Etre français, se sentir français, vivre en France
MM. Sarkozy et Besson ont lancé un « débat sur l’identité nationale ». De
nombreuses personnes ont refusé ce débat, qu’elles ont jugé inutile et
dangereux car il divise les Français et stigmatise les étrangers.
Des propos racistes, xénophobes (mêlés heureusement à des propos humanistes soigneusement filtrés) furent publiés sur le Site Internet de M. Besson consacré à ce sujet. Plusieurs personnes témoignèrent du fait que ce débat était pipé, les modérateurs du Site rejetant les propos qui n’étaient pas dans la ligne clairement affichée par la bibliographie proposée en référence.
Nous avons été nombreux à refuser de participer à ce « débat » organisé par le gouvernement, vu la dénomination même du Ministère dirigé par Mr Hortefeux, et vu la politique de Sarkozy. Ce « débat » semble en effet avoir, parmi ses objectifs, celui d’exacerber les tensions entre diverses composantes de la nation et, en confrontant immigration et identité nationale, de rallier des électeurs tentés par les thèses du FN.
Mais nous sommes quelques-uns à avoir pensé également que certaines questions soulevées, de façon explicite et implicite, par ce prétendu « débat » devaient être posées ailleurs et dans nos termes. Car nous savons que toute question évincée ou forclose devient encore plus pernicieuse.
Dans tous les médias, où s’expriment des opinions diverses, notamment sur Agoravox, nous avons pu lire des arguments contradictoires concernant ce « débat sur l’identité nationale », au-delà du clivage droite/gauche. Les controverses ont été enflammées par deux événements : l’interdiction de construire de nouveaux minarets en Suisse, et la Commission sur l’interdiction du port de la burqa en France.
L’une des questions récurrentes que révèle à cru ce débat sur « l’identité nationale » (qui en est peut-être une expression ou une conséquence plus qu’une cause), est la suivante : pourquoi certains musulmans et l’intégrisme musulman suscitent-ils la peur ? Pour de nombreuses personnes de gauche, s’exprime dans cette peur une haine pure de l’autre, de l’étranger, que Sarkozy a réanimée sciemment.
Il est indéniable que Sarkozy détourne et biaise des questions, dans une stratégie qui n’est pas seulement d’enfumage, mais, plus grave, d’engluage. Sarkozy dévoie des termes, des notions, des personnes, des références, des thèmes, conduisant la gauche à s’en défier, voire à les rejeter, à les lapider. De ce fait, la gauche entre doublement dans la glue de Sarkozy, puisqu’elle ne pense plus dans ses termes à elle, mais contre ses termes à lui. Elle oublie par exemple que des questions comme « qu’est-ce que se sentir français », « comment participer pleinement à la vie citoyenne quand on est étranger »…nous nous les posions, bien avant que Sarkozy ne soit élu ou que le FN n’en fasse ses choux gras. Rejeter ces questions comme de mauvaises questions et les résumer par la seule notion de « racisme », est de fait un engluage.
Il y a certes une composante raciste plus ou moins xénophobe dans la peur à l’égard des musulmans. Comment la nier ! La peur des musulmans met en jeu des fantasmes qui ont un lien direct avec la colonisation. C’est le message principal de l’Appel au contre-débat lancé dernièrement, dont le but est de révéler le vrai débat sous-jacent mais caché : "le passé colonial de la France et ses héritages dans le présent (immigration, connaissance de cette histoire, guerre des mémoires, mélange des notions d’intégration et d’assimilation)". Les auteurs de l’appel proposent de recentrer le débat dans les prochains mois vers d’autres enjeux : valoriser les mémoires autour de l’esclavage parce que c’est notre patrimoine commun, lutter contre les diatribes violentes qui ne voient que "communautarisme" ou "repentance" lorsque l’on parle de la diversité des origines et des cultures, rappeler que lorsqu’une société a rendu son passé inaudible (colonisation, esclavage...) a marginalisé une partie de ses histoires (immigrations, luttes ouvrières…], elle remplace la réflexion par le fantasme [1].
Mais la xénophobie et l’histoire coloniale n’expliquent pas tout.
1) Se sentir français, vivre en France versus être français
Sarkozy a pipé le débat en parlant de « l’identité nationale », réifiant ainsi un illusoire et trompeur « être français », opposé au « non français ». Or nous ne sommes d’abord français que par contingence comme le dit Maurice Maschino, la francité étant une catégorie juridico-politique dont le signe de reconnaissance est avant tout la carte d’identité nationale [2].
Cependant, comme le rappelle Jean-Claude Barreau, la France est le résultat d’une action politique séculaire de la monarchie, puis des républiques. Elle est donc une nation avant tout « politique », alors que d’autres pays d’Europe sont davantage des pays « ethniques ». Il y a davantage de différences entre un Alsacien (ethnie germanique), un Breton (ethnie celte), un Dunkerquois (ethnie flamande) et un Marseillais (Méditerranéen métissé) qu’entre, par exemple, un Serbe et un Croate. Mais une volonté politique séculaire a tissé des liens affectifs forts. Une langue commune est parlée par tous et une mentalité commune, qui apparaît « spécifique » aux étrangers, s’est esquissée. Le peuple français a génétiquement beaucoup changé, l’immigration ayant considérablement métissé les ethnies françaises originelles. « La France, ce pays politique, est aussi un creuset puissant, un dissolvant efficace qui efface avec sa laïcité les différences trop marquées ».[3]
La question n’est peut-être pas tant dans « l’être français » que dans le « se sentir français », et dans le « vivre en France », en tant que membres d’une collectivité mouvante mais tout de même existante.
Dernièrement, à entendre certains amis de gauche, il fallait quasiment avoir honte de se sentir français car on excluait les étrangers. On faisait violence à ceux qui ne se sentent pas français.
Mais pourquoi leur ferait-on violence ? Il y a probablement autant de façons de "se sentir français" qu’il existe de citoyens français. A chacun son sentir français, voilà tout.
Doit-on juger la question de « se sentir français » totalement non grata parce que par exemple un théologien et chercheur en sciences religieuses dit : « Moi, je ne peux pas définir mon identité : je suis de confession musulmane, amoureux de la littérature arabe et je baigne dans une culture et une langue françaises avec tout ce qu’elles véhiculent de contrastes criants et perspectives étalées à l’infini. Ma conviction était naïvement, que ma spécificité cultuelle et culturelle soit un plus, un embellissement supplémentaire qui s’insère harmonieusement dans la Cité française. Car si je développe le sentiment d’être un corps greffé, je n’obtiendrai l’estime ni de moi-même, ni de mon environnement. »[4] ?
Puis-je répondre, sans être suspectée de racisme, que sa façon de définir son être d’abord en termes de confession religieuse ne correspond pas à la mienne, foncièrement laïque ? Et que nos deux façons de sentir notre appartenance et/ou notre participation à la France sont aussi respectables l’une que l’autre ?
La contingence de la francité ne doit pas nous empêcher de nous référer à un socle commun républicain spécifique, toujours en mouvement, modelé au cours de notre histoire, sur notre sol, inscrit dans notre Constitution, et véhiculé par notre langue, ses dialectes et ses accents pointus ou chantants, notre culture ouverte aux vents de monde entier.
Ce socle est le respect des principes fondamentaux (que d’autres pays partagent) : la Liberté, l’Égalité de TOUS les êtres humains, la Fraternité (ou la Solidarité), la Laïcité, avec les spécificités et couleurs de notre histoire, de notre géographie, et de nos macarons [5].
Vivre en France, que l’on « se sente » ou non français, implique une participation à la vie républicaine, dans le respect de ces principes fondamentaux. L’intégration n’est ni une inclusion (« l’identité comme chez soi ») ni une assimilation (« l’identité comme chez toi »), mais un processus d’ajustement réciproque, où les droits et les devoirs doivent être pris en compte simultanément. La liberté individuelle doit se confronter, pour chaque citoyen, aux valeurs collectives de base de chaque pays dans lequel il vit - que nous appelons joliment les valeurs des Lumières.
Or certains citoyens musulmans entrent parfois en contradiction avec l’un ou l’autre de ces principes : celui de la laïcité, et celui de l’égalité des hommes et des femmes. Ils apparaissent de ce fait comme « refusant de s’intégrer » pendant qu’eux-mêmes se sentent « obligés de s’assimiler ». Comme le dit Malika Sorel, « lorsque l’on émigre dans un pays de culture très différente, on rencontre inéluctablement des difficultés d’adaptation. Ces difficultés sont d’autant plus conséquentes que ces migrants arrivent dans une société dont le référentiel culturel est profondément différent du leur. Si de plus, la société d’accueil ne leur précise ni les codes, ni les règles qui la régissent, ni les lignes blanches à ne pas franchir (socle de valeurs fondamentales), alors inévitablement leur insertion dans cette société deviendra conflictuelle, voire impossible » |6].
