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Européenne 59.37% 2009, régionale 53.5% 2010

Ces pourcentages d’abstention rendent illégitimes les élus
L’abstentionnisme récurent qui se maintient devrait être le souci majeur de notre réflexion, car ils est l’antichambre d’une désagrégation républicaine.
« Les électeurs français souffrent de plus en plus d’un sentiment de non-représentation politique. Et ce pour quatre principales raisons. Tout d’abord il faut noter que l’alternance au pouvoir depuis 1981 de la droite et de la gauche semble assez inutile quand on s’aperçoit que des problèmes majeurs, comme le chômage, restent toujours irrésolus. Les intérêts divergent entre électeurs et politiciens. La seconde raison pour laquelle on assiste à une méfiance accrue de la population française par rapport aux politiques est celle de la multiplication des scandales, des affaires financières. Les politiciens, ou les partis politiques sont discrédités. Ces affaires de corruption, de détournement d’argent, éloignent peu à peu le Français de la vie politique. La troisième raison envisageable serait à chercher dans le comportement des partis politiques eux-mêmes : querelles de chefs, affrontements de tendance, tout ceci éloigne les politiciens des problèmes réels de la société, et de ce fait éloigne les électeurs des urnes. La quatrième et dernière raison est la suivante : les électeurs ont de moins en moins envie de s’engager de façon permanente sur des objectifs globaux. Ils votent de ce fait moins, ou différemment : pour des partis qui n’en sont pas vraiment (écologistes, chasseurs…) ou pour les extrêmes. D’une façon générale, le manque de dialogue entre politiciens et reste de la population peut expliquer ce repli des Français, ce refus de voter de plus en plus massif. L’abstentionnisme et la participation contestataire (votes extrémistes, associations, manifestations…) sont cohérents avec le désenchantement apparent des Français face à leur politique ; on peut néanmoins objecter à cela que si les électeurs sont critiques, ils ne font pas non plus forcément beaucoup d’efforts pour faire changer cette situation qui ne leur convient pas ».

