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 Accueil du site > Tribune Libre > Faut-il tuer les SDF ?

Faut-il tuer les SDF ?

Plutôt que de les laisser mourir de froid ?

L’hiver, les pauvres meurent.

« L’été aussi, il ne faut pas croire. Plus même l’été. Le soleil, la déshydratation sont encore plus terribles. »

C’est une fille merveilleuse qui me dit ça.

Une fille merveilleuse qui aide les misérables. Elle.

Comme je l’admire, comme je me sens transie avec mes bouts de papier. Mes petits mots. Alors qu’elle, qui travaille toute la journée, le soir, surtout quand ça caille, elle est sur tous les fronts. Elle court sous les ponts des autoroutes et elle va les réconforter, ces malheureux dont personne ne veut. Ni Dieu, ni diable. Ni leur famille.

En ce moment, elle se bat comme une diablesse pour trouver une solution pour ces Roms chassés de leurs coins d’infortune, qui dorment avec leurs gosses sur des bords de trottoir. Ils ont été jetés par des voisins lassés de leur proximité crade parce que la misère, c’est sûr, ça ne fait pas de châteaux. Et comme ceux-là ne vendaient pas de drogue, ils n’avaient pas de fric. Pendant un mois, contre eux, c’était une vraie traque. Ils ne pouvaient se poser nulle part. Un jour les enfants étaient tellement crevés, glacés qu’un prêtre a fini par ouvrir son église. L’autre jour, elle les a laissés sous une tente, en pleine tempête, simplement retenue par le poids des corps et quand elle partie, des enfants sont venus l’embrasser. C’est ça sa récompense. Elle milite pour « Réseau Education sans Frontières » (RESF). Elle met à l’école ces enfants d’immigrés qui sont comme nos enfants : avides d’être entre eux et d’apprendre.

-Comment t’appelles-tu ?

La première fois que je l’ai rencontrée, c’était au Hameau, à l’Armée du Salut à Marseille, un petit village de dix huit maisons de bois, un havre de vie pour « grands abandonnés », ces SFD que l’on dit irrécupérables. Mais pas pour elle. Un projet incroyable mené de bout en bout par cette fille incroyable. Et réussi.

-Fati Jung.

Et quel nom ! Un nom genre « Meilleur des mondes » où toutes les nationalités, toutes les races se sont mêlées pour donner des noms étonnants roulés dans toutes les vies.

- Mon père est Kabyle et ma mère est Normande. Jung est le nom de mon ex-mari. Qui a des origines alsaciennes. D’où Fatima Jung. Fati.

Cette fille a un visage lumineux. Elle est belle. Une beauté naturelle, sans aucun artifice qui est avant tout dans le regard, dans la sérénité, dans la joie qu’elle dégage.

 Ce qu’elle a réussi, que j’ai sous les yeux, là, est énorme. Rencontrer dix-huit SDF dits irrécupérables, de ceux qui refusent obstinément de bouger de leur pont ou de leur banc, être en contact avec eux pendant un an pour les convaincre de venir dans un hameau qui serait fait pour eux, par eux, s’ils le souhaitaient. Aller jusqu’au bout de la difficulté en acceptant dans cette structure tous ceux qui sont refusés ailleurs, les drogués, les alcooliques, les mariés, les avec leur chien. (Drôle d’énumération !)Tous ceux à qui on dit « il faut choisir » et qui ne veulent pas choisir car ce choix ce serait leur fin. Elle finit par les convaincre. L’Armée du Salut lui fait confiance, lui offre un terrain, obtient des subventions pour la construction d’une dizaine de chalets de bois et elle amène là tout son monde, tous ces malheureux avec leur gueule tellement détruite, que s’ils paraissaient dans un film on jugerait qu’il a fallu vingt heures de maquillage pour en arriver là. Non. Simplement des années dans la rue…Et deux ans après, tout ceci existe et ces malheureux, certains après avoir dormi, les premiers jours, devant la porte de leur maison parce qu’ils avaient peur d’entrer, réapprennent à parler aux autres, à redécouvrir que l’homme est un animal social. Comme tous les animaux. Mais lui, le plus intelligent, il a la bêtise de l’oublier.

Elle a réussi ça. Une merveilleuse réussite. A côté du foyer de l’Armée du Salut …

Pour moi, l’Armée du Salut, c’est, dans les films de Woody Allen, la veille de Noël, des gens un peu ridicules qui chantent en faisant la quête. Du folklore d’une certaine manière. Et, là on se rend compte que ce folklore, qui s’appelle l’assistance à personne à danger, est un des piliers de notre société. Puisque la « véritable société » s’est fait une spécialité d’un autre type de sauvetage. L’assistance à banquiers en péril. Et quand ils seront sauvés, il n’y aura plus personne. Aucun homme. Car ceux qui laissent mourir des pauvres, ils se laissent mourir eux-mêmes, d’une certaine façon, sans savoir. Telle est la culpabilité qui ronge Clamence dans « La chute. »

Et que faisait-elle avant ? Elle s’occupait des prisonniers multirécidivistes qui sortent de prison pour la quinzième fois et qui vont rechuter et elle, elle veut les comprendre, elle veut les aider !

Oh ! Fati ! 

Elle me parle de toutes ces équipes qui, à Marseille le soir font ce qu’on appelle des « maraudes ».Il ne s’agit pas de voler des pommes. Il s’agit d’arracher des paumés à la nuit.

Mais parlez de ce qu’elle fait, bon sang, les medias, au lieu de titrer sur les fous qui tirent dans les boîtes de nuit. Elle, elle tire dans le malheur. Elle ne fait pas des morts, elle fait des vivants.

Elle me parle de la galaxie du 115 : Médecins du monde, Restos du cœur, Fondation abbé Pierre, la Croix Rouge, l’ADJ. Tous bénévoles. Ils travaillent, et le soir, au lieu de rester devant la télé, ils s’occupent des autres. Les voilà les héros. Ce ne sont ni les stars, ni les footballeurs.

Comment devient-on SDF ? C’est très facile. Tant d’entre eux étaient comme nous. Installés. Une famille. Une maison. Un métier.

Et puis tout s’enchaîne.

C’est la voiture, le trottoir, le pont. Et les asiles de nuit ? La Madrague à Marseille. Pourquoi ne veulent-ils pas y aller ? Car ils y sont volés, battus, violés. Pourquoi ? Parce que certains gardiens sont des malheureux encore plus misérables que les misérables qu’ils accueillent, qu’ils n’ont aucune formation et que c’est la jungle, plus dure encore que celle de la rue. 

 Alors, ils vivent sur des bancs ou sous des ponts, échoués de la vie, brisés par on ne sait plus quoi, dans ce malheur qui en guette de plus en plus. Car le temps n’est plus où un homme sur cette planète avait à libre disposition le bois, les pierres, la terre, l’eau, les fruits et les fruits de son travail. Gratuitement. Car Nature, dont on dit « Marâtre nature » a fait naître les humains dans un supermarché où tout est gratuit. Mais plus maintenant. Maintenant, tout a une valeur marchande. Sauf les hommes. Sauf les hommes qui ne servent pas le système.

Je me souviens encore de ce vingtième siècle qui promettait tant de progrès. On volerait dans les airs comme des oiseaux, on connaîtrait les secrets de la matière, le cancer et toutes les maladies seraient guéries, on voyagerait dans toutes les galaxies ! Tout le monde serait riche et beau !

Et on se retrouve dans un bouquin d’Orwell. 1984 c’est maintenant.

 

Comment devient-on SDF ?

J’interroge Fati sur ces dix-huit êtres humains qu’elle rencontre.

Elle, c’est une source. Elle en a la fraîcheur. Elle saute d’un sujet à l’autre comme un ruisseau dans la montagne d’une pierre à l’autre.

Elle m’explique comment s’installe cette déshumanisation terrible qui shoote les SDF.

 Dans un premier temps, ils osent encore demander de l’aide à la famille. Puis ils n’osent plus. Ils ont honte. Dès que le lien est coupé, c’est la dégringolade. Alors c’est le temps de la rue, des foyers, des rencontres avec des gens comme eux. Ils disparaissent de leur vie d’autrefois. Ils acceptent les codes de la rue. Prennent un chien. Le seul lien social, ce sont les maraudes. Puis ils acceptent leur condition. Et là, c’est un point de non-retour. Commence la phase de destruction. Ils deviennent alors de grands marginaux. Ils quittent même leur propre corps. Ils ne sentent plus la souffrance. Avec des ongles qui creusent les chairs quand ils marchent. Brûlés au 3ème degré par le soleil.

Parfois, on les retrouve morts. Elle me parle de leur cimetière. Elle soutient le « collectif des morts de la rue » qui entretient le carré des indigents. Ils ont de belles initiatives. Ils créent des livres pour chaque mort. Ils amènent des enfants des écoles fleurir ces tombes. Ils dénoncent le cimetière de Marseille qui est un des pires de France, avec des os, des mèches de cheveux qui traînent par terre. C’est là-dessus qu’on marche. Rien n’est respecté. Moi, ça me fait chaud au cœur de penser qu’il y a des gens qui veulent qu’on respecte les tombes de ceux qui n’étaient rien.

Fati décide donc que ce sont ces grands marginaux dont elle va s’occuper. L’Armée du Salut, justement, a un terrain qu’elle peut mettre à disposition. Elle écrit son projet. Elle n’a pas d’obligation de résultats. Elle ne veut rien leur demander. Ce sont des morts-vivants qu’elle va appeler, de la berge de la vie, à retrouver la parole et l’amour.

