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Accueil du site > Tribune Libre > Hommage à la glorieuse Révolution d’Octobre 1917

Hommage à la glorieuse Révolution d’Octobre 1917

Face au cauchemar que nous vivons aujourd'hui, la Révolution russe d'Octobre 1917 apparaît comme un rêve sublime. La révolution tant haïe par les classes dominantes, n’a jamais été aussi légitime et aussi nécessaire que maintenant. Aucun remède ni aucune thérapie ne sont en mesure de guérir un monde atteint d’une maladie mortelle, le capitalisme. Il n' y a pas d'autres moyens pour abolir l'ordre établi que la révolution. En quelques mois seulement la Révolution russe a changé la face du monde. En février et en octobre 1917, cent ans déjà, les ouvrières et les ouvriers de Petrograd se soulèvent contre la misère et l'humiliation. L'armée refuse de tirer. La troupe fraternise avec les ouvriers. Le Tsar abdique. Le régime despotique et multicentenaires s’effondre. Le Gouvernement bourgeois provisoire s'efface. Les Soviets composés d'ouvriers, de paysans pauvres et de soldats prennent le pouvoir. Ce qui relevait de l'impossible devient une réalité. L'ordre établi est renversé. La Révolution était là, dans les usines, dans les casernes, dans les ports, dans les quartiers, sur les places publiques des villes et des villages, dans les champs et sur le front, portant en elle les aspirations et les espoirs les plus simples et les plus grandioses de tout un peuple et de tous les travailleurs du monde.

 

En moins d'un demi siècle après la glorieuse Commune de Paris, les opprimés s'emparent à nouveau du pouvoir et entrent dans l'histoire. Car ce sont les masses et leurs dirigeants révolutionnaires qui font l'histoire. Dépouillées de toute leur humanité, leur intérêt objectif est de renverser de fond en comble les conditions d’existence matérielles et morales dans lesquelles elles sont asservies et méprisées. Il ne s'agit pas pour elles d'améliorer la société existante pour la rendre supportable, mais de l'abolir. Il ne s'agit pas de mettre en place une quelconque démocratie bourgeoise, mais d'installer la dictature du prolétariat.

 

Les masses des opprimés savent que les puissants ne renoncent jamais à leurs privilèges, qu'ils n'accordent jamais rien par générosité ou grandeur d'âme et qu'ils ne reculent devant rien pour sauver leurs intérêts et perpétuer leur système. La marche vers le socialisme ne peut résulter d’une quelconque perfection de la démocratie bourgeoise, de la conciliation des classes, des élections etc. L’entente des classes est une chimère, une rêverie produite et entretenue par les classes exploiteuses. Elle est contredite chaque jour par les faits. Seule l’appropriation des moyens de production par les travailleurs permettra de briser cette servitude économique, source première de leurs malheurs. La révolution est la seule alternative au capitalisme et à ces guerres abjectes. Il s'agit donc, sans compromis ni conciliation avec les oppresseurs, de détruire un monde injuste pour reconstruire sur ses ruines un autre plus juste et plus lumineux. Même si l'Union Soviétique n'existe plus, la Révolution d'Octobre, restera à jamais un exemple irremplaçable pour tous les peuples opprimés.

 

John Reed, journaliste, poète et révolutionnaire américain (1887/1920), décrivait ainsi les premiers moments de la prise du pouvoir après que les délégués aient voté à l'unanimité la proclamation de paix proposée par Lénine à tous les peuples belligérants : « Quelque chose s'était brusquement éveillé en tous ces hommes. L'un parlait de la révolution mondiale en marche, un autre de l'ère nouvelle de fraternité, où tous les peuples ne seront plus qu'une grande famille (…) Mus par une commune impulsion, nous nous trouvâmes soudain tous debout, joignant des voix dans l'unisson et le lent crescendo de l'Internationale. Le chant roulait puissamment à travers la salle, ébranlant les fenêtres et les portes et allant se perdre dans le calme du ciel » (1).

 

Mais l'Internationale n'est pas seulement un poème, un chant révolutionnaire dédié aux hommes et aux femmes de la Commune et à tous les « damnés de la terre », elle est devenue l'hymne du

socialisme international. Une IIIe. Internationale a été fondée pour que les idées et les pratiques révolutionnaires se répandent dans la classe ouvrière partout à travers le monde. Car la Révolution d'Octobre n'est qu'un prélude, un pas sur le très long et le très difficile chemin de la révolution socialiste mondiale. Au capitalisme mondialisé doit correspondre une révolution mondiale. Les frontières de la Russie sont trop étroites pour contenir cet immense soulèvement révolutionnaire. La révolution ne peut se développer et s'épanouir qu'en tant que mouvement réel planétaire. Car là où il y a exploitation de l'homme par l'homme, il y a ipso facto une guerre permanente qui oppose oppresseurs et opprimés et qui ne peut se terminer que par le renversement révolutionnaire du capitalisme. Il ne s'agit pas que de la géographie mais d'une autre frontière celle qui sépare les classes sociales. Le destin de la Révolution russe dépendait dans une large mesure du triomphe et de l'accès au pouvoir de la classe ouvrière des autres pays notamment les plus avancés : « (...) il est absolument certain que la victoire finale de notre révolution, si elle devait rester isolée, s'il n'y avait pas de mouvement révolutionnaire dans les autres pays, serait sans espoir  » disait Lénine (2). La portée de la Révolution prolétarienne d'Octobre 1917 est non seulement historique, elle est aussi et surtout universelle.

