• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Etre platonicien et mourir

Etre platonicien et mourir

La philosophie propose deux destinations, complémentaires du reste. La première, c’est d’ouvrir un monde, de le concevoir, le penser, se le représenter, tel qu’il est et devient, traçant quelques lignes directrices portant essentiellement sur la société car à l’époque contemporaine, la question de la nature est laissée au scientifiques tandis que Dieu est mort, laissant les fidèles entre les mains des religieux. Comment est le monde mais aussi comment voir le monde. La philosophie est composée de plusieurs doctrines décrivant comment un sujet peut aborder l’existence, trouver un sens à sa vie, connaître le réel, choisir ce qui a de la valeur et ce qui est bon de faire. Tous ces éléments sont bien distincts mais ils sont entrelacés selon des liens dont une partie peut être dévoilée. Comment prendre l’existence et lui conférer un sens ? A cette question, d’éminents philosophes ont tenté de répondre, fournissant le fruit de leur expérience vécue dans leur milieu et à une époque donnée. Platon et Aristote ont proposé des attitudes (qualifiables de spirituelles) face à l’existence, suivis par les philosophes stoïciens de Rome et pour finir, un penseur chrétien très influent, saint Augustin. Ensuite, le Moyen Age a précédé trois phases de la Modernité, Nietzsche parachevant une série de suggestions existentielles. Au 20ème siècle, Heidegger, Sartre et Camus ont proposé des pistes tranchant avec les options précédentes. Néanmoins, le platonisme n’a pas été destitué ni dévalué. Mais qu’est-ce être platonicien de nos jours ?

Le platonisme devrait être pensé comme le christianisme. Il existe deux manières d’être chrétien, ou bien l’expérience intime de la conscience dans laquelle émerge la foi, ou bien l’adhésion à une doctrine élaborée et propagée par l’institution religieuse. L’interrogation sur le platonisme devient alors assez claire. On sera platonicien par le livre, en adhérant à tout ce qu’a écrit Platon, notamment sur les réalités des deux mondes, sensible et intelligible, ou bien platonicien en esprit, en vivant des expériences de conscience susceptibles de confirmer la doctrine ontologique et existentielle extraite des dialogues de Platon. Maintenant, reste à établir les grandes lignes essentielles de cette hypothétique doctrine platonicienne qu’on trouvera, exposée diversement, chez nombre d’auteurs anciens, philosophes païens, chrétiens, islamiques, juifs, mais aussi d’exégètes modernes venus des universités. On trouvera aussi un platonisme en politique mais on devra s’en méfier, tout comme il faut être distant et critique avec le mélange du politique avec les religions. On laissera donc de côté les intentions livrées par Platon dans ses écrits sur le roi parfait ou la république idéale.

Etre platonicien à mon sens, c’est entretenir un lien particulier avec la vérité. C’est savoir entendre ce qui résonne juste ou faux, traduisant par ce biais l’authenticité, la sincérité de ce qui s’exprime chez un sujet, avec ses intentions. Platon allait chercher le vrai dans le monde intelligible, déconnecté du sensible. Mais à notre époque moderne, il n’y a pas deux mondes mais deux pôles subjectaux, l’expérience consciente et la pensée. C’est cette situation existentielle que Heidegger désignait comme Dasein. Si on doit retrouver une connivence étroite entre le platonisme et Heidegger, on la cherchera dans les conceptions de la technique comme dévoilement et surtout dans la question de l’authenticité. Saisir l’authentique, c’est converger vers la vérité autant que le permettent les limites de l’entendement. Sentir ce qui est vrai et ce qui relève d’un contrat existentiel de dupes, pratiqué par d’habiles manipulateurs prétendant agir pour une cause en soignant secrètement des intérêts spécieux. N’étant pas tombés de la dernière pluie, nous savons pertinemment que cette description s’applique à la publicité. Par contre, nous pressentons sans en avoir une certitude absolue que dans beaucoup de champs qu’on croyait exempt de tels calculs, la manipulation et le faux règnent. L’impérialisme de la manipulation rend complices des tas de professions qu’on croyait pénétrées de vertu et d’éthiques intentions. La médecine, la politique, les associations caritatives ou autres, l’enseignement, la culture, l’art, le cinéma, presque tout est contaminé par le faux (semblant), le discours lénifiant pétrifié de bonnes intentions afin de jouer la posture et derrière le spectacle, œuvrer au service de sa vénalité, de sa cupidité. Les populistes diraient tous pourris, les populaires diraient tous vendus, le philosophe authentique dira, tous vendeurs. Le marché universel a jeté le doute sur les valeurs humaines. Dans les sociétés occidentales, chacun se vend, cherche de l’argent. C’est là le but du travail mais ce souci n’aurait pas dû contaminer d’autres secteurs de la société. Lentement, les rapports entre gens se sont transformés en épousant le principe universel de l’intérêt. Ainsi de Platon à Heidegger peut-on entendre la vérité qui devient silencieuse dans le vacarme du faux.

