Pour ceux et celles qui veulent pouvoir continuer à gaspiller l'énergie sans compter...
Comme a priori de départ, on peut dire que l’énergie abondante et peu onéreuse est un élément central de nos sociétés dites modernes. Elle est véritablement le sang de nos avancées technologiques, et les régions du monde qu’elle n’irrigue pas à foison sont qualifiées d’archaïques. Elle nous permet d’obtenir une qualité de vie inégalée auparavant, et ceux qui y ont désormais largement accès ne vaudraient en être privés pour rien au monde. La possibilité d’un retour à la bougie en raison de notre goût immodéré pour celle-ci n’est donc qu’une fable pour faire peur aux jeunes enfants qui oublieraient d’éteindre la lumière avant de partir à l’école.
À titre personnel, j’aime chauffer ma chambre afin d’obtenir un délicieux climat tropical en plein hiver, laisser mon ordinateur perpétuellement allumé rien que par flemme de l’éteindre puis de le rallumer ensuite, ou encore, prendre l’avion pour découvrir d’exotiques contrées à l’autre bout du monde. Cependant, j’adore me promener dans la forêt après une bonne averse orageuse, je déteste voir des détritus sur le sol, j’approuve l’idée d’une agriculture sans produits chimiques, mais aussi, je suis très sceptique vis-à-vis du nucléaire et intimement persuadé que s’en débarrasser ne peut pas être une mauvaise chose.
En bref, j’aime mon confort, j’aime la nature, mais je ne veux pas sacrifier le premier pour sauvegarder le second : les économies d’énergie, très peu pour moi !
Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant qu’en ce début de siècle, la majorité de notre énergie provient d’une ressource nommée pétrole : c’est un hydrocarbure existant en quantité limitée sur notre bonne vieille planète mais qui offre d’immenses possibilités de valorisation industrielle. Lorsque l’on parle de la géopolitique du pétrole, il est un point particulier qui n’aura échappé à personne : l’or noir commence tout doucettement à se faire rare, et envisager une alternative pourrait ne pas être totalement inutile.
Les scientifiques et les industriels se sont penchés sur cette problématique et ont découvert un nombre absolument incroyable de procédés permettant d’échapper à une pénurie d’énergie. Toutefois, la plupart sont onéreux et techniquement difficiles à mettre en œuvre. Saluons quant même les lendemains qui chantent que nous promettent les cellules photovoltaïques à base de nanotubes mis en place par des virus. Les progrès dans ce domaine sont rapides mais manquent d’investissements.
Après tout, le plus simple ne serait-il pas de continuer à utiliser du pétrole. Il est généralement liquide, ce qui est une caractéristique essentielle pour les transports, simple à stocker et à transporter, mais aussi incontournable dans l’industrie chimique en raison des caractéristiques très spécifiques des hydrocarbures. Pouvoir continuer à utiliser du pétrole jusqu’à ne plus savoir quoi en faire est donc nécessaire à la préservation de ce que l’on peut appeler notre modernité ou notre décadence, cela dépend des points de vue.
Et bien justement, on sait désormais fabriquer du pétrole. Ce que la Nature a mis des millions d’années à effectuer, l’Homme sait le faire en moins d’une semaine. Cette innovation technologique majeure est permise grâce aux récentes connaissances acquises sur les micro-algues.
Certains de ces minuscules organismes possèdent l’étonnante propriété de produire de l’huile, qui peut ensuite être transformée en pétrole par craquage. Ce nom barbare désigne le processus de séparation, grâce à la chaleur et la pression, d’une molécule organique en d’autres éléments de taille plus restreinte.
Alors, comment se passe la culture de ces micro-algues ? Et bien c’est plutôt simple. Les éléments nécessaires sont de l’eau de mer, du dioxyde de carbone, de la luminosité, et quelques nutriments divers et variés. Il s’agit de placer ces petites plantes miraculeuses dans de longs tubes verticaux installés en extérieur et orientés de manière à optimiser l’exposition solaire de l’ensemble. Le gaz carbonique injecté dans le liquide vert saturé en algues provient généralement d’usines en rejetant en quantités astronomiques, ce qui a le mérite de réutiliser quelque chose communément qualifié de polluant. En à peu près trois jours, les micro-algues arrivent à maturité, gorgées de lipides et prêtes à être récoltées.
La grosse difficulté consiste à séparer la biomasse de l’eau. On procède actuellement à l’aide de solutions chimiques, mais des méthodes recourant à l’électrolyse existent également. Les végétaux ainsi récupérés sont pressés afin d’en extraire la substance huileuse, puis cette dernière est traitée afin d’en faire du pétrole tout à fait conventionnel. Celui-ci est on ne peut plus classique, mais dispose en outre de l’avantage de ne pas posséder de soufre, ce qui est très avantageux puisque les raffineries ont l’obligation légale de l’éliminer pour des raisons sanitaires.
Transformer de l’huile en pétrole est un processus énergivore, mais cependant largement bénéficiaire : on produit plus d’énergie que l’on n’en consomme. Cette méthode n’est donc pas une vue de l’esprit. Il est possible de fabriquer des hydrocarbures de manière rapide et reproductible à l’infini : l’eau de mer, le dioxyde de carbone, et les rayons solaires n’étant pas des ressources épuisables à l’échelle humaine.
Il existe de plus un autre intérêt à l’usage des micro-algues : elles rejettent autant de gaz carbonique durant leur combustion sous forme de pétrole qu’elles n’en ont absorbées pendant leur croissance. Le cycle du carbone est par conséquent en circuit fermé. En des temps d’interrogations majeures sur les dérèglements du climat, c’est un bon point en faveur d’une énergie durable et respectueuse des générations futures.
Il existe théoriquement un obstacle à la production industrielle de pétrole végétal : l’ensoleillement. Il est aléatoire et peu constant. Cependant, des inventeurs de génie ont trouvé une parade. Certaines micro-algues productrices d’huile peuvent se passer de lumière, c’est à dire du phénomène de photosynthèse, si on leur fournit un substitut. Or, il se trouve que les sucres de la culture betteravière font très bien l’affaire. Il en va de même pour à peu près toutes les plantes cultivées par l’Homme pour son alimentation. Cela offre en plus l’opportunité de valoriser la masse considérable de déchets agricoles que produisent les campagnes.
Élever des algues dans l’obscurité permet également de passer d’une logique d’étalement, avec des tubes soumis à l’impératif d’une exposition solaire maximale, à une production en volume. Installer d’immenses cuves dans les caves des bâtiments est tout à fait envisageable. Et puis, même dans le cas d’une structure dans des hangars, le gain de place reste énorme.
Enfin, le dernier élément prouvant l’intérêt que représente la mise en culture de ces micro-algues sont les récents partenariats qu’Exxon et Total ont montés avec de petites entreprises travaillant sur le sujet. Pour rentabiliser la production industrielle de pétrole, elles envisagent d’extraire les précieux omégas de l’huile pour les revendre ensuite au secteur pharmaceutique. La perspective de fournir les élevages piscicoles en nourriture afin de recycler les restes encombrants de biomasse est aussi très sérieusement étudiée.
Étant donnée la rapacité légendaire des sociétés transnationales citées précédemment, il suffit pour s’en convaincre de se souvenir des nombreux désastres écologiques dont elles sont responsables en raison de leurs négligences imputables à une volonté de comprimer les coûts, on peut supposer qu’il s’agit là d’une bonne affaire. Elles n’investissent pas pour faire acte de philanthropie mais pour réaliser du chiffre dans une filière industrielle prometteuse.
Il n’est pas impossible d’imaginer que le monde dans lequel nous vivons actuellement ne changera que peu au cours des prochaines décennies en restant centré sur le gaspillage d’une énergie présente pour tous à bas prix. Dans le cas possible d’un pétrole éternel, sans incidence sur le climat, productible partout, la révolution écologique tant promise ne restera alors qu’un projet mort-né.