 

C'est cette dimension planétaire de la Révolution russe, « ce foyer de contagion », que les bourgeoisies occidentales ne peuvent ni supporter ni tolérer. Elle menaçait partout l'existence même de leur système. D'autant plus que l'onde de choc de la révolution s'est rapidement propagée un peu partout à travers le monde et surtout en Europe. De l'Espagne à la Hongrie en passant par l'Allemagne, la France, l'Angleterre et l'Italie, les ouvriers commençaient à relever la tête. Car le salut de tous les ouvriers et derrière eux tous les opprimés de la terre réside dans la Révolution socialiste. Elle est le seul et l'unique moyen qui leur permet de briser les chaînes de l'esclavage moderne et de se libérer d'un système qui les opprime. Il fallait donc, vaille que vaille, détruire totalement le nouveau pouvoir ouvrier et effacer de l'histoire des hommes cette grande révolution.

 

Dans une sainte croisade, les puissances impérialistes, alors qu'elles s’entre-tuaient hier encore dans une terrible guerre, ont lancé leurs forces contre la jeune révolution russe. Elles ont imposé un blocus total pour affamer la population et étouffer la révolution. La contre-révolution est encouragée, soutenue, financée et armée par les puissances impérialistes. L'Armée Rouge (composée de militants, d'ouvriers, de soldat, de paysans pauvres etc.), grâce à sa discipline et à sa détermination sans faille à défendre la révolution, a pu courageusement tenir tête à ses ennemis intérieurs et extérieurs. Mais sa victoire a été éclipsée par la défaite de la classe ouvrière en Europe. Partout les soulèvements des travailleurs ont été écrasés dans le sang. Rosa Luxembourg et Karl Liebknech, figures emblématiques de la classe ouvrière allemande, sont assassinés alors que se développait dans le pays un mouvement révolutionnaire (3). « Elle avait dit aux pauvres la vérité. Et pour cela les riches l’ont assassinée » disait Bertolt Brech (4).

 

La défaite de la classe ouvrière allemande, c'est aussi la défaite de la révolution russe et de tous les travailleurs du monde. Isolée, encerclée par les forces impérialistes dont l'unique objectif est de détruire l’État ouvrier, la révolution s'est repliée sur elle-même, sur son territoire national abandonnant ainsi sa nature internationaliste. Mutilée et étouffée par une bureaucratie qui a remplacé le pouvoir des ouvriers et des paysans pauvres, la révolution n'a pu se consolider ni parvenir au bout de sa logique émancipatrice et libératrice.

 

Mais cette glorieuse révolution avait dès le départ jeté les bases d'une société plus juste et plus fraternelle. Tous les secteurs de l'industrie, de la finance sont expropriés et nationalisés. La production et la répartition des produits sont sous le contrôle quasi total des ouvriers. Les terres appartiennent désormais aux citoyens capables de les exploiter. Le salariat en tant qu'organisation économique et sociale est aboli. La paix entre les peuples remplace la guerre et le carnage impérialiste. Un slogan simple résume ces premiers objectifs de la révolution : « La paix, le pain et la terre ».

 

La révolution a également rendu aux femmes leur dignité dans un pays arriéré et imbibé de préjugés contre les femmes. Elle a élevé l'égalité des deux sexes au rang des priorités malgré une situation économique et sociale difficile. Lénine dans un discours prononcé à la Conférence des ouvrières de Moscou soulignait l'importance de cette immense tâche : « Depuis bien longtemps, depuis des siècles, tous les mouvements émancipateurs d'Occident ont réclamé l'abolition de ces lois vétustes et l'égalité des deux sexes devant la loi. Mais pas un Etat démocratique, pas une république avancée, n'a pu opérer cette réforme, car là où existe le capitalisme, là où subsiste la propriété privée de la terre, des fabriques et des usines, là où subsiste le pouvoir du capital, l'homme conserve ses privilèges. (…) Nous pouvons le dire avec fierté et sans crainte d'exagération, il n'y a pas un seul pays au monde, en dehors de la Russie des Soviets, où la femme jouisse de tous ses droits (…). C'était là une de nos premières et plus importantes tâches » (5).