Les dépourvus d’esprit de vérité se demandent pourquoi Heidegger adhéra au nazisme. La réponse est évidente. La vérité n’est pas absolue, ni relativiste mais contrastée, avec des appréciations et des niveaux. Sans doute Heidegger voyait dans le monde matérialiste un égarement et finit par croire en un salut hitlérien. Platon n’était d’aucun secours, pas plus en 1933 qu’en 2011. Les corps huilés se déhanchant sur une musique de David Guetta ne sont pas plus « cérébrés » que les jeunesses hitlériennes. Des âmes qui s’abandonnent et son abandonnées par la vérité. Dans un autre son de cloche, on mettra dans le même sac des impostures les faux artistes qui se pavanent et déhanchent au profit des restos du cœur. Rien que de l’hypocrisie, de la mise en scène publicitaire pour donner une image vertueuse à ces parasites du show bizz bien incapables de jouer juste pour ceux qui savent entendre la vérité mais très doués pour satisfaire le goût moyen de l’individu promis aux chiottes de l’Histoire. Les enfoirés, c’est un peu l’anus du monde aurait dit Arendt.

 Le vieux cinéma des années 1950 et 1960 avait quelque authenticité. Les artistes n’étaient pas obsédés par l’argent, leur porte était ouverte, leur générosité toujours présente malgré l’adversité, et parfois, des fausses notes résonnant comme authenticité car ces gens ne se cachaient pas, enfin, pas trop, et si oui, c’était pour se préserver. Des braves gens, volubiles comme des plantes bien trop généreuses pour un monde d’humain déjà en voie de pourrissement. Des artistes à l’écoute de l’étrangeté et accueillants à souhait. Rien de commun avec la fausse transparence affichée comme une image au service de la vénalité. Rien de comparable avec les Ventura, Bourvil, je passe la longue liste, comme celle des chanteurs à texte, Mouloudji, Reggiani et j’en passe et tant d’esthètes et de créateurs et d’interprètes et d’acteurs pénétrés d’une simplicité authentique, avec quelques connivences avec un sacré dévoilé dans le profane d’un cinéma réaliste mais bientôt en lutte perdu contre le kitsch, l’extravagance et le culte de la célébrité. Monde en perdition. L’œil de Platon est triste ou bien en colère. Mais non, Platon est d’un autre univers. C’est nous qui platonisons, enfin, peu nombreux sont les chercheurs d’authenticité en ce monde qui au bout du compte, ne mérite pas qu’on s’y intéresse. Chacun trouve son compte. La foule et les masses iront écouter Johnny, les esthètes entendent une autre musique. Le règne du faux s’étend. Il n’arrive pas par hasard. Le faux est le signe des désirs exacerbés. Le dilemme entre les fausses satisfaction et les authentiques aspirations qui restent dans l’impensé. Platon ne peut rien. Nous sommes condamnés parce que l’homme s’est noyé dans l’insignifiance et le profane. Le système industriel n’est que le camp de la mort de l’esprit. Il est temps de mourir. En bon platonicien, comme d’autres sont morts en résistant. On ne peut pas résister à l’empire du faux. Hegel n’était pas si loin de la vérité, en faisant du faux le mal de l’ère moderne. Il avait surestimé l’aspiration du vrai en l’homme. L’individu contemporain ne cherche pas tant le vrai que l’affirmation et la puissance. Ou l’impuissance quand elle sert de ticket pour se vautrer dans la bauge du consumérisme le plus misérabiliste. L’homme est le seul être qui peut se satisfaire en contemplant dans un miroir son reflet du porc qu’il est. C’est même un porc qui en se rasant face à un miroir, rêvait d’être le président des porcs.

En fait, il ne faut pas mourir, le monde vrai et idéal n’existe pas. Il faut juste vivre et si nécessaire, fermer son entendement pour ne pas être submergé par le tsunami du faux.