Cela serait-il profitable à l’humanité ? À vous de me le dire !
N’hésitez pas à me faire part de vos critiques et de vos interrogations, et si vous le souhaitez, votez afin que je puisse savoir si la communauté d’AgoraVox approuve cet article.
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Ce serait déjà pas si mal. Dans un monde où on serait tous forcés de revenir à la bicyclette pour cause d’absence de pétrole, je serais quand même content que les ambulances aient encore les moyens de se déplacer rapidement...
Et bien, je n’étais pas encore né dans les années 1940, mais je constate une fois de plus que les inventions trop en avance sur leur temps passent systématiquement à la trappe. Probablement sous l’injonction des industriels de l’extraction pétrolière. Espérons que ce tragique précédent ne se reproduira pas.
En tout cas, merci pour cet article passionnant et toujours d’actualité.
C’est une source d’énergie prometteuse permettant également d’utiliser les déchets azotés et carbonés des stations d’épuration. La date de l’article 1980, ne m’étonne pas, entre 1978 et 1984, la France était à la pointe en énergie renouvelable, le problème est que les efforts dans le domaine ainsi que dans les économies d’énergie ont été abandonnés pour satisfaire les lobbys pétroliers et du nucléaire.
Pour ce qui est du carburant à 5 euros, nous y arriverons prochainement, maintenant avec des véhicules moins puissants mais consommant 1 litre au cent, c’est faisable, le coût du transport sera inférieur au coût actuel.
De toutes façons, il ne faut pas se baser uniquement sur les énergies renouvelables pour résoudre le problème énergétique, les économies d’énergie sont très importantes et n’impliquent pas forcément une réduction du confort, pour un foyer de 4 personnes, nous consommons en moyenne 3,5 kw/h d’électricité par jour ce qui pourrait être réduit avec un chauffe eau solaire.
Les industriels de l’énergie sont effectivement riches et influents. Lisez donc cet article de Science et Vie, mais surtout, regardez sa date de publication. J’espère cependant que ce pétrole végétal reviendra sur le devant de la scène dans les prochaines années.
Le pétrole accéléré
Après plus d’un demi-siècle d’efforts, la fabrication accélérée de pétrole a partir de déchets de bois vient s’ajouter aux techniques des énergies de remplacement. Qui plus est, le pétrole de bois sera économiquement compétitif avec l’autre.
En mai dernier, un baril de pétrole entièrement fabriqué à partir de copeaux de bois est sorti d’une usine-pilote d’Albany, dans l’Oregon. Il avait été réalisé en une heure, grâce au procédé mis au point par le Lawrence Berkeley Laboratory, près de San Francisco.
L’idée est tellement simple qu’on se demande pourquoi on n’y avait pas pensé avant ; en fait, on y avait pensé. En 1920, l’Allemand Franz Fischer avait tenté d’obtenir du pétrole à partir de sciure fine de bois, mélangée avec de l’huile anthracène, le tout sous pression. Malheureusement, le procédé n’atteignit jamais le stade de l’usine-pilote, et il était extrêmement coûteux ; il fallait sécher les copeaux de bois à haute température, puis les pulvériser mécaniquement ; de plus, l’huile employée était chère. Pourtant en 1972, le Bureau des Mines américain reprit l’idée de Fischer. En la modifiant légèrement, il obtint en laboratoire des résultats intéressants ; il mit donc en chantier la petite usine-pilote d’Albany, installée près d’une forêt de sapins qui devait fournir la matière première. Alors que l’usine était encore en construction, le projet fut transmis à l’ERDA, le prédécesseur du département à l’Energie (DOE) américain. En 1976, Bechtel Corporation signa un contrat avec le DOE afin de mener à bien cette étude. Sans succès. Un an plus tard, le DOE demanda au Lawrence Berkeley Laboratory de prendre le relais. Et Sabri Ergun, chercheur à ce Laboratoire, décida d’abandonner la méthode mise au point par le Bureau des Mines. Pourquoi ?
Parce que, tout comme le procédé allemand, elle était coûteuse ; de plus la poudre de bois mélangée à l’huile avait une fâcheuse tendance à se dilater, et les pompes qui devaient injecter la sciure dans le réacteur tombaient à tout moment en panne, bouchées par des grumeaux de pâte de bois ; bref, le procédé s’avéra impossible à transférer du laboratoire à l’usine-test.
Le groupe de Berkeley eut alors l’idée d’utiliser tout simplement de l’eau pour remplacer l’huile. « En fait, nous a expliqué James Wrathall, l’un des membres de l’équipe, nous faisons macérer des copeaux de bois - et non plus de la poudre - dans un mélange d’eau et d’acide sulfurique ; nous ajoutons suffisamment d’acide pour porter le pH à 2 et suffisamment d’eau pour que celle-ci représente 75 % du poids du mélange. Puis nous chauffons à 180°C durant 45 minutes environ ; les copeaux se désintègrent alors en particules plus ou moins fines et extrêmement friables. Il suffit alors de passer rapidement le mélange dans un affineur pour obtenir une boue homogène qui possède la précieuse qualité de ne pas obturer les pompes à travers lesquelles elle s’écoule. »
La mixture est ensuite dirigée vers le réacteur, où va s’opérer la conversion du bois en pétrole. Petit à petit, la pression est portée à 200 atmosphères en forçant vers l’intérieur de la cuve un mélange de gaz réducteurs composé d’oxyde de carbone et d’hydrogène. Parallèlement, on accroît la température jusqu’à 360 °C. La réaction s’effectue alors très rapidement, en une dizaine de minutes. « Nous avons, poursuit Wrathall, essayé d’utiliser des catalyseurs ; nous en avons testé 40 exactement. » Certains comme le carbonate de sodium sont très bon marché et relativement efficaces, d’autres, comme un composé iodé, sont même très efficaces, mais aussi très coûteux ; d’autres enfin, comme le chlorure ferrique, permettent d’obtenir à la sortie un hydrocarbure pratiquement pur et sont relativement peu coûteux, mais ils posent des problèmes de corrosion.
L’équipe de Berkeley avoue ne pas encore avoir trouvé le catalyseur idéal et se demande même s’il est bien nécessaire, d’ajouter un tel produit chimique à la réaction. Le procédé bois-eau-acide sulfurique a été testé en laboratoire avant d’être transféré à l’usine d’Albany. « Avec 100 g de bois, explique Sabri Ergun, nous avons obtenu 80 g de liquide dont 9,2 g étaient du pétrole. A Albany, les résultats furent moins bons, car l’usine n’était pas conçue à l’origine pour fonctionner selon la méthode développée à Berkeley. Avec 45,36 kg de bois, traités avec 152 kg d’eau et 80 g d’acide sulfurique, on obtint 2,56 kg de pétrole. En tout les tests de Berkeley traitèrent 408,24 kg de bois et produisirent 22,68 kg de pétrole. La phase « pétrole » était formée de 0,6 % de solides, de 7,1 % d’eau et de 92,3 % de pétrole proprement dit. Ce dernier contenait 81,2 % de carbone, 7,9 % d’hydrogène, 0,1 d’azote et 10,8 % d’oxygène. Sa valeur calorifique était de 8 740 calories par kg, et sa densité de 1,09.
