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Gary Moore a rejoint Phil Lynott... les garçons ne redescendront plus en ville

Retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, ce week-end en Espagne, à Estepona, Gary Moore rejoint son vieux compère Phil Lynott, avec qui il avait posé sur un superbe maxi « Out in the Fields ». 25 ans après, à un mois près, la gueule cassée du hard-rock passé ses dernières années au blues sera regretté, pour sûr, pour la qualité de son son de guitare, puissant et mélodique à la fois. Mort à 58 ans, d’une vie d’excès, c’est sûr, mais c’est une disparition qui paraît bien trop rapide, à avoir vu ses derniers concerts, tous empreints de la fougue qui le caractérisait. Sa triple carrière (il est passé successivement du rock progressif au hard rock pour finir par du blues) en fait un personnage à part du rock, c’est évident. C’était aussi « une gueule », cet irlandais qui sera passé par tous les looks possibles ou imaginables (son look impayable dans le clip d’Out in The Fields !), balloté par les effets de mode, il avait à plusieurs reprises commis des albums déroutants, plein d’effets sonores, pour finir par trouver une plénitude évidente dans un blues anglais dont l’hommage à la note près qu’il avait offert à Peter Green est le symbole le plus évident. C’est toujours un peu plat de dire qu’on vient de perdre une idole, mais c’est le cas, et ça fait mal en effet : ce son là, lourd, chaud, habité, avait ma prédilection depuis 30 ans maintenant. Comment vous en parler, me suis-je dit : en vous le faisant écouter, tout simplement... tous les liens conduisent à ça : à souhaiter que vous aussi vous allez le regretter.

Je ne peux que le remercier, ce Gary, de m'avoir autant enchanté, et m'avoir fait faire sur Fréquence Nord, la radio décentralisée de Radio-France, de belles émissions de hard-rock grâce à ses albums : la première fois que je suis tombé dessus, c'était pour l'album "Corridors of Power", où il y avait une version à tuer de Wishing Well, dont j'adorais l'interprétation de Blackfoot. Il le jouera en 1984 en live, avec ses trémolos guitaristiques dont il avait le secret. Le morceau était déjà monumental au départ, il l'avait transcendé, notamment lors de son célèbre "pont", qui n'était qu'une rampe de lancement à ses exploits dans les aigus. Renversant. A l'énergie, habillé encore une fois dans un improbable costume à la Flash Gordon. Le morceau était déjà un standard : c'était le méconnu Paul Rodgers qui l'avait créé avec Free, apparu... en 1968 (ici joué avec Queen comme groupe d'accompagnement, Brian May n'étant pas un manche non plus !).

La première claque passée, il y en avait eu une suivante avec l'album "Victims of the Future" de 1983, ou était niché une vraie perle. "Empty Rooms", superbe morceau lyrique, dans lequel beaucoup verront l'un des plus beaux solos de sa carrière. Servi par une vidéo en noir et blanc, le clip vidéo, aujourd'hui bien suranné, montrait une Gary Moore capable d'écrire de fort jolies mélodies, mais également devenu excellent chanteur. Sur scène, ça prenait une tout autre dimension, Moore étant vraiment fait pour les planches. L'une de ses plus belles interprétations de son standard personnel se fera en 89 à Belfast, en terre irlandaise conquise d'avance. Ou le rusé étirera l'intro pour faire saliver davantage son auditoire. Intro magique avant le déchaînement des décibels, sa marque de fabrique. Il faut admirer ses effets se manche pour obtenir ce vibrato si difficile à capter.... Une chanson sur la solitude chantée des centaines de fois devant des spectateurs par milliers, quel beau paradoxe. Moore, était bien devenu chanteur, ayant appris les leçons d'un Phil Lynott qui s'y connaissait en la chose : il avait commis les deux plus beaux et surprenants albums solos qu'un hard-rockeur ait pu faire (ceux-ci de vrais bijoux chacun, Solo in Soho et The Phil Lynott Album avec le sensationnel "Kathleen" écrite pour sa fille de 4 ans !).