Avec son amie Carine, elle va passer un an à les rencontrer, à éveiller leur confiance, à faire naître un dialogue avec ceux qui ne parlent plus. Et dans ce projet, toutes les maraudes vont se serrer les coudes. Sans cette unité, rien ne se serait passé.

On imagine toujours qu’un Sdf à qui on propose une maison rien que pour lui, va sauter de joie comme s’il gagnait au loto. Mais non. Comme ils n’ont plus ni joie, ni mots, ni avenir, c’est difficile. Et puis, ils sont habitués à la rue. A leur coin. Ils se sont recréé un chez soi. Il y a des gens qui viennent et leur parlent. Leur offrent un peu de nourriture, des couvertures. Certains passent régulièrement. Certains les gâtent même. Organisent leur anniversaire. Voilà leur vie.

Dix-huit vont donc accepter.

Il y aura, entre autres :

Daniel : Il était chef d’entreprise dans le bâtiment. Il avait une femme et deux enfants. Et puis au décès de sa femme, il tombe malade. Il perd sa société. Daniel, c’est l’homme au camion. Un commerçant le lui a donné. Très malade. Très maigre.

Il fait la connaissance de Jeannot qui vivait sous une passerelle. Jeannot était pote avec Daniel 2 dit Ben Hur, le roi du chariot. Ben Hur à la pathologie d’entasser. C’est le syndrome de Diogène. Il a des tas de collections. Il empile les briques de lait aplaties avec les dates. Il ne peut choisir. Une brique peut tjrs servir…

Avec eux, Cathy à qui l’idée plaît. Toute petite dame avec deux tresses. Daniel voudrait tant l’amener au village. Mais elle est parano. Le moindre regard la transperce. Elle marche cinq à six heures par jour. Elle ne viendra pas.

Il y a Daniel 3 dit Nostradamus. Un gros psychotique schizophrène, passionné par l’histoire, Hitler et Gobineau. Il n’a pas fait d’étude. Il a appris à lire chez les sœurs. Il lisait des livres d’histoire. Il inscrit à la craie sur les murs « Rêve » et « Nostradamus ». Quand il a aura sa carte de vote, il sera fou de joie. Il la scrutera à la loupe. Pour savoir ce que ça veut dire.

 Il y a Danièle, la dame au fauteuil roulant, qui vit en couple avec Jojo. Ils habitent place de Sébastopol où ils sont connus et choyés. On leur porte à manger. On fête leur anniversaire dans la rue. Certes Jojo boit beaucoup. Mais le vin est un tonique. C’est la seule manière de résister. 

Il y a Patrick, un grand solitaire à moitié sourd, spécialiste des barbecues. Le seul qui demandera à aller en désintoxication. 

Au départ ils ne se connaissent pas. Elle leur montre la brochure avec les chalets. Ils flippent quand même. Alors pour les convaincre, avec Carine, elles organisent des barbecues sur le terrain. Elles vont les chercher, elles les ramènent. Ils commencent à se connaître. Ils commencent à se projeter. Et un jour ils demandent : « Quand ça va se faire ? » Et c’est le départ.

Il y a deux ans de cela.

A présent ce lieu est comme un jardin suspendu au-dessus d’une Babylone moderne.

Le jour où je rencontre Fati et ses protégés, elle a organisé un barbecue pour eux tous et pour des visiteurs dont je suis. Temps merveilleux sur Marseille. Patrick fait cuire des saucisses. Des voisins du foyer de l’Armée du salut sont venus rire et papoter. Les visages monstrueux sont devenus des visages humains. Les muets ont retrouvé la parole. Ils vont faire un jardin potager ! C’est une ambiance de village. Il va y avoir une partie de pétanque. Les grands abandonnés sont devenus de grands bavards.

 L’humain a donné la main à l’humain et l’a ressuscité. 

 

Finissons sur un bémol. Bien sûr que les pouvoirs publics sont ravis de ces initiatives. Le Hameau est un projet « Armée du Salut » sur un terrain offert par l’Armée du Salut. Allez-y, les bénévoles, occupez-vous des misérables ! Les libéraux qui nous gouvernent ne demandent pas mieux. L’Etat n’a pas à s’occuper de ça ! Les collectivités cherchent, de plus en plus, à se dégager de ces charges !

Mais l’Etat c’est nous, les gars. Et si nous nous ne nous occupons pas des plus faibles, comment aurons-nous cette force qui nous est indispensable, aujourd’hui, pour panser les plaies de notre planète et créer un monde plus humain ?

 Ce n’est pas l’or, l’étalon de nos vies, ce sont ces milliards d’hommes qui tous les jours se lèvent et accomplissent leurs charges. Quiconque travaille pour tous doit être nourri et logé par tous. La Nature l’a ainsi conçu, offrant tout à foison, elle, et payant aussitôt le travail de ses dons. Il y a mille fois assez en ce monde pour couvrir ces besoins premiers. Que celui qui s’avance et dit « Voilà, je travaille pour vous, » que celui-là, aussitôt, reçoive la récompense de ses actes.

Et ne dites pas : « C’est une utopie. » Ce n’est même pas un choix.

Il y a trop d’hommes actuellement pour dire que certains vont se débrouiller dans la misère et dans la rue. Car cette misère, si nous la laissons croître, elle sera comme la tempête qui mettra tout à bas.

Le 21ème siècle sera Humain ou sera le dernier des siècles de l’Humanité.

C’est ce défi, notre défi.



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Les réactions les plus appréciées

  • Par cevennevive (---.---.---.86) 31 octobre 2012 16:58
    cevennevive

    Bonjour Ariane,

    Belle leçon de courage de Fati, de Carine et des autres, et bravo pour ton article.

    Aujourd’hui, hélas, l’on se préoccupe plus du sort des nantis (les New-Yorkais les pieds dans l’eau) que des SDF qui, eux, doivent affronter tous les jours, toutes les nuits des conditions bien plus déplorables. (Au fait, qu’en est-il des SDF de ces villes des Etats-Unis inondées, dont les médias ne parlent surtout pas ? peut-être sont-ils tous partis au fil de l’eau ?)

    Et pendant ce temps-là, demain en France, on virera de leur appartement les pauvres gens qui n’ont pas pu payer leur loyer ! Cela fera, sans nul doute un peu plus de SDF...

    Maintenant que la neige est apparue, les médias ne nous parlent que de sport d’hiver. Et accessoirement, d’un mort de froid ou deux, mais juste une petite phrase en guise de « de profondis ». Quelle ignominie !

    Cela me rend malade...

    Dans les années 80, j’ai participé à des associations comme la Cimade ou la Fédération Protestante des Oeuvres. Je comprends les élans et l’énergie de Fati et de ses pairs. Je les admire, je les salue, et je me dis que l’égoïsme est la chose au monde la mieux partagée.

    Salut à toi aussi Ariane !



  • Par Annie (---.---.---.74) 31 octobre 2012 22:12

    En 1993, mon mari travaillait à Londres. C’était l’époque de ce qui était appelé Cardboard City, parce que des milliers de Londoniens, devenus sans abris après avoir perdu leur travail avaient construit une cité en carton sous les ponts, dans des recoins, sous des porches. Cela, je l’ai vécu.

    Tous les jours, mon mari passait à proximité d’un pont où se trouvait un homme qui faisait la manche. Il s’est arrêté un jour pour lui parler. Il s’agissait d’un homme, en fait d’un cadre supérieur , qui avait perdu son travail et ne pouvait plus payer l’hypothèque de sa maison (vérifiez les prix de l’immobilier en GB). Sa maison avait été saisie par la banque, sa femme l’avait quitté et il ne voyait plus ses enfants, en fait il n’avait plus rien. 
    Un homme comme vous et moi, parce qu’une tuile est si vite arrivée. Être licencié, avoir un accident, tomber malade. Je ne pense pas qu’il y ait une prédisposition à être SDF. Les SDF, quand ils meurent, meurent d’indifférence, parce que nous sommes convaincus que nous sommes différents d’eux. Chaque SDF a un parcours différent, dont certains pourraient être le nôtre. 
  • Par Fergus (---.---.---.197) 31 octobre 2012 16:29
    Fergus

    Le pire est que notre époque n’est pas plus dure que les précédentes, et même plutôt moins que les siècles écoulés. Et c’est cela qui est terrible car l’on parle d’inhumanité alors que c’est de l’Humanité telle qu’elle est foncièrement, pourrie tout autant de défauts congénitaux que parée de si belles qualités, qu’il est question.

    Anecdote : je racontais il y a quelques jours le sauvetage dans un port d’Angleterre d’un caneton menacé d’agression par un cygne. Ce caneton a été sauvé par l’intervention d’un femme d’âge bien mûr qui, pour sauver l’animal, a remonté ses cotillons jusqu’en haut des cuisses avant d’entrer dans les eaux plutôt peu appétissantes de ce port de Cornouilles. La foule a applaudi chaleureuseement au sauvetage du caneton. Cette même foule dont beaucoup d’éléments jettent en regard dégouté sur les SDF ou soutiennent avec ferveur les lois conservatrices les plus violentes. Ils sont comme cela, les hommes, et parfois cela fait vraiment chier ! 

  • Par Fergus (---.---.---.197) 31 octobre 2012 16:17
    Fergus

    Bonjour, Ariane.

    Je me sens fautif, non seulement à titre personnel, mais également collectif : fautif de ne pas réussir à faire bouger le cul des pouvoirs publics pour prendre les mesures qui devraient s’imposer dans n’importe quelle société prétendue civilisée pour éradiquer cette misère qui jette hommes, femmes et maintenant enfants dans la rue. Et cela dans la 5e économie du monde !!!

