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Accueil du site > Tribune Libre > Europe ? Brexit ? Méditons sur le souvenir de Verdun…

Europe ? Brexit ? Méditons sur le souvenir de Verdun…

L’Europe – enfin l’institution Union Européenne (U.E).  se délite. La Grande-Bretagne va vraisemblablement rompre les liens forts lâches qui l’unissent à l’U.E. Un mal ou un bien ? Un bien évidemment, la Grande-Bretagne n’étant entrée dans ce qui n’était encore – il y a plus de 40 ans – que le marché commun que pour saccager de l’intérieur toute idée d’Europe puissance. Elle s’est toujours comportée comme le coucou qui parasite le nid des autres oiseaux… Donc, exit probable du coucou britannique. Ouf ! Mais il aura atteint son but : faire de l’Europe une grosse larve invertébrée, sans frontières, désarmée, ouverte à toutes les invasions, livrées aux appétits des banksters et des gangsters des multinationales, simple vassale des Etats-Unis… Et même s’ils restent, les Britanniques n’auront plus la possibilité de nuisance suffisante pour empêcher ceux qui le veulent de s’unir de façon réelle et pas seulement économique. Faisons des vœux pour « qu’ils (les Britanniques) libèrent » l’Europe. Ils resteront néanmoins nos meilleurs "amis-ennemis".

 Alors, au-delà des commémorations des boucheries franco-allemandes, il serait temps de réagir, et de mettre en place à quelques-uns une véritable marche en avant vers un noyau européen beaucoup plus intégré. Sous forme fédérale ou confédérale. L’Europe est la plus belle idée du siècle passé. Elle a bercé nos rêves, suscité beaucoup d’espoirs. Elle est aussi – hélas – une grande déception. Elle est devenue une imposture.

Il n’est pas inutile de revenir à ce qui a été la véritable volonté des Pères Fondateurs : la paix et la réconciliation entre l’Allemagne et la France. Ce but — ô combien difficile à seulement envisager à cette époque — est atteint au delà de toute espérance. Dès lors, faut-il que ces deux grands pays se diluent dans une construction complexe, sans ambition ni frontières ? Certainement pas. Inutile de casser cette construction dépassée et impuissante mais il est temps de refonder une Europe-puissance.

Qui peut initier ça ? La France. Avec qui ? Evidemment avec l’Allemagne. Ce ne serait pas un mariage d’amour, mais de raison. La konnerie humaine étant la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini, Verdun nous en montre la cruelle et impérative nécessité. Ce qui veut dire la mise en place progressive d’un budget, d’une diplomatie, d’une défense commune. Sans toucher aux spécificités de la culture ou de l’éducation. Encore qu’il est aberrant de constater que si les états français et allemands se comprennent, les peuples non ! De Gaulle et Adenauer, ou plus tard Mitterrand et Kohl ont manqué le coup : l’apprentissage obligatoire à l’école de la langue de l’autre pays dès la primaire.

Cette Françallemagne, englobant évidemment la Belgique, cohérente géographiquement, atteindrait la taille critique tant en matière démographique (autant que la Russie) qu’économique (autant que le Japon). Elle constituerait une entité stratégique réelle capable de parler d’autant plus haut et fort qu’elle pourrait s’appuyer sur une puissance militaire conséquente, restant à approfondir. Dès lors le siège de la France — de la Françallemagne — au Conseil de sécurité de l’Onu ne pourrait plus être contesté. Et ce « moteur » s’enrichirait quasi immédiatement de l’adhésion de l’Italie et de l’Espagne.

Seulement voilà : qui, en France, proposera ça dans son programme électoral. Quel est l’homme ou la femme politique en mesure de ressusciter ce génie français qui fait de la France un pays à part dans le monde ? Capable de toutes les audaces.

Et en Allemagne ? Ce pays a retrouvé, avec la puissance économique, sa fierté voire sa morgue. Sa chancelière, en accord avec son peuple, défend exclusivement les intérêts de l’Allemagne. La Grèce en sait quelque chose.

Ce pays nous considère-t-il encore comme un partenaire ou un simple client ?