Globalement les français s’éloigne de la compréhension des institutions plus elles se distancient de leur sphère individuelle sur la quelle ils se sont repliés depuis les années 90. Aujourd’hui encore 81% d’entre eux disent compter que sur eux-mêmes, 76% n’ont plus confiance aux partis. Il me semble inévitable que ceci se retrouve dans les résultats des élections, tempérés par le fait qu’ils soient encore entre 57% à 69% à considérer que voter aux élections permet aux citoyens d’exercer une influence sur les décisions de la France.
C’est ainsi que nous sommes passé de 22.1% d’abstention au régionale de Mars 86 à 53.5% aujourd’hui, ce n’est donc pas seulement le désintérêt pour celle-ci qui justifie cette augmentation, et encore faut-il se féliciter que cette élection ait mobilisé sur le rejet de la politique du gouvernement sinon cela aurait été pire.
Actuellement 55% à 68% des français ne font pas confiance au gouvernement, à l’institution présidentielle, à l’UE, à OMC, aux grandes conférences internationales. Dans cette enquête d’opinion c’est le gouvernement qui détient la palme avec 68% de français qui ne lui font pas confiance, de quoi me semble-t-il rendre peut crédible les justifications avancé par l’UMP sur leur débâcle, mais pas de quoi se hâter de crier à la victoire d’un renouveau à gauche, nous en sommes loin, car de 4% à15% de français seulement pense que militer dans un parti peut changer les décisions de la France.
Si vous m’avez suivi il faut donc s’interroger où vont aller les voix des électeurs qui pensent utile de voter pour changer les choses et ne pensent pas le faire en votant pour un parti.
La réponse se trouve dans l’élection de Mr Frêche, dans l’action populiste, puisque le français ne perçoit que les trous des trottoirs de sa sphère immédiate et il l’avait dit (81% compte sur eux), alors qu’il n’a plus confiance dans sa représentation démocratique les partis, il l’avait dit aussi (76% des français non plus confiance dans les partis politiques).
Ne me faites pas dire que Mr Frêche est un populiste, il se sert du populisme pour réaliser ses réalisations visionnaires, car il ne dispose pas des moyens d’établir les base d’une évolution dictatoriale, tout au plus deviendra-t-il un mandarin local, sont cas est intéressant pour le rapport des voix qui ne veulent ni du pouvoir ni des partis. Le même résultat au niveau national nous apporterait une dictature car il disposerait alors de l’armée et de la police je vais y arriver.
Que nous avaient dit aussi les français, que leur confiance allaient vers les scientifiques 90% (CNRS) vers la santé 86% (hôpitaux), vers l’école 83%, vers l’armée 75%, les associations 71%, la police 71% également.
Si nous faisons abstraction des trois premiers pourcentages qui représentent l’espérance des français face à leurs peurs : la science face à l’inquiétude des technologies, les hôpitaux face aux risques de santé, l’école face à l’accès à un métier, nous y trouvons immédiatement après des forces de sécurité : l’armée, la police, avec en plus aujourd’hui le monde associatif, en charge également de la défense des intérêts particuliers et communautaristes dont aucun ne dispose d’un pouvoir politique (sauf de lobbies).
Le seul monde associatif qui en dispose d’un, ce sont les syndicats comme force d’opposition et de contractualisation et ils sont rejetés à auteur de 72%, et les partis politiques à 76%.
L’administration recueille encore 63% d’adhésion, 60% pour les grandes entreprises publiques (ce que vous en conviendrait ne reflète pas ce qu’en rapporte les médias en qui seulement 27% des français ont confiance et le gouvernement qui harangue en permanence la fonction publique en qui 31% des français font confiance), 60% en la justice ce qui est trop peu pour une telle institution.
Nous voyons donc une demande de « pouvoir étatiste » clairement exprimé, et dangereusement exprimé au travers des besoins de sécurisation dans, je dirais tous les domaines, mais pas par en priorité le pouvoir économique mais par la force répressive armée police. Ceci indique que malgré la défiance en vers les médias, 69% des français écoutent les JT sur TF1, FR2, Soir 3 qui depuis les années 90 ont comme lied motif des sujets sécuritaires.
Il n’est donc pas anormal de les trouver dans cette position privilégiée. Il faut donc en convenir, en cas de difficultés ceux sont eux qui seront sollicités et espérés avant toutes possibilités de solutions par un débat politique, puisque ceux qui l’animent en démocratie, les partis et les syndicats ne font plus autorité.
Nous avons de manière inconsciente ouvert la porte et créé les conditions de l’avènement d’une dictature.
Comment en sommes nous arrivé là, par le réflexe normal du repli sur soi face, à des partis qui ont prôné durant toutes les années qui ont suivi la fin du socialisme la prospérité grâce à la loi du marché et de la libre entreprise du commerce.
55% des français se méfient des grandes entreprises privées, 63% des banques, 61% de l’OMC, 59% des compagnies financières d’assurances ou banques, 75% pensent que les entreprises ne cherchent qu’à faire des profits et s’entendent entre elles pour maintenir des prix élevés, 91% pensent qu’il faut réformer le capitalisme.
Nous voyons donc que ce qui leur avait été vendu comme devant assurer leur prospérité par le PS et l’UMP plus de la moitié des français considèrent, en étant gentil, qu’ils n’y font pas confiance.
Par contre ils ont confiance dans les entreprises artisanales pour 61%, nous avons là un autre indicateur du repli sur sa sphère individuelle de perception restreinte, justifiant la méfiance dans tout ce qui n’est plus à la mesure de leurs perception ou compréhension, (l’on comprend pour quoi Mr Frêche bouche les trous des trottoirs).
