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Accueil du site > Tribune Libre > Faut-il tuer les SDF ?

Faut-il tuer les SDF ?

Plutôt que de les laisser mourir de froid ?

L’hiver, les pauvres meurent.

« L’été aussi, il ne faut pas croire. Plus même l’été. Le soleil, la déshydratation sont encore plus terribles. »

C’est une fille merveilleuse qui me dit ça.

Une fille merveilleuse qui aide les misérables. Elle.

Comme je l’admire, comme je me sens transie avec mes bouts de papier. Mes petits mots. Alors qu’elle, qui travaille toute la journée, le soir, surtout quand ça caille, elle est sur tous les fronts. Elle court sous les ponts des autoroutes et elle va les réconforter, ces malheureux dont personne ne veut. Ni Dieu, ni diable. Ni leur famille.

En ce moment, elle se bat comme une diablesse pour trouver une solution pour ces Roms chassés de leurs coins d’infortune, qui dorment avec leurs gosses sur des bords de trottoir. Ils ont été jetés par des voisins lassés de leur proximité crade parce que la misère, c’est sûr, ça ne fait pas de châteaux. Et comme ceux-là ne vendaient pas de drogue, ils n’avaient pas de fric. Pendant un mois, contre eux, c’était une vraie traque. Ils ne pouvaient se poser nulle part. Un jour les enfants étaient tellement crevés, glacés qu’un prêtre a fini par ouvrir son église. L’autre jour, elle les a laissés sous une tente, en pleine tempête, simplement retenue par le poids des corps et quand elle partie, des enfants sont venus l’embrasser. C’est ça sa récompense. Elle milite pour « Réseau Education sans Frontières » (RESF). Elle met à l’école ces enfants d’immigrés qui sont comme nos enfants : avides d’être entre eux et d’apprendre.

-Comment t’appelles-tu ?

La première fois que je l’ai rencontrée, c’était au Hameau, à l’Armée du Salut à Marseille, un petit village de dix huit maisons de bois, un havre de vie pour « grands abandonnés », ces SFD que l’on dit irrécupérables. Mais pas pour elle. Un projet incroyable mené de bout en bout par cette fille incroyable. Et réussi.

-Fati Jung.

Et quel nom ! Un nom genre « Meilleur des mondes » où toutes les nationalités, toutes les races se sont mêlées pour donner des noms étonnants roulés dans toutes les vies.

- Mon père est Kabyle et ma mère est Normande. Jung est le nom de mon ex-mari. Qui a des origines alsaciennes. D’où Fatima Jung. Fati.

Cette fille a un visage lumineux. Elle est belle. Une beauté naturelle, sans aucun artifice qui est avant tout dans le regard, dans la sérénité, dans la joie qu’elle dégage.

 Ce qu’elle a réussi, que j’ai sous les yeux, là, est énorme. Rencontrer dix-huit SDF dits irrécupérables, de ceux qui refusent obstinément de bouger de leur pont ou de leur banc, être en contact avec eux pendant un an pour les convaincre de venir dans un hameau qui serait fait pour eux, par eux, s’ils le souhaitaient. Aller jusqu’au bout de la difficulté en acceptant dans cette structure tous ceux qui sont refusés ailleurs, les drogués, les alcooliques, les mariés, les avec leur chien. (Drôle d’énumération !)Tous ceux à qui on dit « il faut choisir » et qui ne veulent pas choisir car ce choix ce serait leur fin. Elle finit par les convaincre. L’Armée du Salut lui fait confiance, lui offre un terrain, obtient des subventions pour la construction d’une dizaine de chalets de bois et elle amène là tout son monde, tous ces malheureux avec leur gueule tellement détruite, que s’ils paraissaient dans un film on jugerait qu’il a fallu vingt heures de maquillage pour en arriver là. Non. Simplement des années dans la rue…Et deux ans après, tout ceci existe et ces malheureux, certains après avoir dormi, les premiers jours, devant la porte de leur maison parce qu’ils avaient peur d’entrer, réapprennent à parler aux autres, à redécouvrir que l’homme est un animal social. Comme tous les animaux. Mais lui, le plus intelligent, il a la bêtise de l’oublier.

Elle a réussi ça. Une merveilleuse réussite. A côté du foyer de l’Armée du Salut …

Pour moi, l’Armée du Salut, c’est, dans les films de Woody Allen, la veille de Noël, des gens un peu ridicules qui chantent en faisant la quête. Du folklore d’une certaine manière. Et, là on se rend compte que ce folklore, qui s’appelle l’assistance à personne à danger, est un des piliers de notre société. Puisque la « véritable société » s’est fait une spécialité d’un autre type de sauvetage. L’assistance à banquiers en péril. Et quand ils seront sauvés, il n’y aura plus personne. Aucun homme. Car ceux qui laissent mourir des pauvres, ils se laissent mourir eux-mêmes, d’une certaine façon, sans savoir. Telle est la culpabilité qui ronge Clamence dans « La chute. »

Et que faisait-elle avant ? Elle s’occupait des prisonniers multirécidivistes qui sortent de prison pour la quinzième fois et qui vont rechuter et elle, elle veut les comprendre, elle veut les aider !

