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Accueil du site > Tribune Libre > « Hollande le révolutionnaire » ou le référendum présidentiel de (...)

« Hollande le révolutionnaire » ou le référendum présidentiel de 2015

En mars 2012, Emmanuel Todd avait donné un interview dans le nouvel Obs, où il annonçait "je parie sur l'Hollandisme Révolutionnaire." http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120304.OBS2872/emmanuel-todd-je-parie-sur-l-hollandisme-revolutionnaire.html .

Eh bien, c'est fait : le 18 septembre 2014, lors de sa conférence de presse vient de proposer à la Nation l'acte le plus révolutionnaire de la Véme République ; Un référendum Présidentiel en 2015.

Voici, sa déclaration.

Françaises, Français,

Le 16 septembre, avant hier donc, l'Assemblée Nationale vient d'accorder la confiance au gouvernement du Premier Ministre. Je la remercie, d'autant plus qu'en raison des difficultés actuelles et des multiples inquiétudes qu'elles suscitent, la majorité a su se resaisir et ne s'est pas dérobée. Elle vient ainsi de donner. J'ai eu confiance dans cette majorité, malgré les doutes qui la traversent. Et nous avons eu raison. Il faut tenir bon.

Alors on me dit "l'orage gronde". Et il est vrai aussi que les sondages ou enquêtes de popularité ne me sont pas favorables. J'entends bien que d'aucuns se plaisent à décrire ou prévoir continuellement une crise de régime. Ne soyons pas dupes de ces manigances qui ne sont en fait que l'expression d'ambitions politiciennes, qui s'exarcerbent dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017. Et, il n'est pas contestable que notre vie politique et démocratique tourne essentiellement autour de cette échéance électorale. Ce n'est pas sain et est définitivement préjudiciable à l'action publique.

Je suis bien conscient de cette grave dérive institutionnelle qui nous conduit depuis la réduction du mandat présidentiel à 5 ans et la concommitance des élections législatives juste placées après l'élection présidentielle, à un renforcement innaceptable du caractère présidentiel de notre constitution. De fait, le Président de la République concentre tous les pouvoirs. La vie politique est centrée sur sa personne et son action, et toutes les critiques sont également centrées sur sa personne. A tel point que l'on a même parlé d'une "Monarchie républicaine". Tout ceci n'est pas bon pour la république française. Il faut y mettre un terme.

La prochaine échéance présidentielle est encore loin et je propose donc de lancer un débat public, jusqu'au printemps 2015, sur la fonction et les compétences du Président de la République dans notre constitution. 

Ce débat public, qui se clôturera par une décision populaire, se décompose de la façon suivante ;

- désignation d'un comité d'experts en matière constitutionnelle pour établir pour la fin de la présente année, un rapport simple explicitant les exemples étrangers desquels nous pourrions nous inspirer, détaillant les compétences réservées au président et les conséquences que les différents choix ouverts auraient sur le fonctionnement de notre parlement. Le comité après ce travail préliminaire s'élargira de telle sorte à garantir son indépendance totale et son impartialité.

- dès le début de l'année 2015, le rapport sera distribué aux électeurs, et une réunion publique sera organisée dans chaque département pour en débattre. Un site public sera également ouvert sur Internet afin de recueillir les contributions des citoyens et de permettre une confrontation des idées et propositions.

- Les contributions, détaillant, le mode de désignation du président, la durée du mandat, le rôle et les devoirs de la charge, les compétences de la fonction, seront organisées de telle sorte que deux à trois propositions sur la définition du Nouveau Président seront retenues pour être soumises à référendum à la fin du premier semestre 2015. L'option ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages sera donc adoptée et mis en application pour la future élection présidentielle de 2017.

Il est bien convenu, afin de permettre un débat serein et sans interférences politiciennes de quelque nature que ce soit, que je ne serai pas candidat à la fonction présidentielle en 2017. Mon action à la tête de l'Etat, à laquelle je ne faillirai pas, s'achèvera avec ce présent mandat.

Je ne doute pas un instant, qu'en sollicitant ainsi les citoyens sur un des élements fondateurs, de notre démocratie, nous nous engagerons sur le chemin de la confiance retrouvée.

Vive la République, vive la France.

pour et en son nom. F Hollande.


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63 réactions à cet article    


  • Gieller Gieller 10 septembre 2014 20:51

    Il y a des gens qui travaillent déjà sur le sujet depuis longtemps, pas besoin de réunir une commission d’experts...


    • bernard29 bernard29 10 septembre 2014 22:56

      Bonsoir.

      ben oui ! chacun a son idée. moi aussi j’en ai une. (voir mon blog si ça vous interpelle). Mais la question c’est de les soumettre au peuple pour adoption. Et là, il n’y a que le Président qui peut le faire. Par ailleurs, il y a des gens qui travaillent depuis longtemps sur le sujet (ils sont même payés sans doute), mais sont ils arrivés à la solution ? de plus, qu’ils ne gardent pas leurs réflexions pour eux mêmes et leur petit cercle de « sachants » voire de « pédants ».

      La commission d’experts serait chargée de faire un rapport sur cette question du président, les dans les autres pays européens .(Allemagne, Italie etc ) afin d’apporter des éléments de comparaison et d’alimenter la réflexion des citoyens. C’est un travail préliminaire de sensibilisation des citoyens.


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 11 septembre 2014 06:24

      effectivement, ils se sont même endormis sur le dossier, faut dire que la sieste est comptée dans le temps de travail et le but est « ne rien changer »


    • Fergus Fergus 11 septembre 2014 09:29

      Bonjour, Bernard.

      Ces propositions rejoignent d’une certaine manière celles que j’ai faites dans mon article de lundi intitulé « Hollande : vers une VIe République  ». Dans l’état actuel du pays sur le plan socioéconomique, il est en effet peu probable que Hollande puisse espérer réussir son quinquennat, sauf très improbable retournement significatif de la conjoncture.