Mieux encore, le bilan énergétique de l’opération est tout à fait positif : il se situe entre 60 et 70 %. En d’autres termes, cela signifie qu’il faut effectuer une dépense énergétique équivalente à 1/3 de baril de pétrole pour produire 1 baril de pétrole de bois. En 1979, le Stanford Research Institute, lors d’une étude comparative sur les coûts de l’énergie produite par les différentes filières utilisant la biomasse, a estimé qu’une petite usine traitant 1000 t de bois par jour par la méthode de Berkeley, produirait du pétrole à $48 le baril ce qui est élevé comparé au prix actuel ; mais Sabri Ergun, précise que les données qu’il avait fournies au Stanford Research Institute sont déjà à réviser. Aujourd’hui, les performances ont été améliorées et les coûts ont baissé ; le pétrole de bois pourrait probablement être produit commercialement à environ $29 le baril, ce qui le rend pratiquement compétitif avec le prix du baril de pétrole vendu par l’OPEP. La matière première est presque gratuite puisqu’elle utilise les copeaux, déchets de l’industrie du bois ; or, 26 % de chaque arbre abattu sont ainsi perdus sous forme de copeaux.
L’équipe de Berkeley espère bien encore améliorer le rapport des poids bois-pétrole et la qualité du produit fabriqué ; en effet, l’usine d’Albany a été conçue pour le procédé mis au point par le Bureau des Mines et il faudra la modifier pour qu’elle soit tout à fait adaptée à la liquéfaction du bois pré-traité à l’eau et à l’acide sulfurique.
A l’heure actuelle, on attend à Berkeley de recevoir de nouveaux barils en provenance d’Albany pour effectuer toutes une série de tests sur le pétrole produit. Actuellement, sa qualité semble mieux adaptée à la pétro-chimie, alors que le département à l’Energie américain, qui finance tout le projet, préférerait un pétrole plus apte à remplacer le gas-oil ou l’essence. « Nous savons », explique Wrathall, « que notre pétrole brûle bien, nous savons qu’il peut être distillé, que l’on peut obtenir de l’essence après traitement, mais nous pensons qu’il serait mieux utilisé si on l’employait dans l’industrie des plastiques ; dans ce cas là, nous n’aurions pratiquement pas à modifier le produit de base que nous obtenons. De toutes façons le résultat est le même, dans les deux cas nous permettons une économie de pétrole importé. »
Si les crédits ne manquent pas, les choses pourront aller très vite : dès la fin de cette année, l’usine-pilote d’Albany pourra être complètement modifiée pour être mieux adaptée au procédé ; dès le début de l’année prochaine, de nouveaux tests seront effectués et d’ici là avril 1981, en possession de tous les résultats, l’équipe de Sabri Ergun pense être capable de concevoir les plans d’une usine de taille commerciale cette fois, et qui transformera 2000 t de copeaux de bois par jour en pétrole. Sources : Science et Vie n°753, juin 1980, pages 104-105
Ce serait déjà pas si mal. Dans un monde où on serait tous forcés de revenir à la bicyclette pour cause d’absence de pétrole, je serais quand même content que les ambulances aient encore les moyens de se déplacer rapidement...
Les industriels de l’énergie sont effectivement riches et influents. Lisez donc cet article de Science et Vie, mais surtout, regardez sa date de publication. J’espère cependant que ce pétrole végétal reviendra sur le devant de la scène dans les prochaines années.
Le pétrole accéléré
Après plus d’un demi-siècle d’efforts, la fabrication accélérée de pétrole a partir de déchets de bois vient s’ajouter aux techniques des énergies de remplacement. Qui plus est, le pétrole de bois sera économiquement compétitif avec l’autre.
En mai dernier, un baril de pétrole entièrement fabriqué à partir de copeaux de bois est sorti d’une usine-pilote d’Albany, dans l’Oregon. Il avait été réalisé en une heure, grâce au procédé mis au point par le Lawrence Berkeley Laboratory, près de San Francisco.
L’idée est tellement simple qu’on se demande pourquoi on n’y avait pas pensé avant ; en fait, on y avait pensé. En 1920, l’Allemand Franz Fischer avait tenté d’obtenir du pétrole à partir de sciure fine de bois, mélangée avec de l’huile anthracène, le tout sous pression. Malheureusement, le procédé n’atteignit jamais le stade de l’usine-pilote, et il était extrêmement coûteux ; il fallait sécher les copeaux de bois à haute température, puis les pulvériser mécaniquement ; de plus, l’huile employée était chère. Pourtant en 1972, le Bureau des Mines américain reprit l’idée de Fischer. En la modifiant légèrement, il obtint en laboratoire des résultats intéressants ; il mit donc en chantier la petite usine-pilote d’Albany, installée près d’une forêt de sapins qui devait fournir la matière première. Alors que l’usine était encore en construction, le projet fut transmis à l’ERDA, le prédécesseur du département à l’Energie (DOE) américain. En 1976, Bechtel Corporation signa un contrat avec le DOE afin de mener à bien cette étude. Sans succès. Un an plus tard, le DOE demanda au Lawrence Berkeley Laboratory de prendre le relais. Et Sabri Ergun, chercheur à ce Laboratoire, décida d’abandonner la méthode mise au point par le Bureau des Mines. Pourquoi ?
Parce que, tout comme le procédé allemand, elle était coûteuse ; de plus la poudre de bois mélangée à l’huile avait une fâcheuse tendance à se dilater, et les pompes qui devaient injecter la sciure dans le réacteur tombaient à tout moment en panne, bouchées par des grumeaux de pâte de bois ; bref, le procédé s’avéra impossible à transférer du laboratoire à l’usine-test.
Le groupe de Berkeley eut alors l’idée d’utiliser tout simplement de l’eau pour remplacer l’huile. « En fait, nous a expliqué James Wrathall, l’un des membres de l’équipe, nous faisons macérer des copeaux de bois - et non plus de la poudre - dans un mélange d’eau et d’acide sulfurique ; nous ajoutons suffisamment d’acide pour porter le pH à 2 et suffisamment d’eau pour que celle-ci représente 75 % du poids du mélange. Puis nous chauffons à 180°C durant 45 minutes environ ; les copeaux se désintègrent alors en particules plus ou moins fines et extrêmement friables. Il suffit alors de passer rapidement le mélange dans un affineur pour obtenir une boue homogène qui possède la précieuse qualité de ne pas obturer les pompes à travers lesquelles elle s’écoule. »
La mixture est ensuite dirigée vers le réacteur, où va s’opérer la conversion du bois en pétrole. Petit à petit, la pression est portée à 200 atmosphères en forçant vers l’intérieur de la cuve un mélange de gaz réducteurs composé d’oxyde de carbone et d’hydrogène. Parallèlement, on accroît la température jusqu’à 360 °C. La réaction s’effectue alors très rapidement, en une dizaine de minutes. « Nous avons, poursuit Wrathall, essayé d’utiliser des catalyseurs ; nous en avons testé 40 exactement. » Certains comme le carbonate de sodium sont très bon marché et relativement efficaces, d’autres, comme un composé iodé, sont même très efficaces, mais aussi très coûteux ; d’autres enfin, comme le chlorure ferrique, permettent d’obtenir à la sortie un hydrocarbure pratiquement pur et sont relativement peu coûteux, mais ils posent des problèmes de corrosion.
L’équipe de Berkeley avoue ne pas encore avoir trouvé le catalyseur idéal et se demande même s’il est bien nécessaire, d’ajouter un tel produit chimique à la réaction. Le procédé bois-eau-acide sulfurique a été testé en laboratoire avant d’être transféré à l’usine d’Albany. « Avec 100 g de bois, explique Sabri Ergun, nous avons obtenu 80 g de liquide dont 9,2 g étaient du pétrole. A Albany, les résultats furent moins bons, car l’usine n’était pas conçue à l’origine pour fonctionner selon la méthode développée à Berkeley. Avec 45,36 kg de bois, traités avec 152 kg d’eau et 80 g d’acide sulfurique, on obtint 2,56 kg de pétrole. En tout les tests de Berkeley traitèrent 408,24 kg de bois et produisirent 22,68 kg de pétrole. La phase « pétrole » était formée de 0,6 % de solides, de 7,1 % d’eau et de 92,3 % de pétrole proprement dit. Ce dernier contenait 81,2 % de carbone, 7,9 % d’hydrogène, 0,1 d’azote et 10,8 % d’oxygène. Sa valeur calorifique était de 8 740 calories par kg, et sa densité de 1,09.
