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Accueil du site > Tribune Libre > François Fillon, un catholique si peu chrétien

François Fillon, un catholique si peu chrétien

François Fillon le moralisateur aux costumes à 6 500 euros l'unité laissera-t-il son nom dans l'historiette politique de la Ve République comme le responsable d'un schisme politique ? L'ancien Premier ministre candidat à la présidence n'a rien d'un Saint-Martin qui partagea son manteau avec un enfant malade ni d'un Saint-François de Paul, le Coluche de son époque, ni de Saint-François d'Assise. Son comportement est plus proche de ces gens d'église qui vendaient des indulgences qui seront responsables de la religion réformée, de son expansion, et des guerres de religion entre Chrétiens.

Certains lecteurs trouveront sans doute ce billet d'humeur et cette analogie politico-religieuse audacieuse, et pourtant, ne repose-t-elle pas sur la même fibre composant les hommes pénétrés des valeurs chrétiennes : le rapport à l'argent, le mensonge, l'orgueil, le bien et le mal, etc. ? ce qui semble être aux antipodes de son éminence Saint-François Fillon qui préfère sans doute le Saint-Émilion au vin de messe, qui s'il le pouvait rétablirait le droit de haute et basse justice sur ses terres de Sablé-sur-Sarthe. Feu Karl Marx l'aurait qualifié de « petit bourgeois » de la pire espèce. Il ne suffit pas de vivre dans un château pour être un châtelain ni de vivre dans une gentilhommière pour être un gentilhomme. Fillon n'est qu'un hobereau comme il en existe hélas trop en France.

Faisons un bond dans le temps et revenons au XVIe siècle. Martin Luther (1483-1546) fut outré lors d'une visite à Rome en 1510 par la vente des indulgences divines instituées à seule fin de financer la construction de la basilique Saint-Pierre. Cette pratique censée permettre la repentance par le versement d'une somme assez substantielle encourageait le péché puisque le pécheur avait l'assurance de pouvoir acheter le pardon du Christ, alors que l'effacement était tout aussi possible par : la pénitence physique, le jeûne, le pèlerinage ou l'aumône. De retour en Allemagne, ce professeur de théologie à l'université de Wittenberg rédigea « 95 thèses » qu'il placarda le 31 octobre 1517 sur les portes de la cathédrale afin de les soumettre au débat public, ce qui lui valut une convocation à Rome, à laquelle il refusa de se rendre. Dans une des thèses, il attaquait vivement la vente : « Les indulgences dont les prédicateurs prônent à grands cris les mérites, n'en ont qu'un, celui de rapporter de l'argent.  » Excommunié par le pape Léon X pour hérésie le 3 janvier 1521, il brûla la bulle papale devant ses élèves.

Les idées de Luther ne tardèrent pas grâce à l'imprimerie naissante, à se répandre à travers toute l'Europe et finirent par y entraîner un schisme. Les monarques désireux de se libérer de l'emprise de l'Église romaine dont les membres du clergé étaient perçus comme corrompus et indignes du rôle qui leur était dévolu, se rallièrent à la Réforme. En France, les idées de Jean Calvin s'y répandirent à leur tour et plusieurs Églises protestantes (huguenots) virent le jour dans le Royaume de France. Le calvinisme qui condamne le principe de la monarchie, le culte des reliques et de la superstition trouve son prolongement dans le cartésianisme réprouvé par l'Église catholique. En novembre 1533, Jean Calvin dut s'enfuir de Paris, de rejoindre la Suisse avant de revenir à Strasbourg en 1538 où il demeura jusqu'en 1541. Le monarque qui ne craignait ni le pape ni les pays voisins acquis au protestantisme demeura fidèle au catholicisme ; la remise en cause de la foi aurait entraîné aussi une remise en cause de la monarchie puisque le roi détient son pouvoir de droit divin.

Certains passèrent au calvinisme par opportunisme politique lorsque les ordres de la chevalerie perdirent de leur importance (paix de Cateau-Cambresis en 1559). Les nobles récemment convertis gagnèrent en influence en se posant comme protecteurs politiques et religieux. Le pays allait connaître huit conflits religieux entre les catholiques et les protestants, le climax fut le massacre des huguenots (calvinistes) durant la nuit de la saint-Barthélémy en 1572. Pour certains nobles, ce ne fut rien d'autre qu'une guerre de prédation ou de réappropriation. Les huguenots trouveront un défenseur en la personne de Voltaire, et Louis XVI accordera en 1787 un édit de tolérance.

