnelle du parti. En l'état actuel des choses, le rapport de force ne lui est pas favorable dans les diverses instances de Podemos et il ne pourra le rétablir qu'en jouant de plusieurs ressorts : d'abord de son charisme, toujours là auprès des militant-es, d'où la nécessité pour lui d'impliquer les cercles, ensuite en profitant de la dualité que porte Echenique (il lui est proche mais il reste auréolé d'avoir une conception démocratique du parti) et enfin en recevant l'appui du courant Anticapitalistas qui, quoique tout, dans le fonctionnement interne, ait cherché, depuis le début, à le marginaliser, a réussi à imposer du rapport de force, en particulier dans ces endroits clés que sont Madrid et l'Andalousie, mais il y a aussi la Navarre ou encore la Catalogne autour du camarade député de l'autonomie Albano Dante, présenté comme proche de Anticapitalistas, qui postule à devenir secrétaire de Podem (contre un proche de Iglesias). En résumé, toujours à mon avis, il ne faut pas se faire des illusions : Iglesias cherche à reconstituer son pouvoir dans Podemos, quand il y sera arrivé, il n'est pas sûr qu'il maintiendra les alliances internes qu'il établit aujourd'hui et que certains prennent trop vite à la lettre comme le moyen de faire du parti une organisation à fonctionnement plus horizontal. Cette hypothèse sera vérifiée ou infirmée par ce que Echenique, avec l'aval de Iglesias, aura proposé pour restructurer la vie du parti.

Les deux faces d’une même médaille : le déficit de démocratie organisationnelle et une orientation politique institutionnelle

Ce qui me fait rester réservé vis-à-vis de ce que Iglesias fait et fera, c'est ce qui est le coeur politique de la direction de Podemos. Iglesias et Errejón, en accord sur ce point, restent des institutionnalistes intégraux et cet institutionnalisme les amène à partager l'idée qu'il faut gouverner avec le PSOE. Point qui, déjà, fait décalage avec Anticapitalistas, lequel, plutôt silencieux sur le retournement qu'a signifié le choix de chercher à faire alliance avec ce qui était considéré, il y a peu encore, comme le parti de la caste, a cependant très vite tiré la conclusion que le choix du PSOE de « faire » avec Ciudadanos (centre droit très à droite !) devait amener à poser qu'il n'y avait plus à courir après le premier. Or, malgré ce choix des socialistes de s'allier avec Ciudadanos et le refus, pour le coup conséquent, de Podemos de l'avaliser par exemple par une abstention lors de l'investiture du secrétaire général du PSOE comme président du gouvernement, Iglesias, comme Errejón, persiste à amener le PSOE à gouverner à gauche avec eux. Certains cherchent à distinguer, d’une part, une tactique iglésiste, sans aucune illusion sur la possibilité de faire une alliance radicale avec le PSOE et qui donc chercherait à faire de la pédagogie populaire : soit la démonstration que, malgré la bonne volonté de Podemos, le PSOE confirme son ancrage à droite, et, d’autre part, la démarche de Errejón crédibilisant pour de bon que réellement le PSOE peut basculer à gauche, quitte peut-être (mais cela reste assez implicite chez lui) à faire des concessions sur le programme ou, à défaut, à accepter de s'abstenir pour rendre possible un gouvernement PSOE-Ciudadanos qui aurait le mérite décisif de faire sauter le PP du gouvernement. Ce qui, tout en donnant satisfaction à tous ceux et toutes celles qui optent dans la population pour la nécessité absolue de mettre dehors le Parti Populaire (PP), permettrait à Podemos d'avancer ses pions en comptant que ce gouvernement gauche-droite décevrait, ce qui ne pourrait que profiter au parti mauve ! On conviendra cependant que la différence entre iglésistes et errejonistes est mineure au regard de la concession faite au PSOE qu’il peut ou pourrait gouverner à gauche ! En un mot : iglésiste et/ou errejoniste, cette orientation est en rupture totale avec le 15-M (les Indigné-es) et avec le choix initial « anticaste » de Podemos de percuter le front le bipartisme structurel du régime de 78 ! Désormais ce bipartisme à combattre pourrait, grâce, selon ce qui est postulé, à un inédit pragmatisme institutionnel de Podemos, muter en un monopartisme à faire sauter. Et tout cela par la mutation assez « irréelle » du second membre de ce bipartisme honni, en outil de lutte contre le premier et inaltérable membre, le PP ! Et par le retour à une logique de « gauche » que Podemos avait pourtant déclaré dépassée au temps de sa jeunesse. Oui, ce parti a vieilli très vite.