      D’où la possibilité qui s’ouvre à lui, d’ouvrir le chantier de la VIe République. Différents moyens pour cela, mais il est évident que cela devra se faire par le biais, sous une forme ou une autre, d’une participation populaire. Dans mon article, je suggérais, pendant que l’on avance sur la réflexion de ce que doit être le texte définitif de la future Constitution, de mettre sur pied d’ores et déjà un référendum portant, d’une part, sur la réforme de la représentation parlementaire, d’autre part, sur l’instauration d’un véritable « référendum d’initiative citoyenne ».

      Quoi qu’il en soi, que ce soit sur des bases allant dans le sens de tes propositions, des miennes, ou de toutes autres de même nature, il est évident que Hollande a la possibilité, lui le bouc émissaire de tous les maux accumulés des dernières décennies, d’entrer dans l’histoire en ayant jeté les bases d’une reconstruction institutionnelle du pays.

      Mais cela implique deux choses : avoir le courage de passer outre les pressions des barons locaux ; et - nous sommes d’accord sur ce point - annoncer qu’il ne sera pas candidat à la fin de son mandat. 


    • oncle archibald 11 septembre 2014 09:56

      Parce que vous croyez que c’est à un Président totalement discrédité qu’il appartient de fixer de nouvelles règles du jeu pour l’avenir ??? Lorsque de Gaulle a fondé la 5eme République il bénéficiait du soutien d’une large majorité. Dans le contexte actuel une proposition de F.Hollande, qu’elle qu’elle soit, ira au tapis. 


      La seule bonne chose qu’il aurait à faire serait de prendre acte de l’absence de majorité pour soutenir sa politique, de dissoudre l’Assemblée Nationale, en indiquant quelle majorité nouvelle il souhaite puisqu’il a divorcé d’une partie de son électorat de 2012, en mettant son mandat de Président en jeu s’il n’obtient pas une majorité selon ses voeux ,exactement comme de Gaulle l’avait fait en Avril 1969. 

      Dans ces conditions il aurait enfin la posture d’un Président avec un P majuscule, pas celle d’un pantin aux abois qui ne sait plus que faire, et une petite chance de faire enfin émerger une majorité vraie, un ensemble cohérent de personnes qui souhaitent à peu près la même chose, pour remplacer le conglomérat improbable de carpes et de lapins qui a juste fait semblant de le soutenir le temps d’une élection.

    • Fergus Fergus 11 septembre 2014 10:09

      Bonjour, Oncle Archibald.

      « Vous croyez que c’est à un Président totalement discrédité qu’il appartient de fixer de nouvelles règles du jeu pour l’avenir ??? »

      Ben non ! Evidemment pas, et ce n’est pas ce que propose Bernard29, pas plus que moi dans mon article de lundi, la parole étant donnée au peuple français et celui-ci chargé en dernier ressort de valider les textes. En l’occurrence, le président actuel ne serait qu’un vecteur de réformes, l’homme qui met en œuvre les processus, pas le décisionnaire !


    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 10:15

      Bonjour Fergus.

      Oui, j’avais lu ton article. Mais je voulais faire quelques remarques.

      - poser la question d’une nouvelle constitution est pour moi actuellement un doux rêve. D’abord ce serait un vrai et gros travail si on désire associer les citoyens ou au moins les faire participer un tant soit peu. Il faudra des années, pour un résultat éventuel qui peut être pléthorique puisque certains porteurs de la VI république veulent en plus que ladite constitution règle tous les problèmes même sociaux et économiques, dans les entreprises et partout .

      - En revanche, la constitution de la Vème, peut être modifiée assez facilement point après point. il y a bien eu, (suite au Comité Balladur) le référendum d’initiative partagée qui est une tromperie monumentale, mais cette affaire prouve qu’il est possible de la modifier, si on fait appel au peuple. Ainsi Hollande pourrait proposer l’institutionnalisation, par décision référendaire, d’un véritable Référendum d’Initiative Citoyenne en matière constitutionnelle par exemple. Mais, nous ne sommes pas prêts d’accepter de vivre sous la « dictature » de la seule démocratie directe. 

      - Si on se pose la question de savoir quel est le point central de notre régime politique dont découlent beaucoup de choses. ( par exemple ; la fonction et les pouvoirs du parlement sont totalement liés au statut présidentiel. Soit on a un régime parlementaire, soit un régime présidentiel, soit un régime dit mixte (comme la Vème à l’origine) qui peut dériver totalement comme actuellement.) Le régime de la Vème est devenu plus présidentiel que le régime présidentiel américain puisqu’au moins, aux USA, le Congrès est un vrai contre pouvoir et qu’il y a une véritable séparation des pouvoirs. Donc, en posant la question du Statut du Président au appuie sur le point central du régime, on pose ainsi la question du régime constitutionnel - parlementaire, ou présidentiel). Et c’est la question préalable.

      - Le président est légitime a poser une telle question sur son statut. Il est d’autant plus légitime que son expérience (désastreuse) de la fonction l’interpelle lui même, qui se voulait un Président Normal rejetant ainsi les pratiques de ces prédécesseurs. 

      - Et surtout une décision sur cette question peut être prise maintenant ( avant 2017) contrairement à l’adoption rêvée d’une nouvelle constitution. Or l’urgence est là et tout le monde est bien conscient qu’il y a une vraie et grande crise politique , un crise du régime.

      Bon je ne sais pas si je me suis bien expliqué. mais de toutes façons, comme tu dis ; il faudra avoir le courage de passer outre les pressions des barons locaux


    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 10:19

      Oncle archibalt.

      Il ne fixe pas les nouvelles règles du jeu . Il demande l’avis des citoyens et propose une sorte de référendum à options.

      Quant à De Gaulle, il ne faut pas oublier qu’il a été mis dehors par Mai 1968. Il est revenu par la porte de service, parce que justement, la Vème République permet « le coup d’Etat permanent ».


    • Fergus Fergus 11 septembre 2014 10:36

      @ Oncle Archibald.