A partir de cet album, tous comprendront des joyaux pour amoureux de guitare électrique à gros son : sur le suivant, "Dirty Fingers", viendra se nicher la reprise de "Don't let be me misunderstood" (quelle attaque de solo !), là aussi reconnaissable dès le début par son intro et que seule à l'époque une version venue d'allemagne d'Eric Burdon, qui l'avait fait connaître, pourra rivaliser (ici aux USA avec Robby Krieger des Doors, en mode reggae). Puis sortiront "Run for Cover", et la reprise d'"Empty Rooms", revu et corrigé et ce" Out of the Fields" qui sera une des dernières associations avec Phil : quand sort le suivant, "Wild Frontier", un de ces tous meilleurs, son compère a déjà été emporté par une overdose. "Over the hills", étonnant morceau de tradition irlandaise assurée et assumée tournera en boucle sur les radios, comme le titre éponyme de l'album, où figurera une reprise étonnante de Friday on my mind, qui en live deviendra apocalyptique. L'album de 89, After the war commencera cependant à montrer les limites du guitar hero : Gary Moore l'a bien compris, qui effectue l'année suivante un virage musical à 90 degrés (le hard-rock de Led Zep est l'héritier direct du blues, ce ne peut être à 180° !) pour retrouver des racines inavouées, qu'il ne va plus que rarement quitter : c'est la période blues, avec le fleuron "Still Got The Blues" qui dit bien ce qu'il veut dire. Beaucoup vont découvrir un Gary Moore nouveau, qui joue le blues avec une ferveur non dissimulée : si "Still Got The Blues" est encore de la veine de "Parisienne Walkays", sa version d"'As Years Go Passing By" tient la route. Apparaît aussi en fin d'album son premier hommage à Peter Green : ce ne se sera pas le dernier. Avec cet album, Moore devient d'emblée un nouveau roi : le "King of the Blues" ; tout simplement. Une énième claque pour l'amateur de distorsion et de moulinets. Une section de cuivre digne de Stax pour emballer le tout et c'est gagné ! A Montreux, ce sera une version à tomber à genoux. Albert King peut être ravi. Moore saura lui rendre hommage : en 1990, à l'Hammersmith, le grand, le très grand Albert verra un Moore démarrer pareil que lui, avec sa "petite" LesPaul face à l'énorme Flying V du maître gaucher : grand moment de respect mutuel ! En clip, ils s'amuseront beaucoup à jouer "Pretty Woman" ! Comme sur scène, d'ailleurs... A signaler que la pochette du disque est un régal de mise en scène sur les deux côtés (les années 60-70 et les années 90 !).

Moore jouera aussi avec deux autres grands : BBKing, pour un très beau duo sur "Thrill is Gone", l'un des plus beaux de l'autre maître et avec Albert King, qu'il croisera à plusieurs reprises sur scène. Notamment à Montreux pour une version à tomber de "Cold Cold Feeling" : Collins avait un style très délié, que Moore ne pouvait qu'admirer. Un style coulé qui n'excluait pas l'énergie, comme le démontre ce duo sur "Further Up The Road", emprunté à Clapton (une autre version solo est audible ici). Moore s'était approché des plus grands : très certainement : il pouvait sans honte s'attaquer aussi à Hendrix, sans même rougir. Sa version de "Red House" n'a rien de ridicule, tout au contraire.

La scène, sera aussi le lieu d'expression privilégié de Moore, où il ne cessera de rendre hommage à son vieil ami disparu, autre très grand méodiste : "Don't believe a word" de Lynott est un pur chef-d'œuvre, c'est une évidence. Avec Phil c'était déjà magique (quelle intro de basse !) même avec Snowy White à la guitare, là, sous la magie des doigts de Gary, ça devenait céleste, cette cavalcade après ce qui est une belle déclaration d'amour, en définitive. Sans oublier le morceau fétiche : cette "Parisienne Walkways" que certains attribueront parfois à Carlos Santana, tant le style en était délié. Magnifique morceau, par l'association d'une telle puissance d'amplification pour une mélodie somme toute bien classique et sans trop d'imagination : ce qui compte, c'est l'envolée à chaque couplet, cordes bloquées et effet larsen assuré. Ça, ou un autre titre phare de Lynott, son hymne des débuts :"The Boys Are Back In Town" (ici avec Scott Gorham). Voire le tout premier "hit" de Lynott : "Whiskey in the Jar" (avec Eric Bell ou le très beau Black Rose... en forme d'hymne. Sans oublier le "Still in Love with You", autre bijou de Lynott, version avec Brian Robertson. Moore adorait la scène et les désormais standards du rock...

