@Monica, comme je répond tardivement, je ne sais pas si vous reviendrez lire, mais je vous dois au moins cette réponse.
L’analyse des causes de ce qui a conduit ce président à la gouvernance est large et variée. Il existe un multitude d’angle de vues. C’est vrai qu’il y à de quoi s’interroger sur le discernement populaire, rétrospectivement, surtout lorsqu’à priori (mas en le regarsant a postériori) , nous savions déjà à quoi nous en tenir, en sachant que voter pour lui nous conduisait là ou nous en sommes. Je ne suis nullement surpris pour ma part, et j’aurais préféré ne pas être déçus, en étant donc surpris.
Nous sommes ainsi sur la même longueur d’onde.
J’ai une analyse très persennelle sur le fait que les patriarcats, castrateurs, sont encore très virulants, en ce que l’infantilisme et le paternalisme rassure le peuple qui peut aussi manquer de confiance en sa valeur collective, et de conscience de celle-ci, tout comme les individus manques de confiances en leur valeurs individuelles et de conscience de la valeur profonde de la dignité de leur propre existence.
Ainsi , dans ce vide là, pouvons nous projetter sur l’image paternelle, survalorisée, l’idée du grand chef, sauveur et providentiel, plus ou moins "dieu le père tout puissant"..C’est un grand classique des attentes forcément déçues, de de fait même. Et pourtant, c’est bien sur cette image de la sur-puissance que jouent les bonimenteurs paternalistes qui briguent le pouvoir pour ne représenter au final que leur pairs, ceux qu’ils adulent et idéalisent eux-même... IL s’agit là de pathos et de névrose infantile, rien de bien plus glorieux.
C’est là ou la place de la femme, est encore difficile à prendre, dans la mesure ou si les femmes ne se montrent pas elle-même "telles le pater-familias", dans ce schémas forcément étriqué et usé, elles risquent ne ne pas être entendu et respectée.
C’est à mon avis ce qui a fait que Ségolène Royale, marquant sa différence, n’est pas passée et n’a pas été soutenue par les éléphants, eux même enfermé dans ce schéma patriarcal "rassurant", mais stérile et ne créant donc rien de neuf, n’affrontant aucun inconnu, ne partant à la découverte d’aucune nouvelles terre.. Mais elle a planté les graines du renouveau, cepandant.
Bref, la grande engueulade générale, relative à l’imposture présidentielle actuelle, a bien son aspect "exutoire", mais contient aussi son enfermement dans le pathos collectif duquel ne sort pour le moment rien de nouveau. Nous sommes donc assez d’accord, même si chacun le modélise selon ses propres filtres et sa culture.
Disons qu’il y a la conscience de la problémtique posée, mais pas a solution pour en sortir, dans la mesure ou le pouvoir actuel se sert et se nourrit de cette conscience pour se renforcer, dans ce qui apparait "l’impasse, le mur dans lequel fonce la société". C’est si je me trompe, ce que vous tentez de démontrer.
Bref, la solution consiste à sortir du cadre, à regarder les choses sous un angle inhabituel, en ouvrant véritablement son coeur et son esprit, en ne focalisant pas sur la problématique, mais en croyant réellement que l’on peut transformer l’impossible, en possible..
Pour ça il faut aspirer à un ou des événéments imprévus, avoir confiance dans l’inéluctable changement.. Nous entrons là dans une dialectique bien moins rationnelle, peu rassurante, ou la peur de l’inconnu, du changement, a un rapport avec la peur de la mort et du renouveau, de la renaissance, là ou il devient bien plus difficile d’avoir du controle et de prévoir ce qui peut advenir, réellement..
Edgard Morin à parlé de la métamorphose... De ce point de vue nous devons accepter que le féminin à un rôle bien plus important à jouer, que ce machisme contrôlant se voulant "viril" et "protecteur", qui se "la pète" pour nous démontrer au fond toute l’étendue de son impuissance à faire changer quoi que ce soit de probant..