      Il est en outre faux d’affirmer que Hollande ne dispose pas d’une majorité. Nul doute que la confiance sera votée à Valls la semaine prochaine. Si tel n’était pas le cas, Hollande devrait en tirer les conséquences, soit en dissolvant l’Assemblée Nationale, soit plus probablement en appelant à Matignon un Premier ministre capable de gouverner sur une ligne conforme aux engagements de campagne, autrement dit Aubry.


    • Fergus Fergus 11 septembre 2014 10:47

      @ Bernard.

      Entièrement d’accord avec toi, notre régime est bâtard et doit évoluer. Personnellement, je suis pour un régime parlementaire sur le modèle de nos voisins, avec un exécutif incarné par le Premier ministre issu des rangs du parti ou de la coalition majoritaire.

      Pour ce qui est du RIC (le RIP de Sarkozy est une fumisterie inapplicable !), il y a lieu, en effet, d’en éviter les dérives à la suisse où les conditions un peu trop laxistes de déclenchement des « votations » banalisent trop cet exercice. Ce droit nouveau n’en est pas moins devenu une nécessité à mes yeux.

      Je pense moi aussi qu’il ne sera pas simple d’enclencher un processus de rédaction puis de mise en place d’une nouvelle Constitution. Il n’est pas moins devenu urgent de prendre des initiatives de modernisation en faisant appel au peuple pour les valider.


    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 11:12

      Oui, Fergus, je suis d’accord avec toutes tes remarques.


    • oncle archibald 11 septembre 2014 11:52

      Dites donc Bernard, vous la tenez d’ou cette petite merveille : « Quant à De Gaulle, il ne faut pas oublier qu’il a été mis dehors par Mai 1968 ».


      En 68 j’avais 24 ans, j’étais étudiant presque diplomable, j’ai vu de près ce qui se passait. C’est Mitterand aux dents longues qui a cru que de Gaulle était cuit, et quelques autres qui rêvaient de prendre le pouvoir à l’occasion de ce grand bordel.

      Seulement il y avait en ce temps là des hommes politiques dignes de ce nom, et notamment un premier ministre qui a su gérer une situation à très hauts risques y compris quand de Gaulle croyait à une vraie révolution et était parti à Baden Baden pour revenir mater tout ça avec les paras du général Massu. 

      Pompidou nous a évité cela et grâces lui en soient rendues. D’ailleurs « le peuple » a poussé in fine un grand ouf de soulagement et envoyé au parlement une assemblée qui disait explicitement merci à Pompidou et à de Gaulle par ricochet car en la circonstance il est vrai qu’il ne s’est pas grandi. 

      Toutefois personne ne l’a renvoyé à Colombey en 1968. C’est lui même qui a organisé ce « referendum suicide » en 1969 et c’est Giscard aux dents longues qui a fait campagne pour le non. La « gauche » n’était absolument pas majoritaire en 1968.

      Une piqure de rappel de temps à autre ça rafraichit la mémoire.

    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 12:02

      Eh bien , De Gaulle est bien parti à Baden Baden, comme vous le dites. C’était lui le Président, et n’avait trouvé qu’une solution, l’armée pour mater tout cela. Vous voyez bien la dérive potentielle de ce régime. Revenu par la petite porte, il a été chassé par le Référendum de 69, alors même que ses propositions de réforme présentées dans le texte étaient trés intéressantes. 


    • oncle archibald 11 septembre 2014 12:09

      Quand une guerre civile est déclenchée faire intervenir l’armée est parfois la meilleure solution pour ramener le calme et éviter un coup d’état, ne vous déplaise. Le calme revenu, on passe par les urnes. 


      Laisser son premier ministre gérer dans le cadre des institutions et se préparer pour faire autrement si nécessaire n’était sans doute pas stupide, mais le faire sans en informer son premier ministre lui même ne fut jamais digéré par Pompidou. Cet épisode prouve aussi qu’en ces temps là Monsieur, le gouvernement gouvernait, et gouvernait bien.

    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 12:31

      Je me suis surement mal exprimé. Il n’empêche que ce que je voulais dire , c’est que De Gaulle aussi avait concentré sur sa personne toutes sortes de ressentiments. 

      Ce qui fait que quelque soit les crises dans notre régime, graves ou pas, on ne cherche pas la solution, le bouc émissaire est le Président, et une fois à terre, on veut nous faire croire que le problème sera résolu. 

      « Cet épisode prouve aussi qu’en ces temps là Monsieur, le gouvernement gouvernait, et gouvernait bien »

      La question du statut du Président se pose donc bien dans notre démocratie.


    • oncle archibald 11 septembre 2014 13:22

      A mon humble avis le Président dans notre cinquième république ne peut diriger la nation que s’il a l’assentiment du peuple. 


      Monsieur Mitterand a voulu nous démontrer le contraire en inventant la cohabitation et j’en suis resté bouche bée. 

      Pour moi il ne faisait aucun doute que lorsque le peuple désapprouve la politique menée en virant les députés qui soutiennent le gouvernement chargé de la mettre en oeuvre, le Président qui initiait cette politique doit faire partie des « sortants ».

    • alinea alinea 11 septembre 2014 13:44

      Fergus, voilà ce qu’en dit Méluche :

      "D’un point de vue démocratique, la dissolution serait encore plus condamnable. D’abord parce qu’elle ne voudrait rien dire d’autre qu’une punition pour le vote par lequel les députés veulent manifester leur fidélité à leurs propres engagements devant les électeurs. Ensuite parce qu’elle n’aurait pas d’autre signification qu’un coup de force de l’exécutif contre le législatif au motif qu’il lui aurait désobéi ! Etrange conception du rôle du Parlement ! Quant à la menace de dissolution pour faire tenir les rangs en file, savourons la perversité de ses instigateurs ! En fait, si le pouvoir réussit à faire peur aux députés de sa majorité, c’est seulement parce qu’ils savent qu’ils seraient lourdement battus. Et pourquoi le seraient-ils ? En raison de l’impopularité du chef de l’État et de son Premier ministre ! Donc Hollande n’a plus qu’une force : sa faiblesse ! A méditer. Et les députés qui voteraient contre seraient quand même battus ? Ils le pensent eux-mêmes. On voit que les escarmouches internes au système ne suffisent pas a redonner une légitimité populaire. Ce qui est une autre leçon à méditer d’égale importance…"

      ... mais tout son blog parle de ça !