    Bravo pour ce coup de gueule contre l’un des plus grands scandales de notre société. Dans un papier d’avril 2009 intitulé « La révolte des gueux  », j’avais envisagé une mutinerie des SDF. Un rêve malheureusement !

Réactions à cet article

  • Par jako (---.---.---.200) 31 octobre 2012 15:48
    jako

    Très beau encore un grand merci Ariane et surtout si tu le permets à Fatima et ses aides.

  • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 15:59
    Ariane Walter

    Merci Jako
    Oui, je ne manquerai pas de transmettre !!!

  • Par Fergus (---.---.---.197) 31 octobre 2012 16:17
    Fergus

    Bonjour, Ariane.

    Je me sens fautif, non seulement à titre personnel, mais également collectif : fautif de ne pas réussir à faire bouger le cul des pouvoirs publics pour prendre les mesures qui devraient s’imposer dans n’importe quelle société prétendue civilisée pour éradiquer cette misère qui jette hommes, femmes et maintenant enfants dans la rue. Et cela dans la 5e économie du monde !!!

    Bravo pour ce coup de gueule contre l’un des plus grands scandales de notre société. Dans un papier d’avril 2009 intitulé « La révolte des gueux  », j’avais envisagé une mutinerie des SDF. Un rêve malheureusement !

  • Par Fergus (---.---.---.197) 31 octobre 2012 16:29
    Fergus

    Le pire est que notre époque n’est pas plus dure que les précédentes, et même plutôt moins que les siècles écoulés. Et c’est cela qui est terrible car l’on parle d’inhumanité alors que c’est de l’Humanité telle qu’elle est foncièrement, pourrie tout autant de défauts congénitaux que parée de si belles qualités, qu’il est question.

    Anecdote : je racontais il y a quelques jours le sauvetage dans un port d’Angleterre d’un caneton menacé d’agression par un cygne. Ce caneton a été sauvé par l’intervention d’un femme d’âge bien mûr qui, pour sauver l’animal, a remonté ses cotillons jusqu’en haut des cuisses avant d’entrer dans les eaux plutôt peu appétissantes de ce port de Cornouilles. La foule a applaudi chaleureuseement au sauvetage du caneton. Cette même foule dont beaucoup d’éléments jettent en regard dégouté sur les SDF ou soutiennent avec ferveur les lois conservatrices les plus violentes. Ils sont comme cela, les hommes, et parfois cela fait vraiment chier ! 

  • Par ELCHETORIX (---.---.---.1) 31 octobre 2012 16:39

    Bonjour Ariane,
    très bon article et herureusement qu’il y a des personnages comme Fati ; elle est bénie des dieux !
    Bon la dernière photo avec ce monsieur montrant sa carte d’électeur , non , sa carte d’identité oui !
    Je n’écrirai rien de plus sinon dire que plus jamais je ne voterai , par contre détruire ce système et mettre la plupart de ces « politiques » au chômage ou au travail d’intérêt général je suis partant .
    Merci pour cet article .
    RA .

    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 16:50
      Ariane Walter

      Bonjour Elchétorix,

      Il était tellement heireux !C’est une façon
      -soit de participer àl a démocratie
      -soit de se faire avoir par une feinte démocratie.
      Du moins, c’est faire partie d’un groupe.

      Oui,c’est une fille extraordinaire. Dans le sens même du terme.

  • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 16:48
    Ariane Walter

    Votre post est obscur.
    Pensées obscures ???

  • Par cevennevive (---.---.---.86) 31 octobre 2012 16:58
    cevennevive

    Bonjour Ariane,

    Belle leçon de courage de Fati, de Carine et des autres, et bravo pour ton article.

    Aujourd’hui, hélas, l’on se préoccupe plus du sort des nantis (les New-Yorkais les pieds dans l’eau) que des SDF qui, eux, doivent affronter tous les jours, toutes les nuits des conditions bien plus déplorables. (Au fait, qu’en est-il des SDF de ces villes des Etats-Unis inondées, dont les médias ne parlent surtout pas ? peut-être sont-ils tous partis au fil de l’eau ?)

    Et pendant ce temps-là, demain en France, on virera de leur appartement les pauvres gens qui n’ont pas pu payer leur loyer ! Cela fera, sans nul doute un peu plus de SDF...

    Maintenant que la neige est apparue, les médias ne nous parlent que de sport d’hiver. Et accessoirement, d’un mort de froid ou deux, mais juste une petite phrase en guise de « de profondis ». Quelle ignominie !

    Cela me rend malade...

    Dans les années 80, j’ai participé à des associations comme la Cimade ou la Fédération Protestante des Oeuvres. Je comprends les élans et l’énergie de Fati et de ses pairs. Je les admire, je les salue, et je me dis que l’égoïsme est la chose au monde la mieux partagée.

    Salut à toi aussi Ariane !



    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 17:48
      Ariane Walter

      Bonjour et merci, cevennevive.

      le nombre de ces malheureux va croissant et l’Europe qui veut se désengager de toute aide !
      En détruisant le tissu social on va vers une catastrophe qui finira en hordes dans les rues.
      je crois que si j’étais riche, je préfèrerais l’être moins et participer à un juste équilibre social.

      mais ceux qui nous gouvernent n’ont ni le goût ni les connaissances pour agir dans l’intérêt général.

    • Par taberleroi (---.---.---.4) 1er novembre 2012 17:21

      Honte à la République des nantis, honte aux politiciens corrompus, honte aux représentants du peuple qui ne représentent qu’eux-mêmes.

      Le Serment de Citoyen Démocrate, Libre et Digne exprime les 10 volontés du Peuple : http://www.google.com/url?sa=t&...

      ===================================================================
      La Démocratie, la Liberté et la Dignité

      personne ne doit les voler au Citoyen

    • Par soulmanfred (---.---.---.232) 3 novembre 2012 12:32

      Aujourd’hui, hélas, l’on se préoccupe plus du sort des nantis (les New-Yorkais les pieds dans l’eau) que des SDF


      Y a aussi des SDF à New-York vous savez , mais bon des SDF Zuniens , on s’apitoiera sur leur sort quand Ché Guevarariane nous rédigera un article larmoyant sur l’sujet .
    • Par Ariane Walter (---.---.---.86) 3 novembre 2012 13:29
      Ariane Walter

      Merci de souligner l’importance de mon action.

  • Par auguste (---.---.---.133) 31 octobre 2012 16:59
    auguste

    @ Ariane.

    Il ne fait aucun doute que, compte tenu des moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics, l’hiver qui pointe son nez fera son lot de morts parmi les SDF, malgré l’aide et l’empathie.

    Il n’empêche que j’ai trouvé encore plus révoltant :
    La disparition programmée des handicapés.

    Tués un par un dans des accidents de la route.

    Restons-en là, il vaut mieux ne pas empiéter sur un sujet que le Canard a pris en charge.
     

  • Par aloha (---.---.---.241) 31 octobre 2012 17:08
    aloha

    Salut Ariane,

    Un rayon de soleil dans un ciel si sombre, c’est toujours un cadeau à prendre avec délicatesse. C’est une belle histoire que tu racontes là.

    Et les sourires sur les visages, ceux qui avaient sans doute disparu depuis longtemps, sont la plus belle des récompenses pour Fatima.

    Quand l’humain retrouve sa nature profonde, celle qui devrait être, alors tous les espoirs sont permis.

    Que d’autres projets, d’autres Fati continuent, c’est merveilleux. smiley

    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 17:29
      Ariane Walter

      merci Aloha.
      Oui,je trouve que les photos réchauffent le couer.
      En particulier celui que l’on voit sur sa paillasse et ensuite un rouleau à la main, revivifié.

    • Par Surya (---.---.---.58) 31 octobre 2012 20:22
      Surya

      Je n’avais pas compris en regardant les photos que l’homme sur la paillasse est celui tenant le rouleau. Alors là, qu’est-ce que ça fait plaisir en effet de le voir ainsi, la pente remontée, sourire aux lèvres !! smiley
      Ariane, votre article magnifique m’a vraiment touchée.
      Un immense bravo à Fatima et à toutes les personnes comme elle qui se battent pour rendre le monde meilleur.

    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 22:31
      Ariane Walter

      Merci Surya,

      oui, c’est une réussite qui nous touche tous.On a tellement besoin d’espoir et là, c’est un sacré coup de bonheur qui nous tombe dessus.

  • Par Sabine (---.---.---.127) 31 octobre 2012 17:12
    Sabine

    Bonjour Ariane

    "Comment devient-on SDF ? C’est très facile. Tant d’entre eux étaient comme nous. Installés. Une famille. Une maison. Un métier.

    Et puis tout s’enchaîne.« 

    Je me demande si c’est aussi »simple« que ça. Tout ne se ramène pas aux conditions matérielles, qui n’expliquent pas tout. Il y a des gens dans un grand dénuement qui ne se retrouveront jamais à la rue et d’autres qui peuvent y plonger très vite. Je mets dessous un extrait d’une présentation du livre de Patrick Declerck Les Naufragés : avec les clochards de Paris

     »L’auteur réfute les présupposés de la sociologie comme de la psychiatrie sur les clochards. En en faisant des produits (passifs) d’un processus tout extérieur d’exclusion, au demeurant assez flou puisqu’il permet d’englober toutes sortes d’individus, la sociologie fait des clochards les victimes d’un processus qui dépasse les individus et qui retombe sur la société tout entière. Declerck ne se détache pas entièrement de l’idée que la société sécrète les clochards, mais il s’oppose à l’idée d’une passivité : au contraire, le clochard se caractérise par une pathologie d’autodestruction particulièrement active, rarement consciente. La psychiatrie considère généralement le clochard comme extérieur à son champ d’action. C’est pour elle un problème social. De son côté, la sociologie aussi expulse les clochards en renvoyant leur désocialisation profonde dans le domaine de la psychiatrie. Cela conduit l’auteur à se distancier du terme d’« exclusion », pour lui préférer ici celui de « désocialisation », un peu comme Robert Castel avait élaboré le concept de « désaffiliation » dans Les Métamorphoses de la question sociale, autre contribution essentielle à la réflexion sur ces phénomènes.