 

L’enthousiasme révolutionnaire a libéré la parole. Des débats passionnés sur les rapports hommes /femmes, sur la sexualité, sur la famille enflammaient la jeunesse. Les meetings politiques sur la construction du socialisme un peu partout fleurissaient. La révolution a donné un élan magnifique à la poésie, au théâtre, à la musique, aux arts, bref à tout ce qui était inaccessible aux ouvriers, aux soldats et aux paysans pauvres et d'une manière générale aux masses populaires. Le peuple s'est emparé ainsi de la culture qui était jusqu'alors réservée à une caste de privilégiés. Mais cet aspect de la révolution culturelle s'est heurté à la réalité de l'analphabétisme et de l'ignorance des masses. C'est pourquoi l'une des tâches essentielles de la révolution était de « liquider l'analphabétisme » : « Oui le ballet, le théâtre, l'opéra, les expositions de peinture et de sculptures modernes, tout cela sert pour beaucoup à l'étranger de preuve que nous, les bolcheviks, ne sommes pas du tout les terribles barbares que l'on pensait. Je ne récuse pas ce genre de manifestations de la culture sociale et ne les sous-estime pas. Mais j'avoue que dans l'âme je suis plus sensible à la création de deux ou trois écoles primaires dans des villages perdus qu'au plus magnifique objet dans une exposition » disait Lénine (6).

 

La Révolution d'Octobre 1917 a montré et montre toujours aux travailleurs et aux opprimés du monde entier la voie à suivre, celle de la révolution socialiste. Car il n' y a pas d'avenir pour l'humanité dans le capitalisme. Plus il s'enfonce dans la crise et plus il devient menaçant pour l'homme et pour la nature : guerres, terrorisme, chaos au Moyen-orient, montée du néofascisme aux États-Unis et en Europe, paupérisation planétaire des masses et enrichissement extraordinaire d'une minorité, saccage de la nature, scandales et corruption généralisés etc. etc, On est loin de la « Fin de l'histoire » de Fukuyama. Le spectre de la Révolution d'Octobre hante toujours la société bourgeoise. Mais ce système, ennemi de l'homme et de la nature, ne disparaîtra pas spontanément de lui-même. Seule la révolution est en mesure de mettre un terme à la résistance de la minorité d’exploiteurs, et d’enfanter une nouvelle société. Même si les conditions ne sont pas réunies, la révolution reste l’unique solution. Les obstacles immenses et innombrables qui se dressent face à ce changement ne sauraient effacer ni la légitimité ni la nécessité de la révolution.Toutes les demi-mesures et toutes les réformes, si elles ont contribué à améliorer provisoirement la situation des esclaves modernes que sont les salariés, restent insuffisantes. Pire, les réformes économiques, sociales et politiques, aussi nécessaires soient-elles, ne font en dernière analyse que perpétuer l’asservissement général engendré par le système. Mais la révolution ne se décrète pas, ne s'improvise pas, elle se prépare comme l'a démontré d'une manière admirable la glorieuse révolution russe. Les bolcheviks et derrière eux l'immense majorité de la population ont préparé et finalement rendu possible la victoire d'Octobre 1917. Cette victoire reste et restera comme une immense possibilité à réaliser pour les travailleurs et les opprimés de tous les pays.

 

Mohamed Belaali

 

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(1)John Reed, « Dix jours qui ébranlèrent le monde » (préface de Lénine). Editions Tribord, 2010 pages 228 et 229

(2)« Rapport politique du comité central », le 7 mars 1918 :

http://www.marxistsfr.org/francais/lenin/works/1918/03/d7c/vil19180300-02c7.htm

(3)http://www.belaali.com/article-social-democratie-et-collaboration-de-classes-50152165.html

(4)http://www.humanite.fr/la-passion-lumineuse-de-rosa-liberte-602654

(5)https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1919/09/vil19190923.htm

(6)cité par Claude Frioux, dans « LÉNINE, MAIAKOVSKI, LE PROLETKULT ET LA RÉVOLUTION CULTURELLE » page 102 :

http://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_1976_num_24_4_2059

 


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29 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan howahkan 3 mars 11:00

    Salut

     ce sont les ancêtres des néocons us actuels...
    j’ ai des liens mais en tapant « néocons bolcheviques » y’a du grain à moudre..

     smiley


    • izarn izarn 3 mars 20:38

      @howahkan
      Oui..cela a plutot un rapport avec le Trostkysme anti-URSS.Rien à voir avec Staline et la suite de l’URSS...
      Un peu trop compliqué à expliquer aux zombies qui écrivent sur AV...


    • izarn izarn 3 mars 20:47

      @izarn
      Un piste : Dulles, CIA, Boussel Lambert, FO, Jospin, Cambadélis, Mélenchon...Brown, le mafieu de la CIA qui a formé tout ce monde...
      Ben voui ! Pour etre complotiste il faut savoir lire...

      Un article de Paul Labarique affirme qu’« un groupe de militants anti-soviétiques joue un rôle central dans cette scission : il s’agit de trotskystes récupérés par le stay-behind. (Gladio de l’OTAN)

      Pendant la Seconde Guerre mondiale, après la rupture du pacte germano-soviétique, ils avaient fait le choix, autour d’Henri Molinier, de la lutte contre Staline (contre l’URSS) en adhérant à l’ultra collaborationniste Mouvement social révolutionnaire (MSR) d’Eugène Deloncle et Eugène Schueller. Sous l’impulsion d’Irving Brown, ils constituent en 1953 un nouveau parti, le MPTT [ancêtre du PT], autour de Pierre Boussel-Lambert. Ces militants obtiennent bientôt des emplois dans les Caisses d’assurance-maladie et se consacrent à l’encadrement de FO. »

      Schueller, oui tu connais c’est l’Oréal...Deloncle c’est la Synarchie, voir Annie Lacroix Riz.