2) L’égalité des hommes et des femmes
Nous sommes nombreux à être choqués par la burqa, la restriction des enseignements dispensés aux filles, les mariages forcés, l’interdiction pour les femmes de consulter un homme médecin - pratiques qu’apportent certains défenseurs d’un Islam intégriste, d’obédience salafiste, dont nous redoutons le prosélytisme.
On nous dit que nous devons respecter la liberté des gens de s’habiller comme ils le veulent. Avec une burqa si les femmes le souhaitent. La burqa serait-elle un habit comme un autre ? Nous sommes nombreux à ne pas en croire un mot.
Les femmes doivent déjà faire contre mauvaise fortune bon cœur quand elles vont dans certains pays arabes, afin de respecter leurs coutumes. Nous voyons avec le cœur serrée les journalistes étrangères masquer leurs cheveux « impurs » pour rencontrer des leaders politiques.
On nous dit que ces pays ne sont pas de vraies démocraties. Et alors ? Nous devrions donc, au nom de notre démocratie, accepter que des femmes se baladent en France dans des prisons ambulantes, et en même temps respecter les coutumes des pays non démocratiques, qui nous dénient notre statut d’êtres humains libres, alors que nos cheveux n’appartiennent qu’à nous et n’ont rien d’impur ? Nous devrions, pour « respecter certains immigrés », écorner nos valeurs si chèrement conquises et accepter des coutumes indignes pour les femmes, alors même que nombre de personnes de pays musulmans les combattent ?
On nous dit que ces femmes déguisées en prisons ambulantes en France sont libres. Elles ont choisi de se voiler, elles le disent, le clament, le revendiquent même contre la volonté de leur père ou mari.
Mais nous connaissons bien la force de l’oppression, qui fait collaborer les opprimés à un système leur assignant une place et une identité rigides. Oh, nous ne sommes pas naïfs : les femmes en France et partout sont formatées pour être objets du désir des hommes. Mais il y a des graduations dans le formatage. Porter des talons aiguilles qui entraînent des lombalgies est une chose, mais avoir les pieds bandés jusqu’à en devenir handicapée, ou être enfermée dans une prison de tissu en est une autre. Oui, sans conteste, la burqa est une objectivation beaucoup plus grave.
Les « Français de souche », comme le disent les arboriculteurs de la nationalité, ne sont pas les seuls à le penser. Des femmes et des hommes musulmans le pensent aussi, et luttent partout pour que cessent ces coutumes violentes.
Tahar Ben Jelloun décrit : « Une femme enveloppée entièrement d’un voile noir, mains gantées de noir, et sur la fente, pour qu’elle puisse voir, elle a posé des lunettes noires. Un fantôme, une chose qui bouge à peine, mais ne parle pas. Une chose noire qui se meut à peine, mais dont on ne voit ni le corps ni aucun membre. Peut-être quelqu’un d’humain est là » ? [6]
Abdelwahab Meddeb énonce fermement : "Le visage couvert est retiré de la circulation urbaine comme de la relation intersubjective ou mystique. Aboli le visage qui est, encore selon Levinas, "le lieu d’une ouverture infinie de l’éthique ». Le niqab ou la burqa, extension du hidjab, est un crime qui tue la face, barrant l’accès perpétuel à l’autre. C’est un tissu qui transforme les femmes en prison ou en cercueil mobile, exhibant au cœur de nos cités des fantômes obstruant l’entrée aux vérités invisibles du visible." Et il ajoute : "Le niqab vient d’être interdit dans les espaces scolaires et universitaires d’Al-Azhar au Caire, la plus haute institution sunnite. Son patron, M. Tantawi, a rappelé que le niqab n’est pas une obligation divine, une farîd’a, ni une disposition cultuelle, une ibâda, mais une âda, une coutume. Et le mufti d’Egypte, Ali Juma, confirme cette assertion : il s’agit d’une coutume arabique antéislamique que l’islam est en mesure de dissoudre » [8]
Et le collectif laïc de sensibilité musulmane, Mosaïc, lance un appel, rejetant toute forme d’appropriation de l’Islam qui se ferait au service d’éléments sectaires, et précisant qu’aucune religion ne peut justifier l’asservissement de l’être humain, notamment des femmes. [9]
Voilà toutes les questions fondamentales que nous devrions poser, dans nos termes, en intégrant dans les « histoires » de nos peuples, non seulement le colonialisme et l’esclavage, mais également la lente conquête heurtée des droits des femmes, et les oppositions entre laïcité et religions.
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De l’angélisme, mon bon morice, comme ces gauchistes indécrottables qui ne peuvent envisager la criminalité que comme le résultat de la société capitaliste.
Des extrémistes occupent le pavé à Paris, bloquent les rues pour la prière, jouent à la police, et vous voudriez qu’on se dise "ce n’est rien", "tout va très bien" ? Une pratique INCONNUE de l’Islam tradititionnel, et de tout autre courant religieux d’ailleurs, l’attentat suicide, devient désormais le modus opérandi de tous les illuminés qui se réclament de l’Islam à travers le monde, et vous voudriez que cela ne suscite pas peur et incompréhension ? Un état se réclamant de l’Islam et se disant en rapport avec l’Imam absent massacre, torture, opprime ses habitants ; d’autres mouvements, comme les talibans, qui ont leurs partisans jusque dans les banlieues, mutilent, lapident, exécutent pour des questions de tenue, de moeurs, de pratiques religieuses, et vous voudriez que les gens n’en aient pas peur ?
Ou alors vous avez des oeillères idéologiques, ou alors vous vivez dans une tour d’ivoire. Ou alors, tout simplement, les petits arrangements entre la mairie de Roubaix (puisque vous connaissez bien la région, n’est-ce pas ?) vous paraissent relever du casuel dans une société multiculturelle.
Que la peur de l’intégrisme musulman soit utilisée pour détourner le regard d’autres questions brûlantes, comme la mainmise bancaire, les inégalités scandaleuses, les concentrations de pouvoir quasi-dictatoriales, j’en conviens. Mais cela ne veut pas dire que le problème n’existe pas, et qu’il ne soit de taille.
Nous avons des réponses différentes. On n’a pas créé ex nihilo des questions, elles se posent. Il n’est qu’à lire certains commentaires pour s’en rendre compte.
Le tout est de les prendre à bras la pensée, sans culpabilité, pour mieux travailler le Vivre ensemble, en France.
Car, contrairement à ce que laisse entendre votre premier commentaire, la question est de Vivre en France, et certainement pas de mourir pour elle !
On a là avec Momo un bel exemple de langue de bois, d’hypocrisie et de manipulation de la pensée. Vous remarquerez que jamais Momo ne répond aux questions qui lui sont posées sur l’islam , ce que Tall a si bien pointé A la question d’Armand posée à Momo : pourquoi les extrémistes musulmans font peurs ?) ...lui, il détourne systématiquement ce genre de question. Là il répond à cette même question : "Ben Laden n’est pas venu tout seul..." et quand on connait le sujet de prédilection obsessionnel de Momo, on devine tout de suite à quoi il fait référence. Au fond l’Imam de Tourcoing s’en tape du danger islamiste, il le nie systématiquement ou pire, il le justifie par les méfaits de l’Occident. Alor la question qui se pose devant une telle attitude et face aux 45 articles de ce triste sire sur la CIA est : qui est MORICE ? , En effet, quel genre de gugusse peut tenir ce genre de position aujourd’hui, sinon à être l’un des ambassadeurs de ces gens là ? :->
Résumé de l’article de l’auteur. "Le lancement du débat est certes raciste,manipulé et blabla,mais faut quand meme en parler..."
iIntérprétation : "je me crois subversif,car j’ai compris la manipulation du gouvernement pour diviser le peuple dans cette grave crise,mais je fais quand meme le jeux du système,car dans le fond ,les musulmans me font peur quand même,car je suis zombifié a TF1,France 2,3—Jusqu’a M6,et je lis le monde,le figaro tous aux ordres du système et de la pensée dominante"
Je vous conseillerais bien de lire l’article et l’ensemble du Fil avant de porter, évidemment en début de Fil pour que cela soit bien visible, des jugements aussi... hum hum...
Mais vu la fin de votre message... je m’en abstiens.
Vous lisez donc le Figaro Madame, Gala et regardez TF1 ?
Pas moi, désolée, nous n’avons pas les mêmes valeurs, je ne mange pas de ce pâté-là
Puis-je compléter ? L’important n’est pas d’où tu viens mais qui tu es ... et ce que tu deviens !
L’important n’est pas ce que tu es, mais ce que tu fais ... et ce que tu veux faire !
L’identité d’un être est effectivement multiple, variable selon les lieux et les moments...
Mais cette affirmation ne doit pas nous empêcher de nous questionner sur notre identité collective.... et sur les fondements collectifs de notre identité.
Par Romain Desbois(xxx.xxx.xxx.168)10 janvier 2010 20:21
@Monica Oui vous avez bien complété, cal va dans le même sens.