    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 13:53

      « Pour moi il ne faisait aucun doute que lorsque le peuple désapprouve la politique menée en virant les députés qui soutiennent le gouvernement chargé de la mettre en oeuvre, le Président qui initiait cette politique doit faire partie des « sortants » .

      Oui je suis d’accord. Ainsi dans le cas actuel, puisque Valls et Hollande sont intimement liés par leur politique, si Valls n’a pas la confiance à l’assemblée nationale, Hollande non plus a fortiori. Et donc normalement, il y a dissolution du gouvernement et démission du Président. En fait, dans le régime actuel il y aurait comme « deux premiers ministres », mais un qui est protégé par la constitution et qui peut rester vaille que vaille. Et ça, 1) c’est débile, 2) ça ne peut que générer qu’un fatalisme général et 3) ça à tendance à limiter les questions politiques aux questions de personnes. Ainsi, la droite voudrait la démission du président et changer Hollande, la gauche frondeuse voudrait bien changer Valls.

      Il reste à en tirer les conséquences. Soit le Président ne sert à rien, soit on lui donne un autre rôle. Si Hollande est courageux (? ??), il pose la question aux citoyens.


    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 14:02

      erreur dans ma phrase,

      Il reste à en tirer les conséquences. Soit le Président ne sert à rien, et on supprime cette fonction, soit on lui donne un autre rôle. Si Hollande est courageux (? ??), il pose la question aux citoyens.


    • oncle archibald 11 septembre 2014 14:09

      @ Alinea : ainsi donc pour Méluche et pour vous qui semblez adhérer à son propos la politique c’est aller au bout de son mandat quoi qu’il en soit, même dans un pays devenu totalement hostile. Curieuse conception de la démocratie qui reste en principe la mise en oeuvre par des représentants choisis par le peuple de la politique que souhaite le peuple.


      Vous voyez bien que ce qui cloche depuis le début dans cette législature c’est le mariage de la carpe et du lapin. Le seul point commun du peuple et de ceux qui le représentent aujourd’hui est d’avoir voulu, il y a deux ans et des broutilles, virer Sarkozy et son équipe. A part ça personne n’était d’accord sur rien et on a joué à « faire semblant » d’être d’accord avec le peuple.

      Aujourd’hui « e finita la comédia ». Il faut passer à la caisse devant le peuple qui dira ce qu’il veut avec un bulletin dans l’urne. Le drame c’est qu’à ce jour personne n’a de programme bien étudié et susceptible de donner au peuple ce qu’il espère. Voila ce qu’il en coute de faire campagne « contre », et contre une personne qui plus est, au lieu de faire une campagne « pour », avec de bons chiffres mis en face de propositions réalistes et crédibles.

      Perdre la confiance du peuple c’est très vite fait, la preuve. La regagner, et en outre regagner celle des entrepreneurs susceptibles de créer de la richesse et d’embaucher, c’est très très difficile. De toute évidence François Hollande n’est pas capable de ça. Il a raté une occasion en or dans les premiers mois de son mandat. Maintenant, dans l’intérêt commun, il faut qu’il parte !

    • alinea alinea 11 septembre 2014 14:17

      C’est pas ce que j’ai compris !!
      Si la confiance n’est pas votée, parce que les parlementaires sont fidèles à leur électorat, le premier ministre change, donc la politique change !!
      Je n’ai pas dit que je « défendais cela » !! je n’en sais fichtre rien, et je défie quiconque d’affirmer qu’il sait ce qui se passerait si...


    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 15:08

      Alinéa,

       si la confiance n’est pas votée, la majorité n’existe plus. il ne suffit pas de changer le premier ministre qui est sur la ligne du Président. Et comment d’ailleurs puisque personne ne propose un autre programme à gauche, (par tirage au sort ??), puisque pour les frondeurs, qui auraient donc eu une minorité de blocage, il ne suffira pas d’avoir une nouvelle majorité à gauche (entre qui et qui d’abord), il faut avoir la majorité à l’Assemblée nationale. Déjà, une nouvelle politique à gauche, mais personne n’a établi un programme et ce n’est même pas sûr que les dissidents de gauche (Frondeurs, PC, EELV, Front de gauche,) soient tous sur la même envie politique. Même Aubry n’interviendra, si elle intervient dans les semaines à venir, c’est à dire après le vote de confiance. Quel courage et pour dire quoi ?? 


    • Gieller Gieller 12 septembre 2014 09:12

      « Le drame c’est qu’à ce jour personne n’a de programme bien étudié et susceptible de donner au peuple ce qu’il espère. »

      C’est bien là le drame, le peuple attend un programme, il attend que tombe tout cuit les solutions qui ne viendront jamais...
      Aide toi et le ciel t’aidera, le programme c’est au peuple de le faire, de le rédiger et de veiller à ce qu’il soit mis en application dans les meilleures conditions possibles.


    • Tall 10 septembre 2014 21:33

      Le hollandisme révolutionnaire ... ça m’évoque >


      - des frites au chocolat
      - un chimpanzé sur la banquise
      - Gina-gros-lolo au Vatican
      - une cabine téléphonique au milieu du sahara
      - une méduse dans un arbre en amazonie

      enfin .. un truc assez surréaliste, quoi ...

      • bernard29 bernard29 10 septembre 2014 22:59

        Bonsoir,

         Eh bien, si Hollande fait cela, oui, il serait « révolutionnaire » au sens de Todd, et du moins, vis a vis de la constitution.

        Vous seriez étonné quand même non ? ça foutrait un bon pataquès chez tous les candidats à la Présidentielle qui sont en train d’affiner leurs stratégies en vue de 2017.