Notre président va s’y mettre aussi, déjà sur les plateaux de télé la couleur a été annoncée, il fallait seulement être un peu attentif aux propos de Mr Copé et Jégo, , nous devrions donc assister à moins de remise en cause de l’administration et des ses représentations (y compris les grandes entreprises), et un renforcement du contrôle des populations, mais rien n’est moins sur tant le dogmatisme et autocratie du président est prégnante, la note d’espérance vient d’une certaine contestation au sein de l’UMP mais !
 Mais alors avec tout cela le Front de Gauche, le NPA et le FN ou Bayrou auraient dû exploser leur score. Hé bien non ! et c’est le FN qui s’en sort encore le mieux en étant dans de nombreuses triangulaires.
Souvent je râle car je voudrais que les français apprennent plus, pour disposer de plus d’éléments de compréhension du monde, mais ceci ne les empêche pas d’avoir compris que leur avenir ne se trouvait pas pour l’instant dans ces partis qui restent marginaux.
Depuis le temps qu’ils se présentent indépendamment du clivage stupide gauche droite que nous vendent les politologues médiatiques, les français restent fidèles dans leurs grandes majorité à leur famille politique (heureusement pour le moment), et les partis marginaux n’offrent pas une vision assez claire d’un renouveau politique.
Un renouveau pour réaliser une alternance sociétale de nature à redynamiser la confiance.
Renouveau qu’il ne faut pas espérer un de la part du PS et de l’UMP.
S’ils étaient en mesure d’affronter les banques et réformer les entreprises en dehors des discours lénifiants, ils l’auraient déjà fait.
Or l’un et l’autre sont verrouillés par la constitution Européenne qu’ils ont fait passer en force chez nous comme dans les autres pays et donc une partie des populations ne veulent plus. Seulement 42% veulent s’ouvrir au monde d’aujourd’hui, 67% n’espèrent rien des rencontres comme celles du G20, 61%, se méfient de l’OMC et 55% de l’UE.
Le référendum sur l’UE a marqué une transition importante, celle de la fin en l’espérance, que par le commerce l’on pouvait réunifier des populations (comme cela avait été attendu par le traité de Rome en 1957) et déboucher sur une organisation politique. Si cela le devient un jour, ce sera en l’état de nos situations, une dictature, puisque chez nous plus de 70% de français ne veulent plus de l’Europe du marché. Ils ont compris qu’ils n’en seraient plus des acteurs mais seulement des exécutants exploitables, car en 53 ans d’existence elle a été incapable d’élaborer une convention collective Européenne sur les droits sociaux.
Leur refus exprimé lors du référendum, n’a pas pour autant bénéficié à ses opposants, car il ne faut pas se voiler la face, c’est à une élection nationale que nous avons eu affaire par régions interposées.
Il n’y a aucune raison pour que le PS crie victoire, bien au contraire la question qui se pose est de savoir s’il va oui ou non tromper ses électeurs une nouvelle fois.
C’est sur cette question qu’il joue son crédit pour les législatives, mais saura-t-il proposer un projet de société plutôt qu’une écurie présidentiable.
Je parie sur l’écurie présidentiable car les médias vont le pousser à cela, le PS n’a pas su embrayer derrière l’esclandre de Peillon pour pousser les médias à sortir du spectacle polémiste et peoples auquel les a entraîné le président, même si dans le Languedoc il a coupé l’herbe sous les pieds de la candidature de Mme Royal.
Quel que soit le résultat du deuxième tour, ce ne sera qu’un résultat de raccroc pour les uns et les autres, le succès annoncé du PS n’en sera pas un, en vérité, je souhaite pour eux qu’ils aient cette lucidité. La seule véritable expression de ce vote, qu’il soit observé par les abstentions ou les expressions électorales, est le refus de la politique du gouvernement.
Celui-ci la poursuivra prisonnier de sa logique, malgré les annonces de son illusionniste.
Comme les partis et syndicats ne peuvent pas mobiliser pour inverser son entêtement au service du pouvoir économique (la manifestation de 3 millions de manifestant là démontré) il aura recours au droit de la force, comme toutes les structures qui ne bénéficient pas d’une légitimité démocratique majoritaire.
Le seul moyen de nous préserver d’une marche en avant vers un état totalitaire, est de ne pas avaliser des résultats électoraux qui ne recueillent pas la moitié des inscrits.
J’ai déjà eu l’occasion de le dire, les restes du socialisme doivent se réformer et se regrouper avec d’autres pour repenser une société plus éthique.
Mais ils s’accrochent à leurs acronymes.
Le socialisme historique a été enterré sous le mur de Berlin, il faut en faire le deuil, ce n’est pas pour autant renoncer à la lutte contre l’oppression d’où qu’elle vienne, pour instaurer plus de participation démocratique et de justice sociale, ni renoncer à d’autres transformations de l’OMC et de la production capitaliste vers un avenir à construire.
En l’état ceux qui seront à même de proposer des modifications du système bancaire, du système boursiers, des relations sociales dans les entreprises, des réformes de la propriété du capital, et redonner à l’état la capacité de solutionner les problèmes par la création de monnaie productive plutôt que par la force répressive, se fond une place pour l’avenir.
Ce n’est pas moi qui le dis, mais les français quand ont les interrogent malgré leur paradoxe. 
par ddacoudre jeudi 18 mars 2010 - 40 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par frugeky (xxx.xxx.xxx.202) 18 mars 2010 11:36

