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Il existe aussi une "banalité du bien" porteuse d’espoir

A la veille de la sortie du film "La rafle", 3,5 millions de téléspectateurs pour la spéciale "Rafle du Vel d’Hiv" diffusée sur France 2 mardi dernier, dont, espérons-le, une grande majorité de jeunes qui ne connaissaient pas cet épisode.


Pour ceux qui n’ont pas eu la possibilité de la voir, je vous invite à cliquer sur ce lien vers le podcast, disponible en intégralité sur le site de France 2 jusqu’au 15 mars.

Le contenu : Au cours de l’été 1942, l’opération menée par la police française, sur ordre des autorités de Vichy, conduit plus de 13000 juifs vers les camps d’extermination. Reportages, archives, extraits du film "La rafle", témoignages des survivants et des acteurs qui ont joué leurs rôles, analyses et expertises de spécialistes et d’historiens : deux heures d’émission présentée par Marie Drucker pour comprendre et expliquer l’une des pages les plus sombres de l’histoire de France. 

Si nous n’oublions pas ces enfants juifs de France sont morts en déportation, souvenons-nous aussi que des gens ordinaires, des Français comme vous et moi, « héros malgré eux » ainsi que l’on désigne ceux qui se retrouvent dans une situation qu’ils auraient préféré éviter mais qui, guidés par leur conscience n’ont pas pu agir autrement qu’avec courage et humanité. Ces gens comme les autres auront contribué à sauver 60 000 enfants juifs.

C’est un fait. Et un fait que de nombreux Français d’aujourd’hui ignorent (non, tous les Français n’étaient pas des lâches ou des collabos ou, au contraire, de vaillants résistants). Beaucoup ont contribué, à leur niveau, à aider leurs semblables en prenant des risques dont ils n’avaient parfois pas même conscience.

Ce qui me semble essentiel dans cette démarche du souvenir -que l’on évoque la rafle du Vel d’Hiv, la collaboration ou la Résistance- c’est que les jeunes générations puissent avoir envie de s’identifier à ces anonymes qui ont fait le "bon choix" simplement parce qu’ils n’imaginaient pas pouvoir agir autrement.

A propos des horreurs de la seconde guerre, on parle souvent de la "banalité du mal", à juste titre, et Hannah Arendt nous a beaucoup éclairés sur le sujet. Mais il existe aussi une "banalité du bien", qui s’est aussi exprimée en cette époque troublée. Cette "banalité du Bien" est incarnée par de simples citoyens -exemplaires- alors qu’il était sûrement plus simple de détourner le regard. En cela, elle est, à l’image de ces Français courageux malgré eux, porteuse d’espoir.
 
 
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Les réactions les plus appréciées

  • Par finael (xxx.xxx.xxx.108) 15 mars 2010 11:18
    finael

    Il est bon de rappeler que tous les français ne furent pas des collaborateurs, y compris au sein de la police.

    En fait il y eut une minorité de résistants, et une minorité de collaborateurs. Entre les deux un "marais" de gens, désorientés (j’avais essayé de rappeler le traumatisme que fut la défaite mais personne n’a compris), occupés plus de leur propre survie que d’autre chose, quitte à pratiquer le marché noir.

    Après la guerre il y eut le mythe du "tous résistants", puis après la sortie du livre de Robert Paxton celui du "tous collabos".

    Comme bien souvent la réalité se situe entre les deux.

    Rappelons aussi que le fait de cacher des juifs, des évadés ou des résistants était puni de mort ou de déportation.

    Malgé tout la France fut de tous les pays occupés celui qui livra le moins de juifs (en proportion) aux autorités nazies.

    Les vrais coupables français furent les membres de l’administration de Vichy qui allèrent plus loin que les demandes allemandes en incluant les enfants dans la rafle. Pour des raisons de "réconciliation nationale" et pour recréer une administration purement française, selon le voeu du général De Gaulle, nombre de ces fonctionnaires ne furent pas poursuivis après la guerre.

  • Par vivien françoise (xxx.xxx.xxx.106) 15 mars 2010 13:14
    vivien françoise

    Bonjour,
    Et si on demandait aux Juifs d’ Israel aujourd’hui, ce qu’ils aimeraient faire des Palestiniens qui occupent d’ après eux leurs terres ? croyez vous qu’ils seraient enclin à plus d’ humanité qu’ils n’en ont reçu pendant la guerre ?
    les Juifs d’aujourd’hui ne sont plus les Juifs de 40. Rien ne change dans la mentalité humaine.
    Ils font ce que d’autres ont fait à leurs parents. Quelle leçon d’humanité peut-on tirer de ce genre de faits historiques ?
    Mais, j’oubliais, la question n’est pas là. Aurais-je été une lâche ou une héroïne ? 
    Il faut relater les faits comme ils se sont produits pour que nous les comprenions, surtout les jeunes générations, mais remuer le couteau dans la plaie année après année, ne sert à rien. 
    Il y a eu tant et tant de films, de livres, de reportages, de conférences faites par les victimes sur cette guerre, pourtant, rien n’a changé. Rien.
    Le slogan tant usité de "plus jamais ça" revient continuellement à chaque fois qu’un bouleversement important survient sur la planète depuis la fin de la guerre.
    La seconde guerre mondiale est pour les jeunes d’aujourd’hui un évènement historique lointain.
    Il faudrait compter le nombre de guerres qu’il y a eu depuis cette époque. Il serait impressionnant.
    La seconde guerre mondiale n’a pas la palme de la cruauté, combien de peuples ont souffert, ont péri depuis ? Des SS ont travaillé pour les USA, ils se sont implantés en Amérique tranquillement comme si rien n’était arrivé.
     Le souvenir est un vain mot, car il va il vient mais jamais ne s’ arrête.
    Chaque génération d’ humains a ses propres guerrres, ses propres souvenirs à commémorer.
    Il n’ y a plus de Poilus, pourquoi donc fêter encore le 11 Novembre 1918 ?
    Cette guerre devrait faire partie de la longue liste de dates à apprendre pour les écoliers,
    Mais cela ferait un jour férié en moins !
    VF

  • Par heraclite (xxx.xxx.xxx.201) 15 mars 2010 11:02

    Il y a des tas de choses que les jeunes ignorent. Afin d’être équitable, on pourrait, pour illustrer les vertus du communisme, passer à la TV, à une heure de grande écoute, deux films remarquables : l’un est KATYN, l’autre UNE EXECUTION ORDINAIRE. Dans ce dernier film, on y apprend cette sentence mémorable prononcée par Staline : Un mort c’est une tragédie, des millions de morts ce sont des statistiques. Dénoncer le totalitarisme sous toutes ses formes, cela est de notre devoir. Encore doit-on le faire en respectant les symétries, sinon, il n’y aura pas d’espoir d’un avenir définitivement meilleur.

  • Par furio (xxx.xxx.xxx.132) 15 mars 2010 17:56
    furio

    Le vel d’hiv existe toujours. On la simplement transplanté dans la bande de GAZA et en CISJORDANIE. L’échelle est un peu plus grande mais c’est la même volonté : Détruire l’humain.

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