S'il existe des femmes de petite vertu, on pourrait parler en l'occurrence et à propos de Fillon de l'impudence d'un homme capable de vivre des largesses d'autres paroissiens, allant jusqu'à accepter des cadeaux sans en remercier son généreux « donateur »... N'importe qui d'entre-nous sait qu'un don appelle un contre-don ou renvoi d'ascenseur... Son âpreté au gain semble si forte qu'il est allé jusqu'à récupérer une partie des salaires versés à ses enfants au titre d'assistants parlementaires..., à moins que l'on soit en présence d'un subterfuge destiné à embrouiller les enquêteurs. Détourner à son seul profit de l'argent public ou jouir de largesses indues n'a rien de respectable, c'est de l'enrichissement sans cause, c'est à dire constitutif d'un quasi délit. Mais peut-être que François « le Pieu » à la morale élastique s'est rêvé en un nouveau président new look de droit divin républicain...

Comment l'austère anglicane Pénélope Fillon née Clarke convertie au catholicisme, vit-elle la situation en son âme et conscience ? elle qui fut élève au collège Henry VIII. Ce roi qui ne put obtenir du pape Clément VIII le droit de divorcer de Catherine d'Aragon qui n'avait pu donner naissance à un héritier après vingt-quatre années d'union, rompit les liens de l'Angleterre avec l'Église romaine (1529) et se déclara défenseur de la foi anglicane. François Fillon a épousé Pénélope à Sablé-sur-Sarthe en 1980, mariage civil suivi d'une célébration religieuse deux mois tard dans l'église anglicane de Llanover au Pays de Galles. A l'époque, il était peu courant qu'un fidèle catholique pratiquant de surcroît, passé par une scolarité chez les Jésuites, épouse une protestante ; les journalistes décrivent madame Pénélope Fillon comme une femme austère, discrète, voire effacée, signes respectables et communs à de nombreux protestants.

François Fillon aurait-il été l'objet d'un « transfert » ? Chacun sait que la vie commune finit par entrainer un certain mimétisme « caméléonesque » et que l'un des conjoints finit par « déteindre » sur l'autre. Qui a le plus influencé l'autre ? François Fillon serait-il un « catholique hybride », mentalité plus qu'une véritable foi ? Demander à l'autre de se convertir est déjà un signe d'intégrisme et un trait de caractère qui ne connaît pas la tempérance. Pourquoi ne pas avoir consacré un mariage inter-confessionnel catholique/protestant, chacun de vivre sa foi dans le respect de l'autre. Il est vrai que l'on ne sort pas indemne d'une scolarité chez les Jésuites...

D'après Weber, le dogme protestant aurait engendré un nouveau type de personnalité mettant l'accent sur la « vocation » de l'homme et l'obligation d'accomplir tout ce qui est en son pouvoir afin de remplir le rôle que Dieu lui a assigné dans la vie. Cela n'est pas sans nous rappeler la ténacité de Fillon qui se comporte en tous points comme si cela ne faisait aucun doute qu'il sera élu président de la République ! Si Fillon a commis une « erreur »... il n'en éprouve aucun remords, faute avouée n'est-elle pas à moitié pardonnée ? quant aux largesses dont il a été le bénéficiaire, ne lui permettent-elles pas de briguer la magistrature suprême dans l'intérêt de la France et pour le notre ! S'il y parvenait, il éprouverait le sentiment irraisonné du devoir accompli proche de la mégalomanie... Pour le psychologue David Mc Clelland, nous sommes en présence d'un mysticisme positif. Si François le « mystique » échoue, rejoindra-t-il l'ordre des pénitents et portera-t-il le silice tout en égrenant son chapelet ?

Un homme allait marquer son siècle, Jean-Jacques Rousseau, avec Le Contrat social publié en 1762. « L'État et la société ne sont pas des phénomènes naturels mais le résultat d'une création humaine volontaire. Dans un pacte social injuste, les riches ont convaincu les pauvres de s'unir à eux pour instaurer l'ordre.  » Rousseau d'opposer une obéissance qui ne soit ni soumission ni servitude, Nicolas Tavaglione de préciser que la souveraineté ne peut être confiée à des représentants, car « la déléguer reviendrait à court-circuiter l'expression de la volonté générale. »

Tous les hommes politiques sont imprégnés du livre écrit par Nicolas Machiavel en 1513, un traité sur l'art de gouverner. Le prince, selon Machiavel, devait allier « la ruse du renard à la force du lion afin d'exercer son pouvoir sans s'encombrer de moralité ». Une saine prise de conscience sera-t-elle suffisante pour engendrer un assainissement moral de la vie politique ? Tous nous avaient promis juré la main sur le cœur après avoir craché par terre, d'être irréprochables, et nous grands couillons, nous les avons crus.