After Hours récidivera la donne Bluesy, avec davantage encore de perles, tout en commençant par un "journée froide en enfer' d'un rythme plutôt sountenu : la section de cuivres est toujours là.  Et la guitare de Gary arrache toujours autant. "Story of the Blues" venant ponctuer l'album d'un morceau digne de... Phil Lynott ! "Separate Ways" restant sur la même veine : "Parisienne Walkays" n'est jamais très loin, mais le morceau de bravoure à la guitare toujours prenant. Quel touché, et quelle utilisation de tous les modes, réglages discrets de micros compris ! C'est certes démonstratif, mais quel son ! Quand sort Blues Alive, en 1993, l'affaire est conclue : Gary Moore joue dans la cour des grands du blues. Et commence déjà beaucoup à laisser pointer une admiration exclusive pour Peter Green, dont la reprise de "Jumpin At Shadows" est pure merveille ! La version originale n'est pas loin. Mais ce n'est pas Green qui l'a signée : c'est le regretté Duster Benett, bien trop vite disparu !

On le sentait donc venir, et l'album déboule en 1995 : c'est "Blues for Greeny", en hommage à Peter Green qu'on tente bien de remonter sur scène mais qui passe plus de temps à l'hôpital psy que sur les planches : le LSD l'a ravagé. L'album de Moore est une pure merveille : il a le même son ou presque que Peter Green. Le titre phare, extrait du 45 tours qui avait fait décoller Peter Green's Fleetwood Mac, "Need your love so bad", est joué à l'identique : parfois, même sur scène, on ira lui chercher de véritables violons, comme sur la prise originale de Blue Horizon... : l'enregistrement parfait. Le son à l'identique, audible sur "Long Grey Mare, notamment. "Stop Messin Round" idem : c'est très très proche du deuxième album du Mac" (celui avec Mike Fleetwood presqu'à poil sur la pochette double). La pièce de choix étant un magnifique "If you be my baby", au son d'intro difficile à recopier. Tout y passera : "i loved another woman", joué à la BBC et qui avait estomaqué Moore, ce qu'il n'hésitera pas à dire au micro, criant son admiration à qui voulait l'entendre.... un son de cristal, un tempo moyen, de la guitare ciselée.... fabuleux ! En concert, dans la même tournée, Moore saluera au passage un autre très grand guitariste : Duane Allman, avec une belle reprise de "You don't love me"....

Les albums suivants seront plus décevants, Moore revenant dans "Dark Days in Paradise" et "A Different Beat" à ses vieux amours du hard, où les synthés ou la batterie électronique feront anachroniques. "Scars", en 2002 fera un peu mieux ; mais "Power of The Blues" de 2004 remettra les choses en place. Il se hasardera alors à reprendre un "I can't quit you baby" qui nous plongera dans l'époque du premier album de Led Zeppelin. Le "Why i Play the Blues for You" étant du pur Moore, entre ballade et blues : le tempo étant marqué par une batterie moins lourde que de coutume. La recette marchera davantage avec "Old New Ballads Blues".... avec une reprise à tomber de All Your Love : à Montreux, en 2009, ce sera démentiel comme reprise. Moore est au sommet de son art cette année là. L'intro de l'album à elle seule valant le détour, à jouer avec la stéréo comme on n'ose plus le faire.... Puis il y aura l'album du renouveau : "Close as You Get", l'un de ses tous meilleurs, avec une prise de son à la hauteur de son talent. La surprise étant la reprise musclée de "Thirty Days"... de Chuck Berry, jouée sur un tempo d'enfer. L'album commençant par du lourd..." If The Devil Made Whisky", pas vraiment une chanson féministe... mais Moore est à la slide, cette fois. Le "EyeSight to the Blind" étant l'inverse de la précédente : sa nana pouvant redonner la vue à un aveugle : le langage même du blues, son essence même. Le dernier en date de 2008 étant "Bad for you baby", avec toujours des reprises... dont "Walkin thru the Park", et une incursion dans le R&B réussie avec "Holding'On". Le morceau de bravoure étant un blues lent, "Did You Ever Feel Lonely". Trouble Ain't Far Behind n'étant pas en reste. Le dernier morceau de Moore étant un blues de facture traditionnelle, à la guitare sèche ("Picture on The Wall") : tout un symbole.