    L’apport de Patrick Declerck, fort de son expérience de clinicien au Cash (Centre d’accueil et de soins hospitaliers) de Nanterre, pendant une quinzaine d’années, est de faire de la clochardisation ou de l’état de clochard le symptôme d’une psychopathologie spécifique. S’intéressant aux dix à quinze mille individus profondément désocialisés qui vivent à Paris, et non pas à l’ensemble de la population des SDF, il n’a relevé aucun cas de « réinsertion », de re-socialisation durable. Selon lui, la pathologie psychiatrique des clochards s’ancre sur une « souffrance-fond », probablement – mais c’est indémontrable – d’origine intra-utérine : une souffrance si forte qu’elle vide le sujet de lui-même. La clinique des clochards est une litanie d’épanchements métaphoriques et littéraux – logorrhées et diarrhées – et d’actes manqués qui conduisent le sujet à s’autodétruire régulièrement. Le clochard est un adulte qui veut retourner au stade utérin : « Mourir. Dormir. Rêver peut-être », selon le mot de Hamlet que Declerck se plaît souvent à citer. La clochardisation, l’alcoolisme (quasi général) et les polytoxicomanies (fréquentes) sont autant de barrières qu’élève l’individu dans un but anxiolytique, face à une angoisse et à une souffrance autrement insupportables, qui déboucherait peut-être sur le meurtre ou l’effondrement psychotique."

    Lien : http://labyrinthe.revues.org/1490&a... ;

    Tout n’est donc pas si simple. Fati Jung a apparemment réussi un exploit, elle a l’air d’une personne extra-ordinaire. Elle a été réaliste, elle a demandé l’impossible, et l’a eu.

    PS : je rajoute, mais c’est un détail, que je n’aime pas du tout le titre de l’article, comme j’ai détesté celui de l’article sur la femme qui a perdu son bébé. Le racolage, la grosse artillerie stylistique bien grasse sur certains sujets, ça me dégoûte.

    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 17:27
      Ariane Walter

      Sabine,

      au contraire, le clochard se caractérise par une pathologie d’autodestruction particulièrement active, rarement consciente.

      désolée.je ne suis pas.

      Certains doivent être destructeurs. comme les traders qui se droguent. C’est dans tts lesclasses.
      D’autres sont confrontés à des évènements qu’ils ne maîtrisent pas.

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 17:43
      rocla (haddock)

      Tout à fait d’ accord avec Sabine , 


      On dirait que certains sont comme attirés par le fond du trou . n’ ayant pas les moyens nécessaires pour refaire surface en cas de malheur . 

      De la même façon que certains avec aucun bagage scolaire finissent milliardaires 
      il y a de nombreux exemples , d’ autres héritant d’ entreprises prospères les mettent par terre en deux temps trois mouvements .


      Et ni les restaus du coeur ni Abbé Pierre ni autres Secours en tout genre
       changeront la donne . 






    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 17:52
      Ariane Walter

      Rocla,

      cela sous-entend que vous qui n’êtes pas un clochard, vous n’êtes pas une cloche...
      je pense que si les circonstances de ma vie avaient été différentes,j e pourrais être dans la rue.

      On perd parfois son travail, sa maison... Et là...Y avez-vous pensé ?.
      mais bon...Bonsoir.

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 18:06
      rocla (haddock)

      Vous vous trompez Ariane , je suis un clochard dans l’ âme . Quand j’ étais jeune 

      de 15 à vers 22 ans je partais en vacances en stop avec un très léger baluchon . 
      J’ adorais traverser les villes villages de France , dormant ici sur un banc , là sous un pont ailleurs dans les auberges de jeunesse . Acheter un pain à la boulangerie 
      et un calendos  j’ étais très heureux dans ma liberté . Dans une vigne en septembre 
      il y a du très bon raisin . Sans argent on peut aussi survivre . Des fois je donnais un coup de main au camionneur qui m’ emmenait en stop pour vider son chargement .
      en échange je recevais à manger . Se réveiller à 5 heures du mat dans un 
      chemin creux voir le soleil se lever et un hérisson qui passe à côté en 
       écoutant le chant des oiseaux est juste un moment sublime . 

      Aujourd’hui la vie est organisée de telle façon qu’ il n’ y a plus de place pour la vie de bohème  .

      Tout le monde au garde à vous , en avant ! marche .
    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 18:09
      Ariane Walter

      On ne vous appelle pas Arthur Rimbaud dans l’intimité ?

      Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées....

    • Par foufouille (---.---.---.150) 31 octobre 2012 18:11
      foufouille

      « Je me demande si c’est aussi »simple« que ça. Tout ne se ramène pas aux conditions matérielles, qui n’expliquent pas tout. »

      sissi
      faut etre ne avec une louche en or dans la bouche, pour ne pas comprendre
      ou un vieux crouton de droite

      et si on reste trop longtemps SDF, on prend vite l’habitude

      ce psy est un abruti de bourgeois

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 18:16
      rocla (haddock)

      Non moi c ’est Ringard Turbot ... smiley

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 18:20
      rocla (haddock)

      Maintenant que vous le dites Ariane , oui les poches crevées et des trous dans les chaussures . 


      Quelle importance , quand on est petit ça permet de sentir la température 
       de l’ eau dans les flaques .
    • Par Sabine (---.---.---.127) 31 octobre 2012 18:34
      Sabine

      A mon avis, la parole de quelqu’un comme Patrick Declerck, qui s’est suffisamment intéressé aux clochards pour vivre un moment dans les mêmes conditions qu’eux, qui est allé mendier comme eux, et qui surtout a créé en France la première consultation d’écoute pour eux où il a travaillé plus de dix ans (qui voulait écouter les clochards ? personne, à part lui, les autres voulaient leur dire de faire ceci ou d’aller là), cette parole est plus qu’à prendre en compte.
      Tout le monde n’est pas armé de la même façon devant des événements comme perdre son travail puis sa maison ; c’est plutôt la question des moyens intérieurs qu’on a, un peu, beaucoup, pas du tout, pour faire face à ces événements, ou à la vie en général.

    • Par foufouille (---.---.---.150) 31 octobre 2012 20:12
      foufouille

      vivre un peu comme eux, en sachant qu’on peut en sortir quand on veut, est tres differend de le subir
      c’est un peu comme un chomeur qui trouves un boulot en 3 mois a coup de piston

    • Par Annie (---.---.---.74) 31 octobre 2012 22:12

      En 1993, mon mari travaillait à Londres. C’était l’époque de ce qui était appelé Cardboard City, parce que des milliers de Londoniens, devenus sans abris après avoir perdu leur travail avaient construit une cité en carton sous les ponts, dans des recoins, sous des porches. Cela, je l’ai vécu.

      Tous les jours, mon mari passait à proximité d’un pont où se trouvait un homme qui faisait la manche. Il s’est arrêté un jour pour lui parler. Il s’agissait d’un homme, en fait d’un cadre supérieur , qui avait perdu son travail et ne pouvait plus payer l’hypothèque de sa maison (vérifiez les prix de l’immobilier en GB). Sa maison avait été saisie par la banque, sa femme l’avait quitté et il ne voyait plus ses enfants, en fait il n’avait plus rien. 
      Un homme comme vous et moi, parce qu’une tuile est si vite arrivée. Être licencié, avoir un accident, tomber malade. Je ne pense pas qu’il y ait une prédisposition à être SDF. Les SDF, quand ils meurent, meurent d’indifférence, parce que nous sommes convaincus que nous sommes différents d’eux. Chaque SDF a un parcours différent, dont certains pourraient être le nôtre. 
    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 22:28
      Ariane Walter

      Merci Annie pour ton témoignage qui rejoint ce que je pense.
      On imagine tjrs qu’il y a dans la déchéance des autres une faute grave quine peut nous arriver à nous.
      Mais non. Les circonstances sont parfois terribles. Et nous courons vers des temps terribles.

      En rencontrant cette fille, j’ai vécu dans l’oeil du cyclone.

    • Par Fergus (---.---.---.197) 31 octobre 2012 22:53
      Fergus

      Foufouille a écrit : « Si on reste longtemps SDF, on en rend vite l’habitude ».

      Il a raison, et c’est pourquoi il est terriblement difficile d’aider les sans-abri lorsqu’ils sont installés dans la galère de la rue.

      Cela, j’ai pu le mesurer en suivant il y quelques années des maraudes en compagnie d’une amie impliquée dans l’aide à ces malheureux. En particulier, j’ai pu constater son engagement vis-à-vis d’un jeune désocialisé qui était,enfin, sur le point de franchir la dernière entrave psychologique qui l’empêchait d’entrer dans une démarche de réinsertion. Or, ce résultat modeste qui ’en était pas encore tout à fait un était le fruit de plusieurs mois de travail auprès de ce jeune. Impresionnant ! Impressionnat et souvent frustrant car il suffit d’une parole maladroite ou d’un geste mal compris pour réduire à néant des mois d’efforts.

    • Par Romain Desbois (---.---.---.55) 1er novembre 2012 09:39

      C’est complexe parce qu’il n’y a pas qu’une solution au problème.

      A l’occasion d’une grève de la faim de 16 jours, face au CSA, j’ai voulu faire l’expérience tès approximative puisque je savais que je pouvais arrêter quand je voulais et pouvait avoir de l’argent si besoin.

      J’ai vu que l’on coule très vite. Au début , allez tous les jours aux bains douches , c’était galère mais j’y allais. Au bout d’une semaine, j’ai commencé à sauté un jour sur deux, je commençais à ne plus changer de vêtement. J’imagine que la faim devait accélérer les choses, mais pas tant que ça.
      La faim ne m’a pas gêner une seconde, c’est une grand enseignement pour moi.
      Quand on a froid , que l’on est trempé, on a juste envie de rien d’autres que de dormir, dormir , dormir.
      A ce propos j’ai découvert qu’il y a un nombre incroyable de gens à la rue, des gens que l’on croise sans même se douter qu’ils sont SDF. En six mois de campement devant le CSA , j’ai ai vu de paquets. Même un végétarienne qui m’affirmait n’avoir aucun problème pour s’alimenter. Une débrouillarde cette Slavna.

      Sinon ceux que l’on peut aider le plus facilement sont ceux qui sont tombés pour des raisons uniquement financières. Ils remontent vite la pente dés qu’on les sort de la rue.

      Mais les plus durs sont ceux qui ont des complications psychologiques antérieures ou non à leur conditions de vie. Là je pense qu’un individu ne peut , ne doit pas s’en occuper seul, mieux vaut être aidé par une association.
      Sinon bonjour les emmerdes et les galères. Et c’est l’echec assuré.

      Sur le fond , ce n’est pas le manque d’espace ni d’hébergement qui manque, été comme hiver. Nous pouvons tous repérer les salles qui restent vides à longueur d’années.
      Rien qu’à la gare de Lyon, il y a tout un sous sol de la superficie de la gare qui est inoccupé. Composé de salles de cours immenses, chauffées et... de toilettes et douches en état de fonctionnement . tout ça inoccupé depuis au moins 20 ans.

      Les boss font la sourde oreille à mes demandes et bizarrement les assoc aussi.
      Je viens de signaler cet endroit à Duflot. Encore une bouteille à la mer.....

    • Par cameleon29 (---.---.---.239) 1er novembre 2012 10:23
      cameleon29

      Bel exemple de fausse solidarité Sabine, les sdf n’ont pas besoin qu’on leur explique pourquoi ils le sont.
      Beaucoup trop de « bien posé » qui n’ont jamais connu de réelle fracture sociale dans leur vie chanceuse, voudraient faire croire que d’un claquement de doigt, on peux retrouver de la motivation et qu’il suffit de se dire « je dois y croire » pour retrouver une certaine sérénité de vie.
      Quand les problèmes surgissent pour un « bien posé chanceux » qui du coup devient malchanceux, le siphon de la vie est très difficile à éviter et plus on s’en approche, plus le courant nous emporte car les difficultés augmentent un peu plus tous les jours et on se retrouve suffocant ou tous simplement noyé, cela dépend de la force intérieur de chacun, de l’entourage et des encouragement qu’il donne qui fera qu’on lâche plus ou moins vite. Les blessures font les cicatrices qui jamais ne s’effacent. Donnes ton livre à manger à ceux qui ont faim.Je vois d’encore assez loin le siphon mais je sens déjà un léger courant.....

      Merci Ariane pour ce témoignage.

    • Par Sabine (---.---.---.127) 1er novembre 2012 11:26
      Sabine

      Caméléon, vous vous trompez sur ce que dit Declerck et sur ses intentions. Ce n’est pas un donneur de leçon et il n’aime pas les bien-posés qui, n’ayant jamais éprouvé le « siphon », croient que yaka fokon. Je n’aime pas non plus les yaka fokon qui portent le sceau de leur connerie gravé sur leur front.
      Il n’est pas question de nier la pression des difficultés matérielles qui en s’accroissant deviennent un véritable goulot d’étranglement, mais vous le dites vous-même :
      "on se retrouve suffocant ou tous simplement noyé, cela dépend de la force intérieur de chacun, de l’entourage et des encouragement qu’il donne qui fera qu’on lâche plus ou moins vite« 
      La force intérieure, l’entourage.
      Declerck dit simplement que devant le siphon, certains, à cause d’un »autre chose« qui préexistait aux difficultés financières, vont lâcher prise complètement et se noyer. C’est le »autre chose" qu’il essaie de comprendre et en faisant cela il donne aussi la possibilité aux autres d’essayer de comprendre.

      Courage.
       smiley

    • Par cameleon29 (---.---.---.239) 1er novembre 2012 12:33
      cameleon29

      OK dac, très simple à comprendre.« L’autre chose » est pour moi qu’ on ne devrait pas nous dire ou plutôt nous faire croire que dès le début de notre vie, nous sommes tous égaux avec le même bagage, la même capacité à réussir à l’école, que les émissions (pour ceux qui les regardent) de télé soi-disant de réalité pourrissent bien des cervelles ,que devenir riche est le bonheur suprême que la pub.... j’arrête. Bonne journée

    • Par rotule (---.---.---.86) 2 novembre 2012 13:40

      >Chaque SDF a un parcours différent, dont certains pourraient être le nôtre.

      Effectivement ! C’est d’ailleurs peut être pour ça, pour rappeler à chacun que la précarité le guette, que les sociétés, les politiques, ne souhaitent pas se pencher sérieusement sur la question et mettre en oeuvre des solutions. Instiller la peur ....

  • Par Yves Dornet (---.---.---.13) 31 octobre 2012 17:17

    il est parfaitement inadmissible d’accepter cette situation. C’est à la société de prendre ses responsabilités.
    L’état Français doit demander des comptes aux gouvernements étrangers pour faire en sorte qu’ils prennent en charge leurs ressortissants (bien évidemment nous les prenons en charge en attendant)
    Quant aux Français qui sont dans la rue il faut prendre des mesures d’urgence et dans la durée pour les sortir de ce cauchemar.
    Les logements sociaux doivent être réservés en priorité aux Français.
    Si chaque pays prenait sa part de responsabilité...trop facile d’expulser ses indésirables chez le voisin.

    • Par Hermes (---.---.---.242) 31 octobre 2012 22:10
      Hermes

      La vraie déchéance ce n’est pas dans la rue qu’elle se trouve....... et c’est elle qui sème la misère et la souffrance sans issue aux pauvres gens..

      Quand vous serez en face de votre conscience (certains disent « Dieu » tellement ils en sont loin), vous aurez besoin de beaucoup plus de courage qu’il n’en faut pour éructer ici votre auto-satisfaction.

      Puissiez vous le comprendre celà avant qu’il soit trop tard : ce que vous reprochez aux autres c’est ce que vous êtes. Pour vous, la porte sera encore plus étroite que pour d’autres, mais c’est une règle de la vie : que vous continuiez à la maudire ou pas, elle vous restera ouverte jusqu’au dernier souffle, et vous êtes bienvenu.

    • Par Romain Desbois (---.---.---.55) 1er novembre 2012 09:47

      les SDF ne sont que la partie visible de la misère. énormément de gens survivent chez eux avec trois bouts de ficelle.

      Quand on fait de la protection animale, on est souvent confronté à ces personnes. La misère côtoie la misère et des fois à deux pas des très riches. Il m’est arrivé d’aller aider une brave petite vieille qui laissait se reproduire ses animaux par manque d’argent pour les faire stériliser. elle habitait à deux pas de la Place Vendôme.

    • Par cevennevive (---.---.---.86) 1er novembre 2012 12:05
      cevennevive

      Yves Dornet

      Mesurez-vous votre degré d’ignominie lorsque vous écrivez :

      « L’état Français doit demander des comptes aux gouvernements étrangers pour faire en sorte qu’ils prennent en charge leurs ressortissants (bien évidemment nous les prenons en charge en attendant)
      Quant aux Français qui sont dans la rue il faut prendre des mesures d’urgence et dans la durée pour les sortir de ce cauchemar. » ?

      Alors, l’on « sauve » les uns et l’on « vire » les autres ?

      Les bébés noirs, arabes, métis, etc, n’ont droit à aucune mansuétude de votre part parce que leurs parents sont sans papiers ou SDF ? Il ne faut pas les soigner, les nourrir parce qu’ils ne sont pas « Français » ?

      Finalement, pour vous, le titre de l’article d’Ariane est un peu « juste ». Il lui aurait fallu écrire : « faut-il tuer les SDF étrangers ? Et, hélas, votre réponse aurait été »OUI"...

      Quelle suffisance !

    • Par L’immigré (---.---.---.235) 2 novembre 2012 07:15

      Le titre est assez osé et choquant (je veux dire fortement surprenant, ici).
      L’auteur ferait un bon journaliste, je crois. J’avoue, je n’ai pas lu, mais, une image vaut mieux qu’un long discours, n’est-ce pas ?

      @cevennevive :
      Yves Dornet a un cœur voyons !
      C’est juste que quelque chose lui échappe, malheureusement. Il ne faut pas lui en tenir rigueur.
      Ma réponse à des gens comme lui est assez sarcastique. J’en ris encore.
      Si on vivait dans les années trente, les indésirables (SDF, immigrés) auraient disparu s’il pouvait décider de leur sort.

      Regardez par vous-même le cas de la Grèce :
      Qui sont responsables des malheurs de la Grèce, selon les gens comme Yves Dornet : les immigrés. Conséquences ? Agressions ouvertement racistes. Comme dans les années trente.

      Cela est la belle civilisation que l’extrême-droite aimerait bien faire appliquer en France.

      Les SDF, personne n’en veut en France, mais, on ne le dit pas. L’immigré, personne n’en veut non plus, mais, on peut le dire (qui s’en plaindrait ? vous ?).
      Que les franchouillards essaient de vivre la vie de ces gens-là et de supporter d’être toisés... Je les en crois incapables. Même beaucoup de Français ne veulent point de ces franchouillards... Je demande à voir. Chiche.

  • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 17:32
    Ariane Walter

    la plupart de ces « étrangers » sont Français. C’est le cas de certains de Roms.
    ici tous les sdf receuillis par fati sont « Français ».

  • Par lulupipistrelle (---.---.---.209) 31 octobre 2012 18:25

    Toujours d’actualité : Le sang nouveau est arrivé, de Patrick Declerck. (GALLIMARD), 2005

    • Par Sabine (---.---.---.127) 31 octobre 2012 18:40
      Sabine

      Très bon livre.
      Pour ceux que ça intéresserait, en tapant Patrick Declerck dans un moteur de recherche on tombe assez vite sur des interviews de lui. Mais il faut aussi être prêt à lire ce qu’il y dit, il faut pouvoir le comprendre, ou avoir envie d’essayer de le comprendre.

  • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 18:56
    rocla (haddock)

    C ’est ce que je viens de faire Sabine . 


    Pour comprendre et se mettre vers le coeur du sujet lire le ou les bouquins de cet 
    auteur Declerck . 

    Fascinant bonhomme avec un réel bagage pour cette étude .
    • Par Sabine (---.---.---.127) 31 octobre 2012 19:11
      Sabine

      Oui, Declerck est un grand bonhomme, à la fois sensible et intelligent.
      Salut Capitaine
      Toujours la qu’est-ça-peut-tefoutrattitude (pas sûre de l’orthographe) à ce que je vois plus haut. Ça s’oublie pas. Même si on a une maison et du fric, toutes les apparences d’un bourgeois pour les esprits simplets, c’est le genre de truc qui reste dans les gènes.

  • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 18:57
    rocla (haddock)

    Mais ne compte pas sur Foufouille pour avoir un avis d’ un curieux .


    • Par foufouille (---.---.---.150) 31 octobre 2012 20:14
      foufouille

      j’ai lu son extrait a sabine
      et ca pue genre c’est de leur faute, rengaine liberale
      le resume du livre est gentil

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 20:30
      rocla (haddock)

      Sors voir une phrase dans laquelle cet auteur dit que c ’est de leur faute 

      aux pauvres . 

      Si tu ne le fais pas Foufouille tu es un vrai salopard .
    • Par lulupipistrelle (---.---.---.209) 31 octobre 2012 20:44

      @Foufouille : le bouquin que je recommande, je l’ai lu il y a 7 ans... et je me souviens pas avoir lu que « c’était leur faute etc »... l’idée majeure de ce bouquin , c’est que le SDF est nécessaire à notre société, il est là pour faire peur et décourager toute velléité de révolte...sinon le problème serait réglé depuis longtemps, même si sortir un SDF de sa misère autant morale que matérielle ça demande du temps...
      Entre autre Declerck dénonce l’hypocrisie de l’aide hivernale.

    • Par Sabine (---.---.---.127) 31 octobre 2012 20:52
      Sabine

      Non Foufouille, il n’est pas du tout question de « faute ».

    • Par foufouille (---.---.---.150) 31 octobre 2012 21:57
      foufouille

      "il n’a relevé aucun cas de « réinsertion », de re-socialisation durable. Selon lui, la pathologie psychiatrique des clochards s’ancre sur une « souffrance-fond », probablement – mais c’est indémontrable – d’origine intra-utérine : une souffrance si forte qu’elle vide le sujet de lui-même. La clinique des clochards est une litanie d’épanchements métaphoriques et littéraux – logorrhées et diarrhées – et d’actes manqués qui conduisent le sujet à s’autodétruire régulièrement. Le clochard est un adulte qui veut retourner au stade utérin : « Mourir. Dormir. Rêver peut-être »

    • Par lulupipistrelle (---.---.---.209) 1er novembre 2012 02:51

      Faut pas se laisser impressionner par ce genre d’analyse...

    • Par foufouille (---.---.---.150) 1er novembre 2012 11:42
      foufouille

      c’est son point de vue quand meme

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.47) 1er novembre 2012 11:51
      rocla (haddock)

      c ’est ton interprétation de son point de vue  , il est jamais trop tard 

      pour apprendre à lire ou changer de lunettes , ou de changer la mauvaise foi 
      pour la bonne .
    • Par lulupipistrelle (---.---.---.209) 2 novembre 2012 02:06

      En cas de danger physique, on prend spontanément la position foetale...
      Il y aune vingtaine d’années, à Cannes, pendant des pluies torentielles et une inondation, un type est tombé de sa mob et a été aspiré... dans les égouts, et bien il a survécu parce qu’il s’est mis en position foetale, la tête (casquée, quand même) rentrée entre les épaules et les genoux sous le menton, il a minimisé ainsi les chocs contre les parois ...et a été entrainé jusqu’à la plage... Est-ce que la position foetale est une régression ? est-ce que face à certains dangers, retourner à la vie utérine n’est pas une position psychologique de survie de même nature ?

  • Par Aita Pea Pea (---.---.---.162) 31 octobre 2012 19:38
    Aita Pea Pea

    Il y a longtemps que la population s’émeut plus pour un clébard abandonné qu’un etre humain dormant sur le trottoir .
    On disait ,révant encore sur le passé plein emploi, qu’il l’avait bien cherché .
    Aujourd’hui l’ensuquage se dilue ,les générations passant,et de plus en plus savent que meme avec de la bonne volonté on peut se retrouver ,là ,sur le bitume .
    Nos élites en jouent ,au jeu du« fermes ta gueule ou ».
    Ca ne marchera bientot plus .Alors solidarité ou guerre de tous contre tous ?

  • Par olivier cabanel (---.---.---.88) 31 octobre 2012 19:46
    olivier cabanel

    merci pour ce magnifique article, Ariane.

  • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 19:50
    rocla (haddock)

    En se promenant à Calcutta Colombo Bombay il y a beaucoup de gens dormant

    sur des cartons dans les villes en bas des immeubles .

    La chance là bas c ’est qu’ il fait moins froid qu’ ici . 

    Si on commençait à faire moins d’ enfants , à les éduquer mieux , leur 
    donner plus d’ instruction ? 

    Au lieu de continuer à procréer en n’ ayant ni nourriture ni logement . 

    Au lieu de faire des petits et de suite de séparer en les laissant à va-l’ eau .

    Plus facile à dire qu’ à faire .

    Mais quelque part il y a aussi une responsabilité des parents . 
    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 20:04
      Ariane Walter

      Je pense qu’il y a des moments de notre vie où nous sommes balayés et en miettes.
      Et n’oublie pas que ds bcp de pays, traditionnellement ,les enfants sont une rente vieillesse.

      Mais en Europe cette misère ne se justifie pas.

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 31 octobre 2012 20:28
      rocla (haddock)

      Il n’ y a rien qui justifie la misère , la guerre , le malheur ni la tristesse . 


      Rien  qui justifie le contraire non plus .

      Ca fait plus que Cinquante ans que l’ Abbé Pierre a lancé son cri . 

      Rien de changé . 

      La solution est pas la bonne . 
    • Par Michèle (---.---.---.61) 1er novembre 2012 10:04

      @ rocla (haddock) : « En se promenant à Calcutta Colombo Bombay il y a beaucoup de gens dormant sur des cartons dans les villes en bas des immeubles. »

      Pas d’accord, ça s’est l’image véhiculée par les médias pour que le français soit content d’être dans le merdier dans lequel il est, se disant qu’il y a pire ailleurs... Ca calme les esprits qui pourraient se rebeller de la misère grandissante chez nous.

      Habitant depuis 8 ans en Inde je peux vous dire que ce n’est plus d’actualité, ok il y a 38 ans (j’y étais...), mais pour moi qui rentre 1 fois l’an en France je suis à chaque fois choquée et mortifiée de constater que c’est encore pire que l’année précédente ! Evidemment mes ami(e)s français ne veulent pas me croire, c’est ce qui fait la force des gouvernements successifs, en France on vit dans le déni. Par contre je peux vous dire que plus personne ne meurt de faim en Inde et cela depuis des années. Et ils sont 1 milliard 210 millions d’habitants ! Ce qui fait qu’on peut se poser des questions sur la faim en Afrique, à savoir si cela n’est pas voulu. Personnellement j’en reste convaincue (voir le FMI et le Congo, un exemple parmi tant d’autres). D’ailleurs les banques (FMI+Banque Mondiale) appliquent aujourd’hui la même polique aux pays européens, ce qui amène le chaos et une paupérisation des peuples, pour aboutir à une clochardiasation de plus en plus importante dans les pays les plus touchés (Grèce...)

      Quant à la question sur le fait de faire moins d’enfants, dans nos pays dits « civilisés » c’est déjà le cas et donne lieu à la justification d’une immigration non contrôlée. Ce qui là encore pose des problèmes. Pour ma part, je reste persuadée que si des structures existaient pour faciliter l’emploi tout en ayant des enfants à charge, les familles n’auraient plus ce choix à faire entre enfants ou moyens pour les élever. Je suis bien placée pour en parler, étant « parent isolé » avec 2 enfants.

      Sur la question des parents, je pense qu’il y aurait beaucoup à dire... Mais le débat sur ce sujet n’est pas le thème de cet article.

      Une dernière chose avant de conclure, je rejoins la réflexion d’un lecteur, le titre de l’article est très mal choisi, j’ai failli ne pas ouvrir la page... ce qui eut été dommage car l’article m’a beaucoup passionnée. Bravo à Fati et à l’auteur pour avoir abordé avec beaucoup d’humanité ce que tout le monde semble ne pas vouloir voir.



    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 1er novembre 2012 10:28
      Ariane Walter

      merci michèle pour ce post très intéressant.
      Mais les clichés ont la vie dure.

      Pour le titre , je m’en suis expliquée.

      personnellement , entre « tuer » et « laisser mourir »je ne fais pas trop la différence.
      C’est un titre violent pour une situation encore plus violente.

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.8) 1er novembre 2012 10:46
      rocla (haddock)

      Content Michèle que la pauvreté recule dans les pays cités . 


      Une petite vidéo , ça se passe en Inde ces derniers temps 

      une vie de rêve n’ est-il ?







    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 1er novembre 2012 10:48
      Ariane Walter

      Deux SDF poignardés à nantes par qq’un quine supportait pas de les voir dans le froid.

      http://www.leparisien.fr/faits-dive...

      un titre d’actualité.hélas !
      Quand la folie s’ajoute à la misère.

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.47) 1er novembre 2012 11:52
      rocla (haddock)

      Regarde la vidéo et la réalité en face Ducon le moinsseur . 



    • Par Mr.K (generation-volée) (---.---.---.251) 1er novembre 2012 15:11
      Mr.K (generation-volée)

      Michele,


      Vous êtes de ces colons des temps moderne,qui vivent dans des quartiers bien propres et croient tout savoir du pays qu’ils squattent. 
      Ma femme et plusieurs amis sont allez en inde cette année.Ils ont adorés le pays et la grande majorité des habitants qu’ils ont côtoyés mais n’ont pas pu passer à coté de la misere et vous en 8 ans........
    • Par Michèle (---.---.---.141) 1er novembre 2012 16:53

      @ rocla (haddok)

      Merci pour cette vidéo que j’ai regardée avec beaucoup d’intérêt bien sûr. Toutefois, permettez moi quelques remarques.

      1- Bien que la vidéo soit faite dans un quartier pauvre, où voyez vous un bidonville ? Personnellement je ne vois que des habitations en dur. Certes petites et les unes sur les autres, mais la place est chère quand on habite une ville de plus de 4 millions d’habitants !
      2- L’eau est disponible partout
      3- Les habitants ne vivent pas dans les ordures, la vaisselle est propre et les gens aussi.
      4- Tout le monde à l’air heureux, ce n’est pas le désespoir.

      En résumé, vous ne m’avez pas convaincue. Si j’avais à choisir entre les bidonvilles que j’aperçois du train de banlieue paris nord (quand je suis en France) et ce quartier pauvre de Calcutta, c’est tout de suite vu, je choisis Calcutta.

      Par ailleurs, et j’insiste beaucoup sur ce point, si vous comparez la France à l’Inde vous faites fausse route car les critères, modes de vie, culture, tout est différent ici. N’oubliez pas qu’ici on mange avec sa main droite et qu’on se nettoie le derrière avec la main gauche. Ah c’est dégoutant allez vous penser, ben c’est selon vos critères à vous, car si on y réfléchit 2 mn, il est plus hygiénique d’aller au robinet après chaque popot smiley que de s’essuyer a sec le fondement... smiley Pour conclure, là où vous ne voyez qu’un bidonville, eux voient une ville. Et ça leur suffit pour être sincèrement heureux. Mais je comprends très bien que vous soyez choqué par cela, c’est toujours la même chose, le choc des cultures... Et si un jour vous venez en Inde faites moi signe, je me ferai un plaisir de vous montrer l’envers du décors pour touristes, vous constaterez par vous même qu’ils vivent mieux que beaucoup de français...

    • Par Michèle (---.---.---.141) 1er novembre 2012 17:31

      @ Mr K : "Vous êtes de ces colons des temps moderne,qui vivent dans des quartiers bien propres et croient tout savoir du pays qu’ils squattent. Ma femme et plusieurs amis sont allez en inde cette année.Ils ont adorés le pays et la grande majorité des habitants qu’ils ont côtoyés mais n’ont pas pu passer à coté de la misere et vous en 8 ans........"


      Je vous imagine en parfait petit touriste européen, satisfait de lui et convaincu qu’il apporte la civilisation, appareil photo en bandoulière chaussures fermées et short impudique... Eh, vous m’avez jugée sans rien connaître de moi, pourquoi ne ferais-je pas la même chose avec vous ?

      Habitant un village minuscule au fin fond du Karnataka, où pas un touriste n’irait traîner sa chemise hawaïenne, je peux vous dire que malgré cela pas un seul de mes voisins n’échangerait sa vie contre la votre, c’est certain. D’ailleurs pour preuve, quand un indien va chercher du travail à l’étranger pour améliorer le confort de ses parents (père mère frères sœurs grand-parents et oncles et tantes) croyez moi il rentre au pays dès qu’il le peut.

      Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problèmes (pauvreté sexuelle notamment, discrimination envers les femmes...), mais ne venez pas me bassiner avec la misère en Inde, vous ne savez pas de quoi vous parlez. Venez ici vivre pendant 8 ans, voyagez et intéressez vous à l’Inde en profondeur depuis 38 ans et après on discutera sérieusement de ce vous connaîtrez alors. D’ici là, regardez plutôt la pauvreté, la misère et l’exclusion qu’il y a autour de vous et qui n’a pas l’air de beaucoup vous émouvoir. Avant de voir la paille dans l’oeil du voisin voyez la poutre dont vous êtes affligé.

    • Par Michèle (---.---.---.138) 1er novembre 2012 18:02

      @ mr K

      J e vous imagine tout à fait en partait petit touriste européen persuadé d’apporter la civilisation avec son appareil photo hightech en bandoulière chaussures fermées et short impudique. Eh, vous m’avez jugée sans me connaître alors pourquoi n’en ferais-je pas autant ?

      Habitant dans un petit village au fin fond du Karnataka où pas un touriste ne viendrait promener sa chemise hawaïenne, je peux vous affirmer que je ne connais aucun de mes voisins qui voudrait échanger sa vie contre la votre. Pour preuve, quand un indien s’expatrie pour apporter plus de confort à sa nombreuse famille, dès qu’il le peut il rentre vite fait chez lui. Cela étant, je ne dis pas non plus qu’il n’y a pas de problèmes (misère sexuelle, non respect de la femme...), mais ayant voyagé et m’étant intéressée à la culture indienne depuis 38 ans, je pense avoir une vision plus juste que vous sur la question de la misère en Inde. Votre expérience en la matière ne devant se mesurer qu’à quelques semaines.

      Je vous conseille donc, au lieu de parler d’un sujet que vous ne connaissez pas, de regarder la pauvreté, la misère et le grand dénuement qui sont autour de vous et que visiblement vous ne voyez pas. Vous faites partie de ces gens qui voient la paille dans l’œil du voisin mais pas la poutre qui est dans le sien. Vous êtes un de ces français qui vivent dans le déni.

      Et puis c’est quoi cette agression sur ma personne alors qu’on est en train de débattre de la misère en France ? Où est le rapport ??? Que connaissez vous de moi et de ce que je fais ?

    • Par rocla (haddock) (---.---.---.47) 1er novembre 2012 18:21
      rocla (haddock)

      Eh bien ça fait plaisir Michèle d’ apprendre que en Inde ça baigne et que la misère est absente . 


      Bien à vous .
    • Par Michèle (---.---.---.238) 1er novembre 2012 18:28

      Désolée, un problème de connexion internet avait fait disparaître ma réponse à Mr K (C’est ça aussi l’Inde)
      Tenant à mettre les points sur les i, j’ai refait le message mais maintenant il y a un doublon.
      Avec toutes mes excuses smiley

    • Par Michèle (---.---.---.238) 1er novembre 2012 18:48

      @ roccla (haddock) : « Eh bien ça faitplaisir Michèle d’ apprendre que en Inde ça baigne et que la misère est absente . »

      Absente, je n’irais pas jusque là, de la misère malheureusement il y en a partout mais ce n’est pas ce que l« on pourrait imaginer, ou du moins ce qu’on veut bien nous faire croire. En tout cas une chose est certaine, PERSONNE ne meurt de faim en Inde, je l’affirme et je sais de quoi je parle car je bouge beaucoup.

      A l’occasion d’un déplacement dans le métro à 8h du matin, après avoir vu ces baraquements de fortune en tôle qui tiennent debout on ne sait comment entre Aulnay et Paris (c’était il y a 3-4 ans, depuis ils ont été détruits), j’ai été abordée par un jeune qui devait avoir... 17 ans (?), qui avait faim, qui était à la rue. Ca m’a fendu le cœur, il avait l’âge de mon fils et il était dans le dénuement le plus complet. Je lui ai proposé le sandwich que je m’étais acheté pour le déjeuner, il s’est assis devant moi et l’a dévoré d’un trait. J’ai discuté avec lui, ça m’a beaucoup chamboulée et je pense toujours à lui. Après son départ, une dame assise à côté de moi à eu cette phrase : »il y a beaucoup de misère« ... Oui, il suffit pour la voir de le vouloir, mais beaucoup tournent la tête, ou j’entends aussi »ça paie bien de faire la manche". Que répondre quand il y a si peu d’empathie ?