      • Tall 10 septembre 2014 23:06

        Ce n’est pas la fonction qui dérange aujourd’hui ... c’est l’homme.


      • bernard29 bernard29 10 septembre 2014 23:14

        Non je le crois pas. 

        il y a le rejet de Hollande, mais aussi il y a eu le rejet de Sarkozi. ( la preuve il a été battu). Le problème est que concentrant tous les pouvoirs , mais tel un monarque, le président concentrent aussi toutes les rancœurs et même les haines.

        Et étant donnée, l’hystérie collective chez les français qui cherchent toujours un bouc émissaire et qu’ils ne le lâchent plus, même dans leur vie privée.. (syndrome « secret story »), ce serait le cas avec n’importe quelle personnalité. 


      • Tall 10 septembre 2014 23:19

        Vous avez le feu sacré pour un type qui va beaucoup, beaucoup vous décevoir ...

        Mais bon, c’est comme ça qu’on mature aussi ...

      • bernard29 bernard29 10 septembre 2014 23:27

        mais pas du tout. Hollande je n’y ai jamais cru. A mon avis, le PS n’aurait pas du l’accepter comme candidat aux primaires étant donné l’état dans lequel il avait laissé le PS. Pour ma part, je voulais Ségolène Royal comme candidate.

        Maintenant Hollande ne peut pas se représenter en 2017, c’est clair. Mais en plus la proposition de l’article n’est possible et crédible qu’à la condition qu’il annonce son retrait de cette compétition présidentielle en, 2017.

         


      • Tall 10 septembre 2014 23:36

        Ah là je suis d’accord, il aurait fallu donner une 2e chance à Ségolène.

        Mais c’est trop tard pour le PS maintenant ... c’est fini.

        Et plus rien ne peut arrêter le FN maintenant ... 
        Tous les autres sont aux fraises ...

      • Gérard Luçon Gérard Luçon 11 septembre 2014 06:29

        avant de parler de l’individu il faut remettre la fonction dans son évolution, la dynastie des Roubignoles a commencé dès le départ de De Gaulle, nous avons eu Pompidou et Mme Ballets Roses, Giscard et la camionnette de laitier, Mitterrand et la maitresse cachée et entretenue, Chirac et le « 5 minutes service compris », sarközi et ces dames qui venaient le « voir » et enfin Zizi rider sur son scooter ...

        Une longue descente où la quéquette a remplacé le cerveau, petit à petit, et ou le bouton nucléaire est devenu plus important que le bouton nucléaire, on ne va pas s’en plaindre .. la fonction crée l’organe !


      • claude-michel claude-michel 11 septembre 2014 07:53

        Il y a encore des gens pour croire les mensonges de l’enfumeur de l’élysée.. ?


        • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 09:03

          et c’est pour cela que vous voulez élire un nouvel enfumeur ??

          voulez vous un président à l’allemande, un président à l’américaine ou un président « poète » à la Vaclav Havel ???

          la question de la présidentielle est au cœur du système français. Et j’espère que Hollande a compris qu’un « Président NORMAL » est antinomique de la Vème République.


        • Fergus Fergus 11 septembre 2014 09:34

          Bonjour, Claude-Michel.

          Hollande est honni comme Sarkozy l’a été avant lui. Doit-on, pour autant, ne rien accepter qui puisse venir d’un homme honni si cela va dans la bonne direction, si c’est conforme avec les attentes d’une large majorité de nos concitoyens ? Cela n’aurait aucun sens, et c’est pourquoi je soutiendrais totalement Hollande - mais il en irait de même avec Sarkozy - s’il prenait une initiative référendaire de nature à lancer, globalement ou par étapes, le chantier de mise en œuvre d’une VI e République.


        • claude-michel claude-michel 11 septembre 2014 10:03

          Par bernard29...Désolé mais je ne vote plus pour la classe politique actuelle mafieuse...et vous.. ?


        • claude-michel claude-michel 11 septembre 2014 10:05

          Bonjour Fergus...Le problème est qu’il ne propose « RIEN » pour sortir le pays du trou...Nous perdons encore du temps et de l’argent avec aucun avenir..si la dette qui enfle.. !


        • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 10:31

          Même si cette classe politique est totalmpent déconsidérée, qu’il faut vraiment refuser cette « star académie » de la présidentielle, il ne faut jamais dire « Fontaine, je ne boirais pas de ton eau ». C’est vrai qu’a l’heure actuelle, on peut penser qu’un énorme taux d’abstention pourrait faire réfléchir. Quant le moment sera venu, je vous le dirais. 

          En tout cas pour un référendum tel que proposé sur le statut présidentiel, j’irai voter.


        • claude-michel claude-michel 11 septembre 2014 10:57

          Il ne peut pas dans sa situation actuelle faire un référendum...qui aboutirait (à mon sens) a un vote contre lui...un de plus !


        • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 11:17

          à Claude Michel, mais non, il a aussi annoncé qu’il ne se représenterait pas dans sa déclaration. Donc ce n’est pas le problème. Et le fait de proposer un référendum avec des options, enlève toute idée de référendum plébiscitaire.


        • claude-michel claude-michel 11 septembre 2014 11:23

          Par bernard29...J’avais compris...mais cela ne change rien au problème des gens qui votent d’abord contre la personne avant de choisir les idées...


        • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 11:29

           Mais tout est prévu pour faire en sorte que ce soit un débat sur les idées sur une période de près de 6 - 7 mois. ( rapport envoyé à tous les électeurs, débat public dans tous les départements, constitution d’un comité spécialisé à établir pour rédiger les deux ou trois propositions qui seront soumises au référendum, débat référendaire puis vote ). Les citoyens ont le temps d’y réfléchir.


        • Fergus Fergus 11 septembre 2014 18:01

          @ Claude-Michel.

          Prétendre, comme le font souvent quelques journalistes mais surtout les politiques pour le discréditer, que les électeurs ne répondent pas à la question posée lors d’un référendum relève d’un vieux fantasme : je défie quiconque de démontrer que l’un des 9 référendums organisés sous la Ve République a été pollué par ce genre de considération !