Mieux encore, le bilan énergétique de l’opération est tout à fait positif : il se situe entre 60 et 70 %. En d’autres termes, cela signifie qu’il faut effectuer une dépense énergétique équivalente à 1/3 de baril de pétrole pour produire 1 baril de pétrole de bois. En 1979, le Stanford Research Institute, lors d’une étude comparative sur les coûts de l’énergie produite par les différentes filières utilisant la biomasse, a estimé qu’une petite usine traitant 1000 t de bois par jour par la méthode de Berkeley, produirait du pétrole à $48 le baril ce qui est élevé comparé au prix actuel ; mais Sabri Ergun, précise que les données qu’il avait fournies au Stanford Research Institute sont déjà à réviser. Aujourd’hui, les performances ont été améliorées et les coûts ont baissé ; le pétrole de bois pourrait probablement être produit commercialement à environ $29 le baril, ce qui le rend pratiquement compétitif avec le prix du baril de pétrole vendu par l’OPEP. La matière première est presque gratuite puisqu’elle utilise les copeaux, déchets de l’industrie du bois ; or, 26 % de chaque arbre abattu sont ainsi perdus sous forme de copeaux.
L’équipe de Berkeley espère bien encore améliorer le rapport des poids bois-pétrole et la qualité du produit fabriqué ; en effet, l’usine d’Albany a été conçue pour le procédé mis au point par le Bureau des Mines et il faudra la modifier pour qu’elle soit tout à fait adaptée à la liquéfaction du bois pré-traité à l’eau et à l’acide sulfurique.
A l’heure actuelle, on attend à Berkeley de recevoir de nouveaux barils en provenance d’Albany pour effectuer toutes une série de tests sur le pétrole produit. Actuellement, sa qualité semble mieux adaptée à la pétro-chimie, alors que le département à l’Energie américain, qui finance tout le projet, préférerait un pétrole plus apte à remplacer le gas-oil ou l’essence. « Nous savons », explique Wrathall, « que notre pétrole brûle bien, nous savons qu’il peut être distillé, que l’on peut obtenir de l’essence après traitement, mais nous pensons qu’il serait mieux utilisé si on l’employait dans l’industrie des plastiques ; dans ce cas là, nous n’aurions pratiquement pas à modifier le produit de base que nous obtenons. De toutes façons le résultat est le même, dans les deux cas nous permettons une économie de pétrole importé. »
Si les crédits ne manquent pas, les choses pourront aller très vite : dès la fin de cette année, l’usine-pilote d’Albany pourra être complètement modifiée pour être mieux adaptée au procédé ; dès le début de l’année prochaine, de nouveaux tests seront effectués et d’ici là avril 1981, en possession de tous les résultats, l’équipe de Sabri Ergun pense être capable de concevoir les plans d’une usine de taille commerciale cette fois, et qui transformera 2000 t de copeaux de bois par jour en pétrole. Sources : Science et Vie n°753, juin 1980, pages 104-105
Merci pour cet article. J’espère que ces possibilités de fabrication du pétrole ne sont pas juste un rêve.
En effet, il y a urgence à se débarrasser de notre dépendance au pétrole du Proche-Orient, qui se traduit en désastres géopolitiques (islamisation de tout, terrorisme, etc ...).
J’ai du mal a croire que le processus total (culture des algues + récolte de l’huile + transformation de l’huile en pétrole + raffinage du pétrole) soit moins énergivore que ce que la combustion du produit final rapportera...
Je suis incapable de vous certifier que le bilan énergétique du cycle de production soit déjà positif, mais voici néanmoins la réponse de l’entreprise BFS (Bio Fuel Systems) à un internaute posant une question similaire à la vôtre :
Il ne s’agit que de spéculations de votre part. Une des priorités que nous sommes fixée au départ de nos recherches, était d’arriver à un bilan énergétique et économique largement positif pour le bon fonctionnement de nos usines. C’est le cas aujourd’hui : dans les rendements annoncés, nous prenons en compte l’utilisation de 25% du pétrole produit pour alimenter nos installations en électricité via des cogénérateurs.
Ils allaient quand même pas se tirer une balle dans le pied en affirmant le contraire. De telles mesures ne sont crédibles que si elles émanent d’un observateur indépendant. Mais vu l’ampleur de la question énergétique depuis 70ans, l’indépendance n’existe pas...
A une époque où la nouvelle monnaie mondiale est le crédit carbone cette invention va sans doute séduire les entreprises voulant abaisser leur bilan dans les pays où c’est applicable, pour une fois que ce ne sera pas de manière artificielle ça nous changera !
De plus si cela fait diminuer la part des pétroles végétaux qui réduisent les terres cultivables pour la nourriture c’est encore un plus appréciable de ces algues ; il faut voir si la chaîne de production peut se faire en circuit fermée sans rejets polluants.
Merci beaucoup pour votre commentaire, cela m’a fait très plaisir.
Mais pour compléter mes propos, je pense que ce procédé possède un véritable avenir dans des petites îles lointaines et isolées telles La Réunion, la Martinique, ou la Guadeloupe. Tout d’abord, elles sont localisées dans des régions ensoleillées, par conséquent propices à la culture des micro-algues en extérieur. Ensuite, en raison d’une agriculture fortement orientée vers la canne à sucre, elles possèdent des quantités phénoménales de résidus inexploités. Or, ces derniers peuvent servir de nutriments de substitution dans le cas d’une production industrielle effectuée dans l’obscurité d’un hangar.
Enfin, dans ces confettis de France éparpillés au milieu de la mer, les hydrocarbures classiques coûtent une véritable fortune en raison des difficultés logistiques et de la petitesse du marché local. Pour toutes ces raisons, la concurrence entre le pétrole fossile et son équivalent végétal me semble tout à fait envisageable dans ces microcosmes insulaires très spécifiques.
Dans le cas d’une réussite économique et environnementale, j’espère que nos politiques auront l’intelligence de développer rapidement cette filière afin qu’elle puisse profiter au plus grand nombre.
Je viens de la Réunion et votre technique a l’air vachement mieux que ces connerie d’éoliennes. Ça produit que dalle ces machins et en plus c’est laid ; Merci pour l’article en tout cas !!!
La recette des hydrocarbures bio est connue depuis longtemps, il y a deux limites, la première c’est qu’il n’est pas sûr qu’il y ait un gain énergétique, la deuxième, c’est le prix, encore largement supérieur au pétrole de forage !
Ne rêvons pas, mais comptons et si le bilan est positif, faisons le savoir !
Pour l’instant, le très mauvais exemple, c’est l’éthanol carburant, qui est une belle usine à subventions...
J’ ai voté non et ai la certitude d’ être minoritaire. Votre attitude de gaspillage est une ignominie. Seul la sobriété est une attitude digne de l’ Humanité. Pour apporter plus de confort aux enfants des pays pauvres nous devons réduire notre gaspillage, et ne pas nous comporter comme des vandals ( destructeur saccageur ) Salut Edouard les millions d’ enfants qui meurent de faim pendant que monsieur ce complaît dans sa serre surchauffé avec son ordinateur perpétuellement allumé te saluent bien.C’ est déjà grave de la faire c’ est indigne de s’ en vanter.
A elf de hood et fcpgismo Merci d’avoir une conscience contrairement à l’auteur !! Je vous rejoint largement sur ce sujet...faut vraiment être dépourvu d’intelligence, de penser comme ça, et être profondément égoïste ou inconscient !! La véritable avancé, effectivement, serait l’indépendance energetique au niveau individuel !!! Et il faut évoluer vers ça et pas vers plus d’enrichissement de multinationale et ce n’est pas revenir en arrière que d’avancé en respect des autres de tous les peuples et de la nature...il faut imiter la nature, dans ce quelle a de plus beau, en étant en symbiose et non pas en parasite !!!!!