 


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52 réactions à cet article    


  • Tall Tall 20 mars 08:14

    Et tout ça pour placer Macron le candidat hollandiste des banskers européens

    La belle affaire ...

    • wesson wesson 20 mars 12:17

      @Tall
      En réalité Tall, c’est pour donner à Macron la seule candidate qu’il peut espérer battre : Marine Le Pen.


      Un peu comme les Démocrates Américains qui ont cru que la faiblesse de la candidate Clinton serait compensé par le rejet et le dégoût que devait inspirer à priori Donald Trump.

      Et on mesure maintenant toute la pertinence de cette analyse.

    • Tall Tall 20 mars 12:28

      @wesson


      C’est ça ... et je ne le vois même pas arriver au 2e tour
      Car le favori des touche-pas-à-mon-fric ( 20% bétonné ) a déjà mangé son pain noir, et il est même en train de passer pour un vaillant guerrier genre Fort-Alamo

    • Fergus Fergus 20 mars 12:50

      Bonjour, wesson

      Non, c’est tout simplement une question de morale et d’éthique. Pourquoi la France devrait-elle être différente des pays germaniques et scandinaves où des dérives comme celles de Fillon interdiraient tout accès à une fonction exécutive ou législative ?

      Il est devenu urgent de nettoyer les écuries d’Augias ! Puisse l’affaire Fillon accélérer le processus de moralisation de la vie politique, notamment sur l’usage des fonds publics des assemblées et sur la prévention des conflits d’intérêt.

       


    • troletbuse troletbuse 20 mars 13:43

      Pour la baudruche qui va faire Flop et pour les théoriciens du genre
      Deux petites chansons
      https://www.youtube.com/watch?v=cOjsaS-tfaY
      Maman, s’appelle Christine
      Une autre pour la théorie du genre
      https://www.youtube.com/watch?v=oWJb7Sp3y5g

       smiley  smiley


    • Milieu défensif au Red Star Bel des chants 20 mars 13:49

      @troletbuse

      (T’y es pour faire un rapport Ant-hero-plomatique discret quand on se verra ? Une cannette de Risk-Less42 au retour + le ratllesnake de Simone de Beauvoir à rapporter en trophée au Stapples Center smiley )


    • Alice Alice 20 mars 14:40

      @Tall
       

      Critiquer Fillon ne signifie pas faire campagne pour Macron (pourquoi pas pour les autres ?).

       

      Fillon est plus un clérical qu’un chrétien.

        

      Ses soutiens genre « Manif pour Tous » , "Sens commun", de tout ce que compte de rétrogrades, de passéistes en France, en sont la preuve. Des gens violents - même si ce n’est qu’en parole pour le moment - et haineux de tout ce qui n’est pas comme eux.

       

      A l’opposé du message du Christ, donc 

      non-chrétien.

    • Sozenz 20 mars 14:47

      @Fergus
      le nettoyage des écuries d’augias ? wouahahahah ; de la gnognotte en comparaison de ce qu il y a à faire comme nettoyage en politique .
      Vous serez bouffé par les vers avant que le vernis des conflits d’intérêts ne s effrite, si vous attendez que l affaire Fillon soit un accélérateur.
      Donner ses« collègues » pour pouvoir se hisser en haut d affiche . c est un principe commun .
      c est l attitude préférée des politicards de faire : « Nonos , Nonos , aux » chiens enragés« du peuple »
      une petite tape sur l oreille des bons toutous . et hop . c est reparti pour un ou deux ans dans les affaires douteuses en toute quiétude ,
      il y a eu les jeux du cirque . les feux de la saint Jean ; la chasse aux sorcières , ben là c est le politicien dans l arène !!

      ps :"Allez courage ! Fillon
      encore quelques semaines de calvaire . et après les gens seront trop occupés a faire attention à leur trou de balle qu’ il vont se faire défoncer, pour continuer à s occuper de vous ..
       c est le prix à payer pour avoir fait jackpot durant toutes ces années .Vous le saviez ... Après, rien ne garanti qu’il y aura aussi peu de perte de plumes . Vous sortez presque à temps . la suite risque d être beaucoup douloureuse pour ceux qui restent ...


    • Fergus Fergus 20 mars 16:12

      Bonjour, Sozenz

      Les pays germaniques et scandinaves sont bien parvenus à édicter des lois très contraignantes pour lutter contre la corruption du monde politique. Pourquoi pas nous ? Sommes-nous à ce point un peuple lui-même corrompu qu’il ne puisse exiger la même chose de ses élus ?


    • Jean Keim Jean Keim 21 mars 08:24

      @Tall
      ... Je cherche après Macron et ne le trouve pas ???


    • Abou Antoun Abou Antoun 20 mars 08:34

      Saint-François de Paul, le Coluche de son époque
      C’est Saint François de Paule né à Paule (Paola) en Italie.


      • Abou Antoun Abou Antoun 20 mars 10:59

        Il y a toujours un (ou plusieurs) abrutis sur AV pour moinsser les rectifs qu’on peut faire.
        Ici il ne s’agit pas d’une simple faute d’orthographe. La graphie ’Saint-François de Paul’ laisse à penser qu’il peut y avoir une relation avec Paul de Tarse, plus connu sous le nom de Saint-Paul.
        Les cons ont un avis sur tout, c’est à cela qu’on les reconnaît.


      • Frau Makrel Frau Makrel 20 mars 13:17

        @Abou Antoun

        Moi, Frau Makrel, 

        Avec Macrône von Rothschild, che vais détruire les derniers relents de christianisme au profit de la religion mondiale du dieu Euro. L’Islam est notre meilleur outil.Nous deffons faire de ffhou un peuple interchangeable et délocalisable. 


        Che dois vous laisser, cette après-midi Macrône et moi organisons l’arrivée de plusieurs milliers migrants clandestins en Europe. 


        Moi Frau Makrel, che suis une grande philanthrope ! 


        Les glands remplacés sont entre de bonnes mains...


      • Frau Makrel Frau Makrel 20 mars 13:27

        Ce serait eine grôôôsse katastrophe pour moi si la Droite conservatrice ou le Front Nazional prenait le pouvoir en France. Frankreich est à moi ! 


        Moi et Emmanuel Soros Macrôôône von Rothschild nous zallons faire barrage à la Droite. 

        Soros ist Mein Gott ! 

      • Elric de Melniboné Bouba de Melniboné 20 mars 13:30

        @Frau Makrel

        Libérez SCAR TISSU(E)S les HOT HOT PEPPERS smiley


      • Elric de Melniboné Bouba de Melniboné 20 mars 13:33

        (@High Booba de Multibones 42

        Antonys tu me cag(o)les SCAR TISSU 42 jusqu’à son retour en France en avril, STP Bro smiley)


      • philippe baron-abrioux 20 mars 09:26

        @l’auteur ,

         Bonjour ,

         « on ne sort pas indemne d’une scolarité chez les Jésuites » .

         PARAFAITEMENT VRAI , cliché disponible mais en fait quel est le système d’éducation dont on pourrait sortir indemne ? une clinique du sommeil peut être ?

         on y apprend parfois à s’opposer à l’obéissance aveugle à l’autorité et à ne pas prendre pour argent comptant ce qui est dit ou écrit .

         rappel : les Jésuites ont même connu des interdictions venues de la papauté de 1773 à 1814 .

         autre cliché à votre disposition : le jésuite est hypocrite .

         désolé , je suis« un fils de Jèses » et hier notre association d’anciens qui existe depuis 1850 , soit 167 ans , organisait sa fête annuelle .

         si ma santé me l’avait permis malgré les 800 kilomètres de distance j’aurais retrouvé avec plaisir mes anciens camarades de pension avec lesquels j’ai aussi appris une indéfectible solidarité et le respect de tous les modes de pensée et de vie . selon moi , c’est déjà pas si mal !

         indemne ou pas , j’ai aussi appris à repérer les clichés et à m’en méfier .

        bonne fin de journée , monsieur l’indemne de tout ou presque !

         P.B.A

         

         

          


        • Abou Antoun Abou Antoun 20 mars 09:44

          @philippe baron-abrioux
          En tant que parfait agnostique j’ai collaboré professionnellement avec les Jésuites de l’USJ de Beyrouth au Liban pendant plusieurs années.
          Je confirme vos propos. Gens très instruits, très intelligents, modestes et aussi francs qu’un humain peut l’être. Pendant la guerre civile du Liban, les Jèzes sont restés à leurs postes, certains l’ont payé de leur vie.


        • Jean Keim Jean Keim 21 mars 08:27

          @philippe baron-abrioux
          Rares sont ceux qui sortent indemnes de leur scolarité smiley



        • José du bar du coin José du bar du coin 20 mars 09:36

           Jésus était -il libéral ? Permettez-moi d’en douter , connaissant ceci  smiley  : 


          •         « Car vous dites : « Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »  Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob : Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » . (Am. 8 ; 6 )
          •  « J’enverrai un feu en Juda, et il dévorera les palais de Jérusalem. Ainsi parle le Seigneur : À cause de trois crimes d’Israël, et même de quatre, je l’ai décidé sans retour ! Ils vendent le juste pour de l’argent, le malheureux pour une paire de sandales. » (Am : 2 ; 5 ) 
          •  « Nous avons vu le riche s’en aller le cœur et les mains vides ». ( Luc 16 ; 1 ) 
          • « Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »( Mat. 19 : 22 ) 

          • Jao Aliber 20 mars 18:55

            @José du bar du coin


             « Jésus était -il libéral ? »

            Tout ce que je sais c’est que Jésus était un révolutionnaire.Le christianisme primitif était le « communisme » de son époque.

          • Et hop ! Et hop ! 20 mars 21:49

            @José du bar du coin : C’est une traduction google du Nouveau Testament, vos citations, on ne comprend rien ? La bible en bon français, c’est la Bible de Port-Royal, traduite par Sylvestre de Sacy, dans la langue de Racine.


            Jésus n’était pas libéral, trois fois il s’est mis en colère et a maudit des hommes :

            - contre les pharisiens pour l’hypocrisie avec laquelle ils interprètent faussement les écritures pour les appliquer de façon purement formelle et leur faire dire le contraire de ce qu’elles disent, il les traite de sépulcre blanchi ;

            - contre ceux qui scandalisent les enfants, les incitent au mal et corrompent leur pureté, il appelle à leur attacher une meule de pierre au cou et de les jeter dans l’eau ;

            - contre les marchands du Temple qui considèrent que tout est commercial, même de ce qui est sacré, renouvellement de l’anathème contre les adorateurs du Veau d’or ;


          • Jean Keim Jean Keim 21 mars 08:21

            @José du bar du coin
            Les paroles d’Amos n’engagent que lui, mais pas Jésus.

            L’ancien et le nouveau testament ne sont que des compilations arbitraires, nous oublions ce détail et traitons la bible comme un texte de référence alors qu’elle ne fait que raconter des histoires dont certaines, il est vrai, sont pleines de sens.

          • Et hop ! Et hop ! 21 mars 12:38

            @Jean Keim : Un texte qui sert de référence pendant 10 ou 15 siècles finit par être un monument sacré, comme le droit romain ou les coutumes régionales recueillies et codifiées au début du XVe siècle en France.


          • foufouille foufouille 20 mars 09:38

            « qui s’il le pouvait rétablirait le droit de haute et basse justice sur ses terres de Sablé-sur-Sarthe. »
            c’est aboli ?
            juste allégé, le bourgeois ayant toujours tous les droits et une petite peine.
            espérons que ce ne sera pas le seul a tombé.


            • baldis30 20 mars 11:24

              article très bon , par moment excellent.... .

              Mais évoquer Saint François d’Assise en regard de François Fillon c’est, pour le laïque que je suis un voisinage outrancier..... toutes considérations de dogme écartées

              D’un autre côté ne pas oublier que l’aspect huguenot est loin d’être clair vis-à-vis de l’argent, et de la violence lorsqu’on pense à la Michelade, précédant la Saint-Barthélemy, dans une cité qui passe pour être la petite Genève ....

              L’argent d’un côté Vatican est aussi pourri que l’argent du côté consistoire ou temple ou mosquée .... S’il y a compétition entre eux ce sont matchs nuls.....


              • volpa volpa 20 mars 13:09

                @l’auteur le frustré.
                Pas lu sa connerie qui s’appuie sur la religion en se croyant marrant.


                • BA 20 mars 13:41

                  François Fillon a avoué que son suppléant, Marc Joulaud, avait payé Penelope Fillon comme « attachée parlementaire » :


                  Du 13 juillet 2002 au 31 août 2007, Marc Joulaud a payé Penelope Fillon 372 563,34 euros nets.


                  Par mois, cela fait un salaire de 6 009 euros nets.


                  Problème : Jeanne Robinson-Behre était la vraie attachée parlementaire de Marc Joulaud. Elle a reconnu qu’elle n’avait jamais travaillé avec Penelope Fillon.


                  Lundi 20 mars 2017 :


                  Affaire Fillon : Marc Joulaud convoqué par les juges en vue d’une mise en examen.


                  Marc Joulaud n’a pas souhaité donner la date de sa convocation. « Je répondrai à toutes les questions des juges », a-t-il assuré. M. Joulaud avait remplacé en juillet 2002 François Fillon, alors nommé au gouvernement, à son siège de député de la Sarthe. Il avait alors employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire jusqu’en 2007.