On notera par ailleurs que cette crise de Podemos reproduit le défaut essentiel que présente ce parti depuis sa fondation : c'est la direction, et dans la direction, plus exactement le pouvoir personnel de Iglesias, qui réordonne les choses. C'est Iglesias qui vire Pascual, aux instances ensuite de valider la chose ; c'est Iglesias qui intronise Echenique, aux instances de ... Bref la démocratisation annoncée du parti se fait sans qu'aucun débat sur les défauts de démocratie, devenus apparents aujourd’hui, ne cherche à impliquer les militant-es ! Mais il est vrai que le modèle organisationnel adopté lors de la fondation ne s'y prête pas !

Tout cela pour dire que la conversion echeniquiste de Iglesias pour renforcer la participation des cercles et des territoires aux décisions politiques reste surdéterminée par l'orientation de fond dudit Iglesias, une conception de la politique qui, de toute façon, quoique distincte, à la marge, sur la démarche tactique, de celle d'Errejón reste électoraliste-parlementariste : elle n'a rien à faire de mobiliser les forces militantes du parti ou les secteurs sociaux actifs mais devenus assez attentistes, précisément par ce que Podemos, plus exactement le cercle fermé de sa direction, prétend offrir comme possibilités que tout, sa propre crise comme la décision de gouverner avec le PSOE..."pour rompre avec l'austérité", s'arrange par en haut !

Les anticapitalistes de Podemos face à la scission du courant majoritaire

Anticapitalistas se réjouit de la nomination (qui est à confirmer, ce qui n'est pas gagné) de Echenique en comptant qu'il va garder le cap de ce qu'il défendait pour la vie interne du parti à Vistalegre. Déjà, à mon avis, il reste à vérifier ce que sera ou pas cette disponibilité à démocratiser réellement Podemos car sur ce point il avait, comme dit plus haut, mis de l'eau dans son vin. Anticapitalistas accepte de fait de faire contrepoids, aux côtés de Iglesias, à la poussée des errejonistes. D’autant que ceux-ci n'hésitent pas à dire qu'ils n'ont pas renoncé à mener une bataille interne qu'ils estiment rester dans le cadre normal du débat interne. Le silence et la disparition médiatique de Iñigo Errejón, qui contraste avec sa surexposition politique habituelle, montrent que la destitution de Sergio Pascual par Iglesias, avec qui il ne s'affiche plus, ne "passe pas".

A relever, toujours du côté de Anticapitalistas, qu'il profite de la situation pour prendre au mot le souci nouveau chez Iglesias de mettre en avant les cercles et par là, de le reconnecter au peuple. En Andalousie, Teresa Rodríguez et ses camarades viennent, par exemple, d'annoncer leur décision de mettre Podemos en phase avec tout ce que compte la région comme secteurs sociaux mobilisés, en particulier le très combatif SAT (Syndicat Andalou des Travailleurs) de Cañamero et la très radicale CUT (Candidature Unitaire des Travailleurs) de Sánchez Gordillo (il est membre aussi du SAT). Ces derniers, deux prestigieux lutteurs sociaux, le second étant connu aussi pour être le maire de la « commune « de Marinaleda, se sont toujours montrés très critiques envers l'électoralisme de Podemos même s’ils ont appelé à voter pour lui. Il est symptomatique que Anticapitalistas parle de sa volonté de construire rien moins qu’une "marée sociale" et non électoraliste. Une marée, c’est un nom immédiatement connecté à la forme que prirent, dans la foulée du mouvement des Indigné-es, des mobilisations thématiques (féminisme, chômeurs, émigration forcée…) et sur les lieux de travail (santé, éducation). Dans le contexte actuel où les deux sous-fractions de "la" fraction" iglésiste sont en dispute féroce mais convergent pour axer Podemos sur les processus électoraux (mais ne veulent pas d’élections en ce moment car il y a risque que s’y profile un net recul du parti, voir plus loin) il est important que Podemos Andalousie associe sa réorganisation interne à la critique politique ouverte formulée en ces termes par le secrétaire à l'organisation : "Nous avons créé une fissure électorale dans le régime, mais ce n'est pas suffisant. Il ne faut pas mettre ses espérances dans le bulletin de vote, mais dans quelque chose d'autre. Nous avons déjà voté et nous n'avons pas encore récupéré les droits que nous avons perdus. La Troika va recommencer à serrer la vis, de nouvelles coupes sombres sont dans les tuyaux. Il faut préparer les gens à cette situation et accumuler des forces sur le terrain social".