Moyenne des avis sur cet article :  4.11/5   (9 votes)




Réagissez à l'article

25 réactions à cet article    


  • Alain-Goethe 10 mars 2011 10:32

    Ouah ! c’est du « dense » cet article ;

    Vous écrivez notamment :
    "Chacun trouve son compte. La foule et les masses iront écouter Johnny, les esthètes entendent une autre musique.    Le règne du faux s’étend. Il n’arrive pas par hasard. Le faux est le signe des désirs exacerbés. Le dilemme entre les fausses satisfaction et les authentiques aspirations qui restent dans l’impensé. Platon ne peut rien.
     Nous sommes condamnés parce que l’homme s’est noyé dans l’insignifiance et le profane. Le système industriel n’est que le camp de la mort de l’esprit.« 

    C’est assez vrai .. hélas ..

     » Lucidité, superficialité, vénalité «  article du Figaro vers 1995. Cet article donnait des conseils aux » cadres«  voulant prospérer en Entreprise .. assez vrai

    Ai découvert récemment un livre de FINLEY  » Lâcher prise" .. 
    mais d’abord est ce souhaitable ??
    Est ce que les conseils qu’il donne sont valables ??
    Si oui comment les mettre en pratique, dans ce monde qui a perdu boussole ??


    • Gabriel Gabriel 10 mars 2011 11:11

      Notre vie se résume à planter un arbre, le regarder pousser, le couper, y tailler des planches pour en faire un cercueil et s’y allonger. Nous n’avons pas le choix, il faut traverser en équilibre sur un fil avec la mort toujours au bout. Alors peut être lâcher prise sur le virtuel et agir ensemble pour l’ensemble.


      • Alain-Goethe 10 mars 2011 11:21

        « Ne prenez pas la vie trop au sérieux, vous n’en sortirez pas vivant » a dit qn

        @ Gabriel : l’exemple de l’arbre est assez vrai

        C’est ainsi A+


        • ZEN ZEN 10 mars 2011 11:41

          Euh...A lire la fin surtout, je me demande si Bernard va bien..Je me fais du souci.
          Un syptôme shopenhaurien de gnoséo-techno-universalo -pessimisme aigü ?.. smiley

          Il faut refaire du vélo, mon vieux, ça décrasse les neurones !


          • JL JL 10 mars 2011 11:54

            Merci du conseil, Zen.

            J’ai lu la dermière phrase, et je l’ai immédiatement mise en application : je n’ai pas lu le texte !

             smiley


          • Hadj Ahmed 10 mars 2011 12:27

            J’aurais dit « vous n’en seriez que plus crédible », mais bon je vous accorde que ce que j’aurais dit, on s’en moque et pas qu’un peu smiley.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 mars 2011 12:30

            Zen, sois rassuré, non seulement je fais du vélo et en plus, je regarde attentivement la rue en évitant de contempler le monde des idées

            JL, ta précision est inutile, nous savons tous que tu ne lis jamais un article en entier, même pas la moitié


          • Alain-Goethe 10 mars 2011 15:34

            Albert CAMUS :

            « S’il y a un péché contre la vie, ce n’est peut être pas tant d’en désespérer que d’espérer une autre vie, et se dérober à l’implacable grandeur de celle-ci »

            Serions nous au fond Dugué ??  ??

            Eh oui le vélo faudrait ...


          • JL JL 10 mars 2011 19:40

            Ne généralisez pas, Dugué, vous descendriez dans mon estime, et il ne vous reste pas beaucoup de marge..

            Je m’adapte aux articles que je lis, je lis entièrement ou partiellement les articles en fonction de leur intérêt et de ce que je sais des auteurs, je commente les articles que je veux, et de la manière que je veux.

            Ps. Ne me tutoyez pas svp.


          • ZEN ZEN 10 mars 2011 12:25

            Ces vré queue jeu naiglige un peut l’aurtografe, ceux mattin

            Fatigue passagère, cher Guillaume.
            Mal remis d’une pneumonie...et le doigt trop leste sur le clavier smiley
            Nobody is perfect...