Par contre j’ai du mal à concevoir une identité collective. C’est pour moi un oxymoron. Ou alors alors l’on parle d’identité communautaire, ce qui n’apporte pas grand chose (même si je ne suis pas contre). seulement l’on peut avoir plusieurs identités "communautaire". Par exemple femme, noire, homosexuelle et cheminote. Quatre communautés identitaires !
L’une des questions récurrentes que révèle à cru ce débat sur « l’identité nationale » (qui en est peut-être une expression ou une conséquence plus qu’une cause), est la suivante : pourquoi certains musulmans et l’intégrisme musulman suscitent-ils la peur ?
parce qu’on l’a créée, et parce qu’ici certains viennent l’attiser tous les jours en mélangeant frange extrémiste et religion...
Nous avons des réponses différentes. On n’a pas créé ex nihilo des questions, elles se posent. Il n’est qu’à lire certains commentaires pour s’en rendre compte.
Le tout est de les prendre à bras la pensée, sans culpabilité, pour mieux travailler le Vivre ensemble, en France.
Car, contrairement à ce que laisse entendre votre premier commentaire, la question est de Vivre en France, et certainement pas de mourir pour elle !
De l’angélisme, mon bon morice, comme ces gauchistes indécrottables qui ne peuvent envisager la criminalité que comme le résultat de la société capitaliste.
Des extrémistes occupent le pavé à Paris, bloquent les rues pour la prière, jouent à la police, et vous voudriez qu’on se dise "ce n’est rien", "tout va très bien" ? Une pratique INCONNUE de l’Islam tradititionnel, et de tout autre courant religieux d’ailleurs, l’attentat suicide, devient désormais le modus opérandi de tous les illuminés qui se réclament de l’Islam à travers le monde, et vous voudriez que cela ne suscite pas peur et incompréhension ? Un état se réclamant de l’Islam et se disant en rapport avec l’Imam absent massacre, torture, opprime ses habitants ; d’autres mouvements, comme les talibans, qui ont leurs partisans jusque dans les banlieues, mutilent, lapident, exécutent pour des questions de tenue, de moeurs, de pratiques religieuses, et vous voudriez que les gens n’en aient pas peur ?
Ou alors vous avez des oeillères idéologiques, ou alors vous vivez dans une tour d’ivoire. Ou alors, tout simplement, les petits arrangements entre la mairie de Roubaix (puisque vous connaissez bien la région, n’est-ce pas ?) vous paraissent relever du casuel dans une société multiculturelle.
Que la peur de l’intégrisme musulman soit utilisée pour détourner le regard d’autres questions brûlantes, comme la mainmise bancaire, les inégalités scandaleuses, les concentrations de pouvoir quasi-dictatoriales, j’en conviens. Mais cela ne veut pas dire que le problème n’existe pas, et qu’il ne soit de taille.
On a là avec Momo un bel exemple de langue de bois, d’hypocrisie et de manipulation de la pensée. Vous remarquerez que jamais Momo ne répond aux questions qui lui sont posées sur l’islam , ce que Tall a si bien pointé A la question d’Armand posée à Momo : pourquoi les extrémistes musulmans font peurs ?) ...lui, il détourne systématiquement ce genre de question. Là il répond à cette même question : "Ben Laden n’est pas venu tout seul..." et quand on connait le sujet de prédilection obsessionnel de Momo, on devine tout de suite à quoi il fait référence. Au fond l’Imam de Tourcoing s’en tape du danger islamiste, il le nie systématiquement ou pire, il le justifie par les méfaits de l’Occident. Alor la question qui se pose devant une telle attitude et face aux 45 articles de ce triste sire sur la CIA est : qui est MORICE ? , En effet, quel genre de gugusse peut tenir ce genre de position aujourd’hui, sinon à être l’un des ambassadeurs de ces gens là ? :->
L’Islam EST totalitaire et exclusif. Comme l’était sans doute l’Église des Catacombes. Le christianisme, émasculé peut maintenant vivre avec l’État laïque. L’Islam, non. Ce n’est pas une critique de l’Islam. c’est un constat et un salut à un adversaire respectable. Mais il n’y a pas de place pour des Musulmans en Occident.
Oui, l’Islam est totalitaire SI il est au pouvoir, mais s’il n’est pas au pouvoir ? La bonne question est : l’Islam peut-il accepter d’être relégué à la sphère privée et que ses "lois" soient inappliquables et inappliquées ? (ce qu’a dû accepter le catholicisme en France, par ex.)
Au musulmans de répondre… mais pas la poignée de fondamentalistes qui font régner la loi (leur loi), la peur et qui sont sensés les représenter...
L’islam n’est pas une globalité, mais une infinité de courants religieux. Rappelons également que certains musulmans sont laïcs.
La religion musulmane a sa place en France comme toutes les autres religions : ni plus, ni moins.
Le problème est le refus de certains courants musulmans très actifs, encore minoritaires, les salafistes, de s’adapter aux principes démocratiques des pays, parce qu’ils ont une vision politique de la religion, qui est aux antipodes de certaines des valeurs de notre pacte social.
Les femmes porteuses volontaires de burqa, dans une pays qui refuse l’effacement d’un être humain, son visage surtout, derrière une bâche, peuvent apparaître comme les chevaux de Troie de cette logique salafiste qui est, de fait, radicalement contraire à deux principes de base de notre démocratie : l’égalité homme/femme et le primat de la laïcité sur la religion.
Par terrienhope3(xxx.xxx.xxx.158)9 janvier 2010 11:42
être français ahahahahaha c’est déposé par qui cette sous marque ???? l’elite monarchique nous trahi tous les jour et faut se sentir français,,, je n’ai aucun respect pour la France des sionistes qu’ils nous considèrent déjà comme des êtres humain ont verra après parce que le seul truc que j’entend en ce moment c’est le pouvoir d’achat par ci pouvoir d’achat par la le seul truc qui nous reste et encore c’est le pouvoir d’achat !! et plus pour longtemps d’ailleur.
Etre français, ce n’est pas ce que je revendique. Avez-vous lu mon article, ou seulement son titre ?
Se sentir français et vivre en France, oui, je le revendique. Chacun avec ses modalités, dans le respect de celles des autres... et des valeurs républicaines..
La France des sionistes ? De quoi parlez-vous ? Je ne vis pas cette France-là.
Quel rapport avec l’article ? L’auteure fait un effort très sérieux pour analyser une question difficile ( elle le fait très bien), et en réponse elle reçoit un ricanement sur "la France des sionistes"... Allez, on vous laisse avec votre "seul truc". Une chose intéressante, quand même, dans votre propos : "qu’ils nous considèrent". "Ils ?", "nous ?", voilà qui fera plaisir à Môssieu Besson et Môssieu Hortefeux.
Cependant il y a une erreur que nous faisons tous. Celle qui consiste à mettre tout sur le dos de Sarko.
Bien entendu il est l’instigateur de ceci quoique pas sur.
Mais il y a des complices. Et en premier lieu tout un gouvernement, et surtout des gens que je n’aurais jamais soupçonné de participer (ou de laisser faire) à un tel simulacre de débat ... hein m’sieur Kouchner !!!
C’est ce qui me fait dire qu’il y a quelque chose de viscéralement pourri au royaume de Pipole 1er.
Le fait de prêter trop de pouvoir à Sarkozy laisse dans l’ombre la part des autres.
La part de tous ceux qui alimentent directement la machine à haine ou qui, sous couvert de "grands principes" apparemment "bien sous tous rapports", se mettent la tête dans le sable... et laissent le boulevard à la pensée et à l’action d’extrême-droite.
Toute question mérite d’être posée, et débattue, de façon dialectique, sans opposition frontale.
La dialectique (appelée aussi méthode ou art dialectique), est une méthode de discussion, de raisonnement, de questionnement et d’interprétation qui occupe depuis l’Antiquité une place importante dans les philosophies occidentales et orientales. Le mot « dialectique » trouve son origine dans le monde grec antique (le mot vient du grec dialegesthai : « converser », et dialegein : « trier, distinguer », legein signifiant « parler »). Elle aurait ainsi été inventée par le penseur présocratiqueZénon d’Élée[1] ; mais c’est surtout son emploi systématique dans les dialogues de Platon qui a popularisé l’usage du terme.
La suite chez Wiképédia.
Sans intérêt, tout se décidera dans la cour des Grands et vrais influenceurs.
Encore une fois, quel rapport avec l’article ? Qu’est-ce qui vous dérange donc tant dans la démarche de l’auteure, que vous cherchiez à faire dévier la discussion ?
Par terrienhope3(xxx.xxx.xxx.158)9 janvier 2010 12:23
je n’ai rien contre l’auteur et je ne vois pas ou je dévie le débat est la pour noyer le poisson sur les autres problème enfin je n’ai que la compréhension de la France d’en bas n’est-ce-pas ?