        • marauder 11 septembre 2014 09:00

          Je suis surement tres stupide, mais j’ai rien compris a cette bouillie.

          Peut etre suis-je fatigué des réthoriques hazardeuses et capilotractées ? Peut etre ce novlang avec ses elements de langage me font dérailler la cervelle ... ?

          Siouplé, dites moi directement ou vous voulez en venir ?

          On est bien le 11 ? pas le 16 ?


          • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 09:10

            C’est la déclaration que fera Hollande le 18 septembre (dans 7 jours donc) lors de sa conférence de presse. C’est une exclusivité de notre service de renseignement. (on ne dévoilera pas nos sources même sous la torture.)

            S vous n’avez pas compris l’objet de ce que veux faire Hollande, je vous réexplique comme je l’ai précisé à Claude Michel. 

            Hollande s’est rendu compte qu’un « Président Normal » est une posture incompatible avec la Cinquième République. Il veut donc poser la question aux citoyens pour savoir si nous souhaitons avoir par exemple , un président comme en Allemagnne, un Président à l’américaine, un Président comme le fut Vaclav Havel ( Homme sage poète et écrivain) un Président comme une Reine d’Angleterre en Contrat à durée déterminée.... etc...


            • marauder 11 septembre 2014 11:37

              Nan mais j’ai pas envie de torturer qui que ce soit, sois rassuré ;)

              Le probleme avec tout ces articles, c’est qu’il y a tellement de vierbiage qu’il n’est pas évident de voir facilement ou chacun veut en venir. Surtout que bien souvent, les gens qui souhaitent distiller leurs idées a la con ont tendance a bien la camoufler avec ces éléments de langages...

              Alors si en plus tu nous sors le futur discours de hollande, le summum du verbiage que je décrie, alors je sature :)

              Toutes facons, un président « normal », sur le plan sociologique, il l’est déja, de fait.

              Ce systeme de nation, d’oligarchie de représentation par scrutin, ce ne sont pas des démocratie. Rien ne sert de changer la personne, c’est le systeme qui change les personnes.


            • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 11:52

              Eh bien, si vous n’avez pas compris qu’il faut prendre de l’avance sur les postures des politiciens, c’est que vous n’avez pas compris grand chose, et que vous en êtes toujours au stade de l’analyse verbeuse post opératoire, autrement dit les analyses « à la con » ainsi que vous semblez comprendre les choses.

              quant à votre deuxième partie je n’ai pas compris non plus où vous voulez en venir. Il ne suffit pas de mettre quelques mots les uns à la suite des autres, pour exprimer une idée ou faire une proposition. Mais c’est vrai que ce n’est pas votre objectif. 


            • marauder 11 septembre 2014 16:04

              J’ai taquiné sur la forme, car il serait temps, d’arreter de tourner autour du pot, d’essayer justement d’éviter ces postures réthoriques que l’on fustige chez l’autre.

              Je t’assure, on dirait que la forme de ton article a completement effacé le fond.
              A trop vouloir faire du journalisme dit « neutre », on finit par construire des phrases propres à une mode, ou tout est jeu de mot, idéeologies présupposées, suivant les phrases données, mais qui finalement aboutissent a une sorte de consensus mou, semblant etre neutre.

              Concernant le président « normal », je dis qu’il l’est forcément, juste qu’aujourd’hui, cela devient caricatural.
               Un président qui se dit « normal » est forcément normal (la ou le président uruguayen José Mujica serait éventuellement l’exeption à la règle), dans le sens ou il est courant d’etre ainsi, c’est un président qui fait semblant, qui escroque l’electeur, qui a des affinités avec le pouvoir, qui fein d’etre proche de « ses concitoyens » mais ne l’est pas. En ce sens, il est tout a fait normal, surtout lorsqu’il se déclare le plus normal du monde. Ses déclarations a l’emporte-pièce font elles-meme intrinsèquement partie de cette normalité présidentielle.

              DOnc fustiger hollande en sa personne est assez caduque, puisque le prochain élu aura droit a la meme chose, il sera irrémédiablement soit honnette mais coincé dans le systeme qui l’a vu élire, soit tout a fait aux fait et totalement en confrontation avec le peuple, par des moyens détournés.
              Ce mode de gouvernance oligarchique par election dans une republique est par conséquent inopérant si le but réel et sincère est la démocratie.
              La mécanique meme du systeme promeut des classes dominantes qui peuvent rester entre elles et se perpétrer. La dessus, hollande ne change en rien de sarkon, chirac, mitterand, de gaulle enfin bref, tout vos chéris ou detestés chefs.
              Moi, ils m’indifèrent, au pire, j’aurais pitié, mais c’est idiot, d’avoir pitié, au mieux, devrais-je éprouver de l’empathie...


            • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 16:30

              la forme est très simple. je souhaite qu’ Hollande lance un référendum en 2015 sur la fonction présidentielle, et je me suis mis à sa place pour présenter le projet, puisqu’il n’y a que lui qui peut le faire. je souhaite donc qu’il soit, non pas normal mais révolutionnaire !! et tu remarqueras que je le fustige pas.

              il n’y a la dedans aucune rhétorique. j’ai vu un reportage sur le Président Uruguayen et il me plaît beaucoup. Il a été élu, je crois !!. ce qui prouve qu’avec l’élection tout reste possible quand même.

              Mais, à mon avis, c’est toi qui n’oses pas dire ce que tu veux et comment tu y arrives. ça m’intéresserait pourtant .


            • soi même 11 septembre 2014 10:45

              Regardez les échéances internationaux pour 2015 et vous aurais la clé de la supercherie politique !

              Ce n’est rien d’autre que l’acte final du transfère du Pouvoir Politique à Bruxelles !


              • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 11:31

                vis a vis de l’Europe, la supercherie date du vote sur le TCE . Un peu plus ou peu moins, maintenant, c’est plus très important. L’essentiel est que les citoyens reprennent le pouvoir chez eux d’abord.