            • Kalki Kalki 10 mars 2011 13:09

              Comme une grenouille dans un tsunami

              Comme spermatozoide dans sur le divan d’un dieu psychopathe Sado Maso

              SI dieu existait, il dirait « Veuillez nous excuser pour le désagrément »

              Dieu est mort, Dieu c’est nous

              Et nous c’est le vide, de la connerie

              Quand on ne sait pas définir ce que l’on veut, on n’est pas pret de l’avoir, ( ou de le construire )

              Alors on remet ca a la fin des temps, ou construit de la psycho histoire, et du spectacle a dormir debout

              Dieu, si il existait serait un pervers , voyeur , sado maso

              DIeu c’est nous,

              DIeu c’est vous

              Et on n’existe pas

              Car encore faudrait il le vouloir

              Mais quoi ?

              Quand on ne sait pas définir ce que l’on veut, on n’est pas pret de l’avoir, ( ou de le construire )

              L’humanité globalement, n’aura été qu’une vaste blague

              L’ « intelligence » de l’humanité, individuellement ou dans ses ensembles, une vaste fumisterie

              « Vivre ? Durer ? Pourquoi, laissons nous partir en fumer, laissons la souffrance sur ce monde, c’est amusant : que ferait on si tout serait réglé ? »

              D’autres murmurent : « Il y a t’il une autre voie que le mur ? »

              TIc, Tac, TIc

              Tac
              la fin de l’humanité se fétera,

              la grenouille aura sa dose d’alcool fort, dans le tsunami


              • Kalki Kalki 10 mars 2011 13:13

                Et puis tous les android biologique venu du cercle du carbone

                seront heureux, et auront pas du tout d’enfant

                a par des machines

                et la machine dira, et si on refaisait une terre tout en controlant le cour de l’histoire espace temps, pour passer le temps

                ca ferait du

                ...

                ...

                ...

                SPECTACLE

                ( faites nous rires , HUMAINS )


              • Kalki Kalki 10 mars 2011 13:19

                car au final, nous gagnons toujours,

                A la fin

                La machine gagne

                L’histoire présente, l’histoire tout cour , de tout son long

                ne serait qu’une expérience pour enfanter de la machine qui pense

                de l’android

                Quel moyen de coloniser les planètes que de le faire, par autrui

                NE REMET JAMAIS AU LENDEMAIN

                CE QUE TU PEUX FAIRE PAR UN AUTRE

                LE JOUR MEME


              • Kalki Kalki 10 mars 2011 13:31

                Cela fais quelque temps que certains d’entre nous ne sont plus humains

                je ne parle pas du genre de porc mangeur de chiffre en compte en banque, que vous décrivez

                il disparaitra

                Cela fais quelque temps que les gens admettent qu’il n’y a plus d’humain

                Les porcs n’hésitent pas a attaquer quand l’ennemi est étourdit

                Quel est ce que la vie , et le but de la vie d’un android ?

                Ceux qui sont perdu sont perdu de leur vie

                Les plus grand troubles viennent des gens perdus de la vie

                PS : le nazisme d’hitler ne s’est surement pas envoler, bien loin, bien longtemp, ou peut être que ?

                Chaque jour suffit sa peine

                il faut se satisfaire que des porcs, tombent, par centaines de leur rang ( et ils sont dangereux, et requiert des solutions dangereuses )

                Souriez, la terre est basse

                la pyramide veut s’envoler, et lache du leste

                SOuriez, la vie est belle

                Souriez, oh pardon, je voulais dire

                montrer vos dents de cabots


              • Kalki Kalki 10 mars 2011 13:56

                Popular science

                March 2011 : After Earth

                In this issue, where we’ll live after we leave this planet, and how we’ll get there.

                OU ca ? allez ou ? et partir d’ou ? Celui qui ne sait pas ce qu’il veut, n’est pas pret de l’obtenir.

                Plus : Our body the ecosystem, solving problems by burning them up, the world’s fastest racing furniture, and more.

                Plus : Notre corps l’écosystème, la résolution des problèmes en les brûlant,

                Ca me rappelle de drole d’idée tout ca, ca sent le porc qui brule


              • Kalki Kalki 10 mars 2011 13:58

                A mon avis pour les pécheurs, l’enfer c’est réconfortant

                ca réchauffe, c’est connu

                pourquoi en sortir


              • Kalki Kalki 10 mars 2011 14:05

                la grenouille aura sa dose d’alcool fort, dans le tsunami

                Imbibé même une grenouille prend feu

                Son information restera dans une vague d’information

                l’humain est mort comme platon, doux jésus,

                meme si on ne meurt pas, on ne vivra plus comme dans les constructions imaginaires des philosophes, ou des dictateurs

                réve d’un île

                Dans quelques mois, quelques années ( non ce terme ne voudra plus rien dire ) ;

                on se retournera incrédule, sur l’imbécilité, amenant a une histoire

                ABSURDE


              • Jean-Fred 10 mars 2011 16:47

                Mr Dugué, vous êtes un homme pressé, l’Humanité évolue à son rythme, hier encore, les hommes et les femmes ne savaient ni lire ni écrire dans leur grande majorité.