    La majorité des français ne sont pas représentés au parlement. Y’a qu’à voir quelles sont les catégories socio-professionnelles majoritaires sur les bancs des hémicycles.
    Quand on nous donne la possibilité de nous exprimer, par exemple le referendum sur le traité constitutionnel européen, le vote exprimé n’est pas respecté.
    C’est une farce démocratique à laquelle nous sommes conviés, il est donc normal que de plus en plus de personnes ne répondent plus présents lors des différents scrutins.

  • Par finael (xxx.xxx.xxx.108) 18 mars 2010 13:24
    finael

    Lors du référendum sur le projet de constitution européenne il n’y a eu que 30,66% d’abstention.

    Et l’on voit comment les politiques (qui appelaient au "oui" pour toutes les principales formations) se sont assis dessus.

    Après le rappel de polemikvictor (pas gentil ça pour Paul emile Victor !), il est clair que les français se demandent pourquoi on leur demande de voter.

    Pour la couleur de la sauce à laquelle ils seront mangés ?  smiley

  • Par Alpo47 (xxx.xxx.xxx.10) 18 mars 2010 11:48
    Alpo47

    Si je me suis abstenu, c’est, je pense comme pour une majorité d’abstentionnistes, pour envoyer un message aux élus "vous ne me représentez pas".

    A quoi bon s’exprimer lorsqu’on constate ensuite que nos élus font des choix, votent des lois ... qui vont à l’encontre des choix de la majorité de leurs électeurs.
    A quoi bon, lorsque tous ont déjà adhéré au système capitalo-libéral en place que je récuse.
    Le vote du traité européen en est une caricature.
    On peut penser que lorsqu’il ne restera plus que 45/40/35 ... % des électeurs qui s’exprimeront, la capacité de nuisance, ou la crédibilité de nos élus en sera grandement diminuée.
    Ainsi, et même si leur communication cherche à détourner ce message, le parti au pouvoir actuellement, n’a récolté que 26% .. de 47%, environ 12,5% des électeurs. Décrédibilisés.

    C’est, hélas, tout ce qui nous reste comme moyen d’exprimer notre opposition.

  • Par Gabriel (xxx.xxx.xxx.98) 18 mars 2010 10:43
    Gabriel

    Le manque de dialogue entre politiciens et reste de la population

     Ce n’est pas un manque de dialogue mais une absence totale de dialogue, juste un monologue d’autosatisfaction de l’élu et une puissante surdité par rapport aux protestations et manifestation de l’électorat.

     On peut néanmoins objecter à cela que si les électeurs sont critiques, ils ne font pas non plus forcément beaucoup d’efforts pour faire changer cette situation qui ne leur convient pas ».

     Que proposez vous de faire ? Ils restent sourds face à la protestation et à la manifestation. Même lorsque vous votez (exemple traité de Lisbonne), si le résultat ne leur plait pas, ils s’assoient dessus ! Alors ne reste il que la révolution ?

    Ne nous voilons pas la face, ces gens là ont sclérosé la démocratie. Ils décident de tout sans demandez ou tenir compte de l’avis général et majoritaire. Au cas ou vous ne vous en seriez pas encore aperçu, nous sommes en république bonapartiste.

     

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