      J’en encore plein des dossiers comme ça...



    • izarn izarn 3 mars 21:46

      @izarn
      Je te remercie de ton intervention car j’ai découvert un type que j’avais connu, quand je bossais dans les médias, le net est une aventure. Donc je recherche sur Lambert, donc Boussel, et je tombe sur un dégluti de Cheminade sur la question...Sur une certain Hébert de FO, qu’il veut absolument rattacher au FN. Ceci par l’intermédiaire de ma connaissance (très briève) de Joel Bonnemaison, qui a ce moment la faisait des piges à FR3, service public. Bonnemaison était au FN local à l’époque ce que je savais pas ! Déja scoop : FR3 sous Mitterrand employait des journalistes du FN ! Donc Bonnemaison qui était copain avec Hebert publie une ITW de lui dans le journal du FN...Cheminade est scandalisé et trouve la preuve : Trotskisme lambertien = FN.
      Déja ça signale l’énorme manip, ça tient pas debout.
      Après avoir été écarté de FR3 Nantes, c’est à la demande de Philippe de Villiers que Bonnemaison aurait été affecté en Vendée. Ayant quitté le FN pour le PT (Parti des Travailleurs, je suppose)
      Le rapport avec le trotskisme historique (le communisme) me semble totalement nul : A l’époque Bonnemaison se faisait remarquer en roulant en Jaguard décapotable...
      Ce qui implique que Boussel a des liens curieux avec des gens, arnarcho syndicalistes.(Voir Soral sur le sujet) Sans parler bien entendu de FO organisé par la CIA pour contrer la CGT alignée sur Moscou...Plutot libertariens à la mode US...Je ne les attaque pas. Au moins eux sont droit dans leurs bottes, et ne racontent pas des salades « socialistes »...Ensuite ça prouve que le FN, meme à l’époque était diabolisé sur du vide, de façon totalement artificielle. Et qu’on le savait à FO et chez « Lambert » (Se souvenir de l’étrange sortie de Jospin : « Le FN n’est pas fasciste »). Hébert lui meme l’a signalé : « Je n’ai rien de commun avec l’extrême droite, mais je n’ai jamais été dupe de ce que la diabolisation du Front national avait pour principale utilité de permettre à la gauche de se faire élire. »


    • Hecetuye howahkan howahkan 4 mars 01:07

      @izarn

      salut izarn

      tu dis : Oui..cela a plutôt un rapport avec le Trotskysme anti-URSS.Rien à voir avec Staline et la suite de l’URSS...
      Un peu trop compliqué à expliquer aux zombies qui écrivent sur AV...

      tout à fait c’est exactement le propos,

       à développer mais une autre fois ..je te salue  smiley


    • Harry Stotte Harry Stotte 3 mars 12:08

      « . Les bolcheviks et derrière eux l’immense majorité de la population ont préparé et finalement rendu possible la victoire d’Octobre 1917. »


      La suite est pas mal non plus, mais on comprend que Belaali préfère l’occulter. Lénine découvre, avec effarement, que la sainte classe ouvrière n’a aucune conscience de classe, qu’elle est ignorante et indisciplinée. Le pays court à la ruine.


      Alors, que fait Lénine ? Comme toujours quand le communisme mène à la catastrophe : il rétablit, non pas le capitalisme, mais du capitalisme, avec la Nouvelle politique économique (NEP) et pour une durée de 10 à 25 ans., pensait-on.


      La production agricole bondit et l’URSS échappa à la famine qui menaçait dans un avenir proche. Staline mit un terme à l’expérience en 1930. Le pire était passé, grâce, encore une fois, à du capitalisme. 


      Parce que l’euphorie dont nous cause Belaali au début de son hagiographie, elle ne remplit ni les gamelles, ni les estomacs.

      • Hecetuye howahkan howahkan 3 mars 12:49

        @Harry Stotte

        salut, le capitalisme non plus..ce sont des hommes qui par coopération, hélas forcée dans notre cas car nous ne sommes plus intelligents qui ont tout fabriqué..

        pseudo communisme et capital sont les deux faces du même pouvoir totalitaire en fait..voir mon post au dessus..

        l’argent donc le capital est juste un moyen pratique de créer un totalitarisme moins voyant éventuellement pour voler plus que sans argent, car on peut même voler les humains avec cela, y compris leurs 50 prochaines années voir leurs enfants même pas encore nés..par la dette...

        coopération volontaire, partage équitable en paix

        ou competition et guerres, crimes donc etc

        sont les deux seules options

        etc


      • Harry Stotte Harry Stotte 3 mars 15:59

        @howahkan

        « ...sont les deux seules options... »


        Je ne crois pas. Le genre humain n’est pas fait pour être unifié. Voyez le monde, il y a des peuples proactifs et des peuples fatalistes, plus ou moins selon les cas, mais on constate déjà des différences dans un même pays, entre le Nord et le Sud de l’Italie, et au sein de la bancale construction européenne, avec les pays fourmis du Nord, et le Club Méd’ cigales du Sud.