L’avenir très proche nous le dira. Méditons sur le souvenir de Verdun…

 

Illustration X - Droits réservés


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34 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 22 février 14:00

    l’Europe à 10 c’était génial ...
    mais elle ne plaisait pas aux ricains ! elle était trop puissante....
    alors ils ont poussé à l’obésité ! ! ! !
    en plus ils ont introduit des taupes : Royaume Uni et Pologne, par exemple
    alors soit on revient en arrIère soit on crée une Europe à deux vitesses


    • Fergus Fergus 23 février 11:17

      Bonjour, jef88

      D’accord avec vous sur l’alternative, et cela d’autant plus qu’on y gagnerait une plus grande cohésion culturelle.

      Mais la solution reste européenne pour lutter à armes égales avec les grands blocs existants ou émergeants, pas dans un repliement nationaliste.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 février 14:02

      Indépendamment des éventuels coûts économiques et financiers d’un Brexit, le Royaume-Uni doit quitter l’Union Européenne car, depuis son adhésion, il a largement démontré sa tendance égocentrique (I want my money back) et, de facto, opposée à l’esprit européen ! ! !

      Brève réflexion sur l’Europe et l’Euro :

      Depuis les tout débuts de l’Union Européenne, chaque fois que se présentait un problème, nos politiques à Paris nous disaient que le problème était « la faute de Bruxelles » quand bien même ils participaient aux décisions du Conseil Européen à Bruxelles.

      De ce fait, l’Union Européenne est devenue symbole de problèmes et non pas symbole de solutions.

      Certes, l’Union Européenne et l’Euro ne sont pas parfaits.

      Mais, pour qu’ils s’approchent de la perfection, il faudrait encore plus d’Europe et non pas l’inverse !

      À bon entendeur...


      • Fergus Fergus 23 février 11:21

        Bonjour, Jean-Pierre Llabrés

        Malgré les tares dont elle est affublée, l’Union Européenne - en dépit de ses évidents défauts - garde une image pas trop dégradée. La récente grande enquête du Cevipof l’a démontré, les Français plaçant la confiance en l’UE avant celle qu’ils accordent à leurs grandes institutions, dans l’ordre l’Assemblée Nationale, l’exécutif, le gouvernement et le Sénat, toutes distancées !


      • bakerstreet bakerstreet 23 février 12:22

        @Fergus
        D’autant plus pratique que ceux qui lui envoient les pierres sont les vrais criminels. L’europe jouant parfaitement son rôle de bouc émissaire. On la hue, on l’injurie, on la condamne. Seulement quand le gros temps arrive, on se demande si vraiment les capitaines de pédalo qu’on possède, sont vraiment les hommes de demain ?

        C’est comme ça que les grecs ont dansé le sertaki, pendant des mois, haineux mais attachés à l’europe, ne voulant pas d’elle pour tout l’or du monde, mais ne voulant pas s’en séparer non plus pour les mêmes raisons. Toute une ambivalence, travaillée par le discours des élites, bottant en touche leur responsabilité, s’exonérant à bon compte.
        Jamais les politiques nationales n’ont été si minables, infatuées, à courte vue, biaiseuses, sans idéaux, conditionnées par l’argent tout puissant, justifiant les pires régressions, alors que les urgences planétaires sont présentes, incontournables. 

      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 15:23

        @bakerstreet
        « Jamais les politiques nationales n’ont été si minables »

        De l’extrême-droite à l’extrême-gauche, en passant par le centre, aucun des candidats déclarés aux primaires ou à l’élection présidentielle de 2017 n’est capable de présenter un programme socio-économique véritablement innovant, crédible, réaliste et progressiste.
        Il en va de même pour tous nos autres politicards (non candidats).



      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 19:02

        Addendum :


        Le quinquennat 2017-2022 risque d’être le plus calamiteux des septennats et des quinquennats depuis 1945 ! ! !

      • HELIOS HELIOS 22 février 14:36

        ... l’Europe telle que nous l’avons pensé :


        — Un ensemble de pays historiquement unis et proches, tellement proches que 2000 ans de guerre nous ont forgé la culture... de la liberté, du contexte chrétien même laïque... etc...

        — Un espace ouvert où tous les européens puissent circuler librement (je n’ai pas dit « s’installer » ou « travailler » sans conditions)...

        — Un espace de solidarité où les états mettaient en place un filet pour que personne ne puissent être exclu

        — Un espace de préférence ou l’idée d’être européen se traduisait par des actes de choix des grands moments de la vie, mais aussi au quotidien...

        — Un espace où le respect des différences intérieures faisaient ressortir notre qualité de vie...

        — Un respect politique où ce n’étaient pas des fonctionnaires qui imposaient le diamètre et la couleur des tomates... pas plus que des multinationales d’ailleurs !

        L’Europe que les anglais nous ont forcé a construire n’est pas l’Europe que nous voulions, nous la jetons aux orties aujourd’hui, l’Angleterre avec... Je veux un referendum des 26 autres pays de l’union pour savoir si NOUS voulons que le Royaume Uni reste avec nous, sans conditions particulières.

        Je ne veux pas « plus » d’Europe, je veux simplement « mieux » d’Europe !!!... et au passage changeons l’hymne européen qui ne traduis pas du tout nos ambition, mais choisissons -de nouveau- l’extrait de Nabucco de Verdi.

        • julius 1ER 22 février 15:53

          @HELIOS et l’Europe leur a donné l’occasion de sévir avec ce grand marché ingouvernable mais finalement on voit aujourdhui les limites de leur stratégie « diviser pour mieux régner » .... 

          car ils se retrouvent pris par leurs propres turpitudes(on le voit ces jours avec le sérieux rétro-pédalage de Cameron car un élément dont on a peu parlé jusqu’à présent mais que les anglais(avertis ) commencent à mesurer l’importance c’est sortir de l’Europe c’est bien joli mais les anciens pays qui faisaient la Grande- Bretagne cad Ecosse, Irelande, Pays de Galle n’ont certainement pas l’idée d’un Brexit car ces pays tout au long de la construction européenne ont pu s’affirmer dans une plus grande indépendance vis à vis de l’Angleterre ...... et je ne pense pas qu’ils aient dans l’idée de retourner en arrière !!!


        • Alpo47 Alpo47 22 février 15:20

          L’europe actuelle est une mystification pour les peuples. Elle est tout entière dévouée aux multinationales et lobbys. Tout comme le parlement croupion de strasbourg, les peuples n’y ont plus leur mot à dire.
          Il faut d’abord laisser l’édifice s’écrouler pour avoir une -petite- chance de construire autre chose qui servira D’ABORD les intérêts des populations, les 99%.


          • Laulau Laulau 22 février 15:30

            Pas d’accord ! La coexistence entre les peuples oui, entre les banques contre les peuples NON !!!
            Je suis souvent d’accord avec vous mais là vous déraillez. L’Europe est une création des USA pour les intérêts des USA. S’unir avec l’Allemagne ? Contre qui, la Russie ?


            • jef88 jef88 22 février 19:32

              @Laulau
              on peut aussi s’unir POUR quelque chose !
              par exemple le peuple européen ....


            • Laulau Laulau 23 février 08:37

              @jef88
              Le peuple Européen ça n’est pas la France plus l’Allemagne, l’Europe c’est jusqu’à l’Oural.


            • julius 1ER 23 février 11:04
              Je suis souvent d’accord avec vous mais là vous déraillez. L’Europe est une création des USA pour les intérêts des USA. S’unir avec l’Allemagne ? Contre qui, la Russie ?

              @Laulau

              çà c’est complètement caricatural !!!!! l’Europe est venu non comme une création des USA même s’ils ont été parti-prenants mais parceque des gens de bonnes volonté ont compris que 3 guerres meurtrières en moins d’1 siècle qui ont ruiné le continent ..... cela commençait à suffire !!!!

              et que si l’on ne faisait rien les mécanismes qui amènent les guerres étaient toujours là !!!!!

              d’ailleurs on voit bien qu’avec une crise des « migrants » les mécanismes sont toujours là, tout le monde repart vers des nationalismes exacerbés, manque plus que le militarisme comme ingrédient !!!

            • Laulau Laulau 23 février 11:54

              @julius 1ER
              Je ne sais pas si ce que je dis est caricatural, mais ce que vous écrivez relève du comte de fées.


            • julius 1ER 23 février 13:06

              @Laulau


              comte de fées ou plutôt « conte de fées » ....eh bien vas faire un tour à Verdun !!! puisque c’est le sujet de l’article ...

              moi je suis resté pendant 1 an là-bas, et tu repenseras à ce que j’ai écrit !!!!

            • Laulau Laulau 23 février 14:30

              @julius 1ER
              C’est bien ce que je pensais, vous ne raisonnez pas, vous ressentez ! Verdun fut une boucherie complètement inutile stratégiquement, mais ça n’a pas grand chose à voir avec l’union européenne. Les fondateurs de cette Europe étaient des atlantistes convaincus, partisans de l’OTAN, organisation philanthropique bien connue.


            • julius 1ER 22 février 15:46

              L’Europe – enfin l’institution Union Européenne (U.E).  se délite. La Grande-Bretagne va vraisemblablement rompre les liens forts lâches qui l’unissent à l’U.E. Un mal ou un bien ? Un bien évidemment, la Grande-Bretagne n’étant entrée dans ce qui n’était encore – il y a plus de 40 ans – que le marché commun que pour saccager de l’intérieur toute idée d’Europe puissance. Elle s’est toujours comportée comme le coucou qui parasite le nid des autres oiseaux… Donc, exit probable du coucou britannique. Ouf ! Mais il aura atteint son but : faire de l’Europe une grosse larve invertébrée, sans frontières, désarmée, ouverte à toutes les invasions, livrées aux appétits des banksters et des gangsters des multinationales, simple vassale des Etats-Unis…


              Bravo Victor ... bon article et belle vision qui remet bien en perspective le rôle de la Grande-Bretagne ... je suis d’accord, sa mission en accord avec les USA a été de faire de l’Europe une sorte d’ectoplasme (je l’appelle ainsi ) toi tu lui donnes le nom de larve invertébrée mais on se rejoint la dessus... 

              les Britishs ont bien réussi leur plan certainement aidés par d’autres intérêts qui n’avaient pas envie de voir l’Europe devenir un modèle .... alors faut-il jeter l’eau du bain avec le bébé ou l’inverse ????

              pour les anglais l’entrée dans l’Europe à l’époque en 1976 correspondait avec la fin du Commonwealth dont ils ont mis longtemps à se remettre, c’était une façon de ne pas se retrouver seuls car ils ont toujours eu dans l’idée d’influer sur le cours de l’histoire...

               et l’Europe leur a donné l’occasion de sévir avec ce grand marché ingouvernable mais finalement on voit aujourdhui les limites de leur stratégie « diviser pour mieux régner » .... 
              car ils se retrouvent pris par leurs propres turpitudes(on le voit ces jours avec le sérieux rétro-pédalage de Cameron car un élément dont on a peu parlé jusqu’à présent mais que les anglais(avertis ) commencent à mesurer l’importance c’est sortir de l’Europe c’est bien joli mais les anciens pays qui faisaient la Grande- Bretagne cad Ecosse, Irelande, Pays de Galle n’ont certainement pas l’idée d’un Brexit car ces pays tout au long de la construction européenne ont pu s’affirmer dans une plus grande indépendance vis à vis de l’Angleterre ...... et je ne pense pas qu’ils aient dans l’idée de retourner en arrière !!!

              aussi si Brexit il y a, ce sera sans eux et l’implosion de la Grande -Bretagne sera le dernier feu d’artifice de la perfide Albion......
              redevenir un Etat-croupion réduit à la seule Angleterre après avoir été l’une des plus grandes puissances pendant plusieurs siècles .... quelle ironie de l’Histoire et quelle leçon à méditer au même titre que les leçons de la 1iere guerre mondiale !!!!!! 

              • ZenZoe ZenZoe 23 février 10:41

                Perso, je pense que les Britanniques vont rester, la City le veut ! Mais que le Royaume-Uni reste ou pas n’est plus le problème de toute façon. Le Royaume-Uni n’est qu’un symptôme et une conséquence. Et puis il y a le TAFTA, qui rend la présence britannique en Europe superflue comme cheval de Troie...
                L’Europe n’a tout simplement pas tenu ses promesses, et les peuples n’en veulent plus. Ils n’en veulent plus sous sa forme actuelle en tout cas. Sauf que maintenant, revenir en arrière est quasiment impossible, tellement il y a d’intérêts en jeu et de goinfres puissants qui profitent de cette Europe.
                La question maintenant, la seule qui vaille, est comment faire pour s’en débarasser ?


                • julius 1ER 23 février 10:56

                  Perso, je pense que les Britanniques vont rester, la City le veut ! Mais que le Royaume-Uni reste ou pas n’est plus le problème de toute façon. Le Royaume-Uni n’est qu’un symptôme et une conséquence


                  @zenzoe,

                  non je pense que tu sous-estimes la problématique posée par la GB, s’ils restent on sera toujours sur la ligne qu’ils ont délibérément exploité cad l’Europe à 28 une sorte de larve invertébrée pour reprendre l’expression de Victor....

                  de plus la GB est le troisième contributeur net de l’UE ...

                  de plus si la GB sort c’est l’implosion de la GB les autres pays qui se sont affirmés depuis l’adhésion à l’UE cad l’Ecosse, l’Irlande, le Pays de Galle n’auront certainement pas intérêt à suivre les Anglais....
                  aussi nous aurons une réaction en chaîne aux conséquences incalculables ......

                  la leçon c’est qu’il faudra plus d’Europe et moins d’UE on n’est pas sorti du paradoxe !

                  • ZenZoe ZenZoe 23 février 11:29

                    @julius 1ER
                    Je ne comprends pas bien votre réponse Julius. S’ils restent c’est la cata, et s’ils sortent aussi ?
                    Enfin, je continue à penser qu’ils vont finir pas rester, et c’est fort dommage. Ils nous gonflent avec leurs caprices. Quant à l’Ecosse, permettez-moi de rigoler, ils ont dit non au référendum d’indépendance, après avoir clamé partout qu’on allait voir ce qu’on allait voir, et on n’a rien vu ! Ils vont rester dans le giron britannique et le Commonwealth. Pareil pour le pays de Galles qui ne bougera pas.
                    Je ne sais pas pourquoi vous parlez de l’Irlande, elle est dans la zone euro d’ailleurs, et partie intégrante de l’Europe. L’Irlande du nord vous voulez dire ?
                    Enfin bref, si les britanniques sortaient, pas sûr non plus qu’il y aurait une scission des autres pays. D’ailleurs, le cas n’a pas même pas été envisagé, c’est dire...


                  • bakerstreet bakerstreet 23 février 12:12

                    @julius 1ER
                    Je suis de votre avis. Beaucoup de bruit pour pas grand chose ! Les anglais n’abandonneront pas la city !...Tout est surjoué, comme à l’époque de Thatcher. Le bashing-Europe a toujours été pratiqué avec succès. En dehors du marché, les conséquences de sortie seraient catastrophiques pour les anglais vivant sur le continent, perdant leurs droits aux prestations européennes, sociales, médicales....

                    Tout se beau monde serait obligé de rentrer en GB faute de ressources, et gonflerait la précarité.....
                    Taper sur la gueule de l’Europe, cette grosse baleine, en se donnant des postures, c’est pratique. Parfaite bouc émissaire. On se cache derrière pour justifier les pires décisions et lâchetés nationales, transférant les pires décisions, les pires conséquences. Comme celle liées à la Grèce, ce pays n’étant rentré dans l’UE que grâce à la France, qui lui vendait des mirages. Il faut voir ce mot au delà du modèle d’avion, bien sûr. 

                  • julius 1ER 23 février 12:48

                    @bakerstreet


                    excellent bakerstreet , la pratique du bouc émissaire se généralise sur beaucoup de sujets .... cela évite de regarder sous le tapis !!!!

                  • julius 1ER 23 février 13:02
                    e ne comprends pas bien votre réponse Julius. S’ils restent c’est la cata, et s’ils sortent aussi ?

                    @ZenZoe

                    les anglais depuis leur entrée en 1976 ont tout fait pour que l’Europe ressemble à un ectoplasme ...le grand marché, l’ouverture à 28, le vote à l’unanimité etc ..... tout pour que l’Europe ne soit et reste qu’un grand marché sans leadership politique, ni volonté de puissance .... bien sûr ils n’étaient pas tous seuls à vouloir ce type d’Europe ... mais le résultat c’est une Europe complètement dévertébrée !!!

                    mais s’ils sortent rien n’est joué moi je pense que les autres pays qui composent le RU ne suivront pas les anglais...

                     d’ailleurs lorsque tu parles des écossais tu dis une énorme bêtise car le scrutin s’est joué à peu de choses alors dans les conditions du Brexit je pense que les autres ne suivront pas les anglais ( c’est d’ailleurs une des raisons du rétropédalage de Cameron car lui pense et voit le danger à plus long terme d’une Angleterre seule et isolée qui ne serait plus viable !!!

                  • julius 1ER 23 février 13:23

                    @ZenZoe


                    de plus ZenZoe la contribution de la GB est de 25 milliards (France 33 milliards )
                    ce qui n’est pas rien et en fait le 3ie/4ie contributeur avec l’Italie aussi ce n’est certainement pas une quantité négligeable ....... 

                    on ne peut pas considérer si l’on est un tant soit peu sérieux que le Brexit sera sans incidence et ne provoquera pas une cascade de problèmes !!!! 

                    c’est bien joli de dire tranquille derrière un clavier " qu’ils restent ou qu’ils s’en aillent mais les conséquences seront de toutes façons incalculables !!! 

                  • ZenZoe ZenZoe 23 février 14:21

                    @julius 1ER
                    Le RU va rester, pas le peine de vous mettre dans un tel état.
                    Mais ce que je dis, c’est que si l’Europe continue à faire n’importe quoi sans vision, sans soutien de ses peuples, sans fermeté vis-à-vis de ses ennemis, RU ou pas RU, ça ne changera rien à l’affaire et l’Europe continuera à creuser sa tombe.


                  • fred.foyn Le p’tit Charles 23 février 11:01

                    Un mémorial pour ne pas oublier les « Guerres-Boucheries »

                    Une façon comme une autre de voir l’histoire en effet... !
                    Vous avez dit....LOBOTOMIE... ?

                    • bakerstreet bakerstreet 23 février 12:02

                      Vous avez raison de rappeler que tout de même ça fait un moment qu’on a réussi à maîtriser notre addiction préférée : Se foutre sur la gueule tous les 40 ans. C’était bien pour le bâtiment, moins pour l’agriculture. Quoique j’entend des conneries pour tenter de justifier les pesticides et les engrais mortifères : « Après la guerre on nous a demandé de nourrir tout le monde ! »...Mais c’était après la seconde, c’est vrai, alors que la première avait laissé des départements dévastés impropres à la culture. Je m’égare un peu, pas tant que ça, tout est lié. Cette idée de retour à l’Europe à un noyau dure, et déterminé, est ancien. Mitterrand s’était opposé à Koll, qui voulait une Europe fédérale. On ne pourra s’en sortir qu’en abandonnant certaines prérogatives nationales à Bruxelles. Je sais que cela en fait rugir certains, mais ils devraient regarder nos leaders nationaux objectivement, et se demander, scandale après scandale, si les sarko et les hollande, ont vraiment plus fait pour la France que pour leur pomme, leur parti, leurs copains ?......Le scandale de l’atome et d’Areva, 20 milliards à payer étant le dernier, avec Anne lauvergeon recevant la légion d’honneur l’an passé, alors qu’elle était déjà inculpé, à cause de cette banqueroute et de l’affairisme autour, et de plus suscpectée de délit d’initié....


                      • Elliot Elliot 23 février 12:47

                        On agite beaucoup cet argument du coût économique d’un Brexit : l’argument ne peut convaincre que ceux qui ont peur de leur ombre et que le moindre changement effraie – même si, dans les faits, ils ne seront pas concernés tant le RU est déjà largement préservé par une foultitude d’exemptions et passe-droits divers et variés.
                        Mais ce sont là surtout des affirmations péremptoires récitées en boucle par les eurolâtres et relayées à l’envi par les organes de presse au service de la propagande communautaire.

                        J’entends très peu de données chiffrées crédibles venir à l’appui de cette thèse qui condamnerait le Royaume –Uni à une misère noire ( comme en Grèce bel et bien arrimée au boulet ? ou d’autres pays qui expérimentent les potions des docteurs Folamour de la Commission selon la recette concoctée par les maîtres du monde dans leur intérêt bien compris )

                        De toute manière, me semble-t-il et à moins que j’aie tout faux, les règles du commerce international sont régies en-dehors de et par-dessus la communauté européenne .

                        Pour prendre un autre domaine, celui du « retour sur investissement « le Royaume-Uni serait même plutôt contributeur net au budget communautaire, si l’on en croit toutefois les arguments des partisans britanniques de la sortie, des arguments très terre-à-terre, mesquins, certainement égoïstes, peu solidaires d’un point de vue moral mais qui ont la solidité d’un lord maire connu pour ne pas s’embarrasser de contingences frivoles.

                        D’un autre côté, les institutions européennes exercent une tutelle de fait sur certains aspects de la vie législative nationale, on peut considérer la chose comme positive mais on peut aussi la voir comme un carcan qui insulte la souveraineté nationale ( et encore le R-U batifole-t-il dans un océan d’exemptions )

                        On peut rêver d’un gouvernement mondial – c’est même une utopie sympathique - mais quand on voit que les Commissaires européens ne sont que les proconsuls obéissants ( un pléonasme car c’est la définition du proconsul de servir son maître ) d’intérêts particuliers, on peut préférer une option qui consisterait d’abord à s’organiser chez soi à sa guise, c’est une petite gloire, minable certes mais qui offre l’avantage d’être à la portée du commun.

                        En réalité, à part le leurre de sa souveraineté nationale ( ou du changement de tuteur ), le Brexit aura très peu d’incidences pour l’Anglais moyen : son modèle social continuera de se dégrader pour le plus grand bénéfice des exportations, il continuera à vivre dans l’illusion du grand large, ce qui est tout de même mieux que de se gratter le nombril dans l’espoir d’y trouver la solution à tous ses maux...

                        Dehors ou dedans, c’est quasi du pareil au même dans la vie de tous les jours et c’est bien le problème des partisans du maintien de la Grande Bretagne dans l’UE, leurs arguments sonnent creux.


                        • julius 1ER 23 février 13:29

                          @Elliot


                          bien sûr Elliot ... deux attentats ici en 2O15 et le pays est au 32 ie dessous ...

                           alors la dislocation de l’Europe.... sans conséquences mais bien sûr !!!
                           
                          heureux les innocents au coeur pur !!!!

                        • Elliot Elliot 23 février 14:18

                          @julius 1ER

                          Je ne vois pas très bien le rapport entre les attentats et le Brexit.

                          Par contre, ces événements et la crise des réfugiés ( le colosse fort de ses 500 millions d’habitants est ébranlé par un million de réfugiés, 0,2 % de sa population ! il court dans tous les sens comme la poule à qui on a arraché la tête) ont davantage contribué à la dislocation de l’Europe que tous les discours des opposants.

                          La fin de l’espace Schengen - même si elle n’est pas actée en théorie – est inscrite dans les réalités : on voit revenir la belle époque des murs et des miradors et ceux qui les condamnaient naguère en soignent aujourd’hui jalousement l’héritage...

                          Toutes les contorsions ne pourront pas empêcher l’estocade finale, reste à savoir qui prendra l’initiative d’enterrer les textes.

                          Pourquoi pas la Grèce ? déjà exclue d’office, elle a les moyens, en raison du mode de fonctionnement de l’Europe de décréter la caducité des textes.

                          En réalité, il y a un seul critère sur lequel les gouvernements sont inopérants – en raison d’accords mondiaux – c’est la perméabilité des frontières aux échanges commerciaux mondialisés.. 


                        • Laulau Laulau 23 février 17:59

                          L’UE et l’OTAN sont des frères siamois issus de la volonté américaine d’avoir une tête de pont sur le continent eurasiatique en vue de le dominer


                          • Shawford Heaven Sent 23 février 18:05

                            @Laulau

                            Avec QG de façade lancée à la face du monde à HK, casernements et intendance (surtout la literie smiley ) en France comme il se doit, et I(comme intergalactique)GK je sais déjà plus où ( smileysmiley


                          • TSS 24 février 11:37

                            @ l’auteur

                             J.Monnet et R. Schumann qui sont portés aux nues pour la création

                             de l’Europe n’etaient en réalité que les taupes des USA ,ils ont bien

                             fait leur travail... !!

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