Oh ! Fati ! 

Elle me parle de toutes ces équipes qui, à Marseille le soir font ce qu’on appelle des « maraudes ».Il ne s’agit pas de voler des pommes. Il s’agit d’arracher des paumés à la nuit.

Mais parlez de ce qu’elle fait, bon sang, les medias, au lieu de titrer sur les fous qui tirent dans les boîtes de nuit. Elle, elle tire dans le malheur. Elle ne fait pas des morts, elle fait des vivants.

Elle me parle de la galaxie du 115 : Médecins du monde, Restos du cœur, Fondation abbé Pierre, la Croix Rouge, l’ADJ. Tous bénévoles. Ils travaillent, et le soir, au lieu de rester devant la télé, ils s’occupent des autres. Les voilà les héros. Ce ne sont ni les stars, ni les footballeurs.

Comment devient-on SDF ? C’est très facile. Tant d’entre eux étaient comme nous. Installés. Une famille. Une maison. Un métier.

Et puis tout s’enchaîne.

C’est la voiture, le trottoir, le pont. Et les asiles de nuit ? La Madrague à Marseille. Pourquoi ne veulent-ils pas y aller ? Car ils y sont volés, battus, violés. Pourquoi ? Parce que certains gardiens sont des malheureux encore plus misérables que les misérables qu’ils accueillent, qu’ils n’ont aucune formation et que c’est la jungle, plus dure encore que celle de la rue. 

 Alors, ils vivent sur des bancs ou sous des ponts, échoués de la vie, brisés par on ne sait plus quoi, dans ce malheur qui en guette de plus en plus. Car le temps n’est plus où un homme sur cette planète avait à libre disposition le bois, les pierres, la terre, l’eau, les fruits et les fruits de son travail. Gratuitement. Car Nature, dont on dit « Marâtre nature » a fait naître les humains dans un supermarché où tout est gratuit. Mais plus maintenant. Maintenant, tout a une valeur marchande. Sauf les hommes. Sauf les hommes qui ne servent pas le système.

Je me souviens encore de ce vingtième siècle qui promettait tant de progrès. On volerait dans les airs comme des oiseaux, on connaîtrait les secrets de la matière, le cancer et toutes les maladies seraient guéries, on voyagerait dans toutes les galaxies ! Tout le monde serait riche et beau !

Et on se retrouve dans un bouquin d’Orwell. 1984 c’est maintenant.

 

Comment devient-on SDF ?

J’interroge Fati sur ces dix-huit êtres humains qu’elle rencontre.

Elle, c’est une source. Elle en a la fraîcheur. Elle saute d’un sujet à l’autre comme un ruisseau dans la montagne d’une pierre à l’autre.

Elle m’explique comment s’installe cette déshumanisation terrible qui shoote les SDF.

 Dans un premier temps, ils osent encore demander de l’aide à la famille. Puis ils n’osent plus. Ils ont honte. Dès que le lien est coupé, c’est la dégringolade. Alors c’est le temps de la rue, des foyers, des rencontres avec des gens comme eux. Ils disparaissent de leur vie d’autrefois. Ils acceptent les codes de la rue. Prennent un chien. Le seul lien social, ce sont les maraudes. Puis ils acceptent leur condition. Et là, c’est un point de non-retour. Commence la phase de destruction. Ils deviennent alors de grands marginaux. Ils quittent même leur propre corps. Ils ne sentent plus la souffrance. Avec des ongles qui creusent les chairs quand ils marchent. Brûlés au 3ème degré par le soleil.

Parfois, on les retrouve morts. Elle me parle de leur cimetière. Elle soutient le « collectif des morts de la rue » qui entretient le carré des indigents. Ils ont de belles initiatives. Ils créent des livres pour chaque mort. Ils amènent des enfants des écoles fleurir ces tombes. Ils dénoncent le cimetière de Marseille qui est un des pires de France, avec des os, des mèches de cheveux qui traînent par terre. C’est là-dessus qu’on marche. Rien n’est respecté. Moi, ça me fait chaud au cœur de penser qu’il y a des gens qui veulent qu’on respecte les tombes de ceux qui n’étaient rien.

Fati décide donc que ce sont ces grands marginaux dont elle va s’occuper. L’Armée du Salut, justement, a un terrain qu’elle peut mettre à disposition. Elle écrit son projet. Elle n’a pas d’obligation de résultats. Elle ne veut rien leur demander. Ce sont des morts-vivants qu’elle va appeler, de la berge de la vie, à retrouver la parole et l’amour.

Avec son amie Carine, elle va passer un an à les rencontrer, à éveiller leur confiance, à faire naître un dialogue avec ceux qui ne parlent plus. Et dans ce projet, toutes les maraudes vont se serrer les coudes. Sans cette unité, rien ne se serait passé.

On imagine toujours qu’un Sdf à qui on propose une maison rien que pour lui, va sauter de joie comme s’il gagnait au loto. Mais non. Comme ils n’ont plus ni joie, ni mots, ni avenir, c’est difficile. Et puis, ils sont habitués à la rue. A leur coin. Ils se sont recréé un chez soi. Il y a des gens qui viennent et leur parlent. Leur offrent un peu de nourriture, des couvertures. Certains passent régulièrement. Certains les gâtent même. Organisent leur anniversaire. Voilà leur vie.

Dix-huit vont donc accepter.

Il y aura, entre autres :

Daniel : Il était chef d’entreprise dans le bâtiment. Il avait une femme et deux enfants. Et puis au décès de sa femme, il tombe malade. Il perd sa société. Daniel, c’est l’homme au camion. Un commerçant le lui a donné. Très malade. Très maigre.

Il fait la connaissance de Jeannot qui vivait sous une passerelle. Jeannot était pote avec Daniel 2 dit Ben Hur, le roi du chariot. Ben Hur à la pathologie d’entasser. C’est le syndrome de Diogène. Il a des tas de collections. Il empile les briques de lait aplaties avec les dates. Il ne peut choisir. Une brique peut tjrs servir…

Avec eux, Cathy à qui l’idée plaît. Toute petite dame avec deux tresses. Daniel voudrait tant l’amener au village. Mais elle est parano. Le moindre regard la transperce. Elle marche cinq à six heures par jour. Elle ne viendra pas.

Il y a Daniel 3 dit Nostradamus. Un gros psychotique schizophrène, passionné par l’histoire, Hitler et Gobineau. Il n’a pas fait d’étude. Il a appris à lire chez les sœurs. Il lisait des livres d’histoire. Il inscrit à la craie sur les murs « Rêve » et « Nostradamus ». Quand il a aura sa carte de vote, il sera fou de joie. Il la scrutera à la loupe. Pour savoir ce que ça veut dire.

 Il y a Danièle, la dame au fauteuil roulant, qui vit en couple avec Jojo. Ils habitent place de Sébastopol où ils sont connus et choyés. On leur porte à manger. On fête leur anniversaire dans la rue. Certes Jojo boit beaucoup. Mais le vin est un tonique. C’est la seule manière de résister. 

Il y a Patrick, un grand solitaire à moitié sourd, spécialiste des barbecues. Le seul qui demandera à aller en désintoxication. 

Au départ ils ne se connaissent pas. Elle leur montre la brochure avec les chalets. Ils flippent quand même. Alors pour les convaincre, avec Carine, elles organisent des barbecues sur le terrain. Elles vont les chercher, elles les ramènent. Ils commencent à se connaître. Ils commencent à se projeter. Et un jour ils demandent : « Quand ça va se faire ? » Et c’est le départ.

Il y a deux ans de cela.

A présent ce lieu est comme un jardin suspendu au-dessus d’une Babylone moderne.

Le jour où je rencontre Fati et ses protégés, elle a organisé un barbecue pour eux tous et pour des visiteurs dont je suis. Temps merveilleux sur Marseille. Patrick fait cuire des saucisses. Des voisins du foyer de l’Armée du salut sont venus rire et papoter. Les visages monstrueux sont devenus des visages humains. Les muets ont retrouvé la parole. Ils vont faire un jardin potager ! C’est une ambiance de village. Il va y avoir une partie de pétanque. Les grands abandonnés sont devenus de grands bavards.

 L’humain a donné la main à l’humain et l’a ressuscité. 

 

Finissons sur un bémol. Bien sûr que les pouvoirs publics sont ravis de ces initiatives. Le Hameau est un projet « Armée du Salut » sur un terrain offert par l’Armée du Salut. Allez-y, les bénévoles, occupez-vous des misérables ! Les libéraux qui nous gouvernent ne demandent pas mieux. L’Etat n’a pas à s’occuper de ça ! Les collectivités cherchent, de plus en plus, à se dégager de ces charges !

Mais l’Etat c’est nous, les gars. Et si nous nous ne nous occupons pas des plus faibles, comment aurons-nous cette force qui nous est indispensable, aujourd’hui, pour panser les plaies de notre planète et créer un monde plus humain ?

 Ce n’est pas l’or, l’étalon de nos vies, ce sont ces milliards d’hommes qui tous les jours se lèvent et accomplissent leurs charges. Quiconque travaille pour tous doit être nourri et logé par tous. La Nature l’a ainsi conçu, offrant tout à foison, elle, et payant aussitôt le travail de ses dons. Il y a mille fois assez en ce monde pour couvrir ces besoins premiers. Que celui qui s’avance et dit « Voilà, je travaille pour vous, » que celui-là, aussitôt, reçoive la récompense de ses actes.

Et ne dites pas : « C’est une utopie. » Ce n’est même pas un choix.

Il y a trop d’hommes actuellement pour dire que certains vont se débrouiller dans la misère et dans la rue. Car cette misère, si nous la laissons croître, elle sera comme la tempête qui mettra tout à bas.

Le 21ème siècle sera Humain ou sera le dernier des siècles de l’Humanité.

C’est ce défi, notre défi.


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153 réactions à cet article


  • jako jako 31 octobre 2012 15:48

    Très beau encore un grand merci Ariane et surtout si tu le permets à Fatima et ses aides.


    • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 15:59

      Merci Jako
      Oui, je ne manquerai pas de transmettre !!!


      • Romain Desbois 1er novembre 2012 03:26

        Très bon article .
        je propose que l’on demande tous par courier , courriel , coup de fil à tous les JT que chaque soir , ils consacrent 3 minutes à une personne de la rue différente chaque jour.

        Car mettre un visage sur la misère change tout. Les mots ne suffisent pas.
        L’hiver dernier les deux personnes qui avaient fait l’objet de reportages ont été aidées et sont sorties de la rue.

        Voir : http://ideauxetdebats.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/23/hiver-54-ans-apres.html

        http://ideauxetdebats.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/08/tous-loges-a-la-meme-enseigne.html

        Collectif Les morts de la rue

        Les enfants de Don Quichotte


      • Michèle 1er novembre 2012 06:44

        Je suis tout à fait d’accord avec cette idée, humaniser ceux qui se trouvent déshumanisés par notre société où seul l’argent règne en maître. Ainsi, mettre un visage sur une histoire, qui somme toute pourrait arriver à tout un chacun, ce serait une belle leçon de vie. Et puis ce serait responsabiliser la communauté, plus personne ne pourrait dire « ah, je ne savais pas... » Dans un commentaire d’un autre article d’Agoravox une personne parlait des bidonvilles américains et faisait la réflexion suivante, « et si ça arrivait chez nous ? » Comme quoi il y a un réel travail d’information a faire...


      • Fergus Fergus 31 octobre 2012 16:17

        Bonjour, Ariane.

        Je me sens fautif, non seulement à titre personnel, mais également collectif : fautif de ne pas réussir à faire bouger le cul des pouvoirs publics pour prendre les mesures qui devraient s’imposer dans n’importe quelle société prétendue civilisée pour éradiquer cette misère qui jette hommes, femmes et maintenant enfants dans la rue. Et cela dans la 5e économie du monde !!!

        Bravo pour ce coup de gueule contre l’un des plus grands scandales de notre société. Dans un papier d’avril 2009 intitulé « La révolte des gueux  », j’avais envisagé une mutinerie des SDF. Un rêve malheureusement !


        • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 16:23

          Bonjour fergus,

          merci de ton soutien sur un point qui ne peut faire que l’unanimité.
          L’aide et l’empathie sont le meilleur de nous même.


        • Fergus Fergus 31 octobre 2012 16:29

          Le pire est que notre époque n’est pas plus dure que les précédentes, et même plutôt moins que les siècles écoulés. Et c’est cela qui est terrible car l’on parle d’inhumanité alors que c’est de l’Humanité telle qu’elle est foncièrement, pourrie tout autant de défauts congénitaux que parée de si belles qualités, qu’il est question.

          Anecdote : je racontais il y a quelques jours le sauvetage dans un port d’Angleterre d’un caneton menacé d’agression par un cygne. Ce caneton a été sauvé par l’intervention d’un femme d’âge bien mûr qui, pour sauver l’animal, a remonté ses cotillons jusqu’en haut des cuisses avant d’entrer dans les eaux plutôt peu appétissantes de ce port de Cornouilles. La foule a applaudi chaleureuseement au sauvetage du caneton. Cette même foule dont beaucoup d’éléments jettent en regard dégouté sur les SDF ou soutiennent avec ferveur les lois conservatrices les plus violentes. Ils sont comme cela, les hommes, et parfois cela fait vraiment chier ! 


          • ELCHETORIX 31 octobre 2012 16:39

            Bonjour Ariane,
            très bon article et herureusement qu’il y a des personnages comme Fati ; elle est bénie des dieux !
            Bon la dernière photo avec ce monsieur montrant sa carte d’électeur , non , sa carte d’identité oui !
            Je n’écrirai rien de plus sinon dire que plus jamais je ne voterai , par contre détruire ce système et mettre la plupart de ces « politiques » au chômage ou au travail d’intérêt général je suis partant .
            Merci pour cet article .
            RA .


            • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 16:50

              Bonjour Elchétorix,

              Il était tellement heireux !C’est une façon
              -soit de participer àl a démocratie
              -soit de se faire avoir par une feinte démocratie.
              Du moins, c’est faire partie d’un groupe.

              Oui,c’est une fille extraordinaire. Dans le sens même du terme.


            • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 16:48

              Votre post est obscur.
              Pensées obscures ???


              • h2b1 31 octobre 2012 17:10

                et de + trop long et chiant !


              • adeline 31 octobre 2012 17:50

                Laisse tomber Ariane, je pense que c’est l’ex yety, c’est son vocabulaire. Merci de ton article, comme Fergus j’espère pouvoir me bouger le c..l dès la retraite arrivée.


              • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 17:54

                Bonjour Adeline.oui,une seule réponse:agir.merci .


              • cevennevive cevennevive 31 octobre 2012 16:58

                Bonjour Ariane,

                Belle leçon de courage de Fati, de Carine et des autres, et bravo pour ton article.

                Aujourd’hui, hélas, l’on se préoccupe plus du sort des nantis (les New-Yorkais les pieds dans l’eau) que des SDF qui, eux, doivent affronter tous les jours, toutes les nuits des conditions bien plus déplorables. (Au fait, qu’en est-il des SDF de ces villes des Etats-Unis inondées, dont les médias ne parlent surtout pas ? peut-être sont-ils tous partis au fil de l’eau ?)

                Et pendant ce temps-là, demain en France, on virera de leur appartement les pauvres gens qui n’ont pas pu payer leur loyer ! Cela fera, sans nul doute un peu plus de SDF...

                Maintenant que la neige est apparue, les médias ne nous parlent que de sport d’hiver. Et accessoirement, d’un mort de froid ou deux, mais juste une petite phrase en guise de « de profondis ». Quelle ignominie !

                Cela me rend malade...

                Dans les années 80, j’ai participé à des associations comme la Cimade ou la Fédération Protestante des Oeuvres. Je comprends les élans et l’énergie de Fati et de ses pairs. Je les admire, je les salue, et je me dis que l’égoïsme est la chose au monde la mieux partagée.

                Salut à toi aussi Ariane !




                • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 17:48

                  Bonjour et merci, cevennevive.

                  le nombre de ces malheureux va croissant et l’Europe qui veut se désengager de toute aide !
                  En détruisant le tissu social on va vers une catastrophe qui finira en hordes dans les rues.
                  je crois que si j’étais riche, je préfèrerais l’être moins et participer à un juste équilibre social.

                  mais ceux qui nous gouvernent n’ont ni le goût ni les connaissances pour agir dans l’intérêt général.


                • taberleroi 1er novembre 2012 17:21

                  Honte à la République des nantis, honte aux politiciens corrompus, honte aux représentants du peuple qui ne représentent qu’eux-mêmes.

                  Le Serment de Citoyen Démocrate, Libre et Digne exprime les 10 volontés du Peuple : http://www.google.com/url?sa=t&...

                  ===================================================================
                  La Démocratie, la Liberté et la Dignité

                  personne ne doit les voler au Citoyen


                • Ariane Walter Ariane Walter 3 novembre 2012 13:29

                  Merci de souligner l’importance de mon action.


                • auguste auguste 31 octobre 2012 16:59

                  @ Ariane.

                  Il ne fait aucun doute que, compte tenu des moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics, l’hiver qui pointe son nez fera son lot de morts parmi les SDF, malgré l’aide et l’empathie.

                  Il n’empêche que j’ai trouvé encore plus révoltant :
                  La disparition programmée des handicapés.

                  Tués un par un dans des accidents de la route.

                  Restons-en là, il vaut mieux ne pas empiéter sur un sujet que le Canard a pris en charge.
                   


                  • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 17:43

                    Bonjour Auguste.j’ignorais ce dont vous parlez.je vous remercie du lien.


                  • aloha aloha 31 octobre 2012 17:08

                    Salut Ariane,

                    Un rayon de soleil dans un ciel si sombre, c’est toujours un cadeau à prendre avec délicatesse. C’est une belle histoire que tu racontes là.

                    Et les sourires sur les visages, ceux qui avaient sans doute disparu depuis longtemps, sont la plus belle des récompenses pour Fatima.

                    Quand l’humain retrouve sa nature profonde, celle qui devrait être, alors tous les espoirs sont permis.

                    Que d’autres projets, d’autres Fati continuent, c’est merveilleux. smiley


                    • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 17:29

                      merci Aloha.
                      Oui,je trouve que les photos réchauffent le couer.
                      En particulier celui que l’on voit sur sa paillasse et ensuite un rouleau à la main, revivifié.


                    • Surya Surya 31 octobre 2012 20:22

                      Je n’avais pas compris en regardant les photos que l’homme sur la paillasse est celui tenant le rouleau. Alors là, qu’est-ce que ça fait plaisir en effet de le voir ainsi, la pente remontée, sourire aux lèvres !! smiley
                      Ariane, votre article magnifique m’a vraiment touchée.
                      Un immense bravo à Fatima et à toutes les personnes comme elle qui se battent pour rendre le monde meilleur.


                    • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 22:31

                      Merci Surya,

                      oui, c’est une réussite qui nous touche tous.On a tellement besoin d’espoir et là, c’est un sacré coup de bonheur qui nous tombe dessus.


                    • Sabine Sabine 31 octobre 2012 17:12

                      Bonjour Ariane

                      "Comment devient-on SDF ? C’est très facile. Tant d’entre eux étaient comme nous. Installés. Une famille. Une maison. Un métier.

                      Et puis tout s’enchaîne.« 

                      Je me demande si c’est aussi »simple« que ça. Tout ne se ramène pas aux conditions matérielles, qui n’expliquent pas tout. Il y a des gens dans un grand dénuement qui ne se retrouveront jamais à la rue et d’autres qui peuvent y plonger très vite. Je mets dessous un extrait d’une présentation du livre de Patrick Declerck Les Naufragés : avec les clochards de Paris

                       »L’auteur réfute les présupposés de la sociologie comme de la psychiatrie sur les clochards. En en faisant des produits (passifs) d’un processus tout extérieur d’exclusion, au demeurant assez flou puisqu’il permet d’englober toutes sortes d’individus, la sociologie fait des clochards les victimes d’un processus qui dépasse les individus et qui retombe sur la société tout entière. Declerck ne se détache pas entièrement de l’idée que la société sécrète les clochards, mais il s’oppose à l’idée d’une passivité : au contraire, le clochard se caractérise par une pathologie d’autodestruction particulièrement active, rarement consciente. La psychiatrie considère généralement le clochard comme extérieur à son champ d’action. C’est pour elle un problème social. De son côté, la sociologie aussi expulse les clochards en renvoyant leur désocialisation profonde dans le domaine de la psychiatrie. Cela conduit l’auteur à se distancier du terme d’« exclusion », pour lui préférer ici celui de « désocialisation », un peu comme Robert Castel avait élaboré le concept de « désaffiliation » dans Les Métamorphoses de la question sociale, autre contribution essentielle à la réflexion sur ces phénomènes.

                      L’apport de Patrick Declerck, fort de son expérience de clinicien au Cash (Centre d’accueil et de soins hospitaliers) de Nanterre, pendant une quinzaine d’années, est de faire de la clochardisation ou de l’état de clochard le symptôme d’une psychopathologie spécifique. S’intéressant aux dix à quinze mille individus profondément désocialisés qui vivent à Paris, et non pas à l’ensemble de la population des SDF, il n’a relevé aucun cas de « réinsertion », de re-socialisation durable. Selon lui, la pathologie psychiatrique des clochards s’ancre sur une « souffrance-fond », probablement – mais c’est indémontrable – d’origine intra-utérine : une souffrance si forte qu’elle vide le sujet de lui-même. La clinique des clochards est une litanie d’épanchements métaphoriques et littéraux – logorrhées et diarrhées – et d’actes manqués qui conduisent le sujet à s’autodétruire régulièrement. Le clochard est un adulte qui veut retourner au stade utérin : « Mourir. Dormir. Rêver peut-être », selon le mot de Hamlet que Declerck se plaît souvent à citer. La clochardisation, l’alcoolisme (quasi général) et les polytoxicomanies (fréquentes) sont autant de barrières qu’élève l’individu dans un but anxiolytique, face à une angoisse et à une souffrance autrement insupportables, qui déboucherait peut-être sur le meurtre ou l’effondrement psychotique."

                      Lien : http://labyrinthe.revues.org/1490&nbsp ;

                      Tout n’est donc pas si simple. Fati Jung a apparemment réussi un exploit, elle a l’air d’une personne extra-ordinaire. Elle a été réaliste, elle a demandé l’impossible, et l’a eu.

                      PS : je rajoute, mais c’est un détail, que je n’aime pas du tout le titre de l’article, comme j’ai détesté celui de l’article sur la femme qui a perdu son bébé. Le racolage, la grosse artillerie stylistique bien grasse sur certains sujets, ça me dégoûte.


                      • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 17:27

                        Sabine,

                        au contraire, le clochard se caractérise par une pathologie d’autodestruction particulièrement active, rarement consciente.

                        désolée.je ne suis pas.

                        Certains doivent être destructeurs. comme les traders qui se droguent. C’est dans tts lesclasses.
                        D’autres sont confrontés à des évènements qu’ils ne maîtrisent pas.


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2012 17:43

                        Tout à fait d’ accord avec Sabine , 


                        On dirait que certains sont comme attirés par le fond du trou . n’ ayant pas les moyens nécessaires pour refaire surface en cas de malheur . 

                        De la même façon que certains avec aucun bagage scolaire finissent milliardaires 
                        il y a de nombreux exemples , d’ autres héritant d’ entreprises prospères les mettent par terre en deux temps trois mouvements .


                        Et ni les restaus du coeur ni Abbé Pierre ni autres Secours en tout genre
                         changeront la donne . 







                      • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 17:52

                        Rocla,

                        cela sous-entend que vous qui n’êtes pas un clochard, vous n’êtes pas une cloche...
                        je pense que si les circonstances de ma vie avaient été différentes,j e pourrais être dans la rue.

                        On perd parfois son travail, sa maison... Et là...Y avez-vous pensé ?.
                        mais bon...Bonsoir.


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2012 18:06

                        Vous vous trompez Ariane , je suis un clochard dans l’ âme . Quand j’ étais jeune 

                        de 15 à vers 22 ans je partais en vacances en stop avec un très léger baluchon . 
                        J’ adorais traverser les villes villages de France , dormant ici sur un banc , là sous un pont ailleurs dans les auberges de jeunesse . Acheter un pain à la boulangerie 
                        et un calendos  j’ étais très heureux dans ma liberté . Dans une vigne en septembre 
                        il y a du très bon raisin . Sans argent on peut aussi survivre . Des fois je donnais un coup de main au camionneur qui m’ emmenait en stop pour vider son chargement .
                        en échange je recevais à manger . Se réveiller à 5 heures du mat dans un 
                        chemin creux voir le soleil se lever et un hérisson qui passe à côté en 
                         écoutant le chant des oiseaux est juste un moment sublime . 

                        Aujourd’hui la vie est organisée de telle façon qu’ il n’ y a plus de place pour la vie de bohème  .

                        Tout le monde au garde à vous , en avant ! marche .

                      • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 18:09

                        On ne vous appelle pas Arthur Rimbaud dans l’intimité ?

                        Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées....


                      • foufouille foufouille 31 octobre 2012 18:11

                        « Je me demande si c’est aussi »simple« que ça. Tout ne se ramène pas aux conditions matérielles, qui n’expliquent pas tout. »

                        sissi
                        faut etre ne avec une louche en or dans la bouche, pour ne pas comprendre
                        ou un vieux crouton de droite

                        et si on reste trop longtemps SDF, on prend vite l’habitude

                        ce psy est un abruti de bourgeois


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2012 18:16

                        Non moi c ’est Ringard Turbot ... smiley


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 31 octobre 2012 18:20

                        Maintenant que vous le dites Ariane , oui les poches crevées et des trous dans les chaussures . 


                        Quelle importance , quand on est petit ça permet de sentir la température 
                         de l’ eau dans les flaques .

                      • Sabine Sabine 31 octobre 2012 18:34

                        A mon avis, la parole de quelqu’un comme Patrick Declerck, qui s’est suffisamment intéressé aux clochards pour vivre un moment dans les mêmes conditions qu’eux, qui est allé mendier comme eux, et qui surtout a créé en France la première consultation d’écoute pour eux où il a travaillé plus de dix ans (qui voulait écouter les clochards ? personne, à part lui, les autres voulaient leur dire de faire ceci ou d’aller là), cette parole est plus qu’à prendre en compte.
                        Tout le monde n’est pas armé de la même façon devant des événements comme perdre son travail puis sa maison ; c’est plutôt la question des moyens intérieurs qu’on a, un peu, beaucoup, pas du tout, pour faire face à ces événements, ou à la vie en général.


                      • foufouille foufouille 31 octobre 2012 20:12

                        vivre un peu comme eux, en sachant qu’on peut en sortir quand on veut, est tres differend de le subir
                        c’est un peu comme un chomeur qui trouves un boulot en 3 mois a coup de piston


                      • Annie 31 octobre 2012 22:12

                        En 1993, mon mari travaillait à Londres. C’était l’époque de ce qui était appelé Cardboard City, parce que des milliers de Londoniens, devenus sans abris après avoir perdu leur travail avaient construit une cité en carton sous les ponts, dans des recoins, sous des porches. Cela, je l’ai vécu.

                        Tous les jours, mon mari passait à proximité d’un pont où se trouvait un homme qui faisait la manche. Il s’est arrêté un jour pour lui parler. Il s’agissait d’un homme, en fait d’un cadre supérieur , qui avait perdu son travail et ne pouvait plus payer l’hypothèque de sa maison (vérifiez les prix de l’immobilier en GB). Sa maison avait été saisie par la banque, sa femme l’avait quitté et il ne voyait plus ses enfants, en fait il n’avait plus rien. 
                        Un homme comme vous et moi, parce qu’une tuile est si vite arrivée. Être licencié, avoir un accident, tomber malade. Je ne pense pas qu’il y ait une prédisposition à être SDF. Les SDF, quand ils meurent, meurent d’indifférence, parce que nous sommes convaincus que nous sommes différents d’eux. Chaque SDF a un parcours différent, dont certains pourraient être le nôtre. 

                      • Ariane Walter Ariane Walter 31 octobre 2012 22:28

                        Merci Annie pour ton témoignage qui rejoint ce que je pense.
                        On imagine tjrs qu’il y a dans la déchéance des autres une faute grave quine peut nous arriver à nous.
                        Mais non. Les circonstances sont parfois terribles. Et nous courons vers des temps terribles.

                        En rencontrant cette fille, j’ai vécu dans l’oeil du cyclone.


                      • Fergus Fergus 31 octobre 2012 22:53

                        Foufouille a écrit : « Si on reste longtemps SDF, on en rend vite l’habitude ».

                        Il a raison, et c’est pourquoi il est terriblement difficile d’aider les sans-abri lorsqu’ils sont installés dans la galère de la rue.

                        Cela, j’ai pu le mesurer en suivant il y quelques années des maraudes en compagnie d’une amie impliquée dans l’aide à ces malheureux. En particulier, j’ai pu constater son engagement vis-à-vis d’un jeune désocialisé qui était,enfin, sur le point de franchir la dernière entrave psychologique qui l’empêchait d’entrer dans une démarche de réinsertion. Or, ce résultat modeste qui ’en était pas encore tout à fait un était le fruit de plusieurs mois de travail auprès de ce jeune. Impresionnant ! Impressionnat et souvent frustrant car il suffit d’une parole maladroite ou d’un geste mal compris pour réduire à néant des mois d’efforts.