Une belle carrière, dont il est difficile de choisir un disque. Pour ma part, je passe souvent en boucle chez moi un coffret assez fabuleux de 5 CDs, enregistré sur plusieurs années à Montreux, dont je vous ai truffé cet hommage. L'album, paru en juin 2009, est ici :

http://www.gibson.com/Files/aaFeaturesImages2009/Gary-Moore-Essential-Montreux.jpg

http://musique.fnac.com/a2674634/Gary-Moore-Essential-Montreux-CD-album


Parisienne Walkways, de Gary Moore ( Live HD ) par AgoraVoxFrance 

 


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73 réactions à cet article    


  • Yvance77 7 février 2011 10:47

    Ô la vache alors là c’est un choc.

    Autant Jackson j’en n’ai rien eu à faire mais là pour sûr ca marque (en ce qui me concerne)

    Dans le genre on pouvait difficilement faire mieux ou le bégueule. Après Rory Gallagher la terre d’Irlande perd du très lourd avec le départ de Moore.

    Beau post Momo.


    • Yvance77 7 février 2011 10:48

      Ps : et ton choix de « Parisienne walkways » est tout à fait approprié.


    • Razzara Razzara 7 février 2011 10:52

      RIP Gary

      Razzara

      PS : morice, une guitare sèche cela n’existe pas, pas plus qu’une guitare mouillée ... On dit : guitare acoustique, electro acoustique, folk, classique, steel guitar, électrique, etc ... ’Guitare sèche’ c’est pour les neuneus, parole de guitariste reconverti en batteur ! Ceci dit, votre article sur ce monument qu’était Gary Moore est très bien, merci.


      • Emmanuel Aguéra LeManu 7 février 2011 11:21

        J’ai quelques sèches à la maison, et malgré cet étalage de confiture, je n’aimerais pas les voir mouillées...

        J’ajoute, qu’en 35 ans ans de mauvaises fréquentations blueseuses, je n’ai jamais entendu un collègue me dire « celle-là je me la fais à »l’acoustique« ou à »l’électro-acoustique« ... Mais bien : »putain elle sonne ta sèche !"...

        On n’est pas chez Eve Ruggieri, on est sur Agoravox, et dans une émission de Momo !


      • morice morice 7 février 2011 18:29

        « On n’est pas chez Eve Ruggieri »


        et vlan dans sa tronche. Ça fait plus de 30 ans que je côtoie ce milieu, et je n’ai vu le mot « électro-acoustique » que dans les catalogues de chez Takamine. Ou d’une autre, mais ça j’en parlerai plus tard.. toujours entendu tout le monde parler de « sèche » effectivement : on a affaire à un joueur sur catalogue, pour sûr...

      • Razzara Razzara 7 février 2011 21:05

        Ah, ah, ah, vous me faites marrer ... En gros, si je vous suis bien, votre argumentation est similaire à celle qui consisterait à prétendre que parce qu’une majorité de personnes disent faussement ’si j’aurais’ plutôt que ’si j’avais’, c’est la première forme qui serait correcte et que c’est elle qu’il convient d’utiliser ...

        Hé les gars faut vous servir de votre cerveau, même les perroquets en ont un ! Ceci dit, je confesse avoir moi même utilisé longtemps cet abus de langage ... Heureusement, il m’aura fallu moins de 30 ans pour évoluer un peu. Courage momo, tu peux le faire, même entre l’étude approfondie de deux catalogues takamine ! 