Pour renforcer cette option sociale de sa politique, Podemos Andalousie prévoit de modifier sa structure interne en créant de nouveaux organes décentralisés, des conseils de coordination des cercles des régions (les sous-régions andalouses). Objectif : "l'auto-organisation sociale" ! Façon de prendre les devants et de mettre haut la barre de la réorganisation interne que doit mener Echenique à l'échelon de l'Etat espagnol. Si l'on ajoute que Podemos Andalousie émet une critique, jusque là inexistante chez lui, du recours aux primaires qui scande la vie du parti, on voit que l'onde de choc de la crise, est en train de bousculer les lignes de force établies jusque là. Et bien au-delà de l’Andalousie. Mais n’oublions pas que l’Andalousie (la plus grande, et de loin, communauté autonome) c’est le symbole de la rupture ouverte entre Podemos et le PSOE qui gouverne la région et donc l’anti-schéma iglésiste-errejoniste de tenter l’alliance avec le PSOE à Madrid. L’Andalousie c’est aussi, en lien avec ce qui précède, le fief de la fraction la plus droitière du PSOE avec une Susana Díaz qui attend l’échec d’investiture gouvernementale de son « camarade » Pedro Sánchez pour postuler à diriger le parti, bouclant ainsi la démonstration que, contre ce que défend Podemos au Parlement, il est illusoire de penser sortir les socialistes de leur rôle de piliers du régime. On remarquera au passage que ceux-ci ont renouvelé en Andalousie la majorité pour gouverner grâce à un accord avec… Ciudadanos, modèle que Pedro Sánchez, tout divergent qu’il est avec Susana Díaz, reconduit à Madrid contre les offres podémites de « passer à gauche » avec eux…

Un rendez-vous qui concerne tous ces débats internes de Podemos car il confirme que le mouvement social cherche à se relancer : le 28 mai aura lieu une nouvelle édition des Marches de la Dignité, très connotées 15-M.

Une radicalité électoraliste menacée par un prochain échec électoral

La contradiction majeure que connaissent les partisans podémites de faire une alliance de sommet avec les socialistes, c’est que cette tactique semble scier la branche électoraliste sur laquelle elle repose : les derniers sondages donnent Podemos (et ses alliés locaux) en net recul, près de 4 points en moins, alors que le PSOE progresse un peu (+ 1 point), que le PP perd mais sans qu’il s’écroule (moins 2,6 points) et surtout que Ciudadanos connaît une importante poussée (presque + 6 points) des intentions de votes en sa faveur. Il doublerait Podemos pour devenir la troisième force électorale. Izquierda Unida (IU), le Front de gauche espagnol laminé par les succès de Podemos, progresse également de 1,7 points mais il part de très bas. Une tactique parlementaire qui, d’une part, finit pas bénéficier, au détriment du Podemos « de gauche », au Podemos de droite, Ciudadanos, promu par le « système » pour anticiper sur un effondrement du PP et, d’autre part, rapproche la droite de la majorité absolue (Ciudadanos pourrait s’allier au PP ou s’abstenir pour qu’il gouverne si celui-ci vire Rajoy de la présidence de gouvernement), voilà qui ressemblerait à un douloureux échec de Iglesias et de l’ensemble de la direction de Podemos. Echec qui pourrait accentuer les tensions internes. Par où l’électoralisme vérifie qu’il mène souvent à échouer dans les urnes (voir le Front de Gauche ici) ! Par autonomies, Podemos conserverait, toujours selon le dernier sondage, ses positions dans le cas du maintien de ses alliances avec les forces régionales mais il reculerait quand il se présenterait seul (exception : Euskadi). Voilà qui n’est guère rassurant pour la direction de Podemos à la veille de probables nouvelles élections législatives appelées à retrouver la « gouvernabilité » du pays que les élections du 20 décembre dernier ont mise à mal !

Le dernier sondage :

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L'affaiblissement du courant majoritaire ouvre des espaces pour réorienter Podemos. Rien n'est joué. Mais le sens du mot Podemos (nous pouvons) reprend une nouvelle signification où c'est par rapport à Podemos lui-même qu'il s'agit de pouvoir faire autre chose !