    • Par tf1Goupie (---.---.---.241) 1er novembre 2012 19:20

      On est bien d’accord : quand on a vécu la très grande misère, la simple misère est facile à accepter.

      Envoyez un SDF français vivre 1 an en bidonville Indien (ou brésilien) et il retrouvera avec plaisir sa cabane en carton : c’est ça la morale de l’histoire indienne ?

      Les occidentaux trouvent toujours la misère très poetique dans les autres pays : ambiance « la cité de la joie ».

      En tout cas chapeau à quelqu’un qui en 8 ans a tout compris à un pays qui fait 10 fois (20 fois ?) la France.

    • Par Michèle (---.---.---.64) 1er novembre 2012 20:31

      @ Tf1Goupie :"On est bien d’accord : quand on a vécu la très grande misère, la simple misère est facile à accepter. Envoyez un SDF français vivre 1 an en bidonville Indien (ou brésilien) et il retrouvera avec plaisir sa cabane en carton : c’est ça la morale de l’histoire indienne ?..."

      Votre commentaire est abscons.

      Soit vous avez besoin de lunettes pour lire et donc comprendre ce que j’écris, soit vous avez besoin de changer de cerveau car vos idées reçues vous fourvoient au point de comprendre exactement l’inverse de ce que j’ai écrit !

      Comme le faisait remarquer plus haut Ariane Walter, « les clichés ont la vie dure »...

    • Par tf1Goupie (---.---.---.241) 1er novembre 2012 22:18

      « Votre commentaire est abscons. »

      Dites con tout simplement, ce serait plus clair, car votre mot « abscons » n’a ici aucune signification pour moi.

      Ce que j’ai écrit résume assez bien ce qui ressort objectivement de vos commentaires ... mais subjectivement ça vous déplait, ce que je peux comprendre : on a parfois du mal à accepter sa propre image ...

      Votre discours est un cliché à lui tout seul et plusieurs personnes on essayé de vous l’expliquer.
      C’est le cliché de l’occidental formaté qui re-découvre l’homme primitif et qui s’exclame : oh comme il est beau l’homme primitif dans sa pureté, mon Dieu que des siècles d’évolution morale et intellectuelle nous ont dénaturés ... et bien non, ce n’est pas si simple que ça.

      Think again ou bien laissez tomber.

    • Par Michèle (---.---.---.156) 2 novembre 2012 11:23

      @ Tf&Goupie : «  »Votre commentaire est abscons. ... votre mot « abscons » n’a ici aucune signification pour moi.Ce que j’ai écrit résume assez bien ce qui ressort objectivement de vos commentaires ... mais subjectivement ça vous déplait, ce que je peux comprendre : on a parfois du mal à accepter sa propre image ...Votre discours est un cliché à lui tout seul et plusieurs personnes on essayé de vous l’expliquer...."

      Absconc : difficilement compréhensible

      Pour ne pas perdre de temps, allons droit au but, voici en résumé avec des mots simples, la teneur de mon post :

      En réponse à une vidéo que Haddock a portée à mon attention sur l’Inde, je lui ai dit que ce pays n’a pas la pauvreté et la misère qu’on veut nous faire croire en France. Au contraire, c’est un pays qui est sorti de sa « grande misère » (comme vous dites) depuis des années et tout ce qu’on en raconte via les médias français, ce n’est que de la propagande et de la désinformation pour que le français qui se trouve confronté aux difficultés et à la précarité grandissantes dans notre pays, soit content de sa situation et se dise « ouf ! on est quand même bien chez nous. » Ainsi il est prêt à accepter tous les plans d’austérité qu’on lui inflige. La misère est en fait chez nous et c’est une réalité de plus en plus criante que je constate à chaque fois que je rentre en France.

      Bon, est-ce clair maintenant ?

      Quant à votre commentaire « c’est le cliché de l’occidental formaté... » permettez moi de vous faire remarquer que si occidental formaté il y a, c’est vous puisque vous n’avez pas pu comprendre le sens de mon message qui disait l’opposé de ce que vous avez compris en fait.

      Méditez sur votre réaction épidermique, et vous comprendrez que vous vous faites manipuler par les médias à travers des idées pré-formatées, justement...

      Heureusement tout le monde n’est pas préformaté comme vous, jetez un œil sur « d’accord pas d’accord »..




    • Par Mr.K (generation-volée) (---.---.---.251) 2 novembre 2012 12:32
      Mr.K (generation-volée)

      Et les centaines de milliers de paysans sans terres dont les familles crève la dalle,ça vous dit rien ?

      20% des enfant souffrant de malnutrition ?le traffic d’enfant mendiant ?Vous êtes sur d’être en inde et pas en indre ?J’ai des amis à la croix rouge qui partent en mission bientôt,j’ai qu’à leur dire de pas s’emmerder michele dit qu’il y a plus de misère en France que là bas.
      Mettez un peu de réalisme dans vos romans si vous voulez qu’on vous prenne pour autre chose qu’une colon loin des réalités. Colon oui qui vivent bien grassement dans les pays en développement,c’est pour ça qu’ils les choisissent d’ailleurs.Pour vous ça doit pas être dur c’est sur,un allez retour par an en avion,ma zette,la moitié d’une revenu annuel indien par an....


      Vous ne me verrez jamais impudique en chemise hawaienne dans un pays étranger,je ne voyage qu’à pied et en train et l’Inde ne me plait pas assez pour que j’y sacrifie presque 1ans de voyage,c’est pour ça que j’ai laissé ma femme partir seule là bas,et,en logeant par chance là plupart du temps chez l’habitant elle à vu des gens courageux mais parfois misereux quand même,et le courage n’efface pas la misere quoique vous en disiez.


    • Par tf1Goupie (---.---.---.241) 2 novembre 2012 13:38

      Michèle,
      Vous dites :« c’est un pays qui est sorti de sa »grande misère«  ».

      Et Haddock vous sort une video, que vous avez du mal à regarder objectivement, qui montre de manière flagrante que la simple misère est encore bien présente.
      Et si vous comprenez l’anglais vous entendez le commentateur dire qu’il y a pire...

      Imaginez le scandale si une telle video montrait ceci en France !

      A combien est fixé le RMI en Inde ?
      Combien d’immigrés se réfugient en Inde pour y fuir la misère de leur pays, comme ça se passe en France tous les jours ?
      Combien de boat people se noient en se précipitant vers le Nirvana Indien ?
      Combien de riches Indiens viennent s’installer dans les misérables ghettos du Bordelais ?

      Je ne dis pas qu’il n’y a pas de progrès en Inde, je ne dis pas qu’il n’y pas de misère en France.

      Je trouve juste insupportable ces discours laissant entendre que c’est presque mieux en Inde qu’en France : c’est foncièrement malhonnête, alors me parlez pas de formatage.

      Vous continuez à prétendre que vous avez tout compris à l’Inde, comme si un touriste se balladant à Shengaï prétendait qu’il n’y a plus de misère dans les campagnes chinoises.

      Si vous avez envie d’apprendre vous saurez qu’en 1960 la moitié es Français n’avaient pas de toilettes individuelles ; alors je vous mime votre propre discours : la France est devenu un Paradis, en 50 ans nous avons vaincu l’indigence.

  • Par sinique (---.---.---.72) 31 octobre 2012 20:18
    sinique

    Bravo Ariane pour ton article ( tu as une belle écriture ) qui touche là où il faut et nous fait tout à coup nous demander : là , tout de suite , que puis-je faire pour aider à répandre ce type de regard sur un tel drame humain ? Que la prise de conscience débouche sur un acte véritablement aidant ....L’engagement total de Fati donne le vertige ... !!! J’imagine ses journées et ses nuits , les hauts et les bas incessants , l’amour de tout , de tous , qu’il faut ....Je me sens à la fois tout petit et en même tant soulagé de constater que l’espèce humaine recèle de telle perle .

    Merci . 
    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 21:42
      Ariane Walter

      merci Sinique de ton mot.
      Oui, c’est un monde que nous ignorons et quand nous croisons un sdf ,nous ne nous attardons pas trop.
      Voilà pourquoi l’humanité de cette fille m’a bouleversée.
      ce qu’elle a réussi est incroyable.
      C’est vrai qu’elle donne une autre dimension à la vie ordinaire.

  • Par Constant danslayreur (---.---.---.143) 31 octobre 2012 20:18

    C’était dans une station de métro à Paris voila plus de 20 ans, je ne l’observais pas spécialement mais du coin de l’œil si un peu quand même, il semblait chercher quelque chose par terre très gauche, un peu éméché aussi, puis il a trouvé ce qu’il cherchait un mégot...

    Je me suis approché et je lui ai tendu deux cigarettes en souriant.

    Il n’en a pas voulu, il a même eu un mouvement de recul vers l’arrière, tout en disant non avec les bras et en me fusillant du regard, genre je ne t’ai rien demandé connard et je ne suis pas un mendiant. 

    A l’avenir si j’ai le choix je ferai autrement, je donnerai l’équivalent en argent de ce que coûtent « deux cigarettes » à une Fati, elle saura quoi en faire.

    Merci pour ce billet.

    • Par Ariane Walter (---.---.---.60) 31 octobre 2012 21:54
      Ariane Walter

      merci de ton anecdote Constant.
      Nous avons tendance à juger.je crois que nous passerions une ou deux nuits dehors seulement , dans le froid, au milieu de l’indifférence générale, sans bien manger, sans pouvoir se laver, on ne serait guère plus brillants.Ni très bavards , ni courtois.

      mais ce que j’ai vu dans ce « hameau » était merveilleux.

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