        Ouarf, juste pour rire : momo take your dry guitar and play a song ! Oh you only have an acoustic guitar, that’s fine, play now ! Peut-être est-ce plus parlant dit de cette façon ?

        Razzara


      • morice morice 7 février 2011 23:14

        Hé les gars faut vous servir de votre cerveau, même les perroquets en ont un ! 


        achetez-vous donc une volière...

      • morice morice 7 février 2011 23:17

        dry guitar idiot : ça n’est pas traduisible.



        δ) MUS. (dans le domaine du jazz, du rock, de la pop-music). [P. oppos. à guitare électrique*] Guitare sèche.Guitare dépourvue d’amplificateur. Hugues Aufray chante d’excellentes traductions de folksongs traditionnels (chants de cow-boys, de marins, de poseurs de rails) et d’œuvres américaines contemporaines (...). La guitare électrique laisse la place à la guitare dite « sèche », au banjo et à l’harmonica (F. Vernillat, J. CharpentreauLa Chans. fr., 1971, pp. 106-107).

      • LE GAULOIS 7 février 2011 23:17

        c’est vrai, même les perroquets ont un cerveau.
        A une époque j’étais ARA... les censeurs sans cerveau m’ont censuré !
        banane !


      • morice morice 7 février 2011 23:22

        superbe l’ARA...


        beau travail en effet..
        ah ah ah !

      • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 février 2011 11:13

        Quand on parle de Garcimore il faudrait citer Denise Fabre .


        • Emmanuel Aguéra LeManu 7 février 2011 11:14

          Triste. Faut dire qu’était pas en bon état, le bougre. Merci pour l’hommage, pas pour une info dont je me serait bien passé.

          Tiens, Momo, jette un oeil à cette vidéo, un petit bijou : Papa George est un ami ; Un bluesman londonien où les amateurs de tous poils et de tous ages le respectent au moins autant sinon plus que le (l’ex) local Clapton... Souvent des pointures viennent faire le bonjour à George ou s’invitent à l’un de ses gigs.

          Ça se passait en 2008 au Station pub à Nutfield, Londres : ce soir-là Gary Moore, dont le bassiste de scène, Pete Rees, est un vieux complice de George, avait apporté sa Lespaul...

          C’est pour ça que j’aimais bien Gary Moore. C’est pas pour ses sustains de 3 mn (Pete rigolait quand je lui disais que c’était le seul front man qui pouvait servir un café au groupe sans arrêter le son). Gary, il se la pétait pas. c’est un gars qu’avait pas oublié d’où il venait.

          Papa George / Steve Simpson with improvised guest star Gary Moore


          • morice morice 7 février 2011 18:11

            merci, c’est un excellent exemple de sa simplicité légendaire



            je vous propose un autre duo : le guitariste de Mayall, Whttington et Gary : ce mec ne vivait que pour la scène ! Et Whittington est un bon aussi !.


            dommage c’est shunté !

            on les retrouve là :

            la version de Hideway de Whittington est renversante....

          • A. Nonyme A. Nonyme 7 février 2011 23:32

            Super vidéo LeManu ! Ça cause dans le pub, et puis tout d’un coup, quand le solo a démarré, ça se tait, ça écoute. Magique, même si Gary finit par abuser et enterre ses potes de bœuf.


          • Emmanuel Aguéra LeManu 8 février 2011 12:02

            Merci tonton... Mes amis pleurent à Londres.


          • loadmaster 7 février 2011 11:27

            Merde j’adore ce lascard à la tronche si particuliere j’ai vu un reportage ou il jouait dans un House of Blues avec BB King ! 2 monuments du Blues !!
            RIP man


            • Pyrathome pyralene 7 février 2011 11:34

              J’ai vu ça hier soir.......ça m’a donné le blues....
              Bel épitaphe !!!