Antoine

Note : dans son dernier livre, Ada Colau, la maire de Barcelone formée dans la lutte contre les expulsions de logements et ayant reçu l’appui de Podemos pour prendre la capitale catalane, toujours très haut dans les sondages, n’est pas tendre avec Iglesias. Ce qui ajoute aux difficultés que connaît actuellement Podemos et pas seulement en Catalogne où, au demeurant, l’objectif avoué de Colau est de créer un parti fédérant-absorbant toute la gauche, Podemos compris ! Avec, comme objectif second, la création d’un destin « national » (au niveau de l’Etat espagnol) pour Ada Colau qui entrerait probablement en collision avec la stratégie de Iglesias et le destin « personnel »-politique que celui se donne.

Article initialement publié sur mon blog de Mediapart : cliquer ici

 


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19 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 25 mars 13:41

    « podemos » est une traduction de « yes we can » !

    Une fois qu’on sait ça, on a tout compris.


    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 25 mars 18:36

      @M de Sourcessure
      Il faut aller au fond des choses. Le nom Podemos ne vient pas en ligne droite de Barak Obama. En Espagne c’est dès 2009 la PAH, la Plateforme des Victimes des Hypothèques, qui a utilisé l’expression « sí se puede ! », « oui on peut ». Je me suis un peu arrêté sur cette organisation sociale qui jouit d’un prestige énorme en Espagne puisqu’elle intervient au coeur de ce qui a fait la crise en Espagne en 2008 : le « système des hypothèques ». On retrouvera des infos sur cette organisation ici : https://npa2009.org/idees/international/etat-espagnol-crises-et-mobilisations-espoirs-et-questions

      Cette filiation directe entre la PAH, plus globalement les Indigné-es mais aussi les Marées, est attestée par ce qu’en dit Ada Colau, l’ancienne présidente de la PAH, devenue maire de Barcelone avec l’appui de Podemos. Pour tout dire, bien que ne regrettant pas cet accord, elle exprime des réserves vis-à-vis de Podemos et plus particulièrement de Iglesias. Justement, entre autres choses, sur le choix de se faire appeler Podemos : « Cela nous a beaucoup déplu qu’ils choisissent le nom de Podemos » a-t-elle écrit alors que c’est son organisation qui avait fait du « Oui, on peut » son slogan dans la rue ! voir ici : http://ccaa.elpais.com/ccaa/2016/03/20/catalunya/1458502186_714721.html

      Tout cela pour dire 1/ qu’il est faux de créer une continuité directe entre le slogan de Obama et le nom de Podemos et 2/ que le fait que le chaînon intermédiaire soit une magnifique organisation de lutteurs et lutteuses sociaux ruine la caricature qui est faite de Podemos et même des Indigné-es comme « non-populaires » ! Est oublié en particulier que les Marées ont répercuté sur les lieux de travail, principalement l’Education et la Santé, la dynamique des Indigné-es (voir aussi mon texte dont j’ai donné le lien plus haut).

      Que Podemos se soit construit comme organisation verticaliste, qu’il dévie vers les institutions les aspirations des Indigné-es est une chose. Que tant les Indigné-es que Podemos ne correspondent pas au schéma canonique du prolétariat révolutionnaire est certain. Mais où ce schéma est-il ancré aujourd’hui dans les peuples ? Le grand mérite de Podemos, malgré ses limites, c’est de déstabiliser le « système » bipartite qui gouverne l’Espagne sans interruption depuis 1978. Aucun parti prolétarien, communiste, etc. n’a été en état de faire le 100e de ce qu’ont fait les Indigné-es et Podemos pour faire exploser ce système en Espagne. Que Podemos ne sache pas exploiter ce qu’il a commencé à faire ne devrait pas amener à dire « Podemos, c’est mort ». Dans ce que j’écris, je montre que Podemos ce n’est pas seulement une direction qui d’ailleurs vient d’entrer en crise, il y a des possibilités de le réorienter en particulier dans un sens anticapitaliste. C’est ce que porte le courant Anticapitalistas de Podemos, dont je parle dans ce billet, avec son projet de se connecter avec le syndicalisme de lutte du SAT ou la CUT. Voilà pourquoi il faut éviter les simplismes du type « le nom Podemos ça mène à Barak Obama ». Dernière précision : le patronat espagnol et tout ce qui fait le « système » en Espagne ont déclaré Podemos ennemi n° 1. Parfois la bourgeoisie voit mieux les choses que certains communistes, comme ceux auxquels Sourcessure nous renvoie pour dégommer Podemos au nom d’une pureté révolutionnaire qui présente un gros défaut : elle est un couteau sans lame !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 mars 21:04

      @antoine (Montpellier)
      Le NPA qui analyse Podémos, c’est l’ hôpital qui se fout de la charité !
      Podémos fait partie de la Gauche européenne présidée par Pierre Laurent.