                  Dans son édition du 25 janvier, Le Canard enchaîné avait interrogé Jeanne Robinson-Behre, qui a également officié en tant que collaboratrice de M. Joulaud entre 2002 et 2007. Elle était donc censée avoir collaboré avec Mme Fillon. Mais elle a assuré à l’hebdomadaire n’avoir « jamais travaillé avec elle, je n’ai pas d’info à ce sujet. Je ne la connaissais que comme femme de ministre ».


                  http://www.lemonde.fr/affaire-penelope-fillon/article/2017/03/20/affaire-fillon-marc-joulaud-convoque-par-les-juges-en-vue-d-une-mise-en-examen_5097483_5070021.html




                  • Taverne Taverne 20 mars 14:40

                    Fillon, c’est la droite dure sans la droiture.

                    S’il est élu, il agira en priorité pour son absolution. L’occasion de moraliser la vie politique nous échappera.


                    • Taverne Taverne 20 mars 17:44

                      Amis « moinsseurs », je persévérerai dans mon vote anti corruption. Et quand Fillon sera élu, j’aurai l’esprit en repos car ce n’est pas moi qui l’aurai porté au pouvoir suprême.


                    • clostra 26 mars 19:04

                      @Taverne
                      Vous ne croyez pas que cette occasion nous a déjà échappé ?

                      Ce marathon dont le néanmoins présumé innocent se dit victime n’est-il pas du à la date d’application d’un vote d’absolution pour des faits remontant au-delà de 12 ans ? (bizarre d’ailleurs ... de quoi ont-ils peur ?)

                      Que signifie ce vote majoritaire de l’actuelle classe politique ?

                      en un mot : où va-t-on ?


                    • ZenZoe ZenZoe 20 mars 14:48

                      L’auteur a parfaitement raison lorsqu’il parle du schisme de l’Eglise. Ce schisme a véritablement été un cataclysme et a finalement donné naissance à deux cultures bien éloignées l’une de l’autre.
                      J’ai vécu longtemps à l’étranger et j’ai maintes fois observé de grandes différences dans la façon de voir les choses. Le rapport à l’argent diffère ainsi totalement selon qu’on est dans un pays protestant ou catholique. Schématiquement parlant, on a d’un côté les riches « cash », et les riches faux-culs.
                      En cela, Fillon est un parfait catho. Mais il ira quand même en enfer, car il a oublié de racheter ses péchés, et dieu le regarde, et il n’aime pas ce qu’il voit smiley


                      • ZenZoe ZenZoe 20 mars 14:51

                        J’ajoute que Macron est plus dans une attitude de protestant. On n’est plus dans une élection présidentielle, on est dans une nouvelle guerre de religion ma parole !


                      • Sozenz 20 mars 15:28

                        De base :
                        Religion et Ambition ne font pas bon ménage ....


                        • epicure 22 mars 20:25

                          @Sozenz

                          « 
                          Religion et Ambition ne font pas bon ménage ....
                           »
                          ... dans le monde des bisounours.

                          Dans le monde réel, la religion et le pouvoir se sont toujours côtoyés, voire confondus.
                          La religion a été dans les nombreuses société un outil de contrôle des population, ça évitait de maintenir un système très inégalitaire que par la seule force des armes.
                          A une époque pour devenir pape il fallait avoir de l’ambition... les borgias ça te dis quelque chose ?

                          Et puis ce n’est pas ron hubbard le fondateur de la scientologie qui t’approuvera, puisqu’il avait dit et l’avait mis en pratique : "si tu veux devenir riche, crées ta propre religion.


                        • Christian Labrune Christian Labrune 20 mars 16:56

                          à l’auteur,

                          Votre article est très plaisant à lire, mais je ne comprends pas très bien que vous insistiez si longuement sur la Réforme. Sans doute, les thèses de Luther font très bien apparaître que l’Eglise aura toujours su concilier, au mépris de la plus élémentaire morale et même de son propre enseignement, les « intérêts du Ciel » ( pour parler comme M.Tartuffe), et ses intérêts temporels. Mais le personnage que vous évoquez est un catholique d’aujourd’hui. Le Concile de Trente est passé par là, juste après la reconnaissance par le pape d’une Compagnie de Jésus dont les membres étaient habiles dans l’art de réaliser les plus audacieuses synthèses.

                          Le cas que vous évoquez me ferait donc penser plutôt aux « Provinciales » où Pascal, en présentant les choses d’une manière un peu caricaturale mais tout à fait propre à servir ses objectifs bassement polémiques, présente la "direction d’intention" des casuistes de la Compagnie. On connaît tous ce texte dont je recopie quand même un fragment, pour rafraîchir les mémoires :

                          « Sachez donc que ce principe merveilleux est notre grande méthode de diriger l’intention, dont l’importance est telle dans notre morale, que j’oserais quasi la comparer à la doctrine de la probabilité. Vous en avez vu quelques traits en passant dans de certaines maximes que je vous ai dites. Car lorsque je vous ai fait entendre comment les valets peuvent faire en conscience certains messages fâcheux, n’avez-vous pas pris garde que c’était seulement en détournant leur intention du mal dont ils sont les entremetteurs, pour la porter au gain qui leur en revient ? Voilà ce que c’est que diriger l’intention »

                          L’intention de M, Fillon n’est donc probablement pas d’accumuler pour lui les biens de ce monde. Les richesses sont autant de vanités qui risquent -le chrétien ne l’ignore pas !- de nous entraîner vers le fond après le Jugement dernier. Il dirige son intention vers l’Etat qu’il veut servir, vers la France éternelle, et comme rien ne se fait dans ce monde sans la finance, il ne peut quand même pas se présenter en haillons devant les caméras, ni vivre dans un deux-pièces avec vue sur cour ! Il faut ce qu’il faut, et quand on n’est pas M. Trump, il faut bien tâcher de le devenir un peu, quoi qu’il en coûte à une conscience dès lors atrocement déchirée. Il le faut si on veut pouvoir faire bonne figure et avoir quelque chance, un jour, de rendre à son pays les plus grands services. Au fond, c’est d’une démarche sacrificielle, oblative, que nous sommes les témoins, et c’est là qu’il faudrait voir quelque chose qui ressemblât à cette Imitation de Jésus-Christ qui fut la grande obsession de la pensée dévote à l’époque classique.

                          J’espère quand même pour le pauvre homme que le bon Dieu lui épargnera les souffrances et l’indignité d’un nouveau Golgotha !

                          Amen.


                          • Et hop ! Et hop ! 20 mars 21:56

                            @Christian Labrune : La Réforme a donné le capitalisme financier, les hommes avaricieux et puritains, les mouvements sectaires et leurs guerres civiles sanguinaires, Jean Huss, Cromwell, etc.


                            Les dons issus des oeuvres charitables pour réparer les fautes et obtenir le pardon, ont donné des milliers d’orphelinats, d’hospices, d’hôpitaux, de léproseries, d’asiles, de congrégations charitables, d’aumônes, de bienfaits, d’écoles et d’universités gratuites et populaires : tout le système hospitalier et social français a été créé par des ordres religieux catholiques.

                          • Christian Labrune Christian Labrune 21 mars 01:49

                            @Et hop !
                            On ne peut pas rester insensible aux persécutions subies par les protestants, et la révocation de l’Edit de Nantes en 85 aura eu encore des conséquences assez abominables, mais je n’ai pas non plus une très grande sympathie pour la réforme et son radicalisme. Si elle avait pu supplanter le catholicisme, il est bien probable que, dans l’horreur, elle eût été capable de faire pis. La Genève de Calvin était un système totalitaire d’une intolérance féroce. Michel Servet, un des plus grands esprits de son temps, y aura laissé sa peau, sur le bûcher, et Castellion n’a dû qu’à une providentielle crise cardiaque d’échapper à l’incommodité de la fumée et des flammes.
                            S’il n’y avait pas eu la réforme, le catholicisme serait devenu une religion populaire assez plaisante. Le culte marial et le culte des saints, qui s’étaient considérablement développés au XVe siècle, c’était une espèce de polythéisme, et on ne m’ôtera jamais de l’idée que plusieurs dieux, pour le peuple, valent mieux qu’un seul. Les Romains l’avaient parfaitement compris.
                            La réforme, avec sa réflexion sur la grâce, aura induit toute sorte de problématiques fort subtiles qu’on retrouvera dans le courant janséniste et qui viennent ressusciter un intellectualisme propre à engendrer, dans les cervelles promptes à se radicaliser, les dogmatismes les plus fanatiques. Aujourd’hui, le catholicisme est à peu près mort, mais sans la Réforme, il aurait pu s’éteindre tout doucement, et bien avant le siècle de Voltaire. On ne s’en porterait pas plus mal.