              • Pyrathome Pyrathome 11 septembre 2014 14:01

                Aujourd’hui, l’acte révolutionnaire primordial serait de brûler les monnaies et de mettre les usuriers en cabane.....


                • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 14:10

                  Il suffirait de brûler les monnaies, car si vous brûlez les monnaies, il n’y aura plus d’usure, donc pas de cabane...


                • Pyrathome Pyrathome 11 septembre 2014 14:28

                  Certes, mais comme lapalissade, il ne suffit pas d’éradiquer la connerie pour voir disparaître les cons....


                • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 14:51

                  C’était pourtant une traduction de votre proposition révolutionnaire. parce qu’on peut très bien échanger des cailloux ou des coquillages, mais alors là l’usure c’est un peu lourd à porter, physiquement j’entends..


                • marauder 11 septembre 2014 17:54

                  On ne parle pas d’éradiquer la connerie, c’est illusoire, on chercherait plutot mieux a la rende moins dangereuse, moins puissante, par des fonctionnement systémiques transparent, clair, auto-gérés, en petits nombres, englobées dans des federations de fait, et d’intéret, sans volonté aucune d’empieter de pres ou de loin sur l’autre, ni sur une certaine égémonie matérielle supérieures aux besoins régaliens (cf la pyramide maslow par exemple).

                  Ca se décrete pas, ca se cherche, ca s’essaie, simplement ...


                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 11 septembre 2014 19:43

                  Ceci est évidemment de la fiction, une fiction on la fait tourner comme on veut c’est-à-dire qu’on choisit le « commencement » pour arriver à la bonne « conclusion ». La réalité d’une république c’est autre chose, on ne change pas de République comme on change son pyjama !

                  D’ailleurs la « demande » n’émane de nulle part, seuls ceux qui voient au delà de leur nez comprennent aujourd’hui cette nécessité mais eux-mêmes n’ont pas les moyens pour y arriver, ils ne savent pas quels leviers actionner pour enclencher tel mécanisme qui fera démarrer tel moteur ... Ce n’est pas aussi simple ... De changer une Ve assise sur le coup d’État que l’on sait ! Ce n’est pas facile de Faire de la France une République démocratique  : Non, ne dites rien, je sais ce que vous voulez objecter !


                  • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 20:45

                    vous ne savez pas ce que je vais vous répondre.

                    Parce qu’en fait, avec cette proposition, on demande seulement si les français veulent changer le statut du président. C’est très facile . ainsi on est déjà bien passé du septennat au quinquennat et on n’a pas changé de constitution . Alors ?? 


                  • marauder 12 septembre 2014 05:10

                    Ceci est évidemment de la fiction, une fiction on la fait tourner comme on veut c’est-à-dire qu’on choisit le « commencement » pour arriver à la bonne « conclusion ».

                    Commence a devenir lassant ces réthoriques fallacieuses, cs fictions déguisées, déja que les discours sont pas clair, a la base, alors si en plus faut suivre quand c’est du faux, du vrai, du souhait, du droiteux déguisé en chaviste, du libéral qui promet d’etre social etc etc ....
                    Ne faites PAS LE JEU DES POLITICIENS en écrivant comme eux.

                    La réalité d’une république c’est autre chose, on ne change pas de République comme on change son pyjama !

                    Peut etre mauvaise question et donc mauvaise réponse, mais as-t-on besoin de ce pyjama la ? En avons-nous besoin tout court ? Et, tu sais ce qu’est une république ?

                    D’ailleurs la « demande » n’émane de nulle part, seuls ceux qui voient au delà de leur nez comprennent aujourd’hui cette nécessité mais eux-mêmes n’ont pas les moyens pour y arriver, ils ne savent pas quels leviers actionner pour enclencher tel mécanisme qui fera démarrer tel moteur

                    Je suis habituellement un fondu d’analogies, sauf que pour le coup, je ne peux aucunement comparer un moteur a un groupe de 70 millions d’individus sur 650 000km2. Pour le coup, si toi tu as trouvé un levier, tu m’inquiète !

                    Ce n’est pas facile de Faire de la France une République démocratique  : Non, ne dites rien, je sais ce que vous voulez objecter !

                    Si si, je vais dire, car moi j’en suis pas encore totalement sur :)
                    Je disait donc, il faudra déja redonner les définitions de « france », « république » et « démocratie ».

                    Apres on en reparlera


                  • marauder 12 septembre 2014 05:13

                    La preuve que c’est pas clair.

                    Pire, cette question est largement insuffisante et balaie de nombreuses questions hautement plus fondamentales et pour autant difficile a reconnaitre.


                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 12 septembre 2014 10:49

                    Vous dites : «  »il faudra déja redonner les définitions de « france », « république » et « démocratie ».Après on en reparlera«  »

                    Vaste programme, dites-donc, dans cette perceptive on en reparlera pendant des siècles  !!! Cela deviendra alors une interminable fiction avec une interminable succession d’épisodes du bricolage politicien  ! « Même mes  »« ancêtres les Gaulois »«  savaient ce que voulait dire »France«  ; quand aux mots  »République« et  »Démocratie", nous les avons ingurgités avec toutes les sauces depuis au moins trente siècles, je suis moi-même devenu plus helléniste que Jean-Pierre Vernant à force de ...

                    Pourquoi vous me tutoyez Maraudeur, avons-nous gardé des bouquetins ensemble ?


                  • marauder 13 septembre 2014 09:38

                    Mohammed MADJOUR

                    Vous dites : « »il faudra déja redonner les définitions de « france », « république » et « démocratie ».Après on en reparlera« »

                    Vaste programme, dites-donc, dans cette perceptive on en reparlera pendant des siècles  !!! Cela deviendra alors une interminable fiction avec une interminable succession d’épisodes du bricolage politicien  !

                    Parler du sexe des anges ne sert a rien, faut grandir un peu, et arreter d’avoir la tete dans les livres et des concepts débilitants qui sont tout sauf ancré dans le réel.