J’ai également voté contre mais non pas pour le fait d’assumer une attitude de gaspillage que tellement de gens partagent en faisant semblant de la cacher. Je gaspille également alors que je pourrais l’éviter et à mon travail mon ordinateur reste la plus part du temps allumé parce que je perds plus de 5mn à chaque fois que je l’éteins. Non ce qui me fait peur c’est de se servir d’un début de découverte pour ce convaincre que notre modèle est durable. Il me semble fort illusoire de croire que voilà résolus nos problèmes d’énergie. Notre consommation de pétrole actuelle est astronomique et est appelée à continuer d’augmenter et votre article est bien loin de montrer que l’on est près de pouvoir produire toute cette quantité. De plus nous aurons les même problèmes qu’avec les bio carburant, faire le choix entre des espaces cultivables pour alimenter le monde ou pour alimenter nos voitures.
Je suis le seul à penser que la première partie c’est pour rire ? Moi j’ai quant même l’impression que ses paroles choquantes sont là pour nous faire réagir. Et puis, j’habite moi même dans un DOM et j’utilise énormément l’avion pour voir ma famille en France. L’ordinateur n’en parlons même pas, on le fait tous. Et le climat tropical, ça me semble être une blague.
C’est une source d’énergie prometteuse permettant également d’utiliser les déchets azotés et carbonés des stations d’épuration. La date de l’article 1980, ne m’étonne pas, entre 1978 et 1984, la France était à la pointe en énergie renouvelable, le problème est que les efforts dans le domaine ainsi que dans les économies d’énergie ont été abandonnés pour satisfaire les lobbys pétroliers et du nucléaire.
Pour ce qui est du carburant à 5 euros, nous y arriverons prochainement, maintenant avec des véhicules moins puissants mais consommant 1 litre au cent, c’est faisable, le coût du transport sera inférieur au coût actuel.
De toutes façons, il ne faut pas se baser uniquement sur les énergies renouvelables pour résoudre le problème énergétique, les économies d’énergie sont très importantes et n’impliquent pas forcément une réduction du confort, pour un foyer de 4 personnes, nous consommons en moyenne 3,5 kw/h d’électricité par jour ce qui pourrait être réduit avec un chauffe eau solaire.
Et quand on voit toutes ces vitrines et enseignes allumées la nuit on peut penser en effet qu’il y a énormément d’économies d’énergies à faire. J’ai vu un chiffre comme quoi 30% d’économies sont possible. Si quelqu’un à un lien sur ce sujet, je suis preneur.
Les algues, c’est sympa mais il ne faut pas non plus oublier les projets fantastiques qui sont accomplis dans la maitrise de l’hydrogène, filière à 100 % non polluante et en quantitié largement supérieure à nos besoins.
Il est tout à fait probable que lepétrole est disponible sur terre en quantité illimitée, de façon tout à fait naturelle.
En effet, il est prouvé que la dégradation des résidus organiques ne peut en aucun cas aboutir naturellement à la formation d’autre chose que du méthane. Or, ce sont des hydrocarbures plus complexes, de C2 à C10 qui sont disponibles dans les puits.
Il faut donc croire que leur origine n’est pas biologique.
Justement, et j’ai écrit un article la-dessus, il se trouve qu’à 2000°C et à 25 kilobars de pression, la combinaison de carbonate de calcium et d’oxyde de fer en présence d’eau aboutit précisément à la formation de la totalité de ces hydrocarbures.
Ce sont des conditions qu’on trouve naturellement sous terre à 100 km de profondeur.
Et c’est probablement ce qui s’y produit.
Le pétrole ainsi synthétisé remonte lentement par des failles jusqu’aux réservoirs naturels que nous exploitons, de façon continue.
Ainsi des puits abandonnés depuis 15 ans pour épuisement se retrouvent partiellement remplis et exploitables.
On nous dit que nos réserves de pétrole représenteraient 2.5 mm sur toute la surface de la terre. En fait, il semble que la réserve disponible soit plutôt de 8.500 mètres d’épaisseur en équivalence, soit de quoi tenir le coup encore quelques millions d’années. C’est du moins ce qu’on compris les russes depuis 50 ans, avec l’application bien réelle de leur théorie du pétrole abiotique, qui leur permet de trouver du pétrole exploitable après 3 forages en moyenne quand en Occident il en faut 27.
Mais alors, pourquoi nous dit-on que le pétrole est rare ? C’est simple à deviner : tout ce qui est rare est cher d’une part, la rumeur de raréfaction permet d’entretenir un prix de baril calamiteux, et d’autre part, sans le pétrole, que deviendrait la machine de guerre américaine, qui ne sert qu’à ça ?
Pour ceux que cette nouvelle pourrait effrayer, dites-vous qu’il y a du bruit dans Landernau au sujet des conclusions du Giec en ce qui concerne le rôle du CO2 dans le réchauffement, et que ce pourrait bien être une des grandes escroqueries du siècle, seulement destinée à promouvoir un impôt mondial, la taxe carbone. En fait, l’augmentation du taux de CO2 dans l’air est une conséquence du réchauffement et non sa cause. Et d’autre part, des travaux plus sérieux montrent que nous assistons plutôt à un réchauffement depuis 15 ans, aux conséquences bien plus dramatiques d’ailleurs.
Et d’autre part, des travaux plus sérieux montrent que nous assistons plutôt à un refroidissement depuis 15 ans, aux conséquences bien plus dramatiques d’ailleurs.
Si la théorie du pétrole abiotique est exacte, les puits de la mer du nord devraient se reremplir de pétrole contrairement à ce qu’on constate actuellement.
Il faut les laisser en paix un moment : le pétrole remonte, mais lentement. Il suffit de ne pas pomper plus vite que ça ne se remplit.
Il n’existe pas un article au monde prouvant que le pétrole se produit naturellement à partir de la décomposition des végétaux et des animaux. C’est incroyable, et pourtant c’est vrai. C’est juste une assertion, que tout le monde a prise pour argent comptant.
Les méthodes décrites ici disent d’ailleurs que la transformation des produits de la fermentation des algues nécessite des réactions artificielles complexes, qui n’ont rien à voir avec la nature.
Par ailleurs, le catastrophisme ambiant est bien dans la ligne terrorisante des gouvernements en place, celle qui leur permet de nous rendre un peu plus esclaves chaque jour.
On peut marcher dans la combine, ou avoir des doutes.
Très bonne mise au point, qui rappelle une évidence : c’est bien la liberté économique qui stimule l’innovation et l’entrepreneuriat, pas le planisme étatique !
Encore quelques années pour faire baisser les coûts finaux et ces systèmes pourront remplacer le pétrole tout en permettant une décentralisation totale des sites de production.
Je soutiens totalement Edouard dans sa démarche de penser l’écologie autrement, c’est à dire en soutenant d’avantage la production d’énergies renouvelable mais surtout en évitant de compter sur le potentiel réformateur de l’homme. Je ne crois pas en l’homme perfectible, en l’homme responsable. Nous avons certes tous une part d’altruisme en nous mais dès que notre situation personnelle est en jeu, nos revenus surtout, cet altruisme disparaît subitement. Alors s’il existe un moyen pour continuer à vivre comme nous le faisons tout en étant plus respectueux de l’environnement, adoptons-le ! L’homme ne s’engage que pour des causes qui le concernent directement, le risque de pollution et de dégradation environnementale ne sont pas encore palpable pour tout le monde. Je pense vraiment que si nous ne pouvons pas conserver notre mode de vide comme nous le conseille Edouard, il faudra nous forcer à l’écologisme. Je pense notamment à la pratique du choice editing qui consiste à supprimer des rayons tous les articles qui ne sont pas sociologiquement ni écologiquement responsables. C’est contraignant mais efficace. Les algues d’Edouard nous éviterons d’en arriver là et pour cela, je le remercie.