"La burqa serait-elle un habit comme un autre ?" écrivez-vous. Bien sûr que non ! Nous sommes d’accord. Mais le vrai problème n’est-il pas que l’imprégnation anglo-saxonne (droit - procédures contre le terrorisme, le plaider coupable- ; règles économiques et commerciales toujours à l’avantage des anglo-saxons ; les sous-produits culturels ; la dictature de la langue anglaise (jusque dans les locaux de Bercy ou dans des réunions où il n’y a que des français..., sans parler des modes d’emploi et des fiches techniques et des chansons au texte insipide...) au mépris de la loi Toubon ; le survol illégal et "secret" de notre territoire et les écoutes tous azimuts avec le programme échellon ; une Europe de Bruxelles dirigées par gens placés, formatés, manipulés par les Américains (près de 40% des commissaires de la dernière commission avaient fait leurs études aux USA dont un grand nombre dans l’université formant les cadres de la C.I.A.) qui veulent faire entrer la Turquie, l’Ukraine, l’Arménie et après l’Azerbaïdjan) pour mieux diluer les grandes nations occidentales (renseignez-vous sur les régions transfrontalières créées artificiellement et financées par Bruxelles... notamment). On pourrait continuer longtemps tellement la liste est longue et depuis longtemps. On pourrait parler de R. Schuman et de Monet, au service des USA, des financements américains tout azimut, durant plusieurs décennies, jusqu’au syndicat F.O. et les intellectuels d’après guerre...
Le danger de devenir une banlieue laborieuse du monde anglo-saxon est encore bien plus grand que le danger des fanatiques islamiques, surtout lorsqu’une bonne partie, est entretenue, encouragée, provoquée, quand ce n’est pas créée par nos amis anglophones... Arrêtez-vous un instant sur les faits du dernier évènement du vol Amsterdam-Chicago...
A 100% contre la burqa, qui n’est même pas un élément de l’islam. J’ai même vu une femme avec une burqa et des talons aiguille. Dans ce cas précis, était-ce alors une manifestation de soumission et de fanatisme... ou une façon (maladroite sans doute) de chercher son identité dans un monde sans repère ou le racisme monte et va monter très vite avec les évènements qui vont se précipiter ? Mais n’oublions pas tout le reste...et même le comportement de l’Occident depuis plus de 2 siècles dans les pays mulsulmans... Et c’est ce que ce "débat" a fait et grossièrement !
Mais quesaco ce débat à la "mormoileu" ? Que signifie aujourd’hui, au 21°siècle, "identité nationale" ? Tout au long des années, au gré des vadrouilles, j’ai digéré un tas de valeurs, de règles, de lois, de bouffes et de vins, et voilà qu’aujourd’hui je me trouve allègrement pourvu d’une montagne "d’identités nationales" qui ont largement contribué à forger mon alchimie personnelle. En outre, athée convaincu, j’ai été également juif, chrétien, catholique, protestant ou musulman, selon mes périples et sans jamais avoir eu à en souffrir. Toutefois les ingrédients qui m’ont permis de mieux réfléchir et donc de mieux forger ce qui allait être ma vie, sont venus de la mer Méditerranée et en premier lieu de la France où j’ai pu, par exemple, rencontrer Villon, Rutebeuf, Chateaubriand, Rousseau, Voltaire, Hugo, Camus, Brassens, Ferré, Brel etc... Mais la plupart, sinon la totalité, d’entre ceux là,c’est à l’école, racine de toutes les racines, que j’ai commencé à les croiser. Alors conclusion au lieu d’identité nationale débattons un peu de ...L’ECOLE ! Amen, Ainsi soit-il et Inch’Allah !!!
à Monica, Loin de moi la pensée de suggérer le débat vain, tel que vous le lancez. Au contraire. Je puis vous assurer que je respecte votre démarche. Ma réflexion, mon interrogation brutale, ne vous était pas adressée. Elle l’était en direction de ceux qui ont eu, une fois encore, l’idée - regrettable - de lancer un énorme pavé dans la mare France... dans laquelle le PS a une nouvelle fois bu la tasse. Amitiés et bon courage.
Par terrienhope3(xxx.xxx.xxx.158)9 janvier 2010 12:19
je vais modérer mes propos ayant apprécié l’article mais ce qui m’énerve c’est que viens faire un débat pareille en ce moment ??? y a pas d’autre thème a débattre de plus important les patrons voyou le système bancaire qui ruine notre pays nos soldat en Afghanistan envoyer par l’autre nabot et eux nous pondent LE DEBAT SUR L’IDENTITÉ NATIONAL
Ce débat est là, il n’empêche pas d’autres débats. Il est là parce qu’il met en jeu des questions sociales, qui ne sont pas anodines. Surtout quand on est une femme.
Le fait de poser une question n’empêche pas d’en poser d’autres. Je m’en pose plein d’autres, comme vous !
Je suis troublée par le fait que certains ne veuillent pas se poser cette question et viennent le dire à quelqu’un - moi - qui la pose d’une façon, me semble-t-il, nuancée.
C’est certes leur droit. Mais s’ils jugent la question inutile, qu’ils ignorent l’article.
En revanche, s’ils le lisent, qu’ils répondent aux arguments me semblerait plus intéressant pour la discussion. Et non pas d’opposer, une fois de plus, musulmans, sionistes...
être musulman, se sentir français, vivre en France.
Voilà le vrai débat qui vient d’avoir lieu, idem pour l’article, j’aurais même tendance à ajouter ... "vivre en Europe" suite aux évènements qui ont eu lieu en Suisse, Italie, Belgique et Angleterre.
Je souscrit à cet article pour l’essentiel Mais il y a parfois une confusion entre musulman et arabe Je connais beaucoup de personnes d’origine maghrébine qui sont indifférentes ou athées Meddeb qui parle de la "maladies de l’Islam’ à propos de ses formes dévoyées et assez tardives (wahhabisme, salafisme...) mérite d’être lu
Bah ! je vois ça régulièrement devant la mairie du XXème, grosses bagnoles et youyous. Au fond ce n’est que la tradition franchouillarde en pire...faire du bruit, se faire remarquer et faire croire qu’on est bourré aux as. Société du fric et du gaspillage indécents
Par Thierry LEITZ(xxx.xxx.xxx.195)9 janvier 2010 12:28
Le port de la burqa serait une coutume arabique antéislamiste...
Son fondement ? Que la femme a vocation à être abusée et qu’il faut donc la soustraire au regard du mâle débordant d’hormones ? Je me pose la question. Il faudrait la poser à ceux qui sont favorables ou complaisant à l’égard de cette coutume.
La chevelure féminine serait un outil de séduction ? une invite à une relation consentie ou non ? Donc, il vaut mieux la cacher... Oui mais alors le visage ? Un visage gracieux, c’est sacrément séduisant au fait... Oui, donc cachons le aussi... Et voilà la burqa.
Ne serait-ce pas l’avidité sexuelle de l’homme et son refus de maîtriser ses émotions/pulsions qui débouche sur cette accumulation d’entraves à la liberté des femmes à vivre normalement dans un espace public ?
Il faudrait analyser les origines exactes de la burqa et traiter son usage indépendemment des autres considérations "politiques" sur l’islamophobie ou le sionisme qui sont deux écueils majeurs à la raison et aux Lumières.
Par Cosmic Dancer(xxx.xxx.xxx.149)9 janvier 2010 13:11
Bon courage à vous, Monica, face au Trollissime. Gageons qu’en fin de journée, après avoir été traitée de bêtasse (dixit Morice), vous finirez fasciste, nazi (un toc du même, atteint d’une forme particulière de la maladie de La Tourette), voire "blonde"...
pas tous les musulmans (en France, un certain nombre ne pratiquent pas la religion ou si peu : les fêtes par ex.) ; j’ai l’occasion d’en rencontrer de temps en temps, et je peux vous assurer que la burqa ils ne la supportent pas... Pour eux la burqa c’est de la provocation " pour emmerder les Français " comme ils disent. Et pour ce mufti ils sont bien plus sévères que nous, ce qui est logique après tout.
1) la burqa comme vous le savez est un vêtement traditionnel Afghan. Cette burqa donc ne peut être cautionné par les musulmans qu’elle laisse toutefois indifferent. Les coiffes bretonnes disparues en dehors du folklore j’imagine également la mise au placard de ce vêtement handicapant lorsque les personnes s’en habillant trouveront un emploi, l’émancipation de ces femmes à burqa passant aussi par le travail comme ce fut le cas pour les européennes ; chaque chose en son temps personellement je n’ai jamais vu de burqa à Marseille
2) je sort mon Peterbilt pour écraser votre carosse looool
Etes-vous au courant de cette nouvelle, produite hier sur ce site, et qui arrive maintenant en seconde position des infos les plus lues ? (Je parle de ce site, pas des médias "institutionnels"...).