        Là où le fossé est le plus large, on s’attend à ce que les peuples proactifs mettent à disposition le mobilier, les couverts et la nourriture, tandis que les peuples fatalistes fourniraient les systèmes digestifs. Ça ne marchera donc jamais. 

        Ce sera donc compétition (ne serait-ce, déjà, chez les mâles, que pour la possession des femelles), guerres, crimes, viols, vols, etc. Le mieux est d’être lucide et de s’y résigner

      • CN46400 CN46400 3 mars 17:09

        @Harry Stotte

        Des inexactitudes polluent votre post.

         La NEP a peu à voir avec votre capitalisme puisque Lénine définissait le sien comme un « capitalisme d’état » c’est à dire contrôlé par l’état alors que le votre commande toujours l’état...

         La NEP devait durer, d’après Lénine, « plusieurs générations ».

         Avec la NEP, Lénine voulait en fait organiser un vaste transfert de technologie entre les pays occidentaux les plus avancés (Allemagne et USA surtout) et l’URSS. C’est ce qu’est en train de réussir la Chine, parlez-en avec Trump, il vous expliquera...

         Enfin vous semblez croire à l’éternité du capitalisme, comme avant vous, d’autres, très nombreux, ont pu croire que le communisme primitif, ou le féodalisme étaient éternels. Sauf que comme l’indique Marx la réalité est faite pour être constamment dépassée...


      • Harry Stotte Harry Stotte 3 mars 18:28

        @Harry Stotte

        « Des inexactitudes polluent votre post. »Je veux bien, mais il faudrait dire lesquelles. Parce que moi, je lis, sur Wikirouge - vous me direz peut-être que ce sont des déviationnistes, mais qu’est-ce que je peux en savoir ? :

        « La NEP a été instaurée pour redynamiser le pays qui, en 1921, sortait de la Première Guerre mondiale, d’une révolution, d’une guerre civile et faisait face à la famine. »

         

        « Nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement au socialisme, encore que nous en ayons les prémices politiques », déclara Lénine.

        « Dès l’origine, la NEP avait été pensée comme une mesure temporaire, pour « faire au capitalisme une place limitée pour un temps limité ». Lénine avait déclaré que celle-ci serait « adoptée sérieusement et pour longtemps », pour une durée qu’il n’estimait en aucun cas inférieure à une décennie et probablement supérieure, et certainement pour moins de 25 ans. »

        « Le 6 janvier 1930, un décret officialise la fin de la NEP. »


        « Enfin vous semblez croire à l’éternité du capitalisme… »


        Je ne crois à l’éternité de rien du tout, pour cette toute simple que n’étant moi-même pas éternel, elle ne me concerne pas. Je défends avec mes moyens ce que je crois bon pour les miens, dans les limites de mon existence, et après moi, le déluge. Or, ce que je crois ne peut s’épanouir que dans le cadre de la propriété privée des moyens de production.


        Tout simplement, parce qu’une société aussi complexe que la nôtre ne peut fonctionner que sur la base d’une multitude d’actions coordonnées, dont la réussite repose sur la liberté individuelle, l’initiative individuelle, la flexibilité individuelle, la responsabilité individuelle, sans la menace d’une épée de Damoclès, partitico-bureaucratique au-dessus de la tête, avec le risque d’être transformé en bouc émissaire pour masquer des erreurs et des aberrations imputables à la décision politique.


      • CN46400 CN46400 3 mars 18:49

        @Harry Stotte

         La NEP est, comme plusieurs prises de positions, de Lénine l’objet de diverses interprétation, parce qu’elle dérange pas mal d’idées reçues parmi tous les marxistes. Selon que vous avez affaire à des staliniens ou des trotskistes, ou même boukhariniens, les interprétations varient. jusqu’à aujourd’hui personne n’a entrepris d’étudier sérieusement cette idée dont Lénine n’a pu, faute de temps, rassembler les éléments essentiel qui sont éparpillés dans six volumes, sur les 45 que comptent les OC publiées à Moscou.

         Je rappelle que Lénine a proposé, pour 60 ans, la concession du Kamtchaka (moitié de la France, mais jamais signée) à un consortium US avec une base militaire pour se protéger des japonnais....


      • Harry Stotte Harry Stotte 3 mars 19:04

        @CN46400

        «  La NEP est, comme plusieurs prises de positions, de Lénine l’objet de diverses interprétation... »


        Vous ne m’en voudrez pas, j’espère, si je vous dis que les techniques de sodomisation des diptères dans les différentes tribus marxiennes, ne me passionnent pas particulièrement.

        J’aurais préféré vous entendre sur l’organisation des coordinations, sous contrôle étatique, dans le cadre d’une propriété collective des moyens de production...

      • Viriato 3 mars 23:15

        @Harry Stotte
        une société aussi complexe que la nôtre ne peut fonctionner que sur la base d’une multitude d’actions coordonnées, dont la réussite repose sur la liberté individuelle, l’initiative individuelle, la flexibilité individuelle, la responsabilité individuelle« 


        Bref, tout ce qui n’existe pas dans la société capitaliste. Les 85% des salariés de ce pays (et d’autres pays) ne connaissent rien à tout cela.