              • LE CHAT LE CHAT 7 février 2011 12:05

                il l’avait prévu en 1983 « victims of the future »  smiley

                merci d’avoir pensé à lui , car TF1 ne nous en a même pas parlé !  smiley


                • Emmanuel Aguéra LeManu 7 février 2011 12:10

                  Tant mieux. Le deuil n’en est que plus propre.


                • morice morice 7 février 2011 18:13

                  superbe réplique ! ce midi, à FR3-Lille, en fin de journal, il y a un petit malin qui a glissé 30 secondes de Moore : un vieux pote de Lille, pour sûr !


                • morice morice 7 février 2011 18:26

                  à leur décharge l’annonce de son décès n’a été fait que dimanche soir.... 


                • juluch 7 février 2011 13:23

                  Bel Article Morice !


                  Combien de fois j’ai écouté ses Vinyles étant ado.....

                  Dont le très bon « Wild Frontier » par exemple.......

                  Un excellent guitariste, et comme vous le soulignez, qui a su faire évoluer sa musique...

                  Il a rejoint le panthéon des guitars héro !!

                  Ils va nous manquer !!

                  • juluch 7 février 2011 13:27

                    Sa voix aussi que dans l’émotion j’ai oublié de rendre hommage......


                    Adieu l’artiste....

                  • Emile Red Emile Red 7 février 2011 14:19

                    Putain chié....

                    Toujours les meilleurs...

                    Enfin le Momo faire un article d’une plombe sans citer une seule fois Thin Lizzy et en donne quasi la compo complète de toute son histoire, ça faut le faire...

                    Le mec qui connait pas, suis pas sûr qu’il comprenne les liens guitaristiques de la plus grande famille du heavy.

                    Putain chié....


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 7 février 2011 14:32

                      lol 


                    • morice morice 7 février 2011 17:56

                      Petit Emile, tout petit Emile, vous êtes allé assez me salir dans un site que je ne nommerais pas pour que je vous remette simplement à votre place : celle d’un mec qui sur la question n’a pas plus de connaissance qu’un.... ranta, disons, puisque c’est devenu votre ami avec les autres décérébrés.


                      Je vous rappelle donc que Gary Moore n’a joué que 4 mois au sein de Thin Lizzy, et que son amitié avec Phil Lynott a démarré à 17 ans jusque la mort de ce dernier en 1986, soit 17 années... Moore avait quitté Thin Lizzy car tout le groupe se shootait trop : Moore buvait, comme tout irlandais mais ne se shootait pas. Pour le Mail Online, les raisons de sa mort sont l’ingurgitation d’un sandwich arrosé de Champagne : on va attendre l’autopsie pour le savoir. Ces derniers mois, Gary avait pris visiblement trop de poids.


                    • Emile Red Emile Red 8 février 2011 09:29

                      Morice, ô grossier morice,

                      Vous êtes toujours dans la plus grande lessiveuse à déni.

                      Ce que vous affirmez stupidement dans votre premier paragraphe, déjà moult fois je vous en ai demandé la preuve et moult fois vous vous êtes tu...

                      Maintenant concernant le sujet, je ris bien de savoir ne rien y connaître, il est sûr que je ne vais pas dépecer GOOGLE pour faire un article ridicule sur un musicien qui n’a pas attendu Morice pour que son art soit reconnu... en revanche il a attendu Thin Lizzy pour que cela soit.

                      Alors votre petit cinéma d’expert en bouton de culotte me fait doucement rigoler, vous connaissez Gary Moore uniquement par ce que vous avez lu en urgence sur radio gogole, et en bon gogole que vous êtes, recrachez la valda telle que.

                      Je ne relèverai pas la bonne demi douzaine d’âneries que vous avez écrites, les mulets ne méritent pas ce traitement, mais venir prétendre que Moore n’a joué que 4 mois (sous entendu sans importance) au sein de Lizzy en omettant le rôle de ce groupe dans la découverte d’une quantité industrielle de guitaristes comme son rôle de hall de gare à toute la gente guitaristique Irlandaise qui jusqu’au décès de Phil Lynott n’a cessé de voir aller et venir ses membres, jusqu’au sublime Life de 1983 où rivalisent 6 des meilleurs gratteux du groupe, relève de la plus pure méconnaissance du milieu rock et des musiciens, particulièrement ceux-là.

                      Et je ne parle pas des liens erronés qui démontre comment vous allez pécher telle ou telle info sans même la vérifier, tant est si bien que lorsqu’on s’attend à un slide « anti féministe » on tombe sur un bon vieux rock & roll sans bottle neck, ni dobro, ni steel guitar...

                      Trop top vos copié-collés... Gary Moore ne méritait vraiment pas ça...


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 8 février 2011 12:16

                      Holà, calmos, assez de Busheries... Vous dites la même chose et ressentez le même blues (moi aussi d’ailleurs). Citer Phil Lynott, en ce qui me concerne c’est citer Thin Lizzy.

                      Si la mort d’un proche ne vous rapproche pas, ok, mais pls, pourquoi ces règlements de comptes dans une épitaphe, y’a mieux à faire et vous l’avez déjà fait.


                    • morice morice 8 février 2011 22:45

                      Je ne relèverai pas la bonne demi douzaine d’âneries que vous avez écrites, les mulets ne méritent pas ce traitement, mais venir prétendre que Moore n’a joué que 4 mois (sous entendu sans importance) au sein de Lizzy en omettant le rôle de ce groupe dans la découverte d’une quantité industrielle de guitaristes comme son rôle de hall de gare à toute la gente guitaristique Irlandaise qui jusqu’au décès de Phil Lynott n’a cessé de voir aller et venir ses membres, jusqu’au sublime Life de 1983 où rivalisent 6 des meilleurs gratteux du groupe, relève de la plus pure méconnaissance du milieu rock et des musiciens, particulièrement ceux-là.


                      4 mois.

                      au fait, ignorant : j’ai managé Stocks, qui a fait la première partie de qui le 17 janvier 1981 ? 
                      Thin Lizzy, pour la tournée Chinatown : si vous voulez, j’ai même un enregistrement pirate de ça...
                      Alors voyez-vous, Thin Lizzy non seulement je connais, mais en plus j’étais dans leurs loges. Mais Moore n’y était pas : c’était déjà Snowy White à sa place, au demeurant excellent.

                      pas eu trop le temps de discuter ce soir là : le groupe signait le soir même au resto avec... WEA.. hélas !!!

                    • Emile Red Emile Red 9 février 2011 09:55

                      Ou be alors vous avez été manager, et ça vous a donné la connaissance... quelle chance, moi je vois mon facteur tous les matins, je bois parfois un café en sa compagnie, mais je ne sais ni son nom, ni son age et rien de sa vie antérieure encore moins de son avenir.

                      Vous, donc, avec votre minable groupe de troisième zone, avez rencontré, en 1981, Lizzy où n’était plus Moore, de là, vous en avez déduit que Moore ne reviendrait plus avec Lizzy parce que c’était votre volonté...

                      Quelle rigolade...


                    • morice morice 11 février 2011 00:19

                      Vous, donc, avec votre minable groupe de troisième zone, avez rencontré, en 1981, Lizzy où n’était plus Moore, de là, vous en avez déduit que Moore ne reviendrait plus avec Lizzy parce que c’était votre volonté...


                      décidément vous êtes bien le troll malfaisant que vous avez avoué ailleurs être, à faire des ronds de jambes dans mes fils pour me cracher dessus dès que j’avais le dos tourné.

                      -Stocks a fait deux albums, chez deux « majors », WEA et CBS, et le premier en Live, ce qu’aucun groupe français n’avait osé faire, sur le modèle des anglais de Nine Below Zero.

                      -En 82, il était sacré meilleur espoir rock français. J’ai organisé son enregistrement Live à Lille et bourré la salle par émission de radio interposée. Le second disque a été produit par Benoit Blue Boy chez CBS.

                      -son second bassiste est aujourd’hui le directeur de l’Olympia.

                      comme «  minable groupe de troisième zone » il y a pire, voyez-vous : il y a... VOUS.

                      Vous pouvez être méprisant et haineux, mais allez donc plutôt déverser votre fiel chez vos amis qui vont bientôt fermer, faute d’avoir quelque chose d’intelligent à écrire...