<<Les scientifiques et les industriels se sont penchés sur cette problématique et ont découvert un nombre absolument incroyable de procédés permettant d’échapper à une pénurie d’énergie. Toutefois, la plupart sont onéreux et techniquement difficiles à mettre en œuvre.>>
Cette phrase résume à elle seule votre article. Jm Jancovici a montré qu’il existe une relation quasi linéaire entre PIB et consommation d’énergie. Autrement dit, une solution onéreuse pour produire de l’énergie est une solution dont le rendement est faible, voir négatif. C’est donc une non solution au problème de l’énergie.
Une chose est sure. Une fois qu’on aura épuisé toute l’énergie contenue dans le sous sol, il nous faudra nous contenter de la récupération de l’énergie solaire (ou de ses dérivés, le vent, la houle, les produits de la photosynthèse). Par conséquent, dès qu’on ajoutera des étapes dans la chaine de récupération de l’énergie solaire, plus on perdra en rendement. De fait, quand vous dites ceci :
<<Certaines micro-algues productrices d’huile peuvent se passer de lumière, c’est à dire du phénomène de photosynthèse, si on leur fournit un substitut. Or, il se trouve que les sucres de la culture betteravière font très bien l’affaire. Il en va de même pour à peu près toutes les plantes cultivées par l’Homme pour son alimentation. Cela offre en plus l’opportunité de valoriser la masse considérable de déchets agricoles que produisent les campagnes.>>
Vous mettez le pied dans le trou : En utilisant du sucre pour nourrir des algues, on ne peut que diminuer le rendement déjà pas terrible de conversion de l’énergie solaire en sucre par la betterave ( 0.1% je crois ). Vous n’avez AUCUNE chance de maintenir notre mode de vie par ce biais. Aucune, car cette production végétale sera à peine suffisante pour nourrir l’humanité de demain.
De fait, si vous êtes contre les économies d’énergie, vous êtes pour le nucléaire. Vous n’avez pas d’alternative. Du coup, pour vous éviter biens des mauvaises nuits, je vous conseille d’investir dans l’isolation de votre maison, et dans un bon vélo. Et aussi de prévoir des provisions pour le jour où la machine logistique mondiale va complètement dérailler.
Vous êtes typiques des représentants de l’establishment qui prétendent tout connaître, et qui, à cause de leur nullité en matière de créativité, pensent que les découvertes s’arrêtent à ce qu’ils connaissent.
C’est consternant. ces gens la ont monopolisé 17 milliards pour cette stupidité qu’est Cadarache, privant les vrais inventeurs des quelques millions qui leur suffiraient pour aboutir.
Le nucléaire, le photo-voltaïque, l’éolien, voilà tout votre univers étriqué.
Voyez plus loin, plus large, la science n’a pas besoin de gagne-petit et de courte vue, mais d’ouverture au monde et au génie humain.
Si vous voulez rouler en vélo, faites donc. Nous, nous roulerons à l’énergie LENR.
Je précise que j’ai commandé un e-cat, et que je n’ai pas payé un centime, pas plus d’aucun des 100.000 gogos qui m’accompagnent dans ma démarche.
Et nous ne paierons qu’au vu d’une machine qui fonctionne.
Ou est la grande arnaque qui ne rapporte pas un sou à son auteur ?
Ou est le procédé minable qui fait de la Navy l’un de ses premiers clients ?
Ne pas croire à la fusion froide, c’est rétrograde et passéiste. Que de regrets devant tout ce temps perdu, à cause de l’arrogante suffisance de quelques vieux jetons...
Il y a quelque chose de judéo-sado-maso-chrétien dans cette démarche : nous devons souffrir, nous nous grandissons en nous privant, c’est pathétique et consternant..
C’est juste le contraire de la vie, qui est optimisme, foi dans l’avenir, et surtout JOIE...
Des sépulcres blanchis, voilà ce que vous êtes, vous qui ne croyez plus au progrès.
Bien sûr qu’il faut de débarrasser de cette saloperie de pétrole. Et pas le produire autrement.
Je n’ai jamais dit que j’étais pour le nucléaire. J’ai juste établit l’équation gaspillage + confort = obligation du nucléaire.
Je n’ai jamais prétendu qu’il était bon de disséminer du plutonium un peu partout à la surface de la terre pour pouvoir continuer à gaspiller. Je pense exactement le contraire. Et je vous prie de bien vouloir lire ma réponse sur l’E Cat avant de déterrer la hache de guerre.
Vos propos m’intriguent. J’ai facilement trouvé le site Manicore de Jean-Marc Jancovici, mais point encore les passages précis étayant ce que vous affirmez. Serait-il possible d’obtenir des liens ?
Ainsi l’on découvre ou feint de découvrir une modalité qui à la fin des années 40 a été proposée par le DR Laigret, chimiste français à Tunis.
Je reste étonné qu’actuellement, compte tenu de la conjoncture aucun de nos politique n’y fasse référence, à moins que cela ne soit pas dans leur intérêt.
Et bien, je n’étais pas encore né dans les années 1940, mais je constate une fois de plus que les inventions trop en avance sur leur temps passent systématiquement à la trappe. Probablement sous l’injonction des industriels de l’extraction pétrolière. Espérons que ce tragique précédent ne se reproduira pas.
En tout cas, merci pour cet article passionnant et toujours d’actualité.
Comme
toujours, tout dépend des ordres de grandeurs, il y a un monde entre
un labo et une unité de production industrielle. En 2000 la
consommation mondiale de pétrole était de 75Mb/j, aujourd’hui
88Mb/j soit plus de 12 millions de tonnes par jour ou 40 pétroliers
de 300000T, si nous devions les remplacer avec des algues ayant 50%
de lipides, et même avec un bon rendement, 36 millions de tonnes par
jour est un minimum. Pour nourrir ces algues la concentration de CO2
de l´atmosphère est insuffisante (400ppm ou 0,04%), les
installations devrons être montées à coté des gros pollueurs,
près des cimenteries, des hauts-fourneaux, des centrales à charbon,
gaz ou fioul etc.. dans ces conditions vous n´aurez pas plus de 5%
de ce vous imaginez. De même, les agro-carburants sont très loin
du compte (maïs, canne à sucre, huile de palme etc...) comme
additifs (2% diesel à 20% essence) dans très peu de pays (USA,
Brésil). De plus nous avons consommé toute la biomasse produite
possible en une année fin août !!! Je suis certain que vous
changerez de vie avant 20 ans. Un bon conseil, achetez un terrain de
5 ha, plantez, faites votre biogaz, vous en aurez besoin plus vite
que vous ne le pensez.
Vous soulevez une interrogation majeure, comment obtenir du gaz carbonique
en abondance afin de faire pousser ces micro-algues ? D’après les techniques
actuellement en vigueur, il provient effectivement de grosses structures industrielles
fortement polluantes. Mais dans l’hypothèse d’un fonctionnement de ces dernières grâce au pétrole végétal, on ne serait capable que de
récupérer le dioxyde de carbone rejeté par des installations non-individuelles
de taille imposante. C’est à dire relativement peu, trop peu même. Logiquement,
dans cette situation de pénurie, la production d’hydrocarbures serait condamnée
à décliner, faute de ce précieux gaz actuellement tant honni. Cependant, s’il était possible d’extraire celui-ci de l’atmosphère nous entourant, le problème s’en
trouverait résolu.
Regardez donc le site suivant, il devrait vous intéresser. Il détaille le
processus permettant de séparer les différents composants de l’air. Il s’agit
ici spécifiquement de l’azote, mais après tout, cela semble également faisable
pour le gaz carbonique.
Enfin, en ce qui concerne l’achat d’un terrain à cultiver, merci du
conseil. Il est vrai que la terre ne ment pas, c’est du tangible. Toutefois,
pour l’urbain que je suis, ça risque d’être compliqué à mettre en place.