      Le NPA, comme Podémos, n’ont comme objectif que soutenir le projet d’une Europe fédérale, exactement comme Hollande et Merkel. Sauf qu’ils emballent la fin des Etats Nations dans des discours révolutionnaires sur l’ Europe des travailleurs...

      C’est la même confusion que de confondre le Nouvel Ordre mondial avec de l’internationalisme.
      Le mot INTER- Nationalisme, veut dire « liens entre les Nations » et « coopération entre Nations ».
      Et pas « suppression des Nations ».

      Vous avez encore des leçons à prendre des mouvements de Gauche d’Amérique latine.
      « Le néo colonialisme de la Gauche européenne »
      En Amérique latine, ils sont tous patriotes et anti Impérialistes. Exemple, Cuba.
      Tous les pays de la CELAC sont des pays souverains et indépendants, chacun avec ses lois, sa monnaie et ses frontières. Et ils coopèrent entre eux.

      Podémos, c’est pareil que Syriza ou Mélenchon, des Partis leurres.
      Iglésias, au lieu de soutenir Maduro au Venezuela, soutient ses adversaires.

    • antoine (Montpellier) antoine (Montpellier) 25 mars 23:07

      @Fifi Brind_acier
      Vous avez beau être d’acier dans le nom, cela ne se vérifie pas dans la solidité de l’argumentation. D’abord ledit acier est « trompé » quand il fait du blabla sur le NPA. Je suis membre de ce parti mais ici j’écris sous mon nom dans mon blog personnel de Mediapart comme suggéré par le lien de fin de billet. Pourquoi ? Parce que, voyez-vous, au NPA tout le monde n’apprécie pas de la même façon Podemos. Eh oui, étonnant, non ? Le NPA ne serait pas un parti monolithique ? A part dans certains fantasmes ? Bon, je laisse les fantasmeurs et fantasmeuses à leur doux délire !

      Il reste que Fifi Brind_acier, dont on peut comprendre que les approximations tiennent au « brin » de son acier, s’emballe en alignant une ineptie : sur l’Europe Podemos et NPA = Hollande et Merkel ! Sur la conception du rapport aux migrant-es par exemple ? Ou d’ailleurs les deux derniers ne sont pas tout à fait sur la même longueur d’onde ? Sans parler que le NPA a fait partie de ceux et celles qui ont réussi à convaincre de voter Non à la Constitution Européenne, etc. Bref mon honorable correspondant n’est pas une énormité près ! A part ça oui, le NPA n’est pas pour une France...française. Quant à un internationalisme... des nations, il faudra que mon interlocuteur aille fouiller dans les textes de Marx et Cie pour nous en dénicher la trace ! Il reste que des marxistes ont affiné sur un point : le nationalisme des nations opprimées est progressiste, d’où oui que l’on doive appuyer les revendications nationales en Amérique Latine (mais aussi en Euskadi ou en Catalogne) mais seulement pour autant qu’elles participent d’une oppression subie et exercée par... d’autres nations, celles que l’on qualifie d’impérialismes ! Et là Fifi Brind_acier, il va falloir nous expliquer si la France en Europe est une nation opprimée, dont il faudrait soutenir « la libération » contre .. Contre qui au fait ? Contre l’Allemagne par exemple ? Avec la particularité qu’en Afrique, au Moyen-Orient, ce n’est pas l’armée allemande mais le corps expéditionnaire français ou son aviation bombardeuse...de peuples opprimés, qui révèle tout le profil d’une nation impérialiste ! Au passage, il faut ne pas voir venir le boomerang pour associer sur ces questions nationales le NPA et Hollande ! Où avez-vous vu un front commun du NPA avec ce salaud dans ces affaires ... impérialistes ? Voir http://npaherault.blogspot.fr/2013/01/guerre-du-mali-le-npa-contre-courant-de.html Décidément vous pouvez parler de mes illusions, de ce qu’il faudrait que j’apprenne... Vous connaissez la parabole de la paille dans l’oeil de l’autre et de la poutre dans l’oeil de soi ? Gaffe car il se pourrait qu’il vous faille consulter un ophtalmo !

      Bon tout cela n’est évidemment pas sérieux ! Si l’Europe mérite qu’on lui dise non, c’est parce qu’il s’agit de l’Europe du capital et donc d’une Europe antipopulaire, mais ce n’est pas une raison pour essayer de nous ramener vers une France française (avec la populaire milliardaire Marine Le Pen à la présidence ?) dont le premier effet sera qu’elle nous se coupera, car elle filtrera aux frontières, des autres peuples !

      Podemos, dans tout ça, oui, a l’illusion qu’on peut sortir de l’austérité néolibérale en faisant patte de velours avec la Troïka, celle qui a cassé Syriza. Mais tout le monde ne pense pas pareil dans Podemos et une réorientation est à l’ordre du jour dans ce parti ! Cela peut se comprendre de ce que j’écris, en particulier à la fin de cet article : https://npa2009.org/idees/international/etat-espagnol-2015-annee-electorale-2016-relance-des-mouvements-sociaux

      Allez, Fifi Brind_acier, encore un effort pour mettre un minimum de dialectique dans tout ça !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 mars 07:50

      @antoine (Montpellier)
      " Et là Fifi Brind_acier, il va falloir nous expliquer si la France en Europe est une nation opprimée, dont il faudrait soutenir « la libération » contre .. Contre qui au fait ?« 


      C’est bien le problème de la Gauche de la Gauche, ne jamais chercher quelles sont les origines de la construction européenne !! Elle a été voulue et organisée par les USA, pour le plus grand bonheur de la finance et des multinationales.
      Et elle a été imposée aux peuples européens par le mensonge et la propagande.

       » Qui gouverne réellement la France et l’ Europe ?« Conférence de François Asselineau

       » L’Etat français complice de groupes criminels«  par Jean Loup Izambert, journaliste d’investigation qui confirme ce qu’explique l’ UPR.

      Où j’ai vu que le NPA souhaite une Europe fédérale ? Dans ce qu’écrit votre copain Jaja :
       »Alors notre Europe doit prendre des décisions politiques, et si l’on ne veut pas aboutir à son implosion, il faut que la BCE joue son rôle politique, et que les critères de convergences se modulent en fonction de la réalité des économies, à moins de décider d’un budget européen régulateur."

      Depuis l’antiquité, c’est l’existence d’un budget qui définit un Etat.
      Souhaiter une budget européen = la fin de l’ Etat français.
      Mais vous dites que c’est ce que vous souhaitez.

      Sauf que les Français ne se mobiliseront jamais pour sauver votre Europe en perdition. On ne se mobilise que pour quelque chose qu’on a voulu, pas pour un projet imposé par des mensonges.

      Alors, votre dialectique.....


    • jaja jaja 26 mars 09:17

      @Fifi Brind_acier

      Vous êtes une menteuse (comme d’habitude) et êtes allée chercher la citation que vous m’attribuez faussement ici :
      http://2ccr.unblog.fr/2016/02/18/pour-creer-des-emplois-il-faut-en-supprimer-et-pour-gagner-du-temps-il-faut-arreter-sa-montre/


    • jaja jaja 26 mars 09:25

      @jFifi

      Voilà ce que j’écrivais encore ces derniers jours sur l’UE en dénonçant vos calomnies :

      « Pour le Npa, qui a déja affirmé que l’UE n’était pas réformable, à quoi bon répéter le mensonge de votre mentor, l’énarque de droite. Il est impossible de négocier une sortie en douceur de l’UE avec la bourgeoisie par l’article 50, le cul dans un fauteuil en bouffant des petits fours dans les salons dorés du Capital... C’est en force que la rupture avec les institutions nationales et européennes se fera :

      La Conférence nationale du Npa qui s’est achevée hier l’a encore affirmé :

      « En Grèce, la capitulation et la faillite du gouvernement Tsipras attestent de l’échec de la gauche antilibérale et de sa politique. En France, les députés du Front de gauche ont voté en faveur de l’état d’urgence, renforçant la légitimité des politiques sécuritaires de Hollande, et ses élus participent à des majorités de gestion avec le Parti socialiste dans les exécutifs locaux et régionaux, acceptant de cogérer l’austérité. Cela démontre cruellement que la lutte pour en finir avec l’austérité implique la rupture avec les institutions de la bourgeoisie, tant à l’échelle nationale qu’européenne.
      Pour changer les choses, il faut donc imposer la réquisition des banques pour créer un monopole public bancaire, l’annulation de la dette, l’interdiction des licenciements, une augmentation générale des salaires, l’expropriation des grands groupes capitalistes. »
      http://www.revolutionpermanente.fr/Philippe-Poutou-Candidat-pour-le-NPA-a-la-presidentielle

      Répéter 100 fois la calomnie de votre parti complotiste de menteurs n’en fait pas une vérité ! »


    • César Castique César Castique 25 mars 18:16

      La mouche espagnole aussi, elle en prend plein l’extrémité de l’appareil digestif... smiley



      La plaie, dans les partis politiques, ce sont les psychorigides qui sont convaincus que leurs analyses, orientations, solutions, stratégies et personnalité, sont très largement supérieures à toutes celles de tous les autres.


      La gauche de la gauche, où l’on excelle à couper le quart de cheveu en quatre, est particulièrement favorisée du point de vue des ruptures de haineuses à meurtrières, des excommunications et des techniques de sodomisation des diptères.


      • MAIBORODA MAIBORODA 26 mars 07:45

        @César Castique


        « Y a de çà » , hélas !
        Et Podemos le démontre

      • Alpo47 Alpo47 25 mars 19:47

        J’ai pas tout compris , d’ailleurs je n’ai pas tout lu, mais j’ai l’impression que Podemos, ça fonctionne aussi bien que « les Républicains » ou le Ps chez nous.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 mars 08:01

          @Alpo47
          Podémos a été propulsé, comme Syriza, par les médias, quand les Partis Droite-Gauche se sont trouvés discrédités par la corruption et leur participation à l’austérité voulue par l’ UE.


          Leur discours volontiers révolutionnaires « Nous Pouvons ! », « Nous allons renverser la table », « Nous allons changer les Traités européens », finissent en eau de boudin, dans des alliances avec un Parti Nationaliste comme pour Syriza, ou avec le PSOE comme le souhaite Iglésias.

          Si Podémos arrive au pouvoir, on pourra dire la même chose que pour Syriza :
          « Les Grecs vont maintenant s’apercevoir que Syriza est un Parti leurre ».

        • Alpo47 Alpo47 26 mars 09:27

          @Fifi Brind_acier
          Donc, un « parti leurre » pour donner l’illusion qu’il y a un autre choix.
          Effectivement Syriza est une grande déception, son dirigeant n’est qu’un « gogo danseur ». Il pouvait « renverser la table » et n’a rien fait du tout. Que ses adhérents ne l’aient pas encore lynché est assez inexplicable.
          Chez nous, il y a le « révolutionnaire » Melenchon qui voulait tout casser en 2012 et s’est dépêché d’inciter à voter pour Hollande 10mn après les résultats du 1er tour. Illusion d’un autre choix pour éviter au peuple de s’exprimer dans la rue, car là, tout peut arriver. Il est encore là , prêt à recommencer.


        • MAIBORODA MAIBORODA 26 mars 07:53

          L’extrême gauche a effectivement une fâcheuse tendance à se diviser en fractions qui passent plus de temps à s’invectiver et se combattre qu’à rester fidèles aux idéaux initiaux.
          Podemos, qui peut difficilement se voir appliquer l’étiquette d’extrême gauche , est un conglomérat promis hélas à une impitoyable guerre des chefs et des sous-chefs.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 mars 08:19

            Des fois que l’auteur ait des difficultés à comprendre la construction européenne, il est bon de remonter aux sources : le projet économique des nazis pour l’ Europe Nouvelle pour après la guerre :


            - Une zone économique européenne
            - Les frontières sont des obstacles
            - Un taux fixe pour les monnaies européennes
            - Suppression des barrières douanières
            - Délocaliser les entreprises vers le plus rentable pour les entreprises.
            - Un marché unique
            - Ensemble on est plus fort dans l’économie mondiale.

            C’est très différent de l’ Union européenne ?
            La mariage du capitalisme US et du capitalisme allemand a eu lieu en 2004 :
            « Alliance germano américaine pour le 21e siècle ».
            Le couple franco allemand est une légende urbaine réservée aux gogos français.
            Site de la Maison Blanche .

            • JL JL 26 mars 08:26

              @Fifi Brind_acier,

               
              la différence, et elle est de taille, c’est que l’Europe des nazis était construite par des fous furieux, mais de l’intérieur,.
               
              Je ne sais pas si ceux qui construisent l’actuelle sont fous, mais je ne peux pas croire qu’ils soient des nôtres, ou alors ce sont des traîtres.