C’est parce qu’on a pas assez
protesté contre Guantanamo (boulot, chômage, souccis de toutes sortes,
manipulations permanentes...) qu’’ils" sont passés à un cran au-dessus
encore. Et avant Guantanamo, pour la guerre, et avant pour l’embargo
(avec 500 0000 enfants morts -rappelons-nous la déclaration
d’Allbright ! )... Il en reste combien avant le désastre irrémédiable ? Car
enfin, n’oublions pas qu’au coeur de cette information inimaginable il
y a quelques années encore, aux USA, comme en Europe, le terrorisme
n’est plus directement du ressort de la justice mais des fonctionnaires
de police (Patriot Act, lois Perben...) : en un mot, un simple petit fonctionnaire des organes de sécurité (même sans être aux ordres du Politique !) zélé, raciste ou... seulement con, irresponsable... peut décider que vous êtes potentiellement un terroriste et vous rentrez dans l’engrenage : tout sera alors possible !!! Ce sera pourra être chacun de nous...
Lisez le sociologue Jean-Claude Paye et vous commencerez à joindre les 2 bouts de ce qui nous attend avec ces malades. « La fin de l’État de droit » (Éditions de La Dispute, 2004) - www.silviacattori.net/article379.html
Avez-vous écrit votre article, que je comprends par ailleurs très bien, en connaissant cette info sur la décision de la Cour Suprême des USA, à la demande d’Obama ?!
Qu’est-ce qui est le plus indigne et le plus grave pour l’avenir de l’humanité ?
Mon article a été soumis à Agoravox le 1er Janvier. Je ne pouvais donc avoir lu un article du 7 Janvier , n’ayant pas une machine à anticiper le temps
Cependant, pour vous répondre sur le fond :
Je ne cherche pas à établir de hiérarchie dans mes indignations. Je tente de les intégrer dans le même mouvement.
Poser une question - projeter la lumière sur des faits - n’empêche pas de poser d’autres questions et d’éclairer d’autres faits. C’est l’intérêt de participer à un méda comme Agoravox, non ? Chacun apporte sa pierre à l’édifice.
C’est un message que je me surprends à répéter à plusieurs commentateurs. C’est comme s’il fallait lutter pour poser une question !
"L’objectif
de Nicolas Sarkozy est de consolider les positions qu’il a prises en
2002 sur l’électorat traditionnel du Front national, en vue des
régionales"
-"Il
est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt
nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au
fondement de notre République"
-"Quand on pose de mauvais questions, on obtient de mauvaises réponses. Avec ce questionnairepréparé par le ministère de l’immigration], on est dans un vrai foutoir. Je regrette qu’on ne réfléchisse pas avant de lancer des débats pareils... Au fond, la seule question identitaire qui vaille, c’est « qu’est-ce que l’homme ? » Or pour moi, c’est une question universelle, pas nationale... En ces temps où l’on redécouvre toute l’humanité d’Albert Camus (Nicolas Sarkozy ayant proposé de transférer au Panthéon les cendres de l’écrivain, mort il y a bientôt 50 ans), comment peut-on ouvrir un débat aussi douteux ? Pour éviter les crispations, j’aurais préféré qu’on se demande : « Qu’est-ce que la Nation ? »
Pour moi, c’est tout simplement la République. A partir de là, les élus
auraient pu s’interroger sur les politiques mises en œuvre à l’école,
dans les quartiers, à travers l’urbanisme, pour apprendre à être
français..."[ (M.Piron -UMP)
-"Il
est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt
nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au
fondement de notre République"
Oui, Zen !
Voilà la seule chose à faire, pour sortir de ce débat pourri qui, finalement, ne se résume qu’à "l’intégration" ou "l’assimilation" de ressortissants arabes ou blacks.
Et la confusion est largement entretenue entre arabes et "islam" (dans son acception intégriste, de préférence).
Les arabes ne sont pas tous musulmans, et les musulmans ne sont pas tous intégristes, loin s’en faut ; la grande masse des croyants musulmans pratique un islam tolérant, qui ne pose aucun problème dans une société laïque.
Être français, c’est disposer de la carte d’identité nationale, d’où qu’on vienne, c’est respecter les lois de la République laïque, c’est accepter de voir confiner l’exercice de la religion à la sphère privée, c’est tout.
Le reste fait partie de l’identité personnelle, et regarde chacun, dans la mesure où il ne porte pas tort aux autres. .
Mais quand c’est l’état lui-même (du moins ceux qui sont au pouvoir) qui s’attaque aux principes fondateurs de liberté, d’égalité, et de fraternité (c’est à dire de solidarité), en sapant un à un les éléments de ces principes, en détruisant le tissu social, en divisant le pays en communautés, en se faisant le valet des puissances financières mondialistes qui n’ont de cesse de détruire les états, leurs lois et leurs identités, pour laisser place à la dérégulation transnationale, la vraie question à poser est aux dirigeants ; qu’est, pour vous, l’identité nationale, et qu’en faites vous ?
Est-ce qu’on pose la question de l’identité nationale aux descendants d’émigrants dans les sphères du pouvoir ?
A Sarkozy de Nagy Bocsa ? A Balladur ? A Devedjian ?
L’islam, comme toutes les autres religions, doit s’exercer dans la sphère privée, dans le respect des lois de la République ; sans être plus stigmatisé ni moins que les autres religions.
Celle qui doit être dénoncée, avant tout, est celle qui procure, et de loin, le plus de dégâts, c’est la religion de l’argent à tout prix et du profit ; peu de chance qu’elle soit mise en cause dans ce pseudo-débat...
Réunis pour la première fois dans la presse, l’auteur d’« Eloge de l’amour » et celui d’« Un coeur intelligent »,
débattent de l’identité nationale, de la politique sarkozyste et
d’Israël. Un affrontement idéologique d’une rare violence, qui a été
arbitré au « Nouvel Observateur » par Aude Lancelin, et dont voici le
verbatim intégral
Je conseille à tous nos concitoyens, prisonniers de leur identité fantasmée de lire ce papier et de méditer les positions philosophiques de Badiou dernier des grand intellectuels révolutionnaire de France.
Dans le débat Badiou/Finkielkraut, les positions de Badiou m’ont heurtée.
Il traite les Suisses d’"abrutis" et il juge que les" féministes", par leur "coquetterie identitaire", sont responsables des errances sur ces questions.
Badiou fait selon moi partie de ce que j’appelle de façon provocante la "gauche molle" qui croit tout bien penser, alors qu’elle pense parfois bien à côté... Badiou ne comprend manifestement pas certaines relations de pouvoir qui traversent notre société, dont la violence symbolique et physique qui s’exerce par le biais des religions... à l’encontre des femmes.
Quand à Finkielkraut, il dit des choses très belles sur la France qu’il a adoptée, et qui l’a adopté, alors que sa famille avait connu des épisodes bien sombres de notre histoire...
Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)9 janvier 2010 13:38
@MONICA "s’exerce par le biais des religions... à l’encontre des femmes."
On a pu s’apercevoir du programme occidental de libération de la femme dans les sociétés du moyen orient en Irak et en Afghanistan ,le parachutage de la mascarade démocratique à l’aide de bombes à fragmentation. Qu’est ce que la liberté ?c’est répondre à votre vision pour le moins étroite et sectaire de la définition des rapports humains ?on ne peut calquer ses schémas au reste du monde,toute société humaine est composées de différences philosophiques, religieuses profondes,il faut respecter les aspirations de chacun,il ne suffit de voir dans certaines postures des symboles d’aliénation de la femme pour qu’il en soit ainsi, c’est un peu plus complexe madame,vous palabrez sur ce que vous ne connaissez point,on parle pour les autres ,il faut toujours des porte- paroles de la condition féminine, les bonnes bourgeoises confortablement installées qui prodiguent leurs bons conseils du haut de leur tour d’ivoire mais ignorent tout du quotidien de celles qu’elles prétendent émanciper ,des porte- paroles des minorités pour qui la trahison est un objectif politique et j’en passe et qui eux aussi confortablement installés dans leurs certitudes,leur confort et leur mépris des classes laborieuses font leur petite cuisine politique par pur opportunisme,ces pseudo représentant du progrès et de l’émancipation ,je suis Algérien d’origine je ne crois plus en vos enfumages permanents depuis belle lurette,tout ça c’est de l’habillage idéologique, du discours consensuel,hypocrite, visant à masquer la persistance de discriminations, une vision suspecte de l’altérité,bref la persistance de schémas coloniaux et l’islamophobie n’est autre que la construction d’un racisme respectable. Je suis musulman et rejoins parfaitement Badiou qui lui à bien identifié la réelle menace, celle des dominants qui mettent cette planète en coupe réglée et amusent la galerie en ressortant les vieilles recettes identitaires ,la construction de la menace islamique,il s’agit de renverser l’ordre établi et non de se focaliser sur quelques stupidités qu’on brandit à tous les lobotomisés de la société d’abondance après la disparition du péril rouge. Tout le reste n’est que discours creux pour combler le vide intellectuel installé depuis le triomphe du néolibéralisme et des penseurs de marché,les penseurs à la petite semaine à la solde des intérêts de caste.