Mais en réalité, votre promotion du biogaz est parfaitement justifiée.
D’après Wikipédia, voici sa composition :
Il est par conséquent idéal pour récupérer du gaz carbonique, tout en réservant le méthane pour des usages où le pétrole n’est pas indispensable,
typiquement la production de chaleur.
Je ne trouve plus l’article mais dans un science et vie d’ il y a 2-3 ans, un article annonçait qu’un laboratoire japonais pouvait créer des hydrocarbures à partir de CO2 avec un rendement à l’époque de 2 ou 3% .
Bref, ce n’est que de la chimie. On peut et on pourra à l’avenir avoir du pétrole infinie, produit sur site (en plus) à partir du CO2 que la combustion de celui ci à dégagé. C’est beau, quand même.
(Puis on critique bien le pétrole mais une telle densité énergétique avec une telle facilité d’usage... on n’a pas trouvé mieux encore !)
"
On peut et on pourra à l’avenir avoir du pétrole infinie, produit sur site (en plus) à partir du CO2 que la combustion de celui ci à dégagé. C’est beau, quand même. "
Ah, c’est un jeu ? A mon tour.
Si la Terre doublait de taille, on serait deux fois plus heureux !
Trêve de plaisanterie. 2, 3, ou 10% de rendement, c’est simplement minable. Ca montre que la priorités des priorités, c’est de faire la chasse au gaspi. Les scientifiques ne sont pas les prêtres du XXI ème siècle, il faut arrêter de les solliciter pour chaque miracle que la société voudrait voir se produire.
Bien sur l’Allemagne nazie la fait pendant toute la guerre. d’ailleurs c’est un brevet américain. Qui à eu comme privilège, aucune usine à part une ont été bombardés.
Le craquage étant par nature ultra énergivore, il paraît peu probable que le bilan énergétique soit positif. Quant au fait de savoir que des bactéries fabriquent des hydrocarbures, il n’y a absolument rien de nouveau sous le soleil. Le pétrole a toujours été produit par des bactéries (kérogène).
Les théories fumeuses qui permettent de croire que le gâchis énergétique est possible sont dangereuses.
Non, créer un micoclimat tropical en plein hiver dans une chambre française n’est pas compatible avec la défense de l’environnement. A un moment, il faut faire un choix et l’assumer.
Personne ne semble adhérer à la théorie du pétrole abiotique, je vois.
C’est sans doute trop en avance...
Mais dans tous les cas, ce problème du pétrole ne devrait plus en être un avec l’apparition de la LENR, ex fusion froide, qui rend caduque toutes ces discussions.
En effet, l’e-cat, géniale invention du professeur Rossi, devrait remettre toutes les pendules à l’heure, en nous donnant rapidement une énergie quasi infinie, non polluante et presque gratuite.
C’est un procédé de transmutation de Nickel en Cuivre, qui permettra de chauffer une maison pour 20 dollars par an, et, pour 100 dollars, de faire 9.800 km avec un 747.
Qui dit mieux dans la salle ?
Il semble bien que ce ne soit pas un hoax, et ce qui m’étonne, c’est qu’on ait laissé ce projet aboutir, ou presque.
En plus de mon article publié sur agora, vous pourrez suivre cette actualité brûlante sur :
Gageons qu’un fois cette énergie libre mise au grand jour, d’autres vont sortir des coffre-forts des pétroliers où ils gisent depuis des dizaines d’années.
Cela signifie, accessoirement, la fin de toutes les guerres, peut-être.
Arretez avec cette escroquerie. Si votre génial inventeur était si génial, il serait déjà milliardaire.
Il ne tenterait pas de vendre des mini usines à des gogos sur la base de trois vidéos, il monterait sa propre centrale électrique.
Rien ne permet de croire ce type, alors arrêtez de le présenter comme le Messi. Si vous êtes si confiant, refaites l’expérience chez vous. Son bricolage n’est pas bien compliqué. Et n’oubliez de nous donner des nouvelles.
qui êtes vous pour avoir un avis aussi péremptoire ?
Le Messie avec un e ?
Ou bien celui qui a brûlé Giordano Bruno ?
Ou qui continue à croire que la terre est plate ?
Imaginez vous que le génie humain s’est arrêté quand on a fait tourner une voiture avec un moteur à piston, et qu’on continuera ainsi jusqu’à la fin des temps ?
J’ai bien plus d’arguments pour penser que cette réalisation est probable que vous n’en avez pour affirmer le contraire. Et j’ai trouvé vos propos consternants, avec un manque certain d’ouverture scientifique. Déjà, en 1850, il s’est trouvé des savants pour affirmer que la science n’avait plus rien à découvrir.
Même là, vous n’innovez pas.
Depuis Pons et Fleishman, nous avons perdu vingt ans, et quand je vous lis, je comprends pourquoi.
Néanmoins, le fait de ne jamais avoir eu de réponse à la question suivante : Pourquoi M Rossi ne monte-t-il pas sa propre centrale électrique ? Pourquoi préférer vendre des modules à des gens qui doivent le croire sur parole sur la viabilité du système alors qu’il pourrait faire une démonstration incontestable de la viabilité du process sans demander la confiance de personne.
C’est plus que louche. Car il y a toujours moyen de trafiquer une expérience, et pour l’instant aucun laboratoire indépendant n’a confirmé ses résultats, qui ont donc une valeur scientifique nulle. Les gens qui ont découvert des neutrinos plus rapides que la lumière se sont ouvert à la communauté scientifique pour tenter de trouver une réponse qui rentre dans le cadre connu. Et ils l’ont trouvé. La seule chose à laquelle ont eu accès des scientifiques indépendant, c’est de la poudre censée provenir du réacteur après réaction. Et qu’ont-ils trouvé ? Que le cuivre contenu dans la poudre à la même composition isotopique que le cuivre NATUREL ( http://aleklett.wordpress.com/2011/... )
Entre la probabilité qu’une réaction de fusion froide totalement inconnue produise du cuivre avec une fraction isotopique strictement identique au naturel, et la probabilité qu’un gogo utilise la peur du manque d’énergie pour monter une arnaque ... oui, j’ai fais mon choix.
Vous avez tous deux raison, j’ai tort de m’énerver. Je vous graque et ce n’est pas constructif.
Le reproche que je fais, finalement, c’est que vous posez comme postulat que nous sommes limités au pétrole-nucléaire-photo-voltaïque-éolien.
Ces quatre procédés ont en commun de coûter très cher et de rapporter beaucoup à un petit nombre, tout en maintenant une chape d’esclavagisme et de culpabilisation sur l’humanité.
Croire que le génie humain s’arrête ici est très réducteur ; mais les savants de tous les âges l’on toujours cru, et se sont toujours trompés, voyez où nous en sommes.
Je pars, moi, du postulat que tout reste encore à découvrir, et qu’il faudra pour celà piétiner les vieux paradigmes.
Je ne suis pas tout à fait sûr que l’e-cat soit la solution, et Rossi est un personnage fantasque, qui doit à la fois gérer son génie s’il en a, et la rentabilité qu’il est en droit d’espérer, devant un monde hostile à toute découverte, pour des raisons d’égo et de prééminence scientifique d’une part, et pour d’évidents conflits d’intérête. En général, les inventeurs ne sont pas doués pour gérer les deux choses, et j’en sais quelque chose, en tant que très modeste inventeur. D’où sans doute l’ambiguïté apparente de sa démarche.
Tesla était du même tonneau, et maniait très bien l’énergie libre : il est reconnu absolument que sa Pierce-Arrow électrique de 1931 roulait à l’infini, à 145 km/h (et c’est une énorme berline), lorsqu’il lui raccordait un boitier de la taille d’une boite à chaussure contenant quelques tubes à vide de type 70L7-GT et un bout d’antenne.