        Des actions coordonnées ?
        C’est l’anarchie capitaliste. Chacun pour soi et après moi le déluge.
        Les travailleurs ce sont des simples instruments passifs pour la plus grande majorité d’entre eux.

        La liberté individuelle ?
        Dans les boites c’est la terreur patronale directe ou indirecte. La terreur de perdre son travail, le non respect de toutes les conventions, le stress, la fatigue, la drogadiction pour pouvoir tenir et j’en passe.
        Il n’y a aucune liberté pendant plus de 8 heures de travail et un bourrage de crâne permanent pendant les heures de repos.

        L »initiative personnelle ? De qui ? De quel pourcentage de la population ?
        L’absolue majorité ce sont des exécuteurs d’ordres parfois bien absurdes (produire des armes, des drogues, des produits nocifs). Des esclaves salariés craignant chaque minute le plan de licenciement, la mauvaise humeur du chef, la concurrence de ses propres collègues, les croches pattes, les humiliations et les brimades, quand ce n’est pas la flatterie et la prostitution.

        La flexibilité individuelle ? Avez-vous travaillé par chance ? Avez vous essayé de changer de métier ou de profession ?
        Parents ouvriers, ouvrier vous même (pour la grande majorité). C’est une société stratifiée et figée dans son structure très classiste. Fils à papa, fera des fils à papa.
        Quelle flexibilité donc ?

        La responsabilité individuelle ? ou l’irresponsabilité individuelle et collective ?
        DEs salariés qui exécutent des ordres le long de 40 ans de travail ne peuvent pas être « responsables » mais sont des irresponsables par définition. Les seuls responsables (du profit) c’est le 2 ou 3% de la population qui sont des patrons.
        Mais si on parle de l’intérêt collectif : bon nombre parmi eux sont très irresponsables en produisant un tas des produits nocifs ou en passant leur temps à tromper les gens (la publicité).

        Vous devriez revoir votre discours idéologique absurde.

      • Harry Stotte Harry Stotte 4 mars 12:01

        @Viriato

        « Des actions coordonnées ? »



        Eh oui ! Pour que 65 millions d’habitants de la France trouvent, tous les matins, de quoi claper à proximité de chez eux, ça se coordonne et pas qu’un peu, de Menton à Dunkerque, et de Saint-Jean-de-Luz à Wissembourg. 


        Et ça, c’est juste pour l’essentiel immédiat, la briffe, qui mobilisent des trains, des camions, des avions, et toute une logistique qui doit être disponible et en état de marche au moment précis où l’on a besoin.


        Si vous voulez vous documenter sur les cafouillages de la planification dans un pays aussi fruste que l’URSS des années 30, je vous recommande J’ai choisi la liberté, de Victor Kravchenko (éd. Self, 1947, réédité par Orban, 1980)


        « Vous devriez revoir votre discours idéologique absurde. »


        Et vous vous devriez essayer de modéliser sérieusement la mise en oeuvre de vos théories à la graisse de chevaux de bois.


        P.S. - J’ai changé deux fois de métier, puis je me suis mis à mon compte. J’aurais gagné plus en restant salarié, mais, fanatique de vélo, j’ai opté pour une formule qui me permettrait de regarder toutes les courses retransmises en direct pendant la semaine, dont les étapes des tours d’Italie, de France et d’Espagne

      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 3 mars 12:47

         smiley smiley

        vous délirez complétement là !!
        La révolution russe a été la dictature du parti bolchevik, aura tué des millions de personnes ; déportation, torture, famine, voilà ce que fut le quotidien des russes.


        • Balrama Balrama 3 mars 13:12

           Pauvre garçon , j’ ai de la peine pour lui , il démontre que la pensée matérialiste de Marx et le communisme n’ ont a voir qu’ avec la bêtise et l’ ignorance , et ne produisent que la bestialité génocidaire . C’ est contre nature , contre le bon sens , il suffit de connaitre les origines de ce cancer et de celle des instigateurs et des chefs des bandes d’ assassins , pour comprendre qu’ on a encore a faire là a la communauté tribale organisée .


          • JP94 3 mars 16:35

            Bravo pour cet article dont la pertinence provoque l’ire des fachos et réac’ en tout poil, qui étaient anti-bolchévique avant même la Révolution, et qui mélangent allègrement les morts, car il y a une chose que ne dit pas cet article, mais que négligent pour de tout autres raisons les détracteurs c’est la réaction instantanée de toutes les puissances impérialistes sitôt la Révolution accomplie : invasion de la Russie bolchevique par 14 pays capitalistes et impérialistes de toute la planète et certainement pas pour sauver le peuple russe en révolution : c’est pour sauver leur classe au pouvoir, et là, empires, démocraties - capitalistes s’entendent soudainement.