                A l’époque de Platon, combien d’hommes pouvaient prétendre (en % de la population) devenir Platon ?

                Aujourd’hui, on frise les 100% et les valeurs ont changé, l’important n’est plus le QI mais le QE, voilà pourquoi certains réussissent mieux que d’autres sans avoir de génie créatif.

                Ce qui importe, c’est l’interconnexion des hommes et des femmes, je concède volontiers la baisse de niveau engendrée mais à la différence d’hier, nous évoluons tous au même rythme !

                Platon du haut de son QI n’avait peut être pas vu qu’à un certain stade d’évolution, le QE devient indispensable à l’humanité pour espérer progresser même si pour un temps le niveau est nivelé par le bas.

                Patience donc Mr Dugué, nous aurons toujours besoin des philosophes pour nous éclairer !


                • Kalki Kalki 10 mars 2011 19:37

                  Qu’est ce que le quotien emotionnel a a voir avec tout ca ?

                  Qu’est ce que le qi en premier lieu , si en prenant n’importe quel humain de n’importe ou, et vous l’entrainez

                  il aura un résultat au dessus de la moyenne

                  ca n’a rien de magique

                  De meme pour le quotien emotionnel

                  On a déjà fais dans l’émotionnel voyez vous, on a déjà fais les 30 glorieuse, et pompé toutes les ressources d’une planete, (pour en partie et en théorie ) faire plaisir a des bandes de singes a peine évolué : qu’on a appelle classe moyenne et inférieur (- mais c’était surtout dans le but d’atteindre le sommet technologique , le plus rapidement)

                  AU CONTRAIRE cela suit un cour forcément naturel : ce n’es pas la vision anglosaxone, qui a imposé l’individualisme

                  C’est l’individualisme qui a émergé comme référence d’un monde nouveau, les événements sont en reseau ce n’est pas linéaire

                  Un monde nouveau ou l’individu est singularité et non pas fourmis, qui aurait de toute manière émergé avec l’évolution de la technologie et de ses possibilités, pas toujours intégré dans le concept économique

                  C’est inévitable

                  et c’est en ca, que les réseaux sociaux sont faux, et c’est pour ca que les précédents réseau sociaux se sont effondré passé la mode, ( et c’est le cas pour facebook )

                  L’individu singularité ne vaut rien, et il vaut tout

                  Beaucoup de chose sont inévitable, comme jeu perdant pour l’humanité et nos élites, qui bien que croyant gagner ( au final ) ne gagneront pas


                • Georges Yang 10 mars 2011 20:39

                  Où est la part du corps et du plaisir dans le platonisme ?
                  On comprend la récupération de sa philosophie par les penseurs chrétiens ennemis du corps.


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 mars 2011 21:05

                    Le platonisme ne nie pas les plaisirs du corps

                    Quant au christianisme, si ma mémoire est bonne, saint Augustin était très influencé par Mani à ses débuts et c’est le manichéisme, plus que le platonisme, qui a induit la condamnation du corps par les prélats de l’Eglise


                  • Georges Yang 10 mars 2011 22:05

                    Le corps est le tombeau de l’âme, c’est tout de même Platon !


                    • Radix Radix 10 mars 2011 22:18

                      Bonsoir

                      Etre platonicien et mourir ? Quel dilemme ?

                      Je rassure mes frères, disciples de Bacchus, vous mourrez aussi... Même sans ce viatique, mais beaucoup plus heureux !

                      Radix


                      • Georges Yang 11 mars 2011 10:42

                         Pour en revenir à Bacchus, Pan, les Satyres et autres divinités grecques. Pourquoi les Dieux de l’Olympe étaient-ils si humains avec tant d’excès alors que les philosophes de cette époque, souvent peu enclins à la gaudriole en dehors d’Aristippe prônaient plutôt la sagesse et la mesure (même Epicure et Diogène à sa façon)


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 mars 2011 10:48

                          parait qu’ à Bacchus Epicure faisait des intraveineuses  de Pomerol ...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès