On se souvient qu’au printemps dernier le Conseil Constitutionnel avait abrogé la loi de 2002 sur le harcèlement sexuel. La raison en était le manque de clarté et de définition précise du délit. Le nouveau gouvernement propos un nouveau texte qui d’un côté détaille davantage ce délit mais de l’autre contient à nouveau un flou. Commentaire et réflexions.
Le texte de l’article 1, qui définit le délit, est rédigé ainsi :
- le harcèlement est « le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos, ou agissements à connotation sexuelle qui, soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son égard une situation intimidante, hostile ou offensante. »
Ce texte donne un cadre à l’acte répréhensible :
- il faut l’imposer (il n’y a pas de consentement mutuel)
- le faire de manière répétée (une fois ne suffit pas)
- des propos et agissements à connotation sexuelle.
On imagine la situation dont il s’agit : une personne interpelle et relance régulièrement une autre personne, par des mots, des sms, des gestes. Une distinction doit donc être faite d’avec la tentative de séduction ou le fait de faire sa cour, qui suppose une assiduité (donc une répétition). Je suppose qu’un tribunal ne peut confondre l’assiduité d’un amoureux ou d’une amoureuse avec un harcèlement, même s’il y a dans « faire sa cour » une forme de harcèlement, d’insistance. Tout le monde ne tombe pas amoureux à la même seconde au premier regard.
Notons ici que faire sa cour est un comportement plutôt masculin. Les hommes ont été encouragés dans le passé à montrer à la femme qu’ils savent insister et attendre. C’est une forme d’atavisme animal bien considéré. Il signale la capacité de l’homme à se comporter en mâle, sa maîtrise de lui-même et l’importance que la femme désirée prend à ses yeux.
. Le fait de décrire la manière dont il est commis, qui peut être objectivé par des preuves matérielles et/ou des témoignages concordants suffisamment nombreux, me paraît plus pertinent que le subordonner à des conditions subjectives. Quelle que soit la nature du harcèlement, c’est une forme de contrainte qui en définit l’aspect illicite. J’aurais mieux vu une loi unique sur le harcèlement : sexuel, moral, professionnel, qu’une loi spécifique pour chaque variante dudit harcèlement.
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16/07 15:38 - franc@ Franc : N’était-ce pas une forme de racolage ? En plus si elle était visiblement (...)
15/07 23:50 - hommelibreje suis d’accord avec l’auteur et je trouve qu’ il ya trop de lois qui ne (...)
15/07 17:56 - franc@ Easy : D’accord avec vous. Il faut une position très claire. Le fait de la rendre (...)
14/07 10:27 - hommelibreJe trouve la remarque d’Easy d’une grande pertinence et il est dommage que la loi (...)
14/07 02:39 - Gaspard Delanuit@ Constant...La lettre avec AC pour les timides,ça devrait aller. @easy : très bien votre (...)
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