            - Japon ; 2 armées, 150 000 hommes ( qui veut carrément mettre la main sur toute la Sibérie, Etats-unis ( 30 000 hommes, au Nord et au Sud-Est ) , France, Angleterre, ...tous nos donneurs de leçons sont là.
            Bizarrement, dans la période la plus dénoncée ( sous Staline), ils sont toujours aussi hostiles, mais ne s’y frottent pas directement. Et pour cause, ils ont trouvé en Hitler l’homme de la situation. Et il y va. Quand on voit l’intensité des combats qu’il a fallu pour que l’URSS ait 27 000 000 de morts ( sans oubliés les blessés), avec 314 divisions nazies ( environ 294 allemandes plus les alliés) 
            on se dit d’abord que prétendre que l’URSS aurait tué elle-même autant de millions est une façon de minimiser les crimes nazis ( puisqu’il y aurait la même nombre).

            Ensuite, on se demande comme il aurait y avoir autant de victimes sans une guerre aussi totale, que celle menée par l’Allemagne nazie. C’est totalement invraissemblable, sans même aller lire des livres sur la question, je parle d’ouvrages répondant aux critères internationaux universitaires. ( donc exit le Livre Noir, Carrère d’Encausse).

            Le livre de John Reed, fabuleux, a été réédité chez DELGA. 
            Dix Jours qui ébranlèrent le Monde.
            Un livre sans équivalent pour savoir comment s’est déroulé la révolution, John Reed ayant tout observé de lui-même, sans parti-pris.

            • Buzzcocks 3 mars 16:58

              @JP94
              Je ne suis pas historien, mais en 1917, l’europe était en guerre.... donc ça parait quand même surprenant que les Français et les Anglais aient les moyens militaires d’envoyer un corps expéditionnaire en Russie pour mater la révolution.
              Après, oui, la Révolution ne fut pas une très bonne nouvelle pour la France et l’Angleterre.... car c’est un allié qui disparait.


            • CN46400 CN46400 3 mars 17:14

              @Buzzcocks

              La guerre à l’Ouest s’est terminé en 11/18, c’est en 19 que la guerre civile a commencé en Russie avec le soutien aux « blancs » de la GB (voir mémoires de Churchill), de la France et de l’Allemagne (corps francs). Elle s’est terminée début 21 !


            • Coriosolite 3 mars 17:31

              @JP94
              On peut lire aussi les livres de Margarete Buber-Neumann.

              Une référence puisque membre du parti communiste allemand et ensuite du Komintern, elle a connue les purges staliniennes et les procès truqués des années 30. Ce qui la mena au goulag de 1938 à 1940.

              En 1940, avec les communistes allemands réfugiés en URSS, elle fut livrée par Staline à la Gestapo. A cette époque Adolf et Joseph étaient de bons potes.

              Elle fut emprisonnée au camp de Ravensbrück pendant 5 ans, où elle rencontra Germaine Tillon.

              Un avis autorisé sur le paradis communiste qu’il sera difficile de traiter de propagande fasciste.

              Mais je fais confiance aux staliniens de service pour pourrir la mémoire de leurs victimes.

              Margarete Buber-Neumann. A lire sans modération.


            • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 3 mars 18:47

              @ JP94 et @Coriosolite

              Vous pourrez aussi lire « le livre noir du communisme » rédigé par un collectif d’universitaires, ou encore plus récent mais plus polémique, « Sous le signe du scorpion » de Juri Lina, relire Soljenitsyne aussi.


            • CN46400 CN46400 4 mars 07:50

              @bouffon(s) du roi

              Le « livre rose du capital » n’est pas mal non plus, mais les crimes de l’addiction aux profits ayant débuté bien avant que le communisme ne soit à l’ordre du jour, et se multipliant toujours et encore, il n’est pas achevé, donc pas encore en vente sur les étalages......Mais on ne perd rien pour attendre !


            • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 4 mars 11:11

              @CN46400

              « Le livre noir du capitalisme » existe aussi, mais pour celui-ci, il n’est presque pas utile de le lire, nous avons des « démonstrations » de la nocivité du capitalisme tous les jours, en direct.


            • Buzzcocks 3 mars 17:09

              Lors d’une manif pour la défense des retraites, j’avais croisé un type d’un groupuscule d’extrême gauche, le genre étudiant qui virera surement à droite dans 30 ans, comme Michel Field

              C’était pendant les révolutions arabes et le mec préconisait de faire la même chose ici. Je ne suis pas un spécialiste des révolutions comme lui, mais je lui avançais tout de même qu’en Tunisie ou en Egypte, ils avaient plus ou moins troqué Ben Ali par Ben Alo, ou le général Moubarack par son clone et donc qu’une révolution, ça permettait juste à un enfoiré d’en remplacé un autre... mais rien à faire, le mec n’en démordait pas que les révolutions, c’est génial.

              En Russie, c’est vrai que le mec qui crevait de faim à cause de la guerre sous les Romanov, a du vachement se sentir mieux en crevant de faim sous Lenine.

              Bon on peut aussi espérer à l’auteur de cet article un destin à la Michel Field.... gauchiste maoiste à 18 ans.... et Monsieur Loyal des meetings UMP à 50.