                          • jadevo 21 mars 07:26

                            @Christian Labrune

                            A force de proclamer la grandeur perdue de la France éternelle non sans avancer de manière très imprudente que cette grandeur est tout autant dans l’avenir que dans le passé (ce dont personne ne voit aucun signe avant-coureur), vous finissez par croire que la France est tout ce qui existe au monde.
                            Pour commencer on pourrait vous opposer que le catholicisme en France ne se porte pas aussi mal. Jusqu’à une date récente vous souteniez un candidat dont toute la vision du monde à l’en croire procède de sa foi catholique. Il prétend avoir réuni 200 000 personnes au nombre desquelles on comptait je crois bien (sic) une forte proportion de catholiques. Les liens entre M. Le Pen et le catholicisme en particulier traditionaliste ne sont pas à démontrer. Macron a étudié chez les curés et se dit catholique. Même Hamon est un ancien élève de l’enseignement privé : avant de se choisir un positionnement un peu plus à gauche il était d’ailleurs dans la mouvance de la gauche CFDT.
                            Je note aussi que dans certaines occasions de la vie (naissance, mariage, enterrement) bien des non-catholiques dérogent à leurs principes.
                            ET PUIS LA FRANCE N’EST PAS LE MONDE.
                            Nombre de baptisés :
                            - 1 milliard 131 millions (2006)
                            - 1 milliard 147 millions (2007)
                            - 1 milliard 166 millions (2008)
                            - 1 milliard 181 millions (2009)
                            - 1 milliard 196 millions (2010)
                            La faillite paraît loin.
                            Ce qui est vrai c’est évidemment que les catholiques dans l’ensemble ne versent pas dans le djihadisme. Ils font moins de bruit et sont de toute évidence beaucoup moins excités que les islamistes. Mais pour un « à peu près mort » le catholicisme ne paraît pas se porter trop mal et le pape est sans doute la personnalités publique au monde qui a la meilleure image !


                          • Et hop ! Et hop ! 21 mars 12:33

                            @Christian Labrune : D’accord avec ce que vous dites, sauf pour la mort du catholicisme qui est bien dû à la Réforme, en l’occurrence le concile Vatican II qui a supprimé toute la dimension du sacré, des arts sacrés, du folklore, toute les traditions païennes celtique ou romaine dont l’Église était le conservatoire et qu’elle avait conservés vivantes.


                            Or, les deux points principaux de la Réforme sont 
                            - d’une part le refus des indulgences, c’est-à-dire de la possibilité de réparer des fautes par des dons ou des legs pour des oeuvres charitables ou pieuses, qui se traduisaient dans les arts sacrés (ex-votos, don d’un ornement, participation au financement de la construction d’une église, d’un collège, d’un ordre monastique, 
                            - d’autre part le fondamentalisme qui se définit par une volonté de retour à un christianisme primitif en rejetant toute la tradition postérieure comme du paganisme, puis par un retour à l’Ancien Testament ; or le christianisme a consisté précisément à affranchir l’Alliance avec les Hébreux pour constituer une religion nationale, de tous les aspects ethnique (costume, alimentation, langue, droit, géographie, etc..) pour lui la renouveler avec toutes les nations en s’incarnant dans leurs cultures nationales. Le christianisme est le judaïsme devenu culturellement neutre. 

                            Les protestants ont raison de dire que le culte marial, celui des saints, les pèlerinages, les ex-votos, les rites, les reliques, les processions, l’ordre du clergé distincts de ceux des guerriers et des laboureurs, les communautés de vierges, les sanctuaires, les styles des arts sacrés, les chants sacrés, le latin et le grec comme langues sacerdotales, sont des traditions antérieures au christianisme qui ont été christianisées, ce qui est parfaitement conforme à la logique de la Nouvelle Alliance, à la religion de l’Incarnation. On peut prendre comme exemple le mariage comme sacrement catholique qui n’est ni le mariage sémite (polygame avec achat et minorité de la femme, répudiation), ni le mariage romain avec son pater familias qui a le droit de vie et de mort sur ses enfants et le droit d’adopter, c’est le mariage celte, car les Gaulois connaissaient déjà le régime dotal, c’est un mariage monogame et viager avec consentement, égalité juridique des époux. Le monachisme aussi est d’origine païenne indo-européenne, par exemple les vestales attachées à un sanctuaires à Rome, en Grèce, en Gaule. Le séparation de la société en trois fonctions, dont une religieuse avec un corps ayant pour rôle la science, le culte, la rhétorique, la philosophie, les chants et les musiques sacrées, l’enseignement, se trouve chez les druides, elle a été poursuivie avec le l’Ordre du clergé catholique, elle n’a rien à voir avec la tribu sacerdotale des Lévites de l’Ancien Testament, elle est indo-européenne.

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