Par vergobret(xxx.xxx.xxx.117)9 janvier 2010 18:25
racisme respectable dominants qui mettent cette planète en coupe réglée et amusent la galerie en ressortant les vieilles recettes identitaires
Baltha, il n’y a pas d’autre analyse possible que la vôtre. Nous avons là le gouvernement de la fracture sociale, qui s’est révélé incapable de maintenir le peu de cohésion du pays et dont ce n’était d’ailleurs pas l’objectif. Il se contente de désigner du doigt les anomalies pour être repris avec empressement par une majorité, tu parles d’un débat. C’est la politique de l’évitement. Il eût été plus urgent de continuer l’histoire du colonialisme afin de comprendre enfin quels furent les tenants et conséquences de celle-ci. Il en fut tout autrement. La France est gouvernée par un conseiller du président, C.G, qui nous impose son idéologie bornée et dangereuse (selon les mots de Chirac, qui l’avait évincé pour cela même qui fait plébiscite ce jour). Il circulait ceci, après l’élection : Les cadres sup méprisent les cad’moyens qui méprisent les ouvriers qui méprisent les chômeurs qui méprisent les étrangers qui méprisent les clochards qui méprisent les chiens...C’est la politique avérée et reconnue de la fracture sociale. La burka est un énième hochet que s’empressent de saisir la plupart des français eux-même inaccessibles à l’autocritique sous peine de clash grave, c’est pas dans les mœurs françaises. On préfère incriminer les autres, ce qui nous permet de passer outre nos propres abbérations. Quitte à tondre les femmes qui ont flirté avec l’énemi, une fois le danger passé.
Je suis né ds un pays musulman d’Afrique Noire, francophone, et j’y ai appris le respect des musulmans du lieu, qui sont pétris d’humanité, et voir leurs prosternations fait partie de ma culture, que je considère comme enrichie du fait. En réponse à un autre commentaire lu bien plus haut : ma g-mère était bigouden, portait la coiffe et je n’ai jamais remarqué qu’elle fût embarrassée de ce port et encore moins handicapée, pas beaucoup ici auraient pu la suivre au champs ou à la danse... Au Japon les accoutrements ne posent de problème à personne. Pour ce qui me concerne, je ne tolèrerai pas qu’un gvt m’empêche de me voiler la face quand je l’estimerais utile et les juges risqueraient de se lasser de mon clientélisme assidu pour cette essoine. Ne sommes-nous pas tous en liberté provisoire ? On peut tjs évoquer une gauche molle, elle ne cachera pas la droite dure, et puis que signifie le clivage drt/gch à l’aune de l’Europe ? Pas grand-chose, encore un hochet...
Je pense que la façon de s’habiller ne pose pas de problème ce qui en pose un c’est pourquoi s’habille t’on de cette façon.
Le fait qu’une femme se voile ne pose pas de problème ce qui m’en pose un c’est qu’elle veuille m’indiquer qu’elle ne s’intégrera pas dans notre société en portant se dernier où pire encore que son mari ne veuille pas que sa femme s’intègre dans la société française.
Par jack mandon(xxx.xxx.xxx.77)15 janvier 2010 09:58
@ MONICA
"Voilà toutes les questions fondamentales que nous devrions
poser, dans nos termes, en intégrant dans les « histoires » de nos
peuples, non seulement le colonialisme et l’esclavage, mais également
la lente conquête heurtée des droits des femmes, et les oppositions
entre laïcité et religions".
Votre article est bien écrit et bien centré.( psychologiquement bien sur, quoi que...)
Vous aimez voir l’harmonie et la nuance dans les propos de chacun, vos avis sont mesurés mais ils suscitent selon moi encore beaucoup d’incompréhension.
Par delà les débats politiques qui ne sont souvent que des alibis pour projeter sur le voisin nos propres travers, nos griefs et notre incompréhension pour la différence, vous décrivez des faits pour lesquels nous devrions avoir un regard et une écoute objectives... Compte tenu du sujet phosphorique, vous avez su par vos propos contenir l’incendie.
J’apprécie beaucoup votre délicatesse de langage alliée à votre rigueur de penser.
J’en profite pour glisser dans vos commentaires cette pensée d’Oscar Wilde à l’intention de vos détracteurs déclarés ou cachés.
" Chaque fois qu’on produit un effet , on se donne un ennemi. Il faut rester médiocre, pour être populaire.
extrait : ... il est communément admis aujourd’hui que les religions et les différentes confessions, tout comme la société civile dans son ensemble, jouent un rôle essentiel dans la recherche de solutions durables aux défis qu’affrontent l’Europe et le monde. C’est pourquoi le choix a été fait d’intituler cette conférence « La crise économique et financière : les apports de l’éthique pour la gouvernance économique à l’échelle européenne et mondiale
En plus, avec la burqa, nous sommes confrontés à une stratégie du grignotage. Au-delà des rares cas d’adhésion religieuse authentique, il ne faut jamais perdre de vue que des islamistes mais aussi de pieux salafistes appliquent les recommandations du Conseil européen de la fatwa. Dans cette instance, les militants sont exhortés à agir dans la légalité afin de gagner, en Europe, des parcelles de visibilité en faveur de la loi islamique.
Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)9 janvier 2010 12:47
“Parler d’une fracture Orient-Occident n’a aucun sens”
Georges Corm est une voix qui compte dans le monde arabe. Auteur libanais de nombreux ouvrages sur l’histoire, la religion et le développement au Moyen- Orient, il vient de publier “L’Europe et le mythe de l’Occident”. Rencontre à Beyrouth. Propos recueillis par Amélie Duhamel
Par Brocéliande(xxx.xxx.xxx.164)9 janvier 2010 12:53
Chère Monica,
Tout d’abord merci pour cette longue et riche analyse. Je m’arrêterai dans un premier temps sur une de vos affirmations que je partage : De ce fait, la gauche entre doublement dans la glue de Sarkozy, puisqu’elle ne pense plus dans ses termes à elle, mais contre ses termes à lui.
J’irai même un peu plus loin. Sarkozy, à propos du voile intégral parle désormais de résolution et non plus de loi, laissant le soin à Copé d’en parler. On sent le même partage des taches à l’affut de l’électorat, à gauche. Conviction ou chasse aux voix ? Faire de la politique, une nécessité en démocratie, qu’est-ce exactement ? Convaincre sur ses convictions ou attraper le pouvoir coûte-que coûte et le garder en dépit de tout ?
A partir de quel moment, le régime démocratique n’est plus ? lorsque Daniel Cohn Bendit décide que le peuple suisse a mal voté et qu’il faut le faire revoter ? Que l’union des grands de l’Europe signe de traité de Lisbonne, et Sarkosy contre la volonté du peuple français ?
Je partage votre inquiétude devant l’irresponsabilité des politiques, de droite et de gauche, qui vont dans le sens du vent... de leur pouvoir et de l’électorat supposé à conquérir.
Et je partage aussi votre perplexité devant le jugement de Cohn-Bendit, décrétant que les Suisses avaient eu tort de refuser la construction de nouveaux minarets, et qu’il fallait les faire revoter après leur avoir expliqué que... que quoi d’ailleurs ?
Emmanuel Todd a répondu dernièrement en ce qui concerne la France : ils ont tort de croire qu’ils ont peur de l’islamisme radical, car en fait ils n’ont plus peur, l’intégration des musulmans étant réussie.
J’aime bien Emmanuel Todd, mais je n’oublie pas qu’il est l’ancien chantre de la fracture sociale (qui porta Chirac au pouvoir hum hum). Et je me demande si, en nous racontant une belle histoire, hélas contredite par beaucoup de gens "sur le terrain", il ne serait pas tenté de devenir le rebouteux de l’intégration
Bel article, mais permettez moi de ne pas débattre avec vous, cela pourrait nous diviser et stigmatiser mon origine. Par contre je suis prêt à débattre du sujet à mes conditions, au café "D’ moncoin" de 8 à 12h et ceux qui ne seront pas d’accord avec moi seront évidement des intolérants, xénophobes, etc...
Plus sérieusement, que des propos racistes se soient exprimés sur le site de M. Besson,il n’y a rien de surprenant, c’est l’expression de ce que pensent certains qui se sentent agressé par "l’autre", peut-être n’ont ils pas été comme vous baigné par les lumières... Les culpabiliser et les rejeter est aussi une forme d’ intolérance et pour peu qu’ils n’ont pas la couleur de votre peau ou votre religion, de racisme ou d’ostracisme. Ne pas tomber dans ce travers, c’est faire preuve d’humanisme.
Aie, j’ai mal au dos, c’est la grosse fôte à Sarko !
Comme je le dis et le répète à nombre de commentateurs, la question des inégalités sociales, économiques, ne doit pas nous empêcher de poser d’autres questions. Notamment celles de l’égalité des hommes et des femmes, de la laïcité, qui ont émergé à travers le débat initié par Besson et Sarkozy. Et ces questions ne sont pas réduites par les questions sur la lutte des classes.
Le totalitarisme est constitué par les élites financières, industrielles, mais également intellectuelles et politiques. Il nous faut résister sur tous les fronts à la fois.
Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)9 janvier 2010 13:50
@Monica "Notamment celles de l’égalité des hommes et des femmes, de la laïcité"
On a pas attendu les barbus ,pour mettre à nu les profondes disparités salariales entre homme et femmes et les processus de domination qui découlent de votre bel ordre démocratique ,la société occidentale porte en elle les germes de l’inégalité de la prédation et vous prétendez déceler chez les autres ces phénomènes,ces gens sont tout simplement moins hypocrites que vous et sont en accord avec leurs principes,en islam la polygamie est inscrite dans les textes chez vous est inscrite dans les mœurs. Vous vous focaliser sur ce qui n’a pas d’importance et qui permet aux dominants de poursuivre leurs politiques de destruction de l’état social,vous êtes des complices de ce marché de dupe visant à valider les normes, c’est à dire accepter la soumission. Il n’a rien de pire que les esclaves qui prétendent être libre.
Par Cosmic Dancer(xxx.xxx.xxx.149)9 janvier 2010 13:56
Mais bien sûr, Abdel IIIe, chacun sait que l’égalité hommes-femmes n’existe pas, que le féminisme est à l’origine de tous les malheurs des femmes, que la laïcité est une dictature et la démocratie un totalitarisme.
Autrement dit, n’est-ce pas :
"La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force."
Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)9 janvier 2010 14:16
@Cosmic Il aurait été étonnant que tu ne rejoignes pas les positions de ton intellectuel réactionnaire préféré,aujourd’hui tous les ânes bâtés de France peuvent tenir des discours savants sur la complexité de l’organisation d’une société,les courants et les crises qui la traverse,pourvu qu’ils épousent les schémas dominants,le reste n’a que peu d’importance.On donne la parole aux plus médiocres,les chiens de garde du consensus dominant qui viendront encore nous servir la parole de leurs maitres, en construisant la menace, nécessaire au renforcement des outils de la coercition.
Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)9 janvier 2010 14:36
@Cosmic "La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force."
Pour une fois je suis tout à fait d’accord,on a donné le prix Nobel de la paix au président de la première puissance génocidaire et coloniale au monde,la liberté pour les peuples d’Irak les palestiniens et les Afghans s’est transformée en un enfer permanent,la force brute et brutale des équipées sauvages occidentales venues prétendument apporter la farce démocratique aux indigènes en détruisant systématiquement leur mode de vie,leurs musées, leurs familles, leurs espoirs, leurs pays.On glorifie le mal et le crime en prétendant désormais que ça incarne le bien et les valeurs progressistes,peut on tomber plus bas et faire plus cynique ?
@L’auteur, Je ne suis pas français, mais belge. Je tiens à le rester. Pourquoi ? Est-ce parce que je ne me trouverais pas bien en France ou est-ce qu’en France, les lois et les manières de vivre ne correspondent pas à ma manière d’être de prononcer une langue qui nous est commune à 90% mais qui pour 10% nous est spécifique ? Une culture commune mais qui diffère par certains points très marqués. Il est clair que même avec la même langue, on dira de moi "c’est le Belge en vacance". On ne retient pas le nom de la personne, mais son origine. Est-ce qu’en France, j’aurais trouvé un emploi, un logis comme il me plairait d’avoir ? Républicains ou parlementaires ? Une démocratie ? Elle n’existe pas, là où elle devrait. C’est à dire là où on travaille tous les jours. Pas question de roucouler en votant pour votre chef au bureau ou à l’usine. Voilà, le genre de question que devrait se poser tout candidat à l’émigration. L’article reflète un peu trop cet antagonisme entre gens qui pratiqueraient l’islam et les Français "souchés". A Bruxelles, nous avons combien de nationalités, croyez-vous ? Ils viennent de partout et cela sans avoir une histoire commune comme vous avec l’Algérie. Pourtant, tout est une question de générations. L’étranger d’aujourd’hui deviendra le Français ou le Belge de demain. Le métissage est programmé et pas seulement en France ou chez nous. L’identité, c’est cela comme l’histoire du douanier
Permettez-moi de préciser que j’aborde la question de l’Islam radical, comme tout le monde, parce que certaines des coutumes mises en avant par un petit nombre de musulmans heurtent des marges de disharmonie en France et dans un nombre grandissant de pays d’Europe, même en Grande-Bretagne.
Ce n’est pas moi qui réduis la question à cela : elle se concentre là-dessus, de fait.
Il est intéressant que vous puissiez écrire sans honte : "Je ne suis pas français, mais belge. Je tiens à le rester."... Tant de Français aujourd’hui n’osent plus le dire, redoutant d’exclure des gens ou d’être racistes...
Ne vous méprenez pas sur mon commentaire. Je comprends très bien cette disharmonie que nous mettons aussi en exergue avec une certaine crainte de l’autre. Mais on ne peut s’arrêter à ce genre de réplique. Elle est bien plus multiple que cet opposition. Comme je le disais souvent c’est une question de générations et d’éducation pour le mixage se passe mieux et s’harmonise. En dessous de 6 ans, des jeunes ne voient pas ce genre de différence. L’éducation qu’elle soit républicaine ou autre doit laisser le libre choix après avoir bien fait comprendre où est le bénéfice d’une culture plutôt qu’une autre. Chez nous, la question se pose par le soucis d’empêcher le foulard à l’école jusqu’à un certain âge . Quand je dis " Je tiens à le rester" je ne parle pas en tant que "belge noir jaune et rouge", mais comme celui qui aurait cet esprit typiquement belge et qui en éprouverait du plaisir à l’utiliser. Ce n’est aucunement du racisme, ni du protectionnisme. C’est une question de communion d’idées et de bien être indépendamment de la couleur de la peau. Ceux qui ne partagent pas et c’est tout à fait possible, peuvent décider d’aller voir ailleurs. Dans ma jeunesse, j’ai pensé le faire, bien plus loin qu’en France et puis cette envie est passée. Ai-je bien fait ? Je ne le saurai jamais. Ou peut-être dans une deuxième vie.
Par balthasar1er(xxx.xxx.xxx.189)9 janvier 2010 14:04
@Monica Les orientalistes ont façonné l’image de l’arabe à travers les siècles,ça a fini par imprégner l’inconscient collectif,votre petit périmètre mental,votre provincialisme d’esprit vous conforte dans vos certitudes, vos jugements,vos croyances imbéciles en la supériorité de vos systèmes de valeurs applicables en tout moment et en tout lieu,aller lire autre chose que la littérature de supermarché qui nous submerge madame !
L’Orientalisme, l’Orient créé par l’occident (Broché) Lorsque l’on se mêle d’écrire sur le voyage, ou de raconter sa vision
de l’étranger, faudrait-il relire l’ouvrage de l’universitaire
palestinien Edward Saïd. Le portrait que nous prétendons dessiner de
l’Autre, n’est en effet généralement qu’une plaisante caricature, voire
la triste apologie de notre propre image. La lecture de Saïd aide alors
à ne pas raconter trop de sottises… Dans son livre, Saïd étudie
l’orientalisme comme type de discours que notre société a tenu (et
tient encore), sur l’autre autant que sur elle-même. Certes, il s’agit
de ceux qui portent sur l’homme du Proche et du Moyen-Orient, musulman
et arabe. Mais la pertinence de la méthode a fini par constituer la
matrice de ce genre d’étude. Or cette histoire du discours sur l’Autre
est proprement édifiante : sa différence lui fut toujours refusée. De
l’orientalisme universitaire à celui de l’imaginaire, un seul mot
d’ordre : taire l’Autre. Même « positivement », son modèle aura été celui
de l’homme blanc de Kipling. Etre blanc, depuis lors, n’est pas autre
chose que d’entrer dans un processus d’auto-confirmation. Il nous
revient donc « naturellement » de définir l’humanité non blanche, de la
penser, de la conter. Le style caractéristique des experts en Orient ne
se retrouve-t-il pas jusque dans nos soirées diapos ? Dans cette
rhétorique de jugements définitifs faisant suite à d’éblouissantes
descriptions narratives…—Joël Jégouzo—
Pissefroid, Je suis d’accord avec vous. Chacun est une entité unique. Responsable. Sans s’entourer de verrous et de préjugés. Mais là, c’est pas garanti sur facture.
Mais je vous en prie, débattez, débattez de tout ce que vous voulez... Ce n’est pas moi qui vous en empêche !
En revanche, suis-je autorisée à débattre des questions que j’ai tenté de poser ? Ou bien dois-je me coltiner l’éternelle rengaine "vous posez la mauvaise question" ?
Si je ne croyais pas au concept de pensée unique, ça me dirait quelque chose :->
Que puis-je vous répondre ? Vous savez mieux que moi ce que je pense, ce contre quoi je me bats. Vous savez mieux que moi ce qui est important, ce qui ne l’est pas. Vous n’appréciez pas mon approche, et vous la fustigez. Vous parlez d’un "chez moi" que vous semblez ne pas apprécier non plus
Je comprends donc que mes questions sur Vivre en France ne vous intéressent pas. J’en prend acte. Bien à vous.