                    Mohammed MADJOUR
                    « Même mes  »« ancêtres les Gaulois »«  savaient ce que voulait dire »France«  ; quand aux mots  »République« et  »Démocratie", nous les avons ingurgités avec toutes les sauces depuis au moins trente siècles, je suis moi-même devenu plus helléniste que Jean-Pierre Vernant à force de ...

                    TA FRANCE, son propre mot qui est censé le définir n’est pas d’origine « gauloise », mais germanique, il vient d’un peuple germanique qui a concquit le territoire des CELTES. Tes ancetres les gaulois dont tu parles si fièrement, ont été nommés gaulois par les romains. Ce n’est meme pas un nom gaulois, si j’ose dire. De plus, les celtes d’alors avaient certainement conscience de l’existence d’un territoire ou des modes de vies semblaient conjoints, de l’espagne à la belgique. Si je ne me trompe pas, ils se réunissaient entre chefs de régions régulièrement, et étaient relativement pacifistes entre eux. Cela ne les a pour autant pas empeché d’etre belliqueux a l’égard de leurs voisins plus dangereusement colonisateurs qu’étaient les romains.
                    La république, quant à elle est une construction mentale, culturelle, qui n’a de sens plus dans le fond que dans la forme. L’éthymologie en dit long, sur la part mellée d’état de fait et de construction sociale. A la rigueur, le terme d’état ou de région pourrait etre plus approprié pour décrire des situations.
                    Pour le coup, le bricolage du politicien, qui mélange les noms les sociétés et les concepts philosphique c’est plutot chez toi que je le vois.
                    Finalement, ca m’a pas pris des siècles, a moins que tu aimes juste a jouer avec les mots et les concepts a la manière d’un kant, d’un platon ou je ne sais quel assisté.
                    Une société humanisée basée sur un droit écrit, des élus (démocratiquement stochocratiquement etc etc), des tribunaux, des agents assermentés, des policiers, une armée, des prisons, des avocats ne peut etre pérenne. Le systeme, a l’inverse d’un etre vivant peut vivre encore longtemps, muter, changer de forme a la manière des virii, mais les hommes a l’intérieur ne feront que s’y perdre et y souffrir.
                    Le seul moyen déviter au maximum ces déviances est de garder a l’esprit que la liberté réelle (ce que je nomme moi aussi démocratie) n’est possible qu’au sein de micro-société égalitaires et auto-géreée. Seulement a partir de celles-ci seraient éventuellement possibles des fédérations d’intéret à plus hautes échelles, de fait, dans un cadre surtout pacifiste, anti-belliqueux, social et surtout égalitaire.

                    Ca fait 5000 ans qu’on nous gonfle avec les idées des bourgeois... Ils avaient déja des insepcteurs des impots, des fonctionnaires administratifs, des secrétaires, des intendants, des commis, de luttes politiques, des intérets financiers. C’est pas pour rien que les premières écritures largements diffusées sont arrivées d’ici. L’intéret était énorme, l’humain désireux de toute puissance pouvait enfin stocker du grain pour lui meme, en le faisant encore fructifier, sans meme avoir à mettre les mains dans la terre ! Quelle aubaine pour ces gens de pouvoir tellement plus intelligent que la moyenne, dans leur capacité d’abstraction dans le temps et l’espace.

                    Mohammed MADJOUR
                    Pourquoi vous me tutoyez Maraudeur, avons-nous gardé des bouquetins ensemble ?

                    Pour moi, le vouvoyement crée une distance qui est contraire a la rencontre (lapallissade ?) et a l’échange. Ce ne sont que de jolis termes de bourgeois voulant donner l’impression d’une certaine culture. On reste dans l’apparence et le rapport de force, donc la hiérachie. Ce sont sur des idées et des projections que l’on pinaille j’espère, et pas sur le simple fait de la justifications de nos existences mutuelles...


                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 13 septembre 2014 18:15

                    Vous avez une langue de Karcher, dites-donc. Rien ne vaut plus rien pour vous, que du vent  ! A l’occasion vous pouvez effacer cette expression «  »«  Même mes  »« ancêtres les Gaulois »« «  » que les instituteurs colons aimaient à coller sur les blouses sales des élèves-indigènes, façon de leur accorder une origine... Vous avez perdu la tête, Mohammed qui aurait des ancêtres Gaulois ?

                    «  »le vouvoyement crée une distance qui est contraire a la rencontre«  »

                    Pas seulement, il gonfle la poche d’orgueil à qui l’ont aussi grosses que celle de la mère kangourou : En tant que Maitre spirituel, sage et magnanime, je vous autorise désormais à me tutoyer et vous permet ainsi le plus proche rapprochement de mes précieux enseignements !


                  • marauder 14 septembre 2014 23:14

                    Mohammed MADJOUR  A l’occasion vous pouvez effacer cette expression « »«  Même mes  »« ancêtres les Gaulois »« « » que les instituteurs colons aimaient à coller sur les blouses sales des élèves-indigènes, façon de leur accorder une origine... Vous avez perdu la tête, Mohammed qui aurait des ancêtres Gaulois ?

                    C’est quand meme toi qui a parlé d’ancetre les gaulois en premier, et de manière pas très claire. Et comme tu as été outré par mes propos, comme un républicain francais « moyen », voire meme de souche, me suis demandé si tu ne roulais pas pour eux. Apparament non, c’est pas plus mal, sauf que je comprend d’autant moins tes propos...


                    Mohammed MADJOUR
                    Pas seulement, il gonfle la poche d’orgueil à qui l’ont aussi grosses que celle de la mère kangourou : En tant que Maitre spirituel, sage et magnanime, je vous autorise désormais à me tutoyer et vous permet ainsi le plus proche rapprochement de mes précieux enseignements !

                    Si il fallait que je fasse des procès pour condescendance a tout ceux que je juge ainsi, je n’aurais pas finit. Il convient, quand on expose sa pensée en publique, d’accepter la critique, meme (surtout ?) celle qui semble acide. Il ne suffit pas de s’agiter a répéter des trucs betement appris a l’école.

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