D’autre part, quiconque est de bonne foi et s’est penché sur la question doit reconnaître que notre ciel est survolé très régulièrement par des engins fantastiques, aux accélérations phénoménales, dans le plus grand silence.
Que ces engins soient d’origine terrestre (et certains le sont) ou venant d’ailleurs est de peu d’importance : ce qu’il faut retenir ici est qu’ils sont là, et qu’ils fonctionnent avec une énergie inconnue : ce qui prouve qu’une autre énergie existe. Ils ne provoquent aucune sorte de pollution. Bref, ils ont des caractéristiques énergétiques qui évoquent irrésistiblement la fusion froide, ou un autre procédé encore plus extraordinaire.
Si ça existe, il faut cesser de le nier, et il n’y a rien de plus urgent que de chercher à découvrir comment ça marche. Toute autre attitude est un repli, une régression.
D’autant que réduire la consommation individuelle est un voeu pieux, sans avenir, inutile de se mentir : ça n’arrivera qu’imposé par la fatalité, pas par une volonté politique. C’est donc un devoir de trouver autre chose, et cette autre chose existe.
On dit que quand Dieu crée le besoin, il crée aussi la solution, et ça s’est toujours vérifié : je ne crois pas qu’il ait changé de méthode sur ce coup.
En bas de page du 2ème site est reporté un morceaux d’interview ( sur ) de Tesla sur la propulsion des voitures électriques par transmission d’énergie sans fil ( et non pas propulsées par l’énergie du vide ou autre) et il dit que c’’est très improbable que cette technologie voit le jour.
Ne me croyez pas sur parole, allez voir vous même. Mais le fait est que cette histoire est une mystification. Tesla a fait un travail formidable, mais il n’a pas trouvé de source d’énergie infinie. Il a déjà sur faire quelque chose de génial : la conversion de l’énergie électro magnétique en énergie magnétique ( via son fameux moteur), et la transmission sans fil d’énergie. Il fut un des pionniers dans la manipulation des champs électro magnétiques. Et les mots qu’il a utilisé pour décrire ces champs n’ont pas été compris par les novices qui l’ont redécouvert. L’énergie libre dont il parle ne peut exister que si un générateur l’a produite. Il n’y a pas de sources « gratuites » d’énergie libre, c’est un mythe.
La citation qui est donné dans wikipedia sur l’énergie libre est fausse, le discours original se trouve ici http://www.tfcbooks.com/tesla/1891-... et il n’utilise pas cette formule ; On voit que Tesla était loin d’être un farfelu, mais que c’était bien un homme de science, raisonnable. Son but était de donner à l’humanité une énergie inépuisable pour éviter les guerres, oui. Mais pour lui, cette source d’énergie inépuisable, c’était simplement l’énergie des barrages ( http://www.tfcbooks.com/tesla/1897-... avant dernier paragraphe) , transmise par toutes ses merveilleuses inventions. Oui, a cette époque la puissance des barrages paraissait supérieure à tout ce dont l’humanité pourrait avoir besoin. Et cette énergie est bien infinie, puisque c’est une énergie renouvelable. Par contre la puissance est limitée.
Ce sont les gens autours de Tesla qui ont raconté des bêtises ( http://www.tfcbooks.com/tesla/1896-... ; ici le sunday magazine ) et créé ce mythe de la puissance infinie.
Tesla s’est trompé. Pas quand il a affirmé avoir trouvé une source d’énergie infinie ( dans le temps ) pour l’humanité ( ce qui est objectivement le cas ) , mais quand il a cru que ça lui suffirait.
J’espère vous avoir convaincu sur Tesla. Le cas échéant, j’aimerais que vous reconsidériez mes arguments sur l’E Cat. Je ne suis pas un pessimiste, un défenseur aveuglé de l’ordre établit. J’essaie d’avoir mon propre jugement, et que celui ci soit aussi solide que possible. Je suis toujours près à entendre un argument convaincant (et vérifiable) .
C’est bien comme ça on aura plus aucun arbre encore plus rapidement, cette belle image du désert me plaît. L’économie d’énergie rime avant tout avec optimisation d’énergie. Economie fait peur, ça fait un peu décroissance, limite de consommation.
Juste un petit rappel dixit Wikipédia
Extinctions massives
Depuis que la vie est apparue sur Terre, ces extinctions normales ont été ponctuées par cinq épisodes majeurs d’extinction et un sixième serait en cours :
Il y a 435-440 Ma, à la limite entre l’Ordovicien et le Silurien, deux extinctions massives se produisent, peut-être suite à une grande glaciation qui aurait entraîné des désordres climatiques et écologiques rendant difficile l’adaptation des espèces et écosystèmes au recul de la mer sur des centaines de kilomètres, puis à son retour en fin de phase glaciaire.
Il y a 365 Ma, l’extinction du Dévonien élimine 70 % des espèces, non pas brutalement, mais en une série d’extinctions sur une période d’environ 3 Ma.
Il y a 245-252 Ma, l’extinction du Permien est la plus massive. Près de 95 % de la vie marine disparaît ainsi que 70 % des espèces terrestres (plantes, animaux).
Il y a 65 Ma, les extinctions du Crétacé tuent 50 % des espèces, dinosaures non-avien compris.
Depuis 13000 ans, l’extinction de l’Holocène est provoquée par la colonisation de la planète par l’homme ; elle est souvent surnommée la sixième Extinction1.
Celle là est de plus en plus rapide et efficace et le pétrole est un des éléments majeur, le nucléaire pourrait lui faire concurrence avec quelques accidents majeurs.
Donc faire preuve d’intelligence et optimiser l’utilisation d’énergie est la priorité d’aujourd’hui ; Gérer et partager les ressources. Tout le reste n’est que de l’endormissement coupable. Ce n’est pas une question d’être écolo ou pas, c’est une réalité, on détruit dans l’abrutissement et la jovialité.
Beaucoup on déjà commencé à réagir par leurs actes quotidiens et à long terme. Dans leur façon d’éduquer leurs enfants. En prenant en compte ces données. Par bon sens et par instinct pendant que beaucoup s’agitent et discutent.
Chacun de nous a son petit côté masochiste, et je vous pardonne.
Il se trouve que cette exploitation des peurs est l’arme fatale du Nouvel ordre Mondial, avec la désinformation.
Vous devriez vous poser la question, et tâcher d’en sortir, car sinon vous allez vous rendre malade.
Il est impossible de circonvenir la consommation énergétique, mettez-vous ça dans la tête : il n’y a donc qu’une solution constructive, c’est la recherche d’une énergie propre, universelle et gratuite.
Puisqu’elle existe, il n’y a aucun problème, que celui de vaincre les inerties et les incompétences.
Qu’est ce qui est plus irresponsable : - Reconnaitre que le fonctionnement actuel de notre civilisation nous conduit dans le mur à brève échéance, et d’essayer de réfléchir à des solutions pour sortir de cette trajectoire ? - Ou de se dire que le progrès technologique sera toujours là pour nous sauver, et qu’on aura dans très peu de temps accès à une énergie sans limites - affirmations qui ne reposent sur aucune preuve concrète ?
Je précise que la solution à la surpopulation, qui n’est pas encore un problème (la terre peut nourrir 12 milliards d’habitants), passe par une augmentation de tous les niveaux de vie : plus on est aisé et moins on se reproduit.
L’urgence est donc d’enrichir tous les hommes de cette terre ; et l’accès à l’énergie gratuite, qui permettra par exemple de fertiliser les déserts par désalinisation de l’eau de mer, est le meilleur moyen d’y parvenir.
Intéressant, mais il reste à l’envisager sous l’angle industriel et à évaluer son coût énergétique et financier. Par exemple, la chaine soleil -> betterave -> sucre -> micro-algue -> craquage -> pétrole sera-t-elle plus efficace que soleil -> panneau solaire -> électricité ?