            • jaja jaja 26 mars 10:04

              @Fifi

              L’Europe capitaliste sous domination de l’impérialisme allemand, c’est ce que souhaitait le Reich nazi...Les États-Unis d’Europe sous gouvernement Ouvrier et Paysan c’est ce que voulait Trotski, bien avant les délires du moustachu.... Europe socialiste contre Europe capitaliste c’est bien là qu’est la question !

              Le mot d’ordre des « États-Unis d’Europe » était déjà en discussion dès 1923 au sein de l’Internationale communiste bien avant les stupidités de votre mentor Asselineau affirmant : « La construction européenne est le projet d’Hitler »

              Ainsi dans la Pravda du 30 juin 1923 on trouve un article de Trotski qui revendique le mot d’ordre des « États-Unis d’Europe »...

              « En liaison avec le mot d’ordre de « Gouvernement Ouvrier et Paysan », le moment est venu, selon moi, d’avancer celui des « États-Unis d’Europe ». C’est seulement en reliant ces deux slogans que nous disposerons d’une réponse précise, à la fois globale et graduelle, aux problèmes les plus brûlants de l’Europe. »
              https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1923/06/lt19230630.htm

              Mais il s’en trouve ici, sur Agoravox, pour croire aux âneries de l’énarque de droite qui tord l’histoire à sa façon de manière à rendre plus digeste sa soupe infâme...

              Oui l’UE est une saloperie au service du capitalisme ! Non, elle n’est pas réformable et doit être détruite. Oui une Europe socialiste se substituant à l’Europe capitaliste est possible et souhaitable après nous être débarrassés des institutions et Traités de l’UE...

              Bien sûr tout ça ne se fera pas sans mobilisation et il faudra l’intervention des peuples qui ne se contenteront pas d’un simple repli nationaliste sous direction des mêmes capitalistes qui en sous-main dirigent déjà cette société d’exploitation....ce qui est le réel projet de l’UPR : Un projet nationaliste au service des capitalistes et de l’impérialisme français !

              Rappelons au passage que la LCR, l’ancêtre du NPA, a fait campagne contre le Traité de Maastricht -contrairement à Asselineau-... avant d’appeler au Non au Référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Ceci pour éviter d’être traités par le parti complotiste UPR de suppôts de l’UE smiley


            • Aristide 26 mars 11:12

              @jaja et @fifi


              Une lutte de titan !!!

              C’est vrai que c’est assez savoureux de voir le chantre de la révolution d’un coté et la groupie asselinesque dans cette lutte à qui sera le plus anti.

              Une petite palme à Fifi pour son énumération des bienfaits européens du nazisme. Il manque la construction d’autoroutes, l’encouragement à l’industrie, la démocratisation de la bagnole, ... Comme quoi, même à l’ENA ont est capable de dire de grosses c...ies.

              Et j’aj le retraité en goguette dans les manifs de jeunes, pour nous expliquer ce qu’est la vraie révolution, ouahh, il fait peur le syndicaliste en retraite à 50 ans. 


            • jaja jaja 26 mars 11:21

              @Aristide

              C’est petit... La retraite à 50 ans ? quelle rigolade ! Quand à toi bien sûr qu’on ne te verra pas manifester... trop occupé à cracher sur les mômes en lutte derrière les vitres de ton commissariat... Un point commun avec Fifi... la calomnie...


            • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 26 mars 11:27
              A l’ auteur
              C’ est un très bon article mais qui ne ressitue pas le début le crise et le mal-être de nombreux militants de PODEMOS suite à l’ échec des négociations avec le PSOE.Il est à noter que l’ arrogance de Pablo Iglesias et ses prétentions ont coupé court aux premières négociations et ont provoqué indirectement l’ alliance PSOE-Ciuatadan’s.Aujourd’ hui PODEMOS essaie de recoller les morceaux cassés avec les socialistes mais le mal est fait.Ceux-ci ont signé un accord avec les libéraux centristes pour ne pas être pris en otage par les podemistes...
              Beaucoup de sympathisants de PODEMOS regrettent la stratégie d’ Iglesias qui, le lendemain des élections, à mis sur la table la question du référendum en Catalogne alors que le pays a d’ autres priorités sociales bien plus urgentes.Beaucoup d’ électeurs de gauche ne pardonnent pas à Iglesias ses erreurs de positionnement même si maintenant il essaie de rectifier le tir...

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