               


              • CN46400 CN46400 3 mars 17:25

                Cet article explique bien le déroulé et les motivations de cet évènement qui a déterminé tout le 20° siècle. Mais maintenant c’est plutôt sur les limites, et les échecs, de cette révolution qu’on a envie de débattre. Tant il est flagrant que les objectifs non atteints, ou ratés, restent des objectifs à atteindre.


                • Jao Aliber 3 mars 18:16

                  La nature d’un régime politique est déterminée par son mode de production des biens et services et non par ce que ses dirigeants pensent et disent.


                  En URSS, l’économie nationalisée, depuis la NEP[fin 1921] à 1991, était basée sur le développement plus rapide de la production des moyens de production par rapport à la production des biens de consommation.C’est là le premier fait économique fondamental en URSS pour comprendre ce qu’était l’URSS.

                  La production plus rapide des moyens de production était un nouveau mode d’exploitation de la classe ouvrière par le parti « communiste » soviétique.Cette exploitation est étatiste et suppose que touts[ou presque] les moyens de production sont étatisés.C’est une exploitation basée entièrement sur l’étatisation des moyens de production = le premier mode d’exploitation, de l’histoire, d’une classe par une autre au moyen de l’étatisation des moyens de production et de la planification.

                  Comment la classe ouvrière était exploitée ?

                  Lorsque la production des moyens de production croit plus vite , il se dégage un surproduit de moyens de production et de biens de consommation que la classe ouvrière ne peut pas consommé[de même que dans le capitalisme classique, la classe ouvrière ne peut pas consommé le bénéfice des entreprises mais seulement leur propre salaire].Ce surproduit transformé en argent est la plus-value[en terme marxiste] soviétique et est empoché gratuitement par les dirigeants du parti « communiste ».

                  Ce mode d’exploitation génère de la pénurie de biens de consommation(c’est un fait fondamental en URSS depuis la NEP[« crise des ciseaux » 1923] jusqu’à la crise de pénurie finale en 1991)  chez les ouvriers et est exactement proportionnelle au degré d’exploitation de cette classe par le parti « communiste ».

                  La classe exploiteuse se protégeait de la pénurie par des magasins spéciaux(hiérarchisés) et privilèges d’accès aux biens de consommation.La classe ouvrière avait le salaire mais ne pouvait pas le dépenser entièrement, librement, à cause de la pénurie.Ce qu’elle ne peut pas consommé, à cause de la pénurie, est justement l’argent gratuit, la plus-value de la classe exploiteuse(le parti « communiste »).

                  Ce mode d’exploitation a été conçu partiellement par d’abord S.Boulgakov puis par Tougan Baranovsky mais fut entièrement conçu avec perfection par Lénine(Voir son ouvrage « pour caractériser le romantisme économique » 1897 ; puis sa « théorie de la réalisation de la plus-value chez Marx » 1899

                  Lénine était, en fait, un capitaliste d’Etat.Le premier concepteur d’un système d’exploitation entièrement étatisé et planifié.Staline n’était qu’un petit exécutant au service de la classe exploiteuse « communiste ».

                  En conclusion, la révolution d’Octobre était capitaliste mais capitaliste d’Etat.Et je suis, pour l’instant, le seul théoricien à découvrir son mode d’exploitation [des ouvriers].Les autres théoriciens n’arrivent pas à se dégager de l’influence néfaste de l’ordre dominant.Leur recherche n’est pas désintéressé.C’est leur faiblesse fondamentale.


                  • CN46400 CN46400 3 mars 19:22

                    @Jao Aliber

                    Sur toute chose, pour écrire un peu il faut lire beaucoup. Dater la fin de la NEP en 21, alors que Lénine est mort en 24, est inexact. En fait la NEP disparaît en 27 suite à la prise de tous les pouvoirs par Staline qui, d’abord sans le dire, troque la NEP contre le « socialisme dans un seul pays » et l’autarcie qui va avec !

                    Lénine « capitaliste » est une idiotie. Pour être capitaliste il faut posséder du capital, personne n’a jamais prétendu que Lénine en possédait. Par contre Fillon peut correspondre à cette définition...


                  • Coriosolite 3 mars 21:24

                    @Jao Aliber
                    En conclusion, la révolution d’Octobre était capitaliste mais capitaliste d’Etat.Et je suis, pour l’instant, le seul théoricien à découvrir son mode d’exploitation [des ouvriers].

                    Charles Bettelheim a très bien mis à jour tout ça avant vous dans son livre « les luttes de classes en URSS ».


                  • CN46400 CN46400 4 mars 07:42

                    @Coriosolite

                    La thèse de Bettelheim aurait, à la marge, été juste, ou presque, pendant la NEP. Mais elle était fausse pour l’URSS stalinienne. Pas de propriété privée du capital, pas d’héritage possible, pas de dividendes versés aux dirigeants qui, bien qu’ayant un niveau de vie supérieur, mais sans excés, à celui des prolétaires de base étaient révocables à tout moment par l’état, lequel décidait, et lui seul, de tous les investissements.

                     Le marxisme peut être convoqué pour diverses explications, encore faut-il en respecter les principes basiques. Or de ces lignes c’est du n’importe quoi.

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Mohamed Belaali


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