                      • Romain Desbois 1er novembre 2012 09:39

                        C’est complexe parce qu’il n’y a pas qu’une solution au problème.

                        A l’occasion d’une grève de la faim de 16 jours, face au CSA, j’ai voulu faire l’expérience tès approximative puisque je savais que je pouvais arrêter quand je voulais et pouvait avoir de l’argent si besoin.

                        J’ai vu que l’on coule très vite. Au début , allez tous les jours aux bains douches , c’était galère mais j’y allais. Au bout d’une semaine, j’ai commencé à sauté un jour sur deux, je commençais à ne plus changer de vêtement. J’imagine que la faim devait accélérer les choses, mais pas tant que ça.
                        La faim ne m’a pas gêner une seconde, c’est une grand enseignement pour moi.
                        Quand on a froid , que l’on est trempé, on a juste envie de rien d’autres que de dormir, dormir , dormir.
                        A ce propos j’ai découvert qu’il y a un nombre incroyable de gens à la rue, des gens que l’on croise sans même se douter qu’ils sont SDF. En six mois de campement devant le CSA , j’ai ai vu de paquets. Même un végétarienne qui m’affirmait n’avoir aucun problème pour s’alimenter. Une débrouillarde cette Slavna.

                        Sinon ceux que l’on peut aider le plus facilement sont ceux qui sont tombés pour des raisons uniquement financières. Ils remontent vite la pente dés qu’on les sort de la rue.

                        Mais les plus durs sont ceux qui ont des complications psychologiques antérieures ou non à leur conditions de vie. Là je pense qu’un individu ne peut , ne doit pas s’en occuper seul, mieux vaut être aidé par une association.
                        Sinon bonjour les emmerdes et les galères. Et c’est l’echec assuré.

                        Sur le fond , ce n’est pas le manque d’espace ni d’hébergement qui manque, été comme hiver. Nous pouvons tous repérer les salles qui restent vides à longueur d’années.
                        Rien qu’à la gare de Lyon, il y a tout un sous sol de la superficie de la gare qui est inoccupé. Composé de salles de cours immenses, chauffées et... de toilettes et douches en état de fonctionnement . tout ça inoccupé depuis au moins 20 ans.

                        Les boss font la sourde oreille à mes demandes et bizarrement les assoc aussi.
                        Je viens de signaler cet endroit à Duflot. Encore une bouteille à la mer.....


                      • cameleon29 cameleon29 1er novembre 2012 10:23

                        Bel exemple de fausse solidarité Sabine, les sdf n’ont pas besoin qu’on leur explique pourquoi ils le sont.
                        Beaucoup trop de « bien posé » qui n’ont jamais connu de réelle fracture sociale dans leur vie chanceuse, voudraient faire croire que d’un claquement de doigt, on peux retrouver de la motivation et qu’il suffit de se dire « je dois y croire » pour retrouver une certaine sérénité de vie.
                        Quand les problèmes surgissent pour un « bien posé chanceux » qui du coup devient malchanceux, le siphon de la vie est très difficile à éviter et plus on s’en approche, plus le courant nous emporte car les difficultés augmentent un peu plus tous les jours et on se retrouve suffocant ou tous simplement noyé, cela dépend de la force intérieur de chacun, de l’entourage et des encouragement qu’il donne qui fera qu’on lâche plus ou moins vite. Les blessures font les cicatrices qui jamais ne s’effacent. Donnes ton livre à manger à ceux qui ont faim.Je vois d’encore assez loin le siphon mais je sens déjà un léger courant.....

                        Merci Ariane pour ce témoignage.


                      • Sabine Sabine 1er novembre 2012 11:26

                        Caméléon, vous vous trompez sur ce que dit Declerck et sur ses intentions. Ce n’est pas un donneur de leçon et il n’aime pas les bien-posés qui, n’ayant jamais éprouvé le « siphon », croient que yaka fokon. Je n’aime pas non plus les yaka fokon qui portent le sceau de leur connerie gravé sur leur front.
                        Il n’est pas question de nier la pression des difficultés matérielles qui en s’accroissant deviennent un véritable goulot d’étranglement, mais vous le dites vous-même :
                        "on se retrouve suffocant ou tous simplement noyé, cela dépend de la force intérieur de chacun, de l’entourage et des encouragement qu’il donne qui fera qu’on lâche plus ou moins vite« 
                        La force intérieure, l’entourage.
                        Declerck dit simplement que devant le siphon, certains, à cause d’un »autre chose« qui préexistait aux difficultés financières, vont lâcher prise complètement et se noyer. C’est le »autre chose" qu’il essaie de comprendre et en faisant cela il donne aussi la possibilité aux autres d’essayer de comprendre.

                        Courage.
                         smiley

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