Pour certains toute cette histoire semble tourner au vinaigre. Hier soir dans l’émission de France 2 "Vous aurez le dernier mot", les écrivains Patrick Rambaud et Philippe Sollers ont carrément traité Sarkozy de diable. Il faut voir le visage décomposé de FO Giesbert. C’est à mourir de rire.
Je n’ai malheureusement pas de liens type Youtube ou Dailymotion, juste celui de l’émission complète. Ils se lâchent à 01h21mn45sec.
Leur débat avec Edwy Plenel et l’historien Jean-Christian Petitfils est d’ailleurs très salé. Les oreille de Sarko ont certainement sifflées.
Tant de passion ne peut exploser pour rien, comment ne pas en convenir ?
Il est évident que faire la politique de l’autruche, s’opposer de façon purement frontale et négative à Sarkozy en le diabolisant, sans affirmer nos valeurs et avancer des propositions, nous conduit droit dans le mur.
Le "débat" lancé par Sarkozy et Besson, le "refus de débat" de Plenel, les "contre-débats" lancés par les gens qui travaillent sur la colonisation, le racisme, la laïcité, les droits des femmes.. montrent bien que la question mérite d’être débattue autrement qu’à grands coups d’anathèmes et d’insultes.
Merci, l’auteure ! J’ai bien apprécié votre article, qui met l’accent sur les principes fondamentaux du droit républicain, dénonce l’hypocrisie frileuse de certains intellectuels, refusant de voir ce que représente réellement la burqa (ou tout autre tenue réductrice soit-disant acceptée de plein gré par les femmes) et met l’accent sur une valeur centrale qui ne devrait jamais être transgressée, à savoir la laïcité, avec tout ce qu’elle suppose du respect de l’autre. Mais que pouvons-nous attendre de dirigeants dont le premier souci est de jouer sur les leviers émotionnels plutôt que sur la raison , et vont avec un cortège people se prosterner devant le pape, et affirmer que l’instituteur ne remplacera jamais le curé ? j’ai peu d’espoir en l’avenir...
Dans le même domaine, il y a aussi la Lucifer Trust (récemment rebaptisée Lucis Trust) qui siège à l’ONU pour les décisions économiques et sociales... Quand je vous dit qu’une bande de tarés nous gouvernent !
Par beuhrète 2(xxx.xxx.xxx.196)9 janvier 2010 15:21
@ Monica, Bonjour, Vivre en France pour moi c’est partager sa culture et aussi la respecter mais ne nous laissons pas entraîner ou nous ne désirons pas aller et se souvenir du passé peut nous aider , je ne parle pas de repentance car pour moi celà fait tout l’effet inverse, comment pourrais-je me repentir d’une chose ou d’un acte que je n’ai pas commis, le reconnaître et le regretter oui bien sûr puisque celà a eût lieu ! mais depuis l’aube de l’humanité et les brassages de populations quelle est le peuple qui peut dire que celà n’a jamais existé "chez eux" ?
Posséder la langue d’un pays a longtemps été le critère pour déterminer une appartenance. On peut appeler cela le test de la « Schibboleth ». « Schibboleth » est un terme hébreu qui désigne un épi. Savoir prononcer ou non ce mot était une question de vie ou de mort comme vous pouvez le lire au livre 12 des Juges, versets 5 et 6, « et Galaad s’empara des gués du Jourdain appartenant à Ephraïm. Et quand l’un des fugitifs d’Ephraïm disait : Laissez-moi passer ! les hommes de Galaad lui demandaient : Es-tu Ephraïmite ? Et il répondait : Non ! Et ils lui disaient : Je te prie, dis : "Schibboleth". Et il disait "Sibboleth" sans prendre garde de bien prononcer. Ils le saisirent et l’égorgèrent près des gués du Jourdain. Et il périt alors d’Ephraïm quarante-deux mille hommes ».
Ce n’est pas le seul cas dans l’histoire de l’humanité. En 1282, lors de la révolte des Italiens contre la maison d’Anjou, on a persécuté les Français. Tout suspect pris dans les griffes des rebelles devait prononcer le mot « ceciri » (pois chiche ) écrit sur un billet. S’il disait « séssiri » au lieu de « tchétchiri » il était exécuté. On appelle « mot de passe » un tel mot. Il ouvre des portes, comme le « Sésame » d’Ali Baba. Il peut libérer un pays s’il désigne une opération secrète dont les plans ne sont pas déjoués comme « Overlord ». Il peut mener à la mort s’il ne correspond pas à ce que « l’autre » veut entendre. Ainsi le sésame libère et le pois chiche (ceciri) a tué.
Comment comprendre que les leçons du passé ne servent pas les peuples a se libérer des communautarismes , des nationnalismes ....- ce qui fait que les peuples ne font que s’enchaîner a une espèce de fausse démo-crassie ou ils deviennent des esclaves des marionnettes aux mains de dirigeants cupides.
Pourquoi les hommes se conduisent le plus souvent en êtres cruels et qu’ils oublient le plus souvent qu’ils ne sont tout simplement que des hommes ?
Les politiques ne tenteraient-ils pas de nous rejouer cette partition a chaque fois que la société est en crise, crise qu’ils ont eux-mêmes créés à des fins de matérialisme, en trouvant a chaque fois des boucs émissaires que les citoyens s’empressent de mettre au pilotis sans se poser les vraies questions.
C’est une question lancinante : pourquoi les êtres humains ne tirent-ils aucune leçon du passé et répètent-ils toujours les mêmes barbaries, alors que leur technologie avance, elle, à pas de géant, à un point qui fait frémir....Car Hiroshima mon amour et la bombe explosa...
Les humains sont avant tout des humains, mais ils sont aussi, selon les lieux et les moments, des hommes, des femmes, des noirs, des blancs, des arabes, des croyants, des homosexuels, des hétérosexuels, des belges, des japonais...
Si évidemment - je le dis dans mon texte - Sarkozy a instrumentalisé des questions, il ne les a pas pour autant créées de toutes pièces.
Et je souhaiterais simplement que nous posions ces questions dans NOS termes à nous, pour en revenir précisément à l’humanisme des Lumières dont nous pouvons être fiers.
Par frédéric lyon(xxx.xxx.xxx.30)9 janvier 2010 15:35
Je pense que c’est une erreur de penser que le débat en cours pose une question philosophique.
Se "sentir" français, ça ne veut rien dire.
il y a autant de réponse à cette question qu’il y a de français en France et même un Algérien pourrait donner son opinion sur la question. D’ailleurs il ne s’en privera pas.
La seule vrai question à se poser est une question juridique et politique :
Qui est citoyen français et comment fait-on pour le devenir ?
C’est cette question qui seule peut faire l’objet de réponses qui pourront déboucher sur un acte politique authentique :
Le vote d’une loi posant, ou modifiant, les conditions de l’acquisition de la citoyenneté française.
A mon avis le débat qui a été lancé ne pourra déboucher que sur cette conclusion et j’imagine que :
1) la question est suffisamment importante pour faire l’objet d’un référendum.
2) la réponse juridique et politique qu’on lui apporte est suffisamment importante pour que la loi portant les conditions d’acquisition de la citoyenneté française ne soit pas une Loi Ordinaire, mais qu’elle soit inscrite en tant que Loi Fondamentale dans la Constitution de la République.
Nous pouvons dire que, parmi les questions qui se posent, celle de "Qui est citoyen français et comment fait-on pour le devenir ?" est intéressante à poser.
Cela n’en exclut pas d’autres.
Mais, dans cet article, je dépassais précisément le cadre de la citoyenneté pour poser la question du "Vivre en France" - donc sans être français.
L’utilité d’un tel débat ? Mouais si on veut...encore faut-il que les formules pompeuses comme "valeurs républicaines" ou "se sentir Français " aient encore un sens...
D’ailleurs c’est quoi pour vous les valeurs répuplicaines... ? Ne me dites pas égalité, fraternité et autres blabla-ités...
Etre Français ça veut dire quoi ? Manger du cochon ? Ecouter Claude François ? Aimer le pinard et le camembert ? Payer des impots ? Allez au turbin 50h/semaine ? Porter un costard et acheter sa carte orange tous les mois ? A quel moment est-on Français et à quel moment ne l’est-on plus ?
Moi, qui suis né dans les années 80 ne connait aucune autre valeur que celle du fric, de la réussite, de la compétition, du pouvoir etc.... Voilà....Suis plus Français qu’un autre pour autant ?
Tout ce que vous apellez valeurs républicaines a depuis longtemps été sacrifié sur l’autel du consumérisme...Vous croyez pouvoir dissocier le débat des ingalités économiques et sociales de l’identité nationale alors que les deux sont intiment liés.
Il n’y pas de "Français", juste des outils de productions, de la chair à canon pour l’économie de marché qui a depuis longtemps souillé toutes vos pseudos valeurs. La religion n’est qu’un écran fumé. Pour se sentir Français Madame, encore faut-il que ce mot ait toujours un sens. Depuis que nos élites se sont rendus coupables de haute trahison en sacrifiant leur pays au marché et au capital tout ce qui touche à l’identité ne veut plus rien dire.