                      «  vous en avez déduit que Moore ne reviendrait plus avec Lizzy parce que c’était votre volonté...

                      je n’en n’ai rien déduit du tout, et ai fait une émission spéciale à l’occasion de la sortie du double Live de Thin Lizzy en 83.


                      Je passerai les deux solos de Lynott régulièrement à l’antenne : peu de gens l’ont fait, rejetant la nature non hard-rock de ces deux joyaux.

                      Si vous étiez intelligent, vous sauriez que c’est Snowy White qui a remis Peter Green en selle lors de son premier retour en album : c’est lui qui joue une grande partie des solos et son premier chef de groupe Peter Bardens est aux claviers. 

                      Dans In the Skies (en 1979) c’est donc White, puis Kolors , Little Deamer (avec Gus Isidore) et White Skies (avec Ronnie Johnson).

                      vous auriez une once d’intelligence, vous vous seriez aperçu que mon TITRE, à lui seul était déjà un hommage à Thin Lizzy !
                       »
                      les garçons ne redescendront plus en ville« c’est la traduction-hommage de :


                      n’importe quel fan s’en serait aperçu : sauf vous, autoproclamé »connaisseur«  et »défenseur" de Thin Lizzy !!

                      ah ah ah !

                    • 65beve 65beve 7 février 2011 14:52

                      Hostia !
                      Sa promenade parisienne s’est définitivement arrêtée en Espagne.
                      J’aimais bien sa période prog rock avec Colosseum, moi !
                      http://www.youtube.com/watch?v=WtjDigJ_QQI

                      Merci Morice pour cet hommage encyclopédique

                      RIP Gary !


                      • Hijack Hijack 7 février 2011 17:40

                        Qu’il repose en paix ...  smiley et Dieu ait son âme ... je l’aimais bien.

                        Je viens juste de l’apprendre, merci à AgoraVox et à l’auteur ...


                        • Nomade 7 février 2011 17:46

                          Merci Morice pour cet hommage !
                          En lisant cette nouvelle ce matin je me suis pris une claque et me sont revenus en mémoire les concerts du Montreux Jazz auquels j’avais assisté et qui sont gravés dans ma mémoire tels des perles...
                          Repose en paix Gary, on continuera de t’écouter....


                          • morice morice 7 février 2011 18:05

                            les concerts du Montreux Jazz auquels j’avais assisté et qui sont gravés dans ma mémoire tels des perles...


                            vous êtes un sacré veinard, je ne l’avais vu qu’à l’Espace Ballard fin mars 1984 ! Période "We Want Moore, excellent Live que je n’ai pas cité : j’ai fait l’article avec ma pile de CDs racheté, mes vinyls sont au fond de mon garage ! 

                            quel morceau ! noter Ian Paice à la batterie, le batteur de.. Deep Purple : du bon, du très bon ! Un des rares batteurs.... gaucher !

                            c’était comme ça comme concert..

                            Je reviendrais dans la semaine sur le bonhomme, si j’en ai le temps. Il le mérite je pense.

                            • TSS 7 février 2011 18:16

                              j’ai bien aimé Gary Moore à l’epoque « Thin Lizzy » après moins je preferai de loin Rory Gallagher !!

                              ils avaient deux points communs :l’amour immoderé de l’alcool et de la guitare... !!


                              • morice morice 7 février 2011 18:25

                                l’amour immoderé de l’alcool et de la guitare... !!

                                 demandez donc à JN Coghe comment Rory aimait le vin...

                                • TSS 7 février 2011 18:45

                                   demandez donc à JN Coghe comment Rory aimait le vin...

                                  Pourquoi !! le vin ,ce n’est pas de l’alcool ?


                                  • Emmanuel Aguéra LeManu 8 février 2011 12:18

                                    Non. De même, Guinness ’s Guinness, blyme....


                                  • morice morice 7 février 2011 18:52

                                    Pourquoi !! le vin ,ce n’est pas de l’alcool ? si si mais Rory au départ ne voulait pas en boire.

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